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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 05:35

 

Réunis le 15 septembre à la Maison Blanche, Donald Trump, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, les ministres des Affaires étrangères (en l'absence de leurs chefs d'État) des Émirats Arabes Unis, Cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane et son homologue du royaume de Bahreïn Abdel Latif al-Zayani ont signé un document, pompeusement appelé "les Accords Abraham" proclamant la "paix" à des guerres qui n'ont jamais eu lieu. Les deux ministres arabes ont ensuite signé un accord bilatéral avec le chef du gouvernement israélien, en vue d'une "normalisation des relations".

 

 

Cette "paix des fripons" - comme la qualifie le quotidien israélien Haaretz - est une trahison des engagements pris en 2002 par les pays de la Ligue arabe préconisant la reconnaissance d'Israël en échange de la création d'un État palestinien sur les terres palestiniennes conquises par Israël en 1967.

Dans un même mouvement, ce "deal" est un pas de plus dans la ceinture explosive que Trump, se alliés du Golfe et Netanyahu, sont en train de tisser autour de l'Iran. Israël pourra ainsi avoir accès à la base militaire US - siège de la cinquième flotte à Bahreïn, et les Émirats pourront se procurer notamment des F35 états-uniens dans un contexte de renforcement des échanges de systèmes de guerre électronique quadripartite. Dans ce sens, d'autres monarchies du Golfe, y compris l'Arabie Saoudite se joindront sans doute à l'"accord" pour pouvoir, entre autres, bénéficier du développement de l'industrie nucléaire. "Des milliers d'emplois américains seront créés" a dit M. Trump.
Le processus d'encerclement - militaire et économique - de l'Iran est porteur de tous les dangers, au gré de provocations pouvant déclencher un conflit général.


Pour la sécurité et la pérennité d'Israël, ce deal est également extrêmement dangereux, car Israël se retrouve en "première ligne" face à Téhéran et est amené à porter - à la place des États-Unis mais sous ses ordres - le "leadership" hégémonique états-unien.


Les victimes en sont les Palestiniens. La colonisation va se développer avec la poursuite de l'annexion rampante. Jared Kushner, le gendre de Trump artisan de l'accord l'a dit sans vergogne : il s'agit de faire le chantage d'un "choix" entre la résignation à un avenir de bantoustan conformément au "deal du siècle" de Trump, et l'inexistence dans un système d'apartheid à l'israélienne.


Les autorités françaises répètent à l'encan que "la seule option pour permettre une paix juste et durable dans la région" est "l'établissement de deux États", Israël et Palestine, "dans le cadre du droit international". Elles estiment que "la décision, prise dans ce cadre par les autorités israéliennes, de suspendre l'annexion de territoires palestiniens est une étape positive, qui doit devenir une mesure définitive."


Il n'est plus possible que cela demeure des vœux pieux. Il faut une politique volontariste.


Le PCF demande à Emmanuel Macron de reconnaître immédiatement l'État de Palestine avec pour capitale Jérusalem-Est, conformément à la résolution adoptée par les deux chambres de notre Parlement. Dans le même temps, Paris doit sanctionner la politique menée par le gouvernement de droite extrême d'Israël en mettant fin à sa coopération militaire avec Israël et exiger la suspension des accords UE-Israël tant que Tel Aviv n'en respecte pas les clauses, notamment en poursuivant la colonisation, la répression quotidienne en Cisjordanie et l'incarcération des habitants de Gaza.

 

Parti communiste français
Paris, le 17 septembre 2020

 

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 16:47

Ce 2 septembre a débuté le procès de l’attentat de janvier 2015 contre Charlie-Hebdo et des assassinats de Montrouge et de l’Hyper-Casher de la Porte de Vincennes.

À la veille des audiences qui viennent de s’ouvrir devant la Cour d’assises de Paris, souvent qualifiées de procès pour l’histoire et qui sont exceptionnellement filmées, la rédaction de Charlie-Hebdo a pris la décision de republier les caricatures qui avaient été le prétexte du massacre commis dans ses locaux il y a cinq ans.

 

 

En réaction, l’organisation jihadiste Al Qaïda, suivie de diverses forces intégristes dans le monde, vient de menacer de nouveau le journal satirique qui voulait, en rendant hommage à l’oeuvre de ses dessinateurs assassinés, rester fidèle à sa liberté de ton envers toutes les religions, tous les fondamentalismes, tous les racismes.

Le Parti communiste français exprime sa totale solidarité avec  l’hebdomadaire.

Il réaffirme que la liberté d’expression, de critique et de caricature n’est pas négociable. Dans notre pays, elle est garantie par la Constitution et encadrée par la loi qui interdit qu’elle ne serve d’alibi à quelque dérive que ce soit.

L’attachement de Charlie-hebdo aux principes de fraternité et de laïcité de notre République doit, par conséquent, être fermement défendu contre toute forme de terreur et d’obscurantisme.

Le droit de chacune et chacun de pratiquer la religion de son choix, dans un État qui n’en reconnaît aucune et se refuse à censurer les journalistes comme les artistes, est le fondement de notre vivre-ensemble. 

Ne pas condamner comme il se doit les attaques dont la rédaction de Charlie-Hebdo fait l’objet constituerait une remise en cause des conquêtes pour lesquelles notre peuple, fort de sa diversité, n’a cessé de se battre depuis la Révolution française. Ce serait encourager d’autres actes criminels, perpétrés au nom d’une idéologie mortifère. N’oublions jamais que ceux qui sont tombés, victimes d'abjects fanatiques, étaient peu soutenus avant ce terrible drame. Aujourd’hui, soyons à leurs cotés, sans ambiguïté.

Le PCF appelle nos concitoyens et concitoyennes rester mobilisés contre la barbarie tout en refusant les amalgames qui les divisent. Comme ils ont su le faire lors des grandes marches du 11 janvier 2015.

 

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 16:14

 

La fermeture programmée de l'usine Bridgestone de Béthune est un séisme non seulement pour les 863 salarié-es dont l'emploi va être supprimé, pour leurs familles, mais aussi plus largement pour tous les habitant-es d'une ville que je connais bien, où je suis né et où je garde encore de nombreuses attaches. Je me rendrai dès demain sur place, à 10h30, avec la sénatrice Cathy Apourceau-Poly.

 

 

La perte de cette usine, la dernière de la commune, ouverte en 1961 et où travaillaient jusqu'à 1 700 salariés au plus fort de l'activité, souligne une fois de plus l'absence de stratégie industrielle du gouvernement. Alors que les importations en provenance d'Asie du Sud-Est progressent à un rythme vertigineux, au prix d'un bilan carbone désastreux, notre pays, pourtant historiquement bien placé parmi les fabricants de pneus, continue de laisser filer peu à peu ses unités de production et ses savoir-faire, comme tout dernièrement Michelin à la Roche-sur-Yon.

« Produire plus sur le sol national pour réduire la dépendance » : le cap fixé par le président de la République lui-même, le 31 mars dernier à Saint-Barthélémy d'Anjou, était pourtant clair. Cette ambition, nous pouvons la partager, à condition qu'elle soit suivie par des actes. Or c'est l'inverse qui se déroule sous nos yeux, avec une indécente accumulations de plans de licenciements et de fermetures brutales, sous couvert de la crise liée à la pandémie de Covid-19. A Béthune, la direction avait même tenté d'imposer un Accord de performance collective, l'an passé, synonyme de sacrifices pour les salarié-es, mais dépourvu d'engagements sérieux sur la pérénnité de l'usine.

Une exigence doit être posée de toute urgence : les milliards d'argent public du plan de relance doivent être consacrés au maintien de l'emploi et en aucun cas à sa destruction. L'Etat a les moyens de faire respecter une telle règle, en rentrant par exemple au capital d'entreprises stratégiques, pour peser sur les décisions. Plutôt que de laisser Bridgestone réduire ses investissements dans l'usine de Béthune quasiment à néant, voilà ce qu'aurait dû faire un gouvernement en accord avec l'objectif affiché d'une relocalisation de la production.

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 11:05
Rouge Finistère, spécial mobilisation du 17 septembre 2020: Agir pour l'emploi et le pouvoir d'achat
Rouge Finistère, spécial mobilisation du 17 septembre 2020: Agir pour l'emploi et le pouvoir d'achat
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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 06:08

 

Nous vivons un moment aussi grave qu’exceptionnel. La crise sanitaire a révélé celle, globale, du capitalisme mondialisé et financiarisé. Pour la deuxième fois depuis la secousse de 2007-2008, le modèle néolibéral, qui s’est imposé à la planète depuis la fin des années 1970, révèle sa faillite.

 

 

Le capital répondant à ce contexte par la volonté d’en faire payer le coût au monde du travail et au peuple, nous sommes confrontés à la menace d’un véritable tsunami social. Avec des plans de licenciements en série portant le chômage de masse à des niveaux inégalés depuis longtemps, la précarisation accentuée de tout un pan de la société, la montée des inégalités, des discriminations, du racisme, de la répression.

La question posée n’est, par conséquent, pas celle du « monde d’après », mais celle… du système d’après. Se hisser à la hauteur d’un tel enjeu de civilisation, telle est l’ambition du projet de programme, dont s’est doté le PCF et que résume son titre : « Construisons la France en commun, formons une union populaire agissante ».

Ce document n’est pas une plateforme électorale, ni une esquisse de programme de gouvernement. C’est une autre démarche qui l’inspire : partir des objectifs et des besoins immédiats que la crise actuelle fait apparaître — en matière de santé, d’éducation, de salaires, de lutte contre la pauvreté ou de l’exigence de droits nouveaux — pour montrer pratiquement que l’on ne peut aborder ces urgences sans des mesures radicales, qui vont à la racine des problèmes, en l’occurrence la domination du capital, l’utilisation de l’argent, les pouvoirs grâce auxquels la classe possédante impose sa loi à l’immense majorité. À partir de là, il s’emploie à montrer en quoi l’exigence de ruptures immédiates ouvre la voie au projet de rupture avec les logiques dominantes que nous voulons proposer au pays. Dit autrement, il s’agit de mettre en lumière que c’est être tout simplement réaliste que d’affirmer une volonté de changement révolutionnaire.

L’originalité de la démarche consiste donc à mettre en débat un programme de lutte qui est, en même temps, un programme pour la France. Elle veut nourrir d’un contenu porteur d’espoir les mobilisations immédiatement indispensables pour faire face aux désastres, sociaux et écologiques, que génère l’ordre dominant, aidant ainsi à ce que tous ces combats débouchent, de l’échelon territorial jusqu’au plan national, sur des conquêtes changeant concrètement les rapports de force.

Plus précisément, l’objectif est de restituer, auprès de celles et ceux qui liront nos propositions, la cohérence de l’action des communistes. Jusqu’à la solution politique à travers laquelle ils appellent à changer la gauche : cette union populaire agissante qui ne saurait voir le jour à partir seulement de débats de sommet ou d’échanges entre organisations, mais doit résulter, si elle veut enclencher une véritable dynamique transformatrice, de l’intervention directe des acteurs du mouvement social, des citoyens, de la jeunesse.

Le plan choisi découle de l’approche. Il décrit d’abord les enjeux du tournant de situation. Puis il développe les solutions d’urgence exceptionnelles qu’appellent l’état désastreux maintenu de notre système de santé (en dépit des annonces du « Ségur » de la santé), une rentrée scolaire si chaotique qu’elle menace le devenir même de l’école de la République, des inégalités et des violences qui se sont développées au gré de la crise sanitaire, et depuis. Il s’efforce enfin de dessiner à grands traits l’exigence d’un autre modèle de développement.

Notre spécificité, dans ce cadre, concerne d’abord la manière dont notre proposition de sécurité-emploi-formation cherche à répondre aux aspirations à la sécurisation de tous les moments de la vie, telles qu’elles montent de la société et des luttes : elle sera, en cette rentrée, au centre de la bataille que nous initions pour l’emploi, avec les rendez-vous départementaux du 10 octobre comme premiers rendez-vous. Ou la place centrale que nous donnons aux services publics, comme leviers d’un changement global de logique. Ou encore l’articulation que nous nous employons à construire entre l’indispensable transition écologique, le besoin d’un autre mode de production et de consommation, et la reconquête industrielle si déterminante pour l’avenir du pays. Ou encore notre appel à restaurer la souveraineté nationale et populaire, pour favoriser de nouvelles coopérations solidaires, en Europe et dans le monde. Ou les moyens que nous avançons pour prendre le pouvoir sur l’argent, changer les règles de la fiscalité, s’approprier les grands moyens de production et échange à l’aide notamment de nationalisations d’une nouvelle sorte, constituer un pôle financier et bancaire public afin de réorienter le crédit au service du développement humain. Ou, enfin, les nouveaux pouvoirs et institutions démocratiques qui, de l’entreprise à l’État, doivent permettre aux salariés et aux citoyens de décider enfin du destin collectif. Afin de se débarrasser de toutes les dominations, qu’elles soient patronale, patriarcale ou raciste…

Ce programme a vocation à être défendu dans l’ensemble des échéances politiques. Il ne se veut pas toutefois un produit achevé. C’est pourquoi nous le mettons en débat et appelons les communistes, autant que celles et ceux qui souhaiteront y contribuer, à l’enrichir de leurs réflexions et expériences. C’est l’objet de la plateforme participative aujourd’hui mise à disposition. À chacune et chacun de s’en saisir, pour engager le débat avec nos concitoyens et construire, avec eux, une société qui mette l’humain et la planète au cœur de tous les choix.

Christian Picquet, membre du Comité exécutif national, responsable Mouvement des idées, intellectuel·le·s.

 

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16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 19:55
Nos priorités: l'emploi, le climat et le pouvoir d'achat (Parti communiste français)
Nos priorités: l'emploi, le climat et le pouvoir d'achat (Parti communiste français)
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13 septembre 2020 7 13 /09 /septembre /2020 05:38

Avant la Covid-19, le télétravail était en forte croissance mais ne concernait qu’une minorité de salarié·e·s : 7,2 % contre 3 % en 2017 (1). Avec le confinement, et dans le cadre du travail à domicile, il s’est massifié, bondissant à plus de 24 % des salariés (2).

 

 

Cette croissance fulgurante cache de profondes inégalités territoriales (absence de la fibre, du très haut débit, zone blanche...), sociales, de sexe, de situation familiale, de taille de logement… et d’importantes mutations du travail au travers de ce qu’on appelle « l’entreprise étendue » mais confinée. Si le télétravail a été plus important en Île-de-France, chez les cadres et dans les grandes entreprises, il n’en a pas moins touché la plupart des postes de travail épargnés par le chômage partiel et n’impliquant pas du présentiel.

Dans l’enquête UGICT-CGT, 65 % des salarié·e·s ont eu un équipement informatique de l’entreprise et 63 % un encadrement. Mais seuls 22 % des salarié·e·s ont bénéficié du droit à la déconnexion, 18 % de la définition stricte d’horaire de travail, 17 % d’une réduction des horaires et du volume de travail en raison d’enfants à la maison, 16 % d’une prise en charge des frais de connexion, de téléphone… 23 % n’ont eu aucune aide de leur entreprise. Or ces carences sont contraires au Code du travail.

Le regard que portent les salarié·e·s sur le télétravail est contrasté. S’ils reconnaissent que cela leur évite de perdre une partie de leur vie dans les transports, s’ils pensent que cela leur permet d’équilibrer leur vie familiale (64 %) et de fuir les « open space », ils considèrent aussi que cela les isole (74 %), diminue leur sentiment d’appartenir à un collectif de travail (53 %) et fait sauter la séparation entre vie professionnelle et privée déjà mise à mal par l’usage du numérique connecté.

50 % des femmes, 64 % des mères soulignent les difficultés dues aux collisions entre vie familiale et vie professionnelle en télétravail, auxquelles s’ajoute l’explosion des violences conjugales.

55 % des télétravailleurs du confinement souhaitent continuer ce mode de travail au moins partiellement, il s’agit des femmes (57 %), des salariés du privé (62 %), des employés (62 %), des Franciliens (61 %) et des parents d’enfants mineurs (57 %). 43 % redoutent que leur patron s’y oppose.

La réalité de télétravail a été aussi faite d’intensification et d’augmentation du temps de travail, de renoncement à la pause déjeuner pour 51 % des télétravailleurs, de conditions de travail dégradées faute d’espace dédié chez soi et de mobilier approprié, de douleurs physiques, psychiques et de fatigues inhabituelles. Les salarié·e·s ont été noyé·e·s par un flux d’informations souvent inutiles et contradictoires. 76 % des télétravailleurs regrettaient leur bureau à l’entreprise. Le temps économisé sur les transports fut principalement consacré au travail, à la cuisine, à dormir, et plus marginalement aux enfants, aux tâches domestiques, au sport et aux loisirs (3).

Le télétravail, dans le contexte du confinement, a créé des divisions entre les salarié·e·s : Entre télétravailleurs et ceux qui étaient présents sur leur lieu habituel de travail et exposés au virus. Mais aussi entre ceux qui avaient une connexion et un équipement performant, un espace isolé dédié au télétravail, peu de contraintes familiales et domestiques, une formation aux outils numériques et les autres. L’égalité d’accès sur tout le territoire aux services numériques à très hauts débits devient une question cruciale qui ne peut être abandonnée aux opérateurs privés de télécom et au marché.

Le fait que dans le Code du travail le télétravail reste encore trop assimilé à du travail à domicile, sans prendre l’impact du numérique, et l’absence d’accords d’entreprises ou de branches ont permis nombre d’abus et de fraudes de la part du patronat.

Une généralisation totale du télétravail est utopique. Même si un poste de travail peut théoriquement passer à 100 % en télétravail, une entreprise n’est pas qu’une somme de postes de travail : c’est un collectif de travail qui coopère et se coordonne, ce sont des réseaux formels et informels, ce sont des encadrements et des interactions humaines qui ne peuvent pas que passer par des artéfacts numériques. L’intensification du travail subie par les salariés en télétravail est loin d’être gage de meilleure productivité ou de meilleure qualité du travail.

43 % des télétravailleurs (4) du confinement ont ressenti un sentiment d’autonomie, de liberté par rapport à leur condition de travail et management habituel. Cependant, avant le confinement les salarié·e·s étaient moins demandeurs de télétravail à domicile que de télétravail dans des tiers lieux de co-travail évitant l’isolement et permettant une entraide qu’on ne trouve plus toujours dans le collectif de travail de l’entreprise en raison des pratiques de management. Ne plus consumer une partie de sa vie dans les transports, éviter l’angoisse d’arrivée à temps pour récupérer ses enfants à la crèche ou à la sortie de l’école a été vécu par les salarié·e·s en télétravail comme un réel gain en qualité de vie. N’oublions pas qu’à partir des années 70, l’éloignement de plus en plus important entre lieu d’habitat et lieu de travail en Île de France n’a pas été pour rien dans la destruction de l’éco système politique et syndical que constituait la ceinture rouge.

Pour le patronat, le télétravail peut être synonyme d’économies substantielles immobilières et de fonctionnement. Il peut permettre du supprimer des emplois intermédiaires de contrôle et d’encadrement en les remplaçant par des outils numériques de surveillance permettant de tracer l’activité du télétravailleur. Ces outils de management intrusif par la surveillance ne sont pas propres au télétravail mais à la transformation numérique des entreprises dans le cadre capitaliste de la subordination salariale. Le télétravail du confinement a été un accélérateur des processus de standardisation du travail, provocant le malaise dans une partie de l’encadrement de terrain.

Pour préserver les collectifs de travail, empêcher l’isolement physique des salariés, et sauf poste de travail spécifique, le recours au télétravail doit être inférieur à 50 % du temps de travail. Les formes hybrides vont se multiplier, mêlant télétravail à domicile, dans des espaces de co-travail, travail nomade et travail dans les locaux de l’entreprise. Elles seront autant de nouveaux espaces d’affrontement de classe, d’exploitation, d’aliénation, mais aussi de constructions de nouveaux réseaux de solidarités et de luttes. Il ne faut pas se tromper de diagnostic, le télétravail n’est pas la revanche des canuts contre la manufacture ; le télétravailleur n’est pas qu’un salarié à domicile, il est un salarié qui travaille en réseau, ce qui offre aussi de nouvelles possibilités inédites de coalition à l’échelle mondiale. Le télétravail, comme toute forme de travail, comme toute mutation du travail, n’est ni émancipateur, ni aliénant en lui-même. La question n’est pas de prôner ou de s’opposer au télétravail en général mais de lutter pour que le droit commun du travail s’applique au télétravail, pour gagner de nouveaux droits généraux mais aussi spécifiques par branches, entreprises et métiers sur la base du mieux-disant social et démocratique. Cela passe bien sûr par un renforcement des pouvoirs d’intervention des salarié·e·s, de leurs instances représentatives et des organisations syndicales dans le cadre d’une sécurité d’emploi et de formation. 

Yann Le Pollotec, responsable de la Commission Révolution numérique du PCF.

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 06:09
19-20 septembre: Matrimoine et Maison du peuple, Histoire et héritage d'un rêve collectif
A l'occasion des journées européennes du patrimoine, le collectif "Brestoises pour les droits des femmes" organise un événement "Matrimoine et Maison du peuple, Histoire et héritage d'un rêve collectif".
Ci-joint le programme, avec tous les événements sur les 2 jours : exposition militante, exposition artistique, atelier de pratique artistique, soirée film/débat sur l'invisibilisation des femmes, chant d'ouvrières, renommage d'une place...
Plusieurs de nos illustres camarades seront mises à l'honneur : Joséphine Pencalet, Marie Miry, les résistantes communistes notamment.
 
 La section du PCF de Brest co-finance (avec d'autres organisations),  l'exposition sur les femmes militantes bretonnes. Un panneau sera consacré aux organisations finançeuses avec leur logo. Cette exposition sera visible à la maison du peuple le samedi et le dimanche de 10h à 17h30.
 
Nous sommes plusieurs camarades du PCF investies dans ce collectif.
 
La commission féminisme du Finistère
 
 
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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 05:53
Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, porte-parole du PCF Bretagne - Photo Ouest-France,

Philippe Jumeau, secrétaire départemental du PCF Morbihan, porte-parole du PCF Bretagne - Photo Ouest-France,

PCF 56. « Les régionales et départementales, pas des élections annexes »

Les discussions s’ouvrent en vue des élections de 2021. Philippe Jumeau, secrétaire départemental du Parti communiste, proscrit tout accord avec les Marcheurs pour les régionales.

Nadine Boursier, Ouest-France, 9 septembre 2020

Le Parti communiste fera sa rentrée politique morbihannaise le samedi 19 septembre à Baud. Les militants évoqueront « le climat délétère depuis quelques jours », comme l’explique son secrétaire départemental Philippe Jumeau, frappé par « une banalisation de la parole raciste ». La crise sanitaire et le plan de relance aussi. Mais surtout les élections, régionales et départementales de mars 2021. « On a l’impression que 2021 est un marche pied pour la présidentielle de 2022. Or ce ne sont pas des élections annexes ! Département et Région ont des compétences qui ont des répercussions sur le quotidien (emploi, politique sociale…). »

Le PCF se réunira au niveau régional le 3 octobre à Saint-Brieuc pour acter une feuille de route et des chefs de file. D’ici là, les responsables, qui veulent éviter « l’atomisation des forces de gauche », ont demandé à rencontrer Loïg Chesnais-Girard, président de la Région et candidat à sa succession. « C’est un bon candidat. Il faudra quand même des inclinaisons… », soutient celui qui représentera le Morbihan dans la discussion. Leurs conditions : « pas de macroniste sur la liste » et « les poulaillers géants, hors de question ! ». « Le rassemblement à gauche se fera sur des valeurs de progrès, de solidarité. Les services publics d’éducation doivent être un marqueur fort du prochain mandat. »

Le Parti communiste doit aussi rencontrer les autres composantes de gauche : Génération. s, EELV, UDB, PS… Pas de contact avec la France Insoumise pour l’heure. « On a cru comprendre dans un courrier de FI au niveau régional qu’ils souhaitaient discuter avec nous si le PC leur faisait allégeance à la présidentielle… »

Le parti communiste doit faire cette année sans la Fête de l’Huma à la Courneuve. « Il est néanmoins possible d’acheter un bon de soutien de 25 € dont 5 € seront reversés au Secours populaire », indique Philippe Jumeau. Quid de la fête de l’Humanité bretonne, qui a traditionnellement lieu au parc des expositions de Lanester ? « On réfléchit à une organisation différente sur un jour. »

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12 septembre 2020 6 12 /09 /septembre /2020 05:41

PÉTITION: Stop au blocus de Cuba

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STOP à la loi Helms-Burton et au blocus qui asphyxient le peuple cubain
Les États-Unis ont décidé d’activer depuis le 19 mars pour la première fois le titre III de la loi Helms-Burton, adoptée en 1996. Le titre III a pour objet de poursuivre devant les tribunaux états-uniens, tous ceux qui, et quelle que soit leur nationalité, feraient des affaires avec les entreprises et les structures cubaines nationalisées après la Révolution. [LIRE LA SUITE...]

 

La pétition

STOP à la loi Helms-Burton et au blocus qui asphyxient le peuple cubain

 

Les Etats-Unis ont décidé d’activer depuis le 19 mars pour la première fois le titre III de la loi Helms-Burton, adoptée en 1996. Le titre III a pour objet de poursuivre devant les tribunaux états-uniens, tous ceux qui, et quelle que soit leur nationalité, feraient des affaires avec les entreprises et les structures cubaines nationalisées après la Révolution.

 

Depuis son entrée en vigueur en 1996, la loi Helms-Burton s’est efforcée d’universaliser le blocus économique à travers des pressions brutales et illégales exercées par les États-Unis contre des pays tiers, leur gouvernement et leurs entreprises. Elle cherche à asphyxier l'économie cubaine et à promouvoir ou accroître les pénuries dont souffre la population dans le but d'imposer à Cuba un gouvernement qui réponde aux intérêts des États-Unis.

 

Elle prescrit un comportement aux entreprises ressortissantes d’Etats tiers en faisant peser sur elles la menace de sanctions si elles ne se plient pas aux injonctions du législateur américain.

 

Du fait de ses prétentions illégitimes et contraires au Droit international, la loi Helms-Burton et le blocus suscitent le rejet universel, réitéré depuis près de trois décennies au sein des plus importants organismes régionaux et internationaux dont l'Assemblée générale des Nations Unies, où Washington se retrouve complètement isolé.

 

L’objectif est bien de freiner, voire d’empêcher les investissements d’entreprises de tout pays à Cuba. La volonté des Etats-Unis, sous la conduite de Trump, en réactivant cette loi est d’aggraver les conséquences du blocus et d’imposer son hégémonie sur l’économie mondiale et son droit d’ingérence sur les souverainetés nationales.

 

Elle met en péril les accords de coopération signés avec Cuba comme ceux avec la France et l’UE dernièrement.

 

Solidaires du peuple de Cuba, nous demandons :

 
  • Que la France ne se plie en aucun cas au chantage illégal du gouvernement US et prenne des positions fortes afin que cette loi Helms-Burton illégale ne soit pas mise en œuvre ;
  • Que la France agisse avec détermination et fermeté en faveur du respect du droit international et contre les mesures extraterritoriales décidées par Washington ;
  • Que l'Union européenne et la France exigent fermement la levée immédiate du blocus commercial et financier de Cuba.
 

A l’initiative de : Rencontres Marx ; Les Amis du Monde Diplomatique Montpellier ; Cuba Coopération Hérault ; France Cuba Hérault ; Montpellier Cuba Solidarité ;

 

Avec le soutien de : Association des Travailleurs Maghrébins de France Hérault ; Centre de Documentation Tiers Monde Hérault ; Collectif Ethique sur l’Etiquette Montpellier ; Cuba Coopération France ; Comité de Soutien au Mouvement populaire du Rif Montpellier ; France Cuba ; LDH Montpellier ; Maison des Tiers Mondes et de la Solidarité Internationale ; MRAP ; MRAP Montpellier ; SALSA Sète ; EELV-LR ; PCF ; PCF34 ; MJCF34 ; ADECR34 ; Ensemble34 ; PG34 ;

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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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