Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 06:00
Seine-Saint-Denis. Abdel Sadi, élu communiste tout-terrain à Bobigny - L'Humanité, Cyprien Caddeo, 2 juillet 2020
Jeudi, 2 Juillet, 2020
Seine-Saint-Denis. Abdel Sadi, élu tout-terrain

Le nouveau maire de Bobigny, « communiste de cœur » bien que jamais encarté, se fixe un objectif : que le port de l’écharpe ne l’éloigne pas des citoyens.

 

« F atigué mais heureux ». Abdel Sadi savoure le calme après la tempête, lorsqu’il nous reçoit dans son bureau de la préfecture de Bobigny. À 58 ans, la tête de liste PCF, soutenue au second tour par la gauche rassemblée, est sortie victorieuse d’une « campagne compliquée, déloyale », face à l’équipe sortante UDI, avec 55,3 % des voix, contre 44,7 % pour son adversaire, Christian Bartholmé. « C’était un long combat. Hier, j’ai voulu m’allonger sur le canapé de mon bureau pour prendre un moment de répit, j’ai fini par m’endormir deux heures », rigole le vice-président du conseil départemental, qui sera investi maire samedi matin.

Une méthode : « Du terrain, encore du terrain »

Abdel Sadi est désormais le visage de la reconquête « rouge » de la ville-préfecture, que le PCF avait gérée sans discontinuer de la Libération à 2014. Une étiquette communiste qu’il porte avec fierté, même s’il n’a jamais été encarté au parti. Sa collègue Pascale Labbé, conseillère départementale de Seine-Saint-Denis, décrit un « communiste de cœur ». « J’ai toujours été sensible à la notion de solidarité, et ce sont les communistes qui en parlent le mieux », observe l’intéressé. En 1995, Georges Valbon, maire PCF de Bobigny depuis trente ans, lui propose de rejoindre sa liste municipale. Abdel Sadi pose un premier pied en politique.

Vingt-cinq ans plus tard, c’est un élu avec de la bouteille : adjoint au maire entre 1995 et 2014, conseiller départemental depuis 2001. Avec une méthode : « Du terrain, encore du terrain ». Et une fierté, « être toujours arrivé en tête à Bobigny ». Même lorsqu’il est largement battu par le député UDI Jean-Christophe Lagarde aux législatives de 2017, Abdel Sadi, alors candidat PCF, revendique d’être arrivé en tête des bureaux de vote balbyniens au premier tour. « Lagarde a gagné sur le reste de la circonscription, analyse-t-il, à Drancy et au Bourget. En réalité, il n’avait même pas besoin de Bobigny pour gagner ! »

« De tous les combats, de toutes les manifestations »

Bobigny, qu’il décrit comme « une ville-monde dans un département-monde, et en même temps un village où tout le monde se reconnaît sur le marché », est devenu sa ville d’adoption. Né le 11 février 1962 dans le 10e arrondissement de Paris de parents immigrés algériens arrivés à la toute fin des années 1950 dans l’espoir de trouver du travail dans la capitale, Abdel Sadi passe l’essentiel de sa scolarité à La Courneuve. Son père gagne sa vie à l’usine métallurgique Mécano, devenue emblématique des grèves ouvrières de la région. Pour soulager sa famille financièrement, le jeune Abdel Sadi commence à travailler dès ses 16 ans en tant qu’animateur, obtenant rapidement son Bafa. En parallèle, il passe une maîtrise en affaires économiques et sociales à l’université de Saint-Denis (Paris-VIII), avant d’atterrir à Bobigny au début des années 1980, où il est embauché au sein du service de jeunesse de la mairie.

« Tout le monde connaît Abdel et tout le monde sait qu’il est accessible. Il sera attendu au tournant durant les six prochaines années, les Balbyniens ­attendent de lui qu’il reste disponible. Le vrai travail commence maintenant. » Jérôme Soissons, collaborateur d'Abdel Sadi

« C’est quelqu’un qui est toujours sur le terrain, de tous les combats, de toutes les manifestations. Il en oublie parfois de se reposer, c’est son défaut. Il est bienveillant, à l’écoute », raconte Pascale Labbé, avec qui il a mis en place plusieurs politiques de lutte contre les violences conjugales (dont la mise à disposition de logements pour les femmes battues). Même certains opposants idéologiques en conviennent : le nouveau maire est « à l’écoute ». Clément Thépot, référent LaREM à Bobigny, salue « un homme avec qui c’est un plaisir d’avoir des discussions. Il n’érige pas de frontière entre lui et vous sous prétexte que vous n’êtes pas dans le même camp politique ». Jérôme Soissons, un de ses plus proches collaborateurs, abonde : « Tout le monde connaît Abdel et tout le monde sait qu’il est accessible. Il sera attendu au tournant durant les six prochaines années, les Balbyniens ­attendent de lui qu’il reste disponible. Le vrai travail commence maintenant. »

Priorité à la concertation

Cela tombe bien, Abdel Sadi demande à être jugé sur son bilan à l’hôtel de ville, « et rien d’autre ». Il reste peu loquace sur ses passions en dehors de sa fonction, tout juste parviendrons-nous à découvrir son péché mignon pour les « Pago à la mangue », qu’il veille à toujours avoir en stock dans son réfrigérateur de la pré­fecture. Retour, donc, aux grands axes de son futur mandat. À commencer par une ­promesse : « Plus aucun projet sans concertation, sans consultation avec les habitants ». Une manière de rompre avec les méthodes de la mairie sortante et « les dossiers réglés en douce à l’ombre d’un bureau ».

Conscient que « les habitants veulent surtout des perspectives d’avenir », le futur maire souhaite également attirer des entreprises à Bobigny, en comptant sur le développement du réseau de métro – la ligne 15 notamment, qui doit relier les banlieues de la petite couronne, en traversant les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne sans transiter par Paris.

Surtout, Abdel Sadi promet d’être « maire de toute la ville » et pas seulement de ceux qui ont voté pour lui. À l’hôtel de ville, il compte laisser des « plages horaires où la porte de son bureau reste ouverte » et veut garder contact avec le terrain. Un vrai défi compte tenu des chantiers qui s’annoncent. Cela mérite bien de décapsuler un dernier Pago à la mangue, avant de se lancer dans cette autre bataille. 

Cyprien Caddeo
Partager cet article
Repost0
3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 04:13
Premier bilan des municipales pour le Parti communiste
Premier bilan des municipales pour le Parti communiste
Publié le 01/07/2020 par PCF
Déclaration de Fabien Roussel – Les Français·es ne veulent pas de la politique du gouvernement, ni dans leur ville, ni dans leur pays

Le second tour des élections municipales s’est déroulé dans un contexte totalement inédit. Un tournant est pris pour plus de justice sociale et plus d’écologie.

Et même si l’abstention atteint un record, le signal envoyé au Président de la République et à sa majorité est claire : les Françaises et les Français ne veulent pas de sa politique dans leur ville ni dans le pays ! C’est un échec lourd pour toutes celles et ceux qui espéraient conquérir de nouvelles villes avec l’étiquette En Marche.

Et ce scrutin montre que là où les forces de gauche et écologistes se sont unies avec des citoyens pour mettre les politiques sociales de solidarité et écologiques au cœur de leur ville, elles ont gagné. Dans toutes ces villes, le Parti communiste français a été un acteur de ces victoires et participera à ces nouvelles majorités, à Marseille, Lyon, Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Nancy.

Avec ces 233 maires élus au premier tour, ceux élus au second, le PCF demeure une force incontournable en France. Ils seront des points d’appui pour défendre le climat avec l’accès à des transports collectifs moins chers, voire gratuits, pour l’accès à des logements de qualité, pour encadrer le prix des loyers, pour accéder à des centres municipaux de santé. Ils seront au service de la défense de l’emploi, pour le développement des services publics, pour mettre en place des cantines bio, et favoriser l’accès à la culture et aux sports pour tous.

Cette élection était là aussi pour exprimer les inquiétudes, les colères de nos concitoyens face à cette crise, mais aussi leurs espoirs de changement.

Et nous avons entendu durant cette campagne beaucoup de témoignages de salarié·e·s en colère contre des plans sociaux injustes et purement financiers. Et nous sommes pleinement aux côtés des Renault, des General Electric, des Luxfer, des travailleurs de la propreté, ceux d’ONET, des salariés de l’aéronautique, d’Air France, des enseignants, des soignant·e·s, des aides à domicile, du monde de la culture et des arts en souffrance aujourd’hui.

Nous avons aussi entendu les inquiétudes des familles qui ont du mal à boucler les fins de mois, alors que le gouvernement ne veut ni rétablir l’ISF, ni taxer les dividendes et le capital ; nous participons à la solidarité auprès des plus fragiles face à la pauvreté qui augmente.

Nous avons soutenu les nombreuses PME et petites entreprises abandonnées par leurs banques et les assurances riches comme Crésus.

Oui, c’est le monde du travail qui paye cette crise, ce sont les petits qui restent les plus exposés face à la pandémie. Mais le capital, la finance, les plus riches conservent leur train de vie et leurs privilèges. Cette injustice et ces inégalités ne sont plus acceptables.

C’est pourquoi les très bons résultats des forces de gauche et écologistes comme ceux du PCF sont importants à l’issue de ce scrutin.

Déjà, lors du 1er tour, les candidat·e·s de notre parti, à la tête de listes de gauche, écologistes et citoyennes, avaient enregistré de nombreux succès : 233 communes de plus de 1 000 habitant·e·s choisissaient un maire communiste, dont 100 communes de plus de 3 500 habitants.

Parmi elles, Montreuil, 108 000 habitants, où Patrice Bessac et sa liste ont été largement plébiscités par les électeurs. Avec 5 villes perdues et 10 villes gagnées, le Parti communiste s’est ainsi renforcé dans tout le pays, en nombre de maires et en nombre d’élus locaux lors du premier tour.

Pour ce second tour, les communistes conduisaient des listes de rassemblement dans 109 communes, dont 40 sortants.

Dans les villes de plus de 10 000 habitants, nous enregistrons quelques conquêtes, comme Bobigny, Villejuif, Noisy-le-Sec, Tergnier... Je souhaite aussi saluer la victoire de ma collègue Huguette Bello à Saint-Paul-de-La Réunion, ville de plus de 100 000 habitants. En revanche, pas de victoire au Havre malgré la belle campagne de Jean-Paul Lecoq à la tête d’une liste citoyenne.

Durant cette élection, nous n’avons eu qu’une seule boussole : là où les alliances ont été nombreuses entre la droite et La République en Marche, le PCF s’est largement attaché au rassemblement des forces de gauche et écologistes, pour empêcher la droite de faire main basse sur de nouvelles communes et pour que de nouvelles majorités de progrès soient élues, en particulier dans les grandes villes. Nous étions très actifs dans de nombreuses listes de gauche et écologistes. Le PCF contribue ainsi au succès dans de nombreuses villes, comme à Lyon, Bordeaux, Marseille.

Dès demain, les élu·e·s communistes seront mobilisé·e·s aux côtés de tous les salariés confrontés à la cascade de fermetures d’entreprises ou de plans sociaux, aux côtés de celles et ceux qui travaillent à une reconquête des services publics et d’une industrie adaptée aux besoins de la société et au défi écologique.

Enfin, notre peuple pourra compter sur toutes ces femmes et ces hommes pour s’opposer aux politiques d’Emmanuel Macron et de son Premier ministre, pour promouvoir des politiques répondant aux urgences sociales et climatiques. La réforme des retraites comme celle de l’assurance chômage doivent être abandonnées.

Oui, cette élection constitue un premier coup d’arrêt électoral pour le parti du Président de la République.

De grands combats nous attendent maintenant. Allons gagner d’autres victoires dans les semaines qui viennent, avec les salarié·e·s, les jeunes, les retraité·e·s qui souffrent tant des politiques actuelles.

Plus que jamais, rassemblons-nous pour faire gagner l’être humain et la planète !

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.

Paris, le 28 juin

Premier bilan des municipales pour le Parti communiste
Premiers éléments d’analyse d’un second tour singulier

Le deuxième tour de ces municipales, outre les circonstances particulières qui ont présidé à son déroulement et à celui de la campagne d’entre deux tours, a été presque une nouvelle élection à part entière dans un contexte politique et social différent de celui de mars.

Nous sommes passés d’un 1er tour ayant lieu en pleines luttes sociales sur les retraites, à un 2e tour se déroulant dans une période anxiogène d’explosion du chômage et de demande de protection, qu’elle soit sanitaire, environnementale ou sociale.

Contrairement aux autres municipales, les listes arrivées en tête au premier tour n’ont pas toujours pu bénéficier de la force d’entraînement nécessaire à des rassemblements de second tour. C’est pourquoi, par rapport à 2014, les triangulaires, les quadrangulaires, voire les pentagulaires se sont multipliées. Avec certes des inégalités.

L’abstention, comme au premier tour, a explosé, atteignant des nouveaux records tous types d’élections confondus. Certes, il existe des raisons conjoncturelles dues au Covid-19 pour expliquer ce niveau inédit d’abstention, mais ce conjoncturel s’inscrit dans un mouvement de hausse tendancielle et structurelle de l’abstention. La partie la plus populaire de l’électorat, et pas seulement elle, se reconnait de moins en moins dans le système institutionnel, ce qui pose un problème majeur, en particulier aux ambitions de notre parti pour notre pays.

Dans le cadre de cette forte abstention, les Verts, avec des listes de rassemblement large de gauche où généralement notre parti est bien présent, réussissent une percée dans les métropoles et les grandes villes. Ce qui doit inciter le PCF à approfondir notre travail déjà engagé de critique de l’écologie politique.

Pour LREM ces élections sont un échec et un désaveu ; ils ne doivent leurs rares victoires qu’en cas de maires sortants bien implantés et ayant scrupuleusement camouflé leur nouvelle étiquette politique.

Le PS, après l’effondrement de 2014, maintient globalement son influence souvent sous l’étiquette divers gauche, avec quelques conquêtes, en particulier sur les autres forces de gauche, et quelques pertes historiques comme Bondy, Poitiers ou Lorient.

La droite conserve globalement ses gains de 2014 mais connait des défaites sévères dans nombre de grandes villes comme Marseille et Bordeaux.

Le RN et l’extrême droite voient leur nombre de conseillers municipaux se restreindre ; mais à l’exception de Mantes-la-Ville qu’il perd, le RN se renforce dans les villes qu’il avait gagnées en 2014 et il gagne une ville de 100 000 habitants avec Perpignan.

Pour sa part, le PCF, après de bons résultats au premier tour, connait un second tour plus clair-obscur avec la perte cruelle de certaines municipalités communistes importantes et pour certaines historiques. Certaines de ces pertes sont souvent liées à des situations de division à gauche et dans les majorités sortantes. À l’inverse, avec la conquête ou la reconquête de Corbeil, Bobigny, Noisy-le-Sec, Villejuif, il montre sa capacité à prendre des grosses villes tenues par une droite clientéliste. De plus, il gagne de nombreuses villes moyennes dans nombre de départements de province, élargissant ainsi sa base géographique. Et dans le sillage de rassemblements de gauche et écologique, il entre dans la majorité de nombre de conseils municipaux ou de métropoles de grandes villes.

Ces gains comme ces pertes appellent un travail important d’analyse qui prenne en compte les situations particulières comme les questions générales auxquelles nous sommes confrontés. Nous reviendrons dans nos prochaines éditions sur ce travail nécessaire.

Yann Le Pollotec, adjoint au secteur Élections du Parti communiste français

Télécharger le tableau récapitulatif.

233 maires communistes ou apparentés avaient été élus au 1er tour des élections municipales le 15 mars. Pour le deuxième tour qui portait sur beaucoup moins de villes que le 1er tour, 16 conservées, 20 gagnées ou reconquises, 24 perdues. Le PCF est bien le troisième parti en France en terme d'élus locaux locaux. 

 

Mercredi, 1 Juillet, 2020
Municipales. À propos de l’éventuelle disparition du Parti communiste

Par Serge Regourd, Professeur émérite des universités.

Depuis plusieurs décennies, dès la fin du premier septennat de François Mitterrand, les chroniqueurs politiques des grands médias n’ont cessé d’annoncer la disparition prochaine du Parti communiste. Il serait intéressant de mener une recherche d’envergure, dans le domaine des Sciences de l’information et de la communication, sur cette thématique. Quelques simples clics sur internet permettent, déjà, de recueillir un florilège haut en couleurs : chaque échéance électorale est ainsi rythmée par la scansion des « morts qu’il faut qu’on tue ».

Le sort du « communisme municipal » n’échappe pas à cette présentation crépusculaire. Dés avant le premier tour des dernières municipales, le champ lexical réservé aux candidats communistes était univoque : « Vers la fin du communisme municipal ? », « l’éradication de la ceinture rouge », et autres « tentatives de survie »...

Pourtant, le premier tour de ces municipales, en mars dernier, vint contredire ces funestes prévisions. L’élection immédiate de plusieurs dizaines de municipalités communistes, de Montreuil à Dieppe, de Vierzon à Nanterre, de Gennevilliers à Martigues, déjouait, une fois encore, l’agenda politico-médiatique. Les experts cathodiques revinrent alors, sagement, au droit commun selon lequel ils traitent, pour l’essentiel, le PCF hors période électorale : ignorance et occultation.

Leur verve éditoriale a été ranimée grâce à ce qu’il convient bien de qualifier de mauvais résultats du deuxième tour, au terme duquel une vingtaine de villes ont été perdues, parmi lesquelles plusieurs « bastions » historiques et symboliques. L’information « mainstream » a alors trouvé à s’appuyer sur des faits avérés pour ré-alimenter la litanie de la fin prochaine du communisme municipal.

Pourtant, selon les enseignements du sociologue Gaston Bachelard, « voir sans comprendre n’est rien ». Il s’agit donc de comprendre les causes de ces mauvais résultats et d’interroger leur portée : signifient-ils un retournement de situation par rapport au premier tour ? Traduisent-ils un authentique désaveu à l’égard des élus communistes en place ? Y a-t-il une cohérence globale quant à l’échec enregistré de Saint Denis à Saint Pierre des Corps, ou d’Aubervilliers à Firminy ?

Certes, dans un certain nombre de cas, des villes ont été perdues par le Parti communiste et d’autres ont été gagnées (comme Bobigny ou Villejuif) selon la logique inhérente à toute consultation électorale et frappant tous les partis. Plusieurs défaites relèvent alors des aléas du scrutin et, parfois, du déplacement d’un petit nombre de voix, comme ce fut, par exemple, le cas à Aubiére, où le maire sortant communiste a été devancé de 5 voix dans une ville de plus de 10 000 habitants (ce très faible écart constituant l’un des critères permettant au juge administratif d’annuler éventuellement les résultats de l’élection).

Pourtant, dans un important pourcentage de villes perdues, des éléments spécifiques fournissent une toute autre explication, ayant permis de diagnostiquer l’échec avant même le dépouillement des bulletins de vote.

Selon cet examen critique, les responsabilités peuvent, dans certains cas, être partagées, et aussi imputables à des responsables locaux du PCF, même si dans la majorité des cas, les candidats communistes n’ont fait que subir des alliances contre nature.

Le cas de Saint-Denis est ambivalent de telles hypothèques. L’échec de la fusion avec la liste de la FI avait scellé le sort de la plus importante ville détenue par le PC au terme d’un déplorable imbroglio, mêlant intransigeance politique et improvisation organisationnelle. 

Selon une autre dramaturgie, les échecs de Firminy ou de Gardanne, étaient également programmés par les choix précédant le second tour. A Firminy, le maire communiste sortant avait été exclu du parti à la suite de problèmes judiciaires et une autre candidate investie par le PC lui était opposé. Au premier tour, le candidat de droite précédait légèrement le maire sortant (35 % contre 33 %) cependant que la candidate officielle du PC était distancée à 15 %. 

Le maintien de sa candidature, pourtant vouée à l’échec, au second tour, offrait ainsi sur un plateau, ce « bastion communiste » à la droite. Scénario comparable, bien qu’inversé, à Gardanne, participant de la même logique de cadeau fait à la droite. Au premier tour, le candidat officiel du PC était crédité de 23, 78 %, précédant le candidat soutenu par l’ancien maire communiste (22,84 %). Arithmétiquement, la ville était donc assurée de rester dans son ancrage politique. Mais là encore, alors que de surcroît un candidat RN était également en piste, le candidat arrivé en 2ème position s’est maintenu, permettant à la droite de mettre un terme à la longue tradition communiste.

Ces trois cas de figure ont en commun d’avoir fait prévaloir des questions de personnes, de natures diverses, sur les enjeux électoraux, autorisant ensuite des commentaires politiques en termes d’effondrement de bastions communistes alors que les conditions de leur pérennité étaient réunies. 

Dans nombre d’autres cas - sans que tous puissent être mentionnés - les candidats communistes ont, simplement, été victimes d’arrangements politiciens d’alliés supposés ayant revêtu l’habit d’adversaires.

Le cas qui mériterait la plus longue explicitation est celui d’Aubervilliers. La profusion des listes de gauche au premier tour a permis à la candidate de droite d’arriver en tête (25%). Pour le second tour, le candidat du PS (13%) et le candidat « communiste dissident » (7,43 %) ont choisi de fusionner non avec la maire communiste sortante mais avec la liste dite citoyenne d’un ancien adjoint, dont plusieurs publications et enquêtes (notamment de la revue Marianne) avaient décrypté comment ce caractère citoyen visait à occulter un caractère proprement communautariste. Un socialiste et un prétendu « plus authentique communiste » ont ainsi joué les chevaux de Troie pour offrir les clés de cette ville symbole de la culture ouvrière à la droite.

Situation proche à Seclin, où le maire communiste sortant était à égalité de suffrages avec son concurrent de droite au premier tour (40 %), ayant nettement relégué son ancien adjoint socialiste (10%) avant que ce dernier décide de fusionner avec... la droite pour le second tour. Le scénario mis en œuvre à Choisy-le-Roi ne fut guère différent : c’est cette fois le candidat EELV du premier tour qui fit alliance avec la droite pour entraîner l’échec du maire communiste sortant.

À Saint Pierre des Corps, citadelle cheminote communiste, les résultats du premier tour étaient clairement favorables au candidat communiste : il était certes précédé par le candidat de droite (29% contre 27%) mais il disposait d’importantes réserves à gauche : 15 % côté PS, près de 12 % coté EELV. A ceci près que chacune de ces deux listes, n’ayant pourtant aucune chance de l’emporter, se sont maintenues au second tour, offrant là encore, la mairie à la droite dans une ville symbole de la gauche.

Sans qu’il soit possible de mentionner chacune des villes en cause, l’échec subi à Givors relève de la même grille de lecture : alors que le maire communiste sortant était en tête au premier tour (24,55%), la deuxième liste de gauche (20, 52%) s’est maintenue malgré la présence du RN en deuxième position (22%) dans le cadre d’une quadrangulaire, aboutissant à l’échec du maire sortant pour quelques voix (28, 24 % contre 28, 88 %).

Il apparaît ainsi que si la coagulation de ces différents échecs peut autoriser un commentaire journalistique rituel en forme de longue chronique d’une mort annoncée, l’analyse circonstanciée des résultats ville par ville, conduit à des conclusions sensiblement différentes.

Par-delà l’addition d’un certain nombre de signes négatifs, les dernières municipales ont, à l’inverse, également permis à des candidats communistes de se manifester comme têtes de listes légitimes et offensives de l’ensemble de la gauche dans des grandes villes comme Le Havre ou Nîmes, et grâce à de larges coalitions de gauche, de Bordeaux à Strasbourg, de Marseille à Montpellier, d’élargir le nombre de ses conseillers municipaux et de rester le troisième parti en termes de municipalités dirigées par un maire communiste, avec notamment une vingtaine de villes de plus de 30 000 habitants. Une réalité politique totalement occultée par les représentations médiatiques.

 

Partager cet article
Repost0
2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 05:18
Filière aéronautique/Suppressions d’emplois Airbus : Non au renoncement industriel de la France (Fabien Roussel)

Malgré le plan de soutien de 15 milliards d’euros pour la filière, les grands groupes de l’aéronautique multiplient les annonces de plans sociaux massifs : après Air France et ses 7.500 emplois menacés, c’est au tour d’Airbus de procéder au plus grand plan de suppressions d’emplois de son histoire (15.000 d’emplois dont 5.000 en France).

Avec eux, ce sont des dizaines de milliers d’emplois dans la sous-traitance qui pourraient disparaître.

Pour certains, ces plans de restructuration, aujourd’hui au nom de la baisse d’activité, succèdent à d’autres plans (Transform 2015 puis Perform 2020 chez Air France, avec plus de 7000 emplois déjà supprimés), imposés en leur temps au nom de la compétitivité et de la rentabilité. Pour d’autres, ils étaient déjà envisagés avant la crise sanitaire.

Cette filière est stratégique pour la France. En terme de balance commerciale bien sûr, mais aussi de compétences, de savoir-faire, d’innovation industrielle alors que le transport aérien doit se projeter dans la révolution écologique et participer à une complémentarité des modes de déplacements. Elle l’est également pour le développement des territoires en Europe et en France, particulièrement à Toulouse et dans son agglomération.

Le PCF refuse les logiques de court-termisme et de rentabilité financière, comme le renoncement industriel de la France face à l’Allemagne et aux Etats-Unis. Il veut travailler à un véritable plan de développement de la filière dans son ensemble, à l’appui des aides publiques qu’il faut désormais mettre sous contrôle.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, accompagné de Pierre Lacaze, secrétaire départemental du PCF et de Dominique Satgé, Conseillère régionale, se rendra ce jeudi à Toulouse pour en débattre avec les salariés d’Airbus, Derichebourg et Altran et leurs organisations syndicales.

Filière aéronautique/Suppressions d’emplois Airbus : Non au renoncement industriel de la France (Fabien Roussel)
Partager cet article
Repost0
1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 05:43
Quimper Ensemble, Quimper à gauche! Déclaration des élu-e-s communistes de Quimper
Quimper Ensemble, Quimper à gauche!
 
Déclaration des élu-e-s communistes de Quimper
 
Ce dimanche 28 juin, avec un score important et sans appel, les électrices et électeurs quimpérois ont confié à Isabelle Assih et à la liste Quimper Ensemble la responsabilité de construire avec les habitants l’alternative indispensable pour répondre aux urgences sociales, démocratiques, écologiques.
Ce résultat signe l’échec du maire sortant, de sa gouvernance et de sa politique municipale : élu en 2014 avec près de 57 % des suffrages il n’en recueille cette fois que 39 %. La « Ludomobile » n’a pas convaincu les Quimpérois de continuer avec Ludovic Jolivet.
Quant à la représentante officielle du parti de Macron, la députée Annaïg Le Meur, qui chute encore de 4 % par rapport au 1er tour et ne recueille que 9 % des suffrages, elle est lourdement sanctionnée pour son soutien à la politique présidentielle.
Les électeurs ont jugé sur les actes.
Les Quimpérois ont choisi une maire de gauche, une maire écologiste.
Et pour la première fois de l’histoire de leur ville, une femme pour les représenter !
Les communistes se félicitent de cette victoire qui est celle de la convergence de la gauche, de l’écologie, des citoyen-ne-s, celle d’un engagement collectif, celle d’un projet construit et mis en débat avec la population, à laquelle ils ont participé.
Cette confiance donnée par les Quimpérois est une force mais aussi une exigence d’un mieux-vivre ensemble, d’un souffle démocratique, d’une ville solidaire, écologique.
Engagé-e-s au sein de la nouvelle majorité pour les droits sociaux, les services publics, la démocratie, le vivre-ensemble, la culture, les biens communs, les élu-e-s communistes prendront toute leur part du travail collectif de l’équipe de la maire de Quimper, Isabelle Assih.
 
Yvonne Rainero Bernard Jasserand Ronan Sinquin élus de la nouvelle majorité municipale
 
PS: avec Briec, le PCF aura 5 élus dans la région de Quimper
Partager cet article
Repost0
23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 05:22
Aéronautique - Imposer une autre logique pour une filière industrielle et de services stratégique pour la France (PCF)
Aéronautique - Imposer une autre logique pour une filière industrielle et de services stratégique pour la France

Sous couvert d'un engagement politique en faveur d'une relance de l'activité de la filière aéronautique, le gouvernement a annoncé les grands axes d'un financement à hauteur de 15 milliards d’euros de la filière aéronautique.

Outre qu’il inclue l'aide financière de 7 milliards d’euros déjà accordée    à    Air France – KLM, ce plan, en apparence substantiel, peut s’avérer redoutable s’il n’inverse pas radicalement les logiques qui président depuis plus de 20 ans au sein de cette filière industrielle et de services. 

Or, à l’instar de ce qui se passe dans la filière automobile, les engagements gouvernementaux quant à cette mobilisation financière ne déterminent aucunement des conditions de maintien et de développement de l’emploi et l’activité dans le pays.

Déjà, de nombreuses entreprises de la filière envisagent, à l’instar de Safran, des licenciements massifs sur le sol national où 8.000 emplois à l'international ont été supprimés dans ce groupe.

D’autres entreprises de la sous-traitance notamment, à l’image de Derichebourg, organisent la pression sur les salariés pour renoncer à leurs salaires et à leurs acquis avec la menace de 700 licenciements…

C’est ainsi un plan massif de licenciements et de restructurations qui se dessine dans l’ensemble de la filière, en France et en Europe, rendant urgente l’intervention des salariés et des citoyens dans les entreprises concernées et dans les territoires.

Le PCF et ses commissions de travail (aéro, entreprises, économie, déplacement, écologie, défense, notamment) sont donc mobilisées pour l’élaboration d’un vrai plan de reconquête pour l’ensemble de la filière, qui doit évidemment nourrir l’intervention immédiate contre la casse sociale mais aussi dessiner l’action plus durable pour que la France et l’Europe disposent d’une filière aéronautique et aérospatiale en capacité de répondre aux grands défis de la période.

Développement de l’emploi, relocalisations de productions, formation, recherche, coopérations européennes et internationales, transition écologique, énergies, besoins de déplacements, spatial… autant d’approches pour conforter l’ensemble de cette filière à vocation stratégique pour la France.

Ces exigences s’appuient sur une ambition : valoriser le potentiel humain et industriel bâti sur des décennies et proscrire, pour y parvenir, toute logique de « casse » sociale ou industrielle, en intégrant les exigences nouvelles de démocratie et en s’affranchissant des diktats des marchés financiers.

De ce point de vue, la question de faire monter le capital public dans l’ensemble de la filière devient une question cruciale, si elle s’appuie sur une mission claire : celle de structurer démocratiquement une économie dynamique créatrice d’emplois, une économie de transition écologique, en lien avec l’aménagement de nos territoires ainsi qu’une politique d’amélioration des transports.

Cela nécessite notamment de sortir la filière des logiques de concurrence entre les modes de transports, de guerre économique et de rentabilité immédiate.

Et donc de la mettre à l’abri des marchés financiers et de la rentabilité boursière.

Quelques grands axes d’intervention ont d’ores et déjà élaborés en ce sens, qui peuvent, sans attendre, favoriser l’intervention communiste dans les luttes en cours dans la filière, parmi lesquels :

Interdiction de tout licenciement ou suppression d’emploi dans les groupes bénéficiant de l’argent public mobilisé par l’Etat;

réhabilitation des logiques de service public dans le transport aérien ;

Obligation pour les grands donneurs d’ordres de soutenir leur réseau d’entreprises de sous-traitance en relocalisant des productions et mise en place de stratégies de coopérations mutuellement avantageuses et de co-développement ;

Droits d’intervention pour les salariés dans la gestion des entreprises de la filière;

Réorientation de la participation de l’état dans les grands groupes, afin de les protéger contre toutes attaques boursière, et faire prévaloir l’intérêt public dans les choix stratégiques, en intégrant, dans les instances de gouvernance, des représentants de l’Etat et d’autres acteurs des instances publiques (Collectivités Locales des bassins d’emplois)

Soutien aux stratégies visant à une véritable transition écologique avec des efforts massifs pour la recherche et le développement de nouveaux modes de propulsion (hydrogène, électrique ou hybride, …) permettant de réduire les émissions de CO2 et d’une nouvelle filière de recyclage des avions ;

Réorientation de la filière industrielle de défense et de sécurité au service de la paix et de l’entente entre les peuples plutôt qu’au service du commerce mondial de l’armement ;

Bien d’autres propositions sont sur la table pour l’élaboration de ce plan de reconquête de la filière aéronautique dans notre pays. C’est une condition pour promouvoir une filière essentielle à de nouvelles coopérations dans le monde, au droit de se déplacer, à de nouvelles découvertes dans le le spatial, ou à une mondialisation respectueuse des droits humains et de l’environnement.

La France dispose d'un tissu industriel qui la place à un niveau de responsabilité de premier plan. Il s’agit pour les communistes de conforter le rôle qu'elle a su jouer historiquement, qu'elle continue toujours de jouer, et qui lui donne une légitimité pour dégager la filière, à l’échelle de l’Europe notamment, de la tutelle des marchés financiers.

Christophe Grassulo, secrétariat commission entreprises du PCF

Partager cet article
Repost0
21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 07:43
le groupe des 11 vaillants députés communistes à l'Assemblée Nationale, complété par des élus de gauche des DOM-TOM pour former le groupe GDR: Gauche démocrate et républicaine

le groupe des 11 vaillants députés communistes à l'Assemblée Nationale, complété par des élus de gauche des DOM-TOM pour former le groupe GDR: Gauche démocrate et républicaine

Samedi, 20 Juin, 2020 - L'Humanité
Hubert Wulfranc martèle l’exigence d’ISF avec sa chaussure

Les députés PCF ont défendu plusieurs propositions de loi, jeudi, à l’Assemblée nationale. Face à une Macronie sourde à l’exigence d’un rétablissement de l’ISF, l’élu Hubert Wulfranc a tapé le pupitre de sa « godasse », dans l’espoir de réveiller les membres de la majorité.

 

À la tribune, Hubert Wulfranc enlève sa chaussure d’une main pour taper son pupitre en rythme. C’est « le bruit de fond », lance-t-il à la majorité macroniste. Le son de ceux qui exigent une fiscalité juste et un retour de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). C’est « le clignotant du réel » de tous ces citoyens qui disent que « l’ISF n’a rien de radical et que l’on peut envisager son rétablissement », insiste-t-il. Le député PCF est à peine rappelé à l’ordre par le président de séance qu’il range déjà sa chaussure. Mais il prévient : « suivez ce bruit de fond, sinon votre politique sera toujours aussi usée que la semelle de mes godasses. »

La démonstration n’a pas marqué les esprits macronistes. Les députés LaREM ont repoussé la proposition de rétablir l’ISF portée par le communiste Jean-Paul Dufrègne. « Une juste contribution doit être demandée aux personnes les plus fortunées : ce n’est pas une logique revancharde ou punitive, mais un indispensable effort de solidarité », avait développé l’élu avant qu’Hubert Wulfranc ne vienne en renfort chaussure en main. Mais rien n’y a fait. La majorité a ressorti ses habituels arguments hasardeux. « Les anciennes recettes ne fonctionnent plus. Ces outils n’ont pas été efficaces et seraient contre-productifs », assène la secrétaire d’État Agnès Pannier-Runacher. L’ISF est un « impôt anti-business et anti-entrepreneur », jure ensuite l’élu Modem Mohamed Laqhila. Vouloir son rétablissement, c’est même de la « pure démagogie », s’exclame enfin le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, estimant que ce que rapporte l’ISF n’est pas grand-chose au regard des enjeux actuels.

On peut donc se passer de 5 milliards d’euros de « recettes » fiscales dans la période, défend l’hôte de Bercy, alors qu’il y a tant à soutenir et tant à rebâtir. On peut même se passer de beaucoup plus que 5 milliards d’euros, puisque l’ISF n’est pas seulement à restaurer mais surtout à renforcer, et la fiscalité à réformer de fond en comble, afin que tous les plus fortunés qui y échappaient déjà avant sa suppression contribuent réellement au budget de la nation selon leurs moyens. Mais l’urgence n’est surtout pas de ce côté d’après le gouvernement, même en pleine crise économique, et ce alors que la dernière étude du Sénat montre que les assujettis à l’ISF n’ont pas réinvesti comme prévu la somme des cadeaux fiscaux qui leur ont été faits par Macron : ils ont davantage épargné.

On pourra se dire que les communistes ne peuvent pas l’emporter sur tous les fronts dans une Assemblée macroniste. Quelques heures plus tôt, ils avaient réussi à faire passer la loi Chassaigne, qui bien qu’affaiblie par la majorité prévoit une hausse des pensions de retraites agricoles de 75 % à 85 % du smic en cas de carrière complète, à partir du 1 erjanvier 2022. Les députés LaREM, qui ont applaudi le chef de file des députés communistes André Chassaigne sur ce sujet, ont ensuite fermé le rideau. Ils ont repoussé toutes les autres propositions inscrites à l’ordre du jour par les députés PCF. Il n’y aura pas de retour de l’ISF donc, ni de « loi en faveur de la contribution des hauts revenus et des hauts patrimoines à l’effort de solidarité nationale ». Il n’y aura pas non plus de « résolution visant à rendre l’accès aux masques gratuit », ni de « loi de programmation pour l’hôpital public et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes », pourtant essentielle aujourd’hui.

Idem pour la résolution « invitant le gouvernement à la mise en place d’un revenu étudiant », et la proposition de loi « visant l’instauration d’une garantie salaire-formation au service de la transition écologique et sociale de l’économie ». La Macronie et l’exécutif ont dit non en bloc. Une autre fois peut-être. Après tout, ils avaient bien tordu le cou à toute hausse des pensions de retraites agricoles à plusieurs reprises avant de se rendre compte que c’est une bonne mesure.

Aurélien Soucheyre

Mercredi, 17 Juin, 2020 - L'Humanité
Les députés GDR font 4 propositions de lois concrètes pour une relance sociale 

Revalorisation des pensions agricoles, garantie salaire-formation, retour de l’ISF, revenu étudiant… face à la « mystification » d’Emmanuel Macron, les députés communistes défendent, ce jeudi 18 juin, quatre propositions de loi et deux résolutions dans l’Hémicycle.

 

Après les (plus ou moins) beaux discours du confinement, les députés du groupe GDR proposent, à la majorité de passer aux actes. À l’occasion de leur niche parlementaire, ils défendront dans l’Hémicycle quatre propositions de loi et deux propositions de résolution pour faire face à la crise et rompre avec « le chemin tracé par le président ». « Notre plus grande crainte, c’est que les leçons (de la pandémie – NDLR) ne soient pas tirées et que le monde d’après soit le monde d’avant en pire », explique le député PCF des Bouches-du-Rhône, Pierre Dharréville, estimant que « la réinvention dont (Emmanuel Macron) nous parle n’est qu’une mystification ».

Les parlementaires ont déjà obtenu une première victoire la semaine dernière. Leur proposition de loi pour la revalorisation des retraites agricoles a été adoptée en commission et devrait, à nouveau, l’être dans l’Hémicycle. « Elle consiste à augmenter la retraite agricole des chefs d’exploitation qui ont une carrière complète, à un minimum de 85 % du Smic », détaille le député du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, à l’origine du texte qui a été déjà adopté à l’unanimité en 2017, avant d’être bloqué au Sénat en 2018 par le gouvernement qui y a introduit « un amendement (le) vidant de tout son contenu ». Si c’est la première mouture qui a été examinée en commission, pour le président du groupe GDR, une bataille reste à mener puisqu’un nouvel amendement de la majorité – auquel « tous les autres groupes se sont opposés », précise-t-il – en limite la portée via un mécanisme d’ « écrêtement » visant à prendre en compte les autres pensions éventuelles pour atteindre les 85 % du Smic. Un tweet du marcheur Olivier Damaisin a d’ailleurs savamment entretenu la confusion sur l’origine de la revalorisation à l’heure où le gouvernement cherche un moyen de remettre sur la table sa réforme des retraites : « Revalorisation des pensions de retraite agricoles à 85 % du Smic. Ce matin, en commission des Affaires sociales, la majorité présidentielle a voté l’amendement que j’ai présenté. C’est une belle victoire !!!! » a-t-il écrit.

Les trois autres propositions de loi n’ont pas eu le même succès auprès de la majorité. La première fait pourtant écho à la mobilisation des soignants, mardi, puisqu’elle vise à l’instauration d’une loi de programmation pour l’hôpital public et les Ehpad. « La compression permanente, année après année, avec l’Ondam, des dépenses de santé a conduit à ce dénuement dans lequel s’est trouvé l’hôpital public » durant la pandémie, justifie Pierre Dharréville. Avec ses collègues, le député propose de fixer à un horizon de cinq ans les objectifs et les moyens sur le nombre de création de lits ou encore de revalorisation des salaires. Sera également débattue l’instauration d’ « une garantie salaire-formation au service de la transition écologique et sociale de l’économie ». Il s’agit d’ « augmenter deux dispositifs existants, le contrat de transition professionnelle et le congé de reclassement », résume Pierre Dharréville. « On n’a pas parlé de président des riches au hasard, il y a des budgets qui ont concrétisé cette politique inégalitaire », poursuit-il, alors que son groupe présente également un texte pour rétablir l’ISF, supprimer la « flat tax » et augmenter la « contribution exceptionnelle sur les hauts revenus ». Deux résolutions complètent ces propositions : l’une pour rendre les masques gratuits, l’autre pour « la mise en place d’un revenu étudiant ». « C’est une urgence. Toute une partie de la jeunesse n’est pas couverte par les dispositifs de solidarité élémentaires puisqu’ils n’ont pas accès au RSA », plaide Dharréville alors que 20 % des étudiants vivent déjà sous le seuil de pauvreté.

Julia Hamlaoui
Partager cet article
Repost0
17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 09:50
Photo Ouest-France, édition internet - 13 juin 2020

Photo Ouest-France, édition internet - 13 juin 2020

https://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/ile-de-sein-un-rassemblement-prevu-contre-la-venue-de-marine-le-pen-6868052?fbclid=IwAR3a2QNtXK8OvE5H2SeyUF-qYxXHsv5wsAQOh9RH0r1FZDBeDeTs251vT4Y

Ouest-France, édition numérique, 13 juin 2020 (édition papier, dimanche 14 juin 2020)

‌Le PCF appelle à se rassembler le matin du 18 juin 2020 à l’embarcadère d’Audierne (Finistère) pour empêcher la venue de Marine sur l’Île-de-Sein. Le maire de l’île, lui, envisage une cérémonie en soirée, après le départ du dernier bateau.

La présidente du Rassemblement National affiche toujours son intention, en dépit des nombreuses critiques, de se rendre à l’Île-de-Sein jeudi 18 juin 2020, pour commémorer les 80 ans de l’appel du général de Gaulle. L’annonce a fait vivement réagir et, si la relocalisation des commémorations majeures n’est pas encore officielle, le maire de Sein, Didier Fouquet, confirme que les représentants de l’État ont réfléchi « à un plan B et à un plan C ». Plusieurs voix évoquent la pointe de Pen-Hir, dans la Presqu’île de Crozon (Finistère), haut lieu de la Résistance, où se trouve une grande Croix de Lorraine en granit dédié aux Bretons français libres.

« Après seize heures,on est tranquilles »
« La plupart de la population de l’île ne souhaite pas la voir, est hostile à sa venue, et réfléchit à ce qui pourrait être fait pour l’empêcher de venir ici, explique le maire, Didier Fouquet. Nous, à notre niveau, on ne peut pas l’interdire. On ne va pas demander à la Penn ar Bed de la refuser à bord ou aux gendarmes, ce n’est pas possible », poursuit le maire. Il table tout de même sur une cérémonie, sans doute plus intimiste, sur l’île d’où presque tous les hommes en âge de combattre (128 hommes) sont partis rejoindre par la mer le Général de Gaulle dès juin 1940.

« Nous aurons certainement une petite cérémonie ici. Mais la situation est tellement problématique, regrette le maire qui s’interroge. Comment faire pour marquer le coup vis-à-vis de l’Île-de-Sein, pour ne pas que Marine Le Pen gagne, pour ne pas tout annuler. Ce n’est pas simple. J’espère que la décision répondra un peu aux attentes des îliens. De toute façon, nous, c’est sûr, on fêtera cet événement, peut-être le soir, après le départ de Mme Le Pen. Il n’est pas question non plus de se mélanger avec ses intentions. Au moins, passé seize heures (heure du départ de l’Enez Sun pour le continent, N.D.L.R), on est tranquilles, on peut faire ce qu’on veut ».

La décision quant au lieu définitif des commémorations officielles devrait être entérinée lundi.

Appels à manifester à l’embarcadère

La Fédération 29 du PCF a réagi à l’annonce de la venue de Marine Le Pen. « Les communistes appellent tous ceux qui ont au cœur l’héritage du Conseil national de la Résistance à s’unir et se mobiliser contre cette provocation. Ils seront notamment présents au rassemblement, à l’embarcadère d’Audierne, dès 8 h du matin, pour montrer à la présidente du Rassemblement national qu’elle n’est pas la bienvenue. »

Pour le PCF, le RN ne peut revendiquer l’héritage de l’homme de l’Appel du 18 juin. « Le parti dont elle est la dépositaire légale est né d’un antigaullisme primaire et viscéral, comptant parmi ses fondateurs des anciens de l’OAS et autres nostalgiques de l’Algérie française. Il est vrai que cette extrême droite est habituée aux détournements d’héritage. Le changement de nom du Front National ne fera pas oublier que celui-ci comptait parmi ses fondateurs Léon Gaultier qui fut secrétaire général à l’Information du gouvernement du maréchal Pétain, chroniqueur à Radio Vichy , et fut l’un des fondateurs de la Milice française. Il combattit sous l’uniforme allemand de la Waffen-SS avec le grade de Untersturmführer, il commanda une unité française sur le Front de l’Est durant l’été 1944. »

« La Bretagne, terre de résistance, ne permettra pas à la porte-parole de la haine de parader et de réviser l’histoire. La jeunesse qui manifeste massivement contre le racisme ne le permettra pas non plus. »

La Gauche indépendantiste bretonne se joint à l’appel du PCF pour bloquer l’embarcadère d’Audierne. « En plus de voler la mémoire des résistant-e-s sénan-e-s, le parti de Le Pen a été condamné à maintes reprises pour propos antisémites, racistes et négationnistes. Cette grossière tentative de réécriture de l’Histoire impose de rappeler l’idéologie raciste et xénophobe sur laquelle est basé le Rassemblement national. »
 

Partager cet article
Repost0
17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 09:49
Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF pour la venue prévue de Marine Le Pen le 18 juin à Sein

Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF pour la venue prévue de Marine Le Pen le 18 juin à Sein

Marine Le Pen, présidente du RN, sera présente sur l’Ile de Sein le 18 juin. La présidente du mouvement d’extrême droite revendique ainsi l’héritage de l’homme de l’appel du 18 juin.

La véritable héritière du maître du château de Saint-Cloud feint ainsi d’oublier que le parti dont elle est la dépositaire légale est précisément né d’un ­antigaullisme primaire et viscéral, comptant parmi ses fondateurs des anciens de l’OAS et autres nostalgiques de l’Algérie française.

Il est vrai que cette extrême droite est habituée aux détournements d’héritage. Le changement de nom du Front National ne fera pas oublier non plus que celui ci comptait parmi ses fondateurs Léon Gaultier qui fut secrétaire général à l’Information du gouvernement du maréchal Pétain , chroniqueur à "Radio Vichy", et fut l’un des fondateurs de la Milice française. Il combattit sous l’uniforme allemand de la Waffen-SS avec le grade de Untersturmführer, il commanda une unité française sur le Front de l’Est durant l’été 1944.

La Bretagne terre de résistance ne permettra pas à la porte-parole de la haine de parader et de réviser l’histoire. La jeunesse qui manifeste massivement contre le racisme ne le permettra pas non plus.

Les communistes appellent tous ceux qui ont au cœur l’héritage du Conseil National de la Résistance à s’unir et se mobiliser contre cette provocation. Ils seront notamment présents au rassemblement à l’embarcadère d’Audierne dès 8 h du matin pour montrer à la présidente du Rassemblement National qu’elle n’est pas la bienvenue.

Fédération du Finistère du Parti Communiste Français,

13 juin 2020

Partager cet article
Repost0
17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 05:14
PCF: Construisons la France en commun - Propositions d'urgence et d'après crise
CONSTRUISONS LA FRANCE EN COMMUN – Propositions d’urgence et d’après crise (PCF)
 
 
Vous trouverez ci-joint le texte de propositions « Construisons la France en commun » voté par le Conseil national du 12 juin et voué à être enrichie, par les militants, par le biais de la plate-forme « la France
en commun
 
 
La crise que traverse le monde, l'Europe et notre pays sans précédent est d'une extrême gravité. En France, nous avons enregistré plus d'1 million de chômeurs en plus en l'espace de deux mois. A la crise sanitaire s'ajoute une crise économique qui était déjà présente avant.
Avant la pandémie, l'urgence sociale et l'urgence écologique s'exprimaient avec force. Pouvoir d'achat, santé, emploi, respect de leur dignité… autant d’exigences déjà au cœur des préoccupations populaires.
Aujourd'hui, la pandémie va accentuer encore plus les difficultés de nos concitoyens si nous laissons faire le gouvernement et les actionnaires.
Nous réclamons donc l'inverse: protéger l'humain d'abord et mettre le capital à contribution pour sortir de cette crise par le haut, sans casse sociale et en engageant la transition écologique. Pour les communistes, c'est possible.
C'est dans cet esprit que les communistes, réunis en Conseil national, appellent d'abord à de larges mobilisations pour résister aux plans sociaux, défendre les services publics dont celui de la santé, de
l'école et protéger le pouvoir d'achat, les salaires et les acquis sociaux de tous nos concitoyens. La priorité est à l'action car nous ne pouvons pas accepter la casse de notre industrie, la vie chère, l’affaiblissement , voire la disparition de nos services publics.
 
Une plate forme « La France en commun »
 
Le PCF appelle à construire un nouveau modèle de société, plus juste, plus respectueux des êtres humains comme de la planète. Il met en débat des propositions de plus long terme, dessinant les contours d'un projet
de société, garantissant les même droits et une vie digne pour tous les citoyens et permettant de recouvrer notre souveraineté économique et démocratique. Il fait le choix de privilégier l'humain plutôt que la
finance.
Ces propositions seront élargies, renforcées, enrichies via la plate forme « La France en commun ».
 
 
I - Parmi les mesures d'urgence exceptionnelles santé publique
• Vote dès l'été d’un premier plan massif d'investissement, de créations d'emplois et de revalorisation des salaires et des carrières dans l'hôpital public et les Ehpad : 100.000 embauches dans l'hôpital public
et 300.000 dans les Ehpad
• Mettre en place un dispositif national « masques gratuits », pris en charge par la Sécurité sociale.
• Élaboration un plan de reconquête industrielle dans le domaine du matériel médical et du médicament et reconstruction d'un pôle public industriel et de recherche comprenant Sanofi, et assurant un service
public du médicament.
 
Éducation nationale et université
• au début de l’été, un budget rectificatif pour l'Éducation nationale et l’université et plan de recrutement massif de personnels enseignants et non enseignants, afin de pérenniser les dédoublements : ouverture des
places au concours, titularisation des personnels précaires et des stagiaires.
• Annuler les suppressions de postes et les fermetures de classes. À partir de 2021, la carte scolaire doit devenir pluriannuelle pour favoriser la stabilisation des équipes.
 
Pouvoir d'achat, lutte contre la pauvreté, accès de tous à une alimentation de qualité et aux biens de première nécessité
• maintien du salaire à 100 % lorsque les salarié·e·s sont au chômage partiel et mise en place d’un fonds de sécurisation salarial assurant un revenu décent jusqu'au retour à l’emploi;
• blocage des prix alimentaires, de l'eau, de l'énergie, des télécoms ;
• suppression de la TVA sur les produits de première nécessité ; gel des loyers et des prêts immobiliers
• prime de 300 euros à toute personne vivant au-dessous du seuil de pauvreté ;
    • prolongation des droits des chômeurs jusqu'à la fin de 2020 et abrogation de la réforme de l'assurance chômage.
    • ouverture du RSA aux moins de 25 ans ;
 
Sécurisation immédiate de l'emploi contre le chômage et les licenciements
• Protéger et renforcer les droits des représentants du personnel, ainsi que la pleine capacité d'intervention des inspecteurs du travail.
• Prolonger le chômage partiel et le fonds d'aide aux entreprises en difficulté, avec des critères de maintien de l'emploi, notamment pour les moyennes et les grandes entreprises.
• Conférences, régionales et nationale, de sécurisation de l'emploi, de la formation et de la transformation productive écologique et sociale, qui fixeront les objectifs chiffrés d'emplois, de formation, de
recherche et d'investissements.
 
 
II - Des choix pour changer durablement de mode de développement
 
Une société sans chômage, un nouvel âge de la Sécurité sociale
    • Augmenter le smic de 20% immédiatement et impulser une augmentation générale des salaires et des pensions.
    • Engager la construction d'un système de sécurité de l'emploi et de la formation, permettant d’alterner périodes d'emploi et périodes de formation, sans perte de revenu
    • Rembourser à 100% des soins prescrits par la Sécurité sociale
    • Tourner définitivement la page de la réforme Macron de casse de notre système de retraites.
    • Travailler moins, pour travailler tous, en travaillant mieux.
 
Réduction du temps de travail, pour arriver aux 32 heures.
    • Droit de veto pour les travailleur·euse·s
    • Loi d'interdiction des licenciements boursiers et loi pour le droit de péremption des salariés pour transformer leur entreprise en coopérative
 
Des services publics, outils du changement, au service de l'égalité et de l'émancipation
    • Rétablissement et renforcement des statuts des fonctionnaires
    • Doublement du transport des marchandises par le rail d'ici 10 ans avec la rénovation et l'ouverture de nouvelles gares de fret.
    • Création d’un pôle public de l'énergie et de la rénovation énergétique (France Energies) dont notre pays a besoin pour assurer les objectifs de décarbonation des productions et des usages.
    • Création d’un fonds européen pour les services publics, géré démocratiquement et contrôlé par les parlements nationaux, alimenté par la BCE au service de chaque état de la zone euro dans le but précis de
développer et faire coopérer les services publics.
 
Produire, consommer, vivre autrement : réussir la transition écologique et sociale
    • Relocalisation des productions et arrêt des restructurations destructrices de postes et les fermetures de sites.
    • Définir les grandes filières stratégiques dont la nation a besoin.
    • Mettre fin à l'obsolescence programmée, développer l'éco-conception,
    • favoriser les filières de réparation et de recyclage, encourager l'économie circulaire.
    • Consacrer 10 milliards d'€ par an à la rénovation énergétique des logements et des bâtiments publics (700 000 logements par an)
    • Faire des transports un instrument du changement, en privilégiant transports publics et déplacements doux pour les individus, transports ferrés et transports maritimes ou fluviaux pour les marchandises.
    • Construire notre souveraineté numérique pour s'émanciper des firmes digitales des États-Unis
 
Pour une autre utilisation de l’argent
    • Création d'un pôle public bancaire et financier, avec nationalisations d'établissements bancaires.
    • Conditionnalité et contrôle des aides publiques aux entreprises.
    • Instauration d’un nouvel impôt sur les sociétés,
    • un impôt local rénové sur le capital,
    • Suppression progressive de la CSG pour mettre à contribution les revenus financiers des entreprises.
    • Impôt sur le revenu avec 15 tranches au lieu de 5 actuellement;
    • Taxer la spéculation boursière en augmentant la taxe sur les transactions financières (TTF)
 
Donner à la France une voix forte, indépendante et internationaliste, lutter pour une autre mondialisation
    • Démarchandisation des secteurs du médicament, de la santé et de la protection sociale;
    • Réduction massive des budgets militaires.
    • convocation, sous l'égide de l'ONU, d'une COP pour la justice sociale et fiscale.
    • Une Union européenne à géométrie choisie : Chaque peuple fait des choix souverains et doit rester libre d'en changer à tout moment. Aucun peuple ne peut être entrainé dans des orientations qu'il récuse.
    • Porter à 0,7 % l'aide publique au développement.
 
Pour une République nouvelle : la démocratie jusqu'au bout
    • Nouveaux pouvoirs pour les salarié·e·s et les habitant·e·s sur les entreprises et les services publics.
    • Revaloriser le suffrage universel avec la représentation proportionnelle et le droit de vote des étrangers aux élections locales
    • Restaurer la primauté du Parlement, avec la désignation d'un Premier ministre et de son gouvernement devant le Parlement..
    • Fin de l’élection du Président de la République au suffrage universel
 
 
Mobilisation immédiate des financements
 
• Création d’un fonds d'urgence sanitaire et de sécurisation doté de 205 milliards en 2020, alimenté par des recettes fiscales nouvelles (20 milliards), par l'annulation du remboursement des exonérations sociales
du CICE (20 milliards) et la création monétaire de la BCE (160 milliards, qui correspondent à la part que recevra la France des 1 000 milliards d'achat de dette publique annoncé par celle-ci). Il devra fonctionner sur une période de cinq ans et être alimenté annuellement.
Ce qui devra prendre en compte la reprise d'une activité économique plus étendue et plus saine, ainsi que la réforme en profondeur indispensable de la fiscalité.
• Ce fonds servira :
◦ à financer le plan d'urgence pour la santé publique (15 milliards) ;
◦ à financer un plan de développement des services publics (45
milliards) ;
◦ à prendre en charge une partie des dépenses que les collectivités
territoriales ont consacrées au soutien des populations ces derniers
mois (10 milliards) ;
◦ à agir en direction des grandes entreprises, sous forme de participations ou de nationalisations, afin que soit préservé l'emploi, que soit assurée la formation des salarié·e·s, que soient développées les productions stratégiques (20 milliards) ;
◦ à peser sur les banques, afin qu'elles apportent aux PME et TPE les crédits nécessaires de trésorerie et d'investissement ; celles qui s'engageront à maintenir l'emploi et à développer la formation de leurs
salarié·e·s, tout en maintenant les salaires, bénéficieront de taux de crédit fortement négatifs (20 milliards) ;
◦ à financer à taux négatif le déficit, dû au chômage partiel, des organismes de Sécurité sociale et de l'Unedic (40 à 50 milliards) ;
◦ à financer à taux négatif le déficit budgétaire supplémentaire produit par les mesures déjà prises (40 milliards ).
Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, député du Nord - photo L'Humanité

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste, député du Nord - photo L'Humanité

Lundi, 15 Juin, 2020- L'Humanité
Le PCF oppose une « France en commun » au cap présidentiel

Mesures d’urgence et de long terme constituent la charpente du projet adopté vendredi par les communistes pour répondre à la crise sociale et ouvrir une autre voie que la poursuite de la casse macroniste.

 

Les communistes ont devancé le discours ­d’Emmanuel Macron de dimanche soir et présenté, dès vendredi, leurs propositions pour faire face à la crise, à l’occasion de leur conseil national. À l’avant-veille de l’intervention présidentielle, le secrétaire national du PCF a mis en garde : « Le coronavirus devient le partenaire officiel du Medef et du gouvernement p our accélérer la casse de notre modèle social, finir de dépecer le s services publics et notre industrie, pour la soumettre totalement au marché financier. » Fabien Roussel, évoquant les cas de Renault, PSA ou encore Camaïeu, a alerté dans la foulée sur l’utilisation de la « pandémie pour installer un climat de peur, pour tétaniser le monde du travail » face à l’explosion des chiffres du chômage, brandis afin de « mettre la pression sur les salariés, sur les Français, et leur faire avaler des couleuvres ».

« La résistance commence tout doucement à se mettre en marche », observe également le député du Nord, alors que les mobilisations des hospitaliers, des salariés de différents secteurs mais aussi des jeunes retrouvent le chemin de la rue. Avec de multiples propositions réunies sous l’intitulé Construisons la France en commun, le PCF entend apporter sa pierre, « montrer que d’autres choix sont possibles », « proposer une rupture politique » et « être dans l’action dès maintenant » face à « une crise sociale extrêmement grave » qui « va inévitablement se traduire par une crise politique de grande ampleur », explique-t-on du côté de la place du Colonel-Fabien.

« Cette étape nous permet d’être prêts à aller au débat

À cette fin, le document adopté vendredi par la direction du PCF comprend des « mesures d’urgence exceptionnelles » pour en finir avec les impasses libérales que la pandémie a mises en lumière. Un « plan massif d’investissement » pour la santé avec « 100 000 embauches dans l’hôpital public et 300 000 dans les Ehpad », un budget rectificatif pour l’éducation nationale et l’université, le maintien du salaire à 100 % en cas de chômage partiel, une prime de 300 euros pour ceux vivant en dessous du seuil de pauvreté, l’ouverture du RSA aux moins de 25 ans, des conférences régionales et nationale de « sécurisation de l’emploi, de la formation et de la transformation productive, écologique et sociale »… Autant de propositions qui figurent en bonne place. Côté financement, le PCF propose la « création d’un fonds d’urgence sanitaire et de sécurisation » à hauteur de « 205 milliards en 2020 » provenant pour 20 milliards de « recettes fiscales nouvelles », pour 20 autres milliards de « l’annulation du remboursement des exonérations sociales du Cice », ou encore, pour 160 milliards, de la création monétaire de la Banque centrale européenne.

La lutte contre le racisme et les discriminations, moteur de la mobilisation de ce samedi initiée par le collectif La vérité pour Adama, et à laquelle le PCF a participé, n’est pas oubliée. Le racisme « revêt aujourd’hui une dimension structurelle qui mine la vie des habitant-e-s des quartiers populaires, en particulier celle des jeunes », écrivent les communistes. À la veille de cette manifestation contre les violences policières, Fabien Roussel a plaidé pour « une police de proximité qui ne fasse plus peur mais qui soit respectée, juste, humaine, avec des moyens humains plus importants ».

Au-delà des mesures d’urgence, ce sont « des choix pour changer durablement de mode de développement » et « remettre en cause la domination du capital, son système de pouvoirs, sa cohérence devenue folle », que détaille le projet communiste. Le tout avec une série de propositions structurelles comme la réduction du temps de travail « pour arriver aux 32 heures », l’interdiction des licenciements boursiers, la relocalisation des productions, la création d’un pôle public bancaire et financier, accompagné de nationalisations, la conditionnalité et le contrôle des aides publiques aux entreprises, le développement et la démocratisation des services publics et de la Sécurité sociale, ou encore une réforme fiscale d’ampleur.

Si le texte reprend le nom du programme mis en avant par le PCF en 2017, La France en commun, il n’est pour l’heure ni « une plateforme électorale » ni « un projet de gouvernement », explique Christian Picque, qui en a coordonné la rédaction. Il s’agit de « dire que le communisme reste une idée neuve, généreuse, originale, et ce document vise à (la) mettre en débat », affirme Fabien Roussel. Un site contributif doit être lancé dans les prochains jours pour ce faire. « Il y en a qui font partir des trains et qui se disent déjà dedans. Nous, on doit faire décoller une fusée et ceci est notre premier étage. Ce qui nous importe, c’est le contenu et qu’elle aille au bout », assure le député du Nord, en référence aux ­récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon à propos de la présidentielle. « Cette étape nous permet d’être prêts à aller au débat et prêts également à proposer notre projet de société au suffrage de nos concitoyens », assure-t-il. Permettre le rassemblement tout en faisant valoir son projet, telle semble être l’équation que cherche à résoudre le PCF en invitant à « l’union dans l’action ».

Julia Hamlaoui
Samedi, 13 Juin, 2020 - L'Humanité
Face à la crise, le PCF appelle à bâtir une « France en commun »

Mesures d’urgence et de long terme constituent la charpente du projet adopté vendredi par le conseil national du PCF pour répondre à la crise sociale et ouvrir une autre voie que la poursuite de la casse engagée par le Medef et le gouvernement.

 

Les communistes ont devancé le discours d’Emmanuel Macron attendu dimanche et présenté dès vendredi leurs propositions pour faire face à la crise, à l’occasion de leur conseil national. À l’avant-veille de l’intervention présidentielle, le secrétaire national du PCF met en garde : « Le coronavirus devient le partenaire officiel du Medef et du gouvernement pour accélérer la casse de notre modèle social, finir de dépecer nos services publics et notre industrie pour la soumettre totalement aux marchés financiers ». Fabien Roussel, évoquant les cas de Renault, PSA ou encore Camaïeu, alerte dans la foulée sur l’utilisation de la « pandémie pour installer un climat de peur, pour tétaniser le monde du travail » face à l’explosion des chiffres du chômage brandis pour « mettre la pression sur les salariés, sur les Français et leur faire avaler des couleuvres ». « Le message est clair : prolétaires de tous les pays, soyez sages, ne manifestez pas, sinon ce sera pire », résume le député du Nord.

Les communistes proposent des mesures d’urgence exceptionnelles

« La résistance commence, tout doucement, à se mettre en marche », observe-t-il également alors que les mobilisations des hospitaliers, des salariés de différents secteurs mais aussi des jeunes retrouvent le chemin de la rue. Avec de multiples propositions réunies sous l’intitulé « Construisons la France en commun », le PCF entend apporter sa pierre, « montrer que d’autres choix sont possibles », « proposer une rupture politique » et « être dans l’action dès maintenant » face à « une crise sociale extrêmement grave » qui « va inévitablement se traduire par une crise politique de grande ampleur », explique-t-on du côté de la place du Colonel-Fabien.

À cette fin, le document, adopté vendredi par la direction du PCF, comprend des « mesures d’urgence exceptionnelles » pour en finir avec les impasses libérales que la pandémie a mises en lumière. Un « plan massif d’investissement » pour la santé avec « 100 000 embauches dans l’hôpital public et 300 000 dans les Ehpad », un budget rectificatif pour l’Éducation nationale et l’université, le maintien du salaire à 100 % en cas de chômage partiel, une prime de 300 euros pour ceux vivant sous le seuil de pauvreté, l’ouverture du RSA au moins de 25 ans, des conférences régionales et nationale de « sécurisation de l’emploi, de la formation et de la transformation productive écologique et sociale »… autant de propositions qui y figurent en bonne place. Côté financement, le PCF propose la « création d’un fond d’urgence sanitaire et de sécurisation » à hauteur de « 205 milliards en 2020 » provenant pour 20 milliards de « recettes fiscales nouvelles », pour 20 autres milliards de « l’annulation du remboursement des exonérations sociales du CICE », ou encore, pour 160 milliards, de la création monétaire de la Banque centrale européenne.

Lutter contre le racisme et les dérives fascistes

La lutte contre le racisme et les discriminations, moteur de la mobilisation de ce samedi initiée par le collectif « La vérité pour Adama » et à laquelle le PCF appelle à participer, n’est pas oubliée. Le racisme « revêt aujourd’hui une dimension structurelle, qui mine la vie des habitant·e·s des quartiers populaires, en particulier celles des jeunes », écrivent les communistes. À la veille de cette manifestation, Fabien Roussel a de nouveau condamné « les dérives racistes, voire fascistes, qui toujours perdurent dans notre police ». Des dérives qui « ne sont pas le fait de la majorité des policiers mais (qui) existent et doivent être sanctionnées par une instance indépendante », ajoute-t-il plaidant pour « une police de proximité, qui ne fasse plus peur mais qui soit respectée, juste, humaine, avec des moyens humains plus importants ».

Au-delà des mesures d’urgence, ce sont « des choix pour changer durablement de mode de développement » et « remettre en cause la domination du capital, son système de pouvoirs, sa cohérence devenue folle » que détaille le projet communiste. Le tout avec une série de propositions structurelles comme la réduction du temps de travail « pour arriver aux 32 heures », l’interdiction des licenciements boursiers, la relocalisation des productions, la création d’un pôle public bancaire et financier accompagné de nationalisations, la conditionnalité et le contrôle des aides publiques aux entreprises, le développement et la démocratisation des services publics et de la sécurité sociale, ou encore une réforme fiscale d’ampleur.

Le PCF invite à « l’union dans l’action »

Si le texte reprend le nom du programme mis en avant par le PCF en 2017, « La France en commun », il n’est pour l’heure ni « une plateforme électorale » ni « un projet de gouvernement », explique Christian Picquet qui en a coordonné la rédaction. Il s’agit de « dire que le communisme reste une idée neuve, généreuse, originale et ce document vise à mettre en débat notre originalité, nos propositions pour un nouveau projet de société », affirme Fabien Roussel. Un site contributif doit être lancé dans les prochains jours pour ce faire. « Il y en a qui font partir des trains et qui se disent déjà dedans. Nous, on doit faire décoller une fusée et ceci est notre premier étage. Ce qui nous importe, c’est le contenu et qu’elle aille au bout », assure le député du Nord en référence aux récentes déclarations de Jean-Luc Mélenchon à propos de la présidentielle. « Cette étape nous permet d’être prêts à aller au débat et prêts également à proposer notre projet de société au suffrage de nos concitoyens », assure-t-il. Permettre le rassemblement tout en faisant valoir son projet, telle semble être l’équation que cherche à résoudre le PCF en invitant à « l’union dans l’action ».

Julia Hamlaoui
Partager cet article
Repost0
14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 07:36
Pleinement solidaire d'Inès Léraud - Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF

Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF

 

Pleinement solidaires d'Inès Léraud


 

En juin 2019, l'album « Algues vertes, l'histoire interdite » d’Inès Léraud et Pierre Van Hove, fruit de 3 ans d'enquête de terrain jette une lumière crue sur la fabrique du silence dans la Bretagne de l'agro-business et la bienveillance étonnante des services de l'État.

Inès Léraud accordera un entretien sur ce sujet au quotidien L'Humanité le 5 août 2019.

La BD connaît un succès incontestable, puisque 46 000 exemplaires ont été vendus à ce jour. Chaque signature donne lieu à des files d'attente interminables et à chaque rencontre le public apporte de nouveaux témoignages.

Le lobby agro-industriel est en émoi et Inès Léraud, comme d’autres avant elle, est l'objet de tentatives d'intimidation, de menaces.

Depuis le début 2020 la journaliste indépendante est traînée devant la justice par le groupe Chéritel, un des magnats du secteur. Toute parole n'est pas bonne à dire !

Le travail d'Inès Léraud pour intéressant qu'il soit sur le fond et sur la forme, n'apporte rien de très nouveau sur l'origine des marées vertes intrinsèquement liées à l'agriculture et aux élevages industriels. Les impacts sur la qualité de l'eau sont bien connus: asphyxie des milieux marins, appauvrissement de la biodiversité, interdiction des plages et fermetures des zones conchylicoles vivrières... Merci à Inès Léraud de rappeler la  dangerosité pour l'environnement, les êtres vivants dans leur ensemble, et l'omerta qui entoure cette question aux conséquences environnementales, mais aussi économiques et sociales, graves!

Depuis plusieurs décennies des associations telles "Bretagne Vivante", "Eaux et Rivières de Bretagne", "Halte aux marées vertesé alertent, documentent, proposent et se heurtent comme Inès Léraud au mur de l'agro-business, protégé au-delà du raisonnable par les pouvoirs publics. Et si bon an, mal an on note quelques avancées, elles sont bien minces et les volontés de remise en cause sont légion.

Mais les faits sont incontestables et têtus, les preuves s'accumulent, les accidents parfois mortels participent du même constat.

La bande dessinée d'Inès Léraud confirme brillamment ce que nous savions et pointe certains aspects du dossier oubliés ou minorés.

Pourtant la crise sanitaire qui frappe la planète depuis la fin de l'année 2019, et dont la France a pleinement pris conscience en mars 2020, ne doit rien au hasard.

Elle nait de la manière dont le capitalisme a organisé la production mondiale, a façonné à son unique profit les territoires jusqu'à l'échelle locale.

En première ligne on trouve l'explosion, depuis le tournant des années 1970, de la production d'animaux d'élevage et l'industrialisation de l’agriculture.

« Nous avons organisé des systèmes qui font tout pour engendrer puis accélérer ce genre d'épidémies », conviennent Philippe Grandcolas et Jean-François Guégan, directeurs de recherche au CNRS et à l'INRAE.

Ainsi la concentration d'animaux en batterie, qu'il s’agisse de porcs, de volailles, de bovins, menace l’environnement, la biodiversité, mais aussi la sécurité sanitaire, l'indépendance alimentaire, la sécurité des salarié·e·s et de la population toute entière.

Il n'est plus question d'ignorer les méfaits d'un modèle qui doit changer.

Nous, communistes, affirmons que les choix de politiques agricoles, régionales, nationales et européennes, doivent pouvoir être mis en débat. Toutes les opinions comptent, pas seulement celles des organisations professionnelles et des pouvoirs économiques.

Pour ce faire, plus que jamais, nous avons besoin que la presse, en toute indépendance, joue pleinement son rôle, à l'abri des pressions et des menaces.

Les communistes du Finistère apportent le soutien le plus résolu à Inès Léraud.

Fédération du Finistère du Parti Communiste Français,

13 juin 2020

 

 L’histoire interdite | Inès Léraud et Pierre Van Hove | La revue dessinée | Delcourt   En juin 2019, l'album « Algues vertes, l'histoire interdite » d’Inès Léraud et Paul Van Hove, fruit de 3 ans d'enquête de terrain jette une lumière crue sur la fabrique du silence dans la Bretagne de l'agro-business et la bienveillance étonnante des services de l'État.

L’histoire interdite | Inès Léraud et Pierre Van Hove | La revue dessinée | Delcourt En juin 2019, l'album « Algues vertes, l'histoire interdite » d’Inès Léraud et Paul Van Hove, fruit de 3 ans d'enquête de terrain jette une lumière crue sur la fabrique du silence dans la Bretagne de l'agro-business et la bienveillance étonnante des services de l'État.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011