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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 19:26

Alors que le PLFSS 2017 a été voté en première lecture dans un silence médiatique tonitruant, le mouvement syndical et social se mobilise pour une grande journée d’action unitaire le 8 novembre prochain, journée toute aussi ignorée par les grands médias
La loi de financement de la sécurité sociale 2017 s’inscrit dans le plan triennal d’économies …qui finance les quelques 41 milliards du « pacte de responsabilité ». C’est ainsi que nous avons pu entendre la ministre M. Touraine se faire la chantre du « bilan positif » de Hollande/Valls en s’exclamant sur la fin « du trou de la sécurité sociale » à l’horizon 2017 avec un déficit prévisionnel de 400 millions d’euros au lieu de 17,4milliards en 2011.

Mais cela s'est fait au prix de moins de sécu, quand il en faudrait plus, en réduisant les dépenses alors qu'il faudrait augmenter les recettes et que c'est possible.

L’argent est là : dans les poches des actionnaires… ou plutôt leurs paradis fiscaux ; dans les banques, au plus haut niveau de l’appareil d’Etat !

En réalité, c’est la manifestation de l’application sans faille et sans état d’âme de l’axiome ultra-libéral : toujours moins pour les besoins humains, toujours plus pour la finance !

Au delà des chiffres et de quelques manipulations internes aux comptes sociaux, la décélération du déficit de la sécurité sociale cache une formidable atteinte aux droits sociaux, au cours de ce quinquennat, dont nous pouvions attendre un autre résultat !

Si nous relevons le coup de pouce de la baisse de la CSG pour quelques milliers de retraités, que dire de l’allongement de délai pour partir à la retraite, de la cotisation « de solidarité » que seuls les retraités paient, du blocage de l’indexation sur le coût de la vie…

Au nom de l’équité, ce gouvernement a massacré le principe d’universalité des allocations familiales et les cotisations patronales auront disparues de leur financement…

Après la mascarade de la « stratégie nationale de santé », la loi dite de « modernisation de notre système de santé » consacre les groupements hospitaliers de territoire » (GHT), actant une destruction sans précédent de l’offre de soins hospitaliers dans notre pays : le PLFSS 2017 prévoit une énième pression financière sur les budgets hospitaliers avec une nouvelle
ponction de l’ordre de 1,5 milliard au titre de « l’efficacité de la dépense hospitalière », du « virage ambulatoire » et de la « réduction des inadéquations hospitalières » !! Que de souffrances du côté des personnels, et de dégradation des conditions d’accès et
de prises en charge de la population non comptabilisés dans les propos cyniques de la ministre de la Santé !

Enfin la politique de « redressement » des comptes de la sécurité sociale a été rythmée chaque année à coup de contrats d'objectifs et de moyens pour les caisses : des milliers de suppressions d’emplois, fermetures des centres d’accueil et de paiement, remise
en cause des missions au service de la population et à terme un processus achevé d’étatisation de la sécurité sociale !

Ainsi le PLFSS 2017 prévoit 4,I milliards d’économies sur les besoins de santé dans la vie et le travail, de retraite et de politique familiale !

Non ! La remise en cause des droits sociaux et le démantèlement de la sécurité sociale ne relèvent pas de la gauche Madame Touraine ! Non ! La pression sur lesdépenses de santé et de protection sociale ne seront jamais les indicateurs d’une politique de gauche : en
attestent tous les candidats de la « primaire de droite » qui font dans la surenchère, le sourire aux lèvres !

Seule la volonté politique de respect des principes de solidarité, d’universalité, d’égalité peut répondre aux formidables défis de notre temps, tels que le vieillissement de population et le développement des maladies chroniques, la lutte pour un développement durable social et environnemental, la mise à disposition de toutes et tous des progrès médicaux et technologiques. Ils exigent une mobilisation sans précédent de moyens financiers pour l’Humain, enfin !

Dans l’immédiat les communistes n’auront de cesse de faire valoir leurs propositions immédiates : arrêter les exonérations des cotisations patronales et la fiscalisation de celles-ci ; une cotisation complémentaire exceptionnelle sur les profits financiers ; mettre en place
la modulation des cotisations patronales selon les objectifs d’emplois et de salaires…
Se fixer l’objectif d’atteindre rapidement le 100% SECU mettra fin à l’éloignement de soins de millions de personnes.

Le 8 novembre, les militants et les élu-e-s communistes seront aux côtés des salarié-es
de la santé et du médico-social pour créer les conditions d’une vraie alternative sociale et politique.

Projet de loi de finances sécurité sociale 2017: l'imposture jusqu'au bout! Mobilisons-nous le 8 novembre (PCF)
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 18:15

Non au fichier de police qui va insécuriser 60 millions de Français

 

Le PCF marque son opposition totale sur la forme et le fond à la constitution du fichier totalitaire des « titres électroniques sécurisés » (TES) concernant 60 millions de Français.

Sur la forme, le PCF dénonce la méthode du gouvernement qui hors de tout débat démocratique a pris dans la plus grande opacité la décision de créer le fichier TES par un décret publié le dimanche 31 octobre. Il appuie la demande de débat parlementaire faite par la CNIL. Il soutient la décision du 7 novembre du Conseil national du numérique (CNNum) d’appeler le gouvernement à suspendre la mise œuvre de son décret et de s’autosaisir afin d’examiner des alternatives respectueuses des droits et libertés au fichier TES.

Sur le fond, le PCF pense que le fichier TES loin d’être un outil efficace dans la lutte contre l’usurpation d’identité et la falsification des titres, va au contraire être un facteur d’insécurité pour les citoyens à la fois en raison des risques de piratage, mais aussi à cause des dérives liberticides et totalitaires qui sont historiquement documentés pour de tels fichiers. De vraies alternatives existent comme l’intégration de puces sécurisées dans les titres et l’utilisation de la technologie Blockchain. Ainsi, le choix du ministère de l’Intérieur est politiquement dangereux et technologiquement ringard.

Le PCF appelle le gouvernement a abrogé le décret de création du TES, et a mandaté la CNIL et le CNNum pour faire des propositions alternatives de sécurisation des titres d’identité sous contrôle parlementaire.

Non au fichier de police qui va insécuriser 60 millions de Français (PCF)
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 10:46
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette

Résolution adoptée par 95% des 520 représentants des fédérations et parlementaires du PCF lors de la Conférence Nationale du 5 novembre: "Unis pour l'Humain d'abord - les communistes en campagne"

Sur le site du PCF, vous pouvez trouver l'ensemble des débats de la conférence nationale d'hier à La Villette, avec des débats et des interventions lucides et souvent de haute tenue , du côté des tenants des différentes positions, et dans un climat respectueux et fraternel, avec la volonté de chacun d'exprimer son point de vue en toute franchise et indépendance, ce qui fait honneur à notre parti. 
 
 
 
Les délégués du Finistère à la conférence nationale ont voté la résolution politique de la conférence nationale en regrettant pour certains que l'option d'un ajournement du choix de la candidature pour continuer à pousser le rassemblement de la gauche sur un projet progressiste tournant le dos à la politique du pouvoir actuel (l'option n°1 de nos débats depuis un mois) n'ait pas été retenue dans les options de vote.
 
Nous avons voté en conformité avec ce qui était ressorti de la dizaine de débats des communistes finistériens pour lesquels nous avons eu des comptes rendu et auxquels nous avons participé depuis un mois. 
 
***
 
Le résultat de la conférence nationale: 
 
La résolution de la conférence nationale adoptée à 94%. 
 
Et sur le bulletin de vote  
 
Résultats de la conférence nationale du PCF : 
 
Inscrits 535 
 
votants 519
 
"Option 1: Les communistes décident d'appeler à voter Jean-Luc Mélenchon, considérant qu'un rassemblement peut s'opérer avec cette candidature et qu'elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l'austérité. Tout en poursuivant leurs efforts pour une candidature commune, les communistes porteront cet appel en conservant leur autonomie critique et constructive, et travailleront à un cadre collectif de campagne afin d'oeuvrer à la construction d'un rassemblement le plus large possible".   
 
 218 voix - 44% 
 
" Option 2: Les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu'elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement. Des camarades sont disponibles. Cette candidature pourrait, si la situation l'exige, sur la base d'un accord politique et après consultation des adhérent-e-s, se retirer au profit d'une candidature commune d'alternative à l'austérité telle que nous le proposons. Si cette option est retenue, le Conseil National soumettra le choix d'une candidature à la ratification des communistes" 
 
274 voix - 54% 
 
Abstention 27
 
Ce vote des délégués élus des fédérations et des parlementaires n'est pas une révolution (et encore moins de palais) contre la direction nationale (partagée dans ses avis, comme les groupes parlementaires) et Pierre Laurent qui avait donné son avis personnel pour un appel à soutenir la candidature Mélenchon la veille.
Ce n'est pas non plus un vote de repli sur soi du Parti Communiste, un vote identitaire. Nous continuons à porter l'ambition et l'exigence du rassemblement de la gauche pour éviter la catastrophe d'une évacuation de la gauche de la scène politique à travers un affrontement droite radicalisée-extrême-droite au second tour des présidentielles et un raz de marée possible bleu-brun aux législatives. 
C'est un vote pour porter un projet clair en rupture avec la Ve République monarchique, son hyper-personnalisation du pouvoir et de la vie politique, pour mettre sur le devant de la scène les besoins et les attentes de la population, en particulier de celle qui souffre, pour combattre l'Europe libérale et la dictature de la finance et du capitalisme, pour porter la voie d'une gauche populaire, soucieuse de continuer à porter ses valeurs historiques et l'héritage de la lutte des classes, mais aussi de la défense des idées démocratiques, républicaines, internationalistes, de paix. 
Beaucoup de choses dans l'attitude politique, le discours de Mélenchon nous déplaisent et lui et France Insoumise et le Parti de Gauche n'ont posé à aucun moment ces dernières semaines les bases sérieuses d'une discussion pour un accord politique qui respecte l'identité de tous et ce que représente chacun, menaçant au contraire de présenter des candidats France Insoumise dans toutes les circonscriptions aux législatives, y compris contre les candidats communistes sortants, refusant d'envisager le moindre rassemblement avec des organisations politiques à gauche aux présidentielles et aux législatives. Mélenchon n'est évidemment pas la seule voix ni la seule voie de la gauche progressiste, anti-austérité et anti-libérale.
 
Le Parti Communiste avec ce qu'il représente (55 000 adhérents, la deuxième force militante à gauche, tout juste derrière le PS qui a vu son nombre d'adhérents divisé par deux depuis 2012-  et pour quelques milliers pour le Parti de Gauche - des milliers d'élus, une histoire de 95 ans consubstantielle à l'histoire des conquêtes sociales, démocratiques et civilisationnelles du XX e siècle en France)  et ses efforts de rassemblement continus, avec le Front de Gauche, et pour l'élargir, peut tout à fait porter une voie singulière nécessaire dans ces élections présidentielles, même si pour nous, l'intérêt de la France et des Français, à savoir d'avoir une gauche présente au second tour, primera en dernier ressort si les conditions d'un large rassemblement sur un projet partagé rompant avec les orientations régressives des 5 dernières années sont réunies.     

Mais c'est maintenant à l'ensemble des adhérents communistes de se prononcer en toute indépendance de réflexion personnelle les 24-25-26 novembre. 
 
Dans un débat complexe à trancher et qui peut encore peut-être être instruit à partir de nouveaux éléments d'ici trois semaines. 
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère. 
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
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2 novembre 2016 3 02 /11 /novembre /2016 07:02

Le Rapport Laforcade confirme la volonté de liquider la psychiatrie de secteur

 

Le PCF veut exprimer sa vive inquiétude devant la persistance du Gouvernement à remettre en cause la politique de Psychiatrie de secteur, tel que le rapport Laforcade, vient de le faire en mettant les points sur les "i" de ce que nous redoutions avec la Loi de Modernisation du système de santé.

Il entend déplacer le centre de gravité du suivi au long cours des patients souffrant de maladies psychiques (névroses graves, psychoses,...) actuellement pris en charge dans les consultations au Centre Médico Psychologique (CMP) vers la consultation du médecin traitant qui n'est pas formé pour appréhender ces pathologies lourdes et difficiles, cela au nom de l'amélioration du parcours de santé, et pour éviter les hospitalisations.

C'est une méconnaissance du dispositif de psychiatrie de Secteur qui, depuis 1960, est fondé sur la continuité de la prise en charge par la même équipe. Ce qui permet qu'aujourd'hui plus de 80% des patients suivis en psychiatrie ne seront jamais hospitalisés!

De même le rapport Laforcade se propose ainsi de limiter les traitements psychiques à des techniques de rééducation voire de conditionnement des patients, niant toute la complexité bio-psycho-sociale de chaque sujet.

En fait, cette loi va encore renforcer la conception sécuritaire, de normalisation des individus et des populations, au détriment d'une psychiatrie visant à soigner chaque sujet en fonction de sa psychodynamique propre.

Le PCF et ses élus, dénoncent ce projet, et proposent de lancer un mouvement, associant, tous les citoyens, associations, syndicats, partis pour l'élaboration, au travers d'un vaste débat de société, d'une Loi cadre de refondation d'une psychiatrie de Secteur humaine. 

Santé: le rapport Laforcade confirme la volonté de liquider la psychiatrie de secteur (PCF)
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 12:52

 Le refus de la Wallonie de donner son accord à la signature du traité de libre-échange Union Européenne – Canada révèle l’importance déterminante de l’engagement collectif et la force de la volonté politique. En faisant le choix de ne pas céder aux oukases des chantres de l’ultralibéralisme, qu’ils viennent d’Ottawa ou de la commission de Bruxelles, le ministre-président de Wallonie, Monsieur Paul Magnette, fait surtout preuve d’une immense lucidité. En rappelant « avoir toujours refusé de s’inscrire dans un calendrier contraignant  afin de donner suffisamment de temps à l’examen démocratique et parlementaire des textes », et que « l’établissement d’un éventuel ultimatum n’est pas compatible avec l’exercice de ce droit démocratique », il signifie simplement aux responsables des institutions européennes que les droits démocratiques des citoyens sont encore, en Belgique, supérieurs aux injonctions des magnas de la finance. 
 Car, parallèlement, on peut légitimement s’interroger sur le degré d’atteinte par le cancer de la finance du Président de la Commission européenne et du Président du Conseil : alors que leur logiciel libéral est en panne, ils continuent de proposer toujours plus de libre-échange, brandissant les ultimatums envers des représentants élus par les citoyens. Aux côtés de trop nombreux chefs d’Etat et de Gouvernement, ils semblent incapables de mesurer l’ampleur des conséquences politiques, économiques et sociales de leur course mortifère au libre-échange.
Le parcours du CETA est aussi le parfait révélateur des errements et des absences de notre Président de la République, de son Gouvernement et de sa majorité sur le terrain européen. Ainsi, le 17 juillet, j’interrogeais sous la forme d’une question écrite le Ministre des Affaires étrangères et du développement international en France sur le respect des principes démocratiques dans le cadre de l'examen du traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne (CETA)… question restée sans réponse.

 

 Comme je le rappelais alors, depuis 2009 et le début des négociations de la Commission européenne sur ce traité, l'absence de transparence et de prise en compte des intérêts et des attentes des peuples a constitué le fil conducteur de ces discussions. 
Le contenu de ce traité est ainsi similaire aux premières propositions du traité transatlantique. CETA et TAFTA, bonnet blanc et blanc bonnet, visent l’abaissement des normes sociales, sanitaires et environnementales, et une vaste mise en concurrence de secteurs clés comme l’agriculture, la santé publique et les marchés publics, en créant aussi « un droit des affaires contre les droits humains » pour reprendre la formule de Patrick Le Hyaric. Une sorte de petit frère caché, dont les défenseurs n’avaient qu’un souhait : rester sous le radar, dans l’ombre des négociations du grand TAFTA ! 
 Signé en 2014 par le gouvernement canadien, le Conseil et la Commission européenne, ce cheval de Troie de l’ultralibéralisme était ainsi en passe de s’affranchir de la barrière démocratique des peuples qu’exècrent tant les transnationales et les gardiens de l’ordre libéral.  
Mais, le 13 mai 2016, devant les mobilisations populaires contre ces traités depuis 2 ans, les 28 États membres de l'Union européenne ont demandé qu'il ne soit définitivement ratifié qu'après un vote des parlements nationaux en plus de celui du Parlement européen. En effet, qualifié « d'accord mixte » puisque son contenu aborde la question des barrières non tarifaires aux échanges internationaux, il porte directement atteinte aux normes sociales, sanitaires et environnementales des États. Il prévoyait même la création d'un tribunal arbitral privé permettant aux multinationales de porter plainte contre les États. 
 Malgré cette demande, le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, renouvelait publiquement le 29 juin 2016 son intention de tout faire pour se passer du débat et du vote des parlements nationaux sur cet accord. Mais le 5 juillet 2016, sous la pression citoyenne et politique, le collège des commissaires européens a dû finalement décider que ce texte ne relevait pas de la compétence exclusive des institutions européennes mais aussi des États. Il a donc renoncé à adopter ce traité commercial sans l'aval des parlements nationaux. 
 Mais la Commission européenne, jamais avare en propositions malhonnêtes, a imaginé et prévu une application« provisoire » de l'accord dès sa ratification par le seul Parlement européen. Un provisoire d’une durée de 3 ans sans attendre le vote des parlements nationaux ! Ainsi, pendant cette période, la clause dite d'arbitrage entre une multinationale et un État s'appliquerait « provisoirement », même en cas de rejet de l'accord par un parlement national, ce qui revient pour les États à accepter de se faire dicter leur loi par des intérêts privés. La Commission européenne souhaitait ainsi déroger aux plus élémentaires principes démocratiques alors même que le contenu de cet accord aura immédiatement de très lourdes conséquences pour de nombreux secteurs économiques et au regard du respect des normes sociales et environnementales adoptées souverainement. L’importation programmée de dizaines de milliers de tonnes de viande sans droits de douane en est un exemple flagrant.
 

 Devant ce nouveau déni de démocratie, restait donc à savoir si la France comptait refuser toute application provisoire de cet accord sans débat et vote des parlements nationaux. Interrogé le 19 octobre dernier à l’Assemblée nationale par mon collègue Marc Dolez, député Front de Gauche, la réponse du Secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur fut la suivante : « D’abord, concernant la ratification des parlements, comme je m’y étais engagé devant vous, Sigmar Gabriel et moi avons écrit à la Commission européenne avant l’été pour obtenir la reconnaissance du caractère mixte de l’accord, afin que vous, mesdames et messieurs les parlementaires, puissiez avoir le dernier mot. Ensuite, nous nous sommes battus, hier encore, en conseil des ministres européens, à Luxembourg, sur la question de son application provisoire. Il est maintenant clairement acté au niveau européen qu’en cas d’opposition des parlements nationaux à cet accord, son application provisoire devra être remise en question, conformément aux procédures européennes. C’est la première fois que la démocratie est respectée à ce point. Enfin, l’arbitrage privé a été remplacé par une cour de justice commerciale internationale publique, ce qui est inédit. Je suis fier que cette initiative, portée par la France, ait abouti au niveau européen."
 

 A Paris, on cherchait donc encore une porte d’accord pour un traité que les peuples rejettent. Mais cette réponse prouve tout l’intérêt d’une large mobilisation pour mettre à jour le contenu de ces textes cachés… au point de permettre de renverser le cours des choses après 7 années d’entre-soi néolibéral ! Oui, néolibéralisme ou démocratie, il faut un jour choisir.
 Et quand certains tergiversent et hésitent à fermer la porte, quelle leçon que ce magistral coup de pied venu de Wallonie !
 Et même si nous sommes conscients que beaucoup poussent derrière la porte, ne boudons pas notre bonheur…

 

CETA: néolibéralisme ou démocratie? il faut choisir (Par André Chassaigne, 25 octobre 2016)
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 10:36
Non aux traités libéraux (TAFTA, CETA): c'est à nous de décider

►     A l’instar du TIPP (ou TAFTA) avec les États-Unis, le CETA est un traité de libre-échange négocié depuis plusieurs années et dans le plus grand secret entre l’Union Européenne et le Canada.

►     Ce traité ultralibéral abaisserait toutes les normes sociales, sanitaires et environnementales, tout en créant un droit des affaires contre les droits humains. Tous les États, dont la France, s'apprêtaient à la signer, manquait juste la Wallonie Belge.

►     A la suite de pressions inouïes qui se sont exercées sur lui, le gouvernement de la Wallonie (Belgique), qui avait rejeté le CETA dans un premier temps, a finalement accepté de retourner aux négociations afin de trouver un accord. La signature a été retardée mais la question de la démocratie est plus que jamais d’actualité !

 

Tout était prêt pour célébrer jeudi 27 octobre, à Bruxelles, et en présence de tous les chefs d’État de l’Union européenne, une nouvelle victoire de la mondialisation capitaliste contre les peuples et le droit. La signature du traité CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) qui devait avoir lieu a dû être retardée. A l’issue de ses débats, le Parlement Wallon de Belgique a décidé de ne pas donner son accord pour la signature, refusant de « se couper du débat démocratique et de l’opposition au traité qui s’est exprimée dans la population ». Depuis, les pressions exercées ont reconduit le parlement belge à la table des négociations.

 

 

Le CETA, qu’est-ce que c’est ?

Alors que le projet de traité transatlantique (TIPP) commence à chanceler sous la pression populaire, l’Union européenne s’est engagée à ratifier ce qui en serait les prémices, le traité avec le Canada, dans les meilleurs délais. Ce projet d’accord bilatéral  ne traite pas seulement des tarifs douaniers, mais oblige aussi les États à modifier leurs normes sanitaires, sociales, environnementales, fiscales…

C’est donc bien plus qu’un traité, mais un modèle de développement, un modèle de société qui se négocie dans le secret.

  • Le Ceta c’est la suppression de 93,8 % des droits de douane agricoles, et donc encourager la course à l’industrialisation agricole.
  • Le Ceta propose la libéralisation de tous les services publics qui ne sont pas financés publiquement à 100 %.
  • Le Ceta, c’est le détricotage des normes alimentaires, comme par exemple l’autorisation des « lavages » de viande ou l’autorisation du soja transgénique.
  • Le Ceta prévoit l'association des lobbies industriels canadiens à la formulation des nouvelles réglementations y compris dans le domaine des biotechnologies (OGM inclus).
  • Le Ceta permet aux entreprises d’attaquer un Etat en raison de ses décisions légales ou réglementaires.
  • Le Ceta, c’est un traité tellement opaque que personne n’a pu prendre connaissance des textes de négociation avant août 2014.

Son rejet serait donc une bonne nouvelle !

Une bataille démocratique

L’Union Européenne n’entend pas baisser les armes et la volonté de passer en force s’exprime clairement avec les menaces qui pleuvent sur la Wallonie, notamment celle de privation des fonds européens pour les zones les plus défavorisées.

L’enjeu est considérable, l’échec de l’accord Ceta contribuerait également à mettre un coup d’arrêt à l’accord avec les États-Unis, le TIPP ou TAFTA.

La situation oblige maintenant à ouvrir un vrai débat sur les contenus de ce texte dont la teneur est cachée au plus grand nombre alors qu’il aurait de redoutables conséquences sur la vie quotidienne de chacune et chacun.

#CETA NOUS DE DÉCIDER

Pour l’intérêt général et la démocratie, ce Traité ne devrait pas voir le jour. L’engagement des communistes et de leurs élus sera total pour contribuer à construire une Europe des peuples.

 

 

Non aux traités libéraux (TAFTA, CETA): c'est à nous de décider
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 10:25

Chômage : "L'idée d'une baisse du chômage est une imposture"

 

L'idée selon laquelle les derniers chiffres de Pôle Emploi prouveraient que François Hollande est en train de vaincre le chômage est une imposture. Certes, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a baissé en septembre mais le nombre total des demandeurs d'emploi, y compris ceux qui ont travaillé quelques heures au cours du mois, est en augmentation : + 1 % sur un an, le chiffre officiel atteint 5,78 millions. En effet, les "petits boulots" en CDD explosent, de même que le nombre de chômeurs qui n'entrent pas dans ces statistiques parce que, découragés, ils ne s'inscrivent même plus à Pôle emploi, comme le montrent les enquêtes de l'INSEE sur le "halo" du chômage.

Contrairement à ce que prétendent le gouvernement et le MEDEF, les politiques de baisse du coût du travail ne font pas baisser le chômage, elles approfondissent la crise du marché du travail. C'est au coût du capital qu'il faut s'attaquer. Tandis que les PME qui pourraient embaucher n'osent même plus demander un crédit à leur banque de peur de se voir fermer la porte au nez, l'argent des marchés financiers et de la BCE coule à flot pour les multinationales comme Danone à qui les banques ont prêté cet été de quoi racheter, pour 12,5 milliards d'euros, le "roi du bio" sur le marché américain. 

Faire reculer vraiment chômage et précarité, jusqu'à les éradiquer, est urgent, c'est ce que demandent les français. Le PCF propose une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation. Tout de suite, des moyens concrets pour conquérir des pouvoirs dans les entreprises, dans les bassins d'emplois, les régions, et mettre ainsi l'argent des entreprises, l'argent des banques et l'argent public au service de la création d'emplois, de la formation des travailleurs, de la création de richesses dans les territoires, du développement des services publics.

"l'idée d'une baisse du chômage est une imposture" (PCF)
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 09:00
PCF: réflexion autour de la présidentielle (Le Télégramme Brest, 27 octobre 2016)
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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 12:08
Le médicament malade du profit - débat de l'atelier régional santé PCF-Front de Gauche à la fête de l'Humanité Bretagne le dimanche 4 décembre avec Olivier Maguet, Danièle Sanchez, Yann Le Pollotec
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 14:04
Fraude fiscale: pomme de discorde entre le PCF et Apple (L'Humanité, 24 octobre)
Pomme de discorde entre le PCF et Apple
Evasion fiscale
SÉBASTIEN CRÉPEL
LUNDI, 24 OCTOBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Les communistes ont manifesté à Paris, samedi, pour que la firme paie les 13 milliards dus à l’Europe.

Apple est familier des attroupements devant ses magasins à chaque sortie d’un nouvel iPhone. Mais ce samedi après-midi, ce ne sont pas des consommateurs qui avaient rendez-vous près de l’AppleStore de Paris Opéra, mais des citoyens venus demander des comptes à la firme, à l’appel du Parti communiste. Motif : le champion de l’informatique et du téléphone mobile l’est aussi de la évasion fiscale à très grande échelle. La Commission européenne a ainsi réclamé cet été la somme de 13 milliards d’euros à la société, en réparation du manque à gagner pour les États généré par le rapatriement de ses bénéfices en Irlande, où elle a échappé en grande partie à l’impôt depuis 1991 grâce à un arrangement passé avec Dublin. « Vu le prix de ses produits, Apple a largement de quoi payer ses impôts. Ces entreprises doivent cesser de se penser au-dessus des lois », fulmine César, un lycéen parisien venu protester contre les pratiques de la multinationale.

Pour une fois, la décision des commissaires de Bruxelles fait l’unanimité chez les manifestants. Mais il faut qu’elle soit suivie d’effet. « L’Irlande refuse de récupérer cet argent. Il est pourtant d’abord dû aux citoyens, explique Nicolas Bonnet-Oulaldj, le président du groupe PCF-Front de gauche au Conseil de Paris. Tous les fiscalistes sont d’accord pour reconnaître que l’impôt pèse davantage sur les ménages que sur les entreprises », tandis que les services publics fournis aux usagers, eux, font les frais de l’austérité. « L’Europe pourrait récupérer cet argent au profit des peuples », poursuit l’élu, qui préconise avec son collègue Jean-Noël Aqua la création d’un « fonds européen » abondé notamment par les milliards d’Apple pour aider les États en difficulté et « l’investissement des collectivités ».

« Les entreprises comme Apple bénéficient des infrastructures publiques, elles doivent aussi les financer », appuie Xavier, retraité de la SNCF vivant à Colombes (Hauts-de-Seine) et qui plaide avec ses camarades communistes pour la fin du « verrou de Bercy », cette obligation d’obtenir l’aval du ministère des Finances avant toute poursuite des fraudeurs. « Les frères Bocquet ont montré dans leur livre (1) que l’évasion fiscale coûte chaque année plus de 1 000 milliards d’euros à l’Europe », ajoute Anne Sabourin, représentante du PCF au Parti de la gauche européenne (PGE). Pour elle, cette question doit être aussi « traitée à l’échelle européenne, avec l’implication des gouvernements ».

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