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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 09:57

ZIKA : Un pôle public du médicament pour une réponse globale à la menace

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient de déclarer la menace d’épidémie du virus Zika, «d’urgence de santé publique de portée mondiale».

Ce virus transmis par un moustique a vu exploser, en Amérique du Sud, le nombre de cas de microcéphalies (malformation congénitale dont souffrent les enfants nés avec une tête et un cerveau anormalement petits), liées aux contaminations materno-fœtales.

L’épidémie s’étend principalement en Colombie, au Salvador, en Équateur, au Brésil et en Jamaïque, des pays où la contraception n’est pas promue, voire autorisée et l’avortement n’est pas dépénalisé et où les femmes sont loin d’avoir la maîtrise de leur propre corps.

Outre ce continent incluant les Antilles, de nombreux autres pays s’ajoutent depuis, en Afrique comme en Asie du Sud-Est.

Le PCF demande que la France intervienne auprès de l’ONU pour qu’un plan mondial de lutte contre la pandémie soit acté, s’engageant à aider financièrement les pays les plus touchés.

Cela doit nécessiter une réponse d’investissement en conséquence, de l’industrie pharmaceutique alors que SANOFI vient de déclarer en France un nouveau plan social tout en s’apprêtant à verser plus de 7 milliards de dividendes à ses actionnaires.

Le PCF invite le Gouvernement à impulser une politique audacieuse de relance de notre recherche pharmaceutique et d’investissement, alors que des centaines de millions sont versés à ces mêmes multinationales au travers du Pacte de Responsabilité et du Crédit impôt recherche. Il réaffirme l’exigence de mise en place d’un Pôle public du Médicament en France comme en Europe pour contribuer à une réponse globale à ce type de menace.

Le PCF, aux côtés des salariés et de leurs syndicats, continuera de défendre l’emploi et le développement d’un pôle industriel et de recherche pharmaceutique en France et en Europe.

Le PCF exprime aux personnes victimes du virus, notamment aux Femmes, toute sa solidarité, en exigeant que les mesures de prévention, de dépistage et de surveillance soient prises, et que leur soit enfin reconnu, dans le monde, le droit à la contraception et à l’avortement

Zika: un pôle public du médicament pour une réponse globale à la menace (PCF)
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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 08:10
Erdogan

Erdogan

Massacre/Cizré : La Turquie d’Erdogan a franchi une nouvelle étape dans l’abjection

La Turquie d’Erdogan, en massacrant et en brûlant 60 civils, réfugiés dans les caves de deux immeubles, à Cizré a franchi une nouvelle étape dans l’abjection. Elle se livre à ce qui s’apparente à des pogroms contre la population kurde. Cizré, comme une vingtaine d’autres villes, ne sont plus que ruines et demeurent soumises à d’intenses bombardements. Plus de 250 civils y ont perdu la vie faute de soins. Des crimes contre l’humanité se produisent désormais quotidiennement au Kurdistan dans un silence assourdissant.

Le PCF condamne cette politique scélérate ainsi que le soutien que la France et l’UE apportent à la Turquie dans la cynique et vaine perspective de juguler les flux migratoires. Erdogan bafoue toutes les libertés, appuie Daesh et affirme trouver ses sources d’inspiration dans l’hitlérisme.

Une telle complicité est une honte. La France et l’UE doivent exiger d’Ankara la fin des violences contre les Kurdes et assurer leur protection. Elles doivent cesser la répression qui s’exerce contre leurs organisations et leurs rassemblements comme celui de Paris, le 8 février 2016.

Il n’y a pas de solutions militaires à cette crise. La France et l’UE doivent appuyer les efforts de paix que portent toutes les formations kurdes et turques démocratiques auxquelles le Parti communiste français apporte un total soutien.

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10 février 2016 3 10 /02 /février /2016 07:30
Syrie: pour un cessez-le-feu sans condition et l'accès aux convois humanitaires (PCF)

Syrie: pour un cessez le feu sans condition et l'accès aux convois humanitaires

La suspension des pourparlers de paix inter-syriens par l'émissaire de l'ONU Steffan de Mistura et leur report au 25 février n'est pas une bonne nouvelle pour le peuple syrien et la paix dans la région.

En effet, après 5 ans de guerre, 260 000 morts, des millions de déplacés et de réfugiés, et un territoire occupé à 60 % par le groupe terroriste l’État islamique, il est plus que temps de mettre un terme au calvaire de ce peuple. C'est ce qu'a décidé le Conseil de sécurité de l'ONU sur la base des propositions des 17 pays formant le groupe international d'appui pour la Syrie qui s'est prononcé pour l'arrêt des hostilités, la mise en place d'un gouvernement de transition, une nouvelle Constitution et des élections dans les 18 mois.

Force est de constater que les acteurs du conflit, malgré leur accord de principe en faveur de l'ouverture de discussions, continuent de faire prévaloir leurs propres objectifs au détriment de la mise en œuvre de ce processus pour aboutir à la paix.

C'est le cas de l'opposition syrienne, dite du groupe de Ryiad, et de ses alliés, l'Arabie saoudite, la Turquie, le Qatar et la France, qui veut toujours s'imposer comme unique représentant de l'opposition syrienne, en excluant les autres courants notamment laïcs et les Kurdes syriens.

Steffan de Mistura a raison d'indiquer « l'ONU ne peut pas permettre que de simples questions procédurales deviennent plus importantes que les résultats concernant la situation humanitaire du peuple syrien ».

Mais c'est aussi le cas du régime qui, avec ses alliés russes, se lance dans une offensive militaire à Alep au risque de déclencher une nouvelle escalade et rendre caduque la reprise des discussions.

L'offensive du régime pousse sur le chemin de l'exode 30 000 syriens, toujours bloqués à la frontière turque, qui vont grossir le flot des réfugiés à la recherche de sécurité. A cet égard, l'appel de la Chancelière Angela Merkel et du Premier ministre turc à l'appui de l'OTAN dans la lutte contre les passeurs, ne peut qu'aboutir à de nouveaux drames.

La seule solution raisonnable et sécurisée serait que l'UE ouvre des voies légales de passage entre la Turquie et l'Europe, qui, de fait, épargneraient des centaines de vies et rendraient caduque l'usage des passeurs. Mais l'UE et certains des États membres n'en veulent pas. Le peuple syrien se trouve ainsi pris au piège entre une guerre inter-syrienne qu'il veut fuir, les groupes terroristes et une Europe qui le rejette.

Le PCF réaffirme son soutien à une solution politique telle qu'elle est définie dans le cadre des décisions du Conseil de sécurité du 18 décembre. Il se prononce pour un cessez-le-feu sans condition et l'accès aux convois humanitaires des zones où les populations sont les plus isolées et enfin pour un accueil digne et respectueux des règles internationales des réfugiés syriens par l'UE et les États qui la composent.

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 10:33

37ème Congrès du PCF

Trois objectifs :

  1. Clarifier dans un texte fort et lisible le projet politique que nous portons pour la France. Il s’agit de franchir, sur la lancée de « La France en commun », une étape qualitative dans l’énoncé de ce projet, qui réponde à la question « Communistes, pourquoi combattons-nous ? », qui permette à notre peuple d’identifier la proposition communiste sur le sens de notre société et sur le chemin que nous proposons.
  2. Dire dans une résolution politique ce que nous voulons et proposons pour les élections de 2017, l’élection présidentielle, les législatives, sénatoriales. Le congrés, début juin, sera le moment de synthétiser l’ensemble de nos propositions pour 2017.
  3. Procéder à tous les changements, adaptations et transformations nécessaires de notre Parti pour se hisser à la hauteur de la période. Ce travail spécifique pourra être sanctionné au Congrés par un relevé de décisions concrétes.

Conseil national des 5 et 6 mars. Adoption du « projet de base commune ».

6 avril. Date limite des dépôts des textes alternatifs et validation des textes le 9 avril pour l’envoi des documents aux communistes la semaine du 11 avril.

4, 5 et 6 mai. Vote des communistes sur le choix des documents.

À partir de mi-mai. Congrès de section

Du 27 au 29 mai. Congrès départemental au Rove.

1er juin. Conférence mondiale pour la paix et le progrès.

Du 2 au 5 juin. 37ème Congrès du PCF.

Voir les textes

> Rapport introductif de Pierre Laurent au Conseil national des 16 et 17 janvier 2016

--> Conseil national des 16 et 17 janvier. Synthèse et trame pour aider à la présentation

Conseil national des 16 et 17 janvier. Synthèse

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30 janvier 2016 6 30 /01 /janvier /2016 07:36

Fédération du Parti Communiste du Finistère/ 5 rue Henri Moreau/ 29 200 BREST

Communiqué du Parti Communiste du Finistère:

Déchéance de nationalité, constitutionnalisation de l'état d'urgence: ne laissons pas faire ces régressions démocratiques fondamentales

Lancé par François Hollande et Manuel Valls, le débat sur la déchéance de nationalité et la prolongation de l'état d'urgence est révélateur d'une dévire guerrière et sécuritaire.

En total échec sur le plan social et économique, avec un chômage et des inégalités qui ont rarement été à un niveau aussi élevé, en rupture avec une grande partie de son électorat de gauche du fait de la violence de sa politique économique libérale et pro-patronale, Hollande veut donner à voir qu'il a de l'autorité en s'emparant des recettes des néo-conservateurs.

Dans le cas présent peu lui importe que ces mesures n'aient aucune utilité dans la lutte contre le terrorisme, ce qui compte c'est la posture politique.

L'extension de la déchéance de nationalité pour les binationaux nés en France aurait eu pour conséquence de créer deux catégories de Français. C'est une remise en cause d'un principe qui prévaut en France depuis deux siècles; celui du droit du sol.

Le projet de loi constitutionnelle introduit la notion de « crime constituant une atteinte grave à la vie de la Nation », laissant au législateur la liberté de définir les crimes qui rentrent dans ce cadre. Hollande donne ainsi à un potentiel gouvernement de droite extrême une grande liberté pour élargir le champ d’application de la déchéance nationale. Et le pire est toujours possible. N'oublions jamais que c'est l'Assemblée nationale du Front populaire qui, après avoir déchu les parlementaires communistes, privés de leurs droits civiques, a voté les pleins pouvoirs à Pétain, lequel a abondamment usé de la déchéance de nationalité.

Concernant l'état d'urgence, la réforme constitutionnelle présentée fait courir le risque d'un régime d'exception permanent et d'une aggravation des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines ciblant des personnes sans aucun lien à des risques d'attentats.

Elle est la plus mauvaise réponse aux terroristes qui ont pour objectif de mettre nos démocraties en contradiction avec leurs principes fondateurs en créant un climat de psychose et de guerre. Or, il est parfaitement possible, en y consacrant les moyens humains nécessaires pour la police et la justice, d'assurer la sécurité dans le respect de notre Etat de droit. La Constitution Française est faite, aussi, pour protéger les citoyens. Hollande par calcul politicien est en train de la transformer, rendant possible toutes les dérives liberticides.

Le Parti Communiste du Finistère soutient le rassemblement contre la constitutionnalisation de l'état d'urgence et la déchéance de nationalité et appelle les citoyens à y participer très nombreux le samedi 30 janvier à 14h30 place de la Tourbie à Quimper au départ de l'ex permanence du député Jean-Jacques Urvoas, qui a remplacé comme ministre de la justice Christiane Taubira, très justement opposée à cette régression démocratique

Contre la déchéance de nationalité et la prolongation et constitutionnalisation de l'état d'urgence: appel du Parti Communiste au rassemblement de Quimper le 30 janvier 2016 à 14h30
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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 17:01
Le PCF apporte son soutien à Salah Hamouri et à sa femme Elsa Lefort

Le PCF apporte son soutien à Salah Hamouri et sa femme Elsa Lefort

Il y a 3 ans, Salah Hamouri, citoyen franco-palestinien condamné à 7 ans de prison par un tribunal militaire israélien (jugement illégal au regard du droit international), était libéré grâce à de nombreuses mobilisations. Mais le gouvernement israélien n'en finit plus de chercher sa revanche. Cela a commencé par des interdictions pour Salah de se rendre à Ramallah où il devait finir ses études pour obtenir son diplôme d'avocat. Selon les autorités israéliennes, Salah mettrait en danger la sécurité de l'Etat d’Israël, rien de moins. Cela aurait pu s'arrêter là mais c'est maintenant son épouse Elsa Lefort, enceinte de 6 mois, qui a été placée en détention et s'est vue interdire l'entrée en Israël.

Elsa devait accoucher au mois de mars à Jérusalem et elle se trouve ainsi dans l'impossibilité de reprendre son travail au consulat de France. Pour éloigner définitivement Elsa et Salah de Palestine, rien de mieux que de les accuser "d'activités terroristes" mais il s'agit en réalité de décourager toute résistance à l'occupation.

Le PCF renouvelle son soutien à Elsa et Salah et appelle ses militants à amplifier la campagne de pétition :https://secure.avaaz.org/fr/petition/Laurent_Fabius_Ministre_des_Affaires_etrangeres_Justice_et_liberte_pour_Salah_Hamouri_Elsa_et_leur_enfant/?cAzoekb

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, avait interpelé en 2015 le ministre Laurent Fabius sur le nombre croissant de Français, militants de la paix, refoulés à la frontière par Israël. En ignorant sciemment le problème, le gouvernement français a laissé les autorités israéliennes continuer d'agir en toute impunité au mépris du droit. Aujourd'hui, il s'agit pour la France de défendre ses citoyens et d'agir pour que cessent la répression et les intimidations des militants pour la paix.

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 20:01
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
AG départementale du PCF Finistère: 23 janvier 2016 à la MPT du Bourg de Logonna Quimerc'h en Pont de Buis (photos Jean-Luc Le Calvez)
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 09:45

Intervention d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental du Finistère, au Conseil National le samedi 16 janvier place du Colonel Fabien:

Les régionales en Bretagne ont donné des résultats très décevants pour nous malgré le talent et l'abnégation de nos candidats, Xavier Compain au premier chef, et malgré l'unité du Front de Gauche, obtenue avec difficulté pour ce qui est de la participation du Parti de Gauche, ce qui nous a fait partir en campagne très tard. La participation de deux anciens élus régionaux PCF à la liste de Le Drian au premier tour, décisions individuelles prises contre la volonté exprimée de 90 % des adhérents, a semé aussi un certain trouble. Xavier Compain a su faire du commun au niveau des communistes et du Front de Gauche. Nos 3,8 % démentaient les 5 ou 6 % dont nous créditaient les sondages quelques jours avant. Ces résultats s'expliquent par la surexposition de Le Drian, ministre de la défense, dans le contexte post-attentats, par l'évacuation du pluralisme et du débat régional dans les médias mais aussi par l'éclatement, le manque de lisibilité et de visibilité positive du Front de Gauche, des flottements et désaccords stratégiques, l'absence de campagnes nationales du Front de Gauche en dehors des élections ces dernières années.

Jamais sans doute le risque d'effacement, de plongée dans l'insignifiance du PCF et de toute la gauche de transformation n'a été aussi grand.

L'enjeu pour moi, c'est d'éviter l'identification de la gauche au centre-droit libéral autoritaire de Hollande-Valls. De résister à la montée dans l'électorat populaire de l'abstention et du vote FN , qui apparaît de plus en plus comme un vote de classe non progressiste.

Nous avons besoin de reprendre pied sur le terrain avec des batailles idéologiques et sociales en lien avec les urgences vécues et ressenties par la population en donnant de la perspective en terme de projet, de propositions concrètes, sans rester prisonnier d'un agenda gouvernemental et parlementaire qui nous situe dans une posture de réaction oppositionnel. Nous devons reprendre l'offensive.

Il nous faut je crois travailler à clarifier et muscler notre projet en le définissant comme alternative cohérente et globale à la domination du capitalisme européen et international. Aujourd'hui, il me semble qu'une bonne partie de notre divorce avec les classes populaires vient du verrou qu'oppose l'Europe à tout changement progressiste et du fait que l'horizon de l'Europe sociale ne convainc pas nos électeurs potentiels, l'euro et l'Europe étant perçus comme des outils de mise en concurrence et des obstacles démocratiques. Je crois qu'il faut repenser une rupture passant par le travail sur des propositions de transformations structurelles comme le contrôle des banques, des sociétés d'assurance, des grandes entreprises et services publics d'intérêt social. Ne pas hésiter à parler de nationalisations, définies de manière plus exigeantes qu'en 1981.

Il faut aussi reprendre le chemin d'un discours et de lutte des classes. Rassembler, non pas seulement le plus petit dénominateur de l'union républicaine et progressiste, mais sur la révolte, sur l'idée que cette société inégalitaire et brutale, cette société post-démocratique de privilèges, est odieuse et qu'une autre société, de partage des richesses, est possible.

Dans notre communication, il me semble qu'il faut, un peu comme nous l'avons fait en 2012, en y association des propositions ambitieuses impliquant une autre utilisation de l'argent, un autre partage des richesses, de nouvelles branches des services publics et de la protection sociale.

Je pense en particulier à trois priorités sur lesquelles nous pouvons rencontrer l'adhésion et l'intérêt des gens :

- le chômage et la précarité des jeunes. L'égalité d'accès aux études. Une formation et une éducation délivrées des logiques libérales.

- le financement de l'hôpital public que l'on est en train de détériorer très gravement aujourd'hui. Pendant la campagne des régionales, nous avons organisé une réunion publique sur ce thème avec la participation de syndicalistes de l'hôpital de Morlaix et souhaitons aujourd'hui créer un comité de défense de l'hôpital.

- l'abandon des personnes âgées : il nous faut dénoncer le sous-effectif et la maltraitante institutionnelle dans les structures d'hébergement malgré le dévouement des personnels, le sous-financement et la désorganisation de l'aide à domicile, le retour de la misère chez les vieux à petite retraite : il faut exiger la mise en place de réformes de structure immédiates et d'un vrai plan de financement pour bâtir une société de tous les âges et créer une cinquième branche de la Sécurité sociale financée en partie par une ponction des profits pour financer l'accès effectif au droit à l'autonomie pour tous et la prise en charge des personnes âgées.

Intervention d'Ismaël Dupont au CN le dimanche 17 janvier :

Je voudrais alerter comme d'autres camarades avant moi sur les risques du mouvement de balancier pour le brouillage de la lisibilité du projet du PCF, s'il y avait remise en cause de la stratégie politique que sous-tendait le Front de Gauche. L'élargissement et le dépassement du Front de Gauche, pourquoi, son abandon par contre risquerait de déboussoler beaucoup de militants et de sympathisants. Il y a selon certains un large consensus sur l'échec du Front de Gauche. Cet échec est en effet patent par rapport aux objectifs initiaux que l'on s'était donné avec le Front de Gauche et aux espoirs qu'il avait naître, ambitions plus ou moins optimistes :

- devenir majoritaire à gauche

- lutter contre l'hégémonie du PS à gauche

- détourner le PS de son évolution libérale-démocrate

- résister à la montée du FN dans l'électorat populaires

Toutefois, cet échec du Front de Gauche est à nuancer.

Que ce serait-il passer si nous ne l'avions pas créé ? 2012 a remis la rupture, l'insurrection citoyenne à l'ordre du jour et dans le débat public.

Le Front de Gauche a certes coïncidé avec une érosion de notre nombre d'élus mais il nous a permis de conquérir de nouveaux électeurs, de nouveaux militants, particulièrement dans des zones géographiques où nous avions une faible implantation.

Les régionales ne sont pas forcément représentatives de l'audience du Front de Gauche sur les dernières élections. Aux dernières départementales, dans le Finistère, la moyenne des résultats du Front de Gauche, là où nous avons pu présenter des candidats, était de 9 %. A Morlaix, le Front de Gauche a réalisé 15,5 % aux présidentielles, 15,5 % aux municipales en 2014. Le PCF dans la dynamique de 2012 a gagné dans le département de 15 à 20 % d'adhérents en plus. Le Front de Gauche dans une certaine mesure a contribué à nous rendre à nouveau audibles et utiles.

Par rapport à l'idée de soutien à des primaires à gauche, j'ai des interrogations. Des primaires supposent l'adhésion à un minimum de projet commun et ensuite on choisit le candidat le plus indiqué pour faire gagner ce projet.

Rassembler à gauche. Évidemment c'est une nécessité, mais avec qui ? Sur quelle base ? En accompagnement ou non des politiques capitalistes, libérales, européennes.

J'ai peur qu'en officialisant notre adhésion à l'idée de primaire à gauche, on précipite l'effacement du Front de Gauche déjà bien entamé et notre réorientation sur une stratégie de gauche plurielle.

Certes, conserver un groupe à l'Assemblée et au Sénat à l'issue des élections de 2017 est un vrai enjeu, mais il y en a d'autres.

Or, le capitalisme financier et l'Europe libérale rendent inefficaces et obsolètes le projet social-démocrate.

S'il devait y avoir des Primaires à gauche, ce qui est très hypothétique, et auxquelles nous participerions, cela voudrait dire quelque part engagement à soutenir le candidat et son projet issus des primaires. Or, si, comme c'est probable, Mélenchon et le NPA se présentent au 1er tour des présidentielles contre un éventuel candidat commun de la gauche, qui aurait toute chance de venir du PS, vers qui vont se tourner nos électeurs ? Nos militants ? Qui incarnera la voie de l'autre gauche, de la tradition révolutionnaire ? Je crois qu'on se mettrait en porte-à-faux d'une grande partie de notre électorat qui considère aujourd'hui que le PS mène une politique de droite.

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 20:56

Emploi : en finir avec l'échec et le fiasco, prendre une toute autre direction

Le plan pour l'emploi présenté par François Hollande se heurte à des réalités qui ne peuvent être dissimulées derrière des annonces qui ne régleront rien. Aucun pouvoir nouveau pour responsabiliser vraiment les entreprises et les banques afin qu’elles créent des emplois. Pas de moyens financiers nouveaux (2 Mds€ pris ailleurs) et, même, une confirmation de la baisse des dépenses pour le monde du travail à travers la transformation du CICE (40 Md€) en exonérations pérennes de cotisations sociales.

F.Hollande maintient le scandale du Crédit impôt recherche (CIR)c, il amplifie et renforce la politique de baisse du coût du travail au lieu de s’attaquer à une baisse du coût du capital (dividendes, charges bancaires, spéculation, etc.). Et donc il poursuit la diminution des dépenses publiques et sociales. Il annonce une sécurisation, oui mais des licenciements ! c’est contraire à celle des salariés.

Sous couvert de « compléter » le pacte de responsabilité et le CICE, tant décrié à gauche et par le monde du travail, F. Hollande a pour objectif d’intégrer le plus largement possible tout le pays à la feuille de route égoïste du patronat au détriment du pays lui-même.

Une toute autre direction est à prendre avec une campagne de longue haleine pour l’emploi – son développement et sa sécurisation – ouverte à tous les citoyens et à toutes les forces sociales qui le souhaitent, Nous voulons bien relever le défi d’un état d’urgence pour l’emploi, de la France et ses régions jusqu’à l’Europe. Mais avec une évaluation démocratique, en y mettant les moyens et en impliquant de façon contraignante les banques et les entreprises : elles ne peuvent pas utiliser leur argent contre l’emploi, la recherche et le développement des capacités efficaces de production.

- Nous disons chiche pour évaluer vraiment le CICE et le pacte de responsabilité, car tout montre que le patronat n’a quasiment pas développé les entreprises avec cet argent mais l’a plutôt utilisé pour ses profits, pour spéculer et exporter ses capitaux.

- François Hollande propose de donner 2.000 euros à chaque PME-TPE qui embaucherait un jeune en prenant en charge ses cotisations sociales ? Ces cotisations manqueront alors aux comptes sociaux !

- Nous proposons au contraire qu’un Fonds public soit créé pour prendre en charge tout ou partie des intérêts payés par les entreprises aux banques pour leurs investissements si, nous disons bien si, ces investissements créent des emplois et améliorent les qualifications et qu’au contraire elles paient une sur-cotisation au contraire lorsqu’elles alimentent le chômage. Une partie des 40 Mds du CICE pourrait être affectée à ce fonds.

- Le PCF se félicite que l’on parle de sécurisation, lui qui est porteur très tôt d’un projet du 21è siècle de « Sécurité d’emploi ou de formation » pour un développement des capacités de tous, de l’emploi et une maîtrise des mobilités. Mais ce qui est dessiné par le Président est une sécurisation des patrons, des licenciements et des profits, pas des salariés, ni même des entreprises et de leur développement efficace.

- Même si 500.000 formations de chômeurs sont annoncées, cette "sécurisation" qui va à coup sûr dégonfler les statistiques, se ferait à moyens constants puisque l’Etat annonce 2Md€ … prélevés sur le reste du budget public existant (y compris sur le budget de l’enseignement). Donc moins de dépenses pour les services publics : moins de dépenses de santé ou pour l’école ou l’université ou le logement. Croît-on que cela va sécuriser les autres domaines de la vie de nos concitoyens, qu’ils soient chômeurs ou travailleurs ?!

Plutôt que de créer des contrats facilitant les licenciements, nous proposons de développer les CDI mais aussi de réfléchir à des contrats de réelle sécurisation avec un double volet : emploi et formation ; et une double responsabilité : de l’employeur et d’un service public de l’emploi profondément rénové.

Car en sécurisant les salariés et en développent leurs qualifications, leurs capacités créatrices, d’innovation et de recherche, on sécurise du même pas la création de richesses efficace par les entreprises.

François Hollande annonce des conférences pour la formation dans chaque région réunissant le patronat, les préfets, les services de l’Etat et les salariés. Pour qu’elles adaptent les formations aux besoins des entreprises. Nous disons « chiche » ! Mais à condition qu’elles incluent les banques, y compris la banque publique d’investissement, qu’elles ne portent pas que sur la formation mais aussi sur des engagements chiffrés et contraignants d’emploi par les entreprises répondant aux exigences de développement social et écologique.

« Etat d’Urgence pour l’emploi » ? Qu’attend F. Hollande pour interpeller aussi nos partenaires européens afin de créer un Fonds européen pour que les immenses liquidités créées chaque mois par la BCE n’aillent pas à la spéculation mais au développement de l’emploi et des services publics. Le Traité de Lisbonne nous y autorise (article 123.2).

Voilà ce dont il faut discuter . Il y a urgence .

Emploi: en finir avec l'échec et le fiasco: prendre une toute autre direction (PCF)
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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 12:08

Le communiqué du PCF sur Goodyear est sur http://www.pcf.fr/81057

La peine infligée hier aux huit salariés de Goodyear accusés de défendre leur entreprise et l'emploi est d une extrême gravité et appelle à une riposte d ampleur : comme tout récemment à Air France, elle est une atteinte insupportable aux droits de salariés, de syndicalistes de défendre leurs emplois, en défendant par là même l'intérêt de populations et de territoires saignés par les choix de grands Groupes dont la seule boussole est la rémunération des actionnaires au détriment de l'intérêt général.

Elle est aussi plus largement, au même titre que le projet de déchéance de la nationalité, une atteinte à la République et à ses valeurs : peut-on faire vivre les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité en criminalisant l'action syndicale, en interdisant aux salariés d'intervenir sur les choix de leur entreprise ? Contester les choix stratégiques patronaux, avancer d'autres propositions doit-il devenir un délit puni de prison ferme ? Nous ne l'acceptons pas, nous ne le supportons pas ; nous n'acceptons pas que la dérive sécuritaire dans laquelle le gouvernement cherche à nous enfermer s'accompagne de violations des droits syndicaux et citoyens, des Droits de l'Homme.

Le Parti communiste français, ses parlementaires, ses élus, ses militants expriment avec une immense fraternité leur soutien et leur solidarité aux salariés de Goodyear. Ils exigent l'annulation de ce jugement inique et, au-delà, l'amnistie pour tous les militants syndicaux condamnés, conformément à l'exigence portée par le Groupe communiste républicain et citoyen au sénat. Ils portent l'exigence de moratoires immédiats dès l'annonce de licenciements ou suppressions d'emplois pour permettre aux salariés et à leurs représentants, aux populations et élus des territoires concernés de débattre de propositions, à égalité avec les représentants des directions et avec des droits renforcés en ce domaine.

Nous sommes disponibles et mobilisés pour toute action, tout débat en ce sens, pour que se lève dans ce pays l'espoir d'une alternative aux politiques d'austérité et à la mainmise de la finance sur les choix économiques et industriels du pays. Disponibles et mobilisés pour une extension des droits et des libertés au lieu de politiques de répression et d'étouffement des contestations. Pour une République dont il est désormais urgent de redonner sens, celui de la démocratie et des droits pour tous.

Parti Communiste Français

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