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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:04

PCF Front de Gauche

Yann Le POLLOTEC, spécialiste des questions industrielles et technologiques, membre du conseil National du PCF

 

Obnubilés par l’adaptation de la France à la mondialisation libérale, nos ringards de gouvernants sont incapables de voir la révolution qui vient et les nouvelles possibilités qu’offre la modernité dont ils se réclament pourtant.

Ce n’est pas dans le vieux pot du capitalisme que s’inventera la société de demain. En mars 2000, le Conseil européen adoptait la stratégie de Lisbonne qui devait faire en dix ans de l’Europe « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde, capable d’une croissance économique durable accompagnée d’une amélioration quantitative et qualitative de l’emploi et d’une plus grande cohésion sociale ».

Quatorze ans plus tard, cette stratégie, dont les maîtres mots sont concurrence, déréglementation, compétitivité et innovation, est en échec total. Ce fiasco tient de la nature même des choix politiques opérés.

En effet, la recherche de l’innovation en soi ne peut se substituer à des politiques publiques de développement répondant aux besoins et aux problèmes auxquels est confrontée l’humanité, comme par exemple fournir à chacun l’accès à la nourriture, au logement, à l’eau, à l’assainissement, à l’énergie, à la culture, à l’information, à la mobilité, à la santé, à l’éducation...

Le problème est que le développement d’une « économie de la connaissance », fille de la révolution numérique, est contradictoire avec les fondamentaux d’un capitalisme cognitif. En effet, celui-ci se construit sur la privatisation, la concurrence, la normalisation et la marchandisation des savoirs, des savoir-faire, et de l’information alors que, justement, le carburant de la révolution numérique est le partage, la coopération, la différenciation, l’auto-organisation et la libre créativité. Son éthique est fondée sur la passion et l’intérêt personnel, alors que le capitalisme ne reconnaît que la coercition institutionnelle et l’intérêt financier.

C’est pourquoi Google est contraint à donner la possibilité à ses ingénieurs de disposer librement de 20 % de leur temps de travail sur des projets de leurs choix. De même, IBM salarie des informaticiens pour écrire du logiciel libre et Facebook vit de l’exploitation gratuite des données et du « travail » de ses consommateurs. Résoudre ces contradictions exacerbées par la révolution numérique implique de substituer aux brevets et à la propriété privée, fût-elle intellectuelle, la généralisation des licences « creative commons » et l’extension des notions de biens et de services communs. Ce qui demande aussi de pousser plus loin la notion d’abolition de la propriété privé par une appropriation sociale qui soit à la fois juridique et technologique. Il doit être du droit et de la possibilité de tout un chacun de pouvoir maîtriser, réparer et modifier les objets technologiques en sa possession : du smartphone à l’automobile.

La puissance et la rapidité de développement de la révolution numérique, dans le cadre des rapports capitalistes de production, vont avoir de nouveaux effets dévastateurs pour l’emploi et le niveau des salaires aussi bien dans l’industrie que pour l’ensemble des services marchands. À l’exception de quelques niches d’emplois très déqualifiés ou ultraqualifiés, presque tous les emplois sont menacés par les algorithmes « intelligents », les divers robots et automatismes, les réseaux d’objets connectés et le « travail digital » gratuit des consommateurs. Dans le cadre économique actuel, ni le gain hypothétique de quelques points de croissance, ni une politique de l’offre ne pourront enrayer la montée inexorable d’un chômage de masse et de la déflation salariale. Avec l’emballement de la révolution numérique, nous sommes donc arrivés à un stade de développement de capitalisme où la question politique de libérer l’humanité du salariat et de passer à une économie où « la distribution des moyens de paiement devra correspondre au volume de richesses socialement produites et non au volume du travail fourni » se pose. Qu’on la résolve par un « salaire socialisé », comme le propose Bernard Friot, par un système de « sécurité d’emploi et de formation », comme y invite Paul Boccara, ou par une forme de revenu universel de base, cette question va devenir incontournable face à la montée du chômage de masse et à la baisse du salaire réel.

Ainsi contrairement à ce qu’assène le MEDEF, les principes qui fondent le statut des intermittents ne sont pas archaïques mais porteurs d’avenir pour toute la société.

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 16:02

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Après que Michel Sapin a déclaré son affection pour son « amie la bonne finance », Laurent Fabius, Ministre des Affaires Étrangères, en charge de l’organisation de la conférence internationale Paris Climat 2015, a lancé un appel à la mobilisation des Fonds souverains et de pension internationaux en faveur des énergies  vertes lors des rencontres économiques d’Aix en Provence.

La démarche est de prime abord positive tant est grande l'urgence d'une mobilisation de toute la société – y compris donc le secteur économique- pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES).  Mais l'heure est à une plus grande ambition avec un accord global entre les États car l'essentiel ne saurait être dans l'action de la finance.

Car on sait  par expérience que  « l’intérêt réel » souligné par M. Fabius de ces fonds réside en priorité, voire uniquement, dans  l’objectif de faire de l’argent avec de l’argent au détriment de l’économie réelle.  Ces fonds spéculatifs n'ont jusqu'ici investi dans les énergies renouvelables que pour profiter au maximum sur le dos des citoyens /consommateurs, à travers la taxe CSPE payée par tous les usagers, de l'électricité (à l'exception notable des gros consommateurs).

A l'inverse, loin de se contenter de garantir la profitabilité aux spéculateurs, l’État doit jouer son rôle de stratège donnant force et cohérence à la réduction des émissions de GES. Cela passe par une action vigoureuse d'aides à l'isolation des logements, de développement des transports propres (notamment collectifs) de développement d'une économie circulaire et de proximité, avec de nouvelles filières industrielles plus propres, avec une relance de la formation des travailleurs et de la recherche, bref cela passe par le refus de cet enfermement dans les politiques d'austérité .... Et les moyens de lancer de tels programmes existent notamment en taxant les profits financiers, ou menant une active campagne multilatérale de réduction des dépenses d’armements nucléaires...

Les moyens d'une politique ambitieuse de transition énergétique existent et la France peut jouer un rôle moteur en ce sens lors de la rencontre de Paris Climat 2015. Les communistes agissent pour que la France soit à la hauteur de cette ambition et de ce rendez vous.

 

 

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 07:49

pierre laurent

 

Pierre LAURENT

 

 

 

 

Laborieux et incapable d’obtenir le moindre résultat sur l’emploi et la croissance, Le président de la République dans sa traditionnelle interview du 14 juillet propose de ne rien changer pour les trois prochaines années en déroulant fidèlement le fil que lui dicte le MEDEF avec son pacte de responsabilité. 

 

S’il reconnait une erreur sur sa promesse d’inverser la courbe du chômage, c’est celle d’avoir communiqué dessus… Contre toute réalité, il propose de continuer la même politique qui enfonce chaque jour de plus en plus nos concitoyens dans les difficultés.

 

Sur les réformes de société, le propos présidentiel est du même acabit. Le droit de vote des étrangers est une nouvelle fois repoussé à 2016. Quant à la situation en Palestine, face à l’horreur des bombardements de civils, François Hollande fait le service minimum. Il évacue la responsabilité d’Israël qui agit en toute impunité et ne prend aucune initiative pour que la France joue son rôle pour faire cessez le carnage. Ce qu’elle a su faire pourtant par le passé.

 

Aucune annonce, aucune vision, aucune ambition : voila pour résumer l’essentiel du propos présidentiel en ce 14 juillet si ce n’est de se revoir l’an prochain, à la même heure et au même endroit.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 15:02

Journal "Le Parisien" du 10.07.2014

 

Selon «Le Monde», le secrétaire nationale du PCF, Pierre Laurent, sera l'invité de l'université d'été du PS à La Rochelle, fin août.

 

La discussion devrait être animée. Selon «Le Monde», Pierre Laurent se rendra à l'université d'été du PSà La Rochelle (Charente-Maritime) fin août. Une première. Le secrétaire national du PCF participera «à une table ronde qui réunira presque tous les chefs de parti de gauche».


Toujours d'après le quotidien du soir, seront réunis autour de la table le premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, la patronne des écologistes Emmanuelle Cosse (EELV), mais aussi Jean-Michel Baylet (PRG), Robert Hue (MUP) et Jean-Luc Laurent (MRC). Le Parti de gauche ne sera, lui, pas représenté, car ne sont invités que «ceux qui continuent à dialoguer».

Le débat promet d'être franc. «Pierre Laurent veut engager le dialogue en direct avec les militants socialistes autour du constat que la politique gouvernementale ne peut pas rassembler la gauche», fait savoir son entourage au «Monde». Le communiste n'a jamais tu son opposition à la politique menée par l'exécutif. Pas plus tard que lundi, il qualifiait encore la conférence sociale de «grave échec».


«Rassemblement impossible autour de la politique gouvernementale»


Ces derniers temps, le secrétaire national du PCF s'est en revanche employé à établir des ponts avec l'aile gauche du PS, elle-même hérissée par la politique économique de l'exécutif, et les écologistes. Après la réunion de la mi-juin avec les frondeurs socialistes et des représentants d'EELV, Pierre Laurent a participé ce jeudi à la présentation par «Gauche avenir» de propositions de «convergences» à gauche pour une «stratégie alternative».


Animé par la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann et l'ancien ministre Paul Quilès, ce club exposait les résultats de son étude intitulée «Pour un nouveau Pacte majoritaire à gauche», issue des auditions de différentes personnalités politiques, universitaires et syndicales, parmi lesquelles le numéro 1 du PCF et celui d'EELV. Résultat? «Un diagnostic convergent s'est fait jour», malgré «une grande diversité de points de vue».

 
Mais, a toutefois précisé Pierre Laurent, «ce rassemblement est impossible autour de l'actuelle politique gouvernementale». «Je récuse le discours (...) de la pensée unique qui consiste à dire que les choix mis en œuvre sont les seuls», a-t-il ajouté.

 

 

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 07:25

Déclaration commune CGT/PCF, à l'issue de la rencontre du 24 juin 2014

 

laurentlepaon.jpg

 

A l’invitation du PCF, une délégation de la CGT, conduite par Thierry Lepaon a rencontré une délégation du PCF, conduite par Pierre Laurent.

Les deux délégations ont échangé sur la situation sociale, économique et environnementale. Les orientations politiques prises en France et en Europe placent le monde du travail dans une situation extrêmement dégradée. Les salariés expriment des préoccupations majeures : l’augmentation des salaires, la création d’emplois, l’accès à une protection sociale de haut niveau et aux services publics, l’amélioration de leur cadre de vie. Ce sont des enjeux prioritaires, auxquels le champ politique pour sa part, et le syndicalisme à la place qui est la
sienne, doivent apporter des réponses.

Les deux délégations ont constaté que les peuples des différents pays européens, par-delà leurs spécificités, se trouvent confrontés aux mêmes injonctions économiques et aux mêmes conséquences sociales sur leur vie. Le chômage massif touche presque tous les pays et en particulier la jeunesse. Les inégalités se creusent et progressent. Le recul des services publics, de l’action publique, quelle qu’en soit la forme, et des capacités industrielles est un handicap majeur pour répondre aux besoins sociaux et sortir de la crise. En France, le pacte de responsabilité, le plan de 50 milliards de coupes budgétaires et la réforme territoriale envisagée, mis en oeuvre sous la pression du Medef et de la commission européenne, engagent plus encore le pays dans l'impasse économique, sociale et démocratique.

Le manque actuel de perspectives pour les salariés constitue le principal facteur de progression des partis et mouvements d’extrême droite dans tous les pays d’Europe. C’est une menace très sérieuse pour la démocratie, comme pour les chances d’une relance économique en faveur du monde du travail.

En ce sens la proposition travaillée par le syndicalisme européen d’une relance de l’investissement au niveau européen et d’une construction européenne sur la base de priorités sociales constitue une réelle alternative, dont les salariés doivent s’emparer. Un changement de cap politique en France et en Europe est indispensable. Il est possible en s'attaquant aux coûts du capital et en investissant dans la réponse aux besoins sociaux, industriels et écologiques. Un nouveau mode de développement productif et social est nécessaire qui mette au centre de ses priorités la revalorisation des salaires et des qualifications, la lutte contre le chômage et la création d'emplois, le financement solidaire de la protection sociale, la reconquête industrielle, la justice fiscale et une nouvelle efficacité de l'impôt, la démocratie sociale.

La CGT a fait part de son analyse concernant l’état du rapport des forces en France entre le monde du travail d’une part, celui des actionnaires et du patronat d’autre part.

Plutôt que d’affronter le monde de la finance comme le candidat Hollande s’y était engagé, le gouvernement ne cesse de répondre positivement aux exigences du patronat de baisser ce qu’il appelle le coût du travail. Les accords interprofessionnels et les lois portant sur la situation au travail des salariés se succèdent et affaiblissent les droits des salariés et la démocratie sociale. Cette bienveillance gouvernementale à l’égard du patronat ne permet pas de mobiliser les leviers économiques pertinents pour sortir de la crise, notamment la relance par la consommation, par l’investissement industriel, et par la mobilisation des ressources financières au service du développement social.

La CGT a rappelé sa position concernant sa contribution à la transformation sociale.
La situation économique, sociale et environnementale provoque des attentes fortes de la part des salariés quant à leurs conditions de travail, au contenu de leur travail, à sa reconnaissance et sa valorisation, à leurs droits sociaux.

Elle nécessite une implication citoyenne sur le terrain politique et une intervention massive des salariés dans leur rapport au travail et face au patronat, au niveau de leur entreprise, au niveau interprofessionnel comme au niveau européen.

Parce que le travail est créateur de richesses et d’émancipation humaine, la CGT considère qu’il faut transformer le travail pour transformer la société dans un objectif de développement humain durable. Elle a pour ambition d’être utile aux salariés pour qu’ils puissent intervenir et agir dans leur quotidien de travail.

L’efficacité et la crédibilité du syndicalisme résident dans sa capacité à mettre les salariés en mouvement pour gagner des droits concrets et immédiats et pour construire une sécurité sociale professionnelle tout au long de la vie. Dans un rapport de proximité avec les salariés, c’est par la contestation, la proposition, la mobilisation et la négociation que la CGT agit avec eux. Cette démarche correspond à sa fonction revendicative.

La multiplication des conflits sociaux porteurs d'exigences sociales légitimes, cohabite avec une tentation de repli sur soi des salariés préoccupante. La situation de division du syndicalisme est préjudiciable à notre vivre ensemble, elle affaiblit la capacité des salariés à agir pour défendre leurs intérêts et faire prévaloir des propositions de progrès social pour tous.

La responsabilité du syndicalisme aujourd’hui est de rassembler les salariés dans toute leur diversité d’opinion, de catégorie et de statut.

La démarche de la CGT pour un syndicalisme rassemblé est un enjeu essentiel pour construire le rapport de force nécessaire en faveur des salariés. Il se fait sans exclusive et vise l’intervention la plus large des salariés pour défendre leurs intérêts individuels et collectifs.

C’est le sens que la CGT a donné à sa stratégie lors de son dernier congrès : être utile, accessible et solidaire.

C’est pour cela qu’elle réaffirme, conformément à ses statuts, la nécessité de l’indépendance et de l’autonomie de la démarche syndicale, du respect de la diversité d’opinions politiques, philosophiques et religieuses des syndiqués.

Le dialogue et l’échange entre le syndicalisme et le monde associatif, politique, intellectuel sont nécessaires pour nourrir un nouveau projet social, dans le respect des prérogatives et des responsabilités des uns et des autres.

Pour le PCF, la gravité de la situation sociale et politique du pays appelle une intervention citoyenne et populaire démultipliée pour faire émerger un projet solidaire et démocratique, pour la France. Rien ne sera possible sans l'engagement des salariés et plus largement de tous les citoyens, alors que tout est fait pour bâillonner la démocratie dans la vie de la cité comme dans celle de l'entreprise, et organiser le recul du pouvoir de ceux-ci sur les grandes décisions qui concernent l'avenir de notre pays.

Le PCF entend renforcer son investissement dans le soutien aux luttes sociales, en France et en Europe, pour des solutions alternatives de progrès.

Face à l'affaissement politique et démocratique, aux risques de marginalisation durable de toute perspective progressiste, il entend travailler à la construction d'un projet politique de gauche pour le pays qui donne la priorité à la promotion d'un nouveau modèle de développement répondant aux besoins sociaux, écologiques et industriels.

Il souhaite agir dans cet esprit au rassemblement de toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans les impasses politiques actuelles et veulent des choix solidaires pour un autre avenir pour la France. Il est disponible pour sa part au dialogue, à l'échange et l'action constructifs entre toutes les forces politiques, sociales et citoyennes qui le souhaitent, dans le respect de l'indépendance, des prérogatives et des responsabilités
propres à chacune d’entre elles.

Paris, le 24 juin 2014

Pour la CGT : composition de la délégation conduite par Thierry Lepaon, secrétaire général,
Eric Lafont, Agnès Le Bot, Marie-Laurence Bertrand, Mohamed Oussedik.

Pour le PCF : composition de la délégation conduite par Pierre Laurent, secrétaire national,
Jean Charles Nègre, Isabelle De Almeida, Igor Zamichiei.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 14:56

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VERS UNE RÉPUBLIQUE NOUVELLE

 

La République est à refonder. Notre pays connaît une crise démocratique profonde qui affecte toutes les institutions. Cette crise est le produit des politiques libérales menées depuis des années, confinant de plus en plus les pouvoirs publics au renoncement et à l’impuissance, cédant toujours plus de pouvoir aux logiques des grandes puissances financières.

Cette crise grave appelle un grand mouvement de renouveau démocratique dont notre peuple doit être l’auteur. Pas de changement possible de nos institutions démocratiques sans démocratie, sans consultation des Français. Toute réforme d'ampleur doit être soumise à la ratification populaire par référendum. Notre exigence pour cette réforme des institutions est claire : renouveau démocratique et relance des politiques publiques plus justes et plus efficaces.

 

La dérive autoritaire en cours

L'oligarchie financière, avec les forces politiques qui veulent bien la servir ont organisé le déclin de l'efficacité de l'action publique. Dans tous les pays d’Europe, on a ainsi cherché à réduire leur nombre et donc leur capacité d’action, sous couvert d’économies d’une part et de compétitivité d’autre part.

 

Ce que nous combattons

  1. L’austérité qui impose des réductions de budgets pour les collectivités locales en affaiblissant les investissements comme la réponse aux besoins de la population et la garantie des droits humains fondamentaux.
  2. Le culte de la compétition acharnée entre les territoires qui conduit à vouloir mettre les institutions publiques au service des projets des décideurs économiques, en les faisant fonctionner sur un mode managérial et technocratique.
  3. La volonté affichée de réduire aveuglément le nombre des représentants du peuple et l’idée selon laquelle la démocratie coûterait trop cher et prendrait trop de temps.
  4. La réduction insensée des budgets publics. Promettre l’efficacité, promettre une plus grande égalité et ne pas se donner les recettes nécessaires à l’action, c’est se condamner à l’échec.
  5. La mort programmée de la décentralisation qui conduit à une recentralisation sur un État lui-même resserré et qui n’en finit pas d’abdiquer de ses responsabilités.

 

Ce que nous proposons

  1. Le maintien d'un tissu démocratique dense : la commune, la participation et l'intervention citoyenne à tous les niveaux.

    Les communes sont le centre de la vie démocratique nationale. Elles doivent être confortées et leurs moyens renforcés. La proximité de leur action publique est vitale pour la République.

    A tous les niveaux de la République, nous voulons augmenter la participation et l’intervention citoyennes. Face à la crise de la démocratie représentative, la souveraineté du peuple doit connaître un nouveau processus de développement. Ce développement passe par un exercice collectif des responsabilités et la fin du présidentialisme à tous les étages.

  2. Une architecture institutionnelle qui garantisse l'égalité sur tout le territoire, favorise le partage et la coopération, et non pas des institutions à la carte.

    Le maintien des trois niveaux de collectivités actuelles (commune, département, région) est nécessaire au maintien d'une couverture harmonieuse et égalitaire de l'action publique sur le territoire. Ces collectivités doivent disposer d'assemblées élues à la proportionnelle, être dotées de ressources fiscales propres, et assurées de la clause de compétence générale. La suppression des départements, a fortiori accompagnée de l'agrandissement des régions, laisserait un vide béant sans niveaux intermédiaires. Les métropoles ne peuvent combler ce vide sur l'essentiel du territoire.

  3. Les moyens de réelles politiques publiques ambitieuses.

    Le programme d'austérité draconien prévu pour les collectivités doit être annulé et les dotations nécessaires pour répondre aux besoins rétablies et revalorisées. Ce n'est pas un coût sans retour. L'investissement public local est un des moteurs de la croissance.

  4. Déprofessionnaliser la politique et la détechnocratiser ; généraliser la proportionnelle.

    La seule véritable efficacité réside dans des mouvements choisis et décidés par le plus grand nombre et non imposés depuis le cerveau — fût-il éclairé — de quelques-uns. Nous voulons des institutions qui représentent mieux le peuple, avec des assemblées à parité, en limitant le cumul, en favorisant le renouvellement des mandats. Nous proposons de créer un véritable statut de l’élu pour permettre une plus grande rotation, une plus grande possibilité de donner de son temps au service du bien commun, un élargissement de celles et ceux qui sont dans l’action citoyenne.

  5. Un processus constituant sanctionné par la consultation des Français.

    Nous proposons la mise en place d’un processus constituant. Les multiples retouches apportées à notre Constitution nécessitent désormais une remise à plat, intégrant tous les échelons de la vie démocratique et tous les champs, y compris celui de la protection sociale.

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2 juin 2014 1 02 /06 /juin /2014 14:49

 

 

Plus de seize millions de retraités, sur une population de 65,7 millions d’habitants, cette véritable révolution de la longévité a vu l’espérance de vie dépasser les 81 ans en 2011 (66 ans en 1950). Soit plus de vingt ans à mordre dans la vie, après le départ en retraite. Ce progrès formidable doit cesser d’être considéré comme une charge, un coût à réduire comme le font les libéraux de tous poils. Les retraités ont envie de réinventer la vieillesse en partant suffisamment tôt à la retraite pour mener réellement une vie hors travail. Les retraités veulent avoir les moyens de vivre, de se projeter dans l’avenir, pouvoir participer à la vie sociale, avoir un rôle à jouer dans la société. De bonnes retraites et un service public nouveau peuvent considérablement encourager, amplifier, enrichir ces activités contribuant à construire une autre société. Il est possible de gagner en qualité de vie pour tous les âges. Les moyens techniques, scientifiques et économiques de ce siècle le permettent. C’est un choix de société majeur qui nécessite d’être intégré dans les politiques mises en œuvre pour aller vers une société pour tous les âges.

 

 

 

Une autre politique à la place decette austérité insupportable.

 

 

 

 

 

 

Comme les actifs, engageons-nous dans un mouvement de contestation contre les politiques d’austérité du gouvernement et pour leur substituer une alternative de gauche et de progrès social. Le pacte de responsabilité du président Hollande est un pacte de dupes dont salariés et retraités sont les victimes et les patrons les grands gagnants.Pour eux, un cadeau de 36 milliards d’€ après les 20 milliards d’€ du Crédit d’Impôts Compétitivité Emploi. Pour nous, baisse continue du pouvoir d’achat de nos pensions, réduction de la couverture maladie, augmentation des impôts, de la TVA, de la CSG, création de la CASA. Et d’autres mesures tout aussi néfastes sont dans les tiroirs du gouvernement. La suppression de la part patronale des cotisations sociales de la branche famille constitue, après la CSG, la deuxième brèche dans notre salaire socialisé.

 

 

Cette disposition remet profondément en cause et menace notre modèle social solidaire issu du Conseil National de la Résistance.

 

L’entêtement gouvernemental à vouloir réduire les dépenses publiques, alors que le chômage continue de s’aggraver, met à mal les services publics auxquels les retraités ont largement recours.

 

Jamais dans notre pays les inégalités n’ont été aussi criantes. Les grandes fortunes continuent de s’enrichir honteusement tandis que la pauvreté se développe, chez les jeunes et les retraités. Les débâcles électorales et la montée du FN, appellent d’autres réponses .

 

La constitution d’une alternative à gauche a besoin du rassemblement de celles et ceux qui veulent mettre au pas la finance et ouvrir une nouvelle ère de progrès

 

 

Un salarié retraité n’a rien à justifier.

 

 

Un salarié retraité touche un revenu de remplacement sans contrepartie. À travers le pacte « cotisation-répartition », sa classe assume solidairement ce statut social parce que chacun de ses membres est garanti d’y accéder un jour. Leurs retraites ne pèsent en rien sur le soi-disant coût du travail. Elles ne pèsent que sur le profit !

 

Utiles, ils l’ont été en produisant le monde dans lequel vivent les nouvelles générations de salariés qui, elles-mêmes, sont appelées à rejoindre un jour cette avant-garde émancipée : le défi est que ces dernières puissent le faire de plus en plus tôt ! En créant les retraites, Ambroise Croizat avait en tête un objectif plus ambitieux que de permettre aux retraités de créer de la valeur économique hors de l’entreprise capitaliste : en témoigne son institution des activités sociales des CE. Il avait en tête l’émancipation ; c’est-à-dire le temps de la liberté, de la vie sociale, de la culture : en définitive le temps de la création et du partage gratuit …

 

 

Perte d'autonomie : urgence !

 

 

 

La perte d’autonomie ne se limite pas au vieillissement Elle recouvre 3 situations distinctes : le grand âge, le handicap et l’invalidité. Le projet gouvernemental porte sur le seul vieillissement. Ce n’est pas un risque en soi mais une évolution de la vie qui appelle la mise en œuvre de moyens pour assurer à la personne de poursuivre son existence dans la dignité, à partir des solidarités, des financements et des accompagnements  collectifs nécessaires.

 

Une loi de programmation et  d’orientation sur l’adaptation de la société au vieillissement avait été annoncée. Malgré des avancées,  nous sommes toujours dans une situation d’urgence sociale. La situation des personnes en perte d’autonomie et leur accompagnement appelle des mesures fortes et rapides en termes de prise en charge, de structures de soins et d’accueil médicalisé, d’aide au maintien à domicile et au soutien des aidant(e)s. Et des choix de société devant un enjeu de civilisation. Aujourd’hui, le reste à charge des personnes et des familles atteint l’insupportable. Les aidant(e)s sont souvent isolé(e)s pour faire face à l’insuffisance de structures.  Notre projet s’inscrit dans l’affirmation de notre défense de la protection sociale solidaire avec une sécurité sociale renforcée et élargie dans ses prérogatives, avec comme fil conducteur : »l’humain d’abord.

 

 

Sortir du matraquage fiscal des retraités

 

La réforme en profondeur de la fiscalité doit répondre au  besoin de justice devant l’impôt et d’une autre répartition. Elle doit favoriser  la création de richesses utiles et la satisfaction des besoins sociaux, combinées à une pénalisation des gaspillages financiers et du capital. Et pour cela nous faisons les propositions suivantes : Un impôt sur le revenu de type universel à taux et au nombre de tranches relevés ; un impôt sur les sociétés progressif et modulé selon l’affectation des bénéfices  ; un nouvel impôt territorial des entreprises taxant leurs placements financiers ;un ISF au barème rehaussé intégrant les biens professionnels modulés en fonction des efforts consentis en matière d’emplois et de formation ; un recul de la pression fiscale sur la consommation (TVA, TIPP) ; une réforme de la fiscalité directe locale passant par une véritable révision des bases d’imposition et le plafonnement de la taxe d’habitation.



Un pacte irresponsable pour la santé et la protection sociale !

 

Ce sont finalement plus de 23 milliards d’euros qu’a décidé de prélever le Premier ministre sur la sécurité sociale et la santé. C’est une remise en cause terrible de notre système de protection sociale solidaire ! Une telle ponction va frontalement percuter l’universalité de la sécurité sociale ! Le Medef le réclame depuis des années !  La remettre en cause, c’est remettre en cause l’architecture de la sécurité sociale inventée par Croizat.

Aujourd’hui, les retraités ont l’occasion de dire haut et fort leur attachement à une protection sociale solidaire, une sécurité sociale qui rembourse à 100% les soins prescrits, une démocratie sanitaire réinventée avec le retour des élections aux caisses de sécurité sociale, un pôle public du médicament, une prise en charge de la perte d’autonomie avec la sécurité sociale et le développement des services publics...



Les propositions du PCF en termes de protection sociale sont plus que jamais d’actualité pour une réelle alternative politique aux décisions de régression sociale subies depuis des années.

 

 


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 


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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 15:38

Les élections européennes du 25 mai prochain doivent placer au cœur des débats la création à marche forcée d’un grand marché transatlantique entre l’Union Européenne et les Etats-Unis. Engagées depuis juillet 2013, les négociations suivent une philosophie très simple : créer un grand marché déréglementé soumis aux intérêts des opérateurs économiques, des grandes firmes transnationales en particulier. Or, plutôt que de négocier directement et souverainement avec les Etats-Unis, les Etats membres de l’Union européenne ont délégué leur pouvoir de négociation à la Commission européenne.

 L’Union européenne et les Etats-Unis ont donc entamé ces négociations dans une visée dictée par les dogmes néolibéraux qui sont à l’origine même de la crise économique et sociale qui frappe les peuples d’Europe. Il s’agit en effet d’harmoniser de nombreuses législations, ou d’en supprimer certaines qualifiées « d’inutiles », au service du libre-échange. Les négociations sont menées dans une totale opacité, par des technocrates européens non élus par les peuples souverains, suivant un principe du secret foncièrement antidémocratique. Ce contournement des procédures démocratiques ne sert que quelques intérêts privés en vue d’éviter un débat qui risquerait de leur être défavorable. C’est pourquoi les organisations de la société civile estiment qu’il est temps de mettre un terme à ces pratiques. Il faut ouvrir avec les élections européennes, un débat public, transparent et légitime sur cette question qui impactera l’avenir de 500 millions d’Européens.

 


 D’autant plus que la prise de pouvoir de la Commission est sans limite. Son mandat de négociations lui permet d'ores et déjà de négocier un accord « global », concernant un grand nombre de domaines stratégiques et vitaux pour l’indépendance des nations et l’autonomie des peuples. Ainsi, une partie des négociations porte sur des secteurs précis : agriculture, chimie, cosmétiques, dispositifs médicaux, énergie et matières premières, investissements, machines et électronique, marchés publics, services médicaux, services publics, pharmacie, secteurs annexes, services et investissements, textiles… Tandis que d’autres négociations couvrent des domaines transversaux : cohérence des législations, coordination globale, développement durable, droit d’accès aux marchés des biens, facilitation douanière et commerciale, groupe réglementaire, obstacles techniques au commerce, PME, propriété intellectuelle, règles d’origine, normes sanitaires et phytosanitaires, règles non traitées par ailleurs. Par ailleurs, si la Commission européenne le juge nécessaire, ce mandat de négociations pourra être modifié « sur n'importe quel sujet » pour intégrer de nouveaux domaines.

 L’objectif est de créer une vaste zone de libre-échange par le démantèlement de l’ensemble des règles tarifaires, réglementaires, environnementales qui protègent nos salariés et consommateurs. La perspective de la conclusion de ces négociations fait peser une menace sur les règles de santé publique, écologiques, sociales et culturelles en France et en Europe. Ces négociations ne sont motivées ni par les besoins, ni par l’intérêt des peuples américains et européens. Il convient donc de demander leur suspension immédiate et donner enfin la parole aux peuples.

 

 

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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 05:39

Qu'attendent encore les autorités françaises pour ouvrir leurs archives diplomatiques et militaires sur le génocide au Rwanda et les années qui l'ont précédé ? 20 ans après, la vérité cherche toujours à se frayer un chemin. Et tant qu'on ne créera pas les conditions pour faire toute la lumière sur cet épisode tragique de l'histoire, la France restera prisonnière d'une logique préjudiciable au continent africain et à elle-même.

Alain Juppé, ancien ministre des Affaires étrangères à l’époque du génocide, a appelé samedi François Hollande « à défendre l’honneur de la France », face à ce qu’il qualifie « d'inacceptable mise en cause de la France » par le président rwandais Paul Kagamé. Mais défendre l'honneur de la France, ce n'est pas faire semblant de s'insurger, c'est produire des actes : si monsieur Juppé et les acteurs de l'époque veulent vraiment défendre l'honneur de notre pays, c'est très simple, qu'ils commencent par demander la levée du secret-défense, la communication aux chercheurs, aux parlementaires et au public de tous les documents officiels concernant le rôle de la France, y compris les archives de l’Élysée portant sur le génocide.

La réalité est qu'il y a beaucoup trop de zones d'ombre sur ces années entre 1990 et 1994 où la France a soutenu le pouvoir rwandais qui préparait le génocide, en livrant des armes et en participant au commandement militaire à Kigali (opération Noroît). Les services diplomatiques et militaires avaient alerté en vain le gouvernement français sur l'imminence d'un massacre organisé. Le rôle complice des autorités françaises dans le génocide est hélas attesté. Elles ont même facilité la fuite des assassins vers le Congo voisin.

Il y a une leçon à tirer pour la France elle-même du drame inhumain qui s'est déroulé. Nous devons reconsidérer de fond en comble nos relations avec les peuples et les États africains, plutôt que de considérer l'Afrique comme une zone d'intervention prioritaire sur le plan militaire sans jamais promouvoir une véritable politique de coopération et d'échange laissant aux Africains la maîtrise de leurs choix politiques et économiques de leurs pays.

La décision du gouvernement français de ne pas envoyer de représentant officiel de haut rang aux cérémonies du 20e anniversaire est grave et regrettable : la politique de la chaise vide porte d'abord atteinte à la mémoire du million de femmes, d'enfants et d'hommes victimes de la barbarie génocidaire.

 

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:23

M.Valls Premier Ministre : "François Hollande n'entend que de l'oreille droite" (Pierre Laurent)

 

François Hollande n'a pas écouté le message des Français. A part le Premier Ministre, rien ne change. La nomination de Manuel Valls à la tête du gouvernement est précipitée. C'est est une fuite avant, un choc pour les électeurs de gauche qui ont manifesté leur mécontentement et leur désarroi lors du scrutin municipal. Une nouvelle fois, François Hollande tourne le dos à la gauche.

Le Président maintient le cap de l'austérité. Le pacte de responsabilité reste la priorité. La réduction de 50 milliards d'euros de dépenses publiques et la baisse des impôts et des cotisations sont incompatibles avec les efforts annoncés en faveur de la santé, de l'éducation et de la jeunesse. D'ailleurs le Président est resté très flou. Aucune mesure concrète. Le pacte de solidarité c'est du vent !

Si François Hollande avait vraiment écouté les français, il aurait annoncé un grand plan de justice fiscale et sociale, des investissements pour les services publics, la hausse du SMIC, un soutien aux collectivités locales, l'interdiction des licenciements boursiers.....bref, une politique de gauche! A un mois et demi des européennes il aurait du engager le bras de fer avec Bruxelles pour libérer le pays du pacte budgétaire. Décidément le Président de la République n'entend que de l'oreille droite.

J'appelle solennellement l'ensemble des forces et des militants de gauche qui ne se reconnaissent pas dans les choix de François Hollande, à se rassembler et à travailler ensemble à l'émergence d'une alternative à gauche. Ne laissons pas le champ libre à un retour de la droite. Je donne rendez-vous à tous ces femmes et hommes de gauche le 12 avril prochain pour un grand rassemblement populaire et citoyen pour un sursaut politique plus que jamais nécessaire.

 

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