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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 09:10

La visite à haute valeur médiatique ajoutée de Manuel Valls et Michel Sapin sur le chantier du terminal méthanier de Dunkerque ne remplacera pas les contrôles d’une inspection
du travail défaillante faute de moyens et face à l’explosion du nombre de travailleurs détachés.

Ils sont aujourd’hui en France plus de 220 000, soit 30% de plus qu’en 2012, dix fois plus qu’en 2004. L’opération de déminage de deux ministres du gouvernement – et deux poids lourds, s’il vous plaît – ne concernait pas seulement Dunkerque, mais le débat qui monte en France et en Europe, à l’approche des élections européennes, sur ce qui s’avère être purement et simplement un dumping social faisant bon marché du Code du travail.

C’est aussi, bien entendu, le sens du tapage fait autour du projet d’accord intervenu entre les ministres du Travail euro­péens, censé freiner les abus liés au détachement. Quant à y mettre un terme, c’est une autre paire de manches, et il faut toute la conviction feinte de Michel Sapin pour affirmer qu’il s’agit d’«un progrès majeur pour lutter contre les fraudes», de «la démonstration que l’Europe peut avancer des propositions ambitieuses» et que «la combativité et la fermeté portent leurs fruits». Car, quand bien même certains contrôles çà et là seraient renforcés, quand bien même ils se traduiraient par quelques menus progrès, ils ne régleraient pas la question posée de manière exemplaire, si l’on peut dire, sur le chantier de Dunker­que et du groupe LNG, dont EDF est l’actionnaire majoritaire.

Le député communiste Jacky Hénin la pointait au Parlement européen, rappelant qu’un nouvel appel d’offres était sur le point d’être attribué à une société italienne 25% moins chère, la différence se faisant sur le montant des cotisations sociales. «75% des salariés qui pourraient travailler sur le chantier, disait-il, devraient être ainsi des travailleurs détachés dans une région où le taux de chômage oscille entre 15 et 18%.»

Cette concurrence, poursuivait-il, «ne profite qu’aux affairistes et aux esclavagistes du XXIesiècle». Au rang desquels il faut mettre les grands groupes du BTP, les filières de la restauration, les entreprises publiques et semi-publiques, comme dans le cas de la construction de l’EPR de Flamanville où interviennent une multi­tude de sous-traitants et où une quarantaine d’accidents du travail n’auraient pas été déclarés…

C’est la logique même du détachement qui est en cause. Détachés, dit-on, oui, de leur famille, de leur région, de leur rattachement à une collectivité sous toutes ses formes, du club sportif au syndicat, de leur citoyenneté, de toutes les solidarités qui se constituent lorsqu’on a un travail, un statut, une vie sociale. Le travailleur détaché, c’est l’homme entièrement réduit à sa force de travail. Le travailleur détaché n’est pas un homme en déplacement, c’est un homme loué et déplacé.

La logique du détachement est celle du capital dans cette Europe libéraleoù le travail et les travailleurs sont des marchandises.

Que Manuel Vallset Michel Sapin visitent donc tous les chantiers qu’ils voudront, la question qui nous est posée, c’est celle d’une autre Europe, fondée sur les coopérations et non sur la concurrence, sur l’harmonisation sociale et fiscale, et pas sur le dumping 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 14:51

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Le besoin de politique autrement. Cette exigence ne s’exprimait-elle pas dans les clameurs d’un certain jour de mai 2012, quand Sarkozy fut chassé du pouvoir ? Dix-neuf mois après, l’horizon paraît bouché et le corps constitué de «la gauche» est démembré. Il avait voté pour un virage social, il a été écartelé par les forces libérales. L’heure est grave. Si grave que le début de la précampagne électorale (municipales et européennes) a de quoi nous inquiéter. Les logorrhées nauséeuses actuelles nous éloignent de l’essentiel et ne servent que l’ambiance minable du lepénisme rampant. Où est l’échange, la confrontation, le combat ? On voudrait priver les citoyens d’un débat approfondi qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Nous vivons une période tellement inédite – crise de civilisation, morale, sociale – que nulle expérience dans le passé ne peut nous servir de point de repère. L’année 2013 aura même été marquée par un fait politique majeur qui perturbe toute l’histoire de la gauche française, même si nous ne nous faisions que peu d’illusions. Jusqu’à l’élection de François Hollande, le Parti socialiste a toujours infléchi sa doctrine vers les canons libéraux, sans assumer pour autant les dogmes sociaux-libéraux. Souvenons-nous que Lionel Jospin, alors Premier ministre, usait et abusait d’une formule : « Oui à l’économie de marché, non à la société de marché.» Chacun se contentait de ce modus vivendi bien commode. Cette période s’est achevée dans la brutalité des choix du nouvel hôte de l’Élysée, qui théorise désormais la cohérence sociale-libérale, articulée autour de deux idées majeures, la baisse de ce qu’ils appellent le «coût du travail» et la baisse des déficits publics, elle-même encore théorisée dans l’éditorial du Monde  intitulé «Le courage et la nécessité»…

Cette politique pleinement endossée par le pouvoir socialiste conduit le peuple et la gauche dans le mur. Affirmer cette évidence ne signifie pas être antisocialiste, mais juste lucide. Le refus net de cette orientation nous apparaît comme le premier engagement d’une nouvelle construction majoritaire à gauche, autour d’une démarche constructive de conviction. Ce qui est parfois difficile à vivre par les temps qui courent, ce n’est pas l’absence d’idées ou de solutions, mais bien le manque d’articulation entre les forces politiques existantes capables de réinventer l’à-venir. Le Front de gauche a été créé dans ce but, qui, à bien des égards, dépasse de loin les frontières de son seul périmètre. Sa mission historique ne peut, ne doit être déçue, alors que le gouvernement a tiré un trait sur l’espérance de changement. Cette politique sans espoir, on le voit bien, nourrit les esprits autoritaires et «accrédite» la parole des démagogues. Colères, écœurements, peurs, replis nationalistes et xénophobes : l’alliance du «tous pourris» au «il n’y a pas de perspective» gangrène la République. Bousculer l’hégémonie du PS reste la condition du changement. Difficile, oui, mais pas impossible. Face à la plus formidable rage contemporaine de destruction sociale, François Hollande nous rejoue en accéléré et en pire cette vieille musique : une petite espérance suivie d’une immense déception.

Changer le rapport de forces est donc une obligation, les chemins citoyens qui y conduisent sont multiples. Rien ne doit détourner de cet objectif, pas même des crispations concernant le devenir de quelques grandes municipalités. C’est aussi ça, la politique autrement. Et la politique autrement, c’est aussi la gauche autrement


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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 11:16

PCF Front de GauchePas en avant, dérobade ou poudre aux yeux ? Jean-Marc Ayrault reçoit  les syndicats et le patronat pour lancer une « remise à plat » de la fiscalité. Acculé par le mécontentement général, le Premier ministre veut se montrer offensif. C’est une revendication que répétaient avec insistance les syndicalistes et les progressistes. Mais le précédent de l’ANI, où une large consultation avait préludé à une retraite sur les positions préparées à l’avance avec le patronat, ne rassure pas. D’autant que la préparation de cette campagne a été précédée d’une préparation d’artillerie qui a pilonné les propres lignes de la gauche. N’est-ce pas Pierre Moscovici qui a légitimé le premier « le ras-le-bol fiscal » ? Le gouvernement n’a-t-il pas cédé sans combattre à des rapaces déguisés en pigeons ? Pire encore, depuis son installation, l’équipe Ayrault accorde de volumineux cadeaux fiscaux aux grandes entreprises alors qu’il pressure les salariés et prévoit de le faire plus encore début janvier, avec la fort injuste hausse de la TVA. Un tel passé plaide peu pour l’avenir ou incite à tout le moins la majorité des citoyens à y regarder de très près.

Les premières pistes évoquées s’inscrivent toutes dans la perspective d’une réduction de la rémunération du travail pour le patronat et dans le knout de la réduction des dépenses publiques et des budgets sociaux. Rien n’y fait, ni l’accablante démonstration des experts économiques de la Commission de Bruxelles qui établissent que l’austérité a coûté très cher en développement économique aux pays qui en ont été victimes ni les inégalités croissantes qui voient d’immenses richesses se concentrer entre les mains d’une minuscule oligarchie. Jusqu’à présent, les desiderata des marchés financiers font loi. En desserrant provisoirement l’étau politique qui les meurtrit, François Hollande et Jean-Marc Ayrault prennent deux risques. Le premier, s’ils n’affirment pas des convictions de gauche, c’est d’alimenter ce qu’Aimé Césaire décrivait comme « les combats douteux d’une chouannerie dissimulée, et ce pour le plus grand profit des privilégiés de toujours ». Ainsi voit-on des patrons de multinationales, qui n’ont de breton que leur acte de naissance, regarder avec gourmandise le mouvement des « bonnets rouges » en souhaitant qu’il s’égare toujours plus dans un unanimisme qui les acquitte. Le second péril, et c’est sans doute le plus menaçant, c’est de contredire l’aspiration à une réforme « juste » dont témoigne un sondage BVA. Si, une fois de plus, le gouvernement prenait la porte à droite, en reniant des revendications emblématiques de la gauche, le Parti socialiste en paierait longtemps l’addition. L’impôt est en effet l’arme majeure des politiques publiques, un outil efficace de redistribution, un puissant instrument d’incitation à privilégier l’emploi et l’épanouissement des hommes plutôt que la spéculation et l’accaparement des richesses produites.

Voilà pourquoi le Front de gauche a placé une réforme fiscale audacieuse au cœur de son programme, l’Humain d’abord, et réclame l’annulation des hausses de la TVA. La manifestation qu’il organisait le 1er décembre était fournie pour faire pièce à la campagne inspirée par le patronat afin d’éviter sa contribution aux besoins de la société et pour contraindre le pouvoir à changer de cap. Vite n

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 17:48

 

Dès l'annonce de sa disparition, Pierre Laurent a salué, au nom du Parti communiste français, la mémoire de Nelson Mandela. Le PCF appelle, aujourd'hui, les communistes, à un week-end de recueillement et de mobilisation dans tout le pays, pour lui rendre hommage. Sous toutes les formes possibles, saluons l'homme de paix et de combat qu'il fut sans relâche, avec à ses côtés dans la lutte contre l'apartheid et la construction d'une nouvelle Afrique du Sud, l'ANC, le Parti communiste sud-africain et la COSATU.

Un immense portrait de Mandela a été déployé dès ce matin sur la façade du siège du PCF. Un badge d'hommage est édité. Un registre de condoléances est ouvert au siège du Parti communiste français. Demain samedi, un numéro spécial de l'Humanité paraîtra exceptionnellement, dans les kiosques et les marchands de journaux. Le PCF invite ses militants à diffuser largement ce numéro durant le week-end.

Il appelle tous les militants de la paix, de la liberté et de l'égalité à participer lundi 9 décembre, à 18 heures 30 au siège du Parti communiste français à une grande soirée d'hommage à Nelson Mandela.

 

Dernière nouvelle, Manu DIBANGO sera à la soirée d'hommage à Nelson Mandela au côté de 

  • Son Excellence Madame Dolana Msimang, ambassadrice d'Afrique du Sud en France,
  • Son Excellence Monsieur Haël Al Fahoum, ambassadeur de Palestine en France,
  • Son Excellence Monsieur Elias Sanbar, ambassadeur de Palestine auprès de l'UNESCO
  • Madame Jacqueline Dérens, fondatrice de la Rencontre nationale avec le peuple d'Afrique du Sud (RENAPAS)
  • et Mathieu Brunet, responsable national du Mouvement Jeunes communistes

sous la présidence de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du PGE et sénateur de Paris

lundi 9 décembre à 18h30,
au siège du Parti communiste français,


Cette soirée sera retransmise en directe sur le sitewww.pcf.fr

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9 décembre 2013 1 09 /12 /décembre /2013 09:17

PCF Front de Gauche

 

 

 

APRÈS LE SUCCÈS DE LA MARCHE - DES ÉTATS GÉNÉRAUX DE LA FISCALITÉ

 

A Paris et dans plusieurs villes en France, des dizaines de milliers de manifestant-es se sont mobilisés, à l'appel du Front de gauche, contre l'augmentation de la TVA, pour la taxation du capital, pour la justice sociale et fiscale. Loin d'une jacquerie « anti-impôts », ils et elles ont exprimé leur ras-le-bol de l'injustice fiscale et leur exigence de l'utilisation de l'argent public, non pour la finance, mais pour le bien commun. Pour ne pas laisser Ayrault s'occuper, seul avec le Medef, de la remise à plat du système fiscal, le Front de gauche a lancé un appel à toutes les forces progressistes, syndicales et associatives, aux citoyen-nes pour des États généraux de la fiscalité.

 

 

Tout de suite l'annulation de la hausse de la TVA

 

Prévue par Sarkozy, confirmée par Hollande, la hausse de la TVA au premier janvier risque de taper fort le porte-monnaie des ménages : 6 milliards en 2014. Fort et inégalitairement : la TVA est l'impôt le plus injuste, il représente plus de 12% des dépenses des ménages gagnant en dessous de 2000 euros, moins de 6% pour les plus hauts revenus. Cette nouvelle ponction sur le pouvoir d'achat alimenterait les 20 milliards de cadeaux fiscaux sur l'impôt des société prévus dans ce budget. Le gouvernement doit revenir sur cette augmentation, écouter le peuple qui l'a élu, plutôt que les grandes fortunes qui veulent que tout continue comme avant

 


 

La fiscalité remise à plat : chiche !

 

Le Premier ministre a reçu tous les groupes parlementaires pour discuter avec eux d'une grande réforme de la fiscalité. Elianne Assassi et André Chassaigne, présidents des groupes parlementaires du Front de gauche ont noté que le premier Ministre « formate dès le départ le cadre de ce débat en l’inscrivant dans la poursuite de ses politiques d’austérité ». Pour eux, au contraire, il faut rompre avec le dogme de la réduction de la dépense et des services publics, cesser de s’en prendre au « coût » du travail et d’exonérer celui du capital. Les parlementaires ont rappelé quelques-unes de leurs propositions, comme « le refus de la fusion entre la CSG et l’impôt sur le revenu », la « nécessité d’un impôt plus progressif avec la création de nouvelles tranches vers les plus hauts revenus », une « taxation des revenus du capital » et « un impôt sur les sociétés plus incitatif pour favoriser les entreprises qui innovent, qui investissent, qui créent des emplois ». Les présidents des groupes parlementaires du Front de gauche sont  déterminés à faire entendre la voie du peuple plus fort que celle des milliardaires.

 


 

Avec vous !

 

Pour le Front de gauche, la Marche sur Bercy du 1er décembre n'est qu'une première étape. Il appelle à des États généraux de la fiscalité co-organisés avec toutes les organisations politiques, syndicales et associatives qui défendent la justice sociale et fiscale. En relation avec leurs parlementaires, il prend l'initiative d'organiser, dans le pays, des ateliers législatifs, pour écrire, avec les citoyen-nes, une loi qui sera déposée et défendue au printemps prochain à l’Assemblée nationale.


 

 

 

 


 

 

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 12:55

Selon un sondage CSA/l’Humanité, 84 % des Français pensent que «la lutte contre les inégalités» devrait être « prioritaire »; 90 % affirment que « si rien n’est fait » ces inégalités se développeront dans les prochaines années ; et pas moins de 81 % déclarent que « les gouvernements peu­vent s’ils le veulent » les réduire... Encore un sondage, diront certains. Attention, pour une fois, de ne pas sous-estimer les résultats de cette enquête singulière. Car dans ce moment si particulier de notre vivre ensemble, où nihilisme et égoïsme semblent dominer les comportements d’une humanité fragmentée, l’aspiration réévaluée à l’égalité n’est fran­chement pas anodine. Elle est même, avouons-le, plutôt réjouissante.

Nos concitoyens sont donc 84% à vouloir « réformer en profondeur » la société française. Ce n’est pas rien. Mais cette volonté affirmée suffit-elle, pour autant, à ouvrir de nouveaux horizons de résistances et de créativi­tés politiques, en somme, est-elle assez dense, concrète et intellectuali­sée pour se transformer en conscience de classe émergeant sur un nou­veau rapport de forces ? C’était comme si la prévision de Marx devait se réaliser, dans la mesure où il apparaît nécessaire sinon indispensable de sortir du système actuel si l’on veut sauver notre société du désespoir social et du malheur tout court. Sauf que le « si » reste de rigueur, car encore faut-il que les citoyens le veuillent réellement. Pourtant la crise dans laquelle nous sommes plongés creuse le doute sur la viabilité du libéralisme et même du capitalisme en tant que modèle indépassable. Opposer à l’agenda idéologique des puissants la réalité sociale, sa vérité factuelle et ses injustices concrètes apparaît ainsi comme une priorité, un combat d’idées majeur, un engagement absolu. Oui, nous vivons une époque d’involution et de contre-révolution conservatrice, mais ce triste épisode de notre histoire contemporaine n’est pas fatal. Décréter l’ur­gence sociale, c’est donc à la fois comprendre, répliquer et inventer de nouvelles dynamiques de rassemblement. Face à des ennemis plus habi­les que jamais, notre exigence ne doit pas être aveugle mais consciente, pour dénoncer toutes les manœuvres qui empêcheraient la mobilisation générale sur le front de l’emploi, laissant comme perspective durable celle d’un monde du travail gangrené par le chômage de masse, l’insé­curité sociale, la précarité et l’exclusion, la pauvreté et l’incertitude.

Nous sommes bien placés pour le savoir, la politisation ne découle sou­vent que de l’étendue et de l’intensité du mouvement social. Faute d’un sursaut politique populaire venu du pays profond, qui ne confond pas le « ras-le-bol fiscal » avec l’injustice fiscale, ni le « coût du travail » avec le coût du capital, l’avenir qui se dessine serait celui d’une division insuppor­table – entre chômeurs et actifs, entre jeunes et vieux, entre nationaux et étrangers, etc. –, terreau hélas de toutes les haines et de toutes les soumissions. À force de tourner le dos à la gauche, François Hollande conduit la France dans une impasse et sa traîtrise se double d’une impuissance terrifiante.

Voilà pourquoi le Front de gauche appelle les citoyens à participer à une grande marche à Paris le 1er décembre prochain. Pour faire entendre la voix du peuple – celui qui veut agir, celui qui ne renonce pas à ce qu’est vraiment la gauche n

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 07:22

La commission européenne s'est exprimée sur le budget 2014 de la France avant même le vote du parlement. Au nom de la "compétitivité", une première série de recommandations avait été adressée au gouvernement en mai dernier. Si la commission porte aujourd'hui un regard positif sur l'orientation budgétaire proposée par François Hollande, tout en demandant une saignée supplémentaire en termes de réduction de la dépense publique, c'est que le gouvernement suit à la lettre l'ordonnance empoisonnée délivrée par la commission européenne.

La parole présidentielle du printemps dernier, selon laquelle la France n'avait pas à se laisser dicter les modalités de la réforme des retraites, n'était qu'un artifice. En échange du délai de 2 ans pour atteindre l'objectif des 3% de déficit, l'ensemble des recommandations du commissaire Olli Rehn, en charge des affaires économiques et monétaires, ont été suivies à la lettre. On en connait les conséquences : une crise économique et sociale, politique et morale d'un extrême gravité, une aggravation des inégalités et de la pauvreté, un climat de très vives tensions.

Le satisfécit de la commission européenne apparait aujourd'hui comme une véritable provocation adressée au peuple français : " vous n'avez pas voté pour cela...et alors ? On va continuer....". La plus belle des réponses est de retrouver le chemin du rassemblement et de l'action pour une politique de gauche, une politique de résistance et de contre-offensive.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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16 novembre 2013 6 16 /11 /novembre /2013 07:21

La France aura un déficit public de 3,7 % de son PIB en 2015 selon la Commission européenne, au lieu des 3 % convenus avec Matignon. Faux, claironne Pierre Moscovici. L'objectif sera tenu, quitte à diminuer les dépenses de services publics, de protection sociale et des collectivités locales de « 15 milliards au moins » chaque année et « s'il est nécessaire de faire plus, nous le ferons ».

Bref, toujours plus de sang, de sueur et de larmes pour satisfaire aux exigences des financiers et de Mme Merkel. Pourtant, on sait où cela conduit : croissance réelle très faible, désindustrialisation accrue, chômage, précarité, pauvreté et inégalités accentuées. Au bout du compte, recettes d'impôts et cotisation sociales freinant, les déficits persistent et la dette publique s'accumule : de 79,2 % du PIB en 2011, elle devrait atteindre 93 % en 2013 et 96 % en 2014.

Pour le PCF, il faut rompre avec ce cercle vicieux. Les choix actuels de l’Élysée et de Matignon préparent de nouvelles difficultés, pour l'emploi en particulier, au contraire de la promesse d'inverser la courbe du chômage en fin d'année. C'est là la part de réalisme de la Commission européenne qui prévoit, après le FMI et l'OCDE, que le taux de chômage va continuer de grimper en France de 11 % cette année à 11,2 % l'an prochain, puis 11,3 % en 2015, alors que la tendance serait à une lente décrue ailleurs dans l’Union européenne.

En refusant de mobiliser le crédit bancaire pour développer l'emploi, la formation, les salaires avec l'investissement, en continuant une transformation réactionnaire de la fiscalité au lieu d'une grande réforme progressiste, en capitulant sans cesse face à la BCE au lieu d'exiger qu'elle crée massivement de la monnaie pour alléger les dettes publiques et relancer les services publics, en s'acharnant contre le « coût du travail » pour laisser filer le coût du capital, en accordant plus de pouvoirs aux patrons licencieurs au lieu de décréter des moratoires et d'accorder plus de pouvoirs aux salariés pour empêcher les licenciements et faire valoir d'autres solutions, l’Élysée et Matignon ouvrent la voie au pire. Un changement de cap s'impose.

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14 novembre 2013 4 14 /11 /novembre /2013 10:18

La voracité des banques et des actionnaires pèse lourdement sur notre économie. Certains pleurnichent sur ce qu'ils appellent le « coût du travail trop élevé », c'est à dire les salaires et les cotisations sociales. La campagne menée par le Parti communiste français est en train de contribuer à rétablir la vérité sur ce qui grève réellement la compétitivité des entreprises : le coût du capital. Chaque année, alors que le montant des cotisations sociales versées par les entreprises est en effet de 158 milliards d'euros, ce sont 299 milliards qui sont prélevés sur ces dernières en dividendes et frais financiers, inutiles au bien commun.

A ce chiffre astronomique, il faut ajouter d'autres ponctions réalisées sur les budgets de l’État et de la sécurité sociale : 50 milliards d'euros versés en intérêts aux banques et 200 milliards d'exonérations fiscales et sociales pour les entreprises. Pour nos services publics, pour nos villes, le problème, c'est là aussi le coût du capital. Les besoins des habitants sont secondaires, les collectivités et les services publics sont devenus un marché juteux pour les spéculateurs.

L’État dans la main des marchés

Jusqu'en 1973, la création monétaire permettait à l’État de se financer par l'emprunt auprès de la Banque de France. C'est une Loi « Pompidou-Giscard » qui a mis fin à cette situation pour pousser l’État à se financer auprès des marchés financiers et des banques par l'émission d'obligation. Le résultat de cette politique, qui a depuis été rendue obligatoire et gravée dans le marbre des traités européens, est d'avoir placé l’État dans la main des marchés.

Les intérêts de la dette, premier budget de l’État

Chaque année, ce sont 50 milliards d'euros qui sont versés en intérêts, une ponction tellement considérable qu'elle est devenue le premier budget de la Nation.

A cette somme, il convient d'ajouter l'ensemble des cadeaux fiscaux et parafiscaux que les gouvernements successifs n'ont cessé d'accorder aux entreprises : ce sont pas moins de 200 milliards d'euros d'allègements et d'exonérations fiscales qui chaque année font défaut dans le budget de l’État et des caisses de la sécurité sociale.

Les collectivités piégées

Les collectivités locales elle-même, sont placées dans une situation de plus en plus difficile. Prise en tenaille entre une décentralisation et des transferts de compétences de l’État qui se débarrasse de ses responsabilités sur elles pour réduire sa propre dette, et une baisse constante des dotations de l’État (-4,5 milliards sur 3 ans de réduction des dotations ont été décidé par l'actuel gouvernement), elles  disposent de moins en moins de moyens pour conduire des politiques de réponse aux besoins.

Alors qu'elles assument une part déterminante de la solidarité nationale, qu'elles réalisent plus de 70 % de l'investissement public, villes, départements, régions, endettées à concurrence de 200 milliards d'euros (leur taux d'endettement est stable depuis 20 ans, de l'ordre de 8 % du PIB) sont elles aussi placées dans la main des marchés financiers et des banques. Résultat, en 2012, les frais financiers des seules communes ont cru de 3,2 % alors que le pays entrait en récession. Au total, les collectivités ont versé cette année 4,5 milliards d'euros d'intérêts aux banques, dont 3 milliards pour les seules villes et intercommunalités.

Au final, les collectivités deviennent à la fois les instruments et les otages de politiques nationales austéritaires. Leur asphyxie financière organisée porte atteinte tant à leur capacité à assumer leurs missions essentielles qu'à exercer leur droit de libre administration. C'est à dire la garantie d'un espace de liberté dans lequel les collectivités peuvent agir dans l'intérêt des populations.

Au cœur des municipales de 2014, le besoin d'une réforme de la fiscalité

Au total, ce sont plus de 550 milliards d'euros par an, soit l'équivalent d'un quart de la richesse produite qui sont ainsi ponctionnés. Il y a urgence à une grande réforme de la fiscalité pour mettre ses richesses gaspillées au service du bien commun. Pour le Front de gauche, il faut augmenter les ressources propres des collectivités locales sans accroître la pression fiscale sur les couches populaires et moyennes et sans s'enfermer dans une spirale de la dette. C'est possible à la condition :

de créer un nouvel impôt local sur le capital des entreprises (bâtiments, équipements et machines, actifs financiers soit plus de 5.000 milliards €) ;

de réformer la fiscalité locale des personnes en la modulant en fonction de la situation des ménages, et en impliquant les populations dans l'élaboration d'un vrai budget participatif ;

créer des fonds publics régionaux pour mobiliser le crédit et les banques sur des actions de développement des ressources des collectivités locales afin qu'elles puissent soutenir un essor des services publics locaux.

Un enjeu, au cœur des échéances municipales de 2014.

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Des Chiffres clés

Exonérations fiscales et sociales des entreprises : 200 milliards d’Euros.

Charges financières (intérêts bancaires et financiers + dividendes) : 299 milliards d’Euros

Intérêts versés par l’Etat aux banques : 50 milliards d’Euros

Intérêts versés par les collectivités aux banques : 5 milliards d’Euros.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 07:13

Doux, GAD, Tilly-Sabco, Marine Harvest… 900 emplois supprimés hier en Bretagne, plus de 5 000 menacés en 2013. Chaque jour l’horizon des salariés et producteurs liés au destin des groupes agroalimentaires s’assombrit d’avantage. Aux côtés de la Bretagne, aucune région n’est épargnée par le dépeçage de l’emploi. Au nom des seuls signaux du marché, les entreprises se livrent au cœur de la crise à la plus farouche concurrence, du coût du travail et des cours agricoles les plus bas !

Seuls les actionnaires s’engraissent alors que des milliers de salariés sont jetés à leur sort.

Les réponses gouvernementales issues de la rencontre interministérielle ne sont pas à la hauteur des mobilisations et exigences salariales quant au maintien de l’emploi et de l’outil de travail.

Les 15 millions d’euros annoncés par le premier ministre doivent cependant y être consacrés. Fondamentalement le pacte d’avenir pour la Bretagne doit rompre avec les logiques de la concurrence libre et non faussée.

Le PCF devant l’urgence demande un moratoire sur les plans de licenciements, une large concertation de tous les acteurs, la mobilisation de fonds notamment au travers de la banque publique d’investissement.

Il n’y a pas de fatalité aux politiques d’austérité et de chômage de masse.

Le PCF propose d’engager la bataille de la ré-industrialisation agroalimentaire.

Des politiques publiques agricoles et alimentaires qui, en France comme en Europe, garantissent notre souveraineté alimentaire, s’engagent en faveur d’une alimentation de qualité, saine et accessible à tous, soient assises sur des filières de productions relocalisées. L’avenir de l’agroalimentaire, d’une nouvelle ambition agricole passe par la juste rémunération des travailleurs, salariés et paysans.

Sans attendre, les communistes sont porteurs de propositions de loi en faveur de la répartition des marges entre producteurs, transformateurs et distributeurs.

Déterminée à conquérir des issues durables, une délégation du Parti communiste français sollicite un rendez-vous avec le Premier Ministre.

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