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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 06:40
Samedi 29 août: Université du Parti communiste à Malo-les-Bains
Ils seront à Malo-les-Bains, près de Dunkerque, pour l'université d'été du PCF, réduite à un jour pour cause de COVID, afin d'animer des débats: 
 
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF
Pour un débat:
Quel mode de production au XXIe siècle ?
Benoît Teste, secrétaire national de la FSU
Eliane Assassi, présidente du groupe communiste / CRCE au Sénat
Léon Deffontaines, secrétaire de la JC
Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité
(...etc)
Samedi 29 août: Université du Parti communiste à Malo-les-Bains
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29 août 2020 6 29 /08 /août /2020 06:19
libres comme l'art - 100 ans d'histoire entre les artistes et le PCF - Réservez votre livre

En cent ans d'existence, le Parti communiste français a toujours entretenu des liens étroits avec les avant-gardes artistiques et culturelles. Mais si certains peintres sont bien connus comme « compagnons de route » du parti, tels Pablo Picasso ou Marcel Duchamp, d'autres, comme Giacometti, Fernand Léger, Henri Matisse, André Masson, etc., ont aussi cultivé des relations avec celui-ci, à divers degrés, qu'ils aient été militants, sympathisants ou observateurs critiques. En témoigne les formidables collections d’œuvres offertes au parti et déposées depuis dans divers musées.
À l'occasion du centenaire du Parti communiste français, et pour annoncer l'exposition qui se tiendra au printemps 2021, ce livre d'art raconte cette histoire à la fois politique, sociale et artistique à travers la reproduction de 150 œuvres et les éclairages de Yolande Rasle et Renaud Faroux, le conférencier historien d'art avec lequel travaille depuis plusieurs années le PCF Finistère dans le cadre de sa démarche d'éducation populaire autour de l'art, autour notamment des expositions d'art moderne et contemporain de Landerneau et de Pont-Aven.  
L'ensemble de l'ouvrage permet de redécouvrir des artistes majeurs que le marché minore ou dont l'histoire obère la part d'engagement sans laquelle leur œuvre perd une part de son sens.
Avec plus de 150 œuvres ainsi rassemblées, ce livre présente un parcours totalement inédit et incarne un message toujours actuel : « D'un siècle à l'autre, l'art nous change et change le monde. »

Libres comme l’art

Éditions de l’Atelier, 256 pages, 23X27 cm. Préface de Pierre Laurent.

PRÉCOMMANDE DISPONIBLE. Sortie : automne 2020.

SINON POSSIBILITE DE RÉSERVER LE LIVRE AUPRÈS DE LA SECTION PCF DE MORLAIX

Un magnifique livre d'art qui raconte cent ans d'histoire entre le PCF et les plus grands artistes plasticiens du siècle. Disponible dès septembre 2020, en prélude à l'exposition « Libres comme l'art, trésors donnés, trésors prêtés », qui sera présentée au printemps 2021 dans l'espace Niemeyer.

  • Prix de vente public TTC : 36,90 euros - Prix militant exclusif : 25 euros
  • 👍OFFRE DE SOUSCRIPTION valable jusqu’au 16 septembre 2020
    25 € au lieu de 36,90 € (prix public) de vente
    📌À compléter et à retourner
    avec votre règlement à l’ordre ANF.PCF
    À l’adresse suivante : Parti communiste français – A l’attention de Myriam Massou – 2, place du Colonel Fabien – 75019 PARIS
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     Je règle la somme de 1 ex (25€) + 7,40 € de frais de port = 32,40 €
    Avec Frais de Port
     Je règle la somme de 10 ex.= 262,92 €/  je règle la somme pour 20 ex = 536,86 €
    Contact PCF pour tout renseignements : Myriam MASSOU –Tél : 01 40 40 12 51 - mmassou@pcf.fr
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    • Pour 1 exemplaire : 32,40 euros (25 euros = 7,40 euros frais de port)
    • Pour 5 exemplaires : 27 euros l'ex. ( 25 euros + 2 euros frais de port)
    • Pour 10 exemplaires: 26,30 euros (25 euros + 1,30 euros frais de port)
    • Autres tarifs disponibles selon le nombre d'exemplaires commandés.

Contact, renseignements et commandes auprès de Myriam Massou. Email : mmassou@pcf.fr

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28 août 2020 5 28 /08 /août /2020 08:07

 

Chaque fin d’été, le PCF organise des ventes au juste prix pour défendre une alimentation de qualité et de proximité. Cette année, Covid oblige, les rendez-vous ont été moins nombreux mais ont été tenus dans 14 villes de Seine-Saint-Denis.

Pour s’approvisionner en fruits et légumes, on peut évidemment s’arrêter dans un supermarché classique mais, ce mercredi, une autre option était disponible. Dans 14 villes de Seine-Saint-Denis, les militants du PCF ont aligné les stands en partenariat avec l’entreprise de l’économie sociale et solidaire Kelbongoo. Le kilo de pomme y est à 30 centimes, moins cher qu’en grande surface. Et bio en plus ! Même si la traditionnelle vente géante avec le Modef n’a pu avoir lieu à Bastille, les étals des minimarchés installés pour l’occasion dans la banlieue parisienne sont, eux, bien garnis de fruits et légumes, tous issus d’une agriculture biologique, responsable et de proximité.

Avec ce rendez-vous, le PCF et Kelbongoo, partenaires depuis deux ans, ont à cœur de valoriser une agriculture de qualité et de proximité : la majorité des légumes vendus ce mercredi viennent de fermes familiales picardes. La structure ne sacrifie pas les producteurs puisqu’ils perçoivent entre 70 % et 75 % des bénéfices. Mais ce n’est pas tout, un point d’honneur est aussi mis à assurer l’accessibilité d’une alimentation saine. « Avec Kelbongoo, on montre qu’on peut vraiment faire gagner du pouvoir d’achat avec des produits de qualité », explique le conseiller municipal de Bobigny Mohamed Aissani. « C’est vrai que ce qui freine, c’est en général le prix, on n’imagine pas toujours qu’on peut manger du bio pour aussi peu cher », confie Annick à Bagnolet. « On ne peut pas en dire autant pour les Naturalia du centre de Paris », tacle de son côté Josiane un peu plus au nord, à Bobigny.

Mise à l’honneur des petits producteurs et des circuits courts

Les stands sont tenus dans une ambiance joviale, les militants engagent facilement la discussion avec les curieux et les clients. « En plus, c’est l’occasion de faire vivre le quartier, d’échanger, d’être dans la solidarité », témoigne Samia.

Si à Bobigny, la file des clients d’un jour ne désemplit pas, à Bagnolet, le rythme est moins effréné, ce qui laisse place à d’autres sujets de discussion avec les habitants, comme la gratuité des masques. « Il faudrait organiser cela plus souvent, témoigne l’une d’eux . Les produits du marché de Bagnolet ne sont vraiment pas de bonne qualité, dès le lendemain il y en a déjà qui ne sont plus bons. » Les marchés de banlieue parisienne sont généralement approvisionnés par les stocks de Rungis, et ne mettent pas à l’honneur les petits producteurs.

Multiplication des points de retraits des paniers bio

De plus, les préoccupations environnementales ne sont pas seulement l’apanage des plus aisés, assure une maman qui a fait le déplacement. « Moi, j’aimerais bien manger seulement bio et de proximité, explique-t-elle , mais j’ai un emploi du temps chargé et une grande famille, alors souvent je suis obligée d’acheter ma viande au Leclerc. » Un état des lieux qui met le doigt sur le monopole délétère des grandes surfaces que dénoncent les communistes. « Il faut sortir de la course au pognon, l’alimentaire c’est comme la santé, ça fait partie des domaines qui doivent être encadrés avec le plus de sérieux », affirme Guy, militant du PCF.

Ce constat a été augmenté avec la crise du Covid : « Mon primeur était fermé, il n’y avait plus de marché, les grandes enseignes faisaient ce qu’elles voulaient », observe amèrement une Bagnoletaise. Néanmoins, les nouveaux points de retrait des paniers bio Kelbongoo se multiplient. La rapidité avec laquelle l’entreprise prend son essor témoigne d’un changement de mentalité qui laisse à espérer des lendemains plus bio.

Léo Lefrançois et Laure Solé

 

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22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 07:40
Desssin de Nono

Desssin de Nono

Photo Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, et les camarades du Morbihan fêtent les 100 ans du Parti communiste et d'Eugène Crépeau, ancien maire communiste d'Hennebont

Photo Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, et les camarades du Morbihan fêtent les 100 ans du Parti communiste et d'Eugène Crépeau, ancien maire communiste d'Hennebont

Photo Ouest-France - Eugène Crépeau, maire communiste entre 1959 à 1979, a fêté ses 100 ans le dimanche 16 août

Photo Ouest-France - Eugène Crépeau, maire communiste entre 1959 à 1979, a fêté ses 100 ans le dimanche 16 août

PORTRAIT. Hennebont : à 100 ans, Eugène Crépeau veut encore manifester

Ouest-France Maxime LAVENANT. 16/08/2020

Maire communiste d’Hennebont (Morbihan) entre 1959 et 1979, Eugène Crépeau a 100 ans ce dimanche 16 août 2020. Ouest-France a pu le rencontrer quelques jours avant son anniversaire.

Il y a quelques jours, à l’approche de son centième anniversaire, quand on lui avait demandé son sentiment sur cet âge à trois chiffres, il avait ri :  Je ne sais pas, c’est la première fois ! 

Maire communiste de 1959 à 1979

Né un 16 août 1920, à Saint-Vincent-Sterlanges (Vendée), Eugène Crépeau, maire communiste d’Hennebont (Morbihan) de 1959 à 1979, conserve une vivacité d’esprit de jeune homme.  Je suis né la même année que le Parti communiste français , s’amuse-t-il encore. La petite histoire dans la grande, en quelque sorte. Imbriquée l’une dans l’autre des décennies durant.

 

Cet ex-enseignant – il a terminé sa carrière comme principal adjoint au collège de Kérihouais – se souvient :  J’ai adhéré au parti sur le tard, quand j’avais 30 ans, après avoir côtoyé le milieu ouvrier des Forges.  Soixante-dix cotisations plus tard, l’homme a toujours du rouge à l’âme.

 

« L’idéal reste valable »

Depuis mi-juillet et une mauvaise chute, Eugène Crépeau se rétablit au Centre de réadaptation Eudo de Kerlivio. Quand il nous y reçoit, le futur centenaire se montre rassurant :  Je reprends du poil de la bête.  Et de préciser : s’il a répondu favorablement à la sollicitation de Ouest-France, ce sera aussi pour parler du Parti communiste.

Il évoque l’appel de Stockholm, lancé en 1950 contre l’arme atomique et soutenu par le PCF.  C’est sur cette base, cette adhésion pour la paix , qu’il décide de s’encarter. Et aussi pour les positions sociales du parti, son anticolonialisme, la Résistance…  Je sais bien que tout n’est pas parfait, il y a eu des erreurs, le parti a mis du temps à évoluer, à se détacher de l’Union soviétique.  Mais l’ancien élu en est convaincu, le PCF, dont l’influence ne cesse de s’étioler, peut avoir un avenir :  L’idéal reste valable. 

 

« Volonté politique »

Retiré de la vie politique depuis 1995, il n’en demeure pas moins un observateur avisé de l’actualité locale. Mais rien à faire, fidèle à son habitude, il ne dira pas un mot sur ses prédécesseurs. Question d’élégance.

 

Et puis, il n’est pas dupe, les temps ont changé pour les élus locaux.  Aujourd’hui, le poids de l’agglomération est considérable , constate par exemple Eugène Crépeau. Il se remémore son accession aux responsabilités en 1959, les baraques d’après-guerre encore omniprésentes, l’absence d’infrastructures sportives, etc. La ville est à reconstruire.

 À l’époque, on ne nous disait pas qu’il n’y avait pas d’argent,note-t-il. On déposait un dossier et l’État finançait, la commune ne payait rien.  Il dresse le parallèle avec les  politiques d’austérité actuelles  et la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 qui  fait beaucoup de dégâts  . Pour Eugène Crépeau, les difficultés financières sont aussi l’affaire de la  bonne volonté politique  .

 

« Le passé n’est pas tout rose »

Le Hennebontais, qui a longtemps espéré accéder à la députation – il a échoué à six reprises aux législatives -, déplore d’ailleurs la  perte de confiance  dans le politique, avec des taux de participation aux élections en chute libre. Mais Eugène Crépeau a foi dans la jeunesse.  Chaque génération a ses problèmes et ses idées. Greta Thunberg par exemple, je la trouve fantastique.  Aux esprits chagrins qui regrettent le bon vieux temps, l’ancien élu rappelle que  le passé n’est pas tout rose .

 

Ce qui n’empêche pas l’ex-prof de s’y plonger avec gourmandise à travers ses lectures. Sur sa table de chevet, on trouve en ce moment Magellan, de Stefan Zweig, prêté d’ailleurs par un de ses successeurs communistes à la mairie, Gérard Perron.  Il faut se distraire, il n’y a pas que les choses sérieuses dans la vie ! , sourit Eugène Crépeau. À qui il tarde tout de même de battre à nouveau le pavé, lui qu’on a pu croiser encore récemment dans la rue lors du mouvement contre la réforme des retraites.  Les communistes, c’est les manifs ! Et j’espère bien en faire encore au moins une ! 

 

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22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 05:44

 

La pandémie a failli en avoir raison. Au vrai, elle lui a bien arraché quelques plumes. Reste pourtant qu'elle sera là, fidèle au poste, le dernier week-end d'août : l'université d'été des communistes. Ramenée à une journée, peuplée de masques et pleine de gels hydro-alcooliques, elle suivra les recommandations sanitaires à l'œuvre dans notre pays (hors Puy du Fou…). Ainsi, les personnes qui ne partagent pas le même foyer ne pourront s'asseoir côte à côte pendant les ateliers. Mais la fraternité sera bien au rendez-vous : il ne peut en être autrement quand des centaines de communistes se retrouvent. Et puis, il y aura la buvette tenue par la fédération du Nord, le grand banquet conclusif à deux pas de la plage de Malo-les-Bains…

 

 

Il est vrai que la période n'appelle pas à faire moins de politique mais, au contraire, sensiblement davantage. Écouter, échanger, penser pour riposter, proposer, agir en meilleure connaissance et avec une efficacité enrichie par la réflexion collective : telle demeure la ligne de l'événement.

Nous savons bien, cependant, que la situation présente va tenir à l'écart de la mer du Nord un certain nombre de camarades qui y seraient venu en temps normal. Nous allons renforcer dans cet esprit la dimension numérique de la journée - déjà présente dans les éditions passées avec ces dizaines de vidéos disponibles via

 YouTube https://www.youtube.com/playlist?list=PLmvbRi37dHo9qKj5ToLJva-z8p04vlCx7.

De ce point de vue, la page Facebook de l'université d'été restera précieuse cette année encore : https://www.facebook.com/UniversiteDeteDuPcf/

Beaucoup de questions ont été posées sur le programme, élaboré dans les circonstances particulières de l'été 2020. Disons qu'il placera les communistes sur le terrain des réponses à la crise que nous vivons. Ce sera l'allocution de rentrée du secrétaire national. Ce sera le grand débat « Quel mode de production pour le XXIe siècle ? » ancré dans les réalités contemporaines et les mobilisations déjà à l'œuvre. Fabien Roussel et Philippe Martinez, notamment, y participeront. Ce sera aussi le temps consacré à cette refondation de l'hôpital dont l'absolue nécessité a paru au grand jour à des millions de nos concitoyens ces derniers mois. Ce sera encore un moment d'analyse et de riposte. Face aux projets de démembrement de la République avancés par Jean Castex, nous poserons en grand la question « Fédéralisme ou République ? » avec Éliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat, et des représentants des grandes forces politiques de progrès. Riposte encore avec le thème de la « dette » qui, après les milliards soudainement dégainés, est à présent brandi par le gouvernement comme arme définitive pour faire baisser toutes les têtes et réduire au silence toutes les revendications. Plus globalement, c'est l'âpre bataille idéologique en cours que traitera Patrick Le Hyaric, directeur de L'Humanité.

Un des intérêts d'être un parti, c'est de pouvoir mettre au pot commun les expériences menées ici ou là. C'est ce que nous ferons, à partir de ce précieux observatoire des municipales, avec Olivier Sarrabeyrouse, Michèle Picard et Patrice Bessac, maires de Noisy-le-Sec, Vénissieux et Montreuil. Jean-Daniel Lévy, pour Harris Interactive, apportera également un éclairage.

Je ne peux être complet mais je voudrais signaler qu'à Malo, le 29 août, on parlera Europe, racisme mais aussi poésie, avec Olivier Barbarant, ou dialectique, après la mort de Lucien Sève et à l'approche du bicentenaire de celle d'Engels. Les anniversaires malmenés seront également présents : celui d'Elsa Triolet, décédée il y a 50 ans ; le centenaire du Parti communiste, bien sûr, avec la présentation du nouveau programme national des réjouissances, un aperçu des expositions qui vous attendent et de premiers débats sur le sujet, avant le lancement en bonne et due forme, à Tours, début octobre.

Il est encore temps de s'inscrire et de prendre car ou train pour le rendez-vous de Malo !

Inscriptions : https://www.pcf.fr/journee_dete_2020

Questions : universite-ete@pcf.fr

 

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22 août 2020 6 22 /08 /août /2020 05:42

Ces derniers jours, le nombre de cas de coronavirus est reparti à la hausse, atteignant un nouveau record depuis le mois de mai, mois du déconfinement. Des départements sont à nouveau classés en « zone de circulation active » et certains Ehpad se reconfinent déjà.

 

 

L’urgence est là : il faut tout faire pour empêcher une reprise de l’épidémie. Or que fait le gouvernement pour notre protection, pour renforcer le système de santé ? Alors que le Premier ministre a affirmé sa volonté d’« étendre le plus possible l'obligation du port du masque dans les espaces publics », nous exigeons avant tout la gratuité des masques. « Quoi qu’il en coûte » !

Quant à l’hôpital public et aux Ehpad, la mascarade du Ségur de la santé est une honte. La réalité, c’est que les soignant·e·s auront les plus grandes difficultés face à une deuxième vague épidémique car épuisé·e·s par le travail au sein d’établissements toujours sous-dotés en moyens matériels et humains. C’est là aussi une exigence : le gouvernement doit entendre les revendications des personnels, des syndicats, des collectifs qui émergent et rouvrir les négociations.

Soyons également mobilisé·e·s pour que la rentrée scolaire ne renforce pas la crise éducative et ouvre au contraire le chemin d’une école ambitieuse et émancipatrice pour toutes et tous. Le protocole sanitaire élaboré en catimini cet été doit d’urgence être révisé pour garantir la sécurité sanitaire, un pré-recrutement massif de personnels, à commencer par les enseignant·e·s doit être décidé et des moyens débloqués pour permettre un enseignement en groupes réduits qui ne laisse aucun·e élève sur le bord du chemin.

En matière de santé comme d’éducation, la seule préoccupation du gouvernement est de limiter la dépense publique. Car il s’agit de la mettre au service d’un tout autre objectif : la relance des profits malgré la crise économique !

Si nous n’avons pas encore les détails du plan de relance qui sera présenté la semaine prochaine, le ministre de l’Economie a cependant profité de l’été pour annoncer les nouveaux cadeaux aux actionnaires qu’il contient. Après les milliards d’euros d’aides publiques aux grands groupes qui licencient, Bruno Le Maire a confirmé une baisse de 20 milliards d’euros en deux ans des impôts de production, notamment de la CVAE !

Voilà la réponse du pouvoir au chômage atteint un niveau historique, aux plus de 275 plans de licenciements soi-disant « de sauvegarde de l’emploi » ont eu lieu depuis mars dernier avec plus de 43 000 emplois supprimés ! Cette réalité appelle une toute autre politique qui transforme notre mode production pour placer l’humain et la planète au cœur de tous les choix. Une planète abîmée un peu plus cet été par la décision gouvernementale de lever partiellement l’interdiction des néonicotinoïdes.

Après notre projet de sortie de crise adopté avant l’été et que nous mettrons largement en débat dans les mois qui viennent, le Conseil national du PCF des 5 et 6 septembre sera l’occasion de lancer une campagne nationale sur l’emploi. D’ores et déjà, vous pouvez signer la pétition nationale.

L’enjeu d’un projet de société alternatif au projet capitaliste qui aggrave la crise sera au cœur de l’édition inédite 2020 de la fête de l’Humanité qui pour raison sanitaire prendra ses quartiers dans plusieurs lieux d'Ile-de-France, et en direct sur fete.humanite.fr les 11,12 et 13 septembre prochains. Le journal et cette fête inédite ont besoin de notre soutien. Diffusons massivement le bon de soutien de 25 euros dont 5 euros reversés au secours populaire !

Igor Zamichiei, coordinateur de l’exécutif national

 

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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 09:51
Il appartient au peuple malien de décider seul de son avenir (PCF)
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
 
Il appartient au peuple malien de décider seul de son avenir (PCF)
 
 
Le coup de force conduit par des officiers supérieurs de l'armée malienne marque une nouvelle étape dans le délitement total de la situation du pays. Le président de la République, Ibrahim Boubakar Keïta, qui a été arrêté, a annoncé sa démission, celle du gouvernement et la dissolution du Parlement. Quant aux militaires, qui ont procédé également à la neutralisation de la presque totalité de l'état-major et à l'incarcération de personnalités civiles, ils annoncent une transition civile censée conduire à des élections. Ils ont reçu le soutien d'une partie de l'opposition organisée autour du mouvement M5-MFP, coalition d'hommes politiques, de représentants de la société civile et de religieux.
 
Cette intervention d'une partie des militaires est le résultat d'une dynamique de mécontentement profond face à la crise sécuritaire, sociale et politique dont la lutte contre le djihadisme n'est qu'un aspect.
Depuis des décennies, le peuple malien subit des politiques libérales et d'ajustements structurels entravant toutes politiques publiques de développement, aggravant les inégalités et la misère. La corruption
généralisée, la gabegie, nourrissent le ressentiment et la colère sociale face à l'enrichissement éhonté de la classe dirigeante. Les droits humains y sont constamment bafoués par des régimes autoritaires soutenus à bout de bras par des puissances étrangères et notamment la France. Rien n'est fait pour traiter les causes de ce désastre alors que la situation sociale ne cesse de s'aggraver.
 
Par ailleurs, le pouvoir en place, totalement discrédité, était largement contesté depuis les récentes législatives. L'opposition avait dénoncé les fraudes massives donnant lieu à des manifestations pacifiques d'ampleur. Celles-ci ont été durement réprimées dans le sang, faisant plus d'une vingtaine de morts parmi les protestataires sans que cela n'émeuve les protecteurs du régime.
Ces impasses s'exacerbent avec la déstabilisation conduite par des entreprises de violence liées au banditisme et aux groupes armés djihadistes. Ces organisations continuent à gagner en influence, montent
en puissance, en effectifs et étendent leur implantation. De toute évidence, l'hyper-militarisation avec notamment la présence croissante des forces armées françaises ne produisent pas l'effet escompté et
marque ses limites en raison de l'absence de perspectives politiques.
Les attaques se multiplient, éprouvant massivement l'armée malienne. En son sein, la grogne monte face aux revers, à la pression des combats, aux problèmes de solde alors que les fonds alloués aux forces armées ont
accéléré une corruption devenue insupportable. L'indifférence à leur sort de la part des autorités politiques mais aussi la dénonciation d'exactions contre les civils notamment dans le village d'Ogossagou, ont
contribué à ce coup de force alors que les militaires étaient jusqu'à présent restés en dehors de la contestation.
 
Ainsi, les solutions promues par la communauté internationale et plus particulièrement Paris, avec ses ingérences multiples, ses politiques d'austérité et la militarisation exclusive conduisent à l'échec et au
chaos politique.
Comme le réclament les Maliens, il n'y a pas d'autres alternatives que le dialogue entre les forces sociales et politiques pour trouver une issue à la crise. Il appartient aux Maliens de décider seuls de leur avenir pour rester maîtres de leur destin. L'absence de développement génère le désespoir et nourrit les forces réactionnaires et régressives qui se positionnent à l'intérieur et à l'extérieur du pays. Il y a
urgence d'une transition ouvrant une perspective de paix durable. Le Parti communiste français est aux côtés du peuple malien afin de bâtir une coopération solidaire fondée sur le progrès social et le respect des
droits humains et démocratiques.
 
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 19 août 2020.
 
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21 août 2020 5 21 /08 /août /2020 05:54
Plan de relance - Crise sanitaire - Propositions des parlementaires communistes adressées au Premier ministre
Plan de relance - Crise sanitaire - Propositions des parlementaires communistes adressées au Premier ministre
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4 août 2020 2 04 /08 /août /2020 08:47

 

106ème  anniversaire de sa mort

Café du Croissant, Paris – 31 juillet 2020

Allocution de Patrick le Hyaric, directeur de l’Humanité

Mesdames, Messieurs les élus,

Chers amis,

Chers camarades,

Merci à chacune et chacun d’avoir répondu à cette invitation à nous réunir pour ce moment d’hommage et de recueillement en la mémoire de Jean Jaurès, homme de combat, homme de lumière et de paix assassiné ici même, il y a 106 ans, par une incarnation du nationalisme et de l’obscurantisme.

Jaurès attablé ici même et assassiné d’une balle tandis que les puissances continentales peaufinaient, dans le secret des chancelleries, les plans du carnage fondateur de ce siècle de fer et de sang dont Jaurès pressentait, bien seul en France avec quelques camarades socialistes, le cruel avènement.

Une fois l’horrible besogne accomplie, il n’y avait pour le gouvernement qu’à attendre quelques heures pour faire sonner clairons et trompettes et envoyer toute une génération mourir au champ d’honneur. Ce qui advint et valut à cette élite bourgeoise et militaire, coupable et corrompue, l’éternel déshonneur.

Se souvenir de Jaurès, c’est essayer de comprendre, encore et toujours, comment l’impensable fut possible, comment des peuples pétris de culture et de progrès technique, embarqués dans la grande aventure moderne, purent se prêter à un tel massacre. Comment la raison qui prétendait guider les pas des grandes nations put abdiquer si facilement pour laisser place à une épreuve dépassant alors tout entendement.

Le jour de son assassinat, Jaurès publiait dans l’Humanité un éditorial intitulé « Sang-froid nécessaire ». Ce fut sa dernière trace écrite.

Alors que le tourbillon de la haine alimenté par le poison nationaliste faisait tourner la tête des millions de Français et d’européens, le député et journaliste en appelait au « sang-froid ». Quelle incroyable sagesse, alors que nul autre n’avait autant conscience que lui du gouffre qui menaçait d’avaler la civilisation européenne !

« De grâce, écrivait-il, qu’on garde partout la lucidité de l’esprit et la fermeté de la raison. »

« Pour résister à l’épreuve, il faut aux hommes des nerfs d’acier ou plutôt il leur faut une raison ferme, claire et calme. C’est à l’intelligence du peuple, c’est à sa pensée que nous devons aujourd’hui faire appel si nous voulons qu’il puisse rester maître de soi, refouler les paniques, dominer les énervements .»

C’est une grande constante chez Jaurès que de vouloir, en toute occasion, laisser la raison, l’analyse, l’intelligence présider à l’action. Toujours dans ce dernier éditorial, il résumait cette ambition par le jumelage de l’« héroïsme de la patience et l’héroïsme de l’action ».

Ce refus de se laisser étourdir par « le venin de la polémique » était déjà inscrit dans l’éditorial fondateur de l’Humanité, rédigé en 1904.

C’est une leçon, un fil conducteur que nous nous attachons à tisser dans un monde où l’obscurantisme et la vaine polémique s’entretiennent l’un l’autre.

Dans un monde dominé par les pulsions morbides d’un capitalisme mondialisé qui fait de l’argent la fin et le commencement de toute chose, une valeur et un but en soi.

Dans un monde arrimé à la course au profit généré par des marchés financiers, complètement disjoints de l’économie réelle, de la production, des besoins humains et du respect de la nature. Un monde où l’individualisme asséchant et la compétition brutale règnent en maitre et écrasent les aspirations individuelles comme collectives.

Un monde, enfin, où l’invective tient lieu de morale, l’opinion de vérité, le raccourci de pensée, et l’hallali de procès.

Oui le capitalisme dans sa phase actuelle enfante des monstres obscurs qui peuplent les palais présidentiels à travers le monde des Etats-Unis à l’Europe, de la Turquie au Brésil. Et toute la perversité du moment tient aux faux choix imposés aux peuples de choisir entre cette peste et un prétendu moindre mal qui n’a pour seule fonction que de sauver le système.

D’autres monstres naissent là où les êtres humains n’ont d’autre horizon que la guerre et la pauvreté, n‘opposant à la misère que l’archaïsme religieux et ses dogmes imposés par la violence. D‘autres, enfin, infiltrent les consciences en propageant sur les réseaux sociaux ou les chaines d’information continue, ces médias aux mains des puissances numériques et financières, la haine de l’autre.

Chers amis,

Jaurès eut l’idée de baptiser son journal, avant que son ami Lucien Herr ne lui propose heureusement pour titre l’Humanité, « Lumière ». « Lumière » car il voulait indiquer la filiation de son entreprise éditoriale avec la longue tradition philosophique et politique par la force de laquelle s’écroula le monde d’ombres de l’Ancien Régime et qui combattit ses survivances après la grande Révolution pour fonder, contre les préjugés et sur l’universelle raison, la liberté, l’égalité et la fraternité des hommes et des femmes qui composent notre humanité, quel que soient leurs nations, leurs origines ou leurs couleurs de peau.

Cette tradition sur laquelle vint se greffer le socialisme puis le communisme, espérances universelles qui prolongeaient le combat pour une humanité réconciliée en l’inscrivant dans le mouvement réel, celui d’un antagonisme fondamental instauré par le mode de production et de développement capitaliste.

C’est encore cette volonté de forger l’action collective sur la raison qui présida aux débats sur la loi de séparation des Eglises et de l’Etat et aux combats pour  une éducation universelle et laïque. «  La République, écrivait-il en 1906, est le seul gouvernement qui convienne à la dignité de l’homme, car elle seule met en jeu la raison et la responsabilité de tous ».

De cet héritage, nous sommes toujours comptables. Le faire fructifier aujourd’hui est l’une des conditions pour redonner à la politique, c’est à dire à la possibilité même d’une action collective, sa grandeur et ses potentialités. C’est faire échouer l’éclatement des sociétés aussi bien que leur unité guerrière, versants d’une même pièce frappée du sceau de puissances d’argent. C’est donner à la classe des travailleuses et des travailleurs la possibilité de fonder une société enfin débarrassée des dominations et des illusions qui les emprisonnent et les divisent.

Oui, temps obscurantistes quand un nationalisme purulent essaime sous toutes les latitudes, prospère sur les injustices, les dépossessions, la négation de la démocratie et de la souveraineté populaire instruits par la mondialisation capitaliste. Temps obscurantistes quand ce nationalisme prétend s’affirmer comme alternative, parfois maquillé en « souverainisme », cette version rabougrie et frelatée de la souveraineté.

Aux esprits tentés par la propagande chauvine, Jaurès écrivait en 1898 : « Lorsque des échauffés ou des charlatans crient : “ La patrie au-dessus de tout ”, nous sommes d’accord avec eux s’ils veulent dire qu’elle doit être au-dessus de toutes nos convenances particulières, de toutes nos paresses, de tous nos égoïsmes. Mais s’ils veulent dire qu’elle est au-dessus du droit humain, de la personne humaine, nous disons : Non !

Non, elle n’est pas au-dessus de la discussion. Elle n’est pas au-dessus de la conscience. Elle n’est pas au-dessus de l’homme. Le jour où elle se tournerait contre les droits de l’homme, contre la liberté et la dignité de l’être humain, elle perdrait ses titres. Ceux qui veulent faire d’elle je ne sais quelle monstrueuse idole qui a droit au sacrifice même de l’innocent, travaillent à la perdre. »

C’est à cette conception de la nation que nous en tenons toujours. Une nation qui ne se définit pas seulement par ses frontières, pas seulement par son histoire, encore moins par le sang de celles et ceux qui le peuplent, mais avant tout par les principes universels qu’elle édicte et proclame, par l’égalité et la souveraineté qu’elle garantit au peuple qui la compose, et la liberté qu’elle entend laisser aux  peuples qui l’entourent.

Quelle honte d’en appeler à la nation française pour refuser l’accueil des réfugiés qui fuient guerre et misère jusqu’à risquer leurs vies dans les eaux de notre mer commune ou dans les cols de nos montagnes.

Quelle bêtise d’en appeler à la nation pour défendre je ne sais quelles racines religieuses, je ne sais quel antique terroir opposé aux rivages inconnus.

Quel contresens d’invoquer ses mannes pour refuser l’égalité à celles et ceux qui n’ont pas la couleur de peau ou la religion de ses ancêtres.

Quel sinistre détournement, encore, que de vider le 14 juillet de toute sa signification révolutionnaire pour en faire la fête du prince et de son armée.

« On sait ce que signifie pour eux le patriotisme et la patrie : réaction sociale au dedans, violence hypocrite au dehors » prévenait Jaurès.

On comprend aisément ce qui effrayait et continue d’effrayer les classes possédantes et qu’elles ont parfaitement saisi : oui, la nation française porte dans ses fondements mêmes le dépassement du capitalisme. Jaurès l’avait bien saisi qui, toute, sa vie, travaillât à faire éclore ce qu’il nommait indistinctement socialisme ou communisme dans le sillage des conquêtes révolutionnaires et républicaines, empruntant à Marx et Engels le concept si fécond d’ « évolution révolutionnaire ».

« Les grands ouvriers de révolution et de démocratie qui travaillèrent et combattirent il y a plus d’un siècle ne nous sont pas comptables d’une œuvre qui ne pouvait s’accomplir que par plusieurs générations. Ils ont donné à la France et au monde un si prodigieux élan vers la liberté que, malgré la réaction et les éclipses, le droit nouveau a pris définitivement possession de l’histoire » écrivait-il en 1904.

Et en portant le dépassement du capitalisme, la nation porte son propre dépassement: «  [La patrie] n’est pas le but ; elle n’est pas la fin suprême. Elle est un moyen de liberté et de justice. Le but, c’est l’affranchissement de tous les individus humains. Le but, c’est l’individu » précisait Jaurès.

Oui, la nation française dans ses fondements révolutionnaires porte en elle le progrès social et démocratique, comme l’internationalisme. Les citoyens qui la composent supportent d’autant moins que le capital financiarisé impose sa mainmise sur son destin comme sur celui du monde.

Une mainmise que la crise sanitaire aura révélée dans toute sa crudité et cruauté. L’épreuve que nous traversons est de celles qui poussent autant à la réflexion qu’à l’action. Car c’est toute la construction des sociétés en classes antagonistes que la crise sanitaire et les mesures de confinement auront révélé.  C’est toute l’absurdité d’un mode de production arrimé à la recherche du profit à tout prix et qui écrase autant les hommes que la nature qui nous a sautés aux yeux.

Comment accepter qu’un système économique ne puisse fonctionner qu’au prix excessivement élevé d’une démultiplication de marchandises qui, pour bon nombre d’entre elles, ne répondent à aucun besoin social et n’ont d’autre fonction que de gonfler le profit des entreprises fondé sur la surexploitation des êtres humains et de la nature.

Comment se satisfaire  qu’un brusque coup d’arrêt de cette machine infernale ait pour conséquence de faire basculer dans la misère des millions de travailleurs, que le sort de l’immense majorité soit lié aux impératifs d’un système dirigé par une infime minorité ?

La crise sanitaire aura, malgré les drames et les morts, montré une chose fondamentale : toute l’importance des protections collectives et des conquêtes du salariat par la classe ouvrière et ses organisations syndicales et politiques, et grâce auxquelles nous avons évité de bien plus grands drames : assurance publique contre le chômage, sécurité sociale, contrat de travail et protections sociales : voilà l’antidote, voilà le vaccin contre le virus capitaliste !

C’est bien dans la coopération, la solidarité, la mise en commun et le droit social que se situe la République et non dans ces rappels à l’ordre, ces violences policières qui frappent les classes populaires et les mouvements sociaux, cette précarité, cette concurrence.

La pandémie aura tout autant montré la terrible inversion instituée par le capital : à l’inverse de la promesse bourgeoise de 1789 selon laquelle « Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune », la crise nous a montré que les travailleurs les plus essentiels au fonctionnement de la société, celles et ceux qui furent appelés en première ligne et au sacrifice pour soigner, éduquer, assurer la production et l’acheminement de nos biens et services sont les plus mal considérés et rémunérés. Et dans bon nombre de ces métiers, c’est sans étonnement que les femmes et les travailleurs immigrés ou enfants d’immigrés sont les plus représentés et par conséquent les plus exploités.

Alors que la crise redouble d‘intensité à la faveur de la crise sanitaire, l’Humain doit pouvoir gagner la souveraineté sur son travail. « Tout individu humain a droit à l’entière croissance. Il a donc le droit d’exiger de l’humanité tout ce qui peut seconder son effort. Il a le droit de travailler, de produire, de créer, sans qu’aucune catégorie d’hommes soumette son travail à une usure et à un joug » écrivait Jean Jaurès en 1901. Il ajoutait, quatre ans plus tard : « La société d’aujourd’hui, qui met le travail d’un côté, le capital de l’autre, enfante le désordre et l’agitation. Elle ne trouvera son équilibre que dans la souveraineté du travail organisé ».

Souveraineté du travail organisé, voilà ce que nous devons collectivement gagner contre la jungle libérale, le détricotage des protections collectives et l’affaiblissement du salariat.

Nous refusons l’infâme projet de mise en concurrences des jeunes avec les travailleurs. Nous refusons la casse de l’assurance chômage comme nous refusons la destruction du système solidaire de retraites par répartition. Toutes ces entreprises ne visent qu’à renforcer les privilèges de la grande propriété et des actionnaires, faisant stagner la République dans sa préhistoire.

Quand la plupart des titres de presse s’évertue toujours à couvrir non pas le travail mais le capital, à raconter par le menu les mouvements capitalistiques, les destinées de puissants, les fusions et les acquisitions ou la valse des actionnaires, le journal que Jean Jaurès nous lègue continue de sonder les réalités du travail, « par le bas », à éclairer le quotidien des travailleuses et des travailleurs manuels et intellectuels, celui des créateurs , leurs luttes comme leur savoir-faire, l’aliénation qu’il subissent comme l’émancipation qu’ils conquièrent.

Les importants mouvements en cours à travers le monde, appellent l’égalité réelle, le respect de chacune et de chacun, une véritable sécurité humaine dans un monde harmonieux, une sécurité du vivant, une sécurité de vie émancipée. Bref une société et un monde qui doivent se préparer au post-capitalisme.

Chers amis, ce que Jaurès appelait socialisme, coopératisme ou communisme  n’est autre que la réalisation de la promesse révolutionnaire et républicaine, l’extension des droits politiques au champ économique et la prolongation de l’universalisme humaniste par sa mise en question permanente.  Prenons garde à ne devoir, à nouveau, nous attacher à rétablir les droits politiques alors que l’abstention culmine de scrutins en scrutins et que les discriminations entravent l’exercice de la citoyenneté.

Cet horizon, chers amis, n’est atteignable que par l’organisation politique des producteurs. Elle n’est possible qu’en remplaçant la guerre économique  par la coopération, qu’en conjurant le spectre des guerres militaires que l’incroyable prolifération des armes sur l’ensemble du globe rendrait insoutenables.

Travail souverain, paix, coopération, nature préservée, continuation et perfection de l’idée républicaine, tels sont les enjeux et les combats que l’Humanité, son journal, notre journal, continue, fidèle à sa mémoire, de mettre à la disposition de ses lecteurs chaque jour et chaque semaine. De toutes les œuvres et réalisations de Jean Jaurès, l’Humanité reste la seule vivante et palpable chaque jour. Et comme sa pensée et son action, ce journal ne demande qu’à être investi par vos espoirs et vos combats.

Chers amis,

Cette année aura été pour l’Humanité une année difficile. Comme tous les journaux nous avons pâti des mesures de confinements, à peine sortis du tribunal de commerce et alors que nous avions élaboré un plan de continuation sérieux et solide.

Et nous avons relevé ce défi grâce au dévouement des équipes de l’Humanité, grâce à l’engagement de nombreuses lectrices et lecteurs et d’amis qui ont apporté leurs idées, leurs énergies, leur soutien financier. D’autres encore qui ont monté des actions pour faire découvrir nos journaux et réaliser des abonnements.

C’est désormais notre fête, cet évènement monumental que nous offrons à des dizaines de milliers de participants chaque année, qui subit les contrecoups de cette épreuve collective.

L’interdiction qui nous est faite de tenir des concerts et des rassemblements de plus de 5000 personnes nous a conduits, la mort dans l’âme, à imaginer une fête de l’Humanité autrement.

Nous savons combien ce grand moment culturel, politique, fraternel et festif est important, crucial même, pour des dizaines de milliers de citoyens à la recherche d’une alternative, gourmands de débats, pressés chaque année de se retrouver au cœur de ce rassemblement à nul autre pareil.

C’est ce besoin de se retrouver, de réfléchir et de débattre qui nous a conduits à tenir malgré tout la fête. Mais autrement, à travers une dizaine de lieux de la région parisienne qui accueilleront dans les limites imposées par les normes sanitaires débats, initiatives et moments artistiques, relayés par une plateforme numérique dédiée et à disposition de chacune et chacun.

Une fête autrement placée sous le signe de la résistance et de la contre-proposition alors que la crise sanitaire est l’occasion pour le grand patronat et ses fondés de pouvoir au gouvernement d’accélérer la destruction du modèle social hérité des luttes ouvrières et de la République sociale.

Cette fête est avant toute chose un outil à disposition du mouvement social, du mouvement culturel et de la pensée. Il est de notre responsabilité de la tenir, d’offrir ce lieu d’expression et de mobilisation au moment où le capital redouble de violence contre le monde du travail. Au moment où la jeunesse qui, chaque année, peuple ses allées devient la variable d’ajustement de ce que les capitalistes appellent le « marché de l’emploi » phagocyté par le pouvoir actionnarial, et fait l’objet d’un odieux chantage et d’une détestable mise en concurrence avec l’ensemble des salariés.

Elle sera, à la rentrée, le lieu de l’égalité réelle, pour que la République soit en toute chose fidèle à sa promesse d’émancipation. Elle sera la chambre d’écho du puissant mouvement contre le racisme et pour l’égalité, la liberté et la dignité des femmes. La figure de Gisèle Halimi, immense militante du droit des femmes et figure décisive de leur libération et de la lutte anticoloniale qui vient de nous quittés, y sera célébrée.

Elle sera le lieu du procès de la double exploitation des humains et de la nature, des solutions urgentes pour conjurer le péril climatique qui menace à si brève échéance notre commune humanité.

Oui, la fête de l’Humanité sera cette année encore et malgré tout, le lieu de convergence des espoirs, des idées, des actions pour construire l’émancipation. Nous vous invitons dès maintenant à acheter et diffuser le bon de soutien que nous allons éditer en partenariat avec le Secours Populaire français qui nous fait l’honneur de s’associer à nous pour cette édition spéciale et auquel nous reversons 5€ en soutien à leurs actions de solidarité envers les enfants.

Nous vous donnons rendez-vous les 11, 12, 13 septembre. Car comme l’indique notre fête cette année, « notre Humanité est plus forte que tout ! »

Je vous remercie de votre attention.

 

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3 août 2020 1 03 /08 /août /2020 05:17
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