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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:21
Communiqué de presse du PCF sur le retrait de Trump et des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU PCF SUR LE RETRAIT DES USA SUR L'ACCORD DE PARIS


" Macron doit passer de la poignée de main au poing tapé sur la table " ! 
 

Ainsi Trump, président de la première puissance émettrice de gaz à effets de serre, a donc pris la décision de se retirer de l'Accord de Paris sur le climat. 
Cette décision, au service des climato-sceptiques du monde entier, répond avant tout aux attentes des magnats des multinationales des énergies fossiles américains qui ont financé sa campagne électorale. Les intérêts financiers égoïstes et de court terme sont donc gravement privilégiés au détriment de l'avenir de l’humanité. 
Cet acte très controversé dans son propre pays, par les acteurs de nombreuses sphères de la société, affaiblit considérablement le fragile consensus auquel l'ONU était parvenue en 2015. 
L’aspect non contraignant de cet accord permet donc, comme nous l'avions souligné à l'époque, à un État de se retirer sans aucune contrainte ni sanction. L'absence des Etats-Unis sera particulièrement préjudiciable si l'on veut, à l'échelle de la planète, gagner la course de vitesse engagée contre le réchauffement climatique. 
C'est le vrai visage du capitalisme, du libéralisme, que nous montrent les Etats-Unis de Donald Trump.
Les États-Unis viennent d'ajouter un obstacle majeur à l'émergence d'une vision solidaire du développement humain durable planétaire.
Le président de la République française, Emmanuel Macron, doit passer de la forte poignée de main au poing tapé sur la table, sans attendre. La France doit condamner et rappeler aux Etats-Unis, lors de la prochaine Assemblée générale de l'ONU, les immenses espoirs nés à Paris lors de la COP 21. 
L'intervention des peuples doit reprendre de la vigueur partout dans le monde.
Les communistes français seront aux côtés de toutes les forces sociales, écologiques et politiques qui, aux États-Unis, se mobilisent pour faire revenir Trump sur sa décision. Le PCF est fortement mobilisé, dans le cadre des élections législatives et le sera encore ensuite, à l'Assemblée nationale, avec les député-e-s communistes et du Front de gauche pour mettre ce sujet à l'ordre du jour.


Parti communiste français
Paris le 1er juin 2017

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 15:34

On a retrouvé Ubu roi, il est au CSA !(PCF)

Le conseil constitutionnel suite à un référé d’En Marche doit donner un avis sur le temps d’antenne pour la campagne audiovisuelle officielle.
A cette occasion, le PCF dénonce avec force le scandale du partage du temps d’antenne. Disposant de deux groupes parlementaires, à l’Assemblée et au Sénat, et présentant 524 candidats, le PCF se verra « généreusement » attribué 5 minutes, contre 2h au PS et 1h44 à LR. 
Un parti qui ne dispose pas de groupe parlementaire mais présente plus de 75 candidats aura, lui, 7 minutes de temps d’antenne.
On a retrouvé Ubu roi, il est au CSA !

Le PCF demande au Conseil constitutionnel de faire cesser cette farce anti démocratique et exige que les règles promises d’équité soient respectées.

Parti Communiste français
Lundi 29 mai 2017

On a retrouvé UBU roi, il est au CSA (PCF)
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:41
Sommets du G7: la survivance d'un monde à l'agonie (Pierre Laurent, 28 mai 2017)

Sommet du G7 : La survivance d'un monde à l'agonie

Le G7 est la réunion « informelle » des 7 premières puissances économiques mondiales (les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, le Canada, l’Italie, le Japon) créée en 1975 dans la foulée de l’offensive néo-libérale incarnée par Reagan et Thatcher.

Ce sommet de chefs d’Etat et de gouvernement (dont la Chine et la Russie, à cause du conflit ukrainien, sont aujourd’hui exclues) n’a aucune légitimité internationale et vise à contourner les institutions multilatérales et imposer à l’ensemble des pays et nations du monde un leadership politique qui ne souffrirait aucune discussion ni contestation.

Le G7 est la survivance d’un monde ancien dont l’interminable agonie entraîne les peuples dans l’insécurité sur tous les plans et des conflits meurtriers.

On glose beaucoup sur les divergences mises en évidence lors de l’édition 2017. Les désaccords internes de ce « club » de moins en moins uni font en effet de lui un facteur supplémentaire d’insécurité —à moins d’en réfuter la prééminence de fait.

Sur la question du climat, la présidence américaine se trouve isolée dans son intention de remettre en cause les Accords de Paris mais ce n’est pas au G7 qu’il revient d’assurer leurs respect et mise en oeuvre. Les dirigeants des pays signataires de la résolution de la COP21 sont comptables devant leurs peuples, leurs nations et devant l’Assemblée générale des Nations unies de leurs engagements.

Sur la question des échanges économiques, la déclaration cible assez grossièrement les pays asiatiques —remarquablement sous-représentés dans cette réunion internationale — et ménage le président états-unien et sa politique.

Sur la « lutte contre le terrorisme », l’interpellation des fournisseurs d’internet permet de passer sous silence la responsabilité des Etats comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France dans leurs alliances opportunistes au Proche et Moyen-Orient avec des puissances régionales qui sont des soutiens actifs des groupes djihadistes.

La réalité de ce Sommet est que ce sont, encore et toujours, les peuples, les réfugiés et les migrants qui font les frais de cette rencontre. Devant les dirigeants de l’Ethiopie, des Kenya, Niger, Nigéria et de la Tunisie conviés le 27 mai, les grandes puissances se sont fendues de réitérer leur déclaration d’intention de 2015 ! sur le développement durable, la famine au Soudan et au Yémen, et la malnutrition d’ici… 2030.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU qui estime ses besoins de financement pour 2017 à 9 milliards de dollars afin d’apporter assistance aux populations de Syrie, Irak, Yémen, Sud Soudan, Nigéria, et Somalie mais la réalité est que les Etats-Unis ont annoncé leur volonté de réduire leur contribution financière, comme l’ont déjà fait la France et la Grande-Bretagne.

La seule certitude de ce sommet est que le président Trump n’est pas décidé à changer de stratégie globale ; pour lui, le « problème nord-coréen » sera « résolu »…

Une promesse d’insécurité mondiale supplémentaire en perspective contre laquelle nous nous mobiliserons largement pour mettre un terme aux logiques de peur et de guerre que ce sommet du G7 vient appuyer.

Pierre Laurent Paris le 28 mai 2018

Sommets du G7: la survivance d'un monde à l'agonie (Pierre Laurent, 28 mai 2017)
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 07:25
C'est un joli nom camarades! Quelques-uns de nos candidats aux élections législatives dans le Finistère, en Bretagne et en France
C'est un joli nom camarades! Quelques-uns de nos candidats aux élections législatives dans le Finistère, en Bretagne et en France
Eric Guellec et Anne-Catherine Cleuziou, candidats sur la 2e circo du Finistère (Brest Centre), Yasmine Tanguy, Maxime Paul, Claude Bournot et Pierre-Yves Liziar (candidats dans la 5e du Finistère), Catherine Flageul et Jean-Paul Cam: candidats PCF-Front de Gauche sur la 2e, 3e, 5e, 6e circonscription du Finistère

Eric Guellec et Anne-Catherine Cleuziou, candidats sur la 2e circo du Finistère (Brest Centre), Yasmine Tanguy, Maxime Paul, Claude Bournot et Pierre-Yves Liziar (candidats dans la 5e du Finistère), Catherine Flageul et Jean-Paul Cam: candidats PCF-Front de Gauche sur la 2e, 3e, 5e, 6e circonscription du Finistère

C'est un joli nom camarades! Quelques-uns de nos candidats aux élections législatives dans le Finistère, en Bretagne et en France
C'est un joli nom camarades! Quelques-uns de nos candidats aux élections législatives dans le Finistère, en Bretagne et en France
C'est un joli nom camarades! Quelques-uns de nos candidats aux élections législatives dans le Finistère, en Bretagne et en France
C'est un joli nom camarades! Quelques-uns de nos candidats aux élections législatives dans le Finistère, en Bretagne et en France

" Le 19 mai s'est donc clos officiellement le dépôt des candidatures aux élections législatives.

524 candidatures sont présentées ou soutenues par le PCF-Front de gauche en métropole, comprenant 452 candidatures à parité présentées par notre formation et 72 soutiens.

La liste nationale des candidats que nous présentons rassemble des femmes et des hommes issus du peuple et qui vivent et travaillent comme l'immense majorité de celui-ci. Cette liste comporte aussi, comme je l'ai dit, le soutien à 72 candidatures de personnalités engagées dans le mouvement social à des titres divers et d'autres venus de formations politiques telles que France insoumise, Ensemble, République et Socialisme, EELV ou des soutiens de Benoit Hamon.

Parmi ces personnalités, citons Clémentine Autain, François Ruffin, Zara Boudjemaï, Caroline de Haas, Monique Pinçon-Charlot, Marianne Journiac…

Malgré l'absence d'accord national, il n'y aura pas de concurrence avec FI dans 29 circonscriptions. Des communistes en mesure de l'emporter ne se verront pas opposer de candidatures FI dans 11 circonscriptions. Nous en en félicitons et je veux saluer les militants locaux de la FI qui ont permis ces choix. Pour notre part, nous soutenons des candidatures FI dans 18 circonscriptions, dont celle où se présente Jean-Luc Mélenchon. En revanche, je veux dire que nous regrettons très profondément le maintien de candidatures FI dans près d'une vingtaine de circonscriptions où se joue l'élection possible d'un ou d'une député(e) communiste, sans que FI n'ait en revanche une chance de l'emporter. J'invite les électrices et électeurs de Jean-Luc Mélenchon dans ces circonscriptions à réfléchir à cette situation pour éviter d'offrir par la dispersion de leurs voix au premier tour un député supplémentaire à En Marche, la droite ou le FN.

40 % de nos candidats ont moins de 50 ans, 20 % moins de 40 ans. 70 % n'ont jamais exercé de mandat électif.

38 % sont des employés, ouvriers ou techniciens, 14 % des cadres, 20 % des fonctionnaires, 25 % des retraités, d'autres encore sont artisans ou étudiants. Ce sont des candidatures à l'image de la France, pas celle des cabinets ministériels et des conseils d'administration. 40 % des nos candidats ont des responsabilités syndicales dans le cadre de leur activité professionnelle et connaissent parfaitement les conditions de vie des salariés de notre pays.

Ces candidats vont d'ailleurs sans attendre se mettre au service du combat qui s'annonce contre le recours aux ordonnances pour casser encore plus le Code du travail et finir le sale boulot de la loi El Khomri.

Pour cela, j'annonce que nous lançerons le 1er juin dans toute la France une campagne nationale avec ce slogan: «  l'été, ça n'est pas fait pour casser le code du Travail – Non aux ordonnances Macron »." 

PIERRE LAURENT. 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:30

Pierre Dharréville

Secrétaire départemental du PCF13

Conférence de presse / Elections législatives

Marseille - 19 mai 2017

Mesdames et messieurs,

 

            Nous avons pris connaissance jeudi, au moment-même où s’annonçait un gouvernement de combat contre le monde du travail et les intérêts populaires, de la décision de Jean-Luc Mélenchon de présenter des candidats de son nouveau parti politique dans toutes les circonscriptions de Marseille et dans la quasi-totalité des circonscriptions du département.

            Depuis une semaine, je ne cesse d’entendre l’incompréhension, la sidération, la colère aussi de femmes et d’hommes qui veulent croire en des victoires partagées et qui redoutent désormais un formidable gâchis.

            Le gâchis, c’est cela que nous n’acceptons pas. Et c’est cela qui me conduit à prendre la parole à nouveau aujourd’hui, au moment d’entrer dans le vif de la campagne des élections législatives.

            Je regrette profondément, qu’au lieu d’arriver ici avec la volonté de rassembler les forces disponibles, Jean-Luc Mélenchon donne l’impression de mépriser celles et ceux qui ne l’ont pas attendu pour mener bataille.

            Cet acte n’est pas compris, et mal accepté par tous ceux et toutes celles qui ici, si souvent se rassemblent, agissent sur le terrain, dans la diversité, font la richesse et le foisonnement de cette ville qui n’est pas simplement la France en concentré mais aussi cette ville si singulière dans ce territoire si singulier.

            Ce comportement, beaucoup d’hommes et de femmes ont le sentiment, ils nous le disent, qu’il n’est pas à la hauteur des responsabilités qui nous ont été confiées en commun, ni des espoirs qui ont conduit à se reconnaître dans sa candidature.

            Depuis le soir du premier tour de l’élection présidentielle, nous entendons trop qu’il y a de la déception chez celles et ceux qui ont voté pour lui et qui l’ont soutenu. Car la dynamique du 23 avril déborde largement le cadre d’un Parti et dépasse la personne de Jean-Luc Mélenchon. Cette démarche d’hégémonie, doublée de tentatives de débauchage et de pressions voulant soumettre et faire renier leur engagement à des militants en les obligeant à signer une charte établie par une autre organisation politique que la leur et à se réclamer d’elle devant les autorités, ne produira pas de résultats positifs. Il vaudrait mieux se situer en rassembleur, produire des gestes de reconnaissance et de respect qui sont la marque des grands. Car dans cette course en solitaire se préparent de sérieuses déconvenues.

            Les communistes ne sont pas les seuls, mais ils sont au premier rang de ceux qui reçoivent ce mépris à la figure. Je refuse qu’on nous renvoie dos-à-dos comme étant nous aussi comptables de cette division face aux forces libérales qui elles, sont en train de se coaliser. Les forces de gauche sont éclatées face à cette droite en mouvement et ce n’est jamais sous la forme d’un Parti unique qu’elles ont pu gagner.

            Aussi, je veux simplement rappeler de façon clinique les actes que nous avons produit afin de contribuer à faire grandir une dynamique commune dont il disait lui-même n’être que l’instrument. Nous avons renoncé à présenter un candidat afin de venir conforter une candidature déjà décidée unilatéralement. Nous avons choisi de mener campagne pour cette élection à fonds perdus sans être associés à son organisation. Les élus communistes de notre département ont parrainé la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans leur grande majorité, comme cinq années auparavant. Malgré des mots peu amènes, nous avons milité sur tout le territoire, multipliant les rencontres et le travail de terrain que nous étions seuls à pouvoir effectuer. Nous avons retiré notre candidat dans la quatrième circonscription de Marseille dès le lendemain de l’annonce de l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon, le jour de sa première venue. Nous avons également retiré nos candidats dans trois autres circonscriptions pour ouvrir la voie au rassemblement et montrer les possibles.

            La seule boussole qui vaille pour nous, ce n’est pas en soi de viser un score, c’est la passion farouche de victoires populaires, l’ambition viscérale d’être utile dès aujourd’hui le plus fort possible dans la vie quotidienne.

            Si Jean-Luc Mélenchon a pris notre attitude pour de la faiblesse, il s’est trompé. Mais je crois qu’il sait pertinemment que ces actes ont parlé pour nous, qu’ils ont montré la sincérité de notre engagement, qu’ils renvoient des questions : que cherche-t-il ? Pourquoi ne construit-il pas la plus large dynamique possible pour le meilleur résultat aux législatives et pour le meilleur rapport de force ? Considère-t-il qu’aucune autre force que la sienne ne mérite d’exister ?

            L’expérience que nous faisons aujourd’hui de plus près nous pousser à former une hypothèse, l’hypothèse qu’il ne veut pas d’alliés. Et nous, nous ne serons pas des vassaux. Les communistes, ne font pas allégeance, notre histoire dans cette ville et ce département en témoigne. J’en profite pour préciser que les décisions prises ici par les communistes engagent la direction nationale du Parti communiste, ce n’est donc pas la peine de faire comme si nous étions désunis. Et nous considérons, sans renier à chacun sa part, avoir fait oeuvre commune à la Présidentielle. D’ailleurs, comme cela a beaucoup été dit entre les deux tours, les voix n’appartiennent à personne qu’aux citoyennes et citoyens eux-mêmes.

            J’ai entendu hier à la télévision que 7 millions de personnes avaient voté sur un programme non négociable et que cela empêcherait de, je cite « se partager des places ». Ne me situant pas dans l’invective, je voudrais simplement faire à ce propos trois remarques. D’abord, j’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon sans partager l’intégralité de son programme, et au risque de le décevoir, c’est sans doute le cas d’un nombre significatif d’électrices et d’électeurs. Deuxièmement, il est crucial de sortir de ce modèle délégataire qui conduit à penser l’élection comme une abdication temporaire de souveraineté par le peuple, où un Président vous dit : vous avez voté, vous avez adopté mon programme, on se reparle dans 5 ans. C’est cela, aussi, la sixième République. Il doit y avoir de la place pour unir des forces qui partagent un socle essentiel sans être d’accord sur tout, en continuant de mener un débat populaire sur un certain nombre de questions. Je n’appelle pas cela des magouilles mais la richesse de la démocratie. Enfin, il ne s’agit nullement de se partager des places, encore moins, j’espère qu’un seul se les accapare, il s’agit simplement de créer les conditions de victoires pour les femmes et les hommes de notre territoire et de notre pays.

            J’ai également entendu hier cette question : « Où y a -t-il un candidat de la France insoumise soutenu par la direction du PC ? » J’ai bien cherché et j’ai trouvé la réponse : A Marseille ! Malgré le fait que la France insoumise n’a pas souhaité d’accord avec nous, alors que nous, nous le souhaitions, contrairement à ce qui se dit.

            Et comme il ne s’agit pas pour moi de tricher, que j’accorde de la valeur à ma propre parole, je dois à la vérité de dire, et je le fais bien volontiers, que la seule chose qui m’ait été annoncée depuis la semaine dernière, sans rapport avec cet acte que nous avons produit, c’est que comme dans deux autres circonscriptions du pays, où le député communiste sortant avait parrainé Jean-Luc Mélenchon, il n’y aurait pas de candidat dans la 13ème : c’est bien, c’est peu, il était temps. Et nous nous emploierons cependant avec plaisir à rassembler toutes les énergies sur place.

            Pourtant, il eut été si facile de se montrer à la hauteur en retirant des candidats ailleurs dans une forme de réponse à notre acte, comme dans la 7ème circonscription, par exemple, où Jean-Marc Coppola incarne l’alternative mieux que quiconque, ou dans la 5ème, où l’ancienne sénatrice communiste Isabelle Pasquet se présente, dans la 10ème, où un syndicaliste gardannais Eric Sordet, porte nos couleurs, ou encore dans la 11ème où un maire qui a parrainé Jean-Luc Mélenchon, André Molino, est candidat. Ne pas le faire, c’est prendre la responsabilité, le risque de sacrifier des victoires, de possibles députés, des points d’appui pour se défendre… C’est contraire aux intérêts populaires. Car l’enjeu n’est pas l’élection d’untel ou d’une telle, c’est d’envoyer le plus grand nombre de parlementaires progressistes à l’Assemblée.

            Malgré ce, nous ne renions pas les actes que nous avons posés. Nous prenons simplement notre peuple à témoin : ce n’est pas ainsi que l’on pourra reconstruire la gauche nécessaire à inventer l’avenir. Ce n’est pas ainsi que l’on pourra créer les dynamiques populaires nécessaires à résister et à changer les choses. Nous avons produit des actes que nous maintenons parce qu’ils peuvent aider à empêcher des catastrophes, parce que nous continuons d’être farouchement opposés à la banalisation du Front national, parce que nous ne cherchons définitivement pas notre petit intérêt. Mais dans les douze circonscriptions où nous aurons des candidats, nous mènerons le combat politique avec force afin de faire vivre les espoirs qui se sont manifestés à la Présidentielle. Nous visons des victoires dans plusieurs circonscriptions.

            Après ce quinquennat calamiteux, devant cette attitude, nous sommes sans doute désormais la force de gauche la plus solide et rassembleuse. Il y aura besoin de nous pour construire l’avenir et faire du neuf à gauche. Les femmes et les hommes de Marseille et de notre département nous connaissent, ils savent notre enracinement, notre sincérité, notre désintéressement, notre combativité, la force de ce que nous avons accompli dans les responsabilités qui nous ont été confiées. Dans la période écoulée, on a voulu faire croire que tout cela n’était plus possible et ces idéaux plus assez modernes, nous avons vu à quelles régressions sociales et démocratiques nous avons ainsi été conduits. Le Parti communiste est encore la force qui peut tenir la gauche debout, sans sectarisme, sans oukases, sans hégémonie. Dans les rudes moments qui se préparent, on ne peut se passer de personne.

            Je suis fier d’appartenir à un parti capable d’un tel esprit de responsabilité. Notre combativité sera indispensable face au projet dévastateur d’Emmanuel Macron, elle devra être la plus forte possible.

            Je regrette profondément cette situation de division de la gauche de transformation sociale.

            L’heure est à engager la bataille contre le gouvernement de droite d’Emmanuel Macron et sa politique. L’heure est à empêcher l’emploi des ordonnances pour dépouiller le code du travail. L’heure est à battre de nouveau le Front national comme notre peuple l’a fait à la Présidentielle, et dans les circonscriptions, si cela était nécessaire, il faudra faire ce travail pour ne pas se retrouver avec des représentants issus de l’extrême droite. L’heure est à amplifier les espoirs qui se sont exprimés au printemps 2016 et à les porter en politique. Dans cette ville et ce département où notre engagement a été fort et où notre influence est conséquente, nous sommes là pour incarner cet espoir. Nous sommes la principale force enracinée, combative et disponible à gauche. J’appelle les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et au-delà, de toute la gauche à nous donner partout, en votant pour nos candidates et candidats la force de donner une grande suite, un nouvel élan à cette dynamique. Je fais le serment que nous respecterons leur vote, en tendant toujours la main vers ceux, différents de nous, avec qui nous pouvons agir. Nous serons là, comme c’est notre obsession depuis toujours pour défendre le monde du travail et les milieux populaires, pour faire grandir les dynamiques d’émancipation humaine.

            C’est cela qui va nous occuper à plein. Je me dis qu’il y aura une reconnaissance, une prime aux généreux, aux rassembleurs, aux grands coeurs. Nous laissons chacun assumer ses responsabilités devant notre peuple, nous avons pris les nôtres. Nous savons que ceux qu’il faut combattre, sont ceux de l’autre camp, ce sont les puissants et la finance, ce sont les forces de la droite et de l’extrême droite. Pour cela, si des mains se tendent, si des ouvertures se font jour, si la lucidité revient dans les jours qui viennent, nous serons toujours au rendez-vous.

            Je souhaite que notre département envoie le plus grand nombre de parlementaires de la gauche de transformation sociale à l’assemblée, parmi lesquels de nombreux communistes. Pour y faire résonner les aspirations populaires, la voix de Marseille et des Bouches-du-Rhône.

Pierre Dharéville, écrivain et essayiste, secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône, membre de la direction du PCF

Pierre Dharéville, écrivain et essayiste, secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône, membre de la direction du PCF

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 03:15
 
Yvette Strullu, une militante communiste fidèle et très dévouée, chaleureuse et gaie, portant la fraternité et l'humanité dans tous ses contacts, était encore le mois dernier à la venue des frères Bocquet à Quimper où nous avions eu une discussion joyeuse, comme lors de précédentes réunions au Cap Sizun et dans le Pays Bigouden.   
Nous avons la tristesse d'apprendre son décès vendredi dernier. Yvette habitait Audierne, elle était fille de militant communiste. Son mari, qui avait travaillé à Toulon après avoir été employé dans la marine nationale, était le trésorier de la section d'Audierne. C'était chez eux que se passaient toutes une partie des réunions de la section du Cap Sizun, et la maison était encombrée de tracts, journaux, et autres documents politiques. Yvette travaillait elle-même le week-end sur les marchés, dans une fromagerie.  
 
Nos pensées vont vers ses proches qui perdent là une amie, une présence rassurante, une sacrée femme. Mes amitiés aux camarades de sa section et aux camarades qui la connaissaient bien. Et encore un grand merci à Yvette Strullu, au nom des communistes finistériens, pour son investissement au service de nos communs idéaux.Je vous mets en copie les deux messages de Alain et Martine Bescou et de Yvonne Rainero.  
Les obsèques d'Yvette Strullu auront lieu mardi 16 mai au crématorium de Quimper, à 11h. 
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.
le 12 mai 2017   
 
***
 
Nous avons la tristesse de vous annoncer le décès d'Yvette Strullu, notre vétérante du Cap Sizun. Elle est décédée suite à un malaise, chez elle, alors qu'elle brodait. Jusqu'à la fin de sa vie elle était parmi nous pour distribuer des tracts sur le marché, pour participer à la rencontre avec les Frères Bocquet à Quimper...à 93 ans elle avait
encore l'âme d'une militante communiste, elle aimait son parti comme
elle disait.
Ses obsèques auront lieu mardi à 11h30 au crématorium de Quimper.
Nous pouvons aussi lui rendre un hommage à la chambre funéraire de Plouhinec où elle repose depuis ce matin.
Bien amicalement
Alain et Martine Bescou, Cap Sizun

 
 
Je viens de recevoir ton mail à propos d'Yvette Strullu. Je suis très touchée, c'était et son mari Emilien aussi des amis de toujours, voisins de mes parents quand ils se sont installés à Audierne pour leur retraite. Ma mère a milité avec elle toutes ces années. C'était pour moi comme un membre de ma famille.
 
Oui c'était l'infatigable et souriante crêpière de toutes nos fêtes à Audierne (quand il y avait une fête de section), à Concarneau lors de la fête de la fédé, à l'Huma Bretagne, y compris dans le stand de la fédé à la fête de l'Huma à Paris
Piero l'a prise en  photo avec Alain et Martine Bescou quand elle se faisait dédicacer son livre par les frères Bocquet et qu'elle riait avec moi
Jamais je n'aurais imaginé, je l'avais trouvée très en forme
C'est tout à fait elle sur cette photo, son énergie et son rire
Yvonne Rainero
 

C'est avec le coeur lourd d'un profond chagrin que je vous informe du décès de notre camarade et tres grande amie Yvette Strullu de la section du PCF d'Audierne.... elle était mon amie , ma grand mère de coeur ... du haut de ses 93 ans elle savait toujours me remotiver , m'incitait a ne jamais baisser les bras , de ne jamais abandonner le combat ... la 1ere fois que je l'ai vue c’était lors d'une réunion de section a Plozevet ... sitôt entrée dans la salle elle m'interpelle en me disant ... "tu ne serais pas la petite fille d'Anne Pierre ?" moi qui pensais etre inconnue sur le secteur hé bien pas du tout ... En fait Yvette et ma mémé étaient ensemble a l’école .... elle connaissait très bien mon arrière grand père machiniste dans la marine marchande qui était un grand ami a de son père .... dès lors Yvette entrait dans mon cœur .... nous partagions ensemble une histoire commune ... combien d’après midi avons nous passées a me raconter ce passé de mon histoire qui m’était inconnu ... combien d’après midi passées a parler des luttes passées présentes et a venir ...Yvette ma camarade engagée dans le Parti Communiste Français depuis le sortir de la guerre parce que son père ne voulait pas qu'elle rejoigne le parti dont lui même était membre afin de la protéger des occupants nazis...73 ans de militantisme acharné pour le parti , pour la CGT , pour le combat des plus faibles face aux tenants de ce monde .. elle espérait voir un jour ce peuple des opprimés reprendre le dessus , relever la tête afin de ne plus subir les maltraitances de ces richards qui méprisent le peuple...jusqu'au bout elle aura milité activement ...jusqu'au bout elle aura agit pour rendre le monde qu'elle espérait a en faire une réalité ...
Yvette tu vas me manquer et jamais je ne pourrais t'oublier ...et j’espère pouvoir te rendre honneur en continuant le combat en ne jamais baissant les bras en me battant tous les jours!!!

Ses obsèques auront lieu mardi 16 mai à 11h30 au crématorium de Quimper où nous lui rendront un dernier hommage

Karo Bérardan

Yvette Strullu au premier plan à une fête du Pays Bigouden cette année (photo Karo Berardan)

Yvette Strullu au premier plan à une fête du Pays Bigouden cette année (photo Karo Berardan)

Yvette Strullu faisant dédicacer son livre contre l'évasion fiscale avec Alain et Eric Bocquet à Quimper le 5 avril 2017 (photo Piero Rainero)

Yvette Strullu faisant dédicacer son livre contre l'évasion fiscale avec Alain et Eric Bocquet à Quimper le 5 avril 2017 (photo Piero Rainero)

Hommage du PCF Cap Sizun lors des obsèques, le 16 mai. 

Yvette notre amie, notre camarade s’en est allée en ce 11 mai.

« C'est un joli nom Camarade, c'est un joli nom, tu sais Qui marie cerise et grenade aux cent fleurs du mois de mai » comme le chantait Jean Ferrat ton chanteur que tu aimais tant.
Tu étais une camarade attentive et ta réflexion nous était précieuse. Tu as été toute ta vie de tous les combats dans ton immense volonté de chercher à lutter contre l’inégalité et l’injustice, tu étais déterminée par des facteurs tels que l’amour de la vie, le souci d’autrui ou la sensibilité à la misère «  un communiste ne peut avoir le même rapport à l’argent qu’autrui » disais tu.

Tu exprimais ton refus de l’injustice et de l’exclusion, militante pacifiste tu rejetais l’idée de la guerre comme solution au problème du monde, tu ne supportais pas l’intolérance et toute forme de discrimination. Tu étais une grande défenseure de la laïcité.

Femme de conviction, avec un caractère bien trempé, Yvette aimait son parti communiste comme elle disait. A 20 ans fièrement elle adhère au PCF, dans ce XXème siècle qui fut sans aucun doute celui de la conquête des femmes. Un siècle rythmé par les luttes qu’elles ont menées pour acquérir les droits dont elles étaient privées et pour construire l’avenir de la société. Un XXème siècle de conquêtes sociales et celle de la Sécurité sociale notamment qui comme le racontait Yvette avait permis à des familles de se soigner et de regagner leur dignité. Mais aussi, par les terribles pages de la 2ème guerre mondiale et les guerres coloniales.


 

Que ce soit à Audierne, à Toulon et à nouveau Audierne lors de leur retour avec Emilien et leurs trois enfants Raymond, Monique et Michel en Juillet 1970, Emilien et Yvette mèneront une vie d’un couple depuis longtemps engagé au PCF, ils assumaient généreusement leur choix. Emilien et Yvette ou Yvette et Emilien étaient indissociables.

Jusqu’au bout elle a participé et contribué aux échanges que nous pouvions avoir, et de temps en temps nous finissions nos rencontres autour d’un petit ti punch qu’elle nous préparait avec le rhum de la Réunion, bien sûr. Début Avril nous avons accompagné Yvette à Quimper pour rencontrer les frères Bocquet, Sénateur et Député, qui présentaient leur livre. Elle était ravie de participer avec nous à cette rencontre et d’échanger avec eux sur l’argent et l’évasion fiscale.

Et puis Oui durant de très longues années, c'est le souvenir de l'infatigable et souriante crêpière de toutes nos fêtes à Audierne, à Concarneau lors de la fête de la fédé, à l'Huma Bretagne, y compris dans le stand de la fédé à la fête de l'Huma à Paris pendant 14 ans accompagnée par Marcelle sa camarade de longue date.

Yvette aimait la fête et aller à la rencontre des gens, et puis elle était rigolote lorsqu’elle se prenait à nous raconter des anecdotes de sa vie. Toujours très féminine, coquette elle portait sur elle l’élégance du cœur et de l’esprit.

C’est ainsi que nous nous souviendrons de toi. Au revoir Yvette.

 

Hommage de la Fédération du PCF du Finistère

Chers camarades, à vous les proches et amis d'Yvette,
 
Je n'ai malheureusement pas pu, compte tenu de mes obligations professionnelles, participer en personne à cet hommage rendu à Yvette. Je m'en excuse mais la direction départementale sera représentée entre autre par Dominique Gontier qui lira ce mot.
Sachez que la mort d'Yvette nous émeut et me touche, tout autant que sa personne, qui avec sa simplicité, sa malice, sa gentillesse et sa gaieté, mettait beaucoup de cœur à l'ouvrage et d'envie de mettre beaucoup d'énergie pour le service d'idées et d'un Parti qui avait la chance de compter dans ses rangs des militantes et militants comme elles.
73 ans de militantisme pour le parti communiste, pour la CGT, pour le combat pour et avec les plus faibles, les dominés, ceux que ceux d'en haut regardent de bien trop haut.
Cela inspire un respect et une admiration que certainement Yvette n'aurait pas sollicités, trouvant sans doute sa constance et ses engagements altruistes tout naturels.
Il y a un mois encore, nous nous embrassions à la rencontre de Quimper sur l'évasion fiscale avec les parlementaires Alain et Eric Bocquet.
Yvette riait beaucoup et avait l'air heureuse. Elle était en tout cas radieuse.
Plus tôt, il y a quelques années, elle me racontait comment elle servait en tant que crêpière émérite à toutes les fêtes du Parti Communiste, à la fête de l'Humanité notamment. Elle ne ratait pas beaucoup de réunions de secteurs, même à son âge avancé.
En laissant à d'autres qui la connaissent mieux le soin de détailler les étapes de sa vie militante, au nom de tous les communistes finistériens, je veux la remercier pour son engagement, sa fidélité, ses qualités humaines au service des idéaux les plus généreux. C'était une des doyennes du Parti Communiste dans le Finistère. Tu vas nous manquer Yvette, à ta famille, tes amis et ta section du Cap Sizun avant tout. Nous voulons exprimer toute notre sympathie à ta famille et à tes proches et dire une dernière fois que ta vie est pour nous un exemple et une source d'inspiration.
C'est un joli nom, camarade, avec des femmes comme toi, c'est l'évidence !
 
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère - le 17 mai 2017  
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 19:20

Édouard Philippe à Matignon : un choix clair, ni de gauche, ni de gauche

Avec la nomination d’Édouard Philippe, député-maire Les Républicains du Havre, comme Premier ministre, la présidence Macron prend sa véritable tournure : ni de gauche, ni de gauche.

Le tintamarre sur le renouveau cache de vieilles recettes du libéralisme. Chacun sait donc maintenant à quoi s'en tenir : la majorité parlementaire que le Président réclame aux français lors des élections législatives serait faite pour donner au gouvernement les mains libres et engager dès l'été le laminage du Code du travail, des dépenses et des services publics, des budgets des collectivités locales. Les travailleurs ont tout à perdre à donner ce blanc seing au nouveau gouvernement. Ils ont au contraire besoin du plus grand nombre possible de députés issus des forces de gauche qui refusent la dérive libérale et autoritaire, et parmi eux de beaucoup de députés communistes et Front de gauche pour rendre les batailles à venir au Parlement et les nouvelles politiques solides et durables

Pierre Laurent

Pierre Laurent

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 20:35

 

Notre camarade de la section communiste de Morlaix, Jean Redou, originaire avec Arlette, sa femme, du Lot, ancien conseiller municipal à Blars, qui a vécu plusieurs années à Ploujean et nous a réjoui autant de temps par sa profonde gentillesse et sa bonne humeur, vient de nous quitter à 88 ans. Jean venait d'être opéré du coeur et était atteint d'un cancer depuis plusieurs années.  Il résistait courageusement et sans se plaindre à la maladie et aux soins et était toujours plein d'attention pour les autres. Jean et Arlette Redou avaient dû quitter leur maison de Ploujean l'an passé.  Nous, adhérents communistes morlaisiens, qui avons apprécié de le connaître, avec Arlette, nous lui rendons hommage et témoignons à ses proches de notre profonde estime pour lui et de notre sympathie dans cette épreuve.  

La cérémonie civile pour les obsèques de Jean aura lieu dans le Lot le lundi 15 mai 2017 à 15 heures 30 au crématorium de Capdenac-Gare suivie de la crémation, malheureusement trop loin pour que nous puissions nous y rendre mais nous serons associés à la peine d'Arlette et de ses proches par nos pensées.
 

Jean Redou au banquet communiste départemental de Pont-de-Buis en mars 2016, ici avec Patrick Béguivin

Jean Redou au banquet communiste départemental de Pont-de-Buis en mars 2016, ici avec Patrick Béguivin

Jean Redou, entre Alain David et Patrick Béguivin, au banquet communiste de Pont-de-Buis en mars 2016, agitant la serviette sur la chanson du "Chiffon Rouge"

Jean Redou, entre Alain David et Patrick Béguivin, au banquet communiste de Pont-de-Buis en mars 2016, agitant la serviette sur la chanson du "Chiffon Rouge"

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 07:25
« Faites entrer le peuple à l’Assemblée »
CÉDRIC CLÉRIN
VENDREDI, 12 MAI, 2017
HUMANITE.FR
Pierre Laurent continue de vouloir le « rassemblement de toute les forces qui ont permis le résultat de Jean-Luc Mélenchon », dans le respect de chacun. Photo : Jacques Demarthon/AFP
Pierre Laurent continue de vouloir le « rassemblement de toute les forces qui ont permis le résultat de Jean-Luc Mélenchon », dans le respect de chacun. 

Le PCF a lancé sa campagne pour les élections législatives lors d’un meeting au Gymnase Japy, hier à Paris. Pierre Laurent y a appelé au combat et une nouvelle fois au rassemblement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«  Faites entrer ces postières, ces artisans, ces employés, ces ouvriers, tous ceux qui construisent cette république sociale et démocratique. Faites entrer le peuple l’Assemblée». En ouvrant le meeting de lancement des élections législatives au gymnase Japy (Paris), Nicolas Bonnet-Ouladj, président du groupe PCF au conseil de Paris et candidat lui même a résumé l’une des ambitions majeures des communistes pour les élections législatives. 

« Ces élection législatives sont une bataille cruciale et rien n’est écrit d’avance, nous pouvons bousculer les scénarios préétablis » a affirmé pour sa part Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. André Chassaigne, président des députés Front de gauche, dans un message vidéo, a rappelé avec « gravité » le besoin pour le gens de « pouvoir compter sur de nombreux députés pour constituer un groupe parlementaire pour être la voix des travailleurs, la voix de ceux qui luttent. » Un engagement des parlementaires communistes salué par Pierre Laurent : « ils ont été l’honneur de la gauche pendant 5 ans ».

« Le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». (Jean Jaurès)

Au cour de la soirée, plusieurs candidats soutenus par le PCF ont pris la parole à la tribune. Parmi elles, Caroline de Haas, militante féministe et initiatrice de la pétition contre la loi travail, candidate dans le 18e arrondissement de paris. Pour elle, « il faut transformer radicalement les pratiques politiques. » En référence aux élus de gauche qui ont laissé passé la loi travail, elle affirme : « on ne va pas laisser l’assemblée à des gens qui ne sont pas capables de voter selon leurs convictions et d’empêcher que nous ayons la loi travail aujourd’hui ». Un appel en écho à l’ode au courage de Jaurès dans son discours à la jeunesse lu par le comédien Malik Zidi et notamment le fameux : « le courage c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel ». Autre référence a l’actualité à gauche, Patrice Bessac, président des élus communistes et républicains et maire de Montreuil lance, « la grandeur d’un homme politique consiste à s’élever pour défendre un intérêt plus grand que lui-même ». Pour l’élu de banlieue « un grand combat social, politique et moral est engagé dans notre pays, un combat de classe qui est engagé pour savoir si vous voulons vivre libre ». Nicolas Cossange candidat à Béziers, la ville de Robert Menard, veut pour sa part éviter le pire entre l’ultra nationalisme de Marine le Pen et l’ultra libéralisme d’Emmanuel Macron. Tandis que Zara Boudjenaî, candidate à Nanterre dans le Hauts-de-Seine veut « défendre la place des quartiers populaires à l’Assemblée nationale. »

Une gauche « debout, une gauche de combat pour redonner force aux valeurs de la République. »

Après cette mosaïque, Pierre Laurent, a appelé à « barrer la route de l’entrée massive du FN à l’Assemblée nationale, principal obstacle à la conquête d’une nouvelle majorité politique progressiste. » Pour ce faire, le dirigeant communiste veut des candidatures de gauche suffisamment rassembleuses pour contester la victoire au FN » dans les circonscriptions où il menace. Plus largement, le dirigeant communiste, s’adressant notamment à la France insoumise, continue de vouloir le « rassemblement de toute les forces qui ont permis le résultat de Jean-Luc Mélenchon », dans le respect de chacun. Pour lui, « les intérêts populaires ont tout à y gagner » et c’est la meilleure manière « pour se donner la maximum de chances d’élire des députés de combat ». L’adversaire  du PCF dans cette campagne sera bien la politique d’Emmanuel Macron, « promu par les marchés financiers et le patronat » et celle de la droite dont le projet antisocial a « à peine été édulcoré depuis la purge promise par François Fillon ». La réforme du code du travail par ordonnances est dans le viseur des communistes «  seul le parlement peut permettre l’utilisation des ordonnances, il faut donc élire un maximum de députés qui l’empêcherons et proposerons des alternatives. »

Pendant cette campagne, courte, les communistes veulent une gauche « debout, une gauche de combat pour redonner force aux valeurs de la République.  »

Journaliste à l'Humanité dimanche
"Faites entrer le peuple à l'Assemblée" (Pierre Laurent au gymnase Japy pour le meeting de lancement des campagnes des législatives pour les candidats du PCF et du Front de Gauche): L'Humanité, 12 mai 2017
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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 10:07

COMMUNIQUE DE PRESSE

Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise (Pierre Laurent)

 

Dans un communiqué publié hier soir, le directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, annonce la rupture unilatérale par la France insoumise des discussions entre nos deux formations politiques. Cette rupture, ni moi, ni la direction du PCF, ne l’avons ni décidé, ni souhaité. Ceux qui affirment le contraire mentent et cherchent à se dédouaner de leurs responsabilités.


Hier encore, devant le risque que je sentais grandir, j’ai lancé un nouvel appel, le troisième en quinze jours, pour que nos discussions aboutissent sans délai à un accord large et national permettant d’aller ensemble à la bataille des élections législatives avec une candidature commune dans le maximum de circonscriptions. Je sentais grandir le risque puisque nos interlocuteurs écartaient depuis déjà dix jours toute possibilité d’un accord national qui n’aurait pas lieu sous la tutelle unique de la France insoumise, poussant ainsi à la multiplicité des candidatures issues des diverses forces ayant soutenu Jean-Luc Mélenchon, et à la division des électeurs réunis par son bulletin de vote le 23 avril. Depuis, nous en étions réduits à des discussions rabougries comme peau de chagrin, concernant une poignée de circonscriptions, 26 exactement sur 577 lors de la dernière discussion de lundi. Nous les poursuivions tout de même, avec la volonté d’aboutir à un accord pourtant insuffisant mais dont nous espérions qu’il envoie un signal unitaire positif. Le communiqué de France insoumise rompt cette dernière discussion. C’est irresponsable.


Les élections législatives s’annoncent en effet cruciales. Si Emmanuel Macron a été élu, la majorité parlementaire n’est acquise pour personne. Nous pouvons donc la disputer aux forces du libéralisme et de l’extrême-droite, fort des sept millions et demi de voix recueillies par Jean-Luc Mélenchon le 23 avril. Nous pouvons ensemble empêcher Emmanuel Macron d’avoir les mains libres pour casser le Code du travail, nous pouvons battre ses candidats et ceux la droite dans de très nombreuses circonscriptions, barrer la route à l’entrée massive de députés Front national au Parlement après avoir barré la route de l’Elysée à Marine Le Pen. La meilleure chance de victoire que nous pouvons nous donner, c’est l’union maximale des forces qui ont permis le résultat du 23 avril, en conjugant leurs forces, tout en respectant leurs différences. C’est cette méthode que nous n’avons cessé de proposer pour les élections législatives, en rassemblant tous nos candidats sous une bannière commune respectueuse de tous, membres ou non de la France insoumise. Pourquoi refuser cette proposition de bon sens ?


Je regrette profondément le refus des dirigeants nationaux de France insoumise, qui privilégient manifestement sans le dire un intérêt de recomposition partisane à la possibilité d’une ample victoire les 11 et 18 juin prochains. Ce choix est périlleux pour la défense des intérêts populaires. Mais rien ne nous détournera du cap choisi. Je renouvelle mon appel, car l’union des forces capables de reconstruire une gauche nouvelle, profondément réinventée comme nous avons commencé à le faire avec le Front de gauche puis dans cette année 2017, n’est pas un choix de circonstance électorale, c’est un choix de fond et durable. Et je demande aux candidats que nous avons investi d’entrer en campagne partout, en maintenant la main tendue et ouverte à tout accord qui permettra localement ou nationalement de dépasser cette situation.

 

Notre ligne de conduite reste la même. Nous avons voté Jean-Luc Mélenchon pour ouvrir la voie à un nouvel espoir. Après avoir battu Marine Le Pen, conscient des combats qui nous attendent face à Emmanuel Macron, nous voulons aujourd’hui concrétiser cet espoir et cette force dans les élections législatives en rassemblant le maximum de voix et de forces à gauche , et en faisant élire le maximum de députés qui les porteront dans les combats à venir. Nos candidates et candidats, issus dans toute la France du monde du travail, travailleront à faire entrer cette force populaire à l’Assemblée nationale.

 

C’est sur ces bases que je lancerai demain à 19 h au gymnase Japy à Paris la campagne nationale de nos candidats pour les élections législatives.

Pierre Laurent

Secrétaire national du PCF

Paris, le 10 mai 2017.

Communiqué de Pierre Laurent après la rupture des négociations par France Insoumise (10 mai 2017)
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