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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 20:19
Patrice Bessac, maire PCF-Front de Gauche de Montreuil, et nouveau président de l'ANECR

Patrice Bessac, maire PCF-Front de Gauche de Montreuil, et nouveau président de l'ANECR

Patrice Bessac. "Nous sommes, avec 7500 élus, une force considérable"
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR JULIA HAMLAOUI
DIMANCHE, 20 NOVEMBRE, 2016
L'HUMANITE

Patrice Bessac, 38 ans, maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a été élu président de l’Association nationale des élus communistes et républicains qui tenait son congrès à Saint-Etienne (Loire) ce week-end. Il prend la suite du maire de Champigny (Val-de-Marne), Dominique Adenot.

Vous avez été élu à la tête de l’Anecr dimanche matin, lors de son congrès, comment envisagez-vous le rôle des élus communistes et républicains dans la période à venir ?
Patrice Bessac. D’abord, cela a été un congrès très réussi. L’Anecr doit être la maison commune de tous les élus communistes et partenaires mais elle doit particulièrement s’attacher à fournir aux élus minoritaires dans leur conseil les outils pour mener le combat d’idée. Car les élus minoritaires d’aujourd’hui, sont les élus majoritaires de demain. Ils ont besoin d’une association à l’offensive, d’un réseau d’actions et de partage d’expériences. Ensuite, dans un contexte marqué par le risque d’une prise de pouvoir de l’extrême-droite dans notre pays, par les difficultés à venir aux élections présidentielle et législatives, nous sommes, avec 7500 élus, une force considérable. Nous serons, après 2017, un élément essentiel de la stratégie de reconquête, de reconstruction à gauche.
 
Vous avez été élu au sein d’une équipe fortement renouvelée, qu’est-ce qui la caractérise et quels seront ses objectifs ?
Patrice Bessac. Je remercie Dominique Adenot et l’équipe précédente qui ont décidé de donner notamment aux élus de 2014 de nouvelles responsabilités. Notre équipe de jeunes et de moins jeunes a pour caractéristique commune d’être volontaire, d’avoir envie d’apporter des moyens, de la formation, des propositions pour permettre aux élus de mener le combat qui s’ouvre. Nous avons conscience qu’aujourd’hui la France est fracturée, qu’une partie du monde rural et périurbain décroche. Nous sommes donc très déterminés à poser la question de l’avenir de la France aussi bien dans les grands centres urbains que dans les zones rurales et périurbaines.
 
Votre congrès a lancé une campagne intitulée « Commune debout », en quoi consiste-t-elle ?
Patrice Bessac. Cette campagne c’est la volonté de préserver cet outil démocratique que sont les communes face à la tentation d’une technocratisation qui éloigne les citoyens des centres de décisions. Et qui vise à briser l’une des originalités de la France : son réseau de communes qui forme la première cellule de la vie démocratique. Donc nous allons, aussi bien en zone urbaine que rurale, poursuivre cette campagne et dans quelques semaines notre Conseil national, à partir de nos travaux du week-end, annoncera un dispositif de travail et de premières lignes d’actions politiques.
 
Cette campagne est-elle connectée aux mobilisations, qu’avec d’autres, vous avez menées contre les restrictions budgétaires imposées aux collectivités ? 
Patrice Bessac. La bataille pour les moyens des collectivités territoriales ne fait que commencer. Le programme de la droite promet près de 100 milliards d’euros d’économie sur le service public dont près d’un tiers imputé aux collectivités. C’est la double peine : après la politique désastreuse de François Hollande, la droite nous promet la même chose en pire. C’est donc un combat qui débute et qui, au-delà même des élus communistes et Front de gauche, devra s’ancrer dans tout le pays car à travers les moyens des communes c’est la question du devenir du service public local qui est posé.
 
Le congrès a également adopté deux adresses, l’une destinée aux élus, l’autre aux citoyens. Quels en sont les messages ?
Patrice Bessac. Le premier, et finalement le message le plus important, c’est la volonté de connecter l’action des élus communistes et partenaires à la démocratie locale, à la vie de nos concitoyens. Pour y parvenir, il faut rétablir de la confiance, aller au devant de nos compatriotes. C’est ce que les élus de l’Anecr ont voulu faire en disant qu’ils ne laisseront pas la France se donner à Marine Le Pen. Qu’ils entendent faire leur devoir et mettre en œuvre tous les actes qui permettront d’éviter la catastrophe annoncée que ce soit en 2017, en 2020 ou en  2022. Ce sont des élus debout qui étaient réunis en congrès ce week-end.
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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 13:24

Aux Communistes de Bretagne

Le 15 novembre 2016,

Chère Camarade,

Cher Camarade, 
 

Un an après la bataille des élections régionales, quelques mois après la tenue du Congrès National, la conférence régionale du Parti Communiste s’est tenue le 15 octobre dernier à Ploufragan (22) comme nous y invitaient nos statuts.

Sur la base du travail commun déjà réalisé, notamment pendant la campagne des élections régionales, il s’agissait de franchir une nouvelle étape qualitative par l’animation de la vie régionale du PCF.

Les communistes bretons ont à cette occasion élus un nouvel exécutif régional.

Il se compose de :

  • Xavier Compain - membre du Conseil National .secrétaire régional du PCF Bretagne,

  • Yannick Le Cam, secrétaire départemental 22 ;

  • Ismaël Dupont, secrétaire départemental 29 ;

  • Denis Kermen, secrétaire départemental 35 ;

  • Joël Gallais, secrétaire départemental 56 ; 

  • Philippe Jumeau (56) - animateur des initiatives régionales ;

  • Christiane Caro (22)- chargée de la coordination des groupes de travail thématiques ;

  • Dominique Gontier (29) - communication interne/projet du Comité Régiona ;

  • Daniel Collet (35) - suivi et impulsion des batailles régionales ;

  • Florence Lelieu (22) - Animation Communication externe- blog, réseaux sociaux .

Un comité régional en cours de désignation par les fédérations départementales complètera le dispositif.

Les enseignements de la Grande Consultation Citoyenne, les débats posés à partir de la Conférence Nationale et notamment « De quel(le) député(e) de Gauche nous avons besoin dans nos circonscriptions ? » sont au cœur des enjeux régionaux que nous avons à traiter.

Une première réunion de l'exécutif régional s'est tenue le 2 novembre à Rennes. Elle a permis de préciser la « feuille de route » des prochains mois :

  • Engager une grande campagne régionale sous le thème unificateur de « travailler et vivre en Bretagne » reliant la réflexion et la proposition sur l’emploi industriel, les questions agricoles, de santé, les services publics, la lutte contre les inégalités territoriales.

  • Travailler à la tenue d’initiatives fortes, l’une en direction des enjeux européens et de la construction de solidarité concrète, faisant écho à l’appel du Sinn Fein (Irlande) en direction du PCF. (1)

    L’autre en direction des enjeux de la paix et désarmement.

  • Contribuer à l’écriture du projet régional en tenant rapidement des réunions de travail déjà décidé sur la culture et les Langues Régionales, sur l’énergie.

  • Continuer la réflexion et les débats des communistes dans les départements sur les éléments d'un Projet Régional et de mettre en perspective pour 2017 une conférence régionale sur le sujet.

  • Initier l’action des communistes au cœur des luttes, au travail de propositions avec les citoyens et partenaires politiques, associatifs et syndicaux. De contribuer tout prochainement par des rencontres de proximités à élaborer les propositions communistes qui étaieront l’écriture de la proposition de loi sur l’agriculture portée par les sénateurs et sénatrices du groupe CRC.

Nous lancerons ensemble cet agenda d’animation régionale à l'occasion de deux rendez vous organisés pendant la Fête de l’Humanité Bretagne les 3 et 4 décembre à Lanester.

Le samedi 3 décembre : rencontre avec l’ADECR et Michel Scouarnec, Sénateur.

Le dimanche 4 décembre : Message en direction des forces associatives, syndicales, politiques à construire du commun. Pot fraternel.

Croyez chers Camardes en mes amitiés fraternelles.

Xavier COMPAIN

Secrétaire Régional

 

(1) La rencontre avec Sinn Fein devrait se tenir en février ou en mars à Roscoff.

Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, membre de la direction nationale animateur du Pôle Agriculture-Pêche-Forêt, agriculteur

Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, membre de la direction nationale animateur du Pôle Agriculture-Pêche-Forêt, agriculteur

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 09:00
 Comment les ouvrières ont révolutionné le monde du travail? - débat du samedi 3 décembre à la fête de l'Humanité Bretagne, 14h au parc des Expos de Lorient

FETE DE L'HUMA BRETAGNE SAMEDI 3 DECEMBRE

- Agora 14 h : Comment les ouvrières ont révolutionné le travail et la société, par Fanny Gallot

Les ouvrières se trouvent dominées du point de vue tant de genre que de classe et ces dominations se produisent et se reproduisent à l’aide de normes …

Il nous semble essentiel de réfléchir à la façon dont les normes de genre et les normes de classe s’imbriquent pour comprendre « comment les mécanismes qui produisent ces deux types de domination,s’agencent, se combinent, s’enchevêtrent » et d’observer ainsi comment ils se re-configurent dans les organisations syndicales, les collectifs de travail, et la société en général en situation de luttes.

http://pcf56.fr/?p=446

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 10:15
Contribution programmatique du PCF aux Assises du service public à Montreuil du 19 novembre

Contribution du PCF aux Assises du service public à Montreuil

 

Préambule

Les services publics méritent mieux que le traitement qui leur est actuellement infligé. En effet dans un moment de crise profonde où se développent précarité, insécurité, inégalité mais aussi dans un moment de révolte où monte l’exigence d’une culture de partage, de justice et de solidarité, la question des services publics resurgit au cœur des débats comme une réponse incontournable structurante d’une nouvelle société plus humaine et solidaire.

En effet, un développement tout à fait nouveau des services publics est crucial pour répondre aux aspirations des citoyens, sortir des politiques d’austérité, contrecarrer les tendances déflationnistes liées à l’utilisation de la révolution informationnelle au service de la rentabilité financière, et ouvrir une issue à la crise de civilisation dont les dimensions sociales, économiques, financières, politiques, morales deviennent incontrôlables.

Qu’il s’agisse d’environnement et de transition énergétique, de sécurité, de justice, de santé, de formation, de recherche, ou de tout ce qui concourt au développement des capacités humaines, la réalisation de ces objectifs exige un développement considérable de l’emploi public et de la formation des agents chargés des services publics, ainsi que des investissements matériels et de recherche qui doivent l’accompagner.

L’état actuel de l’économie européenne et mondiale démontre que ce n’est possible que par la conquête de nouveaux pouvoirs décentralisés des salariés et des citoyens pour arracher les gestions d’entreprises et les politiques publiques aux griffes des marchés financiers.

Mise en concurrence avec le privé, suppression des moyens nécessaires à leur bon fonctionnement, privatisations au profit de grands groupes privés, tout dans la politique menée actuellement, en accord avec le MEDEF, concourt à leur marchandisation et à priver le citoyen de la possibilité d'intervenir pour que le service public réponde aux besoins de la population.

Inversons la machine capitaliste qui, depuis des décennies, au nom d’une concurrence libre et non faussée, sur l’autel de la libéralisation a donné aux prédateurs financiers des pans entiers de nos services : offensive contre les entreprises de service public, contre les systèmes publics, contre les services de proximité avec la réforme territoriale et la RGPP (Révision générale des politiques publiques) laissant sur le carreau les hommes et la planète.

Cette politique de mise en cause du service public s'allie en effet avec les réformes territoriales en cours pour éloigner le citoyen du lieu de prise de décision et avec la privation de moyens d'intervention les collectivités territoriales démocratiquement élues. Comment empêcher la fermeture du bureau de poste du quartier, la fermeture des urgences de l'hôpital voisin ou de la classe de l'école communale, quand les décisions sont prises dans des instances reculées, selon des procédures illisibles et qu'on nous objecte systématiquement la limitation drastique de l'enveloppe budgétaire au nom d'une austérité imposée par la charge excessive des dépenses publiques ?

C'est pourquoi, le rassemblement citoyen initié par Convergence nationale des services publics pour s'informer, intervenir et se mobiliser est indispensable. C'est bien un rassemblement de toutes les organisations intéressées, syndicats, associations, partis politiques, élus et citoyens, qui est nécessaire pour avancer. Des luttes se développent sur tout le territoire pour la défense du service public. En 2015, 10 ans après la 1ère manifestation pour la défense des services publics organisé par Bernard Defaix, président de Convergences, est organisée une nouvelle manifestation par Convergences services publics à Guéret  avec la participation de syndicats (CGT, Solidaires et FSU), de partis politiques (PCF et Front de gauche, EELV et des élus) et d'associations (ATTAC, associations de défense des droits des femmes...). Cette manifestation nationale a regroupé en juin 2015, 7 500 personnes et a permis de populariser cette lutte des services publics au moment où les collectivités territoriales sont particulièrement touchées par la réforme territoriale et les coupes budgétaires et que la révision générale des politiques publiques  et les réformes de l'hôpital, l'enseignement et les plans concernant le rail affectent gravement les services publics. A l’heure actuelle, la bataille sur le nouveau contrat de présence postale territoriale donne lieu à un appel national contre la suppression des bureaux de poste lancé à la fête de l’humanité, non compensée par des maisons de services au public ou par le dépôt des colis déposés dans les supermarchés et les bureaux de tabac! Alors que la Poste empoche le CICE !

C'est pourquoi, des propositions pour les services publics du XXIème siècle, portées à la connaissance de la population et débattues avec elle, portées à la connaissance du plus haut niveau de l'Etat et des parlementaires, peuvent nous rassembler et nous permettre d'avancer et de gagner grâce à notre mobilisation.

Vous trouverez ci-après les propositions que le PCF met en débat aux assises.

 

 

1) Des services publics pour répondre aux besoins humains

Garantir l'égalité

Les services publics sont essentiels pour la réponse aux besoins humains. En assurant un égal accès de tous à la santé, au savoir, à la culture, aux transports... ils sont un facteur de réduction des inégalités. C'est pourquoi nous combattons toutes les politiques qui contredisent cet objectif, les politiques d'austérité ainsi que les directives sur les services et toutes les libéralisations entreprises.

Faire de la défense et du développement de la sécurité sociale une priorité

Nous proposons un plan de défense et de développement de la sécurité sociale avec :

- Une révision des modes de couverture et prestations prévus pour les ayants droits dans les quatre branches pour une meilleure protection sociale :

  • concernant la branche maladie: reconquérir progressivement la généralisation de la prise en charge à 100% pour tous les soins en commençant par la prise en charge immédiate à 80% pour tous et à 100% pour les jeunes de moins de 25 ans.

  • concernant la branche vieillesse: garantir le droit à la retraite à 60 ans à taux plein.

  • concernant la branche accident du travail: renforcer la médecine du travail en liaison avec les CHSCT, pour améliorer les conditions de travail de tous.

  • concernant la branche famille: étendre les prestations familiales par la création d'une allocation pour le premier enfant pour toutes les familles et la revalorisation des prestations pour le 2ème enfant pour réaffirmer le principe d'universalité.

- Le rétablissement de l'élection au suffrage universel des représentants des assurés sociaux dans les conseils d'administration des caisses de sécurité sociale.

- Le renforcement du financement de la sécurité sociale, notamment par la modulation du niveau des cotisations sociales patronales en fonction du développement de l'emploi, de la qualification et des salaires et l'extension des prélèvements sociaux à tous les revenus financiers au même niveau que les cotisations sur salaires.

 

Un plan de mobilisation pour la santé publique

L’égalité d’accès territorial de santé, suppose le maillage en centres de santé publics de chaque département. Nous défendons l’hôpital public, portons la nécessité d'une réforme de son financement et des maternités de proximité. Nous proposons l’élaboration d’une loi cadre de refondation d’une psychiatrie de secteur humaine et un grand service public du handicap et de la perte d’autonomie. Nous proposons notamment :

- L'abrogation des lois Bachelot et Touraine

- La suppression du numérus clausus et des quotas de formation

- Un moratoire sur les fermetures et démantèlement d'hôpitaux, la réforme du financement avec la suppression de la tarification à l’activité, la taxe sur les salaires, la TVA.

- Le développement de centres de santé de proximité

- La création d'un pôle public du médicament

- L'élaboration d'une loi cadre de refondation d'une psychiatrie humaine

 

Construire l'école de l'égalité

- Porter le budget de l’éducation nationale à 7% du PIB

- Pour enseigner des savoirs plus complexes à plus d’enfants, il faut du temps : droit à l’école dès 2 ans pour les familles qui le souhaitent ; allongement de la scolarité obligatoire de 3 à 18 ans ; rétablissement de la demi-journée d’école supprimée en primaire ;  allongement du temps scolaire pour que toute l’école puisse se faire à l’école

- Faire le bilan des réformes libérales engagées par les précédents gouvernements ; Sortir de l’impasse des rythmes scolaires en repensant les temps éducatifs et les parcours pédagogiques et en créant un service public national déconcentré du loisir éducatif ; instauration de mesures immédiates d’accompagnement des nouveaux programmes en primaire et au collège ; suppression de la réforme actuelle du collège et ouverture d’une concertation pour la démocratisation de la réussite au collège

- Des personnels formés, partout : revalorisation des salaires et des métiers de l’Éducation nationale ; plan pluriannuel de création de postes ; création d’un dispositif de pré-recrutement des enseignant-e-s sous statut de la fonction publique, relance de leur formation initiale et continue

- Rétablissement d’une carte scolaire contraignante et démocratiquement construite, sectorisation de l’enseignement privé, suppression de l’obligation faite aux collectivités locales de le subventionner et intégration progressive de l’enseignement privé sous contrat au service public d’éducation nationale, construction d’une carte nationale des formations publiques ; création d’un observatoire national paritaire des inégalités ;

- Création d’un observatoire national des programmes composé d’acteurs-trices de l’éducation, d’élu-e-s et de citoyen-ne-s et chargé de faire évoluer les programmes en fonction des retours du terrain et de l’objectif de réussite de toutes et tous ; une même ambition pour tous les enfants : ce sont les programmes qui définiront les contenus et les objectifs de l’enseignement pour tous ; introduction des cultures technologique et professionnelle dans les programmes scolaires dès le début de la scolarité obligatoire.

 

 

Le partage des savoirs au cœur de l'Enseignement supérieur et la Recherche

- Évaluation pluraliste des politiques libérales débouchant sur l’identification de besoins immédiats et sur l’élaboration démocratique d’une nouvelle loi visant à libérer l’ESR à toutes les échelles des logiques de concurrence et de marchandisation du savoir.

- Réorienter les crédits affectés au Crédit Impôt Recherche vers la recherche publique.

- Donner à l’enseignement supérieur les moyens de sa démocratisation, permettre à la recherche de répondre aux défis de l’avenir : doublement du budget public de l’ESR sur la législature, développement de l’emploi scientifique : plan pluriannuel de dé-précarisation et création de 6000 postes statutaires de la fonction publique par an, revalorisation des salaires et des carrières

- Démocratisation des conseils d'administrations des universités et des organismes de recherche ; création de nouvelles instances populaires consultatives sur les choix technologiques et scientifiques.

 

Un plan de mobilisation pour les transports :

- La création d'un pôle national des transports publics favorisant le développement des transports collectifs et leur accès par toutes et tous, du transport ferroviaire et fluvial et du transport maritime côtier

- L'abrogation des lois de libéralisation du rail, de la loi Macron, lancement d'un processus de désendettement du système ferroviaire, fin des mesures de défiscalisation et exonération favorisant le transport aérien par les entreprises bas-coût.

- Le renforcement de la tarification sociale jusqu'à la gratuité en zone urbaine et la création de parking relais pour les voitures

- Le doublement, la généralisation et la modulation du « versement transport » payé par les entreprises

- La nationalisation des autoroutes, un moratoire sur les privatisations des ports et aéroports.

- Un plan d'investissements dans les aménagements cyclables

 

Pour garantir l'égalité de nouveaux grands services publics doivent être constitués en transformant les politiques publiques dans des domaines clés. Quelques exemples non exhaustifs :

 

- L'emploi avec la création d'un service public de l'emploi permettant la mise en place d'une sécurité d'emploi et de formation pour éradiquer le chômage et la précarité en permettant à chacun-e d'alterner tout au long de sa vie périodes d'emploi et périodes de formations dans une continuité de droits et de revenus.

- La petite enfance avec la création d'un véritable service public de la petite enfance de la naissance à 5 ans avec possibilité d'entrer à la maternelle dès 2 ans pour les enfants dont les parents le souhaitent.

- L'autonomie avec la création d'un service public de l'autonomie pour les personnes âgées

- Le logement avec la création d'un service public national et décentralisé du logement, de l'habitat et de la ville (pôle public financier, pôle public de construction, agence nationale foncière, renforcement de la loi SRU et nouvelles politiques publiques).

- La culture avec la création d'un grand service public de l’art, de la culture et de l’éducation populaire.

 

Des services de proximité

 

L'égalité d'accès suppose un réseau de services publics de proximité implanté sans discrimination sur tout le territoire et avec des guichets et une présence humaine suffisante pour répondre aux demandes de la population pour accéder à ses droits et utiliser facilement les services publics. Cela veut dire la remise en cause de tous les plans de suppression de bureaux de postes, hôpitaux, écoles... L'accès internet peut venir compléter ce réseau mais pas l'amputer. Les maisons de services au public présentant un mode dégradé d'accès au service public ne peuvent pas constituer une réponse digne de ce nom. Nous proposons :

  • Un plan pluriannuel de développement des administrations publiques et services publics dans les territoires suburbains et ruraux et la création d'un fonds national de soutien aux territoires fragiles pour la réouverture des administrations et services fermés : hôpitaux, écoles, tribunaux, postes, trésoreries...

  • Un plan de formation et de création de postes sous statut et la titularisation des personnels précaires exerçant dans les services publics.

  • La reconnaissance explicite par la loi de la priorité de l'usage de logiciels libres par les administrations, les services publics.

  •  

Un développement humain durable :

Les services publics participent à la conscience planétaire pour une société du bien vivre et du bien commun. Ils sont indispensables à la réalisation d’un nouveau mode de développement humain durable qui permette de répondre aux besoins sociaux en préservant les ressources naturelles et en développant les capacités des êtres humains au lieu de les exploiter comme le fait le capital mondialisé. Nous proposons :

  • Une nouvelle industrialisation liée au développement des services publics: l'énergie avec les énergies renouvelables, l'automobile propre, les transports urbains et ferroviaires, la rénovation thermique des bâtiments, l'agriculture paysanne, l'aérospatiale, la navale, le numérique, la réparation, l'économie circulaire et les matières recyclées.

  • La création d'un pôle public de l'énergie afin de mettre la filière à l'abri des logiques financières et d'en améliorer la maîtrise publique et citoyenne, de faire progresser la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique.

  • La création d'un service public national déconcentré de l'eau et des déchets pour accompagner les compétences des collectivités dans la création de régies démocratiques ou de sociétés coopératives d'intérêt collectif de l'eau et de la gestion des déchets.

  • Au niveau européen, l'abrogation des directives séparant la production des réseaux, l'autorisation des subventions croisées et des péréquations ; et la création de groupes publics européens prioritairement en matière d'énergie, de transport, de télécommunications, du recyclage et du traitement des déchets, du médical, de l'aérospatiale.

2) Des services publics gérés démocratiquement

La réappropriation sociale suppose, au-delà du transfert juridique de propriété au bénéfice de l’État ou d’une collectivité publique, une articulation étroite avec, d’une part, de nouveaux objectifs sociaux et écologiques, et, d’autre part, de nouveaux pouvoirs d’intervention des agents des services publics et de leurs usagers pour imposer de nouveaux critères économiques (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociaux (salaires, emploi, formation), écologiques (économies d’énergie et de matières premières) dans la gestion des services publics et dans l'organisation du travail.

Cela implique de préserver et de renforcer le statut de la fonction publique pour protéger les agents des pressions politiques, économiques clientélistes et garantir au citoyen un égal traitement. Il est urgent d'accéder aux demandes des syndicats sur la carrière des agents et leur rémunération, le dégel du point d'indice et d'ouvrir des concours d'accès à la fonction publique avec une rémunération des diplômés pour préparer les concours.

Cette nouvelle gestion démocratique et ce statut renforcé permettront de mobiliser les moyens financiers nécessaires, à commencer par le crédit bancaire et la création monétaire des banques centrales, pour le développement des services publics ou encore de promouvoir à l'opposé des logiques de concurrence une réelle coopération entre collectivités territoriales pour un développement coordonné des services publics.

 

3) Des services publics ayant les moyens de leur fonctionnement

 

Le développement des services publics entre radicalement en contradiction avec les normes de réduction des dépenses publiques imposées par le « Pacte de stabilité et de croissance », le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG) et l’ensemble des normes d’austérité budgétaire en vigueur dans la zone euro. Ces normes doivent être combattues au niveau national comme au niveau européen. Il faut stopper les mesures d'austérité qui frappent les budgets publics des collectivités locales qui représentent une coupe de 7 milliards d'euros en 2016 et 2017.

Au contraire, des services publics tout à fait nouveaux, dans leur ampleur et dans leur fonctionnement, seraient précisément ce dont nos économies ont besoin pour combattre les tendances déflationnistes qui les minent et pour les rendre plus efficaces. Investir pour recruter et former des enseignants, des infirmières, des agents chargés de combattre l’évasion fiscale… voilà des dépenses d’avenir qui contribueront à créer plus de richesses, et donc de recettes publiques, pendant des années, et qui doivent donc être financées par l’emprunt, avec des taux d’intérêt faibles, voire négatifs. C’est seulement ainsi que nos économies pourront être libérées du coût des dettes contractées sur les marchés financiers. À une condition : que les dépenses ainsi financées servent effectivement à créer des richesses, et que l’argent public ne soit pas gaspillé sous forme de CICE et autres cadeaux au patronat.

Le Parti communiste propose de créer progressivement, à partir de mobilisations convergentes autour de projets concrets, un rapport de forces permettant d’imposer dans les faits la mobilisation de la création monétaire pour le financement d’investissements publics démocratiquement sélectionnés. C’est pourquoi il propose :

- la création, à l’initiative de la France et d’autres gouvernements européens, d’un fonds de développement économique, social, écologique solidaire européen pour le développement des services publics (http://www.economie-politique.org/sites/default/files/note_fdese_04_0.pdf). Le financement de cette nouvelle institution par une partie des centaines de milliards d’euros que la BCE déverse sur les marchés et sur les banques est compatible avec l’article 123, paragraphe 2 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne.

Les projets ainsi financés seraient sélectionnés par des procédures démocratiques décentralisées, s’appuyant sur des fonds régionaux et des conférences régionales pour l’emploi et la formation, et sur un pôle financier public assurant un fonctionnement cohérent, en réseau, de banques nationalisées et d’institutions telles que la Caisse des dépôts, BPI-France et la Banque européenne d’investissement.

Comme exemples de projets qui pourraient être financés par le Fonds de développement des services publics, on peut citer :

  • la modernisation des services publics ferroviaires en Europe

  • un plan pour sortir les hôpitaux de la misère

  • un « plan recherche – éducation »

  • un « plan réfugiés » pour mettre en place les moyens de les accueillir dignement en Grèce et dans les autres pays hôtes

  • un plan de développement de l’administration fiscale en Grèce

  • etc.

La création de cette nouvelle institution signifierait un changement radical dans les politiques économiques en Europe et contribuerait à construire le rapport de forces politique nécessaire pour changer les traités et refonder de fond en comble la construction européenne.

Outre la bataille contre l'austérité, les règles budgétaires actuelles et pour le fonds de développement pour financer les services publics, la France doit agir pour que les règles de la concurrence ne s'appliquent pas dans les secteurs correspondant aux besoins humains élémentaires assurés par les services publics nationaux (logement, santé, transports) et encourager les coopérations européennes entre services publics.

- la création d’un pôle public bancaire autour de la Caisse des Dépôts et Consigna­tions, de la Banque Publique d’Investissement, de la Banque postale, des banques mutualistes avec la nationalisation de la BNP Paribas et de la société générale. L’ac­tion de ces différentes institutions aurait pour objet de peser sur l’orientation du cré­dit et de l’épargne dans l’ensemble du système financier. Elle tirerait sa cohérence d’une nouvelle mission au service de la sécurisation de l’emploi et de la création de richesses dans les territoires.

- la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale et une grande réforme pour la justice fiscale basée sur une réforme de l'impôt sur le revenu et de l'impôt sur les sociétés pour les rendre plus progressifs, plus justes.

 

Conclusion

Ces quelques propositions visent à enrichir le débat des ateliers des assises et à nourrir le manifeste en cours de rédaction. Nous espérons qu'elles seront à utiles à penser et mettre en chantier à travers des fronts d'idées, d'actions, de luttes sociales, le service public du XXIe siècle pour lequel de très nombreuses forces syndicales, associatives, ou politiques comme la notre, peuvent agir de manière complémentaire avec tous les agents et usagers des services publics.

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 12:23
Suite de la conférence nationale du PCF, Présidentielles et Législatives: Lettre aux adhérents communistes du Finistère - par Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF du Finistère

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère

5 rue Henri Moreau / 29 200 BREST – 02 98 43 47 78 – pcf29@wanadoo.fr

Blog Rouge Finistère : http://pcf29.org/

Page Facebook : https://www.facebook.com/Parti-Communiste-Fran%C3%A7ais-du-Finist%C3%A8re-1732388910361176/

le 14 novembre 2016

Cher-e-s camarades,

« Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ». Rarement la célèbre formule de l'intellectuel communiste italien Antonio Gramsci n'aura paru aussi adaptée à un moment de l'histoire qu'aujourd'hui.

Notre « vieux » monde capitaliste craque de partout en faisant naître des monstres qui nous plongent dans l'angoisse et l'inquiétude, quand ils n'affectent pas directement notre quotidien : réchauffement climatique et crises écologiques, crises financières à répétition et logiques de privatisation accélérée des biens et services publics au service des actionnaires et des banques, généralisation de la guerre avec des logiques impérialistes, montée des autoritarismes, violence terroriste islamiste, crise des réfugiés avec son lot de drames insupportables et de souffrances anonymes, toute-puissance de la finance qui piétine les démocraties, les peuples et leurs conquêtes sociales, régressions idéologiques avec un progrès du racisme, des préjugés xénophobes et de l'intolérance qui sont de plus en plus banalisés, corruption politique au plus haut niveau (Sarkozy, Cahuzac, Barroso...) et soumission du pouvoir aux puissances d'argent, montée de l'extrême-droite en France, en Europe et dans le monde, à la faveur du discrédit grandissant dont souffre la politique à cause de leurs politiques néo-libérales et inégalitaires depuis une trentaine d'années, augmentation de la pauvreté et des inégalités dans notre société, mais aussi d'une désespérance, d'une dé-liaison sociale et d'un désarroi existentiel non quantifiables.

Dans ce contexte, les communistes, avec leurs valeurs, leur volonté, leur histoire inséparable de celles des conquêtes civilisationnelles, sociales et démocratiques en France, avec leur analyse marxiste de l'économie et de la société basée sur la lutte des classes et le refus des théories libérales de la fin de l'histoire, ont des choses à dire et à défendre pour les intérêts de notre peuple.

Ils ne sont évidemment pas les seuls à vouloir d'un autre monde, d'une autre société : les forces disponibles pour construire autre chose sont nombreuses et s'expriment de manière très diverse dans les mouvements sociaux comme celui contre la loi travail, les Nuits Debout, les projets d'existence, de consommation et de production alternatifs au modèle dominant, la lutte contre des grands projets inutiles.

Comme puissance de transformation en attente, il y a de la colère, des idéaux, des aspirations révolutionnaires et progressistes profondes chez beaucoup de citoyens, en particulier la jeunesse, sacrifiée par les partisans de la précarisation à outrance et du chômage qui ménage les profits. En revanche, il y a une difficulté dans le moment à construire des traits d'union entre elles, à leur proposer une perspective politique mobilisatrice et crédible, et les aider à surmonter le dégoût grandissant qu'inspire la politique électorale du fait de la trahison des partis gouvernementaux de droite et du PS et de leurs gestions anti-démocratique et anti-populaire.

C'est notre avenir qui se joue, celui de nos enfants et petits-enfants, et nous ne devons pas abandonner le terrain de la (re)construction d'un projet émancipateur démocratique et révolutionnaire en rupture avec les capitalistes et le capitalisme, du travail d'explication, de la lutte avec les gens pour la défense de leurs intérêts immédiats et légitimes, de l'effort pour résister à la casse des services publics, de la sécurité sociale, des solidarités.

La France, qui serait un tout autre pays sans le Parti Communiste, a besoin, toujours et plus que jamais d'un Parti Communiste à l'offensive, ouvert et inventif, travaillant dans la proximité et l'attention au quotidien de nos concitoyens, en leur manifestant son utilité au service de la défense de leurs intérêts. Ce n'est pas facile car la confusion et le sentiment d'impuissance dominent, et les forces de prédation capitalistes sont plus puissantes que jamais, avec leurs relais politiques et médiatiques, mais c'est notre responsabilité et la possibilité de la construction d'une société plus humaine qui se jouent ici.

Les jeudi 24, vendredi 25, samedi 26 novembre jusqu'à 12h va avoir lieu le vote des adhérents communistes sur la résolution adoptée par 94 % des 533 délégués réunis le 5 novembre à Paris pour la conférence nationale du PCF : « Uni-e-s pour l'humain d'abord, les communistes en campagne »... Et bien sûr le vote sur les deux options possibles retenues par la Conférence Nationale : ou bien appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon tout en continuant à porter des efforts de rassemblement, sans s'intégrer à France Insoumise et en gardant notre autonomie (option 1) ou bien présenter un candidat issu de notre Parti qui porterait dans la campagne présidentielle notre projet, nos analyses, propositions et notre vision du rassemblement nécessaire mais qui pourrait se retirer en cas de possibilité de construire une candidature commune de la gauche d'alternative à l'austérité (option 2).

Face aux risques d'affaiblissement de notre Parti dans la conjoncture actuelle, au besoin de reconstruire la gauche, aux périls sociaux et démocratiques qu'incarnent la menace d'une victoire de la droite ultra-libérale et totalement décomplexée et d'une nouvelle montée en puissance du Front National, il est extrêmement important que tous les adhérents exercent leur souveraineté pour défendre ce qu'ils perçoivent être l'intérêt de notre société et de la montée en puissance des idées communistes et de progrès en choisissant l'une ou l'autre de ces options qui posent chacune des questions et qui ont, dans notre parti, fait l'objet de débats très riches, respectueux, dans un esprit unitaire, sur le plan national comme le Finistère.

Les débats devront d'ailleurs se poursuivre dans les sections, les assemblées de circonscription jusqu'au 24, 25 et 26 novembre car on gagne beaucoup à échanger sur les enjeux et les arguments de part et d'autre, et c'est une condition pour se remémorer ce qui fait notre patrimoine commun, notre vision partagée de la société et des objectifs politiques, et se mettre en ordre de marche pour mettre en œuvre nos décisions communes. Il sera possible de voter par correspondance en envoyant son bulletin de vote dans une enveloppe anonymisée en temps voulu à la Fédération du Parti Communiste du Finistère/ 5 rue Henri Moreau/ 29 200 Brest mais toutes les sections devront aussi organiser le scrutin du 24 au 26 novembre afin de permettre la meilleure participation.

Les législatives des 11 et 18 juin se préparent aussi dès maintenant. Des appels au rassemblement des citoyens et forces de gauche voulant d'une autre politique que celle conduite par Hollande et Valls, ont été lancés départementalement et localement. Les résultats ne sont pour l'instant pas à la hauteur des enjeux de rassemblement pour construire des candidatures de gauche authentique porteuse d'une capacité à gagner. Mais nous continuons nos efforts tout en préparant concrètement des hypothèses de candidature communistes ou soutenues par le parti communiste, candidats pour faire reculer le capitalisme, le libéralisme et l'austérité, pour résister et proposer, tenir la gauche debout comme l'ont fait avec courage nos députés à l'Assemblée depuis 5 ans.

Pour mener nos huit campagnes législatives, pour pouvoir soutenir nos candidats, faire face à des scores qui pourraient éventuellement ici ou là ne pas nous permettre d'obtenir un remboursement des frais de campagne, nous encourageons nos adhérents à verser une participation à la souscription pour les élections législatives en versant un chèque à l'ADF PCF 29 et en l'envoyant à l'adresse de la Fédération du Parti Communiste/ 5 rue Henri Moreau/ 29 200 Brest. Ces dons ouvrent droit à un remboursement de 66 % par le biais de déductions sur l'impôt sur le revenu quand on est imposable.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental de la Fédération PCF du Finistère

Suite de la conférence nationale du PCF, Présidentielles et Législatives: Lettre aux adhérents communistes du Finistère - par Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF du Finistère
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 20:25

Suite à la publication et à la présentation des résultats de la grande consultation citoyenne lancée par le PCF "Que demande le peuple?", le PCF soumet aux citoyens et à ses adhérents les grands axes d'un projet pour les présidentielles et législatives qui reste encore à amender et à enrichir à l'issue de nos rencontres thématiques. 

Ce projet s'appuie sur plusieurs priorités déclinées en chapitres: 

1. Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses

2. De la nouvelle République au renouveau de la politique

3. Investir Demain

4. L'égalité Femmes Hommes maintenant !

5. Une France protectrice et solidaire

6. Produire autrement et préserver l'environnement

7. A l'offensive pour changer l'Europe

 

  

"Un pacte d'engagements communs pour la France": le projet que portent les communistes pour les Présidentielles et les Législatives
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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 09:16

13 novembre : La meilleure réponse à la terreur est une société qui a pour visée l'Humain d'abord (PCF)

 

Ce dimanche 13 novembre marque le premier anniversaire des attentats qui ont meurtri Paris et Saint Denis. C'est d'abord aux victimes et aux rescapés, à leurs familles ainsi que celles de Magnanville, Nice et St-Etienne-du-Rouvray que vont toute notre solidarité et notre soutien. Ce 13 novembre sera une journée de recueillement et d'hommage, une journée d'expression de l'exigence de paix et de fraternité.

 

Le traumatisme provoqué par ces attaques meurtrières est profond, la douleur est toujours prégnante mais notre peuple a su aussi montrer sa réelle capacité de résilience et sa volonté de rassembler la nation sur les principes fondateurs de notre République : la liberté, l'égalité et la fraternité.

 

Notre peuple refuse la haine, la xénophobie, les stigmatisations et discriminations, les logiques de guerre, de peur et d'exclusion qui, loin de combattre le terrorisme, ne font qu'alimenter le terreau sur lequel il prospère. Notre peuple aspire à plus d'égalité, de progrès et de justice sociale, à une République pour tous.

 

La première condition de la sécurité collective est la lutte contre les inégalités et les injustices en France, en Europe, dans le monde. La meilleure réponse à la terreur, son meilleur antidote, est une société qui a pour visée l'Humain d'abord.

13 novembre: la meilleure réponse à la terreur est une société qui a pour visée l'Humain d'abord (PCF)
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 08:00
Contrôle au faciès: l'Etat enfin condamné (PCF)

Contrôle aux faciès : l'Etat enfin condamné !

 

Le 9 novembre 2016 s'est tenue l’audience à  la Cour de cassation qui a confirmé la condamnation de l’État pour faute lourde dans le cas de contrôles aux faciès !

La Justice reconnaît définitivement l'existence de cette pratique discriminatoire et la condamne !

« C’est une grande victoire », a salué Félix de Belloy, l’avocat des treize plaignants. « On sort de plusieurs décennies de non-droit en matière de contrôle d’identité. Les policiers considéraient qu’ils pouvaient contrôler sans motif, c’est terminé. »

François Hollande, lors de sa campagne en 2012, avait fait de la lutte contre les contrôles au faciès son 30ème engagement ; une fois élu ce fut son premier renoncement. Pire, condamné en première instance, le gouvernement est donc allé jusqu'à la Cour de cassation au lieu de prendre acte que la Justice de notre pays validait et légitimait cet engagement.

Cette pratique policière discriminante est le symptôme d’une République en souffrance. Mais, aujourd’hui, la Justice a parlé et l’État doit prendre ses responsabilités.

Il est urgent que le gouvernement prenne des mesures concrètes visant à la modification de l’article 78-2 pour instaurer le récépissé de contrôles d’identité, objectiver les raisons des interpellations et des contrôles d’identité, ce qui permettrait de réduire les tensions exacerbées entre une part de la population et les forces de l’ordre.

Les sénateurs et sénatrices communistes, ont déposé en avril 2016,  une proposition de loi pour modifier notamment l’article 78-2 :  c’est une des mesures contenues dans le pacte d’engagements du PCF pour les échéances électorales de 2017 afin de lutter contre les discriminations racistes. 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 07:28
Fête de l'Humanité Bretagne, samedi 3 décembre à 10h: débat-formation du CIDEFE sur les Nouvelles Ruralités en Bretagne
Après les lois MAPTAM et NOTRe : quelles nouvelles ruralités en Bretagne ? Quelles solidarités entre ruralité et métropoles ?

 

Objectifs :

Dresser le panorama des enjeux pour la construction de nouvelles ruralités.

Analyser les spécificités du territoire breton qui compte deux métropoles, un réseau de villes moyennes et des territoires ruraux.

Esquisser les réponses à construire pour un développement économique, social, culturel, écologique harmonieux et solidaire qui profite à chacun, que l'on travaille/habite dans une aire urbaine, sur le littoral ou en Centre Bretagne.

Dans le cadre des recherches et actions menées sur l'ensemble du territoire par des élus locaux, des professionnels, des scientifiques pour construire un aménagement du territoire qui n'oublie personne, cette formation a pour objectif de permettre aux élus locaux et à toute personne qui agit pour le développement des territoires, notamment en milieu rural, de comprendre les mutations à l'œuvre, d'analyser les expériences innovantes ou alternatives qui se développent, de comprendre les atouts et handicaps présents sur les territoires des nouvelles ruralités.

Qu'en est-il des réflexions et travaux en cours ?

Quelles avancées possibles pour une politique d'aménagement du territoire plus juste et plus solidaire ?

Quelle place des collectivités territoriales, dans un contexte de désengagement de l'État, de menaces sur les services publics et de raréfication de l'argent public?

Quelles initiatives prises ou à venir pour faire entendre la voix des habitants, des associations, des élus devant les enjeux pour les nouvelles ruralités?

Intervenants :

Jean Pierre Dayras, secrétaire général de l'association Nouvelles Ruralités

Gérard Le Cam, Maire de Plénée-Jugon - Sénateur Honoraire

Maxime Paul, Ancien Vice-Président de Brest Métropole

Makan Rafatdjou, architecte urbaniste

Anne-Claire Le Vaillant, Architecte consultante, assurera l'animation de cette formation.

 

Cette session aura lieu le :

Samedi 3 décembre 2016 de 10h00 à 12h00 Fête de l'Humanité Bretagne Parc des expositions de Lorient Sud Br 286 rue Rouget de lisle 56100 Lorient

Fête de l'Humanité Bretagne, samedi 3 décembre à 10h: débat-formation du CIDEFE sur les Nouvelles Ruralités en Bretagne
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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 06:26
Assez de souffrance des personnels hospitaliers! Assez de renoncements aux soins et à la santé! Le PCF appelle à se mobiliser avec les personnels et usagers de la santé le 8 novembre!

 

Le gouvernement applique aussi sa politique d'austérité à la santé. Beaucoup d'hôpitaux sont en danger, des Urgences ou des maternités menacées. Un grand nombre de nos concitoyen-ne-s renoncent ou reculent le moment de se soigner. Les personnels sont en souffrance.

 

Le 8 novembre ont lieu partout en France des manifestations pour la santé. Le PCF appelle à s'y joindre

 

 

Dans le Finistère aussi

inquiétude,

colère,

mobilisation !

 

 

Les hôpitaux sont en grande difficulté, menacés de l'être plus encore avec la loi Touraine et les GHT (Groupements Hospitaliers de Territoire): hôpitaux de proximité, comme Douarnenez, Concarneau, Morlaix, Quimperlé, annexé à Lorient, mais aussi le CHIC de Quimper, le CHU de Brest, les hôpitaux psychiatriques, comme celui de Morlaix, les EHPAD, les soins de suite...

 

Ici suppressions de services, de postes, de lits, là engorgement et délais d'attente insupportables, partout personnels et patients en souffrance.

Recul de l'offre de soins de proximité, apparition de déserts médicaux, aggravation des inégalités sociales et territoriales, renoncement aux soins.

Et la prise en compte du handicap, celle de la perte d'autonomie liée au vieillissement, sont très loin d'être à la hauteur des besoins.

Le médico-social et le social sont aussi durement impactés.

 

Dans notre département comme ailleurs, la maladie qui mine la santé, c'est la politique d'austérité et le sous-financement qui en résulte.

 

Assez de souffrance des personnels hospitaliers

Assez de renoncements aux soins et à la santé !

 

Mme Touraine vous avez peut-être réduit le trou de la Sécu, mais à quel prix ! Et pour la santé de qui ? Si ce n’est celle de la FINANCE et du MEDEF !

Les politiques libérales des gouvernements Hollande et Sarkozy, nous ont conduit depuis 10 ans, à une multiplication de fermetures de services et d’Hôpitaux comme de maternités de proximité, et la démocratie en santé disparaît au profit des Agences Régionales de santé.

Dans le seul cadre de la Loi triennale de Financement de la Sécurité Sociale (LFSS) de 2016 à 2018, ce sont près de 20 000 emplois qui sont en train de disparaître.

L’organisation du temps de travail des personnels est soumise à la loi de la rentabilité financière, au mépris de la sécurité et de la qualité des soins, comme de la santé des soignants.

Les maternités explosent, les urgences ne désemplissent pas, les lits de médecine sont occupés par des personnes de plus en plus dépendantes, la chirurgie ambulatoire est imposée aux patients quelle que soit leur situation personnelle, des déserts médicaux s’installent dans tous les territoires. Tous les établissements de santé et de psychiatrie sont attaqués via un financement insuffisant au travers de l'Ondam (objectif national de dépenses de l'assurance maladie). Idem, pour le handicap et le médico-social qui subissent de front la réduction et la précarisation des équipes engendrant des situations dramatiques et préoccupantes dans ces établissements.

Les enquêtes IPSOS/SPF ou UFC-Que Choisir, dénoncent une aggravation du renoncement aux soins, des dépassements d’honoraires généralisés, une diminution en généralistes( -8, 4%) et dans des spécialités comme les anesthésistes, les ophtalmologistes, les pédiatres, les gynécologues, … Depuis Juillet 2016, le regroupement autoritaire des hôpitaux publics, avec les Groupements Hospitaliers de Territoire(GHT) aggrave la situation, avec la loi Touraine.

Pour la satisfaction des intérêts du MEDEF, la sauvegarde de ses vertigineux et scandaleux revenus, en réduisant les cotisations sociales et en baissant les dépenses publiques, notamment celles des Hôpitaux publics, laissant le champ libre au secteur privé.

En réalité, il s’agit de tenir l’objectif inscrit dans le « pacte de responsabilité » : atteindre 3,5 milliards d’économies d’ici 2018 sur les hôpitaux !

Et pourtant l’argent existe comme le montrent les 50 milliards donnés au Patronat, les 40 milliards d’exonération de cotisations sociales,… alors que le chômage ne fait que progresser !

 

INADMISSIBLE ! ENSEMBLE MOBILISONS-NOUS !

 

Tous dans la rue le 8 novembre ! Lois Touraine-LFSS-El Khomri, mêmes combats !!!

 

Assez de souffrance des personnels hospitaliers! Assez de renoncements aux soins et à la santé! Le PCF appelle à se mobiliser avec les personnels et usagers de la santé le 8 novembre!
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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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