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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 18:55
Colloque international sur la paix et le désarmement nucléaire

Discours d'ouverture du Colloque international sur la paix et le désarmement nucléaire organisé ce jeudi 26 septembre à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination totale des armes nucléaires par Jean-Paul LECOQ, député, et Fabien ROUSSEL, député et secrétaire national du PCF.

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentant-e-s du Corps diplomatique,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Mesdames et Messieurs,
Cher-e-s ami-e-s,

 

C’est avec un grand plaisir que je vous souhaite la bienvenue à cette rencontre que j’ai souhaité organiser avec Fabien ROUSSEL, député et secrétaire national du Parti Communiste français, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires, créée par l’ONU en 2014.

Je tiens avant toute chose à excuser l’absence de Fabien ROUSSEL qui est malheureusement absent, due à un imprévu personnel de dernière minute.
Je tiens à remercier son engagement en tant que co-initiateur de cet événement qu’il devait ouvrir.

Je veux ensuite remercier chacune et chacun d’entre vous, et remercier particulièrement les intervenant-e-s qui ont accepté notre invitation et qui, à la lumière de leurs expériences et de leurs réflexions contribueront à la qualité de notre rencontre.


Depuis que 122 pays ont adopté le Traité international d’interdiction des armes nucléaires, que l’on appelle le TIAN, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, en juillet 2017, une perspective historique s’est ouverte pour la civilisation humaine.

Les députés communistes, comme des millions de femmes et d’hommes en France et ailleurs ont appuyé cette réalisation portée par la société civile mondiale, comme le démontre l’ampleur de l’organisation de la campagne ICAN, dont le PCF est partenaire depuis sa création.

ICAN, c’est l’organisation qui a porté ce travail hors norme de l’adoption d’un traité d’interdiction des armes nucléaires,
ICAN, c’est un prix Nobel de la Paix en 2017,
ICAN, c’est une grande réussite humaine et diplomatique.

Je salue d’ailleurs la présence d’Arielle DENIS qui représente cette organisation aujourd’hui.

L’adoption du TIAN nous permet, pour la première fois depuis les bombardements américains d’Hiroshima et Nagasaki, et depuis les décennies de courses à l’armement d’imaginer une humanité se trouvant à l’orée d’un temps nouveau.

Franchira-t-elle cette porte ?

À quelles conditions ?

Sera-t-elle à même d’asseoir les conditions concrètes et solides d’une sécurité humaine collective à laquelle tous les peuples aspirent ?

C’est pour discuter de ce processus, allier nos forces pour y parvenir, que nous sommes réunis aujourd’hui.

La bombe nucléaire, c’est le désastre écologique en plus rapide.
Lorsque les scientifiques aujourd’hui nous alertent sur la disparition de la biodiversité ou des bouleversements climatiques majeurs dans les décennies à venir, il ne faut jamais oublier qu’il est possible que notre planète soit anéantie en quelques minutes par les milliers d’ogives nucléaires.

La crise de l’écologie et de la paix sont donc liées intimement.
Et ce désastre écologique que nous vivons tous les jours est renforcé par une crise profonde du capitalisme qui s’est engagé dans une véritable fuite en avant.

À coup de traités de libre-échange et de diminution des droits de douane, les dirigeants de notre monde pensent résoudre tous les problèmes.

Les députés communistes se battent d’ailleurs continuellement pour dénoncer et mettre en échec les traités de libre-échange comme le CETA ou celui qui liera l’UE au MERCOSUR.


Nous rappelons systématiquement que la mondialisation fait fausse route tant que ses maitres mots ne sont pas :
- la paix,
- l’amitié entre les peuples,
- et la solidarité internationale.

C’est lorsque nous serons dans cette configuration que le monde pourra changer.

La paix n’est donc pas qu’un vain mot.
Ici, je pense que personne ne dirait le contraire.
Mais elle est la base d’une réflexion bien plus puissante et profonde qui permettra à l’humanité de sortir de cette crise majeure.

La paix se décline en plusieurs réflexions.
C’est évidemment le désarmement, mais également l’éradication des facteurs de guerres comme
- les injustices sociales et économiques,
- les inégalités générées et aggravées par ce système,
- la spoliation des ressources naturelles,
- la destruction des écosystèmes,
- ou encore comme la spoliation des droits individuels et collectifs, sociaux, humains et écologiques.
Cet enjeu est vital et appelle à une mobilisation générale et massive pour que nos enfants nous remercient et vivent dans un monde vivable et durable.

Mais ce n’est pas le chemin que notre monde prend à court terme.
Nous pouvons observer
- l’amélioration constante des capacités technologiques militaires,
- le regain des tensions encouragées par les dirigeants des puissances détentrices de l’arme nucléaire ou candidates à son contrôle,
- la remise en cause permanence du multilatéralisme,
- la destruction ou l’affaiblissement considérable des traités limitant la prolifération nucléaire.

Tous ces facteurs rendent concret une catastrophe nucléaire militaire.

Il est donc impératif de se débarrasser une bonne fois pour toutes de ce potentiel destructeur, en pensant toutefois aux milliers de personnes qui travaillent dans ce secteur et en travaillant ensemble à une transition pacifique des industries de guerre.

Et ce n’est pas tout !
Le nucléaire militaire est aussi un gouffre financier détournant des sommes considérables qui pourraient être utilisées à autre chose.

Par exemple, l’Inde, dotée de 130 têtes nucléaires, et le Pakistan, doté de 140 têtes, sont deux puissances nucléaires qui dépensent des sommes folles pour se tenir en joue tandis que leurs populations souffrent de maux considérables comme l’absence d’éducation ou de soin. Voire qui souffrent de la faim, ou de la soif.

Mais c’est aussi vrai dans les pays détenteurs de l’arme nucléaire plus développés.

La palme revient évidemment aux États-Unis et à la Russie qui détiennent à eux deux 13 000 têtes nucléaires, soit plus de 90 % de l’arsenal nucléaire mondial.

L’entretien de cet arsenal, sa modernisation, son renouvellement et son développement mobilisent des centaines des milliards de dollars.
Parmi les 5 plus gros budgets militaires du monde, on trouve 4 puissances nucléaires.
Elles dépensent à elles 5 près de 1100 milliards de dollars, l’équivalent du 16e PIB du monde…

À côté de cela, la lutte contre le réchauffement climatique, qui cause misère, conflits et déplacements de populations dans des conditions insupportables, parvient à peine à mobiliser au plan mondial.
- L’OCDE estimait en 2015 à 62 milliards de dollars seulement les financements réunis en 2014 par les pays développés en appui aux actions climatiques dans les pays en développement.
- Et le Fonds vert pour le climat créé par l’accord de Paris de la COP 21 ne représente que 2 milliards de dollars en 2018…

Ces choix mènent l’humanité dans une impasse.


Au moment où les inégalités explosent au plan mondial comme dans chacun de nos pays, l’une des premières conséquences de ces choix est que près d’un milliard d’individus dans le monde sont privés de sécurité alimentaire qui constitue un droit humain et un facteur de sécurité humaine.

La malnutrition, la sous-alimentation et la famine atteignent à nouveau des taux records et touchent, selon l’ONU, 820 millions de personnes à travers le monde, soit 11 % de la population mondiale.

L’accès à l’eau coûte plus cher aux pauvres qu’aux riches : 2,1 milliards de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’eau potable et dans certains bidonvilles.
Il faut quelquefois consacrer jusqu’à 30 % de ses maigres revenus pour acheter de l’eau.
Au total, selon l’UNESCO, près des deux tiers de l’humanité ont été confrontés à de graves pénuries d’eau au cours de l’année 2018.

C’est également contre un monde du tout marchand que nous nous battons en proposant d’étendre universellement le droit à l’énergie et l’accès à l’eau comme un bien commun de l’humanité et non une ressource marchande.

Les grandes et belles manifestations du week-end dernier pour un Climat de Paix en ont fait une brillante démonstration.

Si nous ne parvenons donc pas à créer les conditions pour :
- une puissante solidarité internationale,
- une profonde justice sociale,
- une meilleure redistribution des ressources vers les besoins humains et sociaux,
seuls les plus riches auront les moyens de se mettre à l’abri du réchauffement climatique et de ses conséquences.

Et il n’y aura alors pas de chemin pour une paix durable.

Dans ce monde libéral, les humains sont tout autant exploités que notre planète.
L’une de nos tables rondes reviendra d’ailleurs en détail sur l’impact écologique des guerres et des conflits, mais aussi en mettant en avant la sur-militarisation des relations internationales.

Pour nous, garantir la Paix, c’est permettre à chaque peuple de bénéficier des richesses qu’il produit, de sortir de la pauvreté, de garantir des échanges respectant les humains et les ressources naturelles.
C’est aussi avoir la liberté de choisir son modèle de société, et de s’inscrire librement en toute souveraineté dans des cadres de coopération et de solidarité.

 

Je souhaite ici verser au débat plusieurs des propositions du Parti communiste français que Fabien ROUSSEL vous aurait développé s’il avait pu ouvrir ce colloque.
J’y souscris évidemment et je place aussi mon travail de député dans ce sens.

- Tout d’abord, la condition fondamentale pour un monde de paix est le multilatéralisme.

Ce multilatéralisme doit être celui de la Charte des Nations unies, de l’ONU et pas la diplomatie des riches proposée par le G7 ou le G20.
L’heure est donc à une nouvelle étape des relations internationales fondées sur le partenariat et la coopération et non sur des alliances opportunistes et purement économiques.

Dans ce cadre mondialisé, il faut mettre fin aux alliances politico-militaires comme l’OTAN qui sont des fauteurs de guerre et non des gardiens de la paix.
Pour cela, concrètement, nous travaillons à ce que l’Europe puisse organiser une grande conférence paneuropéenne sous l’égide de l’ONU afin de remettre à plat les relations entre les pays européens – bien au-delà des limites de l’actuelle UE – et des pays européens avec les autres pays et régions du monde.
Comme ce fut en partie le cas à l’occasion de la ratification des accords d’Helsinki en 1975 qui ont créé l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe.
Organisation dans laquelle j’ai siégé entre 2007 et 2012.

Nous proposons que cette conférence puisse élaborer un cadre commun de coopération et de sécurité collective en allant bien au-delà de ce qui s’est fait à Helsinki en 1975 et en réunissant aussi bien des représentants d’État et gouvernement que des citoyens, des organisations dites civiles, des syndicats, etc.

- Avec nos amis et camarades des forces démocratiques et progressistes du Proche et Moyen-Orient, nous imaginons une initiative de l’ONU de la même envergure pour le Proche-Orient qui aurait à son ordre du jour les plus grands défis de cet espace :
• les négociations de paix au Yémen et en Syrie,
• la dénucléarisation militaire de la région,
• la reconstruction de l’Afghanistan,
• la fin des occupations militaires et colonisation en Palestine comme à Chypre,
• la reconnaissance des droits culturels et politiques de tous les peuples de la région,
• mais aussi la question du contrôle et de l’exploitation des ressources et des richesses naturelles en toute souveraineté et dans des cadres démocratiques.

- De telles perspectives ne sauraient voir le jour à terme si au plan mondial, le Conseil de sécurité de l’ONU ne met pas en tête de ses priorités la lutte contre les inégalités et les injustices sociales.

Comme lancement de cette priorité, nous proposons de mettre sur pied une COP contre l’évasion fiscale et pour la justice fiscale et sociale afin de récupérer les sommes astronomiques détournées par les puissances de l’argent.
J’ai d’ailleurs rappelé ce point pas plus tard qu’hier à l’occasion d’une commission des Affaires étrangères portant sur l’évasion fiscale.

- Nous nous battons également pour libérer l’Union européenne des traités qui l’ont formatée en bridant la souveraineté des peuples et la démocratie, et pour créer une Union des peuples et des nations libres, souveraines et solidaires.

En cela, nous nous opposerons de toutes nos forces au projet de Défense européenne et de guerre spatiale dont Emmanuel Macron s’est fait le porte-étendard.

- Et puis, enfin, et c’est la raison d’être de cette journée : notre priorité politique à cette heure est que la France signe et ratifie le Traité international d’interdiction des armes nucléaires, le TIAN, que ses dirigeants ont boudé et dénigré.

La responsabilité de la France est de s’inscrire dans le mouvement historique vers l’éradication de toutes les armes de destruction massive, la lutte contre la course aux armements et l’augmentation exponentielle des budgets militaires au détriment des besoins fondamentaux des peuples.


L’immense majorité de notre peuple, 67 % selon le sondage porté par le Mouvement de la Paix et La Croix de juillet 2018, est favorable à ce que notre pays s’engage dans le TIAN.

Cette voix doit se faire entendre et s’imposer.

Au printemps dernier, la municipalité de Genève – et le mouvement s’étend maintenant à en France – a adopté une résolution de soutien au TIAN.

Le 8 juillet dernier, c’est l’Assemblée parlementaire de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe qui a explicitement appelé à la ratification du TIAN par les pays membres.

La dynamique est enclenchée.

Il s’agit non seulement de préserver le Traité de non-prolifération, mais de franchir un cap.
Nous y sommes pour notre part résolument engagés, et nous sommes convaincus qu’une page nouvelle du combat pour la paix a commencé de s’écrire par l’action de vos organisations, par la mobilisation des peuples, des forces démocratiques et de transformation sociale.

Je vous remercie.

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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 07:00
Photo de Fabien Tudo, 28/09/2019

Photo de Fabien Tudo, 28/09/2019

Hier, samedi 28 septembre, une bonne vingtaine de camarades a participé au stand du PCF sur la Foire Saint-Michel à Brest et diffusé des tracts pour exiger un referendum sur la privatisation de Aéroports de Paris. Merci à eux.

Merci à Therry qui nous a monté le stand.

Nos camarades seront encore présents lors de ce formidable évènement populaire brestois qu'est la Foire Saint-Michel ce dimanche.

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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 05:19
Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: une soirée très chaleureuse ce mercredi 25 septembre 2019
Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: une soirée très chaleureuse ce mercredi 25 septembre 2019

Mercredi 25 septembre, de 17h30 à 22h, avait lieu dans les locaux de la fédération du PCF rue André Berger à Brest (un très jeune résistant communiste brestois fusillé au Mont Valérien en septembre 1943), la réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: 85 nouvelles adhésions en 2 ans, plus une quinzaine de mutations de camarades arrivant dans notre département d'autres fédérations. 

35 camarades y ont participé, dont une majorité de nouveaux adhérents, et plusieurs parmi ceux qui militent  dans le réseau jeunes du PCF Brest, et des copains qui ont adhéré a la fête de l'huma il y a dix jours.

Une directrice d'école brestoise responsable syndicale départementale, qui veut agir sur l'ensemble de la problématique de l'accès aux droits des enfants, une petite-fille de résistants communistes juifs d'origine polonaise, un jeune responsable syndicale cheminot, une animatrice du cinéma breton, un étudiant informaticien, ancien étudiant de Diwan, une aide à domicile, une médecin généraliste, une étudiante en droit, un animateur médiateur de quartier à Brest, un jeune travailleur en situation de handicap, une universitaire, un ancien des PTT, une salariée de pôle emploi en révolte contre les nouvelles pratiques et orientations découragea tes pour les chômeurs, un ancien auto-entrepreneur floué par ce statut qui expose les travailleurs sans protection, autant d'expériences personnelles et politiques qui se sont partiellement découvertes lors de cette réunion chaleureuse où chacun a pu dire ce qui l'avait conduit à l'engagement, et singulièrement à l'engagement communiste, ce qu'il ou elle avait où pensait trouver au PCF, et attendait de son militantisme en termes d'action et de prise de responsabilité.

Les échanges ont beaucoup tourné sur cette société et ces politiques inégalitaires qui excluent de plus en plus, le besoin de rassemblement, de solidarités concrètes, d'éducation populaire, d'un parti qui fait le pari de l'intelligence collective.

  • La soirée s'est terminée par un couscous. Plusieurs membres de l'exécutif départemental, de la section de Brest, et la responsable du groupe des élus communistes de Brest, étaient présents pour accueillir nos nouveaux adhérents, principalement venus de la région brestoise.

Morceaux choisis:

Sabrina, prof des écoles, secrétaire départementale du syndicat enseignant majoritaire du premier degré:

"L'engagement politique, pour moi, c'était une continuité de mon engagement syndical et professionnel, si on veut pouvoir faire changer les choses au niveau local. Je suis principalement intéressée par l'action locale. Les écoles primaires dépendent des mairies. Le droit à l'éducation pour tous, pour être efficace, doit aussi prendre en compte l'accès aux soins, à l'alimentation des enfants. Je suis révoltée du fait que des enfants puissent encore arriver à l'école le ventre vide. Comme institutrice et directrice d'une école populaire de centre-ville, je prends au quotidien cette dimension en compte. Le communisme correspond à mes valeurs depuis que j'ai 14 ans. Et pourtant je viens d'un environnement plutôt catholique, de centre-droit. Mais l'engagement au PCF va pouvoir compléter ma possibilité d'action. Je veux m'impliquer dans la vie de la société de manière plus politique".

Anne-Marie, enseignante d'allemand retraitée:     

Pour moi, le PCF, c’est un vivier intellectuel foisonnant, une école de formation aussi bien humaine, culturelle, philosophique que politique,  c’est un espoir, une pénétration sociale de la société par la pensée, par l’action et le fait que le PCF existe est un véritable soutien moral. J’y ai rencontré à Brest des personnes engagées qui s’investissent totalement et de façon admirable, très accueillantes, respectueuses des personnes qui s’adressent à elles, et je les remercie.  Le PCF m’a accompagné toute ma vie depuis le début, même si j’ai seulement adhéré en 2018, alors que j’étais déjà à la retraite. OUI, le PCF  « débrouille » l’actualité, analyse l’actualité, informe le citoyen et donne au citoyen les moyens d’analyser, de se faire une opinion et d’aller plus loin.  Le PCF intervient et fait des actions pour rendre le citoyen LUCIDE. Rien n’est laissé de côté : tous les thèmes sont actuels : la pauvreté, les annonces de réformes anti sociales, la culture, l’histoire, le langage utilisé actuellement, etc…."

Jan, retraité des PTT:

Je suis engagé à la JC d'abord, puis au PCF, depuis les années 74-76 mais j'arrive dans la fédé du Finistère après avoir été adhérent dans les Bouches-du-Rhône, dans le Vaucluse, et en Savoie, mon département d'origine. J'ai aussi beaucoup milité sur un plan syndical".

Jean-Jacques de Brest: " J'aime la valeur et la qualité des débats au PCF dans une société déliquescente. Beaucoup se résignent, râlent de manière catégorielle. J'aimerais que les gens puissent avoir une prise de conscience politique. Quand la Poste rend des services d'auto-école, que tous les services publics sont dénaturés, on a une société qui marche sur la tête. Comment faire pour qu'il en soit autrement? Par le bulletin de vote évidemment".

Arnaud de Brest: J'ai exercé en tant qu'auto-entrepreneur comme traducteur technique. Je suis ce que fait le PCF depuis 2005 où j'avais apprécié son combat fédération pour le non au référendum sur le Traité constitutionnel européen qui sanctuarisait le libéralisme économique. Être auto-entrepreneur, c'est n'avoir aucune protection sociale. Mais beaucoup de ces travailleurs ne réalisent pas les conséquences. Vous vous faîtes avoir quelque soit votre valeur au travail. J'ai commencé par adhérer chez les Verts, c'était mon côté cool, sympa, jardin, nature. depuis ma réflexion politique a mûri. Je ne peux pas accepter qu'on fasse de l'écologie en admettant que le niveau de vie des gens puisse baisser. Je suis très préoccupé par la perte des emplois liés à l'automatisation. Il faut réfléchir à cette raréfaction du travail et ce que cela entraîne. Ce qui me plaît au PCF, c'est que nous avons une culture classique, nous menons des combats universalistes pour les conditions de vie sociales et au travail, nous ne saucissonnons par la société comme la "gauche inter-sectorielle" qui multiplie les sous-groupes à défendre. J'aimerais m'impliquer et que le PCF soit impliqué dans l'effort d'information et d'accès aux droits sociaux des personnes"

Ludovic, cheminot à Brest, syndicaliste: J'ai adhéré à l'occasion de ma deuxième fête de l'Huma il y a dix jours. Les débats, la musique, l'ambiance, c'est incroyable. L'action politique, c'est une nécessité, car avec leur projet de société, c'est mal barré pour les services publics. J'en ai fait l'expérience dans le combat contre la réforme de la SNCF. Il faut continuer à se battre" 

Christine: "J'étais déjà engagée intérieurement face à la vie. J'ai adhéré dans ce parti aussi pour avoir des contacts, me réaliser dans cette société. Quand on est retraité, on est coupé de la société. Et pourtant, je suis quelqu'un de créatif. Être dans un parti politique, c'est vouloir reconstruire cette foutue société qui se déglingue".

Sandra, aide à domicile: "J'ai découvert le PCF et la fête de l'Humanité par l'intermédiaire d'un ami. Je suis là pour mieux connaître ce que l'on propose comme engagement et projet".

Fannie, jeune salariée d'une association culturelle: "Je viens d'une famille communiste et j'ai milité très tôt, avec les JC, dans le 92, avant de faire une parenthèse dans mon engagement militant. Depuis mon arrivée à Brest, je souhaite reprendre une activité militante avec le PCF"

Eugénie, professeur à l'université: "J'ai adhéré à la fête de l'Huma 2018. Mais j'étais sympathisante depuis quelques temps à Rennes. Je co-anime depuis quelques mois le réseau Jeunes du PCF Brest pour agir sur les problématiques des étudiants, des jeunes travailleurs".

Jessy, médiateur social: "Je retrouve un engagement 7 après avoir milité avec la JC. C'est le réseau Jeunes du PCF à Brest qui m'a recontacté".

Floriane: "Je viens d'une famille communiste mais je m'investis plus depuis deux ans"

Mathilde, médecin généraliste: "J'ai adhéré il y  a un an et demi à la fête de l'Huma mais j'étais sympathisante depuis quelques temps déjà. Je m'investis dans la commission Jeunes du PCF Brest et dans la commission municipale". 

Taran, en licence d'informatique: "J'ai fait le choix d'adhérer cet été... mais je suis engagé depuis mon lycée à Diwan quand on se battait notamment contre la loi travail".

D'autres camarades plus expérimentés ont aussi exposé leur histoire avec le parti communiste, les raisons et circonstances de leur adhésion, ce qui rendait l'adhésion au Parti communiste utile dans la société d'aujourd'hui et la discussion a ensuite tourné sur les activités existantes ou à venir de la fédération: conférences d'éducation populaire et artistique, commission mer et littoral, commission féminisme, solidarités concrètes, etc. 

Une rencontre très sympathique et riche humainement. A renouveler prochainement dans le sud-Finistère et dans les sections.

 

 

Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: une soirée très chaleureuse ce mercredi 25 septembre 2019
Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: une soirée très chaleureuse ce mercredi 25 septembre 2019
Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Finistère: une soirée très chaleureuse ce mercredi 25 septembre 2019
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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 14:30
Immigration : Lettre ouverte de Fabien Roussel à Emmanuel Macron (Fabien Roussel, 26 septembre 2019)
Immigration : Lettre ouverte de Fabien Roussel à Emmanuel Macron

Monsieur le Président, Vous voulez parler immigration ? Eh bien parlons-en !

Pour la deuxième fois en moins d'un an, vous voulez imposer le thème de l'immigration dans l'actualité. À six mois des élections, c'est une vieille ficelle ! Après le vote tout récent de la loi « Asile et Immigration », c'est même de l'acharnement !

Vous voulez parler immigration ? Eh bien parlons en !

Le sujet mérite mieux que d'être instrumentalisé pour diviser les citoyens, pour imposer votre duo avec l'extrême droite et au final pour flétrir notre République.

Parlons de ces familles qui quittent des pays dont les richesses sont pillées, dont les États sont placés sous tutelle de banques internationales et de dictateurs corrompus, dont les infrastructures publiques ont été bradées à des multinationales ! Parlons des coopérations à développer, qui permettraient à chaque peuple de retrouver sa souveraineté sur ses ressources et son économie.

Parlons de la taxe sur les transactions financières que vous avez refusé d'élargir pour ne pas heurter le monde de la finance, nous privant de deux milliards d'euros destinés à ces pays.

Parlons des 5 milliards d'euros que représente la contribution des migrants à la création de richesses dans notre pays, quand l'Aide médicale d'État, que vous voulez remettre en cause, ne coûte que 900 millions.

Parlons de celles et ceux qui fuient tous ces conflits dans lesquels nous portons une part de responsabilité, dont l'OTAN a été l'acteur ces dernières années : l'Afghanistan, la Libye, la Syrie, le Yemen. Comment peut-on laisser mourir en Méditerranée des hommes, des femmes, des enfants qui fuient le chaos, les bombes, parfois nos bombes ?

Parlons des migrations à venir, que causeront le dérèglement climatique et son lot de catastrophes naturelles. Si nous n'agissons pas fortement, ces migrations vont se multiplier, jetant sur les routes des familles qui auront tout perdu. L'Union européenne est parmi les 3 principaux pollueurs de la planète, et nous devrions nous exonérer de toute responsabilité ?

Parlons donc des moyens à développer en urgence pour que l'Europe tienne ses engagements en faveur du climat.

Parlons de ces travailleurs sans papiers que de très grandes entreprises exploitent sans vergogne en les contraignant à la clandestinité. Quand allez vous les régulariser ?

Parlons des travailleurs que vous livrez à la concurrence avec vos traités européens, qui sont soumis  au dumping social opposant les salarié-es de toute l'Union Européenne, dumping que votre directive « travailleurs détachés » n'a en rien remis en cause... Nous voulons les mêmes droits pour tous !

« Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », affirme la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen. Alors, pourquoi aujourd'hui, dans un pays qui en a tous les moyens, ne pas reconnaître le droit de vote des étrangers résidant et payant leurs impôts en France ?

Non, de tout cela vous ne voulez pas débattre car vous préférez que la nation s'écharpe sur l'Aide médicale d'État et sur les allocations sociales, ou qu'elle se préoccupe seulement de distinguer les migrants selon qu'ils fuient la guerre, une catastrophe naturelle ou la misère ?

Vous voulez que nous débattions pour savoir si 28 pays et 500 millions d'Européens sont en capacité d'accueillir quelques dizaines de milliers d'êtres humains, quelque 3% de migrants à travers le monde, risquant leur vie sur un bateau en Méditerranée ? Les pays du pourtour méditerranéen peuvent-il s'exempter du droit maritime et du droit international ?

Monsieur le Président, l'ennemi ne vient pas en bateau. Il vient en jet privé et il se moque des frontières. La pression n'est pas migratoire, elle vient de la finance. Si des entreprises délocalisent, ça n'a jamais été à cause d'un immigré. C'est à cause d'un capital avide de profits qui ronge comme un cancer notre économie, nos emplois, nos droits.

Tous ces hommes et toutes ces femmes que vous stigmatisez sont nos frères et nos sœurs. Nous ne faisons pas de distinctions entre eux. Nous réclamons des droits pour tous, condition d'un accueil réussi. Le droit à la dignité humaine, dans un monde de justice et de paix, dans une France humaniste et universaliste.

Pour ouvrir vraiment un débat sérieux et porter des solutions de progrès, je vous adresse ce jour le manifeste « Pour une France hospitalière et fraternelle, une Europe solidaire », qu'a récemment rendu public le Parti communiste français."

Paris, le 25 septembre 2019
Fabien Roussel,
Secrétaire national du PCF, député du Nord

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 12:08
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
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Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
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Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
Fête de l'Huma 2019, stand du Finistère, du montage aux 3 jours de fête - suppléments de photos (Michel Tudo)
 
Dix jours après la clôture de la fête de l'Huma 2019,après avoir atterri et récupèré petit à petit, on y est toujours un peu encore et que de bons souvenirs restent à l'esprit dans ce temps suspendu de fraternité, de découvertes, de partage, et de fête ! 
 
Beaucoup d'énergie dépensée par nos 90 militants et bénévoles travaillant sur le stand mais à la clef: de la joie, le plaisir de faire des tas de rencontres, de partager des moments uniques dans l'année.
 
Pour la deuxième année consécutive après 2018, et après 5 années d'exercices où nous devions enregistrer des déficits, le stand du Finistère est bénéficiaire. 
 
Même si ce n'est pas le seul ou principal critère du succès de la fête pour nous, et encore moins de son intérêt humain et politique, c'est un motif de satisfaction supplémentaire pour tous les camarades et bénévoles qui ont donné de leur temps pour le stand du Finistère, pendant les 3 jours, les bâtisseurs et démonteurs du stand, tous ceux qui ont travaillé à la fête en amont et en aval, pour sa préparation, les commandes, la vérification du matériel, la cuisine (les fars du pays bigouden), le chargement et déchargement du matériel à Morlaix, Concarneau, Scaër.
 
Pour nous la fête a aussi un bilan politique très positif pour notre fédération du PCF 29 puisque nous y avons enregistré 11 adhésions dans le Finistère, avec 8 adhésions réalisées sur notre stand.
 
Une réunion conviviale avec les nouveaux adhérents suivie d'un repas est d'ailleurs prévue à la fédération du PCF Finistère à Brest, mercredi prochain, 25 septembre, entre 17h30 et 22h.
 
En 2 ans, le PCF Finistère a enregistré 85 adhésions, sans compter les mutations de camarades venant d'autres départements: 13 rien qu'au mois de septembre! Nos 890 adhérents sont un atout pour construire une alternative à gauche et résister. 
 
Nous ferons prochainement une réunion de bilan de la fête de l'Huma Paris et de projection sur la fête de l'Huma Bretagne le mercredi 9 octobre à 17h30 au local de la section PCF du Relecq-Kerhuon.
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental de la fédération PCF du Finistère 
 
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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 12:01
La fédération du PCF Finistère organise une rencontre conviviale avec les nouveaux adhérents du PCF le mercredi 25 septembre à 18h: 44 depuis janvier 2019, 85 depuis deux ans!

Ils s'appellent Guillaume, Virginie, Kyam, Valérie, Eugène, Philippe, Andréa, Arnaud, Christophe, Anne, Samy, Claude, Sandrine, Marc, Alain, Sandra, Ludovic, Sarah, Danielle, Alain, Corentin, Jackie, Eugénie, Mireille ...etc. 

Ils sont profs, infirmières, universitaires, policiers, salariés associatifs, artistes, graphistes, gendarmes retraités, ouvriers, retraités, étudiants, lycéens, artisans...

Ce sont ses militants divers, nombreux, convaincus et déterminés, qui font l'originalité prolongée et la richesse du Parti communiste français, le premier parti de France pour le nombre d'adhérents cotisants. 

Notre fédération du PCF Finistère a eu la chance, et ça s'est amplifié notamment grâce à la fête de l'Humanité, où nous avons réalisé 8 adhésions sur notre stand, et 11 en tout sur la fête pour notre fédération, de compter de nombreux nouveaux adhérents au Parti Communiste depuis le début d'année: 44 depuis janvier 2019!!!

Sans compter les mutations, les adhésions au MJCF, le mouvement des Jeunes Communistes, enregistrées dans notre département.... 

Depuis deux ans, c'est environ 85 nouvelles adhésions au PCF Finistère qui ont été enregistrées, et en comptant les mutations, plus de 100 nouveaux adhérents pour notre fédération. C'est un apport et un renouvellement très significatifs, sachant que le PCF Finistère compte à ce jour 900 adhérents. 

C'est un grand motif de satisfaction et d'espoir pour nous.

Cela témoigne de l'attractivité intacte de l'engagement communiste, d'un climat d'attentes politiques fortes dans un contexte extrêmement inquiétant et violent du point de vue des régressions sociales et démocratiques, et aussi d'un travail de renforcement de notre fédération et des camarades de nos sections.

C'est par notre travail à la base et notre renforcement militant que nous pourrons aussi peser davantage sur l'évolution de notre société et les rapports de force politiques et sociaux. 

Intégrer dans les meilleures conditions tous ces nouveaux militants est un défi.  Nous mesurons ce que représente le choix de ces nouveaux adhérents! Et nous voulons leur donner les moyens de donner le maximum de sens à leur appartenance au PCF.

Nous avons à cœur que chaque nouvel adhérent puisse trouver sa place et se sentir à l'aise dans notre collectif militant, qu'il puisse exprimer ses attentes et ses motivations, témoigner des compétences et envies de travailler qu'il peut mettre au service de notre idéal et de nos combats communs.

Qu'il puisse exprimer son rapport à ce que représente pour lui le Parti communiste et le communisme, comme visée et comme pratique réelle.

Nous voulons aussi que puisse continuer à se développer fraternité et convivialité dans le Parti. Et tout simplement échanger pour voir se connaître.

C'est pourquoi nous invitons les nouveaux adhérents des années 2018-2019 à une rencontre à Brest au local de la fédération et de la section de Brest, 6 rue André Berger tram St Martin, le mercredi 25 septembre à partir de 17h30. La fédération du Parti communiste du Finistère est installée entre deux rues perpendiculaires près de la rue Jean Jaurès, André Berger et Henri Moreau, du nom de deux résistants communistes brestois arrêtés par la police française, torturés en prison, et exécutés par les troupes d'occupation allemande au Mont Valérien. 

La rencontre permettra d'échanger de manière libre et personnelle, de mieux se connaître, et de se projeter sur les souhaits d'activité de chacun pour le parti et pour lui dans le parti communiste.    

Ce qui ne peuvent pas arriver à 17h30 pourront arriver plus tard sans problème.

Un apéro et un repas pris en charge par la fédération seront servis ensuite.

Merci si vous voulez participer au repas (vers 20h) de réserver votre place pour ajuster la commande chez un traiteur au besoin. Repas pris en charge par la fédération. Réservation: 06 20 90 10 52. dupont.ismael@yahoo.fr

Tous les membres de l'exécutif départemental (7) et les membres du conseil départemental du PCF 29 (une trentaine) disponibles et qui souhaitent s'associer à la rencontre, les animateurs de la commission Jeunes de Brest, de la commission Féminisme de la fédération, seront invités à accueillir les nouveaux adhérents sur un plan départemental.

Bien sûr, les sections ont déjà pu faire leurs initiatives d'accueil des nouveaux adhérents et de présentation ou pourront le faire plus tard.

Comme il y a deux ans, la fédération du PCF Finistère organise une soirée d'accueil des nouveaux adhérents (première adhésion au PCF ou au MJCF dans notre fédération, ou mutation d'autres départements) avec un repas dans nos locaux de la fédération et de la section de Brest rue Berger à partir de 17h30 le mercredi 25 septembre. 

Il s'agira de mieux se connaître, que chacun puisse faire état de son parcours, de sa vision de la société actuelle, du Parti communiste et du communisme, de ses motivations, de ses envies et premières expériences concernant son militantisme.

 

La fédération du PCF Finistère organise une rencontre conviviale avec les nouveaux adhérents du PCF le mercredi 25 septembre à 18h: 44 depuis janvier 2019, 85 depuis deux ans!
La fédération du PCF Finistère organise une rencontre conviviale avec les nouveaux adhérents du PCF le mercredi 25 septembre à 18h: 44 depuis janvier 2019, 85 depuis deux ans!
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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 15:12
André Chassaigne exige que des actions fortes soient menées dans l'urgence afin de respecter les objectifs climatiques internationaux
A. Chassaigne exige que des actions fortes soient menées dans l'urgence afin de respecter les objectifs climatiques internationaux
André Chassaigne est intervenu le 23 septembre à Berlin,(curseur 0:46:10) à l'occasion de la première réunion de l'Assemblée parlementaire franco-allemande, pour interroger les deux gouvernements respectifs sur leur irresponsabilité face au changement climatique. "Il faut pointer l'insuffisance des actions de nos deux gouvernements. Derrière les slogans et autres postures médiatiques tendant à promouvoir la lutte contre le changement climatique, la réalité est très en deça des objectifs fixés par le GIEC. Face à ce fleau, qui demeure une bataille sociale, car les premières victimes sont les populations les plus vulnérables, un tournant énergétique s'impose dans l'urgence. André Chassaigne exige ainsi que des actions fortes soient menées dans l'urgence afin de respecter les objectifs climatiques internationaux.
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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 12:39

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les représentants des Etats, des journaux et des organisations progressistes du monde entier

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s camarades,

Bienvenue à cette 84ème édition de la fête de la fête de l’Humanité dans cet espace dédié au dialogue et au débat entre les peuples du monde. 

Merci à vous d’honorer ce rendez-vous si précieux qui vise à consolider les liens qui nous unissent par delà les pays et les continents, par delà nos langues, nos coutumes et nos singularités. 

Des liens forgés au fil d’une formidable histoire qui n’a pas dit son dernier mot, celle de l’internationalisme bâti aux cours des deux derniers siècles entre les organisations ouvrières, progressistes, socialistes et communistes qui ont essaimé dans chaque recoin du globe.

Un internationalisme qui vise comme l’écrivait Jean Jaurès, l’illustre fondateur de notre journal,  à « réconcilier tous les peuples par l’universelle justice sociale ». « Alors vraiment, mais seulement alors, précisait-il, il y aura une humanité réfléchissant à son unité supérieure dans la diversité vivante des nations amies et libres. »

Alors que l’égoïsme des nations rivales s’affirme partout, nos journaux, l’Humanité chaque jour, l’Humanité Dimanche chaque semaine et notre site internet, font entendre une toute autre voix, celle de la solidarité, des luttes mondiales pour la paix, la démocratie, la justice sociale et environnementale.

Ces combats mis bout à bout forment la cohérence d’un monde de fraternité qu’il nous tarde de voir accoucher et pour lequel nous œuvrons inlassablement. 

Nos journaux vont vivre la voix des peuples du monde, loin des regards ethno-centrés ; font entendre la complexité des points de vue, à rebours des facilités répandues qui masquent souvent mal le sentiment de supériorité occidental. Ils refusent de suivre les injonctions diplomatiques pour faire vivre une voix indépendante, solidaire, combattive. 

Je tiens devant vous à remercier les journalistes des services internationaux de L’Humanité qui sont chacune, chacun, des ambassadeurs de nos titres, des journalistes aussi méticuleux dans leur travail qu’engagés à faire vivre la solidarité internationaliste.

Que vive est se développe des journaux comme les nôtres, que vive avec eux la fête que nous organisons chaque année, est un enjeu qui dépasse le cadre de nos lecteurs, amis et sympathisants. Je sais combien dans vos pays respectifs l’Humanité est lue, observée, attendue pour mener, avec sa spécificité de journal, les grands combats qui sont devant chacun d’entre nous. 

Permettez-moi tout d’abord d’avoir avec vous une pensée pour un ami, un camarade cher à nos cœurs, cher au cœur de millions d’africains qui nous a quittés il y a quelques semaines, Amath Dansoko. Le Mandela sénégalais comme on l’appelait là-bas, personnage central de la vie politique sénégalaise, dirigeant communiste et homme d’Etat, aura consacré son existence à la défense des intérêts de son peuple. Amath était un visiteur régulier de la fête de l’Humanité où il s’attachait à nouer des liens avec les militants communistes français et les organisations sœurs de nombreux pays. C’est avec émotion que nous célébrons aujourd’hui son souvenir en saluant l’ensemble de ses camarades du Parti de l’indépendance et du travail du Sénégal. 

Chers amis, 

Nous sommes, en quelque sorte, rattrapés par notre ambition internationaliste. Le capitalisme s’est depuis plusieurs décennies globalisé, fixant les enjeux de son dépassement à un niveau mondial.

Son emprise s’accélère à une vitesse inédite, et avec elle les désordres, les inégalités, les injustices.

Les entreprises transnationales d’une puissance de frappe supérieure à bien des Etats, dont les fameux ogres numériques à base nord américaine, répondent aujourd’hui d’un impérialisme économique violent et destructeur, adossé à des puissances étatiques dont la principale, les Etats-Unis, redouble d’ardeur, sous la présidence de M. Trump, dans sa volonté hégémonique. 

Le capitalisme est entré dans une nouvelle phase de son développement, qui génère de nouvelles contradictions. Il porte plus que jamais en lui la nuée qui menace de se transformer en orage. 

Financiarisé à l’extrême, profitant des paradis fiscaux qui pullulent pour voler les richesses produites par le travail, il ne veut plus répondre d’aucun des compromis que les peuples, avec et grâce à nos organisations respectives, étaient parvenus à lui imposer.

Dans sa folle dynamique, il saccage absolument tout, jusqu’à désormais menacer les conditions d’existence mêmes de notre commune humanité.

Les puissances rivales se réengagent dans une course frénétique aux armements, dont l’armement nucléaire, et les Etats-Unis poussent à l’escalade en sortant unilatéralement des traités qui encadraient depuis la guerre froide leur production.

Dans un même mouvement, la biodiversité s’effondre, le réchauffement climatique s’abat sur la planète, ses glaciers  se décomposent et provoquent une montée spectaculaire des eaux, les villes deviennent suffocantes, et les forêts s’exposent aux flammes destructrices. Ce sont désormais des cyclones d’une intensité toujours plus forte qui ravagent des pays entiers. Le dernier Dorian, a littéralement dévasté l’archipel des Bahamas avant de menacer la Caroline du Sud.  Et ce sont toujours les populations les plus fragiles qui subissent les terribles conséquences de ces phénomènes directement liés au réchauffement climatique. 2500 personnes sont à l’heure actuelle ont portées disparues aux Bahamas. Notre solidarité à leur égard est total et nous saluons les équipes de Secours Populaire français et des  autres associations humanitaire qui se ont immédiatement déployées sur place. 

En arrière plan s’étend la nébuleuse des extrême droites coalisées, accélérant la course aux armements comme le saccage de notre environnement, amplifiant partout la double exploitation de l’homme et de la nature.

Additionnées ces menaces n’en forment qu’une qui pèse sur la possibilité que se réalise un jour l’humanité. 

Face à l’urgence de la situation et l’extrême gravité des périls, il est vain de vouloir prioriser nos combats. J’ai la conviction qu’il faut, avec nos organisations respectives, les mener tous de front, lier le combat pour la paix à celui pour la dignité humaine, le combat pour la justice sociale au combat pour la justice environnementale.  

Karl Marx écrivait dans le Capital, je le cite, que « chaque progrès de l’agriculture capitaliste est un progrès non seulement dans l’art d’exploiter le travailleur, mais encore dans l’art de dépouiller le sol ; chaque progrès dans l’art d’accroître sa fertilité pour un temps, un progrès dans la ruine de ses ressources durables de fertilité ».

Oui, nous l’affirmons, la lutte pour la défense de notre environnement et contre le réchauffement climatique est indissociablement lutte pour libérer les individus de l’emprise du capital, pour libérer les travailleurs de leur asservissement.

Lutter efficacement contre le réchauffement climatique, c’est mettre cet enjeu au cœur de nos réflexions, de nos actions pour la justice sociale, c’est démontrer dans nos actes que justice sociale et environnementale sont indissociablement liées, s’est faire surgir la dimension de clase des injustices environnementales et des effets du réchauffement climatique. 

Observons comment la jeunesse du monde s’empare de la lutte contre le réchauffement climatique, multipliant les initiatives qui, peu à peu, l’une après l’autre, interrogent les modes de productions et d’échanges, jusqu’à mettre en procès le capitalisme lui même.

Ici même, hier, une grande marche réunissant de nombreux collectifs, de nombreux jeunes, a déferlé dans les allées de la fête pour appeler au respect des conclusions de l’accord de Paris et des recommandations du GIEC.

Non, il n’y aura pas de lutte sérieuse contre le réchauffement climatique sans solidarité internationaliste des peuples. 

Il n’y aura pas de lutte conséquente contre le réchauffement climatique sans transferts de technologies des pays riches vers les pays les plus pauvres, des anciennes puissances colonisatrices vers les anciens pays colonisés, pour qu’ils puissent assurer souverainement leur développement sans être contraints à recourir massivement à la combustion des énergies fossiles.

Il est urgent et nécessaire de conjurer la menace en exigeant collectivement que les sommes colossales englouties par le surarmement soient utilisées pour assurer la transition énergétique et écologique. C’est nécessaire, c’est vital ! 

Chers amis, chers camarades,

Les traditions politiques et philosophiques qui nous unissent aujourd’hui comme chaque jour dans nos causes communes, font face à l’offensive mondiale des extrêmes-droites et des obscurantismes fanatiques.

Pas un continent n’est aujourd’hui épargné par  la contagion infectieuse des idées nationalistes, xénophobes et inégalitaires qui s‘enracinent dans le terreau des inégalités sociales et des mutilations démocratiques.  

Les puissances d’argent s’accommodent évidemment partout de cette tendance nouvelle, pariant parfois sur leur développement pour conserver leurs privilèges.  

La vieille Europe inquiète. Chaque année qui passe confirme la virulence du virus nationaliste, et chaque scrutin l’implantation des forces d’extrême-droite qui gouvernent désormais des puissances majeures du continent. Les résultats des dernières élections locales en Allemagne qui ont vu ressurgir les monstres du passé sonnent comme un dernier avertissement.

Malgré leurs contradictions, les forces d’extrême-droite discutent, s’entre-aident, construisent un projet politique appuyé par une frange toujours plus large des classes possédantes, appuyée par un redoutable appareil médiatique. 

Nous ne pouvons plus aujourd’hui laisser le venin néo fasciste s’emparer des classes populaires, de la jeunesse, paralyser ainsi l’ensemble de la société et condamner la perspective d’une unité populaire. 

C’est à la riposte que l’actualité nous oblige, chacune, chacun, individuellement et collectivement.

Une riposte contre tous les actes et propos racistes ou antisémites ; une riposte contre le nationalisme qui pervertit l’idée même de nation ; une riposte pour promouvoir l’égalité entre les êtres humains, entre les femmes et les hommes ; Une riposte pour fédérer le monde du travail et de la création, unir les forces sociales qui œuvrent au dépassement du capitalisme.  

Mais nous l’affirmons : le combat contre les extrêmes droites et obscurantismes ne pourra faire l’économie d’un combat résolu contre ses causes.  

Elles trouvent leur force propulsive dans le désarroi général que le capital en marche provoque en broyant les existences, en bloquant les perspectives politiques, en humiliant les peuples.

Cette offensive ne tombe pas du ciel. Elle s’appuie sur des structures et institutions que le capital s’est taillé sur mesure, au premier rang desquelles l’Union européenne telle qu’elle a été ficelée par les traités de Maastricht et de Lisbonne.

Mettant toute son énergie à imposer de violentes cures d’austérité dans tous les pays pour préserver les intérêts du capital, refusant la délibération démocratique des peuples qui la compose, instillant la concurrence entre nations et rejetant violemment toute forme de propriété sociale ou de service public, elle porte en elle la violence qui s’exprime dans toutes les sociétés européennes.

Cette construction européenne n’est au fond que l’expression des intérêts conjugués des classes possédantes de chacun des états qui composent l’Union, une machine à dépasser leurs contradictions pour garantir l’hégémonie des doctrines libérales les plus bornées. 

Il y a pourtant urgence à dépasser cette funeste construction oligarchique pour fonder une Union des peuples et des nations libres, souverains et associés, mettant en partage leurs savoirs, leurs potentiels industriels, leur capacité d’accueil des réfugiés. Une union promouvant avec les peuples du monde des accords commerciaux coopératifs et égalitaires, indexés non pas sur le taux de profit des multinationales mais sur l’emploi, le travail, les salaires, la défense de l’environnement, les droits sociaux, l’éducation et la formation. 

Oui la lutte contre les droites extrêmes et les obscurantismes est une urgente obligation.

Elle l’est ici comme elle l’est en Amérique latine où l’impérialisme américain n’hésite plus à renouer, comme il ya cinquante ans, avec les pires forces factieuses pour continuer de plier les peuples du continent  à son emprise, en Colombie où le fragile accord de paix a été déchiré par le nouveau président Ivan Duqué et où les progressistes et militants syndicaux sont à nouveaux pourchassés et assassinés. Au Brésil bien sûr qui vit des heures sombres, où on brûle la forêt comme on jette libertés et droits sociaux au feu.

Cette fête de l’Humanité avec ses dizaines de milliers de participants s’affirme comme un puissant maillon de la chaine internationale de solidarité pour libérer notre camarade Lula. 

Avec vous, nous crions, nous crierons : Lula livre !

Oui, libérez Lula pour libérer le peuple brésilien du sinistre Bolsonaro, nostalgique du fascisme et vulgaire provocateur ; pour libérer l’Amazonie des griffes de l’agro-business et de la bourgeoisie compradore, pour donner aux paysans sans terre, aux habitants des favelas l’avenir auquel ils ont droit.

Nous sommes fiers et honorés d’offrir avec cette fête de l’Humanité une puissante caisse de résonnance à ce combat décisif en accueillant cet après midi notre amie Dilma Roussef, la présidente du Brésil renversée par un complot mafieux, par l’alliance d’une justice corrompue et des intérêts des grands groupes capitalistes sous férule nord américaine.

Non l’Amérique latine n’est pas à vendre et ses peuples résistent avec vaillance à la contre offensive impérialiste. Ils résistent au Venezuela que d’aucun jurait perdu, mais dont le peuple refuse de tourner la page de la révolution bolivarienne et de s’offrir à l’oligarchie locale. 

Ils résistent à Cuba, cette vaillante île dont nous célébrons cette année les 60 ans de la libération. 60 ans de combats internationalistes, 60 années de résistance du David des Caraïbes face au Goliath nord-américain. Cuba qui continue d’écrire son histoire à l’encre du socialisme, de l’impertinence, du courage,  et continue de faire vivre, dans tout le continent sud américain, la voix de la paix et du dialogue, de l’écologie comme du droit à l’éducation, à la santé, à la culture. Nous sommes honorés d’accueillir parmi nous celui qui fut son ministre de la culture, dans un pays qui en regorge, pendant plus d‘une décennie, notre ami Abel Prieto. Et avec lui, avec vous, nous exigeons la fin de l’infâme blocus qui pèse toujours sur Cuba alors que M. Trump en promet un nouveau, plus dur, plus violent qui viserait à étouffer littéralement le peuple cubain et sa souveraineté.

Oui l’offensive des extrême-droite est une plaie mondiale qui trouve des ramifications jusqu’au Proche-Orient où le gouvernement israélien s’enfonce chaque jour dans la compromission avec l’obscurantisme, le suprématisme et le racisme. 

La manière dont le silence fut entretenu durant tout l’été en France sur les nombreux raids meurtriers des forces israéliennes à Gaza et en Cisjordanie nous fait honte.

Ce silence est une carte blanche laissée à M. Netanyahu pour amplifier l’ignoble colonisation des terres palestiniennes l’expropriation des paysans et habitants, espérant mettre un terme définitif à une solution à deux Etats en voulant annexer désormais le tiers de la Cisjordanie en la purgeant de sa population.

Les quelques officines qui exercent un chantage à l’antisémitisme sans relâche sur nos journaux et sur notre fête en raison de leur soutien à la cause palestinienne, devraient se faire modeste et rougir de honte. 

C’est bien M. Netanyahou qui pactise avec les évangélistes millénaristes et nord américains qui rêvent d’une terre sans juifs, avec les gouvernements européens, dont celui de M. Orban en Hongrie, portés par un antisémitisme viscéral qu’ils continuent de prodiguer à haute dose dans leur société, avec les monarchies théocratiques et islamistes du Golfe. 

Nous l’affirmons ici, l’ami des juifs comme des arabes, des israéliens comme des palestiniens c’est la paix, la seule paix adossée au droit international. 

Une inaccessible paix tant que continueront à croupir dans les geôles israéliennes les milliers de prisonniers politiques palestiniens, tant que notre ami Marwan Barghouti restera embastillé.

Nous avons l’honneur d’accueillir parmi nous M. Walid Assaf, Président de la commission de résistance contre la colonisation et le mur de séparation. Soyez assurés, M. le Ministre de notre totale et irréductible engagement aux cotés de votre peuple. 

Chers amis, 

Au cœur des actuelles contradictions s’affirment de nouvelles voix, de nouveau choix. Ces contradictions sont autant d’interstices dans lesquelles s’écrivent l’histoire, se cimentent les luttes. 

Les puissances capitalistes occidentales redoublent d’agressivité à mesure qu’est contestée leur hégémonie. Les peuples du monde aspirent partout à décider souverainement de leur destin, à un monde multipolaire dont l’Assemblée générale des Nations Unies forme l’embryon.

Ce sont ces peuples et ces nations qui ont approuvé il y a deux ans le Traité visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète, signé par 133 états. Ils tracent ainsi un chemin d’humanité alors que les braises du conflit entre l’Inde et les Pakistan, deux puissances nucléaires, reprennent feu, alors que l’Iran est poussé par l’incurie diplomatique des pays occidentaux à renouer avec l’enrichissement d’uranium au-delà des limites fixées et adoptées à Vienne il ya quatre ans. 

Dans ce monde nouveau est observé, jalousé, contesté l’incroyable développement de la Chine qui a produit des efforts surhumains pour permettre à plus d’un milliard d’êtres humains de sortir en quelques années de la grande pauvreté.

Oui la Chine est indispensable à l’existence d’un monde multipolaire, à un équilibre des forces gage de paix et de stabilité mondiale. Elle trace sa route en relevant de nombreux et colossaux défis, dont celui de la transition écologique d’un modèle de développement unique. 

Si des débats, des désaccords parfois, peuvent voir le jour, ils ne sauraient gommer l’estime pour un peuple qui a su vaillamment tourner la page de plusieurs siècles d’humiliation par les puissances occidentales. Nous sommes très attentifs au projet de route de la soie et vigilants à ce qu’il soit l’indispensable projet de coopération, respectueux de l’environnement et des peuples souverains dont le monde a besoin et que nous appelons de nos vœux.

Chers amis, chers camarades, 

Dans les désordres du monde, les plus fragiles, les plus vulnérables, les plus exploités font l’objet de toutes les humiliations et vexations. Ce sont ces exilés qui parcourent le globe, poussés par la seule et invincible volonté de vivre et qui, pour une infime minorité d’entre eux, demandent refuge à des pays européens qui tournent le dos aux principes moraux et politiques les plus élémentaires.

L’ONU prévoit le déplacement de 280 millions d’êtres humains liés à la montée des eaux d’ici quelques années si rien n’est fait pour conjurer le réchauffement climatique. A ceux là s’ajoutent les millions de déplacés par les guerres de proie atroces qui ravagent les pays africains comme le Proche et Moyen-Orient

Les démagogues de France et de toute l’Europe jouent sur les manipulations et les peurs au sujet des migrants.

Le cas du continent africain est éclairant à ce sujet. Les causes principales qui poussent des familles ou des jeunes sur les routes de l’exil sont connues : conflits, dictatures, chômage et absence de perspective. 

Mais savez-vous qu’il n’y a pas plus de migrations en Afrique que dans le reste du monde ? La migration touche moins de 3 % de la population du continent. Et l’immense majorité, plus de 90 % des migrants africains reste en Afrique ! Voilà la réalité située bien loin des idées reçues !

L’Afrique est un continent qui est confronté à des défis immenses bien sûr, mais qui bouge, qui lutte avec de formidables atouts, à commencer par sa jeunesse. 

C’est elle qui bouscule les scénarios établis, comme en Algérie ou au Soudan. Qui aurait pu croire il y a quelques mois encore que Bouteflika seraient démis par leurs peuples ? Que le peuple algérien se fédérerait au-delà de ses particularismes, de ses divisions entretenues, pour ébranler un système de pouvoir jugé confiscatoire ? Oui nous saluons de cette fête de l’Humanité le peuple algérien et toutes les forces démocratiques qui concourent à écrire les nouvelles pages d’un peuple vaillant, libre, déterminé à faire vivre la justice sociale et l’égalité. 

Nous saluons le peuple soudanais parvenu à s’extirper des griffes de son dictateur sanguinaire et soutenons de toutes nos forces son aspiration à la liberté. Cette si fragile aspiration au moment où le pouvoir militaire cherche avec l’appui des monarchies du Golfe à rejouer la partie.  

Ces deux événements majeurs sont le signe d’une profonde aspiration à gagner des espaces de liberté, de démocratie et de droits en Afrique, des jeunesses africaine à prendre la main sur leur destin. Les dictateurs peuvent s’en inquiéter et les progressistes se solidariser pour chasser les autocrates au Togo, au Cameroun, en Côte d’ivoire au Tchad, au Congo ou à Djibouti… 

A ce propos, permettez-moi de  faire un salut fraternel à notre ami et camarade Mohamed Kadamy, ici présent, leader du Front pour la restauration de l’unité et de la démocratie à Djibouti, réfugié politique en France depuis deux décennies. Il a été mis en examen ici même le 13 février dernier, à la demande des autorités Djiboutiennes. Pour d’obscures raisons, les autorités françaises seraient tentées de livrer un opposant, protégé par le statut de réfugié politique. Ce serait un insupportable coup porté aux droits humains et au statut de réfugié. Notre solidarité doit s’amplifier avec Mohamed Kadamy pour le protéger face à un régime dictatorial. 

Chers amis,

L’Afrique est au carrefour de l’impérialisme mondial et victime du libre-échange imposé à marche forcée. Les fameux Accords de Partenariats Economiques mis en place par l’Union européenne vont fragiliser toujours plus les économies locales, laissant libre court à la loi du plus fort.

Il faut faire face à ce chaos libéral qui déstructure les sociétés africaines, et qui impose un modèle économique cruel, de pillage du sol et du sous-sol, de prédation des ressources et d’exploitation des hommes. Il favorise la pauvreté, les inégalités et amplifie les maux que nous connaissons ici, et qui en Afrique s’en trouvent démultipliés, avec la destruction des écosystèmes, de la biodiversité, et des niveaux de pollutions jamais atteints. Dorénavant, sur le continent africain on meurt davantage des conséquences de la pollution de l’air que de la faim.

Le chaos libéral vient nourrir un terreau favorable aux conflits et aux déstabilisations. Il est le terrain de jeu des multiples entrepreneurs de la violence qui essaiment, de la Centrafrique à la République Démocratique du Congo, de la Libye au Golfe de Guinée.

Le Sahel en est le symptôme le plus évident. Après la guerre destructrice contre la Libye, l’intervention militaire française comme seule réponse au Mali et dans la sous-région tourne à l’échec. Certes, la présence militaire vise une domination politique et donc économique. Mais à quel prix ! Le Mali se fragilise de plus en plus, le Burkina est dans la tourmente. 

Il apparaît évident que l’opération Barkhane ne peut être la solution. Des voix diverses et de plus en plus nombreuses s’élèvent pour demander de créer les conditions du départ de la présence militaire française. Les solutions sont ailleurs, singulièrement dans la réponse aux immenses défis sociaux, économiques, environnementaux.

Oui, les pays de la bande sahélienne ont besoin de sécurité. Il faut pour cela sécuriser la vie, mettre en place une protection sociale solidaire et un système de retraites adaptés aux réalités africaines, un nouveau modèle agricole, lutter contre l’évasion fiscale, développer des services publics, développer des industries qui bénéficient du transfert de technologies pour pouvoir répondre aux immenses besoins des populations.

Pour que les pays et les peuples africains aient les moyens concrets d’atteindre ces objectifs il s’agit, ici comme là-bas, de mettre en œuvre des logiques de coopérations radicalement différentes à celles qui prévalent aujourd’hui.

Chers amis, chers camarades

Je crois, à travers ces quelques mots, avoir tracé avec vous de nouveaux chemins d’humanité. Les enjeux soulevés sont nombreux, colossaux, inquiétants. Mais dans ses contradictions, le moment fait naître de nouveaux terrains de batailles et ouvre de nouveaux possibles. Ils s’ouvrent aux Etats-Unis avec de nouvelles forces démocratiques, ils s’ouvrent au Maghreb,  en Afrique.

Ils s‘ouvrent par le dialogue qui s‘instaure au sein de l’assemblée générale des Nations-Unies, cette conquête décisive qui doit être protégée malgré ses failles et insuffisances. 

C’est à l’indépassable unité populaire dans nos pays respectifs qu’il nous faut œuvrer face à la prédation oligarchique, aux prébendes actionnariales, aux désastres environnementaux.

C’est par le combat universel pour la liberté et la justice sociale, pour l’égalité que se fraieront les nouveaux chemins d’humanité.

C’est par la solidarisation patiente des travailleurs du monde entier que s’évanouiront les divisons instillées par le grand patronat et les forces d’argent.

Nous formulons le vœu que cette fête de l’Humanité puisse permettre de raffermir vos liens, nos liens pour qu’ensemble, nous pussions œuvrer à l’émergence du monde de justice, de paix, de fraternité qu’attendent de si nombreux peuples de notre commune humanité.

Je vous remercie de votre attention. 

 

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24 septembre 2019 2 24 /09 /septembre /2019 12:37

 

De toute évidence, le soleil avait rendez-vous avec la Fête de l’Humanité.


Un rendez-vous honoré qui aura autant semé la joie que soulevé les interrogations sur les raisons d’un mois de septembre que l’on a rarement connu aussi sec. Il n’y a donc pas eu besoin de pluie pour qu’une fête arc-en-ciel vienne éclaircir le ciel chargé de cette rentrée sociale et politique. Fête de la culture et du débat. Fête des émotions et de la rencontre. Fête tendre et rebelle. Fête des joies et des espoirs partagés. Fête des réflexions et de la détente, des sourires et des rires. Fête de l’union et des communions. Elle a réuni le vert de la lutte pour l’environnement et l’urgence climatique, le jaune de la colère populaire et le rouge des luttes sociales et de la révolution avec l’ambition d’offrir un débouché fédérateur à toutes ces mobilisations aussi denses qu’éparses. Et cette ambition n’aura cette année pas été déçue. La fête aura été un reflet saisissant des mobilisations qui essaiment partout, prenant le visage d’une France combative, résolument engagée à faire vivre la liberté, l’égalité et la fraternité.


Elle y est parvenue en mêlant au goût du débat et de la controverse, musique et culture ; en liant l’espoir d’un monde nouveau débarrassé du règne de l’argent et des divisions, et les vibrations artistiques, les chocs esthétiques, les découvertes culturelles dans chacune des scènes comme dans les espaces dédiés au théâtre, aux arts plastiques, aux livres, à la solidarité internationaliste ou encore au beau stand des Amis de L'Humanité ou à celui des arts vivants qui porte le nom de Jack Ralite.


Chaque fête est la même et pourtant si différente. Chaque fête a son époque, ses coups de gueule et ses coups de foudre. C’est sûr, je la vois différemment. Objet de mes angoisses et parfois de drôles de cauchemars dès le mois d’avril, elle oblige à être attentif, combatif dès qu’elle commence à prendre possession de « son » terrain à la mi-août pour, telle une gestation, offrir le meilleur d’elle-même juste quelques heures avant de s’ouvrir à toutes et tous.


Elle me rappelle chaque année cette lettre de Jean-Jacques Rousseau à D’Alembert à propos de la fête (à Saint-Gervais 1758) : « La danse fut suspendue ; ce ne furent qu’embrassements, ris, santés, caresses. Il résulta de tout cela un attendrissement général que je ne saurais peindre, mais que, dans l’allégresse universelle, on éprouve assez naturellement au milieu de tout ce qui nous est cher. Mon père en m’embrassant, fut saisi d’un tressaillement que je crois sentir et partager encore. Jean Jacques, me disait–il, aime ton pays. Vois-tu ces bon genevois ; ils sont tous amis, ils sont tous frères ; la joie et le concorde règne au milieu d’eux. »


C’est encore Sigmund Freud dans Totem et tabou qui ainsi décrit la fête : « Une fête est un excès permis, voir ordonné, une violation solennelle d’un interdit… La disposition joyeuse est produite par la permission de faire ce qui est défendu en temps normal ».


De fait la Fête de l’Humanité libère. Elle permet de s’ouvrir à l’autre, de fraterniser, de faire le plein d’idées et de joie.

 

Il fallait voir au crépuscule de l’événement, le dimanche à 18h, l’entrée éclatante du groupe Kassav’ sur la grande scène bondée, après que Youssou N’Dour n’ait fait chavirer les corps. S’y exprimait comme un parfum de joie et l’impossibilité malgré tout joyeuse de se séparer après tant d’intelligence échangée, d’émotions partagées, d’espoirs suscités.


La Fête de l’Humanité ne pourrait voir le jour, sans l’engagement résolu des équipes de L’Humanité, des journalistes, sans les services de gestion, de diffusion de promotion, la régie publicitaire et l’équipe de la fête grossie d’une trentaine de stagiaires bénévoles qui dès le mois de mai y apportent leur jeunesse, leurs fraicheurs, leurs idées bousculante. Elle n’existerait pas sans l’apport décisif de milliers de militants, et parmi eux, des militants communistes aux côtés de militants associatifs, syndicaux qui construisent et animent les stands, dévoués à faire vivre cet évènement unique en mettant leur engagement au service du public de la fête et de son ambition à rassembler largement toutes celles et ceux qui veulent se cultiver, prendre un bain de fraternité et toutes celles et ceux qui travaillent à lutter contre les haines et les divisions, à vouloir dépasser le système capitaliste.


La Fête de l’Humanité et son cœur battant, l’Agora de l’Humanité, animé par les rédactions, auront été le creuset indispensable à la gauche, mettant en débat tous les sujets qui lui sont liés. Ce fut le débat riche sur le climat qui vint clore une marche inédite dans les allées de la fête animée par un beau collectif d’associations ; ce fut le débat dense sur le communisme auquel nous avons eu l’honneur de pouvoir associer une figure aussi éminente que Lucien Sève ; ce fut aussi le passionnant débat avec l’économiste Thomas Picketty quelques jours après la sortie d’un nouveau livre de 1200 pages, venu confronter ses thèses et son ambition de « dépasser le capitalisme » au public de la Fête de l’Humanité. Ce fut encore le débat essentiel sur l’avenir de notre système de santé et la lutte inédite que mènent urgentistes et salariés des Ehpad.

 

À quel endroit peut-on aujourd’hui mettre sur la table les divergences qui se sont exprimés entre la CGT et des figures importantes du mouvement des gilets jaunes comme Jérôme Rodriguez ou Priscillia Ludosky ou donner la parole à Geneviève Legay, militante gravement blessée par la police ? Les échanges, s’ils furent parfois fermes, avaient toujours pour objectif de tracer une issue positive et les contours d’un nouveau rassemblement.


À quel endroit, encore, peut-on assister à une confrontation ferme et franche entre Philippe Martinez, secrétaire général du principal syndicat opposé à la contre-réforme des retraites et son concepteur même, le désormais membre du gouvernement Jean-Paul Delevoye. C’est un honneur pour L’Humanité de donner, comme l’écrivait Jaurès dans son premier éditorial, « à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde ».


À quel endroit le référendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris a-t-il pu prendre autant de résonnance, avec plus de 10 000 signatures collectées ?


À quel endroit enfin, cette gauche si dispersée peut-elle dialoguer avec l’assurance que les questions et débats proposés éclaireront bien une perspective de gauche ? Notre proposition pour les responsables de la gauche, communistes, socialistes, écologistes, insoumis, était de réfléchir aux moyens de « Re-Faire Révolution »


Le samedi le meeting de Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, était tonique et traceur de combats unitaires.

 

Nous n’oublierons pas de sitôt la venue de Dilma Rousseff dans l’Agora après qu’elle ait harangué la foule de la grande scène pour réclamer avec nous la libération de Lula. La dignité et l’abnégation de cette femme sont proprement renversantes, et la précision de son diagnostic sur l’État de son pays impressionnant comme elle en a témoigné à l’Agora. Prendre le temps de l’écouter ne peut être que d’un grand apport pour chaque progressiste. Les remerciements qu’elle a formulés à l’égard de L’Humanité pour son rôle dans la campagne internationale pour la libération de Lula nous touchent autant qu’ils nous obligent à persévérer, à montrer les dangers et impostures du régime Bolsonaro, comme à donner écho à la résistance des forces sociales et politiques brésiliennes.

Le village du monde fut cette année le théâtre de rencontres aussi riches que fécondes entre de nombreux militants venus du monde entier. La fête fait vivre un internationalisme concret. C’est là une de ses dimensions soigneusement tues par les grands médias. Après que j’y ai prononcé le discours d’inauguration qui trace les grandes perspectives mondiales et grands enjeux émancipateurs, des centaines de responsables d’organisations ont pu échanger sur leurs combats respectifs, nouer des liens pour fédérer leurs luttes pour la liberté ou la justice à l’échelle continentale ou internationale. L’Algérie fut à l’honneur lors d’une belle soirée qui mêla l’exigence de compréhension et de perspectives aux chants et aux danses d’un peuple qui aura cette année surpris le monde entier.


« Que la fête fut belle ! », pourrions-nous dire. Si après son clap de fin son souvenir peut s’estomper doucement au fil des semaines, restons persuadés que son âme continuera à inspirer, à réveiller les volontés, à agiter les consciences de ces milliers de jeunes, de moins jeunes, d’ouvriers, de retraités, de salariés qui se sont réunis pendant trois jours sous le ciel de la Courneuve.


Sortir de la fête et entendre le président de la République reprendre les mots de l’extrême droite à propos de l’immigration nous projette à l’opposé : la politique politicienne pour faire monter cette dangereuse extrême droite et se faire réélire. C’est l’opération « détournement ». Le détournement des urgences, du regard sur la contre-réforme des retraites, ou des luttes d’intérêt général des personnels hospitaliers, au profit des questions identitaires. Même opération d’un grand magazine cette semaine pour repousser nos concitoyens de confessions musulmanes. Il faut aussi ne pas être dupe sur l’opération consistant à pilonner EDF. J’avais dit il y a quelques mois que tel était le sens de la nomination de Mme Borne au ministère de « l’écologie ». L’écologie. Ce mot est parfois le vernis des pires opérations.

 

Dans la fête, mille idées, mille propositions pour faire autrement, pour vivre mieux, pour changer le monde et la société. Ce ne peut être passé par perte et profits. Beaucoup de nos confrères des médias publics ont eu tort de ne pas traiter l’événement pour ce qu’il est dans sa globalité et sa diversité. Sa richesse.


Pour que la fête dure au bénéfice de tous, il est indispensable de rester connecté. Indispensable que les journaux qui la portent trouvent un nouveau rebond, une renaissance. Nous avons dû préparer et construire la fête dans les conditions difficiles d’un plan de redressement sous l’œil du tribunal de commerce. Jusque là notre plan contraint a poussé à réaliser des économies sur le fonctionnement du groupe, et sur la masse salariale. Déjà une vingtaine de collaborateurs ont quitté l’entreprise. Parmi ces économies, une part importante affecte la fête de L’Humanité elle-même. Aujourd’hui nous entamons une nouvelle phase pour finaliser des économies de fonctionnement puis la renégociation des dettes. Nous le faisons avec l’objectif de finaliser un plan de continuation. Je l’ai redit avec force au diner des professionnels de la presse qui se tenait le jeudi soir sur le terrain de la fête en présence du ministre de la culture et de la communication. (Voir ici mon intervention). Je le redirai à l’occasion d’une nouvelle audience au tribunal de commerce le 16 octobre prochain. Le combat se poursuit donc pour réussir. Plus de 3 millions de dons et de souscription ont été collecté depuis le début de l’année. Il nous faut en collecter encore au moins UN million d’ici le 15 décembre. Plus de mille abonnements à L’Humanité et L’Humanité Dimanche ont été réalisé durant la fête. Cette campagne doit s’amplifier dans les semaines à venir. C’est un élément décisif démontrant la possibilité de la continuation. D’ici quelques semaines nous présenterons un plan stratégique complet visant le développement pour une renaissance de L’Humanité.


L’Humanité comme L'Humanité Dimanche, chaque jour comme chaque semaine, porte l’esprit de cette fête, ses combats et ses exigences de débat. Ce sont des atouts essentiels pour ouvrir de nouveaux chemins d’Humanité.

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23 septembre 2019 1 23 /09 /septembre /2019 17:16
Marches pour le climat : M. Macron, remballez votre mépris et agissez ! (Ian Brossat - porte-parole du PCF)

Marches pour le climat : "M. Macron, remballez votre mépris et agissez !" (Ian Brossat - PCF)

Selon Le Parisien, le Président de la République, dans l’avion qui l’emmenait à New York, s’est une nouvelle fois livré à des propos particulièrement méprisants. Cette fois, ce sont les jeunes qui participent par dizaines de milliers aux marches pour le climat qui font l’objet de la condescendance présidentielle. « Les dénonciations, on est au courant. Défiler tous les vendredis pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème ». Cette arrogance sans borne est insupportable. Emmanuel Macron a pour mandat de représenter les Français, pas de les accabler de ses propos suffisants et fielleux.

De plus, le chef de l’État fait mine de ne pas comprendre que les marches pour le climat ne se cantonnent pas à la dénonciation de la situation catastrophique du réchauffement climatique, mais exigent d’abord et avant tout de l’action de la part des gouvernements. Or, en matière de transition écologique, le Président se signale par sa passivité criminelle. Pire, derrière les déclarations d’intentions, il continue en réalité « business as usual », en apportant son soutien aux traités de libre-échange comme le CETA, aux projets destructeurs (EuropaCity, CDG Express…), et aux industriels de l’énergie carbonée (renouvellement des concessions aux compagnies d’hydrocarbure, exonérations fiscales sur les énergies fossiles, division par deux du crédit d'impôt pour la transition énergétique, accord donné à Total pour importer 550 000 tonnes d'huile de palme…). Tout récemment encore, le gouvernement a acté la fin du train des primeurs Perpignan-Rungis, donnant ainsi son feu vert à l’arrivée de 25 000 camions polluants supplémentaires sur les routes pour le remplacer.

Alors oui, M. Macron, les jeunes ont raison de se mobiliser par milliers pour dénoncer votre inaction et votre double discours. Remballez votre mépris et agissez vraiment pour sauver le climat !

Ian Brossat, porte-parole du PCF,

Paris, le 23 septembre 2019.

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