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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 07:36
Décès de camarades et sympathisants de la fédération du PCF Finistère - l'hommage de la fédération

Plusieurs camarades et sympathisants du PCF Finistère nous ont quittés ces derniers jours.

- Suzanne Douarinou, membre du Parti depuis 1972 et âgée de 91 ans.

- Bernadette Champon, qui habitait Fouesnant mais était désormais en maison de retraite. Elle avait 96 ans et était adhérente depuis au moins une quarantaine d'années (Denise Blanche l'a connue à son arrivée en 86). Elle était institutrice à Pleuven avant d'être en retraite.

- Jessie Charlot. Ancienne secrétaire de la cellule Alain Le Lay de Lesconil jusqu'en 2010, elle fut conseillère municipale PCF de Plobannalec Lesconil. Elle avait adhéré au PCF en 1955 et était le fer de lance des fêtes d'été du PCF Pays Bigouden, surtout celle du Travailleur de la mer.

- Michel Larzul décédé en mars d'une longue maladie. Michel, médecin psychiatre et avait travaillé notamment à l'hôpital Gourmelen de Quimper, était le fils de Denise et Basile Larzul, le frère de l'avocat Claude Larzul.  Il n'était pas adhérent mais avait toujours apporté son soutien au PCF, le parti de ses parents, par des souscriptions tous les ans.

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

Je voudrais exprimer toute la reconnaissance des communistes du Finistère à ces camarades pour leurs décennies d'engagement pour la cause d'une société plus égalitaire, plus juste et fraternelle.
 
Nous transmettons notre sympathie aux membres des sections du Cap Sizun, de Fouesnant, de Quimper, du Pays Bigouden, aux familles et amis de Suzanne Douarinou, Bernadette Champon, Jessie Charlot, Michel Larzul.
 
Fraternellement,
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.
 
 
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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 06:26
17 avril - journée internationale pour la libération des prisonniers politiques: liberté pour Marwan Barghouti et les prisonniers politiques palestiniens! (MJCF)
17 avril - journée internationale pour la libération des prisonniers politiques: liberté pour Marwan Barghouti et les prisonniers politiques palestiniens! (MJCF)
Action du MJCF Paris

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Prisonnier·e·s politiques / Palestine 🇵🇸

👉 Les prisonnières et prisonniers politiques sont actuellement plus de 5000 dans les geôles israéliennes.

👉 En arrêtant systématiquement les leaders politiques, c’est l’organisation de toute forme de résistance qui est empêchée. Plus largement, toutes les militantes et tous les militants politiques sont visés. C’est une façon pour Israël d’interdire aux Palestiniennes et Palestiniens de s’organiser collectivement et démocratiquement.

Liberté pour les prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s ! Vive la Palestine libre ! 🇵🇸

" Marwan Barghouti est un symbole : celui d'un peuple entier qu'on enferme, mais aussi celui de la lutte contre la colonisation. Il représente l'espoir d'une paix juste et durable. Le leader palestinien, emprisonné depuis 2002 a été condamné à la perpétuité cinq fois. En popularisant le combat de Marwan Barghouti, c'est tous les prisonniers et toutes les prisonnières politiques palestiniennes et palestiniens détenu·e·s dans des conditions inhumaines que nous mettons en lumière. En exigeant sa libération, c'est celle de tout le peuple palestinien que nous revendiquons. "

Les Jeunes Communistes

Action du MJCF Paris

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Action du MJCF Yvelines

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 07:21
Thomas Portes - Comment parler de « jours heureux » quand on remet en cause les 35h, passe la journée de travail à 12H ou supprime des jours de congés aux salariés ?

Sur le discours du président Macron de lundi soir, un texte percutant de Thomas Portes, dirigeant national du PCF en charge du collectif des cheminots, auteur de "Au cœur de la haine", livre enquête sur l'extrême-droite, militant antiraciste, antifasciste, sur son blog hier-

https://thomasportes.com

Comment parler de « jours heureux » quand on remet en cause les 35h, passe la journée de travail à 12H ou supprime des jours de congés aux salariés ?

 

On nous promettait du Churchill, on a eu du Emmanuel Macron. On nous promettait des annonces, on a eu des généralités. 11 Mai. Sans doute le chiffre de l’année. Voilà la seule nouvelle annoncée hier soir par le Président de la République. Mais une date, si elle fixe un horizon, soit dit en passant indécis, ne fait pas une politique. Si le Chef de l’État a battu hier un nouveau record d’audience, c’est que les français attendaient de vraies réponses. Nous sommes loin, très loin du compte. Si on constate un changement de ton, terminé le chef de guerre, aucun mea culpa, ni remise en cause du système.

Ce n’est pas dans l’ADN du macronisme. Pourtant certains éditorialistes, à peine l’allocution terminée, se sont empressés de souligner « la grandeur de son discours ». On n’a pas dû regarder la même chaine. Plutôt que d’assumer ses responsabilités Emmanuel Macron a eu cette phrase : « comme vous j’ai vu des ratés, des lenteurs ». Mais une différence notable semble lui avoir échappé. « Nous » pour notre part nous ne sommes pas aux affaires, lui oui. Quand nous somme de simples spectateurs, il est l’acteur principal de la stratégie du gouvernement. Le limogeage express du directeur de l’ARS de la Région Grand Est, fusible de la macronie, relève de la même stratégie. Faire payer aux autres ses propres turpitudes. Le plan de restructuration de l’hôpital de Mulhouse n’était-il pas validé par la ministre de la santé de l’Époque, Agnès Buzyn, donc par le Président de la République ?

 

« En 26 ans la densité de lits d’hôpitaux pour 1000 habitants a diminué de 48 % en France ».

 

Jouant la carte de la séduction, Emmanuel Macron osera même une introspection personnelle à voix haute : « Étions-nous préparés pour cette crise? A l’évidence, pas assez ». Nous n’étions pas préparés du tout ! Pourtant les alertes avaient clignoté de tous les côtés depuis 10 ans. Hôpital, industrie, recherche … tout a été bradé, délocalisé ! En 20 ans, 60.000 places d’hospitalisation à temps complet ont disparu. Les hôpitaux publics, eux, sont passés de 400.000 lits en 1981 à 260.000 en 2011. En 26 ans la densité de lits d’hôpitaux pour 1000 habitants a diminué de 48 % en France. Cela ne doit rien au hasard. Ce sont des choix politiques et stratégiques qui nous ont menés dans le mur.

Alors que la situation des EHPAD, et en particulier la mort dans un isolement total, avait soulevé une vague d’indignation, le Chef de l’État a annoncé sa volonté que « les hôpitaux et les maisons de retraite puissent organiser pour les plus proches la visite pour leurs proches en fin de vie pour pouvoir leur dire adieu ». Là aussi pourquoi avoir attendu si longtemps ? C’est un véritablement déchirement de voir nos anciens partir seuls, loin de leurs proches, de leurs familles, de leurs enfants. On nous répétait en boucle que cela n’était pas possible pour des questions de sécurité sanitaire. Et pour le salarié d’Amazon qui côtoie des dizaines de collègues au quotidien, là il n’y a pas de risque peut être ?

« Quelle hypocrisie d’utiliser la réouverture des écoles pour renvoyer les gens au boulot, sans aucune garantie sur les mesures de protection »

 

En réalité le 11 mai répond à une exigence unique, celle de relancer l’économie. Le MEDEF peut sabrer le champagne, ses sorties médiatiques ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. La priorité de l’exécutif est claire. D’abord l’argent, après la santé. Comment va s’organiser ce 11 mai ? On n’en sait rien. Dédoublement des classes ? Quels moyens de protection sanitaire ? Cantine ? Quelle hypocrisie d’utiliser la réouverture des écoles pour renvoyer les gens au boulot, sans aucune garantie sur les mesures de protection.

« Combien de tests pas jour ? Aucune réponse »

Et les tests ? Va-t-on revivre l’épisode des masques ? Afin d’éviter un nouveau psychodrame, Emmanuel Macron a annoncé que d’ici le 11 mai la France serait « en capacité de tester toute personne présentant des symptômes ». Un choix curieux, pour ne pas dire irresponsabilité, quand on sait qu’une des particularités de ce virus c’est qu’il existe des porteurs asymptomatiques susceptibles de contaminer les autres. La communauté scientifique le réclame unanimement, il faut un dépistage massif. En vérité, le gouvernement est coincé. Il ne peut répondre à cette exigence car notre capacité de production de tests est extrêmement faible. Combien de tests pas jour ? Aucune réponse.*

Sur les masques, l’État « en lien avec les maires, devra permettre à chacun de se procurer un masque grand public pour les professions les plus exposées ». Ici encore la terminologie est importante. Permettre ne veut pas dire obligatoire. Quant au port obligatoire du masque pour tous, le président refuse toujours d’y souscrire.

Ce discours, le 4èmedepuis le début de la crise sanitaire, ne reste pas dans les annales de la politique. Il est pour moi loin d’être à la hauteur. Le 25 mars dernier Emmanuel Macron promettait « un plan massif pour l’hôpital ». Depuis silence radio, aucun chiffre, aucune annonce. Quelques semaines après nous avions droit au chapitre sur « la souveraineté industrielle et la relocalisation ». Là aussi, on attend toujours la nationalisation de Luxfer ! Pour l’avenir, le Président promet « de se réinventer ». Qui va croire cela tant le Président des riches aura passé son début de quinquennat à détruire notre modèle social.

 

Comment parler de « jours heureux » quand on remet en cause les 35h, passe la journée de travail à 12H ou supprime des jours de congés aux salariés ?

 

Et c’est oublier un peu vite les ordonnances prises au début de la crise. Comment parler de « jours heureux » quand on remet en cause les 35h, passe la journée de travail à 12H ou supprime des jours de congés aux salariés ? Du bout des lèvres, le Président a évoqué « une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes avec des enfants afin de leur permettre de faire face à leurs besoins essentiels ». Quel montant, dans quel délai ? Nous ne savons pas.

On peut accorder une chose au Président, il a fait un vrai discours politique, sans la condescendance habituelle. Le choc de la crise passée, la bataille politique va s’engager. Des lignes de ruptures vont apparaitre. Car au fond une question va dépasser toutes les autres. Qui va payer la crise ? En Argentine, le gouvernement va instaurer une taxe sur les 200 personnes les plus riches et les 200 plus grosses entreprises. En Espagne on met en place un revenu universel. Et en France ? On réouvre les écoles pour envoyer les parents bosser pour le MEDEF.

Un sujet préoccupe de plus en plus les françaises et les français, le paiement du loyer. Si le gouvernement annonce des aides supplémentaires pour les entreprises, rien pour les particuliers. Ce sujet monte de plus, en France comme dans le monde. Au Canada des locataires organisent la grève des loyers, en Espagne des syndicats et collectifs de locataires viennent de lancer eux aussi la grève des loyers,en Italie les associations de locataire demandent en urgence la création d’un fond d’urgence pour payer les loyers. En Allemagne, le Parlement a adopté fin mars une loi qui interdit pendant deux ans les expulsions pour des loyers qui seraient impayés entre avril et juin. Et en France ? Rien. C’est pour imposer ce sujet dans le débat que la CNL vient de lancer une pétition pour demander« un fonds d’indemnisation des habitants ».

« Les nouveaux jours heureux » passeront par un rapport de force politique et social d’ampleur. Ils nécessiteront aussi rupture, transparence et clarté. Et ce n’est pas gagné quand on voit la tribune du jour intitulée « En Europe, il nous faudra développer un modèle de prospérité ». Une tribune signée par plusieurs Ministres du gouvernement (Borne, Wargon), 37du CAC40 (L’Oréal, Ikea, Coca-cola, Suez, Danone, Unilever, Volvo, Nestlé, Engie…) et … Yannick Jadot. C’est une forme de clarification. Il faudra assumer.

 

Lire aussi:

Soutien à notre camarade Thomas Portes mis en procès par le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire.

Samedi 8 Février à 10H30 autour d’un café au local de section du PCF. 5 Rue Henri Moreau, 29200 Brest, suivie d'une participation au forum social brestois de réflexion et formation sur la lutte contre l'extrême-droite. Thomas Portes occupe actuellement le poste de chef de cabinet du maire (PCF) de Champigny (Val-de-Marne), il est responsable national du PCF en charge du collectif des cheminots, syndicaliste CGT et auteur de « Au coeur de la haine ». C’est au printemps 2018 que Thomas Portes s’est vu assigné en justice par Génération Identitaire suite à un tweet où il réagissait et l’opération anti migrants du col de l’Echelle. Cette assignation n’était pas un hasard, mais le fruit d’une démarche réfléchie et assumée visant pour Génération Identitaire, à se mettre en scène sous les feux

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 07:03
La Santé n’a pas de prix ! - communiqué du groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste au sénat
Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, nous a transmis ce communiqué du groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste au sénat que nous portons à l'attention des lecteurs du "Chiffon Rouge".
 
La Santé n’a pas de prix !

Alors que les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain Citoyen et Écologiste ont ces trois dernières semaines, réitéré leurs demandes lors de deux questions d’actualité et du débat de la loi de finances rectificatives, de moyens supplémentaires pour les hôpitaux, relayant les revendications des personnels hospitaliers en grève depuis plus d’un an, le gouvernement a accepté de débloquer 2 milliards d’euros.

Cet argent indispensable à l’achat de matériels, notamment les masques, les gants… ne pouvait répondre ni à la gravité de la pandémie ni à la crise réelle que vit l’hôpital. Raison pour laquelle, le groupe CRCE a demandé l’examen en urgence d’un budget de la Sécurité Sociale rectificatif, ce qui lui a été refusé !

Les politiques suivies, depuis le Plan Juppé, sont responsables de la casse de notre système de santé, or le gouvernement ne semble pas en tirer des leçons. Ainsi, le nouveau ministre Véran, suit les traces funestes d’Agnès Buzyn, en annonçant une prime spéciale pour les soignant.e.s pour un montant de 1 milliard d'euros, au lieu d’augmenter les salaires, d’ouvrir des lits, de titulariser et d’embaucher du personnel.
Dans l’édition du quotidien Les Echos du 2 avril, le rapporteur LREM du Budget à l’Assemblée nationale, a reconnu que « le correctif budgétaire voté il y a dix jours avait un caractère provisoire, et (que) les montants sont revus en conséquence à mesure qu'on avance dans la crise ».

Le gouvernement semble naviguer à vue, ne prenant même pas la peine d’informer la représentation parlementaire ! Nous avons appris par la presse, une provision de 3,1 milliards d'euros supplémentaires pour les dépenses de santé. C’est une bonne chose, mais nous aimerions connaître les mécanismes de financement et le but qui lui est assigné.

De plus, nous sommes inquièt.e.s de la déclaration du directeur de l'Agence régionale de santé (ARS) Grand Est, qui a estimé ce vendredi 3 avril qu'il n'y avait « pas de raison » d'interrompre la suppression sur cinq ans de 174 lits et de 598 postes au CHRU de Nancy. Ainsi alors que la pandémie de Covid-19 démontre l’impérieuse nécessité d’ouvrir des lits, d’augmenter les salaires et d’embaucher du personnel, comme nous le demandons depuis des années, le gouvernement ne semble toujours pas avoir changé de logiciel, même si le Ministre Véran a tenté de ‘’temporiser’’
Nous le savons toutes et tous, l’hôpital, les EHPAD, le secteur de la santé comme du médico-social ont besoin, de toute urgence, de moyens conséquents chiffrés à au moins 10 milliards.

Il y a urgence à sortir des discours martiaux assortis des pleins pouvoirs à l’exécutif et surtout de s’affranchir des règles de l’austérité budgétaire imposée par l’Union européenne, sur ordre du marché. Il y a urgence à investir massivement, pour l’hôpital, avec le déblocage de 10 milliards d’euros pour la santé et le recrutement de 100 000 personnels soignant·es. Il y a urgence à investir dans les EHPADS avec le recrutement de 300 000 personnes sur trois ans.

Les sénatrices et sénateurs du groupe Communiste Républicain Citoyen et Ecologiste demandent une véritable transparence sanitaire dans les mesures d’urgences pour lutter contre la pandémie de Covid-19 et l’examen d’un budget de la sécurité sociale (PLFSS) rectificatif. La Santé n’a pas de prix !

Paris, le 6 avril 2020
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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 14:39
Communiqué du PCF Côtes d'Armor à propos de la réouverture de l'usine de fabrication de masques de Plaintel (22)

À propos de la réouverture de l’usine de fabrication de masques de Plaintel

Le contexte d’urgence sanitaire que nous connaissons au plan mondial met, aujourd’hui, particulièrement en lumière les responsabilités des décisions prises sur le plan économique et social par les États.


A l’instar de l’entreprise Luxfer dans le Puy de Dôme, unique fabricant de bouteilles d’oxygène médical en Europe, aujourd’hui en cessation d’activité, la fermeture de l’usine de fabrication de masques de Plaintel (Giffard, Dalloz puis Honeywell) en 2018 montre aujourd’hui les conséquences d’un abandon des savoir-faire et des outils industriels.

Comme pour d’autres entreprises malheureusement, ces abandons tiennent toujours à deux causes essentielles :
- la non-prise en compte des alertes des salarié·e·s et la non-anticipation des besoins industriels en matière médicale et sanitaire,
- la recherche du profit maximum et la loi du marché.

À ces causes, il faut ajouter le désengagement de l’État et des gouvernements successifs causant
irrémédiablement la chute de l’entreprise liée au marché sanitaire.

En effet, selon un article signé de Benoît Collombat et de la Cellule investigation de Radio France (1), « l’activité d’Honeywell de masques respiratoires jetables en Europe, dont celle de HSP (Honeywell Safety Products) Armor, est une activité rentable. » est-il écrit dans un rapport d’audit du groupe qui conclut : « la rentabilité économique [de l’usine] est avérée mais trop faible pour les standards du groupe Honeywell ». D’où la délocalisation vers la Tunisie et la Chine. C’est à la lumière de ces causes et de ces responsabilités qu’il est nécessaire d’envisager la reprise d’une activité industrielle sur ce secteur d’activité.

- L’outil industriel est aujourd’hui cassé et inexistant. Certes, mais l’expérience montre la nécessité de « relocaliser » certaines productions « décisives » et « vitales » afin d’en garantir la maîtrise. Le savoir-faire détenu par les salariés de Plaintel est, de ce point de vue, un atout sur lequel il faut s’appuyer.

- Il est donc également nécessaire de penser un « modèle économique » qui ne soit pas sous la coupe de la seule « concurrence libre et non faussée » et de la loi du seul profit ainsi que la garantie d’une gestion des commandes et des stocks qui permettent la viabilité du projet.

- Enfin, l’expérience le montre avec une particulière acuité : cette production doit être mise sous « surveillance » démocratique afin que de telles situations ne puissent se reproduire. Cette surveillance devra être conférée aux salariés en tout premier lieu (si on les avait écoutés, nous n’en serions pas là...), mais également à la population et ses représentants au plan local (les réponses du ministère de l’Économie sur le caractère « non stratégique » de l’entreprise sont lourds de conséquences).

La relance de l'activité engage la responsabilité de l’État à qui une part essentielle des productions de la nouvelle entreprise sera destinée. Il doit veiller à la mise à disposition des financements nécessaires à la reprise de l'activité, par l'intermédiaire de Banque Publique d’Investissement France. La Banque de France doit déclarer cette avance de fonds éligible au refinancement de la Banque Centrale Européenne au taux de - 0,75 %, actuellement pratiqué pour ses refinancements de long terme ciblés.

Nous sommes déterminés à nous associer à la recherche de solutions avec toutes les parties qui s’engagent pour construire un projet répondant aux besoins sanitaires en France.

Christine Prunaud - Sénatrice des Côtes d’Armor
Cinderella Bernard - Présidente du groupe des élus communistes au Conseil départementall
Christiane Caro – Membre de la commission nationale santé du PCF
Yannick Le Cam – Secrétaire de la fédération du PCF des Côtes d’Armor

Saint-Brieuc, le 13 avril 2020

(1) L’usine bretonne qui alimentait la France en masques : histoire secrète d’un saccage industriel - Par Benoît
Collombat et Cellule investigation de Radio France - 03/04/2020

 

Communiqué du PCF Côtes d'Armor à propos de la réouverture de l'usine de fabrication de masques de Plaintel (22)
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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 08:08
Les Facebook Live du Parti communiste à 17h: Laurent Brun mardi 14, Fabien Roussel mercredi 15, Henriette Steinberg (Secours populaire) le jeudi 16 avril
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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 07:32
Répliquer à la canonnière de Pâques. Par Patrick Le Hyaric - Lundi, 13 Avril, 2020, L'Humanité
Lundi, 13 Avril, 2020
Répliquer à la canonnière de Pâques. Par Patrick Le Hyaric

S’il fallait une preuve que patronat et ministres n’ont que faire des valeurs humaines, un bel échantillon nous en a été servi durant ces fêtes de Pâques. Alors que les « forçats du coronavirus », ces combattants du quotidien, prennent d’énormes risques pour tenir le pays et soigner leurs semblables tout en comptant des décès, que des milliers de familles sont endeuillées, que d’autres sont terrassées par l’angoisse, voici que resurgit la petite musique des disques rayés des prétendus « premiers de cordée » s’acharnant contre « les premiers de corvée ».

 
Il faudra faire « des efforts » piaillent-ils en coeur. Qui ? Pas eux. Les travailleurs qui déjà souffrent et sont si mal rémunérés. Le président du MEDEF explique doctement qu’« il faudra se poser la question tôt ou tard du temps de travail, des jours fériés et des congés payés pour accompagner la reprise et faciliter, en travaillant plus, la création de croissance supplémentaire ». La sous-ministre de l’économie surligne en rouge le propos pour l’officialiser : « Il faudra certainement travailler plus que nous ne l’avons fait avant ». Ils préparent la stratégie du choc, celle du grand bond … en arrière, réclamée par l’oligarchie qui compte bien profiter de l’état de sidération et de peur du pays.  Voilà sans doute ce qui explique mieux pourquoi les décrets de l’ordonnance du 25 mars dernier portant « mesures d’urgence en matière de congés payés, de durée du travail et de jours de repos », courant jusqu’au dernier jour de cette année, ne sont toujours pas publiés. Sans doute pour laisser la possibilité, à la faveur de la dramatique crise sanitaire et au nom « des efforts », de détruire la totalité du droit du travail français et de renforcer la surexploitation du travail, en contravention avec les conventions internationales que notre pays a signées. Les oreilles du patron des patrons et ceux de quelques ministres sont-elles bouchées à tel point qu’elles leur interdisent d’entendre les manifestations de soutien populaire envers ces combattants, ce prolétariat : blouses blanches, caissières, livreurs, routiers, personnels d’entretien et de propreté, ouvriers et ouvrières à la tâche et petits entrepreneurs. Pas plus qu’ils n’ont entendu le discours progressiste du pape.
Toutes celles et tous ceux que les pouvoirs ont fait marcher à l’ombre depuis des décennies sont précisément celles et ceux qui doivent aujourd’hui obtenir leur dû. Laisser faire les tenants du capitalisme signifierait une cure d’austérité d’au moins un demi-siècle qui aggraverait tout. Seul le progrès social et environnemental peut nous tirer d’affaire, en posant les bases d’une autre société où primerait le développement humain à l’opposé de l’accumulation capitaliste.
Ce dont à besoin le pays  immédiatement c’est d’une conférence sociale d’augmentation des petits salaires et des prestations sociales, d’abolition des contrats précaires, d’embauche massive et de formation des travailleurs, combiné à un haut niveau de sécurité sociale, de sécurité de vie, avec de nouveaux services publics. Ceci dans le cadre d’un vaste plan visant à la souveraineté industrielle et numérique, à la sécurité sanitaire et alimentaire, au progrès écologique, culturel et éducatif.
Celles et ceux qui sont applaudis le soir à 20h doivent accéder au pouvoir dans l’entreprise, les services jusqu’au sommet de l’Etat. Il faudra rendre coup pour coup à la canonnière de Pâques. 
 
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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 05:47

Pour les communistes l'intervention d'Emmanuel Macron ce soir n'est pas à la hauteur d'une crise historique. Au delà de l'annonce d'un déconfinement le 11 mai, où sont les mesures fortes tant attendues ? Où est la rupture avec les politiques conduites ces dernières décennies ?

La poursuite nécessaire du confinement pour quatre semaines supplémentaires ne s'accompagne pas de mesures permettant de répondre efficacement à la crise et aux difficultés de nos concitoyens alors que la précarité et la pauvreté s'aggravent chaque jour dans notre pays. Derrière les paroles, notre pays, parmi les premières puissances mondiales, ne dispose toujours pas d'une stratégie pour fournir toutes les protections nécessaires à la population et aux salariés.

La priorité devrait porter sur la production et la mise à disposition de matériels de protection et de tests en grand nombre, permettant d'engager un processus de déconfinement maîtrisé ainsi qu'une grande politique de prévention. Les malades devraient être isolés dès maintenant. Cela ne peut pas s'envisager sans un renforcement de la démocratie sanitaire, permettant aux salariés et aux élus de faire valoir leurs propositions et d'exercer si besoin leur droit de veto.

Les activités non essentielles devraient être totalement arrêtées. Il n'est pas possible d'affirmer que l'on veut protéger les populations et laisser en même temps le patronat faire repartir la production dans des secteurs qui ne sont pas immédiatement vitaux pour le pays.

Alors que notre système de santé est durement éprouvé, les moyens prévus pour le renforcer sont très insuffisants. Quant à l'aide financière annoncée pour les plus précaires, aucun montant précis n'est avancé alors même que les difficultés financières de nos concitoyens s'aggravent chaque jour. Pourtant, des collectivités comme le Département du val-de Marne ont su concrètement renforcer les aides sociales. En outre, le recours à une application numérique pour tracer les malades n'est pas une priorité sanitaire et comporte des risques importants pour les libertés.

Rien ne justifie par ailleurs la poursuite des mesures dérogatoires au droit du travail : elles doivent être abrogées. Les réformes des retraites et de l'assurance chômage définitivement abandonnées. Il faut en finir définitivement avec l'austérité budgétaire en France et en Europe et mettre un terme aux cadeaux sans limites aux actionnaires et aux grandes fortunes.

Ce soir, le président de la République a tenu à exalter les valeurs de la Révolution française. Ce ne sont que des mots dès lors que que l'on n'engage pas les ruptures indispensables pour répondre à la crise et s'attaquer enfin à ses causes, en commençant par la mise en débat d'une nouvelle loi de santé publique construite avec les personnels et un véritable plan de relance industrielle et de recherche ainsi que de nouvelles coopérations en France, en Europe et dans le monde, libérées de la domination des marchés financiers.

Parti Communiste Français
Lundi 13 avril 2020.


 

Intervention d'Emmanuel Macron : l'annonce d'une date ne fait pas une politique efficace de réponse à la crise sanitaire et économique ! (déclaration du PCF)
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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 15:34
Coronavirus. 75 mesures d’urgence listées par des députés communistes (Ouest-France  -  09/04/2020)
Ouest-Franc
Coronavirus. « 75 mesures d’urgence » listées par des députés communistes

Publié le

Pour faire aux conséquences de la crise du Coronavirus, des députés du parti communiste et du groupe de la Gauche démocratique et républicaine proposent près de « 75 mesures d’urgence. » Parmi les propositions fortes, un « plan de soutien de 10 milliards d’euros aux hôpitaux publics », ou encore l’organisation d’une campagne de dépistage systématique du virus.

Les députés communistes et leurs alliés ultramarins du groupe de la Gauche démocratique républicaine proposent jeudi 75 mesures d’urgence pour faire face aux conséquences sociales et économiques de l’épidémie de covid-19 qui ont vocation à être immédiatement applicables.

Ces propositions qui se veulent une première étape, visent à protéger la santé, les conditions de vie de nos concitoyens ainsi que la démocratie de notre pays, indiquent les élus dans un document transmis à la presse listant leurs propositions.

Parmi celles-ci, regroupées en chapitres (urgence sanitaire, sociale, économique, démocratique…) figurent un plan de soutien de 10 milliards d’euros aux hôpitaux publics, des mesures de réquisition d’entreprises pour fabriquer des produits sanitaires manquants (masques, gants, gel hydroalcoolique, bouteilles d’oxygène…) ou encore l’organisation d’une campagne de dépistage systématique du coronavirus.

Répondre également à une « urgence économique » et « démocratique »

Au chapitre de l'urgence sociale, les élus communistes plaident pour le retrait définitif de la réforme de l’assurance chômage, une indemnité de chômage partiel à hauteur de 100 % du salaire net ou encore la suspension immédiate des dérogations en matière de droit du travail en période d’urgence sanitaire.

En matière d'urgence économique, ils proposent par exemple une concertation avec les partenaires sociaux pour dresser, par décret, une liste des secteurs utiles à la nation, les autres devant être arrêtés et les salariés indemnisés. S’y ajoutent des mesures en matière de solidarité, comme la gratuité des transports en commun et des péages pour aider les salariés qui travaillent.

Au titre de l'urgence démocratique, ils évoquent notamment l’idée d’un nouveau droit d’interpellation, qui permettrait à un groupe de demander à entendre un ministre en commission.

D’autres mesures concernent l’éducation et la culture, afin notamment de garantir les droits des intermittents, la justice, avec par exemple la suppression de l’allongement des délais de la détention provisoire, ou encore la diplomatie.

Certaines de ces mesures transitoires ont d’ores et déjà été portées et défendues par le groupe, notamment lors de l’examen des projets de loi d’urgence fin mars, précisent les députés.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-75-mesures-d-urgence-listees-par-des-deputes-communistes-6804184

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 14:51
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