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30 décembre 2019 1 30 /12 /décembre /2019 12:43
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
 
Le Président de la République doit s'exprimer ce mardi 31 décembre.
Après 26 jours de mobilisations et de grèves, il doit entendre qu'une grande partie du pays ne veut pas de sa réforme. Et la retirer.
Car une grande réforme, si elle porte l'ambition de transformer profondément notre système de retraite, devrait avoir pour objectif d'être porteuse de progrès pour tous et de rassembler une large majorité
de nos concitoyens, notamment les premiers concernés, les salarié.e.s, la jeunesse et les partenaires sociaux.
C'était l'ambition affichée d'Ambroise Croizat et du gouvernement du général de Gaulle en 1946. Ils y sont parvenus.
Ce gouvernement en est tellement loin. Tous les syndicats et l'ensemble des forces de gauche et écologistes sont contre une réforme budgétaire qui va allonger la durée de notre vie au travail. Seul le Medef applaudit. Et encore, timidement.
Cette réforme concentre ce qu'il y a de pire : elle plafonne les dépenses à 14% du PIB, remplaçant des trimestres par des points, troquant la solidarité par l'individualisation des retraites, changeant le mode de calcul des pensions pour retenir les pires années au lieu des meilleures, portant l'âge de départ en retraite sans malus à 64 ans, réduisant le bénéficie des pensions de réversion, ouvrant en grand la porte aux retraites par capitalisation et aux fonds de pension. Et quand il parle négociation, ce gouvernement ne propose en somme que la clause du grand père. Comment qualifier une société qui dit à ses enfants: « c'est vous qui paierez ! » Où est la solidarité ?
 
Après 25 jours de conflit, les salariés et leurs représentants syndicaux ont montré leur détermination. Les forces de gauche et écologistes demandent également que cette réforme soit retirée pour ouvrir de
véritables négociations.
D'autres propositions ont été formulées pour financer les améliorations du système actuel. Bien sûr toutes ces propositions vont à l'encontre du projet du gouvernement  de faire travailler plus longtemps les
Françaises  et les Français Mais elles portent en elles la marque du progrès et de la justice sociale, de la solidarité, du partage des richesses et du recul des inégalités. Alors discutons-en.
Tout cela alimente la colère d'autant plus qu'il n'y a pas urgence à réformer notre système de retraite.
Sans compter le ras le bol généralisé qui souffle et grandit dans le pays, comme si tous les mauvais coups subis par nos concitoyens depuis deux ans et demi remontaient aujourd'hui.
 
Un président à l'écoute du peuple et de tous les français doit avoir l'humilité d'entendre aussi tout cela. Retirer cette réforme, ce n'est pas perdre. C'est reprendre la main pour ouvrir une nouvelle période
faite d'apaisement et d'un dialogue sincère. L'acte 2 du quinquennat peut commencer ce 31 décembre si le président ouvre une période de dialogue sans imposer sa réforme.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,
 
Paris, le 30 décembre 2019.
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel – PCF)
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29 décembre 2019 7 29 /12 /décembre /2019 06:15
Le tribunal de commerce valide le plan de continuation de l'Humanité - le journal de Jaurès est sauvé une nouvelle fois! - pat Patrick Le Hyaric, 27 décembre 2019
Le tribunal de commerce valide le plan de continuation de l’Humanité
Vendredi, 27 Décembre, 2019

Par Patrick Le Hyaric Directeur de l’Humanité

 

Nous avons reçu, jeudi 26 décembre, les conclusions définitives du tribunal de commerce de Bobigny, à la suite de l’audience solennelle qui s’est tenue le 18 décembre dernier. Elles sont très positives.

Le tribunal constate les considérables efforts que nous avons déployés en appliquant un plan d’économies tel que nous l’avons annoncé dès le début du mois de mars. Il dépasse les 3,5 millions d’euros. Les projections de recettes de ventes de journaux, d’abonnements, de publicité se réalisent et les résultats de la Fête de l’Humanité seront en progrès sur ceux de l’année 2018. Les mobilisations des lectrices et lecteurs ainsi que de nombreux amis ont permis d’améliorer la trésorerie de plus de 4 millions d’euros. Merci, une nouvelle fois, très chaleureusement, à toutes celles et ceux qui ont ainsi participé aux campagnes de dons et de souscriptions. Le tribunal a également constaté l’ampleur inédite des efforts que produisent les créanciers privés et publics. Ils décident d’abandonner 75 % de leurs créances. Fait rarissime qui manifeste la volonté d’une multitude d’acteurs économiques et de partenaires de voir perdurer et se développer l’Humanité comme élément important du débat démocratique et du pluralisme des idées et de la presse. L’actuelle mobilisation de la rédaction pour décrypter, analyser les conséquences de la contre-réforme des retraites, les reportages qu’elle produit sur le mouvement en cours, en soutien à celui-ci, en administrent la preuve avec éclat.

En contrepartie, nous devrons d’ici la fin du mois de mars prochain payer les 25 % de dettes ainsi renégociées. Notre trésorerie, même si elle doit être encore confortée, le permet. Il est décidé que le remboursement d’une partie de créances publiques sera étalé sur deux années et le reliquat d’autres dettes sur dix ans.

Constatant les bons résultats obtenus, le tribunal a déclaré la sortie de l’Humanité de la période d’observation et de redressement entamée le 7 février dernier et a accepté le plan de continuation de la société et de l’ensemble de ses activités.

Désormais, l’Humanité sort donc de la mauvaise passe dans laquelle elle se trouvait et affronte l’avenir dans des conditions nouvelles. Évidemment, cette décision du tribunal de commerce, l’engagement des lectrices et lecteurs, d’amis et de soutiens, celui de celles et de ceux qui y travaillent, celui des créanciers, les efforts de nos partenaires nous obligent au plus haut point. Il n’y a pas de « continuation » de l’Humanité sans penser son développement dans les conditions nouvelles de notre temps : modification des modes d’accès à l’information et de lecture, mais surtout intensification de la guerre idéologique dans laquelle les idées de la République sociale, de la laïcité, de la souveraineté populaire, de la solidarité et de l’en-commun sont battues en brèche et ouvrent la terrible voie aux extrêmes droites. Ce péril trop sous-estimé appelle à renforcer l’Humanité, à élargir son audience et sa diffusion. Heureusement, les mouvements mondiaux en cours pour la justice sociale, la justice climatique, les droits humains et la démocratie sont porteurs d’espoir. Fidèle à son fondateur, Jean Jaurès, l’Humanité prouve chaque jour qu’elle est de ce combat. Son importante mission au service de l’information, du débat, de la connaissance, des révélations, de la défense des intérêts populaires contre l’emprise du capitalisme financiarisé, mondialisé, sur les vies humaines, les menaces sur la paix et l’environnement mériterait d’être plus connue.

La décision du tribunal comporte également des exigences à notre égard. Évidemment, celle de ne plus contracter de dettes et de nous conformer strictement au remboursement des créances retenues, celle de communiquer une situation trimestrielle de nos comptes aux deux commissaires à l’exécution du plan qu’il nomme dans sa délibération, celle de « renforcer les fonds propres de la société de 1 à 2 millions d’euros au cours de la première année, afin de consolider la trésorerie » et de reconstituer le capital social du groupe. Nous ouvrons sans tarder la possibilité de le réaliser – tout en conservant notre indépendance – en créant un fonds de dotation permettant de recueillir cette somme en 2020. Au sein de ce fonds, nous créons le club des « amis-actionnaires » de l’Humanité, parrainé par des personnalités attachées au pluralisme, à l’existence et au développement de l’Humanité. Ce fonds sera partie prenante du capital dans le semestre à venir. Nous donnerons vers la fin du mois de janvier des informations sur ces projets. Nous proposons jusqu’à la mi-janvier aux lectrices et lecteurs d’offrir un abonnement à une personne de leur entourage intéressée par la découverte de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche et de recueillir 1 000 adresses de jeunes à qui nous ferons découvrir l’Humanité numérique dans les semaines à venir.

Ainsi peuvent être créées les conditions d’un nouveau départ pour l’Humanité. Remerciement à toutes celles et ceux qui nous ont accompagnés et soutenus dans la difficile épreuve que nous venons de traverser.

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:43
Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

17 décembre... Un raz-de-marée de manifestants ultra-résolus à obtenir le retrait de la réforme des retraites de Macron et à faire échec à sa politique de casse sociale généralisée. La CGT déclare 1,8 millions de manifestants dans toute la France, plus que le 5 décembre.

plus de 15 000 manifestants à Brest, plus que le 5 décembre

8000 à 10 000 manifestants à Quimper

3000 manifestants à Morlaix

800 à 1000 manifestants à Carhaix

1500 manifestants à Quimperlé

30 000 dans le Finistère en tout

10 000 manifestants à Saint-Brieuc

2000 manifestants à Lannion

6000 manifestants à Lorient

Plus de 3000 manifestants à Vannes

20 000 à 25 000 manifestants à Rennes, plus que le 5 décembre

20 000 manifestants à Tours (la plus grande manifestation de ses 25 dernières années, dit-on)

12 000 au Mans

10 000 manifestants à Saint-Nazaire

30 000 à Nantes

850 à Ancenis et 500 à Châteaubriant

10 000 à Poitiers

12 000 à Albi

45 000 à 60 000 à Toulouse, plus que le 5 décembre

40 000 à Lyon

12 000 à Valence

10 000 à Strasbourg

15 000 à Nancy

15 000 à Nîmes, plus que le 5

9000 à Rodez, plus que le 5

4000 à Brive, 2000 à Tulle, 600 à Ussel

5000 à Epinal

3000 à Saint Quentin (Aisne)

70 000 à Bordeaux

18 000 au Mans

200 000 manifestants à Marseille

22 000 manifestants à Nîmes, plus que le 5 décembre

15 000 manifestants à Toulon, 700 à Brignoles, 1500 à Draguignan

13 000 manifestants à Orléans

10 à 12 000 à Tarbes

6 500 à Besançon

Chiffres et photos communiqués par les sections et fédérations du Parti communiste

 

Le ministère de l’intérieur minimise l’ampleur de la mobilisation
Mercredi, 18 Décembre, 2019 - L'Humanité

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation

 

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation. Selon les chiffres officiels, seules 615 000 personnes auraient défilé dans le pays, dont 76 000 à Paris, soit un résultat en deçà de celui de la mobilisation monstre du 5 décembre, selon le ministère… Quant au cabinet Occurrence, réalisant le comptage pour certains médias, il réussit l’exploit de recenser encore moins de manifestants que la préfecture, avec 72 500 personnes à Paris, quand la CGT en dénombre 350 000. Partout dans le pays, le constat d’une mobilisation grandissante est partagé par les organisations syndicales. La CGT ainsi que Solidaires, qui évoque « une grande réussite », recensent sensiblement les mêmes chiffres : 200 000 personnes à Marseille, 120 000 à Toulouse, 60 000 à Bordeaux, 35 000 à Rouen, 30 000 à Nantes et Lille, 20 000 à Montpellier, Clermont-Ferrand, Brest et Caen, 18 000 à Rennes, 12 000 à Nice et Quimper, 10 000 à Cherbourg…

 

La vraie raison de l'assaut contre les retraites - par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 18 décembre

Plus la lumière se fait sur la nature du projet de liquidation du système de retraites solidaire, plus le gouvernement patauge dans ses propres mensonges et contradictions. Le plan de communication patiemment huilé pour faire accepter ce recul de civilisation majeur, assaisonné des mots flétris « égalité », « universalité » ou « solidarité », s’enraye face à la clairvoyance d’une majorité de nos concitoyens qui continue de soutenir le mouvement grève lancé par les syndicats.

L’universalité prétendue du système par points apparaît désormais pour ce qu’elle est : une promesse de pension croupionne, nivelée vers le bas pour tous les salariés quel que soit leur statut, et qui rendra indispensable la recherche de gains pour financer ses vieux jours. « Au travail ! » pour les classes populaires qui n’auront d’autre choix que d’accumuler de nouveaux points après l’âge pivot, et « à la bourse ! » pour ceux qui auront les moyens de contracter une retraite par capitalisation : voilà le vrai « projet de société » vanté par M. Macron.

Comme l’y enjoint fermement l’Union européenne, le gouvernement s’acharne avec ce projet mortifère à doper la financiarisation de l’épargne retraite. Elle représente « seulement » 230 milliards d’euros d’encours, un niveau très faible comparé aux autres pays européens, et aux plus de 1.700 milliards d’assurances vie. Or l’Union européenne exige que les retraites servent de « galop d’essai » à l’unification des marchés de capitaux sur le continent.

Ce faible attrait pour l’épargne retraite serait dû selon la communication gouvernementale à la complexité des produits proposés. D’où la création d’un nouveau produit d’épargne retraite dans la loi Pacte, effectivement plus accessible mais aux standards de ce qui se fait de plus vorace et juteux sur les marchés financiers, avec les risques accessoires. Ce désintérêt est dû, en réalité, à l’incroyable succès du système de retraite français qui garantit un niveau élevé des pensions nous permettant d’afficher un taux de pauvreté chez les retraités parmi les plus bas du monde. Démonstration est ainsi faite qu’il n’y a nul besoin de s’enchaîner au capital et à ses profits arrachés à la sueur des travailleurs pour présenter un des systèmes les plus efficaces socialement au monde, financé par les richesses produites et redistribuées sans parasitisme actionnarial, et dont le déficit – opportunément exagéré par tous les gouvernements depuis 30 ans – s’avère purement artificiel et serait aisément corrigé par des mesures volontaristes pour sécuriser le travail et l’emploi, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et le retour au niveau antérieur de la cotisation employeur, tout en mettant à contribution les actifs financiers des entreprises et des banques.

Voilà le véritable scandale pour les capitalistes, et la véritable raison de l’assaut contre les retraites. Et le gouvernement peine à s’en cacher. « L’épargne retraite doit devenir un produit phare de l’épargne des Français », s’exclamait Bruno Le Maire le 1er octobre dernier, dès qu’eut séchée l’encre de son stylo au bas du décret d’application du nouveau Plan d’épargne retraite, défiscalisé comme il se doit. Que ce produit financier ait été lancé juste avant l’offensive contre notre système de retraites ne doit rien au hasard : il fallait coûte que coûte pour le pouvoir donner un « signal » de confiance aux assureurs et autres fonds de pensions comme aux potentiels épargnants pour garantir au nouveau produit financier un départ en fanfare. C’est ce dont témoigne la connivence du gouvernement et du Président avec le fonds Black Rock, ce mastodonte nord-américain de la finance qui rêve de mettre la main sur l’épargne française et une partie de la dette publique.

Exiger le retrait de ce projet, c’est empêcher les fonds vautours de s’attaquer aux richesses produites par les travailleurs et, du même coup, mettre un frein décisif à l’entreprise macronienne de saccage de la solidarité nationale et de mise à disposition du capital financier et mondialisé des richesses du pays.

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:24

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le 17 décembre sur Sud Radio.

Fabien Roussel : "ceux qui nous donnent des leçons sont ceux qui aujourd'hui sont bardés de thune"

 

Jean-Paul Delevoye a démissionné lundi 16 décembre après les révélations successives sur les nombreux mandats qu'il avait oublié de déclarer auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, s'en tient-il à la version officielle d'un simple oubli ? "C'est insupportable répond Fabien Roussel au micro de Patrick Roger. Quand j'ai découvert en plus qu'il mettait ça sur le dos de sa femme en disant : 'c'est elle qui fait les comptes', je me dis, le ministre, il est gonflé tout de même... Il ne voit pas qu'il y a 5.000 euros en plus sur ses comptes ?! s'indigne-t-il. Ils brassent combien de milliers d'euros, ces gens-là, pour ne pas se rendre compte qu'il y a 5.000 euros qui ne devraient pas être sur leurs comptes ?!

 

Ils vivent en dehors du sol ! Et ce qui me fait mal aux tripes, c'est que ceux qui nous donnent des leçons, sont ceux qui aujourd'hui bardés de thune, gagnent des 1.000 et des 100, et nous disent qu'il faut travailler plus longtemps. Ils sont pétés de thune et ils nous disent : travaillez plus longtemps, faites des efforts ! C'est insupportable. Il est disqualifié, tout comme sa réforme !"

Jean-Paul Delevoye a été président des maires de France. "On peut avoir des mandats comme ceux-là et être déconnecté de la réalité insiste Fabien Roussel. Il suffit d'aligner le nombre d'émoluments, de salaires, de pensions qu'ils cumulent pour se rendre compte qu'ils ne savent plus combien vaut une baguette de pain et la réalité de la vie. Je suis pour limiter les indemnités des parlementaires" précise-t-il. Selon le journal Le Monde, le secrétariat général de l'Élysée était au courant de la situation. "Ils sont tous mouillés ! estime Fabien Roussel. Quand on a Macron qui travaillait avant dans une banque et émargeait à un million d'euros de salaire annuel, comment voulez-vous que ceux-là savent ce que ça fait une hausse de facture d'électricité de 20 à 30 euros de plus par mois ? Ils sont coupés des réalités !"

 

"Avec la démission de Jean-Paul Delevoye, c'est 1-0 pour le monde du travail !"

 

Pour Fabien Roussel, "avec la démission de Jean-Paul Delevoye, c'est 1-0 pour le monde du travail ! Aujourd'hui, deuxième séquence : grosse mobilisation prévient-il. On a besoin de montrer que le monde du travail est uni, que l'on ne veut pas de cette réforme et de ces gens-là. Je regrette profondément que le gouvernement fasse le choix du bras de fer. Il est décidé de présenter cette réforme un 11 décembre, à quelques jours des fêtes de Noël, la pire des réforme en mettant tout dedans, et il nous demande de ne pas faire grève parce que c'est Noël. C'est intolérable ! Après cette journée de manifestation, on fera le bilan : s'il y a plus de monde et s'il se confirme qu'il y a une majorité de nos concitoyens qui ne veulent pas de cette réforme, il y a ceux qui manifestent et ceux qui ne peuvent pas, le gouvernement doit ouvrir ses deux oreilles et dire qu'il retire sa réforme, qu'on se remettra autour de la table en janvier pour rediscuter de tout estime Fabien Roussel.

Édouard Philippe va recevoir mercredi 18 décembre syndicats et patronat. "Pourquoi il attend demain ? interroge Fabien Roussel. Il ne voit pas aujourd'hui que tout le monde est mobilisé ? Il y a des ports, des aéroports, des raffineries de bloqués. Des personnels soignants vont manifester aussi. Un pays est en éruption : il ne voit pas tout ça ? Il attend demain, une nouvelle journée de mobilisation pour réunir ses ministres ? On est obligé d'attendre que ça pète ? Il faut écouter ceux qui ne peuvent pas manifester et qui n'en pensent pas moins répète Fabien Roussel.

 

"Ils sont en train de préparer un régime par capitalisation"

 

Cette réforme des retraites passerait-elle si certains renonçaient à certains privilèges ? "Avec la loi actuelle, ils ont déjà aligné les régimes spéciaux sur le régime général. Un cheminot a le droit de partir à 52 ans, mais avec 43 annuités, il faut qu'il commence à travailler à neuf ans ! Il partira avec sa pension complète s'il a commencé à partir à 9 ans [pour les nouveaux entrants, ndlr]. Les régimes spéciaux ont déjà été réformés rappelle Fabien Roussel. Ils représentent 400.000 salariés en tout. Ils sont en colère contre un gouvernement qui les traite de privilégiés, alors que les privilégiés, ce sont les Delevoye, les Macron, les Édouard Philippe

Ils sont en train de casser le régime général, le régime Agirc-Arrco du privé, le régime du service public explique Fabien Roussel. Ils vont mettre tout le monde au régime sec et ils sont en train de préparer un régime par capitalisation, notamment pour les plus jeunes. Demain, il y aura un régime 'universel', mais où tout le monde aura une pension extrêmement basse, et on dit aux jeunes que leur pension sera de 30% à 40% de leur salaire moyen, et donc d'aller vers la capitalisation. La loi Pacte a prévu que les assurances puissent gérer des fonds de pensions de retraite pour les futures générations. Les compagnies d'assurance vont doubler leur chiffre d'affaires dans les années qui viennent et vont se gaver sur le dos de nos pensionnés" alerte Fabien Roussel.

 

Fabien Roussel a menacé d'assigner en justice Bernard Arnault, le patron de LVMH, afin qu'il publie les comptes de sa holding. "La société dont il ne publiait pas les comptes, Bernard Arnault SE, c'est une poupée russe ! explique-t-il. J'aurai des révélations à faire dans les jours qui viennent prévient-il. En matière de dividendes, d'optimisation fiscale, de délocalisation de bénéfices, il y a de quoi dire. Le problème, ce ne sont pas les riches précise-t-il, mais le capital. Ces grandes fortunes sont des hommes et des femmes qui réussissent, qui donnent vie à de belles marques, on peut en être fier. Mais de l'autre côté, il y a un capital avide de toujours plus de richesse et ils le prennent sur la sueur des salariés. Au lieu que ces richesses nous reviennent, elles sont captées par ces personnes".

 

À la question de savoir s'il y aura des trains pour Noël, Fabien Roussel répond "je le souhaite ! Le gouvernement a jusqu'à vendredi pour retirer sa réforme. Sinon, le gouvernement portera la responsabilité lourde de bloquer le pays".

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 06:02

 

La mobilisation de ce 17 décembre contre le projet de réforme Macron a dépassé celle du 5 décembre dernier et atteint un niveau historique, exceptionnel. Les salariés qui ont fait le choix de manifester, malgré les entreprises de division conduites par le Premier ministre et son gouvernement, sont toujours plus nombreux: personnels de la santé, de l'éducation nationale, pompiers, salariés des transports, des ports, énergéticiens, de la chimie, du commerce, de la fonction publique, étudiants.... la liste est longue et dépasse largement celle des régimes spéciaux !!

 

 

A l'évidence, après sa présentation par le Premier ministre, les Français-e-s ont parfaitement compris les conséquences d'un tel projet de retraites à points : moins de pensions, un nouveau recul de l'âge de départ à la retraite,... et toujours plus de sacrifices pour le monde du travail dans son ensemble. Ils et elles ont perçu que la retraite selon E. Macron et E. Philippe, c'était d'abord un formidable marché pour le monde de la finance et de l'assurance (320 milliards d'euros), si cher à l'ex Haut-Commissaire aux retraites.

Le Premier ministre n'a pas d'autre choix que de retirer son projet et d'ouvrir des véritables négociations avec les organisations syndicales et un débat politique dans tout le pays, sous peine d'aggraver la crise qui traverse notre pays juste avant les fêtes de fin d'années.


Le PCF, pour sa part, entend poursuivre et amplifier la mobilisation partout dans le pays, pour continuer à mettre à jour les effets néfastes de la réforme Macron et pour montrer qu'une bonne réforme de notre système de retraites solidaire est possible et nécessaire, sans allonger le temps de travail des salariés.


C'est le sens de la proposition des communistes adressés au Premier Ministre et aux forces syndicales ( accessible sur le site Pcf.fr ):

Faire cotiser les revenus financiers des entreprises au même niveaux que les salariés (31 Mds), assurer une stricte égalité salariales Femmes-hommes (Près de 9 Mds), augmenter le SMIC de 20 % (3 Mds) permettrait de corriger les insuffisances du système actuel et d'offrir de nouveaux droits à tous les salariés : partir à 60 ans avec une pension calculée sur les 10 meilleures années (et les 6 derniers mois pour les enseignants), garantir à chacun qu'aucune pension ne soit inférieure à un SMIC,...

Partout dans le pays, les communistes vont amplifier leurs efforts pour mettre ces propositions dans le débat public avec nos concitoyen-ne-s. Ils seront également aux côtés de tous les salariés en lutte, dans les formes qu'ils décident démocratiquement.


Ils prendront aussi toutes les initiatives pour travailler avec les autres forces de gauche et écologiste sur des propositions communes, en lien avec les organisations syndicales, pour montrer que d'autres choix, porteurs de progrès, sont possible.

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15 décembre 2019 7 15 /12 /décembre /2019 07:35
Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Fête du Viaduc 2019

Comme chaque année depuis les années 60, les communistes du Pays de Morlaix organisent leur fête du Viaduc le vendredi 1er mai 2020.
Une « mini-fête de l’Huma » dont la 56e édition devrait attirer à nouveau plusieurs centaines de personnes qui devrait avoir lieu cette année encore place Allende.
 
Hier, vendredi 13 décembre, avec 35 camarades engagés comme bénévoles sur la fête de l'an passé (une partie des militants bénévoles simplement avait pu se libérer), nous avons fait un repas fraternel au local de notre section de Morlaix et nous avons décider de la Programmation de la fête: 
 
- Avec pour le discours Politique à 15h30, Guillaume Roubaud-Quashié, un des jeunes dirigeants nationaux de notre parti, historien, président de la commémoration des 100 ans du Parti Communiste Français, président de la maison Elsa Triolet et Aragon, animateur de la revue du PCF "Cause Commune"
 
Une exposition devrait être présentée sur 100 ans d'histoire du Parti Communiste.  
 
- Et pour la partie concert, comme premier invité connu, l'excellent chanteur douarneniste Claude Couamme: chanson française, répertoire des Aragon, Ferrat, Ferré. 
 
Nous les en remercions chaleureusement!
 
Les deux invités nous ont donné une réponse positive immédiate.
 
 
La fête du Viaduc 2020 s'annonce très belle!!!
 
Guillaume Roubaud-Quashié

Guillaume Roubaud-Quashié

Claude Couamme

Claude Couamme

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:48
[ASSEMBLÉE NATIONALE]

Résolution Maillard: Intervention de Jean-Paul LECOQ, député communiste

Jean-Paul LECOQ, député PCF de Seine-Maritime, est intervenu le 3 décembre dernier lors du vote sur la résolution Maillard: "Ce soir, la majorité a fait voter une résolution visant à créer l’amalgame entre l’antisionisme qui est une opinion politique, et l’antisémitisme, qui est un délit. J’ai fermement critiqué cette limitation de la liberté de pensée. Je suis contre toutes les formes de discriminations et de racisme, mais aussi contre la colonisation illégale de la Palestine, et pour boycotter les productions des entreprises implantées dans ces colonies."
Engagés pour l’amitié entre les peuples et la Paix, les députés communistes se sont donc logiquement opposés à cette résolution. [VIDEO]

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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:45

RETRAITES, CLIMAT : DEUX ENJEUX DE CIVILISATION

Le magnifique mouvement social et le très large soutien populaire qu’il recueille attire de nombreux regards européens sur la France . Qu’observe-t-on , en effet, depuis un quart de siècle, chez nos voisins européens comme chez nous-mêmes, en matière de « réformes » des systèmes de retraites ? Que, quelque soit la situation de départ dans un pays (taux de natalité, espérance de vie, part des pensions dans le PIB, état de la législation en la matière…) , les « réformes » entreprises conduisent à faire partir les salariés le plus tard possible et à leur faire toucher moins de pension. En Allemagne, où l’âge légal de départ à la retraite était déjà fixé à 65 ans, il a été porté à 67 ans d’ici 2030. Puis, une fois que cette régression fut considérée comme acceptée par la société, des voix s’étaient élevées -dont celle de Wolfgang Schäuble lorsqu’il sévissait encore au ministère des finances de Berlin.- pour préconiser un passage à…70 ans ! De fait, aujourd’hui, selon les projections de la Bundesbank, les personnes nées en 2001 ne prendront leur retraite qu’à 69 ans et quatre mois ! En Suède, où la retraite à points -chère à Emmanuel Macron- a été instaurée dès 2001 , le taux de pauvreté des seniors a explosé. Il est aujourd’hui en Suède deux fois plus élevé qu’en France , au point qu’ une personne sur quatre de plus de 69 ans y travaille toujours ! En Italie, où le système de retraite passait jusqu’aux années 90 pour particulièrement « généreux », les « réformes » successives ont démantelé tous les acquis sociaux. Le directeur de l’Institut National de Prévoyance Sociale annonçait il y a plusieurs années que la génération née dans les années 80 pourraient travailler jusqu’à…75 ans. C’est dire si l’issue du bras de fer entre les travailleurs en lutte et le pouvoir, en France, suscite de l’intérêt bien au-delà de nos frontières. Enrayer cette spirale régressive et engager, à contrario, une vraie réforme progressiste garantissant à l’ensemble des retraité.é.s une place digne dans la société constitue , à l’échelle de toute l’UE, un enjeu de civilisation. 

Ce combat exemplaire ne nous fait pas oublier un autre enjeu de civilisation qui, lui aussi , engage l’avenir de nos sociétés : celui de la défense du climat et de l’environnement en général. Ironie du sort : au moment-même où les Françaises et les Français se mobilisent en masse pour leur droit à une retraite décente, la Conférence mondiale sur le climat, la COP 25 , réunie à Madrid du 2 au 13 décembre, illustre une autre dimension des ravages dont le néolibéralisme se rend coupable à l’échelle de la planète. Y compris dans l’Union européenne , dont les gouvernements s’avèrent incapables, selon l’Agence européenne de l’environnement (AEE) elle-même, de respecter les objectifs auxquels ils s’étaient engagés pour 2020. C’est notamment le cas en matière de protection de la biodiversité : la protection des espèces et des habitats naturels, des zones humides, des écosystèmes marins et des sols n’est pas à la hauteur . Mais cela vaut également pour la lutte contre le changement climatique et la surconsommation des ressources naturelles. Dans tous ces domaines, l’UE doit agir « urgemment » souligne l’AEE. La dernière période a révélé la sensibilité grandissante à cet autre défi,  qui se manifeste dans notre société comme chez nos voisins. De la jonction de ces deux mouvements naîtra la perspective que nous appelons de nos vœux.

 

Retraites, climat: deux enjeux de civilisation (Francis Wurtz, L'Humanité Dimanche, 12 décembre 2019)
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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:32
Soutien à Vincenzo Vecchi - Pierre Dharréville et Pierre Laurent s'engagent au côté du militant altermondialiste italien réfugié politique en Bretagne
SOUTIEN A VINCENZO VECCHI

Vendredi 15 novembre dernier, plus de trois mois après son arrestation, Vincenzo VECCHI a été libéré du centre pénitentiaire de Renne Vezin. Malgré la décision de la cour, le parquet, qui possède la mission générale de veiller à l’application de la loi au nom du respect des intérêts fondamentaux de la société se pourvoit en cassation.
Vincenzo VECCHI est un ressortissant italien qui vit en Bretagne depuis plus de 8 ans. Il avait été condamné en Italie à 12 ans d’emprisonnement avec comme chef d’accusation « dévastation et saccage ». Les griefs qui lui étaient reprochés étaient la participation à la manifestation contre le G8 à Gênes en 2001 et à une manifestation anti-fasciste, non autorisée, à Milan en mars 2006. [POUR EN SAVOIR PLUS]

Pierre LAURENT, sénateur de Paris, a envoyé une lettre à la ministre de la Justice pour une demande de renseignements sur les raisons de cette décision et pour s'assurer que les droits fondamentaux de Vincenzo VECCHI soient garantis. De son côté, Pierre DHARREVILLE, député des Bouches du Rhône, s'étonne auprès de la ministre de la décision du parquet de se pourvoir en cassation et précise que cette situation a une signification politique inquiétante

 

Victoire !

Par le délibéré du vendredi 15 novembre, Vincenzo est enfin libéré du centre pénitentiaire de Rennes Vezin.

Il est maintenant parmi nous à Rochefort-en-Terre, comme il l’est depuis 8 ans.

Ce fut une joie de fêter tous ensemble et avec lui cette victoire.

Pour rappel, Vincenzo a participé en 2001 au contre-sommet du G8 à Gênes où la répression policière fut très violente, et en 2006 à un rassemblement antifasciste à Milan.

Il a été condamné à 12 ans et 6 mois de prison, sous le chef d’inculpation de « Dévastation et pillage », délit issu du code Rocco introduit par le régime fasciste en 1930. C’est la première fois, 70 ans après, qu’il est utilisé à l’encontre de manifestant.e.s. Demeurant en France depuis 2011, Vincenzo a été arrêté le 8 août dernier, sous le coup de deux mandats d’arrêts européens.

Vendredi 15 novembre dernier, plus de trois mois après son arrestation, la cour a jugé que :

  • Le mandat d’arrêt européen concernant Milan est sans objet, validant clairement que ce mandat est mensonger. La déloyauté de L’Italie envers la France et par extension envers les autres pays européens est bien réelle : l’Italie a produit un faux puisque Vincenzo a déjà purgé sa peine !
  • Le mandat d’arrêt européen concernant Gênes est irrecevable. Principale cause :  une erreur de procédure de la part de l’autorité judiciaire française. Il s’agit de l’omission de la transmission de la demande de Vincenzo relative à l’assistance d’un avocat en Italie, pays émetteur par l’autorité judiciaire de la France, l’État d’exécution. C’est l’article 695-27 du code de procédure pénal qui, s’il n’est pas respecté, a pour conséquence la nullité de la procédure. En effet, cette omission porte nécessairement atteinte aux droits de la défense. C’est imparable, il y a plusieurs précédents.

Victoire fragile…

Nous nous réveillons au lendemain de cette fête avec un goût amer car encore pleins d’incertitudes par rapport au maintien en liberté de Vincenzo, à court, moyen et long terme.

Malgré la décision de la cour, le parquet, qui possède la mission générale de veiller à l’application de la loi au nom du respect des intérêts fondamentaux de la société se pourvoi en cassation.

Ce qui est rageant, c’est que le délibéré de la cour peut faire croire que seules les autorités judiciaires françaises sont mises en cause par leur erreur de procédure. Ce délibéré peut laisser penser que sans cette erreur le mandat d’arrêt européen concernant Gênes émis par l’Italie pourrait être recevable… Or il n’en est rien !

Dans le fond comme dans la forme, Vincenzo, ses avocats et tout le comité ont apporté énormément de contenu et de nombreux arguments démontrant tout le contraire :

  • Le délit de dévastation et pillage issu du code Rocco mis en œuvre à l’époque fasciste et l’énormité de la peine encourue que ce délit entraine : Vincenzo risque une peine de 13 ans de prison soit une peine équivalente à un crime de sang.
  • La notion de « concours moral » inclut dans ce délit de dévastation et pillage : il n’est pas besoin d’avoir des preuves du délit, la simple présence sur les lieux suffit à rendre la personne complice et donc coupable : dans le dossier du procès de Vincenzo, il n’y a aucune preuve tangible.
  • La disproportion des peines entre les manifestants et les carabiniers incriminés : l’équivalent de 100 ans de prison prononcés à l’encontre de 10 manifestants contre 0 jour de prison réalisé par les carabiniers qui ont tabassé, humilié et torturé des centaines de manifestants de façon systématique et coordonnée lors du contre-sommet du G8 de Gênes. Rappelons que la Cour Européenne des Droits de l’Homme a condamné (en 2017) l’Italie pour actes de torture.
  • La disproportion de la peine prononcée à l’encontre de Vincenzo en Italie par rapport au droit français.
  • La déloyauté des autorités italiennes envers la France, qui ont tenté de prime abord de charger le dossier de Vincenzo en éditant un faux mandat d’arrêt pour Milan. Pour les faits de Gênes, ils n’ont pas transmis le dernier jugement du procès de 2012 mais l’avant dernier qui était plus à charge encore avec une peine à purger plus lourde.
  • La crainte quant à ses conditions de détention s’il était renvoyé en Italie, pays qui ne respecte pas les exigences de la Convention Européenne des Droits de l’Homme.
  • La date à laquelle les faits reprochés se sont produits soit en 2001 ne peuvent pas donner lieu aujourd’hui à un Mandat d’arrêt européen car à l’époque, cette procédure n’était pas actée en Italie. Elle aurait dû avoir recours à une procédure d’extradition qui aurait permis aux avocats de revenir sur le fond du dossier et d’aborder le côté éminemment politique du procès de Gênes.

Ce n’est pas rien et nous sommes toujours très confiants sur la valeur de tous ces arguments.

Ils n’ont pas été mentionné dans le délibéré de la cour qui s’est prononcée sur un élément formel, une erreur de procédure commise par la France, même si elle sous-entend quand-même que les droits à la défense de Vincenzo en Italie ne sont pas assurés.

Qu’en est-il pour Vincenzo aujourd’hui ?

Il est libre en France, mais pas ailleurs en Europe et surtout pas en Italie. Et si le mandat d’arrêt européen est accepté de fait par tous les pays d’Europe lors de son émission, sa nullité n’est acquise que par le pays qui le casse.

Restera-t-il libre au moins jusqu’à la décision de la cour de cassation ?

Impossible d’avoir une réponse claire dans les méandres des procédures.

Que se passera-t-il si le pourvoi en cassation renforce la décision de la cour et maintient l’irrecevabilité du mandat européen concernant Gênes ?

Nous pensions que l’Italie ne pourrait pas émettre un second mandat pour les mêmes faits si le premier a été cassé. En fait, personne ne peut nous le certifier.

Et si la cour de cassation remet en cause la décision du tribunal ?

On recommence tout avec une nouvelle composition de la cour !

Dans ce marasme, comment ne pas être d’abord hébété, sans voix ?

Où se situe la violence ?

Vincenzo est libéré mais n’est pas encore libre. 

L’Italie fait preuve de violence à son égard par son acharnement à le récupérer.

Quelle peur transmet-elle aux personnes manifestant leurs idées qu’elle ne partage pas ? 

L’Italie s’est acharnée sur les manifestants lors du contre-sommet du G8 à Gênes en 2001.

L’Italie s’acharne sur Vincenzo en France en s’exonérant de toute loi :

  • Elle veut le récupérer pour l’exemple 18 ans après pour des faits non prouvés.
  • Elle le fait passer pour un dangereux criminel aux yeux de la justice française en lui mentant
  • Elle émet des mandats d’arrêts européens non recevables pensant que cela passerait comme une lettre à la poste. Et on peut penser que Vincenzo serait déjà remis à l’Italie sans l’énorme mobilisation qui s’est créée juste après son arrestation.

L’Italie s’acharne contre Vincenzo en Italie en inquiétant Viviana, son ex-compagne, mère de sa fille : des policiers ont perquisitionné son domicile le lendemain de l’arrestation de Vincenzo, sans aucun mandat de perquisition, faisant fi de toute loi. Malgré l’irrégularité de la perquisition, elle n’a pas encore pu récupérer les nombreux objets confisqués. Une enquête pèse sur elle en vue d’un futur procès.

Et le gouvernement français, par l’intermédiaire du procureur général, va dans le même sens que l’Italie. La France prend maintenant la même direction avec le pourvoi en cassation du parquet qui remet en cause une erreur de procédure qu’il a lui-même produite ! C’est ahurissant !

L’Italie est très énervée de la décision de la justice française.

La France veut-elle préserver ses rapports avec l’Italie avec ce pourvoi en cassation, se fichant complètement de ce qu’un être humain puisse subir depuis 18 ans ? Et dans ce cas « les intérêts fondamentaux de la société » que le parquet protège sont-ils alors contraires aux droits fondamentaux de chaque être humain qui compose cette société ?

C’est une violence sournoise mais bien réelle qui s’installe progressivement en France et en Europe. L’histoire de Vincenzo en est un exemple parmi tant d’autres.

A l’heure où gouvernements, médias et par extension l’opinion publique condamnent facilement les violences des manifestants sur du matériel, nous condamnons avant tout la violence autoritaire, répressive et judiciaire des États européens qui saccagent les droits fondamentaux et pillent le principe de liberté dont chaque personne devrait jouir.

Nous, comité de soutien à Vincenzo, continuons à nous mobiliser pour que sa libération soit pérenne et assurée.

La Liberté pour Vincenzo, c’est le principe de liberté défendu pour tous !


Un comité de soutien pourquoi ?

Pour de multiples raisons :

Parce qu’avant tout Vincenzo est notre ami, notre voisin, notre camarade.

1/ La légitimité de la condamnation à 2 niveaux :

– Par rapport à la manifestation de Gênes, la répression policière a été condamnée par différentes instances internationales, dont l’une des dernières en 2015 par la Cour Européenne des droits de l’homme. L’Italie a été condamnée pour n’avoir jamais poursuivi en justice, ni même identifié, les auteurs de violences policières contre des militants altermondialistes, en marge du sommet du G8 à Gênes en 2001. Des mauvais traitements pourtant assimilables à des « actes de torture » selon la CEDH.  Ce qui bien évidemment peut questionner la légitimité du jugement.

– Le chef d’accusation sur lequel est basé le jugement « Dévastation et saccage », considéré comme un crime contre l’ordre public. Ce crime a été introduit par le code Rocco de 1930 (donc en période fascisante) et est encore en vigueur aujourd’hui pour réprimer les révoltes de rue. Ce code permet de condamner à des peines de prison de 8 à 15 ans, sans avoir à prouver la culpabilité des inculpés. Il est suffisant de se trouver à un endroit où a lieu le désordre… Le contexte de création de ce chef d’inculpation questionne là-encore la légitimité de cette condamnation.

2/ Le caractère éminemment politique de cette arrestation et extradition.

En effet, l’extrême droite participe de plus en plus fortement au gouvernement italien. Vincenzo ayant été fortement engagé dans la lutte antifasciste, et les accusations prononcées contre lui étant liées à des actions anti-fascistes,  il semble plus qu’évident qu’il servira d’exemple dans cette affaire.

Un comité de soutien pour quoi faire concrètement

Notre 1er objectif est de bloquer la procédure d’extradition, ou au moins la retarder au maximum, afin de donner le temps pour assurer une vraie défense.

Nous espérons qu’il reste en France et ne soit pas « livré » à la justice italienne.

Si vous voulez vous joindre ou soutenir, différents moyens possibles :

  • Vous informer sur les actions en cours via le site www.comite-soutien-vincenzo.org / page Facebook @soutienvincenzo,
  • Nous contacter pour participer au comité de soutien : comite.soutien.vincenzo@gmail.com
  • Soutenir financièrement les frais inhérents pour assurer une défense digne de ce nom.
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14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:22
PRÉSIDENTIELLE ALGÉRIENNE : LE PEUPLE INFLIGE UN CAMOUFLET AU POUVOIR (PCF)
PRÉSIDENTIELLE ALGÉRIENNE : "LE PEUPLE INFLIGE UN CAMOUFLET AU POUVOIR" (PCF)
 
Le peuple algérien et sa diaspora viennent d'administrer un nouveau camouflet au pouvoir  en s'abstenant massivement à l'occasion du scrutin présidentiel.  Il a infligé également une rebuffade au chef d'état-major
Ahmed Gaïd Salah puisque ce dernier avait déclaré que la participation serait "massive". Après cette mascarade électorale, la mobilisation apparaît comme la plus faible de toute l'histoire de l'Algérie.
Sans ambiguïté les Algériens ont rejeté les cinq candidats incarnant la tentative de régénération de l'ère Bouteflika. En boycottant, ils ont exprimé leur choix d'une transition démocratique dans le cadre d'un Etat
de droit incarné par des civils afin d'organiser par la suite des élections libres.
Cette détermination pacifique s'est encore exprimée hier et aujourd'hui par des manifestations gigantesques témoignant de la volonté d'inscrire le mouvement dans la durée.
Le nouveau président élu au 1er tour, Abdelmajid Tebboune, un ancien premier ministre d'A. Bouteflika, sorte de marionnette aux mains de la hiérarchie militaire, n'a aucune légitimité pour le peuple algérien. Il
porte déjà les stigmates des nouvelles arrestations qui se sont produites.
Rien n'arrêtera le courage, la résolution et l'énergie du peuple algérien qui proclame "Nous voulons la liberté".
Dans ce combat révolutionnaire, les Algériens pourront compter sur la solidarité totale du Parti communiste français.
 
Parti  communiste français,
 
le 13 décembre 2019
PRÉSIDENTIELLE ALGÉRIENNE : LE PEUPLE INFLIGE UN CAMOUFLET AU POUVOIR (PCF)
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