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10 mars 2020 2 10 /03 /mars /2020 15:54

 

Le Premier ministre a annoncé samedi en fin de d’après-midi le recours au 49.3 pour le projet de loi sur les retraites, privant ainsi la représentation nationale d’un vote sur un texte présenté par Emmanuel Macron et le gouvernement comme la « reine des réformes du quinquennat ». L’opération a été préparée en loucedé lors d’un Conseil des ministres extraordinaire consacré, le matin même, au Coronavirus.

 

 

 

Pour faire oublier la fièvre parlementaire sur la réforme des retraites et passer à autre chose, le pouvoir a manœuvré avec cynisme en profitant de l’inquiétude des Français vis-à-vis d’un risque d’épidémie (voir plus bas). Le pouvoir mise sur un basculement de l’opinion publique du dossier des retraites à celui du Coronavirus.

À quinze jours des élections municipales, il ne voulait pas faire durer le supplice. Comme cela avait déjà été le cas lors de l’examen du projet de loi en commission spéciale, le débat dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale au cours des 12 derniers jours a de nouveau fait la démonstration de l’incapacité du gouvernement et de sa majorité parlementaire à apporter des réponses précises à des questions portant sur l’avenir des retraites. Certains sujets ont même tourné à un véritable fiasco pour le pouvoir. Un exemple parmi tant d’autres : comment va évoluer la valeur du point ? Réponse : par une indexation sur un index… qui n’existe pas, qui reste à créer de l’aveu même du ministre ! On pourrait multiplier les exemples : sur la pénibilité (bravo aux députés communistes pour avoir si bien parlé des métiers où les salariés n’ont vraiment pas envie d’avoir le « loisir de se tuer à la tâche », sur le financement de la période de transition, sur la situation faite aux femmes, sur les inégalités entre générations, sur l’espérance de vie en bonne santé et l’âge pivot... Le seul élément gravé dans le marbre est la règle d’or de « l’équilibre financier », avec une baisse du financement et de la part de la richesse nationale consacrée aux retraites. Malgré des mois et des mois de « concertation », de pédagogie, le pouvoir n’a pas réussi à convaincre de la nécessité, et encore moins des bienfaits ou de la justice de sa réforme du système de retraites. En s’attaquant au cœur du pacte social, Emmanuel Macron et le gouvernement ont en fait ouvert un débat de fond portant sur le choix de société (quel travail, quelle vie après le travail, la solidarité entre les générations, le financement de notre protection sociale, les inégalités).

Aujourd’hui, malgré les départs successifs de députés macronistes (un sénateur des Bouches-du- Rhône vient d’annoncer son départ du groupe au Sénat et des députés sont à la manœuvre pour constituer un nouveau groupe au Palais Bourbon), le pouvoir dispose toujours d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Le 49.3 est donc utilisé contre les oppositions et la démocratie parlementaire, pour mettre fin au débat sur le fond, comme cela avait été le cas pour les travaux de la commission spéciale, et pour mettre un terme à ce spectacle catastrophique pour le pouvoir d’une majorité dos au mur, incapable de défendre sa réforme, confrontée à une opinion publique majoritairement hostile au projet de loi et favorable au recours au référendum comme ultime solution. Après le choix d’une procédure accélérée (pour une réforme qui ne rentrerait en vigueur qu’en 2037, où est l’urgence ?), l’utilisation du 49.3 est donc un nouveau seuil franchi dans la crise politique et démocratique.

Après le mouvement des Gilets jaunes, qui n’a obtenu aucune réponse pérenne sur les deux moteurs de la mobilisation populaire, la démocratie et la justice sociale (via la justice fiscale), puis avec le mouvement sur les retraites, avec des formes de lutte et de mobilisation inédites (encore ce dimanche avec des acteurs de la Comédie française et une pluie qui s’est arrêtée pour les laisser jouer), le macronisme poursuit sa course vers un autoritarisme qui fracture notre société et nourrit la violence. La question de l’avenir politique de notre pays doit être examinée avec gravité. Le pire est possible. Une alternative progressiste est plus que jamais urgente et nécessaire. Engageant sa responsabilité sur ce texte (il ne pourra donc pas le faire sur le volet organique de la réforme), le gouvernement fait tout au contraire preuve d’une très grande irresponsabilité en s’entêtant sur un texte mal préparé, incomplet, flou, à trous avec 29 ordonnances pour 65 articles, non financé, ne garantissant pas l’avenir des retraites et ayant comme seul « imaginaire » celui de travaille plus longtemps pour des pensions réduites. On peut y voir, comme cela est régulièrement rappelé, de l’amateurisme ; c’est aussi la marque d’un pouvoir voulant faire taire les partenaires sociaux, le Parlement, les citoyens, les mobilisations. Un pouvoir pour qui la construction d’un compromis n’est plus un objectif pour travailler à l’intérêt général.

Un nouveau seuil dans la crise politique

Face aux réactions dénonçant un passage en force et un aveu de faiblesse, le Premier ministre évoque un dispositif prévu par la Constitution, déplore la stratégie « d’obstruction parlementaire » de l’opposition, et promet un « nouveau texte, enrichi de tous les acquis de la négociation avec les partenaires sociaux et d’un grand nombre d’amendements venus de la majorité parlementaire ». Édouard Philippe a adressé un courrier aux partenaires sociaux sur la « poursuite des travaux de la conférence de financement », en précisant qu’à défaut d’accord entre les organisations syndicales et patronales, « le gouvernement prendra ses responsabilités, aussi bien en matière de retour à l’équilibre qu’en matière de pénibilité ». Cette tentative d’apaisement et de diversion est vouée à l’échec. Le gouvernement a voulu profiter de l’inquiétude des Français sur le coronavirus et le risque d’une crise sanitaire pour, en plein week-end, faire passer le 49.3. Cela a eu l’effet inverse avec des rassemblements spontanés, à Paris devant l’Assemblée nationale et dans de très nombreuses villes. D’autres mobilisations sont programmées pour aujourd’hui et demain.

Du côté des syndicats, la CFDT, dans un communiqué, déplore « que les débats n’aient pas pu se tenir jusqu’au bout », renvoyant dos à dos « la multiplication stérile d’amendements sans aucun intérêt et le recours au 49.3 » et donnant rendez-vous lors du passage du texte au Sénat. La CFDT attend des bougés sur la pénibilité afin « de conjuguer régime universel et justice sociale ». Pour la CGT, Philippe Martinez a annoncé une nouvelle mobilisation dès cette semaine. L’intersyndicale se réunit lundi matin pour fixer ce calendrier.

Quelles suites ? Deux motions de censure ont été déposées. L’une par les groupes de gauche (PCF, LFI, PS), l’autre par LR. Le débat aura lieu mardi. La création d’une commission d’enquête sur la sincérité, l’exhaustivité et l’exactitude de l’étude d’impact sera discutée mercredi. Dans son avis au vitriol, le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative, avait jugé la réforme incomplète, concluant à l’impossibilité de « garantir la sécurité juridique » du projet de loi. Le Conseil constitutionnel sera saisi. De nouvelles journées nationales de mobilisation feront entendre l’opposition à cette réforme des retraites et au coup de force démocratique. Dans un tel contexte, la bataille pour un référendum est plus que jamais centrale. Dans un récent sondage, 67 % des personnes interrogées ont demandé l’organisation d’un tel référendum sur l’avenir des retraites.

 

 

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9 mars 2020 1 09 /03 /mars /2020 15:39
Manifestations de femmes et de gilets jaunes : Le PCF dénonce des violences illégitimes
 
Manifestations de femmes et de gilets jaunes : Le PCF dénonce des violences illégitimes
 
 
Samedi 7 mars, veille de la journée internationale pour le droit des femmes, à l’appel de collectifs et d’associations, plusieurs milliers de personnes ont participé à une marche nocturne pour un féminisme
populaire et antiraciste.
 
 
Cette manifestation a fait l’objet de charges policières injustifiables et disproportionnées avant que les forces de l’ordre ne tentent de disperser la foule avec du gaz lacrymogène.
 
Une fois de plus, le PCF déplore que l’usage de la force s, celles et ceux qui expriment de justes revendications. Il est intolérable que des femmes aient été frappées, traînées et repoussées violemment dans les escaliers d’une station de métro alors qu’elles manifestaient contre les violences machistes et sexuelles.
 
Le PCF dénonce fermement ces violences absolument illégitimes alors que 9 personnes ont été interpellées avant d’être relâchées dimanche soir.
 
Ces faits interviennent au moment où le préfet de police de Paris, Didier Lallement, est critiqué jusque dans ses rangs.
 
Sa gestion du maintien de l’ordre, avec la technique du « nassage », et l’emploi disproportionné de la force est remise en cause.
 
A Nantes, d’autres violences ont eu lieu à l’occasion d’une manifestation de gilets jaunes qui a été durement réprimée, un jeune ayant eu sa mâchoire arrachée.
 
Sur ces affaires, toute la lumière doit être faite. Le Ministre Castaner doit s’expliquer sur la gestion des forces de l’ordre et à travers elle, les consignes qui leur sont données.
 
Le PCF déplore une fois de plus ce climat de violence qui constitue une nouvelle régression démocratique et marque de plus en plus une tendance autoritaire du gouvernement d’Édouard Philippe.
 
Le PCF demande le rétablissement d’une police républicaine qui intervient dans le cadre de ses missions de service public et non une police utilisée pour museler et intimider le mouvement social.
 
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 9 mars 2020.
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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 09:26
Question au gouvernement de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen sur les conditions de détentions des mineurs non accompagnés
 
 
 
 
🤬 J'interroge Nicole Belloubet, Ministre de la Justice, sur les conditions de détention, inhumaines, des mineurs non accompagnés.

"Mme Laurence Cohen attire l’attention de Mme la garde des sceaux, ministre de la justice sur les conditions de détention des mineurs non accompagnés, suite au suicide tragique de l’un d’entre eux à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, le lundi 17 février 2020.

Comme le rappelle notamment la Ligue des droits de l'Homme, sur les 4 333 mineurs déférés au tribunal pour enfants de Paris en 2019, 68 % sont des mineurs isolés. Ils représentent 45 % des adolescents incarcérés à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis. Le rapport 2017 de La Cimade dénonce la généralisation des logiques d’incarcération et de placement en rétention de ces mineurs. Dans un rapport de 2018, la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté s’inquiète de la quantité non négligeable de mineurs non accompagnés dans les prisons françaises. En novembre 2019, dans son rapport sur les droits de l’enfant, le défenseur des droits s’alarmait de leur traitement.

Ce nouveau suicide doit nous alerter sur la vulnérabilité de ces jeunes, victimes de stigmatisations et de discriminations au sein des établissements pénitentiaires. En effet, leur prise en charge, faute de moyens et de personnels en nombre suffisant, s’avère difficile et ne favorise ni leur intégration ni leur réinsertion. Ces jeunes, souffrant souvent de poly-toxicomanie et de troubles psychiatriques, nécessitent un vrai accompagnement.

Souvent sans attaches, sans adresse ni responsables légaux, sans papiers et parlant mal le français, ils sont convoqués en procédure accélérée devant les juges et presque systématiquement placés en détention provisoire, pour des délits mineurs de subsistance. Face à la justice, ils sont soupçonnés de mentir, en particulier sur leur nom et leur âge. À ce sujet, La Cimade dénonce les tests osseux et les humiliations qu’ils peuvent subir comme des examens des parties génitales. Considérés à tort comme adultes suite à ces tests non fiables, certains mineurs se retrouvent en prison pour adultes.

En prison, ils sont discriminés par les autres jeunes et les adultes, ce qui les fragilise davantage. De plus, une fois incarcérés, ils n’ont plus de contact avec leur famille, leur seul lien avec elle étant souvent les réseaux sociaux, bannis des établissements pénitentiaires. À cet isolement, s’ajoutent les provocations, les injonctions à faire entrer des produits illicites de la part des autres détenus qui multiplient menaces et violences à leur encontre.

La loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 dite « asile et immigration », comme le durcissement des politiques européennes, renforcent la stigmatisation et contribuent à fragiliser ces mineurs. Ainsi, elle lui demande quelles actions concrètes elle entend mettre en place pour sortir de cette situation injuste et inhumaine qui ne permet pas de répondre aux dangers auxquels sont confrontés ces jeunes en déshérence."

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8 mars 2020 7 08 /03 /mars /2020 09:22
Discours de Marie-Georges Buffet au meeting pour l'égalité femmes-hommes du PCF à la Belleviloise à Paris cette semaine ( photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

Discours de Marie-Georges Buffet au meeting pour l'égalité femmes-hommes du PCF à la Belleviloise à Paris cette semaine ( photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

Discours de Fabien Roussel au meeting pour l'égalité femmes-hommes du PCF à la Belleviloise à Paris cette semaine ( photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

Discours de Fabien Roussel au meeting pour l'égalité femmes-hommes du PCF à la Belleviloise à Paris cette semaine ( photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

 (photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

(photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

 (photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

(photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

Laurence Cohen et Hélène Bidard de la commission Féminisme du PCF (photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

Laurence Cohen et Hélène Bidard de la commission Féminisme du PCF (photos page facebook de la sénatrice communiste du Val de Marne Laurence Cohen)

Meeting PCF - Parti Communiste Français #egalitepro : des femmes de combat qui se battent au quotidien pour l’égalité des droits : Mélanie Di Nato, femme de ménage Hopital De Valenciennes, Johanna Guinée, étudiante salariée, Delphine Bithorel, métallurgiste et syndicaliste, Angele Dione, MA à Stains. Une initiative pour dénoncer les conditions de travail des femmes mais aussi pour redonner du souffle en appelant à une révolution féministe avec Fabien Roussel, Marie-George Buffet, Hélène Bidard , Anne Sabourin, et Pierre Laurent. Une belle initiative pour le 8 mars juste avant la manif nationale #onarretetoutes
Laurence Cohen sur sa page Facebook
 
 
Samedi, 7 Mars, 2020 - L'Humanité
Égalité. Le PCF plaide pour « la révolution féministe »

À l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, le PCF a invité des salariées, chercheuses, syndicalistes, élues pour un meeting à la Bellevilloise à Paris ce vendredi. Avec un fil conducteur : l’égalité professionnelle.

 

« On veut l’égalité au boulot ! » Autour de ce slogan, c’est une soirée à mi-chemin entre éducation populaire et meeting qu’ont organisé les communistes ce vendredi à la Bellevilloise, à Paris. Sur scène, aux côtés du secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, et de la députée Marie-George Buffet, des salariées, syndicalistes, étudiante, élue racontent leur vécu, leurs combats. En vidéo, projetées au-dessus de leur tête, des « expertes » ponctuent les interventions de leur éclairage. Tout.e.s sont féministes. E à leurs yeux l’égalité professionnelle, fil conducteur de la rencontre, ne se limite pas à l’égalité salariale. Ça compte, bien sûr.

« Les femmes ont des salaires de 25 % inférieurs à ceux des hommes », rappelle la militante féministe Élisabeth Maugars. Mais il y a aussi toutes ces autres discriminations. « Avec les trois huit, on a fait le constat que les jeunes femmes ont de plus en plus de mal à avoir des enfants », raconte Delphine Bithorel, ouvrière de l’automobile. « Normal, on ne mange pas à heure régulière, on a des horaires décalés, on a des problèmes hormonaux, poursuit la syndicaliste CGT. Mais on a beau le dire à la direction, ils répondent que c’est parce qu’on a une hygiène de vie qui n’est pas correcte… »

« Bien sûr, ajoute la sociologue Margaret Maruani, il y a eu une évolution de la féminisation d’un certain nombre de professions dites supérieures, très qualifiées comme les médecins ou les avocates. Mais à l’autre bout de l’échelle sociale on observe une féminisation massive des emplois non qualifiés du tertiaire. » Dans son entreprise, Onet, à qui l’hôpital de Valenciennes sous traite le ménage « plus de 50 % des salariées sont en CDD, plus de 50 % à temps partiel… les sociétés abusent de leur pouvoir sur des salariées souvent isolées, explique Mélanie Di Nato. Ce sont des remplacements de dernières minutes, jamais de week-end de libres au mépris de la vie de famille ». Après deux ans de lutte, avec ses collègues elle a gagné que la mise en place d’un planning avec « un samedi travaillé, un dimanche travaillé, et un week-end de libre ». Beaucoup reste à faire : « C’est un travail humain, harassant, non reconnu, mal payé, lâche-t-elle. Il faut que les regards changent sur ces métiers-là. »

Il y a aussi ces violences sexistes et sexuelles dans les entreprises contre lesquelles si peu est fait. « Un tiers des femmes disent être victimes de harcèlement sexuel au travail, 80 % y être victimes de sexisme et 230 000 sont victimes de violences conjugales chaque année », constate Sophie Binet de la CGT qui propose notamment de « rendre obligatoire les plans de prévention » dans les entreprises, de « systématiser les temps de sensibilisation obligatoire » ou encore « d’interdire le licenciement des femmes victimes de violences conjugales ». C’est aussi du quotidien de ces « femmes seules responsables de famille » qui « se privent de tout pour donner la priorité à leurs enfants » dont témoigne Angele Dione, adjointe au maire de Stains (Seine-Saint-Denis) en charge de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les discriminations.

La réforme des retraites, tout juste imposée à l’Assemblée nationale à coup de 49-3, est également sur toutes les lèvres quand « les femmes ont déjà une pension inférieure de 42 % en moyenne à celle des hommes », est-il rappelé à plusieurs reprises. Avec le projet du gouvernement de retraite à point qui « va supprimer la reconnaissance de la pénibilité dans le secteur hospitalier, les aides soignantes et les infirmières qui pouvaient partir à 57 ans, parce qu’elles exercent des métiers qui entraînent une usure professionnelle, ne pourront partir qu’à 60 voire 62 ans », s’étrangle Ana Azaria, président de Femmes Égalité.

Autant de combats que partagent pleinement les communistes, assure Fabien Roussel qui plaide pour une « révolution féministe » face au capitalisme et au patriarcat. Des dix premières étapes de son « tour de France des entreprises », il est revenu avec une multitude de témoignages de ces injustices qui prospèrent malgré les « 13 lois adoptées depuis 40 ans ». « À la Caisse d’Épargne, en 2018, les hommes gagnent en moyenne près de18 % de plus que les femmes, soit près de 700 euros de plus par mois. Mais ces écarts de salaires sont justifiés en partie par la direction par le fait que les hommes occupent des postes à responsabilité. Or ces derniers bénéficient de 56 % des promotions alors qu’ils ne représentent que 38 % des effectifs », cite-t-il notamment en exemple. Pour le député du Nord, au-delà de l’égalité stricte des salaires à un même poste, il est indispensable d’« imposer la parité dans les postes à responsabilité dans le monde de l’entreprise » avec contraintes financières à la clé.

« Si on ne les tape pas au porte-monnaie, les actionnaires ne bougeront jamais », estime-t-il enchaînant avec « la mère de toutes les batailles » : « l’allongement du congé paternité et le partage équitable du congé parental ». « La France est à la traîne en Europe avec un congé paternité non obligatoire et de seulement 11 jours consécutifs week-end compris. En Espagne, cette durée devrait bientôt être alignée sur le congé des mères, soit 16 semaines, 112 jours », lance-t-il. « C’est ainsi, plaide-t-il, que l’on supprimera cet odieux risque maternité brandie au moment de l’entretien d’embauche (…) et qu’on suscitera un sentiment de responsabilité partagée pour la fameuse charge mentale. »

« J’entends dire la parole des femmes se libèrent, j’ai envie de dire ‘’messieurs vous aviez les oreilles bouchées depuis de nombreuses années’’ », conclut, un peu plus tard, Marie-George Buffet égrainant quelques exemples de la longue liste des conquêtes déjà obtenues de hautes luttes par les femmes. « Oui, comptez sur nous, on va continuer à se battre, poursuit-elle. C’est un combat de libération humaine, avec chaque acquis obtenu c’est la civilisation qui avance, c’est l’émancipation de chacun et de chacune ». Prochaine étape : dans la rue, place d’Italie, à 14 heures, le 8 mars.

Julia Hamlaoui
Egalité. Le PCF plaide pour la révolution féministe - Meeting pour l'égalité femmes-hommes à la Belleviloise - L'Humanité, 7 mars 2020, Julia Hamlaoui
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7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 19:37
Question d'André Chassaigne au Parlement - nouvelles conditions d'importation en UE des produits en provenance de colonies israéliennes illégales
[ASSEMBLÉE NATIONALE]

Nouvelles conditions d'importation dans le territoire de l'Union européenne des produits en provenance des colonies israéliennes implantées illégalement

André Chassaigne, député PCF, a posé une question écrite au ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur les nouvelles conditions d'importation dans le territoire de l'Union européenne des produits en provenance des colonies israéliennes implantées illégalement. Il lui demande d'intervenir au niveau national et européen afin que soit strictement respectée la réglementation concernant l'étiquetage. Plus largement, en application des obligations internationales issues de la Quatrième convention de Genève de 2004, la France et l'Union européenne doivent interdire à l'importation toutes les productions des colonies.  [LIRE LA QUESTION]

Texte de la question

M. André Chassaigne attire l'attention de M. le ministre de l'Europe et des affaires étrangères sur les nouvelles conditions d'importation dans le territoire de l'Union européenne des produits en provenance des colonies israéliennes implantées illégalement. Dans le cadre d'un renvoi préjudiciel, la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), questionnée par le Conseil d'État, a rendu le 12 novembre 2019 une interprétation de la réglementation européenne en imposant d'inscrire sur l'étiquetage l'origine des produits issus des colonies israéliennes, situées en territoire palestinien occupé. Cette saisine faisait suite à des recours engagés par des producteurs et des associations soutenant le gouvernement israélien ou favorables aux colonies. La CJUE estime que l'étiquetage s'impose, considérant que « l'information des consommateurs doit permettre à ces derniers de se décider en toute connaissance de cause et dans le respect non seulement de considérations sanitaires, économiques, écologiques ou sociales, mais également de considérations d'ordre éthique ou ayant trait au respect du droit international ». En conséquence, l'Union européenne doit mettre en place un étiquetage commun, un contrôle effectif, et des sanctions en cas de non-respect de cette obligation. Au-delà, les États et l'Union européenne doivent surtout procéder à l'interdiction d'importation à toutes les productions des colonies. Plusieurs personnalités politiques israéliennes de premier plan ont d'ailleurs signé un appel pour demander à l'Europe d'appliquer cette interdiction totale. Elle permettrait de marquer la différence entre les frontières internationalement reconnues de l'État d'Israël et les colonies de peuplement, dont « l'occupation est moralement corrosive, stratégiquement à courte vue et extrêmement préjudiciable à la paix ». Ces colonies « sont la principale cause de violations systématiques des droits de l'homme envers les Palestiniens, et leur expansion élimine la possibilité d'une solution à deux États ». Il lui demande d'intervenir au niveau national et européen afin que soit strictement respectée la réglementation concernant l'étiquetage. Plus largement, en application des obligations internationales issues de la Quatrième convention de Genève de 2004, la France et l'Union européenne doivent interdire à l'importation toutes les productions des colonies.

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6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 18:02
Le parlement le plus dangereux de l'histoire d'Israël (PCF)
Israël : Le parlement le plus dangereux de l'histoire d'Israël (PCF)

Pour la troisième fois en un an, les Israéliens étaient convoqués pour des législatives. Une campagne violente, "sale et lamentable" selon le président Reuven Rivlin, orchestrée par le Likoud a permis au parti de Benyamin Netanyahou de mobiliser fortement ses partisans alors qu'une certaine lassitude s'installait dans l'électorat face à l'impossibilité de trouver une majorité.

Le Likoud en sort vainqueur et pourrait constituer une majorité avec la droite radicale, les partis religieux et quelques transfuges. Jamais le parlement israélien n'a été aussi à droite. Ces forces ont reçu le soutien actif de Donald Trump qui avec son "plan" entérine la colonisation, concrétise le projet d'annexion de la Cisjordanie, de la vallée du Jourdain, renforce l'apartheid et dénie le droit des Palestiniens à avoir un État.

Le mouvement "Bleu-Blanc" de Benny Gantz qui avait droitisé son discours est en échec. Dans ce contexte sombre, "Liste Unie", une coalition de forces progressistes, notamment arabes, conduite par le communiste Ayman Odeh, réalise un score très important. Cette force sur laquelle il faudra compter porte les espoirs de tous ceux qui œuvrent pour une résolution pacifique du conflit. Elle revendiquait la constitution d'un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-est comme capitale ainsi que la suppression de la loi "Etat-Nation".

Les forces démocratiques israélienne et le peuple palestinien vont avoir besoin de notre solidarité alors que B. Netanyahou, inculpé pour corruption, fraude et abus de confiance, entend poursuivre son entreprise qui vise à faire prévaloir la force sur la légalité internationale.

Pendant ce temps la France et l'Union européenne murmurent, s'alignant de fait sur les positions des États-Unis. Les conséquences en sont désastreuses car Paris et Bruxelles ne pèsent plus rien au Moyen-Orient.

Le Parti communiste français entend amplifier sa solidarité avec les démocrates d'Israël et le peuple palestinien pour que s'imposent la justice et la paix.

Parti communiste français
Paris, le 5 mars 2020

 

APPEL UNITAIRE
Le plan Trump-Netanyahu doit être rejeté partout, et par toutes et tous!

 

Pour être signataire de cet appel à titre personnel ou collectif, merci de remplir ce formulaire.

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6 mars 2020 5 06 /03 /mars /2020 17:07
Samedi 7 mars, 10h30: hommage à Brest à Pierre Sémard, le dirigeant cheminot cégétiste et communiste assassiné par les Nazis le 7 mars 1942

Alors qu’il coule dans les veines du continent européen un venin de couleur brune comme si aucune leçon n’avait été retenue de l’histoire, que l’Allemagne vient de subir une des attaques racistes et xénophobes parmi les plus meurtrières depuis 1945, il est important de rendre hommage à ceux qui se sont battus contre le fascisme.

Samedi 7 mars à 10 h 30, jour anniversaire de son assassinat les communistes participeront à l’hommage rendu à Pierre Semard qui fut secrétaire général du PCF puis de la CGT Cheminots devant la stèle de la gare de Brest.

Samedi 7 mars, 10h30: hommage à Brest à Pierre Sémard, le dirigeant cheminot cégétiste et communiste assassiné par les Nazis le 7 mars 1942
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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 20:05
Passage en force contre les retraites, 49.3 - Motion de censure de la gauche contre le gouvernement à l'Assemblée
Passage en force contre les retraites, 49.3 - Motion de censure de la gauche contre le gouvernement à l'Assemblée
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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 19:39
Recours au 49-3 : Non au coup de force, oui à un référendum (PCF)
Recours au 49-3 : Non au coup de force, oui à un référendum
Le Premier ministre vient d'annoncer le recours à l'article 49-3 pour mettre un terme au débat sur le projet de contre-réforme des retraites à l'Assemblée nationale.
Les arguments fallacieux du chef du gouvernement pour justifier ce coup de force confirment le caractère autoritaire du pouvoir face au mouvement social et face à la représentation nationale.
 
Si une obstruction a pu être constatée dans les débats, c'est celle du gouvernement et de sa majorité godillot qui n'ont à aucun moment répondu aux questions des Député-e-s sur des enjeux cruciaux : âge d'équilibre, valeur du point, financements, prise en compte de la pénibilité... Sur toutes ces questions, le gouvernement et les parlementaires LREM ont choisi de mentir sur leur projet de loi. Ils répriment, ils mentent, ils contournent !
 
Le Président de la République et son Gouvernement entendent ainsi bâillonner l'opposition à leur politique dans les hémicycles après avoir méprisé le mouvement social et ignoré l'opposition de la grande majorité du pays à ses projets de loi. Il s'est refusé àrépondre aux propositions des organisations syndicales et des formations politiques, qui, à l'image du PCF, ont porté un vrai projet de réforme progressiste des retraites.
 
A défaut de convaincre de la légitimité de son projet rejeté par une large majorité de français, le pouvoir utilise donc la force contre le Parlement, comme il a utilisé la force lors des mobilisations dans tout le pays depuis plusieurs mois.
 
Le PCF et ses parlementaires dénoncent ce coup de force d'un pouvoir qui privilégie la mission que lui ont assigné les fonds de pensions et le patronat plutôt que les attentes des salariés et de notre jeunesse. Il appelle à organiser de larges mobilisations unitaires partout dans le pays pour protester contre la décision du président de la République et du Premier ministre.
 
Plus que jamais, il faut faire monter en puissance l'exigence d'un référendum que 67% de nos concitoyennes et concitoyens ont demandé dans un sondage. Montrons à des gouvernants arrogants que la République, c'est le pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple !
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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 06:52

Le dernier ouvrage de Patrick Le Hyaric s’intitule « La banlieue porte plainte » (50 pages, éditions de l’Humanité). Ce titre reprend une interpellation de Jack Ralite, maire d’Aubervilliers de 1983 à 2003 : « La banlieue ne se plaint pas, elle porte plainte ». Dans une première partie, le livre évoque l’histoire d’Aubervilliers puis traite de thèmes comme l’insécurité, les inégalités, le logement, la propreté. La seconde partie, « La cité commune : vers une démocratie d’intervention », parle de la citoyenneté, de l’islamisme, de l’égalité et se termine sur ce constat : « C’est le capitalisme qui laisse la République à l’écart ». On trouvera ci-dessous un extrait qui décrit une ingérence peu connue, l’ingérence américaine.

 

 

« Un débat s’impose, selon moi, sur la question suivante : comment fait-on, à partir de nos différentes sensibilités, quelles que soient nos convictions religieuses ou philosophiques, pour créer le dépassement du système actuel de telle sorte qu’on construise ensemble une société autre que celle que nous connaissons et que l’on peut, d’ores et déjà, nommer le post-capitalisme ?

Ce débat, il a lieu à Aubervilliers, à La Courneuve, à Argenteuil, Sarcelles, Trappes mais pas dans les quartiers ou les ghettos de riches.

Il y a une chose dont on ne parle jamais. Parlons-en !

Pourquoi des banques américaines comme JP Morgan investissent-elles 30 millions de dollars en Île-de-France dont l’essentiel en Seine-Saint-Denis ? L’action de JP Morgan est saluée d’ailleurs par l’actuelle ministre du Travail. Celle-ci a déclaré que c’est le moyen de « favoriser l’emploi inclusif pour plus d’habitants de Seine-Saint-Denis grâce à cet ambitieux investissement philanthropique ». Il faut dire que cette somme investie ne représente qu’une petite matinée de bénéfices pour cette banque. D’autres fondations comme celle de la firme Ford, l’International visitor leadership program, les Young Leaders créés en 1981, les jeunes ambassadeurs ou encore la French-American Foundation draguent les jeunes de banlieue, de préférence arabes ou noirs, pour tenter de les intégrer à leur mode de pensée « communautaire » contre les valeurs universalistes de la République française. Particulièrement la valeur de solidarité contre le séparatisme, le chacun pour soi. Plusieurs ambassadeurs américains ont suivi de très près ces recrutements qui ont servi à former des cadres politiques de la droite sur les territoires de la Courneuve, Bobigny, Aubervilliers et ailleurs. Chaque année l’ambassade américaine déverse ainsi 3 millions de dollars dans les banlieues françaises au nom d’une « stratégie d’engagement vers les minorités ». Deux personnes s’y consacrent à plein temps. L’ambassade va même jusqu’à organiser dans ses locaux des ruptures du jeûne pour clore le

Ramadan avec des têtes de pont associatives. Sans compter les Noëls organisés à Sevran ou à Stains, par exemple, où des soldats - des Marines - distribuent des cadeaux aux enfants ! Un câble retrouvé dans les documents dits WikiLeaks du 9 novembre 2005, signé de l’ambassadeur Craig Roberts Stapleton, est intitulé « Le modèle français d’intégration parti en fumée ». Son successeur à ce poste n’a pas hésité à expliquer son projet en travaillant « avec les musées français et les enseignants pour réformer le programme d’histoire enseigné dans les écoles françaises » ; si ce n’est pas de l’ingérence, comment cela pourrait-il s’appeler ? Après cela, on vient accuser les maires communistes ? C’est un voile qu’on veut poser sur les yeux des travailleurs, des créateurs, des démocrates en Seine-Saint-Denis. Des analyses réalisées à partir des résultats des élections municipales à Bobigny par des experts, qui sont loin de mes opinions, montrent que la droite gagne la ville en mobilisant ces réseaux-là, en utilisant les techniques américaines dites du « community-organizing » et de ce que les Américains appellent le « community management », largement utilisées à cette occasion en mobilisant des « communautés » financées de l’extérieur, y compris dans le sport comme le kick-boxing. Pourquoi tout ceci est-il caché ? Si ce n’est, en la circonstance, à des fins anti-progressistes et antirépublicaines de propagande électorale ! »

 

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