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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 14:46
Coronavirus : Que comptez vous faire pour protéger les salarié-es ? (Fabien Roussel au gouvernement à l'Assemblée Nationale-PCF)

Coronavirus : Que comptez vous faire pour protéger les salarié-es ? (Fabien Roussel-PCF)

Vous trouverez ci-dessous la Question Au Gouvernement de Fabien Roussel, posée ce matin à l’Assemblée nationale.

Monsieur ministre,

Le monde du travail est en 1ere ligne.

Il y a d’abord toutes celles et ceux qui assument des activités essentielles au bon fonctionnement de notre pays. Nous pensons bien sûr à tous les soignants, auxquels la nation doit exprimer une infinie reconnaissance.

Mais il y a aussi tous les autres : les auxiliaires de vie auprès des personnes âgées, ceux qui vivent au quotidien auprès des personnes handicapées, les policiers, les gendarmes, les pompiers ou encore les personnels pénitentiaires... Ils sont ainsi des dizaines de milliers, forcément au contact d’autres personnes, qui font un travail admirable mais qui ne comprennent pas pourquoi ils ne peuvent pas faire garder leurs enfants, pourquoi n'ont-ils pas de masque, de gel et de gants ?

Il y a aussi toutes celles et ceux qui, dans le privé comme dans le public, nous permettent de continuer à vivre du mieux possible : que ce soient les enseignant-es, les fonctionnaires, les caissièr-es, les livreur-ses ou les postier-es, tous sont indispensables, mais eux aussi se sentent oubliés car ils n’ont pas de protection et ils doivent faire valoir leur droit de retrait quand leur direction les met en danger, comme chez Amazon ou GE Belfort.

Il y a tous ces travailleurs et toutes ces travailleuses qui ont peur d’être licencié-es. Interdisez les licenciements dans cette période au moins.

Et puis il y a ceux qui se demandent pourquoi ils doivent aller travailler, au péril de leur santé, dans des secteurs non essentiels, dans le bâtiment, pour produire des rétroviseurs dans le Grand Est, des paquebots à St Nazaire ou encore des trains à Valenciennes. Il y a ceux comme les travailleurs des ports qui demandent à ce que leur activité se concentre sur le strict nécessaire. Sans règle claire, des entreprises non indispensables continuent de tourner. Il ne peut pas y avoir d’un coté un confinement total et de l’autre des salariés qui prennent les transports pour aller au travail et se regroupent dans leur entreprise.

Monsieur le Ministre
Celles et ceux qui sont au front sont toujours les mêmes. Que comptez vous faire pour les protéger ?

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,

Paris, 10h30, le 19 mars 2020.

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 08:52
Le coronavirus montre, plus que jamais, la nécessité de dépasser le capitalisme (Pierre Dharréville, député communiste, interviewé par Regards, 20 mars 2020)

REGARDS.FR

http://www.regards.fr/…/le-liberalisme-a-une-part-de-respon…

Pierre Dharréville est député communiste.

Ce jeudi 19 mars, les députés siègent pour une séance de questions au gouvernement ainsi que pour voter l’état d’urgence sanitaire. L’occasion pour les élus de faire entendre une autre voix dans une crise où l’exécutif est tout-puissant. On en a causé avec le député PCF Pierre Dharréville.

Regards. Avant toute chose, était-ce bien raisonnable de réunir les parlementaires, fussent-ils seulement une petite trentaine, quand on sait que déjà 18 d’entre vous ont le coronavirus ?

Pierre Dharréville. Il est nécessaire, en prenant toutes les précautions, de faire vivre le débat démocratique. C’est aussi la meilleure manière de faire face et d’apporter les meilleures réponses à la situation. De la même façon qu’un certain nombre de gens sont à la tâche – dans les supermarchés, etc. –, il faut assurer la vie démocratique, nous en avons besoin dans ces moments-là.

Vous avez demandé au gouvernement d’investir massivement dans la santé, en matériel comme en personnel. Que pensez-vous des annonces faites par l’exécutif depuis le début de la crise ? La France va-t-elle payer « quoi qu’il en coûte » ?

Il faut placer la santé au-dessus de toute préoccupation, ça doit être une priorité première. Nous avons, ces derniers mois, ces dernières années, beaucoup alerté sur l’état de l’hôpital public et sur le sous-investissement dont il était victime, sur l’assèchement des dépenses de protection sociale et donc des dépenses de santé. Aujourd’hui, nous sommes dans une situation qui est impactée par les décisions politiques prises par le passé. Il faut qu’on gèle toutes les démarches de restriction et de suppression prises dans l’hôpital. Il faut leur donner les moyens de s’organiser correctement, pour affronter le risque qui surgit, mais aussi continuer à faire face aux problèmes de santé qui ne sont pas liés au coronavirus. Il faut arrêter de leur serrer la vis comme c’est le cas depuis trop longtemps. Concrètement, les hôpitaux pourraient se retrouver rapidement avec des problèmes de trésorerie. Il faut s’en occuper pour qu’ils puissent passer les commandes de matériels dont ils ont besoin. Il y a aussi la question du personnel, y compris du personnel de service afin d’assurer un haut niveau d’hygiène. Il faut leur donner les moyens et la confiance pour qu’il gère au mieux la crise. Tout ça, le gouvernement peut le décider. Je vois un gouvernement qui essaye de faire face, ce qui n’empêche ni le débat, ni de faire des propositions.

« Le libéralisme a une part de responsabilité dans les difficultés que nous avons à faire face à la crise. »

Autre question de votre part, celle de « pouvoir mobiliser des industries capables de produire des respirateurs, des médicaments ». Cette pandémie a bien démontré notre dépendance en la matière, notamment vis-à-vis de la Chine. Que faudrait-il faire ? Vous avez notamment évoqué l’idée de « réquisitionner des outils essentiels à produire les médicaments dont nous avons besoin »...

Il y a une entreprise qui fabrique des respirateurs en France. Le ministre de la Santé m’a répondu ce matin, elle va être mobilisée, l’État a passé des commandes, c’est une bonne chose. C’est une question essentielle, on va en avoir grandement besoin. Je suggère qu’on interroge nos industriels pour modifier un certain nombre de productions afin qu’elle participe à cet effort si elles le peuvent. Plus généralement, la conception et la fabrication du médicament et des dispositifs médicaux ont été de plus en plus délocalisées. Nous proposons un pôle public du médicament, ce qui suppose une volonté politique qui n’existe pas aujourd’hui. Un exemple : il y a un laboratoire dans le Rhône qui est dans une situation de liquidation judiciaire, sans repreneur. La puissance publique devrait intervenir, se doter d’une force de frappe pour peser sur le marché et l’orienter et non pas pour que le marché se voit confier le soin de gérer notre souveraineté en termes de médicaments, et donc en termes de santé.

Pensez-vous que, une fois la crise passée, les politiques néolibérales vont reprendre une activité normale, comme si de rien n’était ?

J’ose espérer que la crise peut ouvrir quelques yeux et nous obliger à prendre quelques décisions qui vont contrecarrer les plans néolibéraux. Pour l’instant, je me garderais de tout pronostic. Je pense que le libéralisme a une part de responsabilité dans les difficultés que nous avons à faire face à la crise. Le virus passe notre société au révélateur et montre, plus que jamais, la nécessité de dépasser le capitalisme. Même si le capitalisme n’a pas créé le virus et il ne suffira pas de prendre des mesures progressistes pour que les virus n’existe plus. En tout cas, la période montre notre besoin de services publics forts, efficaces, capables de réagir. On les a affaiblis ces dernières années. Il faudra regarder la réalité en face.

 

Propos recueillis par Loïc Le Clerc

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 07:53
Pierre Dharréville, Député PCF de Martigues: le Virus, révélateur de décivilisation

 

Pierre Dharréville, Député PCF de Martigues.

par Pierre Dharréville, Député PCF de Martigues.

L’irruption du coronavirus et sa diffusion partout dans le monde viennent rappeler l’humanité à sa condition. Il s’agit d’un événement majeur qui suscite l’inquiétude, provoque des incompréhensions et déclenche des mesures inédites. Il vient aussi mettre au jour les graves dangers provoqués par les politiques néolibérales et l’urgence de profonds changements. Inutile de préciser que l’accélération macroniste n’a pas arrangé les choses. C’est l’état de civilisation de nos sociétés qui est révélé par le virus. Nous sommes devant neuf chantiers et bien d’autres.

Considérer la santé comme un bien commun mondial. Les humains ont partie liée tout autour de la planète. Nous sommes interdépendants, et ce n’est qu’ensemble que nous pourrons relever les défis communs. Nous savons que les fragilités sanitaires des uns mettent en danger la sécurité de tous les autres. Nous savons que les pollutions, la malproduction, le maltravail et la malbouffe nous abîment. C’est pourquoi le droit à la santé doit être ardemment promu au rang de priorité première de l’échelle nationale à l’échelle internationale. Cela suppose une solidarité dont les obsédés de la frontière ne veulent pas et que les obsédés du libéralisme veulent réduire à sa plus simple expression. Cela suppose aussi que rien ne puisse passer avant, pas même l’orthodoxie budgétaire.

Développer les outils de santé publique. Former des professionnels de santé est une exigence qui appelle un plan d’action rapide. Dans tous les domaines, nous manquons de professionnels du soin justement formés, justement reconnus et justement rémunérés. Le droit à la santé appelle des services publics de santé développés permettant l’égal accès de toutes et de tous aux soins. L’hôpital public est en crise depuis des années maintenant, avec un personnel en grande souffrance. Les gouvernements n’en ont toujours pas pris la mesure. Ces services publics doivent être accompagnés de systèmes solidaires de protection sociale étendus en termes d’assurance-maladie. Il y a encore beaucoup à faire en la matière. Il faut arrêter d’assécher les ressources de la sécurité sociale. Plusieurs chercheurs ont dénoncé le manque de moyens pour la recherche sur les virus de type corona, témoignage d’un défaut beaucoup plus global. Comment agir sans savoir ? La recherche en général – notamment fondamentale et médicale en particulier – est un secteur crucial qui ne doit pas être soumis aux exigences de rentabilité. Vecteur décisif du progrès humain, elle doit être inscrite dans des logiques d’ordre public. La politique du médicament elle-même, déjà en question, est désormais clairement en cause, tant le secteur est affaibli. Notre pays a besoin de prendre toute sa part dans la conception et la fabrication, ce qui renforce la nécessité de construire un pôle public du médicament.

Être capable de réactions adaptées. La situation actuelle appelle à revoir les règles habituelles pour protéger les plus fragiles. Cela veut dire a minima repousser la trêve hivernale pour les expulsions, débloquer des moyens pour les EHPAD, renoncer à appliquer la réforme de l’assurance-chômage, créer un fonds de soutien aux TPE… Elle appelle également une régulation plus forte de la finance et de l’économie. Les grandes manœuvres spéculatives doivent être bloquées et les appels au boursicotage doivent cesser avec les bonifications sociales et fiscales qui les encouragent. Elle appelle encore l’investissement public. L’hôpital public, notamment, doit recruter et former massivement et de façon accélérée du personnel. Et nous devons accepter qu’un certain nombre de dépenses indispensables occasionnées par la crise sanitaire et ses effets devront être amorties sur un temps long.

Augmenter la protection sociale solidaire. Il ne peut y avoir de droit à la santé sans assurance-maladie. La Sécurité sociale, affaiblie par certaines mesures au cours des dernières années, peut encore progresser en la matière. Mais c’est toute la protection sociale qui doit gagner du terrain. La récente réforme de l’assurance-chômage, dont les dégâts étaient annoncés, va voir ses effets négatifs décuplés avec la crise qui s’annonce. Et la réforme des retraites, dont l’un des objectifs affichés est de laisser les seniors plus longtemps dans l’emploi ou le chômage, va se révéler encore plus inadaptée à nos existences. De tout temps, les forces de l’argent et les forcenés du libéralisme ont voulu réduire la part des richesses produites socialisée pour faire face ensemble aux risques. La crise du coronavirus montre la dangerosité de cette obsession. C’est ensemble, en développant des moyens de sécurité sociale, par la solidarité, que nous nous protégeons le mieux.

Lutter contre les inégalités, fléau pour toute l’humanité. L’aspiration à l’égalité est forte, à commencer par l’égalité entre les femmes et les hommes. Nous savons combien la santé est sensible aux conditions sociales. Nous savons combien la misère et la faiblesse des ressources impactent toute l’existence. Toute une part de l’économie européenne et mondiale prospère sur ces réalités qui précarisent la vie d’une part importante de la population. Et le capitalisme fonde son développement sur la permanence et l’accroissement de ces inégalités, qui provoquent le malheur d’un si grand nombre pour le profit de quelques-uns et qui attisent les tensions destructrices. Cela rend d’autant plus urgent de garantir un travail justement rémunéré et des conditions de vie décentes à chacune et chacun, comme une condition du contrat social.

Mettre en cause la croissance capitaliste, accélératrice de fragilités. La crainte d’un ralentissement de l’économie n’a pas été le moindre des freins à la prise en compte du risque. Or, il était impossible d’agir efficacement sans affecter la vitesse, l’ampleur et la nature des échanges marchands qui structurent l’organisation de nos sociétés et de leurs relations ; et donc sans toucher aux profits des puissants (l’économie du sport en a été la partie la plus visible). Les événements viennent donc interroger la structure de l’économie mondiale. La nécessité de relocaliser un certain nombre de productions était déjà établie pour des raisons environnementales et sociales. Au passage puissent les multinationales du commerce en ligne ne pas tirer encore bénéfice de la situation… Il ne s’agit pas de prôner des modèles autarciques, protectionnistes, nationalistes, mais une organisation raisonnée de la production et des échanges, le respect de celles et ceux qui travaillent, un autre rapport aux ressources de la planète, des modèles de coopération plutôt que de concurrence, la préservation de secteurs essentiels en gestion publique. Oui, il y a besoin de services publics. Tout cela ne va pas de soi, nécessite des débats de fond et appelle de la politique.

Développer la démocratie citoyenne. Être informé et faire des choix. Ne pas subir le cours des choses imposé par les plus forts. C’est là les exigences qui émergent devant cette crise. C’est lorsqu’ils sont informés, lorsqu’ils disposent de la connaissance que les femmes et les hommes sont le mieux à même de réagir face au danger. Et c’est dans des choix élaborés collectivement que les réactions sont les plus efficaces. D’où la nécessité de recréer de la confiance dans les outils publics et de revitaliser la démocratie. Ce qui est vrai pour l’urgence l’est d’autant plus en temps ordinaire. Cette crise a mis en exergue le besoin de voir la puissance publique prendre ou reprendre la main sur des champs qu’elle avait abandonnés. Nous devons partout faire grandir la démocratie pour que les orientations économiques ne s’imposent pas à la volonté démocratique, à l’intérêt général, au bien commun. La démocratie sanitaire, la démocratie sociale sont des dimensions incontournables de cette dynamique cruciale.

Relancer la solidarité internationale. Peut-on imaginer une réponse solide qui ne naisse pas d’une solidarité et d’une coopération internationales décuplées, alors que les institutions internationales sont profondément affaiblies? Nous sommes liés. Liés face au défi de la planète, liés face au défi de la santé, comme nous le sommes aussi dans un autre registre face au défi du terrorisme : liés face à notre destin d’humanité. Il faut donc réinvestir dans les institutions pour les transformer et redéfinir leurs ambitions avec l’objectif de leur permettre de jouer un rôle accru face aux défis communs en cherchant les voies d’une solidarité concrète à la hauteur des enjeux.

Retrouver du sens pour une nouvelle dynamique de civilisation. L’épidémie peut avoir des effets contraires sur les relations sociales. Elle peut attiser le repli, la méfiance, la peur, la dépression. Elle peut aussi décupler la solidarité, l’attention, la combativité, la prise de conscience. Dans l’immédiat, elle modifie nos relations sociales et nos activités humaines. Les précautions sont salutaires pour peu qu’elles ne tournent pas à la névrose. Nous devons être vigilants à ce qu’elles ne viennent pas neutraliser tout ce qui nous rapproche et nous lie. Cette occasion dramatique, qui met en lumière les transformations sociales indispensables, doit provoquer un sursaut d’humanité : prendre soin de l’humain. Elle doit nourrir nos rêves d’un monde meilleur, nous donner de la force pour affronter le défi de l’humain et de la planète. Pour le communiste que je suis, elle renforce la conviction que l’organisation capitaliste du monde est inadaptée, contraire au bien humain. Elle renforce l’urgence de construire une dynamique de gauche pour engager une nouvelle étape de progrès de civilisation, en France, en Europe et dans le monde. Rien de tout cela n’évitera le surgissement de virus, mais c’est ainsi que nous serons plus forts pour leur faire face, ensemble, aujourd’hui et demain.


 

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 05:45
Fabien Roussel: Nous demandons que les salariés qui doivent être confinés bénéficient tous des mêmes règles et soient tous pris en charge à 100% pour ne pas connaître de perte de revenus.

Dans une interview au Journal du Dimanche, le député communiste du Nord a précisé les propositions de son groupe politique dans la lutte contre la pandémie:

Voir son entretien au JDD  

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19 mars 2020 4 19 /03 /mars /2020 13:39
Solidaires des personnels de santé: tous à nos fenêtres à 20h pour les applaudir
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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 07:49
Gauche. Entre maires réélus et possibles reconquêtes, le PCF marque des points (Aurélien Soucheyre, L'Humanité, mardi 17 mars)
Mardi, 17 Mars, 2020
Gauche. Entre maires réélus et possibles reconquêtes, le PCF marque des points

Les communistes ont obtenu des succès dès dimanche, avec de nombreux sortants élus dès le premier tour. Si des villes emblématiques sont menacées, comme Saint-Denis et Aubervilliers, des victoires sont possibles à Bobigny et Villejuif.

 

Ils sont à l’offensive. Les élus communistes municipaux ont réalisé de très bons résultats au premier tour des élections municipales. Ceux qui font vivre au quotidien des politiques locales qui servent de bouclier aux mauvais coups portés par Emmanuel Macron ont su rassembler leur électorat le 15 mars, lors du premier tour des élections municipales. Entre un mouvement social historique sur la réforme des retraites et un scrutin hélas frappé par l’épidémie de coronavirus, les communistes n’ont pas baissé les bras, loin de là, et ont remporté d’emblée de très nombreux succès. Les maires de Montreuil, Gennevilliers, Dieppe, Martigues, Vierzon, Montataire, Saint-Amand-les-Eaux et Tarnos, entre autres, ont été réélus dès dimanche. «  Ces résultats montrent à quel point les populations comptent sur ces élus pour les défendre », mesure Pierre Lacaze, en charge des élections au PCF. Les communistes, à la tête de 651 communes pour un total de 2 870 705 citoyens entre 2014 et 2020, portent nombre d’alternatives locales depuis cent ans désormais. Des mesures phares du communisme municipal font même florès dans de nombreuses autres villes. Comme le développement des centres de santé municipaux, le soutien actif au logement social, la garantie d’un accès au sport et à la culture, ou le combat pour des cantines bio accessibles et la gratuité des transports publics, au cœur de la campagne de 2020. Autant de mesures à l’opposé de ce qu’impose Macron, qui manquent lorsqu’elles disparaissent. Même si la faible participation de dimanche appelle à la prudence, le PCF peut espérer l’emporter au second tour dans plusieurs communes perdues en 2014.

Des espoirs de reconquête

C’est notamment le cas à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Le candidat communiste Abdel Sadi est arrivé en tête (37,65 %) devant Christian Bartholmé (26,38), premier adjoint UDI et candidat à la suite de la défection du maire Stéphane de Paoli pour cause de bilan calamiteux. Abdel Sadi devrait pouvoir compter sur les reports de voix du PS (11,36 %) et de la FI (6,42 %) au second tour. Les communistes peuvent aussi revenir aux responsabilités au Havre (Seine-Maritime), perdue en 1995, où Jean-Paul Lecoq affronte le premier ministre Édouard Philippe. Ils sont tout autant en situation de reconquête à Villejuif (Val-de-Marne), dans une autre ville emblématique perdue en 2014. « Et de quelle manière ! Il y avait eu une alliance hétéroclite entre la droite et les écologistes avec pour mot d’ordre ‘‘tous sauf les communistes’’. Un succès, six ans plus tard, symboliserait toute la capacité de rebond du PCF », note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. Dans cette commune, Pierre Garzon est arrivé en tête de la gauche avec 26,29 %, quand le PS et EELV ont manqué de peu les 10 %. Il espère battre la droite, tout comme Magali Giovannangeli à Aubagne (Bouches-du-Rhône), ville PCF jusqu’en 2014. La communiste (24,11 %) sera la seule candidate de gauche lors d’un second tour où la droite, le centre et le RN peuvent se maintenir. Défait en 2002 à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), le PCF peut là aussi faire son retour. Le communiste Olivier Sarrabeyrouse (32,86 %) s’est imposé devant le maire UDI Laurent Rivoire (27,99 %), devant EELV (12,66 %), une liste divers gauche (11,54 %) et le PS (6,52 %).

Une foule de maires réélus dès le premier tour

C’est arrivé de partout, en provenance des différents coins de l’Hexagone : nombre de maires PCF ont été réélus dès le premier tour des municipales. Carton plein dans les Hauts-de-Seine, par exemple, avec des victoires dans les quatre villes communistes. Jacqueline Belhomme s’impose à Malakoff (64,16 %), Marie-Hélène Amiable à Bagneux (60,74 %), Patrice Leclerc à Gennevilliers (58,40 %) et Patrick Jarry à Nanterre (51,91 %). De beaux succès sont aussi enregistrés en Seine-Maritime : Nicolas Langlois est réélu à Dieppe (61,41 %), Joachim Moyse à Saint-Étienne-du-Rouvray (78,94 %), Laurent Jacques au Tréport (73 %) et Stéphane Barré à Oissel (76,71 %). « On constate dans tout le pays qu’il y a eu une prime aux maires sortants et un engouement pour les maires communistes, qui l’emportent de suite dans de nombreuses communes », apprécie Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. Dans le Nord, Alain Bocquet est élu à Saint-Amand-les-Eaux (50,96 %) et Denis Michalak à Lewarde (70,17 %). Dans le Pas-de-Calais, Bernard Baude gagne à Méricourt (68 %), une ville que l’extrême droite ciblait officiellement, et Valérie Cuvillier au Rouvroy (73,15 %). Dans les Bouches-du-Rhône, Gaby Charroux l’emporte tout aussi rapidement à Martigues (60,93 %) et Laurent Belsola à Port-de-Bouc (53,58 %). « Il y a des victoires qui ne doivent rien au hasard mais au bilan des élus sortants et à la qualité des politiques menées », assure Pierre Lacaze. Ses succès, avec souvent de très larges écarts, sont remportés aussi bien dans des villes où la participation a été basse, atour de 30 %, que haute vu le contexte, autour des 50 %. Dans le Val-de-Marne, Patrick Douet est élu à Bonneuil-sur-Marne (77,27 %), Stéphanie Daumin à Chevilly-Larue (58,82 %) et Jean-Philippe Gautrais à Fontenay-sous-Bois (57,15 %). Idem en Seine-Saint-Denis pour Patrice Bessac à Montreuil (51,34 %) et François Asensi à Tremblay-en-France (75,27 %). Une liste loin d’être exhaustive, que complètent Nicolas Sansu à Vierzon (Cher) avec 50,18 %, Jean-Marc Lespade à Tarnos (Landes) avec 68,64 %, Jean-Pierre Bosino à Montataire (Oise) avec 55,32 %, David Queiros à Saint-Martin-d’Hères (Isère) avec 53,64 %, ou encore Charlotte Blandiot-Faride à Mitry-Mory (Seine-et-Marne) avec 59,07 %. « Il y a clairement eu une prime aux sortants avec le coronavirus. C’est le cas pour tous les partis mais c’est très frappant dans les villes communistes, et cela tient aussi à la qualité des élus. C’est ce qui ressort de nos études : les habitants sont satisfaits », note Frédéric Dabi.

Les duels clés au second tour

Ils ont tout fait pour battre le communiste Philippe Bouyssou. À Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), une coalition a été montée entre EELV, le PS et la FI. Sans succès. Le maire PCF sortant a fait 48 % contre 22 % pour ses adversaires de gauche du premier tour. Le second s’annonce plus calme. Tel n’est pas le cas à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), la plus peuplée des villes communiste, où le socialiste Mathieu Hanotin est en tête (35,32 %) devant le maire PCF Laurent Russier (24 %) et le maire adjoint insoumis Bally Bagayoko (18,05 %). « Il s’agirait d’une perte importante pour le PCF en cas de défaite, mais il est possible de renverser la vapeur. Il peut y avoir un effet d’entraînement pour Hanotin ou alors un effet de réaction pour Russier. Cela se jouera sans doute à quelques voix », note Frédéric Dabi. La situation est compliquée dans le même département à Aubervilliers, où la maire PCF sortante Meriem Derkaoui est arrivée troisième au premier tour (17,67 %), derrière l’UDI (25,69 %) et l’ancien adjoint Sofienne Karroumi. Un autre ancien adjoint, Jean-Jacques Karman, arrive derrière (7,43 %), tout comme le PS (13,08 %) et une liste divers gauche (15,77 %). « Les divisions à gauche, c’est toujours le pire et l’accident assuré », note Frédéric Dabi. Autres duels clés : le maire PCF d’Échirolles (Isère), Renzo Sulli (30,37 %), doit affronter le RN d’Alexis Jolly (19,82 %). Le maire communiste Christian Fautré (34,92 %) est opposé à la droite de Laurent Jeanne (39,76 %) à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).

Aurélien Soucheyre

Au moins 135 Maires PCF ont été élus ou réélus hier soir dès le premier tour :

-Contes (06) : Francis Tujague (PCF) réélu avec 81,59% des voix
- Port-de-Bouc (13) : Laurent Belsola (PCF) élu 53,56% des voix dès le premier tour
- Unieux (42) : Christophe Faverjon (PCF) réélu avec 60,7% des voix
- Martigues (13) : Gaby Charroux (PCF) réélu avec 60,93% des voix
- Dieppe (76) : Nicolas Langlois (PCF) réélu maire avec 61,4% des voix
- Vierzon (18) : Nicolas Sansu (PCF) réélu avec 50,12% des voix
- Chalette-sur-Loing (45) : Franck Demaumont (PCF) réélu avec 54.36% des voix
- Avesnes-les-Auber (59) : Alexandre Basquin (PCF) réélu avec 80,77% des voix
- Talange (57) : Patrick Abate (PCF) réélu avec 91,56 % des voix
- Algrange (57) : Patrick Peron (PCF) réélu avec 51,15 % des voix
- Le Rove (13) : Georges Rosso (PCF) réélu avec 79,24% des voix
- Saran (45) : Maryvonne Hautin (PCF) réélue avec 65,13% des voix
- Tarnos (40) : Jean-Marc Lespade (PCF) réélu avec 68,64% des voix
- Septèmes-les-vallons (13) : André Molino (PCF) réélu avec 80,54% des voix
- Cabestany (66) : Jean Vila (PCF) réélu avec 58,9% des voix
- Riom ès Montagne (15) : François Boisset réélu avec 55,78% des voix
- Les Mées (04) : Gérard Paul (PCF) réélu avec 51,43% des voix
- Saint-Martin-d'Hères (38) : David Queiros (PCF) réėlu avec 53,64% des voix
- Ploufragan (22) : Rémy Moulin (PCF) réélu avec 66,88% des voix
- Méricourt (62) : Bernard Baude (PCF) réélu avec 68,51% des voix
- Avion (62) : Jean-Marc Tellier (PCF) réélu avec 100% des voix
- Roeulx (59) : Charles Lemoine (PCF) réélu avec 100% des voix
- Aulnoye-Aymeries (59) : Bernard Baudoux (PCF) réélu avec 69,52 % des voix
- Thourotte (60) : Patrice Carvalho (PCF) réélu avec 74,08% des voix
- Alénya (66) : Jean-André Magdalou (PCF) réélu avec 100% des voix
- Roquevaire (13) : Yves Mesnard (app-PCF) réélu avec 53,25% des voix
- Allonnes (72) : Gilles Leproust (PCF) réélu avec 53.80% des voix
- Louvroil (59) : Giuseppe "Pino" Ascone (PCF) réélu avec 68,98% des voix
- La Ricamarie (42) : Cyrille Bonnefoy (PCF) réélu avec 62,55 % des voix
- Saint Etienne du Rouveray (76) : Joachim Moyse (PCF) réélu avec 78,94% des voix
- Contes (06) : Francis Tujague (PCF) réélu avec 81,59% des voix
- Bilia (20) : Michel Tramoni (PCF) réélu avec 100% des voix
- Saint Amand les Eaux (59) : Alain Bocquet (PCF) réélu avec 50,96 % des voix
- Boussois (59) : Jean-Claude Maret (PCF) réélu avec 57,16% des voix
- Boulazac-Isle-Manoire (24) : Jacques Auzou (PCF) réélu avec 61,11% des voix
- Le Cheylas (38) : Roger Cohard (PCF) réélu avec 100% des voix
- Salaise-sur-Sanne (38) : Gilles Vial (PCF) réélu avec 69,42% des voix
- Trélissac (24) : Francis Colbac (PCF) réélu avec 56,01% des voix
- Mitry-Mory (77), Charlotte Blandiot-Faride (PCF) réélue avec 59,08% des voix
- Montreuil (93) : Patrice Bessac (PCF) réélu avec 51,35% des voix
- Gennevilliers (92) : Patrice Leclerc (PCF) réélu avec 58,40% des voix
- Malakoff (92) : Jacqueline Belhomme (PCF) réélue avec 64.17% des voix
- Nanterre (92) : Patrick Jarry (app-PCF) réélu avec 51,91% des voix
- Bagneux (92) : Marie Hélène Amiable (PCF) réélue avec 60,74% des voix
- Auzat la Combelle (63) : George Tenet (PCF) réélu avec 100% des voix
- Fleury-Mérogis (91) : Olivier Corzani (PCF) réélu avec 79,72% des voix
- Briis-sous-Forges (91) : Emmanuel Dassa (PCF) réélu avec 67,36% des voix
- Grigny (91) : Philippe Rio (PCF) réélu avec 50,34% des voix
- Fosses (95) : Pierre Barros (PCF) réélu avec 62,45% des voix
- Marly-la-ville (95) : André Specq (app-PCF) réélu avec 100% des voix
- Pierrelaye (95) : Michel Vallade (PCF) réélu avec 64,90% des voix
- Quincy-Voisins (77) : Chantal KACI (app-PCF) réélue avec 65,83% des voix
- Bonneuil-sur-Marne (94) : Patrick Douet (PCF) réélu avec 77,28% des voix
- Chevilly-Larue (94) : Stéphanie Daumin (PCF) réélue avec 59,20% des voix
- Fontenay-sous-Bois (94) : Jean-Philippe Gautrais (app-PCF) réélu avec 57,15 % des voix
- La Courneuve (93) : Gilles Poux (PCF) réélu avec 64,42% des voix
- Stains (93) : Azzédine TAÏBI (PCF) réélu avec 57,88% des voix
- Tremblay-en-France (93) : François Assensi (PCF) réélu avec 75,26% des voix
- Blanzat (63) : Richard Bert (PCF) réélu avec 52,06 % des voix
- Saint Etienne au Mont (62) : Brigitte Passebosc (PCF) réélue avec 62,82% des voix
- Le Treport (76) : Laurent Jacques (PCF) réélu avec 72,99% des voix
- Gonfreville-l'Orcher (76) : Alban Bruneau (PCF) réélu avec 100% des voix
- Bourbon-l’Archambault (03) : Jacky Bélien (PCF) élu avec 68,46 % des voix
- Ygrande (03) : Pierre Thomas (PCF) réélu avec 100% des voix
- Trelissac (24) : Francis Colbac (PCF) réélu avec 56,01% des voix
- Brionne (27) : Valéry Beuriot (PCF) réélue avec 70,19% des voix
- Harfleur (76) : Christine Morel (PCF) réélue avec 59.06% des voix
- Villorceau (45) : Daniel Thouvenin (PCF) réélu avec 66,67% des voix
- Darvoy (45) : Marc Brynhole (PCF) élu avec 100% des voix
- Soues (65) : Roger Lescoute (PCF) réélu avec 100% des voix
- Estagel (66) : Roger Ferrer (PCF) réélu avec 58,46% des voix
- Pont-Péan (35) : Michel Demolder (PCF) élu avec 51.49% des voix
- La Grand Combes (30) : Patrick Malavieille (PCF) réélu avec 69,75% des voix
- La Salvetat Saint Gilles (31) : François Arderiu (app-PCF) élu avec 80,20% des voix
- Saint Hilaire (31) : André Morere (PCF) réélu avec 100% des voix
- Boussan (31) : Alain Boube (PCF) réélu avec 96,16% des voix
- Neuville-sur-Saône (69) : Eric Bellot (PCF) élu avec 53,42% des voix
- Magnanville (78) : Michel LEBOUC (PCF) réélu avec 50,96% des voix
- Compans (77) : Joël Marion (PCF) réélu avec 100% des voix
- Varennes-sur-Seine (77) : José Ruiz (PCF) réélu avec 80,84% des voix

- Saint-Martin-de-Valgalgues (30) : Claude Cerpedes (PCF) réélu avec 71,04% des voix
- Cendras (30) : Sylvain André (PCF) réélu avec 100% des voix
- Laval Pradel (30) : Joseph Barba (PCF) réélu avec 100% des voix
- Saint-Florent-sur-Auzonnet (30) : Jean-Pierre Beauclair (app-PCF) réélu avec 74% des voix
- Sauveterre (30) : Jacques Demanse (PCF) réélu avec 53% des voix
- Les Mages (30) : Alain Giovinazzo (PCF) réélu avec 86% des voix
- Rousson (30) : Ghislain Chassary (PCF) réélu avec 100% des voix
- Saint-Julien-les-Rosiers (30) : Serge Bord (PCF) réélu avec 67% des voix
- Barjac (30) : Édouard Chaulet (PCF) réélu avec 100% des voix
- Le Martinet (30) : Michel Mercier (PCF) réélu avec 100% des voix
- Mont-Saint-Martin (54) : Serge DE CARLI (PCF) réélu avec 65,02% des voix
- Saulnes (54) : Adrien Zolfo (PCF) réélu avec 100% des voix
- Hussigny-Godbrange (54) : Laurent RIGHI (PCF) réélu avec 100% des voix
- Aumetz (57) : Gilles DESTREMONT (app-PCF) réélu avec 67,38% des voix
- Joudreville (54) : Jean-Marc LEON (PCF) réélu avec 67,18% des voix
- Knutange (57) : FRabrice CERBAI (PCF) réélu avec 74,82% des voix
- Jœuf (54) : André Corzani (PCF) réélu avec 69,17% des voix
- Conflans-en-Jarnisy (54) : Alain Lemey (PCF) réélu avec 70,13% des voix
- Jarny (54) : Jacky Zanardo (PCF) réélu avec 100% des voix
- Blénod-lès-Pont-à-Mousson (54) : Bernard Bertelle (PCF) réélu avec 79,51% des voix
- Vendres (34) : Jean Pierre Perez (PCF) réélu avec 6069% des voix
- Montréjeau (31) : Eric Miquel (app-PCF) réélu avec 68,75% des voix
- Saint-Pierre-d'Aurillac (33) : Stéphane Denoyelle (PCF) réélu avec 100% des voix
- Mornac (16) : Francis Laurent (PCF) réélu avec 85,76% des voix
- Queaux (86) : Gisèle Jean (app-PCF) réélue
- Desertines (03) : Christian Sanvoisin (PCF) réélu avec 77,74% des voix
- Beaulon (03) : Alain Lognon (PCF) réélu avec 100% des voix
- Camon (80) : Jean Claude Renaux (PCF) réélu avec 86,39% des voix
- Breuil-le-Sec (60) : Denis Dupuis (PCF) réélu avec 77,76% des voix
- Montataire (60) : Jean Pierre Bosino (PCF) réélu avec 55;32% des voix
- Saint-Maximin (60) : Serge Macudzinski (PCF) réélu avec 62,25% des voix
- Alizay (76) : Arnaud Levitre (PCF) réélu avec 100% des voix
- Oissel (76) : Stéphane Barre (PCF) réélu avec 76,71% des voix
- Le Houlme (76) : Daneil Grenier (PCF) réélu avec 67,51% des voix
- Woincourt (76) : Arnaud Petit (PCF) réélu avec 100% des voix
- Anstaing (59) : Etienne Dumoulin (app-PCF) réélu avec 100% des voix
- Flines-lez-Raches (59) : Annie Goupil (PCF) réélue avec 65,34% des voix
- Lewarde (59) : Denis Michalak (PCF) élu avec 70,17% des voix
- Bruille-lez-Marchiennes (59) : Jean Jacques Candelier (PCF) réélu avec 72,75% des voix
- Escautpont (59) : Joëlle Legrand (PCF) élu avec 100% des voix
- Raismes (59) : Aymeric Robin (PCF) réélu avec 64,66% des voix
- Trith-Saint-Léger (59) : Dominique Savary (PCF) élu avec 52,16% des voix
- Prouvy (59) : Isabelle Choain (PCF) réélu avec 74,88% des voix
- Thiant (59) : Jean Marie Lecerf (PCF) réélu avec 63,93% des voix
- Lieu-Saint-Amand (59) : Jean Michel Denhez (PCF) réélu avec 100% des voix
- Neuville-sur-Escaut (59) : Pascal Jean (PCF) réélu avec 68,12% des voix
- Bachant (59) : David Zelani (PCF) réélu avec 65,55% des voix
- Drocourt (62) : Bernard Czerwinski (PCF) réélu avec 62,76% des voix
- Rouvroy (62) : Valérie Cuvillier (PCF) réélue avec 73,16% des voix
- Sallaumines (62) : Christian Pedowski (PCF) réélu avec 69,22% des voix
- Angres (62) : Maryse Roger (PCF) réélue avec 100% des voix
- Grenay (62) : Christian Champire (PCF) réélu avec 100% des voix
- Contes (62) : Francis Tujague (PCF) réélu avec 81,59% des voix
- Saint-Étienne-au-Mont (62) : Brigitte Passebosc (PCF) réélue avec 62,82% des voix

Bilan (provisoire) : 135 maires PCF (dont 11 apparenté.e.s) élus/réélus à l'issue du premier tour.

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 15:22
Notre pays connaît une crise sanitaire majeure (Déclaration du Parti communiste français- 16 mars 2020)

Déclaration du Parti communiste français- 16 mars 2020
 

Notre pays connaît une crise sanitaire majeure.


La priorité doit être la mobilisation de la nation tout entière contre la pandémie et pour la protection de nos concitoyennes et concitoyens.
Cela exige des mesures exceptionnelles. Les communistes entendent y prendre toute leur part.
Au vu des recommandations des autorités sanitaires et des professionnels de santé, le report du second tour des élections municipales est aujourd'hui incontournable. Cela doit, naturellement, se faire dans le respect du vote démocratique des électrices et électeurs, et des résultats acquis lors du premier tour, ce dimanche 15 mars.
Comme ils l'ont toujours fait dans l'histoire lorsque l'essentiel était en jeu, les communistes et leurs élus se mettent à la disposition du pays. Pour contribuer à prendre toutes les mesures d'urgence sanitaire et économique qui s'imposent. Pour construire avec les citoyennes et les citoyens les solidarités indispensables pour faire face à la menace. Pour aider les professionnels de la santé et les agents du service public dans leurs missions essentielles.
Pour cela, les communes et leurs 500 000 élus locaux seront en première ligne et joueront un rôle
important.
Partout, dans les heures qui viennent, les instances nationales, départementales et locales du PCF vont se concerter et prendre les dispositions exceptionnelles leur permettant de s'engager pleinement dans ce combat vital pour la France, pour l'humain, pour la planète.
Le Parti communiste français propose, dans cet esprit, que se mette sans délai en place une instance, un Comité d'urgence nationale, où les forces politiques ainsi que les organisations syndicales et professionnelles se retrouveront. Car la gravité de la situation impose la transparence totale avec l'ensemble des forces vives du pays. Le Parlement doit aussi être réuni, sous des formes à définir, pour prendre les décisions exceptionnelles que la situation exigera.
Dans les prochaines heures, le Parti communiste français contribuera à cette action commune en soumettant à la discussion ses propositions pour triompher de cette crise.

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 07:55
Premier tour des élections municipales : déclaration du Parti communiste français

Premier tour des élections municipales : déclaration du Parti communiste français

Le premier tour de ces élections municipales s'est tenu dans la situation exceptionnelle de la crise sanitaire du coronavirus.

Cela a évidemment pesé sur une abstention qui, à plus de 54%, s'avère historique.

Il faut, dans ce contexte particulièrement difficile, saluer l'engagement des élus municipaux et des personnels communaux, qui ont permis la continuité de cet exercice démocratique essentiel.

Cet engagement constitue un atout pour la mobilisation de toute la nation et pour la construction des solidarités populaires indispensables face à la menace pesant sur le pays.

La priorité est à l'amplification de la mobilisation nationale contre la pandémie.

Il appartient dans ce cadre à l'exécutif d'informer, sur la base des estimations des autorités sanitaires, sur l'évolution de la pandémie, et sur les conditions dans lesquelles les opérations de vote du second tour pourront ou non se tenir.

Parce que l'implication de chacun et chacune va être indispensable, les décisions à prendre ne peuvent relever du seul président de la République et de son gouvernement. Elles doivent être prises en concertation avec les partis représentés au Parlement, qui doivent être prochainement réunis.

Au-delà, les premiers résultats du scrutin font apparaître la bonne tenue des listes de large rassemblement à gauche, et tout particulièrement de celles que conduisent des communistes.

Ainsi, à cette heure, alors que l'on ne connaît pas encore tous les résultats, sont notamment remportées au premier tour des villes comme Montreuil-sous-Bois, Stains, Fontenay-sous-Bois, Bonneuil, Nanterre, Gennevilliers, Martigues, Vierzon, Dieppe, Tarnos, Saint-Amand-les-Eaux, Avion etc.

Au Havre, le Premier ministre subit la sanction de la politique de casse sociale et de régression démocratique de son gouvernement. Il perd 8 points sur son résultat de 2014, Jean-Paul Lecocq obtenant face à lui le score de 35 %.

Le Parti communiste français y voit une invitation à défendre les communes, pilier de notre République, et à consolider les politiques publiques qui font de celles-ci des laboratoires de progrès social et écologique au quotidien.

Plus que jamais, l 'humain et la planète doivent être au cœur des politiques à mettre en œuvre pour répondre aux attentes des Françaises et des Français.

Ce soir, les communistes et leurs élus sont mobilisés pour poursuive la bataille engagée pour le premier tour de ces municipales. Partout où c'est possible, ils appellent au plus large rassemblement des forces de gauche et écologistes pour l'emporter face aux listes soutenues par le gouvernement, la droite et l'extrême droite.


Paris 15 mars 2020
Parti communiste français
 
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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 07:54
Lundi, 16 Mars, 2020 - L'Humanité
Municipales : Un premier tour très positif pour les communistes

Les maires PCF de Montreuil, Gennevilliers, Dieppe, Martigues, Vierzon, Montataire, Saint-Amand-les-Eaux et Tarnos ont, notamment, été réélus dès hier.

L'issue du scrutin a été bonne pour les candidats du PCF. Nicolas Langlois a été réélu maire de Dieppe dès le premier tour (61,41 %), et Joachim Moyse s’impose (78,94 %) à Saint-Étienne-du-Rouvray. Toujours en Seine-Maritime, le PCF l’emporte à Gonfreville-l’Orcher et au Tréport (73 %). Au Havre, le député Jean-Paul Lecoq (35,87 %) se qualifie pour un second tour qui s’annonce serré face au premier ministre, Édouard Philippe (43,59 %). « Les premiers retours sont très positifs. Ils confortent pour l’instant les maires communistes. Ces résultats montrent à quel point les populations comptent sur ces élus pour les défendre, y compris dans un contexte bouleversé par l’épidémie de coronavirus », mesure Pierre Lacaze, chargé des élections au PCF.

Gaby Charroux a été élu, lui aussi, dès le premier tour à Martigues (60,93 %). Dans les Bouches-du-Rhône, Laurent Belsola s’impose à Port-de-Bouc (53,58 %), et les communistes sont largement réélus au Rove et à Ensuès-la-Redonne. « Il faudra par contre un second tour à Arles, où Patrick de Carolis (26,41 %) est devant la liste PCF (21,16 %) », pointe Pierre Lacaze. Tout comme à Aubagne, où le PCF (24,11 %) arrive en tête de la gauche dans une ville perdue en 2014. Ou encore à Gardanne, où la liste PCF fait la course en tête avec 23,78 % des suffrages malgré les divisions locales.

Le communiste Nicolas Sansu est élu au premier tour à Vierzon (Cher) avec 50,18 %, tout comme Jean-Marc Lespade à Tarnos (Landes) avec 68,64 %, Jean-Pierre Bosino à Montataire (Oise) avec 55,32 %, Christophe Faverjon à Unieux (Loire) avec 60,7 %. Dans la banlieue rouge de Grenoble, David Queiros passe au premier tour à Saint-Martin-d’Hères (53,64 %) mais Renzo Sulli (30,36 %) ira au second tour à Échirolles contre le RN conduit par Alexis Jolly (19,82 %). « Le PCF résiste bien au RN dans le Nord et le Pas-de-Calais », apprécie Pierre Lacaze, avec la réélection dès le premier tour de Jean-Jacques Candelier (72,75 %) à Bruille-lez-Marchiennes et un succès à Lewarde pour Denis Michalak (70,17 %). Toujours dans le Nord, Alain Bocquet est élu à Saint-Amand-les-Eaux (50,96 %). Dans le Pas-de-Calais, le PCF l’emporte à Avion. Et aussi à Méricourt avec Bernard Baude (68 %), dans une ville que l’extrême droite ciblait officiellement. Valérie Cuvillier s’impose au Rouvroy (73,15 %). Dans le Loiret, les communistes sont réélus à Saran (65,13 %) et Chalette-sur-Loing (54,36 %), et la maire Michèle Picard (28,37 %) se qualifie pour le second tour à Vénissieux (Rhône).

En Île-de-France, enfin, les quatre villes communistes des Hauts-de-Seine le restent, avec des victoires pour Patrice Leclerc à Gennevilliers (58,40 %), Patrick Jarry à Nanterre (51,91 %), Jacqueline Belhomme à Malakoff (64,16 %), et Marie-Hélène Amiable à Bagneux (60,74 %). Dans le Val-de-Marne, seul département à direction communiste, le maire PCF d’Ivry-sur-Seine, Philippe Bouyssou, obtient 48,65 % devant la coalition EELV-PS-FI à 22,10 % et Jean-Claude Kennedy 46 % à Vitry-sur-Seine (51 %). Et Patrick Douet (77,27 %) s'impose à Bonneuil-sur-Marne. En revanche, la droite (39,76 %) arrive en tête à Champigny-sur-Marne.

Dans les deux villes PCF de plus 100 000 habitants, situées en Seine-Saint-Denis, les communistes l’emportent dès le premier tour à Montreuil (51,34 %), quand le second sera déterminant à Saint-Denis où le maire sortant Laurent Russier (24 %) est derrière le PS (35,31 %) et devant la FI (18,04 %). La droite est, par contre, en tête à Aubervilliers, avec 25,69 %. À Bagnolet, la liste PS (30,78 %) est devant la liste PCF-FI (22,17 %). À Stains, le maire PCF Azzedine Taïbi a été élu au premier tour (57,88 %). Les communistes peuvent nourrir des espoirs de reconquête à Bobigny (37,65 %), Saint-Ouen (la liste conduite par Denis Vemclefs emporte 18,78 % des suffrages exprimés, derrière la droite, 25,65 %, et les socialistes, 24,34 %), Romainville (26,11 % pour la liste conduite par Vincent Pruvost) et Noisy-le-Sec, où Olivier Sarrabeyrouse sort en tête du scrutin (32,85 %). Ils s’imposent à Mitry-Mory (Seine-et-Marne), où la maire sortante, Charlotte Blandiot-Faride est réélue (59,07 %).

Aurélien Soucheyre
***

Article de Nicolas Maury

 
A l'issue du premier tour des élections municipales, le Parti communiste a remporté plus de mairie que le Rassemblement national (RN), que EELV et que LREM. A cette heure, le PCF a été élu/réélu dans 76 communes (liste incomplète du fait qu'elle ne tient pas compte des résultats dans les communes de moins de 1000 habitant.e.s et de la difficulté à lire les étiquettes politiques dans les communes de moins de 3500 habitant.e.s)

https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/

 
Le Rassemblement national n'est parvenu qu'à faire réélire certains de ses maires sortants (Hénin-Beaumont, Fréjus, Beaucaire, Villers-Cotterêts et Hayange). Il ne remporte aucune villes/commune supplémentaire malgré ses bons scores notamment à Perpignan, où Louis Aliot (35,6%) peut espérer s'emparer de la capitale de la Catalogne Nord au second tour. Et est en capacité de perdre deux mairies : Le Luc (Var) et Mantes-la-Ville (Yvelines). A Béziers, le maire soutenu par le RN, Robert Ménard a fait 68%.

EELV et les écologistes ont remporté de bons scores dans les grandes villes (Lyon, Besançon, Strasbourg. Bordeaux, Grenoble ...), mais ne confirment que peut d'élections/réélections lors de ce premier tour.

LREM, sans tenir compte des soutiens envoyés à des candidats PS ou LR, ne parvient pas à s'imposer dans le paysage municipal. Le parti des marcheurs doit se contenter de scores si modestes, entre 13% et 17% dans le meilleur des cas, qu’il ne peut prétendre qu’à une poignée d’élus d’opposition. Même au Havre le premier ministre est menacé pour le second tour.

 

 
🔻 Liste des maires communistes élus/réélus dès le premier tour (communes de plus de 1000 habitant.e.s) :

- Port-de-Bouc (13) : Laurent Belsola (PCF) élu 53,56% des voix dès le premier tour
- Unieux (42) : Christophe Faverjon (PCF) réélu avec 60,7% des voix
- Martigues (13) : Gaby Charroux (PCF) réélu avec 60,93% des voix
- Dieppe (76) : Nicolas Langlois (PCF) réélu maire avec 61,4% des voix
- Vierzon (18) : Nicolas Sansu (PCF) réélu avec 50,12% des voix
- Chalette-sur-Loing (45) : Franck Demaumont (PCF) réélu avec 54.36% des voix
- Avesnes-les-Auber (59) : Alexandre Basquin (PCF) réélu avec 80,77% des voix
- Talange (57) : Patrick Abate (PCF) réélu avec 91,56 % des voix
- Algrange (57) : Patrick Peron (PCF) réélu avec 51,15 % des voix
- Le Rove (13) : Georges Rosso (PCF) réélu avec 79,24% des voix
- Saran (45) : Maryvonne Hautin (PCF) réélue avec 65,13% des voix
- Tarnos (40) : Jean-Marc Lespade (PCF) réélu avec 68,64% des voix
- Septèmes-les-vallons (13) : André Molino (PCF) réélu avec 80,54% des voix
- Cabestany (66) : Jean Vila (PCF) réélu avec 58,9% des voix
- Riom ès Montagne (15) : François Boisset réélu avec 55,78% des voix
- Les Mées (04) : Gérard Paul (PCF) réélu avec 51,43% des voix
- Saint-Martin-d'Hères (38) : David Queiros (PCF) réėlu avec 53,64% des voix
- Ploufragan (22) : Rémy Moulin (PCF) réélu avec 66,88% des voix
- Méricourt (62) : Bernard Baude (PCF) réélu avec 68,51% des voix
- Avion (62) : Jean-Marc Tellier (PCF) réélu avec 100% des voix
- Roeulx (59) : Charles Lemoine (PCF) réélu avec 100% des voix
- Aulnoye-Aymeries (59) : Bernard Baudoux (PCF) réélu avec 69,52 % des voix
- Thourotte (60) : Patrice Carvalho (PCF) réélu avec 74,08% des voix
- Alénya (66) : Jean-André Magdalou (PCF) réélu avec 100% des voix
- Roquevaire (13) : Yves Mesnard (app-PCF) réélu avec 53,25% des voix
- Allonnes (72) : Gilles Leproust (PCF) réélu avec 53.80% des voix
- Louvroil (59) : Giuseppe "Pino" Ascone (PCF) réélu avec 68,98% des voix
- La Ricamarie (42) : Cyrille Bonnefoy (PCF) réélu avec 62,55 % des voix
- Saint Etienne du Rouveray (76) : Joachim Moyse (PCF) réélu avec 78,94% des voix
- Contes (06) : Francis Tujague (PCF) réélu avec 81,59% des voix
- Bilia (20) : Michel Tramoni (PCF) réélu avec 100% des voix
- Saint Amand les Eaux (59) : Alain Bocquet (PCF) réélu avec 50,96 % des voix
- Boussois (59) : Jean-Claude Maret (PCF) réélu avec 57,16% des voix
- Boulazac-Isle-Manoire (24) : Jacques Auzou (PCF) réélu avec 61,11% des voix
- Le Cheylas (38) : Roger Cohard (PCF) réélu avec 100% des voix
- Salaise-sur-Sanne (38) : Gilles Vial (PCF) réélu avec 69,42% des voix
- Trélissac (24) : Francis Colbac (PCF) réélu avec 56,01% des voix
- Mitry-Mory (77), Charlotte Blandiot-Faride (PCF) réélue avec 59,08% des voix
- Montreuil (93) : Patrice Bessac (PCF) réélu avec 51,35% des voix
- Gennevilliers (92) : Patrice Leclerc (PCF) réélu avec 58,40% des voix
- Malakoff (92) : Jacqueline Belhomme (PCF) réélue avec 64.17% des voix
- Nanterre (92) : Patrick Jarry (app-PCF) réélu avec 51,91% des voix
- Bagneux (92) : Marie Hélène Amiable (PCF) réélue avec 60,74% des voix
- Auzat la Combelle (63) : George Tenet (PCF) réélu avec 100% des voix
- Fleury-Mérogis (91) : Olivier Corzani (PCF) réélu avec 79,72% des voix
- Briis-sous-Forges (91) : Emmanuel Dassa (PCF) réélu avec 67,36% des voix
- Grigny (91) : Philippe Rio (PCF) réélu avec 50,34% des voix
- Fosses (95) : Pierre Barros (PCF) réélu avec 62,45% des voix
- Marly-la-ville (95) : André Specq (app-PCF) réélu avec 100% des voix
- Pierrelaye (95) : Michel Vallade (PCF) réélu avec 64,90% des voix
- Quincy-Voisins (77) : Chantal KACI (app-PCF) réélue avec 65,83% des voix
- Bonneuil-sur-Marne (94) : Patrick Douet (PCF) réélu avec 77,28% des voix
- Chevilly-Larue (94) : Stéphanie Daumin (PCF) réélue avec 59,20% des voix
- Fontenay-sous-Bois (94) : Jean-Philippe Gautrais (app-PCF) réélu avec 57,15 % des voix
- La Courneuve (93) : Gilles Poux (PCF) réélu avec 64,42% des voix
- Stains (93) : Azzédine TAÏBI (PCF) réélu avec 57,88% des voix
- Tremblay-en-France (93) : François Assensi (PCF) réélu avec 75,26% des voix
- Blanzat (63) : Richard Bert (PCF) réélu avec 52,06 % des voix
- Saint Etienne au Mont (62) : Brigitte Passebosc (PCF) réélue avec 62,82% des voix
- Le Treport (76) : Laurent Jacques (PCF) réélu avec 72,99% des voix
- Gonfreville-l'Orcher (76) : Alban Bruneau (PCF) réélu avec 100% des voix
- Bourbon-l’Archambault (03) : Jacky Bélien (PCF) élu avec 68,46 % des voix
- Ygrande (03) : Pierre Thomas (PCF) réélu avec 100% des voix
- Trelissac (24) : Francis Colbac (PCF) réélu avec 56,01% des voix
- Brionne (27) : Valéry Beuriot (PCF) réélue avec 70,19% des voix
- Harfleur (76) : Christine Morel (PCF) réélue avec 59.06% des voix
- Villorceau (45) : Daniel Thouvenin (PCF) réélu avec 66,67% des voix
- Darvoy (45) : Marc Brynhole (PCF) élu avec 100% des voix
- Soues (65) : Roger Lescoute (PCF) réélu avec 100% des voix
- Estagel (66) : Roger Ferrer (PCF) réélu avec 58,46% des voix
- Pont-Péan (35) : Michel Demolder (PCF) élu avec 51.49% des voix
- La Grand Combes (30) : Patrick Malavieille (PCF) réélu avec 69,75% des voix
- La Salvetat Saint Gilles (31) : François Arderiu (app-PCF) élu avec 80,20% des voix
- Saint Hilaire (31) : André Morere (PCF) réélu avec 100% des voix
- Boussan (31) : Alain Boube (PCF) réélu avec 96,16% des voix
- Neuville-sur-Saône (69) : Eric Bellot (PCF) élu avec 53,42% des voix
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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 06:50
Coronavirus/Macron : réaction de Fabien Roussel

L'heure est à la mobilisation nationale pour délivrer la réponse la plus efficace face à la crise sanitaire et à la crise économique exceptionnelles que nous affrontons.

Les flottements de ces dernières heures sur les décisions à prendre ne doivent pas fragiliser la capacité d'action de l'État.

Les annonces du Président de la République supposent aussi des engagements précis que les services publics, notamment ceux de la santé, attendent depuis longtemps ! Les annonces de ce soir impliquent donc de remettre en cause les politiques d'austérité.

La fermeture des établissements scolaires et universitaires ou le report des soins non essentiels ne pouvaient plus être différés. Mais aucun engagement précis n'est annoncé en moyens humains et financiers concernant la crise sanitaire contrairement à d'autres pays comme l'Italie ou le Royaume uni qui ont annoncé mobiliser plusieurs dizaines de milliards d'euros. Et aucune mesure structurelle n'est engagée sur le plan économique.

Coordonner et financer la réponse sanitaire

Notre système de santé public, déjà sous tension, a besoin de moyens pour protéger ses personnels et pour élargir ses capacités d'accueil des patients atteints de coronavirus. Le Président de la République annonce qu'il prendra les mesures nécessaires « quoi qu'il en coûte ». Aux actes ! Les personnels de santé sonnent l'alarme depuis des mois ! De même, dans encore beaucoup de territoires, les médecins et les infirmières libéraux, les personnels de secours comme les pompiers, les laboratoires sont en attente du matériel tel que les masques pour se protéger et protéger les patients ou pour réaliser les tests épidémiologiques. La puissance publique doit demander aux hôpitaux privés de se mettre à la disposition de la nation.

Des mesures structurelles fortes pour faire face à la crise économique

Une crise financière historique, elle aussi d'ampleur mondiale, est en cours. La crise sanitaire en est le catalyseur et non la cause. Ce sont les politiques monétaires et néolibérales qui en sont les principaux déclencheurs. Si des mesures de soutien et d'accompagnement des entreprises et des salariés doivent être mises en place rapidement, il faut donc aussi revoir les règles d'intervention de la BCE pour que les sommes débloquées soutiennent l'économie réelle et non la spéculation financière. Le « Pacte de stabilité » budgétaire européen doit être abandonné. Les secteurs stratégiques du pays doivent être protégés. Nous demandons enfin le report de la réforme de l'assurance chômage dont l'entrée en application est prévue pour le 1er avril.

 

 

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