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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 18:18
Enseignement supérieur et recherche - les insuffisances du projet de loi de finances rectificative - par Pierre Ouzoulias, sénateur communiste (20 juillet 2020)

 Loi de finances rectificative pour 2020 : la sincérité de la LPPR à l’épreuve

Cette loi de finances rectificative était la dernière de l’année. Elle consacre un plan de sauvetage de l’économie qui mobilise près de 500 milliards d’euros de dépenses publiques. Elle aurait pu être l’occasion d’apporter une aide budgétaire à l’enseignement supérieur et à la recherche et donner, dès 2020, une transcription budgétaire aux engagements tonitruants du Gouvernement pour un « investissement massif » dans la recherche.

Le Gouvernement avait, par exemple, demandé au Parlement l’autorisation d’organiser un dispositif dérogatoire pour la prolongation des contrats doctoraux et des contrats de recherche. Il avait pris, à de multiples reprises, l’engagement de le financer en abondant le budget des établissements de l’ESR. Cette loi de finances rectificative était donc l’ultime moyen de l’honorer avant la rentrée de septembre. Les amendements proposés en séance ont été écartés par le Gouvernement qui reporte à la fin de l’année l’examen de ce financement.

Pour l’université, le Gouvernement a seulement augmenté de 150 à 200 millions d’euros les moyens budgétaires supplémentaires destinés à la vie étudiante, afin de financer l’annonce du nouveau Premier ministre relative à la restauration universitaire. Néanmoins, ces 200 millions correspondent, à peu près, aux pertes actuelles de trésorerie du CNOUS et ne lui permettront donc pas de financer la nouvelle mesure.

S’agissant des programmes de la recherche, la loi de finances rectificative n’apporte des moyens nouveaux que pour la recherche aéronautique (165 M€) et Bpifrance Financement (40 M€), notamment pour le « plan batterie ». Jusqu’à présent, le seul effort budgétaire du MESRI a été de puiser dans ses crédits mis en réserve pour constituer un fond d’intervention de 50 M€ qui est pathétiquement dérisoire par rapport aux milliards déjà investis par l’Allemagne.

J’ai donc déposé un amendement pour apporter 150 M€ aux opérateurs de la recherche. Le Gouvernement s’y est opposé en déclarant que les moyens nouveaux seront mis en œuvre par la seule LPPR. Le Sénat a majoritairement voté cet amendement. Je me félicite de la sagesse du Sénat dont les membres de plusieurs groupes ont manifesté, lors de ce débat, leur volonté de soutenir la science et les chercheurs. Une commission mixte paritaire se réunira demain matin, 21 juillet. J’espère vivement que le Gouvernement maintiendra cette disposition budgétaire en faveur de la recherche, conformément à ses déclarations politiques.

On peut tirer plusieurs enseignements de ces discussions budgétaires. Tout d’abord que les budgets supplémentaires octroyés par le Gouvernement pour la MIRES ne concernent que l’innovation. La recherche spatiale étant, depuis le remaniement, sous la tutelle du ministère de l’économie, on peut se demander si le MESRI n’est pas devenu un secrétariat d’État placé sous l’autorité du ministère de l’économie !

Ensuite, on comprend, des différentes réponses ministérielles, l’intention du Gouvernement de financer par le budget pour 2021 des mesures qu’il aurait fallu mettre en œuvre dans l’urgence en 2020.

Enfin, la démonstration politique aura été faite de la sincérité du Gouvernement à vouloir réellement augmenter le budget de l’ESR. Comment peut-il affirmer vouloir « investir massivement dans la recherche » et ne pas lui venir en aide l’année de la pandémie ? Comment lui promettre 25 milliards d’euros et ne pas financer la prolongation des contrats doctoraux en 2020 ?

Le 20 juillet 2020, Pierre Ouzoulias. 

 

- Amendement n° 862 (prolongation des contrats doctoraux et de recherche) : rejeté

http://www.senat.fr/enseance/2019-2020/624/Amdt_862.html

- Amendement n° 863 (augmentation crédits vie étudiante) : tombé

http://www.senat.fr/enseance/2019-2020/624/Amdt_863.html

- Amendement n° 864 (augmentation crédits recherche scientifique) : adopté 

http://www.senat.fr/enseance/2019-2020/624/Amdt_864.html

- Compte-rendu analytique de la séance : http://www.senat.fr/cra/s20200719/s20200719_0.html#par_2003

- Compte-rendu intégral de la séance (à venir) : http://www.senat.fr/seances/s202007/s20200719/s20200719_mono.html

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 06:58
Vote sur le budget rectificatif 3 post-Covid au Sénat: explications de Fabien Gay, sénateur communiste de Seine Saint-Denis
⭕️ Vote sur le budget rectificatif 3 au Sénat ⭕️
 
par Fabien Gay, sénateur communiste de Seine St Denis, 19 juillet 2020
 
"Pendant 3 jours et 3 nuits, nous avons examiné près de 1.000 amendements.
Notre groupe a arraché quelques victoires (taxation des Gafam, 150 millions d’euros pour la recherche...) mais aussi avec d’autres groupes, nous avons contribué a obtenir des moyens pour la rénovation thermique des logements ou le prolongement du fond d’urgence pour les PME, commerçants et artisans.
Si certaines mesures vont dans le bon sens (prolongement du chômage partiel, aide à quelques secteurs en difficulté...) ce budget rectificatif 3 dit budget « après Covid19 » ne répond pas à l’urgence sociale, écologique et économique.
Rien sur des recettes nouvelles, ni contributions des 1% les plus riches, alors que notre pays compte 702.000 millionnaires et que les 5 familles les plus riches ont autant d’argent que le montant du déficit de la France.
Rien non plus sur le conditionnement des aides publiques, rien pour revaloriser les petits salaires, rien pour enrayer la machine infernal des plans de licenciement.
Rien non plus pour relancer la consommation des ménages, ou répondre à l’extrême pauvreté.
Rien pour réorienter massivement notre production et notre consommation dans la sauvegarde de notre planète.
Rien ou plutôt pas assez pour aider les collectivités territoriales qui ont été en première ligne dans cette crise et qui ont perdu des recettes.
Par contre, la droite sénatoriale et le gouvernement main dans la main ont voté ce budget, tout en déplorant pour la droite le « déficit abyssal de la France ». Ils ont surtout validé les aides massives aux entreprises sans contreparties ou encore, ils ont approuvé les 20 milliards de baisse d’impôt sur la production.
Si quelques-uns pensent que le gouvernement a changé de politique ou de logiciel, ou bien de cap ou encore de chemin, il faut regarder attentivement le détail de ce budget et des annonces prises.
Par exemple, on nous dit que la priorité c’est l’emploi et surtout l’emploi des jeunes à la rentrée. Alors comment comprendre qu’on accorde une nouvelle aide de 4.000 euros aux entreprises pour embaucher un jeune et refuser que nous ayons le débat sur le partage du temps de travail qui pourrait créer 4 millions d’emplois ?
Bref, au bout de 3 jours et de 3 nuits, dans une très bonne ambiance au sein de notre groupe toujours soudé et motivé, nous avons voté contre ce budget.
Et le combat continuera dès la rentrée dans la rue, en manifestant le 17 septembre contre la politique antisociale du gouvernement à l’appel des syndicats et ensuite dans l’hémicycle avec le vote du plan de relance et du budget 2021. Le combat continue ✊ !"
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19 juillet 2020 7 19 /07 /juillet /2020 13:53
Rassemblement au Menez Hom 2015

Rassemblement au Menez Hom 2015

Pour le désarmement nucléaire, le jeudi 6 août 2020 au Menez-Hom, 75 ans après les bombardements d'Hiroshima et de Nagasaki.
 
Le PCF s'associe à l'appel du CIAN et du Mouvement de la Paix pour participer nombreux aux rassemblements le jeudi 6 août, pour dire non aux armes nucléaires, en cette date anniversaire des 75 ans des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.
 
Rendez-vous:
 
- à 10h, au départ du Faou de la caravane pour la paix et d'un cortège de voitures de militants pacifistes à partir du quai Quélen
 
- à 11h, port du Fret sur la presqu'île de Crozon
 
- à 12h, à Crozon avec les jeûneurs
 
- à 13h30, pique-nique à Sainte Marie du Menez Hom
 
- à 15h30, Montée au Menez Hom
 
Merci d'être nombreux à vous associer à cet évènement important dans notre combat pour sensibiliser autour du péril mortel de la prolifération et du renforcement de l'armement nucléaire et sur la nécessité de ratifier le traité d'interdiction des armes nucléaires.
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18 juillet 2020 6 18 /07 /juillet /2020 11:50
Mathilde Maillard fait partie des nouveaux élus de la Ville de Brest. Elle est adjointe en charge de la politique du bien vieillir et de l’inclusion des personnes en situation de handicap. (©Côté Brest)

Mathilde Maillard fait partie des nouveaux élus de la Ville de Brest. Elle est adjointe en charge de la politique du bien vieillir et de l’inclusion des personnes en situation de handicap. (©Côté Brest)

Brest, nouveaux élus : Mathilde Maillard, médecin, est désormais adjointe au maire

Médecin de 29 ans, Mathilde Maillard, membre du parti communiste, est désormais adjointe sur les questions du handicap et de la vieillesse à Brest. Une mission qui lui sied bien.

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16 juillet 2020 4 16 /07 /juillet /2020 15:06

 

"Emmanuel Macron avait promis à la Nation 'les Jours Heureux', mais rien. Vous ne pensez pas à la prochaine génération mais à la prochaine élection ! On ne ruine pas impunément les espoirs qu’un peuple met dans un 'monde d’après' différent. -

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16 juillet 2020 4 16 /07 /juillet /2020 06:46
L'agression criminelle de l'Arménie par l'Azerbaïdjan doit cesser immédiatement (PCF, 15 juillet 2020)
L'agression criminelle de l'Arménie par l'Azerbaïdjan doit cesser immédiatement

L'Azerbaïdjan a lancé depuis trois jours une violente agression contre la République d'Arménie, dans le district de Tovuz. Bakou a, dans cette offensive, déployé de l'artillerie, des chars et des avions sans pilote, détruisant des infrastructures civiles et faisant des victimes. Erevan s'est trouvé dans l'obligation de répliquer.

Si les accrochages sont fréquents à la frontière, ces combats sont les plus graves depuis 2016. Cette attaque est à mettre en lien avec la récente déclaration Ilham Aliev de quitter les pourparlers de paix sur le Haut-Karabakh afin de chercher une solution militaire. Cette région peuplée d'Arméniens a proclamé démocratiquement son indépendance en vue de son rattachement à l'Arménie en 1991 alors que l'Azerbaïdjan s'était engagée dans une guerre terrible aboutissant à une catastrophe humanitaire et dans une politique génocidaire conduisant à des pogroms. Cette nouvelle crise trouve aussi son origine dans la politique brutale et expansionniste que mène la Turquie, principal soutien de l'Azerbaïdjan. Lors d'un récent voyage à Bakou, R.T. Erdogan a poussé à une reprise des affrontements.

L'agression de l'Azerbaïdjan doit cesser immédiatement et il est de la responsabilité de la communauté internationale d'assurer la protection des populations arméniennes afin d'éviter une généralisation du conflit qui pourrait embraser le Caucase. Le peuple arménien a fait la démonstration de son attachement à la liberté et à la démocratie au prix de sacrifices immenses. C'est dans cet esprit que le Parti communiste français a reconnu officiellement la République d'Artsakh comme première étape dans la résolution pacifique du conflit.

Parti communiste français,
Paris, le 15 juillet 2020

Vendredi, 17 Juillet, 2020 - L'HUMANITE
Caucase. L’Azerbaïdjan et l’Arménie à canons tirés

Les combats à la frontière nord ont repris hier. À Bakou, le président a menacé de se retirer des négociations.

 

La journée de trêve de mercredi n’aura pas suffi à calmer les esprits. Jeudi, les affrontements ont repris entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, qui se disputent depuis 1991 la région du Haut-Karabagh, à majorité arménienne.

Depuis le 12 juillet, les échanges de tirs meurtriers à la frontière nord, pourtant éloignée du Haut-Karabagh, ont fait au moins seize morts entre dimanche et mardi. Le ministère arménien de la Défense a affirmé avoir empêché, jeudi à l’aube, une « tentative d’infiltration » et a dénoncé une « violation perfide » du cessez-le-feu, suivie d’un pilonnage des villages d’Aygepar et Movses. Une version qui diffère de celle du ministère azerbaïdjanais de la Défense, qui indique pour sa part qu’ « une unité des forces armées arméniennes a de nouveau tenté d’attaquer nos positions dans le district de Tovouz ».

La Russie, les États-Unis et l’Union européenne ont appelé les deux pays à cesser les hostilités, tandis que la Turquie, qui a un accord de coopération militaire avec Bakou, a apporté son soutien à l’Azerbaïdjan. Entre 1988 et 1994, le Haut-Karabagh a été le théâtre d’une guerre qui avait fait 30 000 morts. L. S.

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 18:36
Ségur de la santé : la déception... - Maryse Montangon, PCF, 15 juillet 2020
Ségur de la santé : la déception...

« Le plan massif d’investissement et de revalorisation de l’ensemble des carrières pour notre hôpital » promis par E. Macron (25 mars 2020), en pleine crise du Covid, a abouti ce lundi 13 juillet à un protocole d’accord venant clore les négociations entre syndicats de la santé et le gouvernement lors du Ségur de la santé initié le 25 mai.

Notons que les véritables négociations ont démarré le 19 juin suite aux fortes mobilisations pour la santé, notamment celles du 16 juin partout dans le pays ; la pression de la rue a permis de faire venir à la table des négociations le ministre O. Véran et de commencer réellement à parler chiffrage et calendrier. De 6 milliards d’€ avancés avant le remaniement ministériel, l’accord définitif pour la revalorisation des carrières et les rémunérations se chiffre à 7,5 milliards d’€ grâce à, dixit les médias, l’intervention du nouveau premier ministre !


Effort colossal ! Du jamais vu ! clame O. Véran, laissant ainsi penser que le gouvernement consent un sacrifice à l’égard des salarié·e·s des hôpitaux et des Ehpad. Pourtant, depuis 2 ans dans toutes les mobilisations et unanimement on entend les mêmes revendications : des moyens humains et financiers pour l’hôpital public et les Ehpad. « Les revalorisations salariales on nous les doit depuis une dizaine d’années», disent les hospitaliers, leurs syndicats et les collectifs, arguant le gel du point d’indice (unique levier d’augmentation des salaires dans la fonction publique) depuis 10 ans et les salaires extrêmement bas par rapport aux autres pays européens.


Seuls 3 syndicats ont signé ce protocole d’accord (CFDT, FO et UNSA) qui devrait se traduire par une augmentation de 183 € en 2 temps pour le personnel non-soignant des hôpitaux publics et privés et des Ehpad ; les médecins ayant eux obtenu 450 millions d’€ pour leurs revalorisations salariales. Cela représente certes une petite avancée, au regard du régime de disette appliqué depuis des années à l’hôpital public, mais c’est loin des revendications unanimes des personnels hospitaliers réclamant une augmentation de 300 € net par mois ! La CGT, non signataire à ce jour et qui entend consulter sa base, souligne la supercherie de ce protocole qui « reprend d’une main ce qu’il octroie de l’autre ». En effet, elle évoque la dégradation des conditions de travail qui accompagne cet accord, avec l’intensification des rythmes de travail, l’autogestion des plannings et des absences par les personnels c’est-à-dire gestion de la pénurie des effectifs par des auto-remplacements, la contractualisation individuelle des heures supplémentaires et une refonte des régimes indemnitaires, sans compter un accord intéressement contraire à l’éthique du service public.


Nous ne pouvons accepter ce énième plan pour l’hôpital qui ne s’appuie pour l’instant que sur les seules rémunérations, élément certes important, mais qui ne dit pas un mot sur la fin des fermetures de lits et de services, la fin des restructurations, l’embauche massive de personnel (100 000 pour les hôpitaux et 100 000 pour les Ehpad) indispensables pour un service public de la santé digne du 21e siècle. L’annonce du gouvernement, non écrite pour l’instant, de 15 000 postes supplémentaires - en réalité 7 500 car 7 500 sont déjà créés, donc déjà budgétisés mais non pourvus - est loin du compte ! La fuite des personnels qui est dramatique aujourd’hui risque de s’intensifier si les conditions de travail se détériorent encore.

Nous pouvons légitimement nous poser la question si ce n’est pas le but ultime de ce gouvernement, qui, à aucun moment, ne s’est engagé sur la fin des fermetures de lits, services ou établissements !


Autre incertitude concernant le financement de cet accord : fera-t-il l’objet à la rentrée d’un PLFSS rectificatif (que nous réclamons avec nos parlementaires depuis le début de l’été) ou sera-t-il budgétisé lors du PLFSS 2021 à l’automne avec des moyens nouveaux pour la Sécurité sociale ou des redéploiements ? Cela dans un contexte de réduction généralisée de ses moyens d’intervention (41 milliards d’euros de dépenses supplémentaires non budgétées), l’aggravation de la crise économique et sociale avec les milliers de suppressions d’emplois ; et l’accélération de la précarisation va produire l’implosion de notre Sécurité sociale ! Ses déséquilibres financiers vont servir de justification à sa refonte institutionnelle définitive.


Nous allons continuer à nous battre pour l’hôpital public, le médico-social et notre système de santé avec les personnels et leurs représentant·e·s, les usagers, les élu·e·s. Mais aujourd’hui nous devons mesurer que l’enjeu de la défense de la Sécurité sociale est majeur, avec un certain degré d’urgence, au regard des solutions que recherche le capital pour faire face à sa crise, après la pandémie du Covid-19. Le PLFSS 2021 va représenter un moment d’affrontement sans précédent !


Le 14 juillet, le 17 septembre, avec les salarié·e·s, défendons cette « pépite de communisme », la Sécurité sociale et les services publics.


Maryse Montangon
membre du CEN
responsable nationale collectif Santé, protection sociale

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 18:31
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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 18:27
Nouveau gouvernement -Un manque d’ambition pour la jeunesse (MJCF, 15 juillet 2020)
Un manque d’ambition pour la jeunesse

Avec le remaniement gouvernemental, Emmanuel Macron a annoncé le début de la troisième phase du quinquennat. Selon ses dires, cette phase doit être celle de la “résilience et du renouveau de sa politique”.

 

Déjà, le choix de nommer Jean Castex “numéro un” du gouvernement pour mener la troisième phase du quinquennat n’est pas synonyme de renouvellement. En effet, l’énarque de 55 ans, issu des Républicains, proche de Nicolas Sarkozy, n’a pas de grandes différences avec l’ancien occupant de l’Hôtel Matignon.


En réalité, entre jeu de chaise musicale et nomination d’anciens ministres, le nouveau gouvernement s’inscrit dans la droite ligne du précédent. Ce nouvel exécutif va incarner la troisième phase du quinquennat pour les deux ans à venir. Sa composition et ses projets de réformes entrent en profonde contradiction avec les annonces d’Emmanuel Macron.


Alors que depuis près de trois mois l’exécutif affirme que la jeunesse est une de ses priorités, aucun ministère dédié n’a été créé lors de ce remaniement. La “jeunesse” est rattachée au ministère de l’Éducation nationale et ainsi reléguée au second plan.


Ce ministère est une nouvelle fois “dirigé” par Jean-Michel Blanquer. Le Premier ministre fait le choix de reconduire à son poste celui qui est responsable de la détérioration de notre système éducatif. En instaurant la sélection à l’entrée de l’université et en mettant fin au baccalauréat, il a aggravé les inégalités au sein même de l’école.

 

Nous refusons d’être la génération sacrifiée !
Avec un taux de chômage qui explose pour les nouvelles générations et la mise en place de la sélection, de nombreux jeunes se retrouvent laissés-pour-compte, sans emploi ni formation. Dans ce contexte, l’absence de projet politique à destination des jeunes pose un sérieux problème.


Un pays qui n’investit pas dans sa jeunesse condamne la société à la régression.


Ce gouvernement nous mène droit à notre perte : crise économique, montée du chômage, fin du baccalauréat, austérité dans l’éducation, casse des services publics, réchauffement climatique...
Nous refusons d’être la génération sacrifiée ! Il reste deux ans de mandature à Emmanuel Macron. Deux ans où les jeunes communistes continueront de résister face aux attaques de l’exécutif.


Dès la rentrée de septembre, les jeunes communistes seront présents devant les établissements scolaires et lieux de formations, devant les salons de l’emploi et de l’orientation, afin de créer une mobilisation d’ampleur de la jeunesse. Nous refusons de payer la crise.


Dès les premiers jours de septembre, inondons les rues, battons le pavé, et montrons à ce gouvernement que la jeunesse prend son avenir en main !


Léon Deffontaines
secrétaire général du MJCF

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10 juillet 2020 5 10 /07 /juillet /2020 06:19
Jacques Rannou - Cheminot retraité - maire délégué de Kernevel (commune associée à Rosporden) - conseiller communautaire Concarneau Conouaille Agglomération

Jacques Rannou - Cheminot retraité - maire délégué de Kernevel (commune associée à Rosporden) - conseiller communautaire Concarneau Conouaille Agglomération

Karen Le Moal - Cheminote gare de Rosporden - Partenaire PCF - Adjointe au maire – sports  et équipements sportifs - conseillère communautaire. CCA

Karen Le Moal - Cheminote gare de Rosporden - Partenaire PCF - Adjointe au maire – sports et équipements sportifs - conseillère communautaire. CCA

Anita Richard –Retraitée de l’enseignement  Adhérente PCF – Conseillère municipale –

Anita Richard –Retraitée de l’enseignement Adhérente PCF – Conseillère municipale –

Jean-Marie Cloarec - Professeur de musique Partenaire PCF Adjoint au maire - culture

Jean-Marie Cloarec - Professeur de musique Partenaire PCF Adjoint au maire - culture

Françoise Nioche  Retraitée de l’enseignement  Adhérente PCF – Conseillère municipale –

Françoise Nioche Retraitée de l’enseignement Adhérente PCF – Conseillère municipale –

Djelloul Benhenni -Agent territorial Adhérent PCF - Conseiller municipal

Djelloul Benhenni -Agent territorial Adhérent PCF - Conseiller municipal

Quentin Rannou - Chargé d’affaires « réseaux » Partenaire PCF- Conseiller municipal

Quentin Rannou - Chargé d’affaires « réseaux » Partenaire PCF- Conseiller municipal

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