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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 19:55
Contre le poison et le danger démocratique immense de l'extrême-droite, c'est le moment d'agir (PCF)
Contre le poison et le danger démocratique immense de l'extrême-droite, c'est le moment d'agir (PCF)
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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 19:43

En opposant la candidate de l'extrême droite, Marine Le Pen, au candidat libéral que se sont choisi les milieux financiers, Emmanuel Macron,  le second tour de l'élection présidentielle ouvre la porte à de très graves dangers pour notre pays. Le  débat qui se met déjà en place pour le second tour vise à museler les idées et les forces nouvelles qui se sont levées à gauche.  

En même temps, le score réalisé par notre candidat Jean-Luc Mélenchon a levé un potentiel considérable de résistance et de reconstruction d'une espérance de gauche nouvelle.  Celle-ci est porteuse d'un nouveau projet émancipateur, articulant démocratie, progrès social et écologique pour la société. Il ne vous aura pas échappé que dans les villes à direction communiste - Front de Gauche, le score de Jean-Luc Mélenchon est supérieur de 11 points à la moyenne nationale (30, 6%). 

Aujourd'hui, il faut faire face aux dangers qui se présentent en nous appuyant sur ces idées et ces forces et en leur ouvrant de nouvelles perspectives de luttes, de conquêtes politiques et de représentation politique nationale. 

Le Parti communiste appelle dans un seul et même mouvement à battre le plus largement possible Marine Le Pen le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle et à construire, dès le lendemain, des victoires aux élections législatives dans le maximum de circonscriptions pour pouvoir combattre résolument  les choix libéraux d'Emmanuel Macron comme les forces ultra-réactionnaires de l'extrême droite et de la droite.

Nous avons toujours combattu le Front national et jamais participé à sa banalisation.

Notre appel à faire barrage à Marine Le Pen, en utilisant le seul bulletin qui lui  sera malheureusement opposé, est net et sans détour.   Nous ne laisserons pas toutes les rênes de l’État et les immenses pouvoirs que confèrent la Ve République au Président  dans les mains de la candidate de l'extrême droite. Avec elle, la République, nos principes de liberté, d'égalité et de fraternité, la démocratie et la sécurité de notre territoire comme celle du monde seraient mis en danger.  Nous prenons  toutes nos responsabilités car le risque de son élection ne peut être écarté. 

Nous n'avons pas voulu  la configuration du  second tour, mais comment l'ignorer ?  Notre choix n'est en aucun cas un soutien à la politique d'Emmanuel Macron : nous l'avons combattu comme ministre, puis comme candidat,  dans la rue, à l'Assemblée nationale, dans les urnes.  Nous combattrons demain tous ses choix anti-sociaux, favorables à la loi de l'argent. 

Nous ferons donc barrage à Marine Le Pen les yeux ouverts sur la suite.

Il est d'ailleurs totalement irresponsable de la part d'Emmanuel Macron,  face au danger qui menace, de chercher à faire du vote du second tour une adhésion à son programme. Nous ne tomberons pas dans ce piège. C'est dans cet esprit, lucides et clairvoyants, que nous mobiliserons pour le 7 mai et que nous serons dans la rue le 1er mai, aux côtés des organisations syndicales. 

*  *  *

Au-delà du second tour, il faut construire dès maintenant le maximum de victoires législatives les 11 et 18 juin prochains pour les forces de gauche nouvelles qui se sont levées le 23 avril. 

Alors que les droites sont unies et en ordre de bataille pour les élections législatives, que le Front national veut élargir sa représentation nationale, fort du succès et du résultat de Jean-Luc Mélenchon, c'est à nous, Parti communiste, France insoumise, Ensemble !,  forces du Front de gauche, de créer les conditions de ces victoires, pour une gauche de résistance et de combat forte à l'Assemblée nationale comme dans le pays, en élisant le maximum de députés prêts à défendre la jeunesse, le monde du travail, les quartiers populaires. 

A l'expérience, les citoyen-nes de notre pays savent que ce sont les député-es communistes et Front de gauche qui ont été les adversaires les plus déterminés du ministre Macron et de la loi El Khomri. Ce sont des député-es qui sont restés fidèles aux engagements pris devant leurs électrices et électeurs. Des députés honnêtes et intègres qui ont préservé une gauche debout.

Dans 212 circonscriptions, la totalité des voix de gauche et écologistes qui se sont portées sur les candidatures de  Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et des candidats d'extrême gauche ont déjà devancé le 23 avril Emmanuel Macron, Marine Le Pen et la droite.  

Ensemble, nous pouvons gagner ces circonscriptions.  

Et dans de nombreuses autres, avec de nouveaux progrès qui sont possibles d'ici le 11 juin, d'autres conquêtes sont possibles. 

Dans 210 circonscriptions, ce sont des candidats du FN qui menacent d'être élus, et nous devons prendre des initiatives inédites pour empêcher leur élection.  

Les élections législatives seront donc cruciales. La reconquête engagée le 23 avril peut donc se poursuivre à une condition : que les forces qui ont permis ensemble le score de Jean-Luc Mélenchon envoient très vite un signal fort de mise en commun de leurs forces dans cette nouvelle bataille.  

C'est l'appel que je lance, notamment à la France insoumise, dont je ne comprends pas le silence à nos appels pour une discussion commune sur les législatives depuis dimanche, mais aussi à toutes les forces de gauche qui sont prêtes à s'en saisir.

Le temps presse.  

Si nous sommes ensemble, la victoire  est possible dans des dizaines et des dizaines de circonscriptions. Divisés, nous en gagnerons seulement une poignée. Et chaque circonscription qui sera perdue sera alors gagnée par l'extrême-droite, la droite ou les libéraux d'Emmanuel Macron. Nous n'avons pas le droit de prendre ce risque et de gâcher le résultat obtenu le 23 avril.

Nous en appelons à la responsabilité face à une concurrence qui s'avérerait mortifère. C'est la proposition que l'exécutif national du PCF fera demain au Conseil national. 

En mettant nos énergies en commun, toutes les forces qui ont contribué au résultat de Jean-Luc Mélenchon  et qui auront à  travailler ensemble demain peuvent être bien représentées. Les communistes, notamment dans les circonscriptions où ils sont sortants et où leurs positions sont fortes, sont les mieux placés pour conduire cette bataille. Partout  le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s : 65 % n'ont aucun mandat électif, 85 % sont issus du monde syndical, associatif, infirmières, cheminots, ouvriers, agricultrices, avocates, enseignants, habitants de quartiers populaires.

Ailleurs, c'est France insoumise ou une autre force, qui peut conduire ce combat. Nous sommes pour une entente qui respecte chacun et qui fasse gagner tout le monde.  

Je le répète en concluant : ne perdons plus de temps.

25 avril: conférence de presse de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF sur le second tour des présidentielles et les législatives
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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 20:00

Le second tour de l'élection présidentielle opposera la candidate de l’extrême-droite raciste et xénophobe, Marine Le Pen, à Emmanuel Macron, candidat que les milieux financiers se sont choisi pour amplifier les politiques libérales dont notre pays souffre depuis 40 ans. 

 

C'est une situation extrêmement grave pour notre pays. L'extrême-droit est au second tour et la gauche est éliminée. Pourtant, pour la première fois depuis des décennies, des millions de
citoyen-e-s, qui aspirent à la transformation sociale, ont presque réussi à hisser leur candidat Jean-Luc Mélenchon au second tour. Tous ceux qui ont été trahis par les politiques menées par Hollande et Valls et se sont mobilisés pour la présence de Jean-Luc Mélenchon au second tour éprouvent ce soir des sentiments mêlés et contradictoires. A l'heure où nous nous exprimons et au vu des premiers résultats à notre disposition, nous leur disons que les près de 20 % obtenus par Jean-Luc Mélenchon lèvent un espoir nouveau pour l'avenir, pour réinventer la gauche nouvelle qu’attend notre pays, pour déverrouiller le système politique et la démocratie. C'est un score remarquable et inédit pour un candidat de transformation sociale depuis 1981. 

 

Le combat continue pour ces millions de jeunes, de femmes et d’hommes qui aspirent à une nouvelle société  débarrassée des logiques de rentabilité, à une véritable politique de gauche, de justice  et de progrès social tournant le dos à l’austérité, au chômage et à la précarité. 

 

Nous entrons dans une période totalement nouvelle et inédite de l’histoire politique de notre pays. Même si elle est dévoyée par les pièges de la présidentialisation, la secousse est forte : les deux partis, le Parti socialiste et les Républicains, qui ont dominé la vie politique française depuis 40 ans, sont éliminés au soir du premier tour. 

 

L’aspiration au changement, à un nouveau choix de société, continuera de pousser inexorablement. La mobilisation de la jeunesse et des quartiers populaires est une promesse pour l'avenir.

 

C'est pour nous la leçon essentielle de cette campagne : rien n’est plus urgent que de continuer à ouvrir à ces nouvelles aspirations, à une véritable démocratie citoyenne, les voies de leur  rassemblement pour construire une nouvelle République sociale, écologique, solidaire, respectueuse de la diversité et des attentes de notre peuple.

 

Ce combat, le Parti communiste entend le poursuivre avec toutes les forces politiques, sociales et   citoyennes disponibles. Nous avons des atouts inédits pour cela. 

 

Nous saluons la campagne de Jean-Luc Mélenchon, tous les militants communistes, du Front de gauche, de la France insoumise, les élus communistes et Front de Gauche, les citoyens qui s'y sont investis et qui ont voté. Ce résultat est le leur.

 

L’engagement de notre parti, de ses militantes et militants, des élu-e-s communistes et républicains  dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon a permis des rassemblements prometteurs. Jean-Luc Mélenchon obtient de très bons résultats dans les villes, les cantons, les circonscriptions où le Parti communiste est bien implanté et dispose d'un réseau important de militant-e-s et d'élu-e-s . 

 

 

Le résultat de Jean-Luc Mélenchon marque un désir profond  de changement  vers plus d'honnêteté en politique, de justice sociale, de solidarité, de démocratie réelle, de paix et de respect de l'environnement. 

 

C'est une nouvelle page de la gauche française qui a commencé à s’écrire dans cette campagne. La gauche  change d’époque. Le Parti communiste est totalement investi dans cette réinvention, avec son projet, La France en commun, et entièrement tourné vers les défis du XXIè siècle. 

 

Dans l'immédiat, conscients des immenses batailles qui sont à venir et des responsabilités qui incombent à notre parti, nous appelons le 7 mai, lors du second tour de l'élection présidentielle, à barrer la route de la Présidence de la République à Marine Le Pen, à son clan et à la menace que constitue le Front national pour la démocratie, la République et la paix, en utilisant le seul bulletin de vote qui lui sera malheureusement opposé  pour le faire. 

 

Marine Le Pen veut une société de haine, du rejet de l'autre, du racisme et de la xénophobie, une société qui divisera ceux qui ont des intérêts communs au profit de son clan et des puissances d’argent, qui substituera aux principes fondamentaux d’égalité et de fraternité dans la République des principes de discrimination entre Français, entre ceux qui vivent et travaillent dans notre pays selon leur origine et leur nationalité. Nous n’en voulons pas.  

 

Marine Le Pen veut un monde dangereux où toutes les aventures guerrières deviendraient possibles, où toutes les rivalités nationalistes seraient encouragées. Avec Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar El Assad, et les extrêmes droites européennes comme alliés, elle menacerait la sécurité du monde si elle présidait la France, un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Nous ne le voulons pas. 

 

Nous avons le devoir, pour aujourd’hui comme pour les générations futures, d'empêcher son accession à la Présidence de la République, qui signifierait la prise en main par l'extrême-droite de tous les instruments d’État.

 

Notre appel pour le 7 mai n’est évidemment en aucun cas un soutien au programme libéral anti-social d’Emmanuel Macron, que nous avons combattu quand il était ministre et que nous combattrons demain sans concession, chaque fois qu’il portera atteinte  au  monde du travail, à ses droits, à nos services publics. 

 

Nous appelons, dans le respect des appels qui seront lancés le 1er mai par les organisations syndicales, à faire de cette grande journée sociale du 1er mai un  moment de lutte et de mobilisation sociale contre l’extrême-droite, pour la paix, la démocratie et le progrès social. 

 

Face à un tel second tour de l’élection présidentielle, les élections législatives des 11 et 18 juin prennent désormais une importance cruciale. Les citoyen-nes qui ont porté à un haut niveau l'élan de la transformation sociale avec le vote pour Jean-Luc Mélenchon, doivent maintenant transformer l'essai lors des prochaines élections législatives. L'Assemblée nationale peut devenir un contre-pouvoir à la politique qui sera conduite à la suite du résultat du second tour de l'élection présidentielle le 7 mai prochain.

 

Fort du résultat obtenu ce dimanche, nous pouvons élire un grand nombre de députés honnêtes, proches de vous,  fidèles aux intérêts populaires, comme l’ont été les députés communistes pendant 5 ans, notamment  contre les lois Macron ou El Khomri. Des députés qui résisteront à la droite et à l’extrême-droite, qui ne s’allieront pas  avec les députés macronistes pour voter des lois anti-sociales.  Des députés porteurs de résistance et d'espoir face aux appétits de la finance et contre la haine et les divisions.

 

 

Les communistes sont déjà pleinement investis dans cette bataille législative que nous savions essentielle depuis le premier jour, à l’égal de l’élection présidentielle.  Le PCF présente et soutient une nouvelle génération de candidat-e-s à parité pour faire  entrer le peuple à l’Assemblée nationale.

 

Dès ce soir, et dans les quarante-huit heures qui viennent, le Parti communiste appelle les forces de gauche et de progrès, les équipes de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise, toutes les forces engagées dans la campagne, celles de Benoît Hamon, des socialistes et des écologistes, des femmes et des hommes désireux de reconstruire une gauche de combat et de transformation sociale et à se réunir, à débattre publiquement et préparer ensemble les échéances décisives à venir, celles du second tour de l'élection présidentielle, du 1ermai, et celles des élections législatives des 11 et 18 juin. 

 

Pour sa part, le PCF s’engage sans attendre dans toutes ces mobilisations. 

 
 
 
Déclaration de Pierre Laurent après le premier tour des élections présidentielles
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 08:43
Pierre Laurent : « les Français sont en train de prendre la parole »
AURÉLIEN SOUCHEYRE
SAMEDI, 15 AVRIL, 2017
HUMANITE.FR
Photo DORIAN GUITEL/CE3P
Photo DORIAN GUITEL/CE3P

Le secrétaire national du PCF a tenu un meeting jeudi soir à Rouen, à quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle et alors que Jean-Luc Mélenchon ne cesse de monter dans les sondages.

À une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, Pierre Laurent a tenu un meeting de soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, jeudi à Rouen (Seine-Maritime). Le secrétaire national du PCF, entouré de nombreux militants PCF, insoumis, écologistes et de candidats communistes normands aux élections législatives (Céline Brulin, Jean-Paul Lecoq, Hubert Wulfranc, Patrice Dupray, Aurélien Lecacheur) a estimé que « quelque chose se lève dans ce pays » avec la qualification possible pour le second tour de Jean-Luc Mélenchon, qui ne cesse de monter dans les sondages.

« Nous entrons un paysage politique que l’on n’a pas connu depuis des décennies.

On pense plutôt en ce moment à 2005 et à la campagne du non au projet de constitution européenne qu’à d’autres élections. Des gens qui ne parlaient pas politique se mettent à en parler. Des millions de gens qui ne savent pas encore quel bulletin ils vont mettre dans l’urne vont se décider cette semaine. La bataille politique, la lutte des classes, va donc prendre un tour tout particulier », a estimé Pierre Laurent.

Fustigeant ceux « qui ont tout essayé pour verrouiller l’élection présidentielle, pas toujours avec les mêmes noms mais toujours avec le même scénario », afin de voir s’affronter le Front national et un candidat libéral au second tour, le dirigeant s’est indigné que « quand Marine Le Pen était donnée à 27%, personne ne s’est déchainé de la sorte ! ». Il faisait ici référence aussi bien aux « éditos ridicules », « aux poncifs anticommunistes » ressortis pour cibler Jean-Luc Mélenchon, qu’à François Hollande, sorti de sa réserve pour s’inquiéter de la dynamique autour de Jean-Luc Mélenchon.

« Ce qui leur fait peur, c’est que l’on échappe à leur scénario. Ce qui était prévu est dérangé par une irruption citoyenne qu’ils ne veulent absolument pas voir », a poursuivit Pierre Laurent. A ses yeux, les « Français sont en train de prendre la parole » contre tous « ceux qui disent que le progrès social est impossible ». « Le monde dans lequel nous vivons est scandaleusement injuste. Il y a neuf millions de pauvres dans ce pays, soit un million de plus qu’il y a dix ans, et dans ces millions il y en a des centaines de milliers qui travaillent ! », s’est-il indigné, avant de lister les 80 milliards d’euros perdus à cause de l’évasion fiscale, les 40 milliards de CICE versés sans aucun effet sur l’emploi et les dividendes déboursés aux actionnaires qui continuent d’exploser.

« Les 50 plus grandes fortunes françaises possèdent 275 milliards d’euros, et les dix plus grandes 160 milliards rien qu’à elles seules. C’est plus que le budget de l’Education nationale. Et on nous dit que dépenser dans les services publics c’est impossible ? Le pays craque parce que ce monde est fou ! » Disant sentir, sur le terrain, que le maintien des services publics est l’une des trois principales préoccupations des Français, il a ensuite ainsi ciblé Marine Le Pen : « Nous, nous élevons notre regard vers ceux qui se goinfrent sur notre dos. Elle, à l’inverse, baisse le regard et veut que les travailleurs croient que le problème est en dessous d’eux. Le poison de la division qu’elle instille est extrêmement dangereux ».

Evoquant la Guyane, les banlieues, les territoires ruraux, tout comme les manifestations aussi bien de gardiens de prison que les revendications des handicapés, Pierre Laurent a fait ce constat : « Tous disent être les oubliés de la République, partout nous l’entendons dans cette campagne. Mais c’est qu’en réalité nous sommes tous les oubliés de la politique de rentabilité, de la finance et de ce système ! » Mesurant qu’un « autre monde est possible, qu’un autre monde est à notre portée », il a appelé à se mobiliser pour voter Jean-Luc Mélenchon le 23 avril. « La bataille pour un autre monde ne passe pas seulement par l’élection présidentielle, mais elle passe à l’évidence par l’élection présidentielle. Il y a des débats et il y en aura encore, c’est évident, mais porter Jean-Luc Mélenchon au second tour de ce scrutin est le chemin le plus court », a-t-il insisté.

Se projetant déjà dans la suite du combat, Pierre Laurent a rappelé que « les législatives seront elles aussi à gagner. Une victoire présidentielle serait réduite à néant sans victoire aux législatives et sans majorité qui donne sa place à toutes les sensibilités de la gauche : les communistes, la France insoumise, les écologistes, Ensemble et les socialistes anti-austérité ». Appelant à faire « entrer le peuple à l’Assemblée nationale », ambitionnant de « faire beaucoup plus que sept députés PCF », il a retenu ce mot d’ordre : « là où nous sommes les mieux placés pour gagner, ne pas se diviser ». « Quoi qu’il arrive, un nouveau rapport de force aura été installé avec cette campagne », a-t-il enfin souligné, invitant à déjouer le scénario préétablis.

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 09:11
Disparition de Jean Nédélec, 97 ans, grande figure du militantisme

Publié le 04 avril 2017
 

Le Télégramme

 

En 2004, Jean Nédélec avait publié ses mémoires. (Photo archives Le Télégramme)

En 2004, Jean Nédélec avait publié ses mémoires. (Photo archives Le Télégramme)

Avec la disparition de l'ancien instituteur Jean Nédélec, 97 ans, c'est une grande figure de la gauche brestoise et finistérienne qui s'est éteinte en fin de semaine dernière. Né en 1920 au Faou, il avait rejoint Brest avec ses parents à l'âge de 6 ans. En 1939, Jean Nédélec devient instituteur, nommé à Plogoff. Il est mobilisé, puis, après l'armistice, il est envoyé quelque temps dans un camp en Dordogne où il fait la connaissance du futur responsable communiste et résistant breton Daniel Trellu, instituteur lui aussi.

Entrée en résistance


En janvier 1941, Jean Nédélec revient à Brest, où il retrouve en 1942 une affectation d'instituteur, avant d'être muté en 1943 à Landeleau. Il entre dans un groupe de résistance en 1944 avant le débarquement. Il est ensuite envoyé en poste à Loqueffret et c'est là qu'il vit la libération de la Bretagne. Il est à nouveau mobilisé pour protéger et surveiller des prisonniers Allemands à Erquy en mai 1945, puis envoyé en poste à Collorec comme directeur d'école. Il adhère dans l'immédiate après-guerre au Parti Communiste.

Jean Nédélec crée l'amicale laïque de Collorec et commence à militer à la Fédération des oeuvres laïques. Au début des années 50, il s'implique beaucoup au SNI- FEN/CGT et à l'Union départementale CGT.

Militant pour la paix et pour la laïcité


À la fin des années 50 et jusqu'en 1961, Jean Nédélec s'implique ardemment pour la paix en Algérie. Il luttera toute sa vie pour la paix, y compris pendant la première guerre du Golfe en 1991, en créant un Comité pour la paix à Brest. Mais Jean Nédélec était aussi un infatigable défenseur de la laïcité. Sa première responsabilité à la Fédération des oeuvres laïques date de 1961. Il enseigne alors à l'école primaire des Quatre-Moulins à Brest, dans un cours préparatoire de 48 élèves. Il va aussi s'impliquer fortement au Patronage laïque de Saint-Pierre et des Quatre-Moulins. De 1964 à 1967, il est responsable du service culturel de la Fédération des oeuvres laïques. Et de 1967 à 1979, il exerce les fonctions de secrétaire général de la Fédération des oeuvres laïques du Finistère. Un dernier hommage sera rendu à Jean Nédélec demain, à 14 h 30, à la salle de cérémonie du Vern, à Brest.


 

 

 

 

 

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 14:09
Pierre Laurent : «La présidentielle n’est pas jouée, nous serons tenaces jusqu’au dernier moment »
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ET CÉDRIC CLÉRIN, DIEGO CHAUVET ET STÉPHANE SAHUC
VENDREDI, 31 MARS, 2017
HUMANITÉ DIMANCHE
« Pour une majorité nouvelle PCF, Front de gauche, France Insoumise, socialistes de gauche, écologistes » Photo : Lahcêne Abib
« Pour une majorité nouvelle PCF, Front de gauche, France Insoumise, socialistes de gauche, écologistes » Photo : Lahcêne Abib

Entretien. Alors que la campagne présidentielle entre dans la dernière ligne droite mais toujours sur fond d’affaires, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, appelle à se saisir du vote Mélenchon pour exiger un changement radical. Selon lui, rien n’est joué pour ce premier tour et il invite les électeurs à ne pas se laisser voler leur vote et à ne pas tomber dans le «piège» Macron face au réel danger FN.

Humanité Dimanche. Pour des millions de Français, la peur de Le Pen fait du vote Macron un vote utile. Que leur dire ?

Pierre Laurent. Cela fait un an que l’on construit un piège politique pour empêcher les Français de choisir une véritable politique de gauche. Le choix se réduirait à Mme Le Pen ou une version ou une autre des mêmes politiques libérales – soit la version ultraréactionnaire de Fillon, soit une version prétendument modernisée avec Macron. Mais nous avons déjà vu Macron à l’œuvre. Il a été l’inspirateur de la politique économique de François Hollande. Et aujourd’hui il veut poursuivre avec 60 milliards de dépenses publiques et 120 000 fonctionnaires en moins… Sa première visite internationale a été pour Angela Merkel pour l’assurer que la France, avec lui, poursuivrait dans la même voie. L’idée qu’on sera en meilleure position pour battre Mme Le Pen si le vote Macron est très élevé, quitte à faire descendre les votes de gauche, est une idée extrêmement dangereuse. Ne nous trompons pas d’adversaire. Pour porter le plus haut possible le vote Mélenchon, le danger, c’est le vote Macron, pas le vote pour Benoît Hamon, qui est d’ailleurs combattu par les tenants de la ligne sociale-libérale. Nous aurons demain à reconstruire avec tous les électeurs de gauche.

Humanité Dimanche. Alors, comment contrer le danger FN ?

Pierre Laurent. D’abord en combattant ses idées. J’ai publié un livre pour démonter l’imposture de son programme car j’en ai assez de la complaisance qui entoure le discours du FN. J’ai conscience que, pour combattre cette banalisation, il faut le faire avec des arguments précis, en démontant un discours qui s’emploie à maquiller ses véritables intentions. Prenons l’idée centrale du FN : il prétend qu’il créera un bouclier protecteur pour les travailleurs en constitutionnalisant la préférence nationale. Si cela arrivait, ce serait en vérité la fin du principe central d’égalité dans notre République, et son remplacement par un principe officiel de discrimination. Ce ne serait donc pas une protection mais une attaque contre tous les principes fondamentaux d’égalité. C’est l’ensemble des droits des travailleurs qui serait fragilisé. En créant des catégories de salariés sans droits, sans accès à la protection sociale, le FN institutionnaliserait sur le sol national le dumping social entre salariés aux droits différents. En vérité, Mme Le Pen passe son temps à diviser les Français en exonérant de toutes responsabilités la concentration des richesses financières dans les mains de quelques-uns.

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 12:46

Déclaration de Pierre Laurent: secrétaire national du Parti communiste français

 

 

La conversion de Manuel Valls à la candidature d'Emmanuel Macron clarifie le sens de cette candidature. Celle-ci devient le point de ralliement de tous les libéraux et socio- libéraux. Ce choix sonne le regroupement de tous les responsables des renoncements du quinquennat et de la division de la gauche, autour d'une candidature dont les orientations de droite sont désormais clairement affichées.

Dans cette situation, face à une menace de droite et d'extrême droite qui s'aggrave encore, il est urgent que toutes les forces de gauche engagées dans la campagne des présidentielles se rassemblent autour d'un projet profondément ancré à gauche, d'une campagne et d'une candidature commune.

Engagé dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, je demande une rencontre dans les tous prochains jours entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Yannick Jadot et moi-même pour créer les conditions de la victoire.

C'est plus que jamais nécessaire et, désormais, possible dans la clarté.

Ralliement de Valls à Macron: déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
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27 mars 2017 1 27 /03 /mars /2017 15:01
La France doit s'engager pour un monde sans armes nucléaires (PCF-27 mars 2017)

La France doit s’engager pour un monde sans armes nucléaires

Le 27 mars 2017 s’ouvrent à New-York des négociations visant à la fin des armes nucléaires ; elles font suite à l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU le 23 décembre 2016 de la résolution L 41 portant sur la conclusion d’un traité d’interdiction des armes nucléaires.
 

Alors que la France est signataire du Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP) dont l’article 6 l’engage à œuvrer en faveur du désarmement nucléaire et d’un désarmement général, multilatéral, négocié et contrôlé, elle a voté contre la résolution L. 41 et ne sera pas présente lors des discussions qui débutent à New-York.
 

La France, comme les États-Unis, la Russie et la Grande-Bretagne, a tenté d’empêcher ces négociations initiées par des pays porteurs d’une approche humanitaire ; celle-ci met au centre des préoccupations non seulement la sécurité des puissances nucléaires, mais aussi celle de l’ensemble des États potentiellement victimes de l’emploi des armes nucléaires. 
 

Les négociations ont de bonnes chances d’aboutir à un projet de traité d’interdiction et d’élimination des armes nucléaires, d’autant que deux puissances nucléaires, l’une signataire du TNP, la Chine et l’autre non signataire, l’Inde, ont manifesté l’intention de participer aux négociations. Il est temps que la France prenne la mesure de ces évolutions au plan international et joue un rôle actif dans le processus en cours.
 

Le Parti communiste français demande que la France cesse de pratiquer la politique de la chaise vide et rejoigne le processus de négociations qui commence en proposant des mesures concrètes pour avancer vers un monde sans armes nucléaires comme par exemple le gel de tous les programmes de modernisation qui contreviennent à l’esprit et au texte du TNP.

Paris le 27 mars 2017, le Parti communiste français

 

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 20:37
Tribune de Xavier Compain dans l'Humanité - 22 mars 2017

Tribune de Xavier Compain dans l'Humanité - 22 mars 2017

Xavier Compain le 15 mars avec l'agriculteur bio Alain Glidic à l'île de Batz

Xavier Compain le 15 mars avec l'agriculteur bio Alain Glidic à l'île de Batz

Xavier Compain avec Michel Gourvil, éleveur de vache laitière, et Daniel Ravasio, le 15 mars à Plougonven

Xavier Compain avec Michel Gourvil, éleveur de vache laitière, et Daniel Ravasio, le 15 mars à Plougonven

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 06:29

416 parrainages d'élus communistes et républicains pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon

11 candidatures à l'élection présidentielle sont maintenant officiellement enregistrées. Le combat qui s'annonce est crucial pour l'avenir du pays. Le PCF se félicite d'avoir contribué de manière décisive avec 416 parrainages d'élus communistes et républicains sur un total de 805 parrainages au dépôt de la candidature de Jean Luc Mélenchon. Elle permettra à des millions de nos concitoyens d'affirmer avec force et clarté leur exigence de changement.

D'ici le 23 avril les communistes mettront leurs énergies à porter cette candidature avec esprit de rassemblement et continueront à travailler à la construction d'une majorité de progrès avec toutes les forces de gauche engagées dans cette campagne autour d'engagements de rupture avec l'austérité, de relance sociale, écologique et industrielle, de construction d une nouvelle République.

Dans les élections ils porteront ces objectifs avec les candidatures de large rassemblement qu'ils contribuent à construire dans les circonscriptions au plus près des combats sociaux et citoyens.

416 parrainages d'élus communistes et républicains pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon (sur 805 parrainages)
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Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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