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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 07:55
Signez la pétition de la JC pour la libération de Marwan Barghouti
Message de Enzo de Gregorio pour le MJCF 29 
 
Dans le cadre de la semaine des prisonniers palestiniens cette semaine, la JC  travaille à la signature massive de la pétition pour Marwan Barghouti.
 
Mercredi, nous fêterons un triste anniversaire, le 15 avril 2002, Marwan Barghouti était emprisonné par Israël. Marwan est le premier membre du parlement palestinien arrêté par Israël. 
 
Le 20 mai 2004, après un procès à charge, il est condamné à 5 peines de réclusion à perpétuité et à 40 ans de prison. Lors de son procès Marwan Bargouthi, n'a pas reconnu le tribunal militaire israélien ni sa capacité à juger un ressortissant palestinien. 

Ce procès à largement été condamné à l'international par de nombreux observateurs, notamment le sénateur communiste Jean Claude Lefort et l'avocate Gisèle Halimi. 
 
Il est le symbole : celui d'un peuple entier que l'on enferme, mais aussi de la lutte contre la colonisation. Tout comme Mandela l'a été pour l'Afrique du Sud, Marwan Bargouthi est une figure d'espoir. L'espoir qu'un jour les Palestiniens puissent vivrent libre et unis dans leur pays.
Il sera d'ailleurs de nouveau candidat au législative en Palestine.
La libération de Marwan Bargouthi est un préalable à un processus de paix entre la Palestine et Israël. 
 
C'est pour cela que le Mouvement des Jeunes Communistes de France ce bat depuis des années pour obtenir la libération de Marwan Barghouti. 
 
Ainsi, nous vous proposons de signer la pétition du MJCF pour la libération de Marwan Barghouti.
 
Toi aussi signe la pétition qui sera remise au Ministre des affaires étrangères!
 
Ou pour le Finistère.
 
Via mail : mjcf.finistere@gmail.com
 
Fraternellement, 
 
Enzo De Gregorio, 
Secrétaire Départemental MJCF 
mjcf.finistère@gmail.com
 
Signez la pétition de la JC pour la libération de Marwan Barghouti
Signez la pétition de la JC pour la libération de Marwan Barghouti
Palestine. Marwan Barghouti, le souffle d’un vent nouveau
Mardi 6 Avril 2021 - L'Humanité

En prison depuis dix-neuf ans, le dirigeant du Fatah est donné vainqueur à la présidentielle en cas de candidature. Pour les législatives, cette figure palestinienne soutient une liste dissidente.

 

Face à l’effritement de son pouvoir, la colère dans les villes et les camps de réfugiés, tant en Cisjordanie qu’à Gaza, et l’illégitimité qui le gagne (la dernière élection présidentielle palestinienne s’est déroulée en mars 2005 et les législatives en janvier 2006), le président palestinien, Mahmoud Abbas, se devait de réagir.

36 listes et une surprise

Mi-janvier, il a annoncé que le scrutin parlementaire se tiendrait le 22 mai, la présidentielle le 31 juillet et le renouvellement du Conseil national palestinien, la plus haute instance décisionnelle de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), le 31 août. Une décision attendue avec impatience : plus de 93 % des Palestiniens en âge de voter se sont inscrits pour pouvoir le faire.

La Commission électorale centrale palestinienne (PCEC) a fait savoir que 36 listes de candidats avaient été enregistrées pour ce scrutin à la proportionnelle intégrale où au moins deux femmes doivent être parmi les dix premiers et représenter 26 % de l’ensemble. La surprise est venue de Marwan Barghouti, la figure politique palestinienne la plus populaire.

Une détermination intacte

Condamné à cinq peines de prison à perpétuité et à quarante ans de prison au cours d’un procès totalement illégal puisqu’il était député et a été enlevé en territoire palestinien par l’armée d’occupation en avril 2002, Marwan Barghouti n’a pas cessé de lutter. Malgré ses 19 ans d’emprisonnement, il a gardé la détermination des premiers jours. Le journal israélien Haaretz va même jusqu’à le décrire comme « l’homme qui pourrait mener son peuple à l’indépendance ».

Bien que membre du Fatah, il a décidé de soutenir une liste baptisée « Liberté », qui sera dirigée par Nasser Al Kidwa, neveu de Yasser Arafat, ancien ministre des Affaires étrangères, et dont la figure numéro 2 ne sera autre que Fadwa Barghouti, son épouse. « Nous espérons que cette liste mènera à la démocratie, a déclaré cette dernière. Nous avons enregistré cette liste et nous espérons qu’elle réussira. »

La corruption gangrène le Fatah

Si Marwan Barghouti s’engage derrière une liste classée comme indépendante et ne soutient pas celle de son parti, dont il est membre du comité central (mais des rumeurs disent qu’il vient d’être exclu de la formation historique, comme c’est officiellement le cas pour Nasser Al Kidwa), c’est parce que les discussions avec Mahmoud Abbas sur la constitution d’une liste large, incluant des Fatawis (membres du Fatah) et des personnalités reconnues pour leur intégrité, n’ont pas abouti.

À l’heure où la corruption gangrène le Fatah et où cette formation est engluée dans une cogestion de l’occupation via l’Autorité palestinienne et les accords de coopération sécuritaire avec Israël, il fallait donner un signal aux Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza.

Les formations de gauche partent désunies

D’autant que le Hamas entend bien tirer les marrons du feu et que Mohammed Dahlan, ancienne figure du Fatah, parti aux Émirats arabes unis, devenu homme lige des monarchies du Golfe, entend bien redistribuer les cartes. Les formations de gauche partent désunies. Les communistes du Parti du peuple palestinien (PPP), avec Fadwa Khader en tête, dirigeront une liste formée avec le Fida. Mais le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) fera cavalier seul.

Selon le Palestinian Center for Policy and Survey Research, qui a effectué un sondage récemment, la participation électorale serait de 79 %. Le Hamas obtiendrait 27 % des suffrages, contre 24 % au Fatah, 20 % à « Liberté », soutenue par Barghouti, et 7 % à la liste « Avenir » de Dahlan. Dans cet affrontement de mastodontes, les partis de gauche sont crédités de peu de voix. Mais tous les regards se portent également vers la présidentielle.

L’argumentaire du Fatah contre la liste où figure Fadwa Barghouti est sans surprise : la multiplication des listes favoriserait le Hamas.

Marwan Barghouti candidat écraserait ses adversaires avec 22 % des voix, contre 14 % à Ismaël Haniyeh, du Hamas, 9 % à Mahmoud Abbas et 7 % à Dahlan. Depuis plusieurs semaines maintenant, Nasser Al Kidwa a fait savoir qu’il soutiendrait la candidature de Marwan Barghouti « sans réserve et avec force ».

L’argumentaire du Fatah contre la liste où figure Fadwa Barghouti est sans surprise : la multiplication des listes favoriserait le Hamas. Si l’on en croit les sondages et d’un point de vue purement arithmétique, c’est vrai.

Redonner un sens à la lutte

En termes politiques, il en va tout autrement. Nombreux sont les Palestiniens toujours attachés au Fatah en tant qu’organisation fondée par Yasser Arafat et au rôle historique évident mais peu enclins à voter pour lui au vu des figures le représentant : du vieillissant Mahmoud Abbas, 85 ans, aux jeunes (ou moins jeunes) loups qui veulent se partager une poule aux œufs d’or sans aucune initiative nouvelle capable de redonner un sens à la lutte du mouvement national contre l’occupation et la colonisation. Alors que Marwan Barghouti représente bien ce combat aux yeux des Palestiniens. La liste qu’il soutient pourrait aussi éviter une hémorragie de voix vers le Hamas.

Tout peut encore bouger

D’ici aux élections, tout peut encore bouger. Mahmoud Abbas et ses partisans vont sans doute tenter d’intégrer la liste « Liberté » dans la leur. À quelles conditions ? C’est la question. Mais déjà ils brandissent une possible annulation de la tenue du scrutin si Israël ne permet pas aux Palestiniens de Jérusalem-Est de participer aux élections.

Une condition réelle mais qui apparaît comme une ultime manœuvre de la part d’un clan au pouvoir prêt à s’entendre avec le Hamas plutôt qu’à écouter les revendications des Palestiniens. Ces derniers ont hâte de s’exprimer et attendent un signal de mobilisation et d’encouragement pour renforcer la résistance populaire.

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15 avril 2021 4 15 /04 /avril /2021 06:26
Covid 19 -  Pfizer fait exploser le prix de son vaccin - Article de Thomas Lemahieu dans l'Humanité, réaction du Parti communiste
[ Indécent ]
 
⚠️Hier le Premier ministre Bulgare annonçait l'augmentation des prix du vaccin Pfizer de 12 euros à 19,50euros la dose...et ce ne serait qu'un début !!!
⛔ Combien de temps encore Allons-nous laisser les Big pharmas se faire du profit sur notre santé et nos vies??!!!
💉 🌍 💊Lever les brevets, mutualiser la production et faire des vaccins des biens communs de l'humanité c'est urgent et c'est maintenant !!!
✍ 🇪🇺 ✊ La campagne européenne #PasdeProfitsurlaPandemie continue, mobilisons-nous: https://noprofitonpandemic.eu/fr/
 
La multinationale américaine Pfizer profite de l’augmentation des commandes de vaccins pour décider d’une envolée de ses prix et passe l’unité de 12,50 à 19,50€ !
Entre la bourse et la vie les géants pharmaceutiques ont fait leur choix. On comprend pourquoi ils s’opposent farouchement à la levée des brevets.
La campagne menée à l’initiative des parlementaires communistes pour que le vaccin soit un « bien public mondial » est largement partagée à gauche et dans l’opinion publique.
Elle doit s’intensifier, jusqu’à devenir victorieuse !
Covid-19. Pourquoi Pfizer fait exploser le prix de son vaccin (et s'en vante)
Mercredi 14 Avril 2021 - L'Humanité

Le groupe pharmaceutique profite d’une demande en hausse pour gonfler le tarif de ses doses de vaccins commandées par l'Union européenne de 12 à 19,50 euros. Et ce n’est qu’un début...

 

Fort du succès de son vaccin contre le Covid-19, Pfizer en augmente le prix. D’après le premier ministre bulgare, la multinationale américaine, associée au laboratoire allemand BioNTech, fait, à l’occasion d’une nouvelle commande de l’Union européenne (UE) pour 1,8 milliard de doses – un volume faramineux qui, entre achats fermes et options, double presque à lui seul le montant des précommandes jusque-là –, passer le tarif à l’unité de 12 à 19,50 euros.

Alors que la Commission refuse depuis des mois de faire la lumière sur les prix de ses achats auprès des géants pharmaceutiques, le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, brise nolens volens l’omerta. « Pfizer était à 12 euros, puis c’est devenu 15,50 euros. Et maintenant, on signe des contrats pour 900 millions de vaccins (achats fermes – NDLR) au prix de 19,50 euros. Ce qui représente 18 milliards d’euros ! Beaucoup de variants vont apparaître, et donc on aura une première injection, une deuxième, puis une troisième et une quatrième ! Cela va avoir un impact sur les budgets des prochaines ann ées. »

Les marchés financiers ramassent la mise

C’était couru d’avance, et ça se produit encore plus tôt que prévu… Depuis des mois, la multinationale, dont les dix plus gros actionnaires sont des fonds d’investissement américains, de Vanguard à BlackRock en passant par State Street et Morgan Stanley, prépare les marchés financiers à ramasser la mise de la catastrophe sanitaire mondiale.

À la mi-mars, lors d’un séminaire en visioconférence organisé par la banque d’affaires britannique Barclays, deux des plus hauts dirigeants de Pfizer ont, non sans cynisme, évoqué leurs lucratives perspectives : troisième dose à injecter face aux variants, rappel annuel de vaccination, etc.

« Les forces normales du marché... »

Mieux encore pour eux : les prix sont, parient-ils, appelés à augmenter avec le reflux du nouveau coronavirus du stade pandémique vers le stade épidémique. « Si vous regardez comment la demande et les prix actuels sont déterminés, il est clair qu’ils ne sont pas déterminés par ce que j’appellerais les conditions normales du marché ou les forces normales du marché, relève Frank D’Amelio, directeur financier et vice-président de Pfizer. Ils sont déterminés par la situation de pandémie dans laquelle nous nous trouvons et par les besoins des gouvernements de se procurer des doses auprès de divers fournisseurs de vaccins. »

Mais le patron voit la lueur au bout du tunnel : « Ce que nous croyons, c’est que les forces normales du marché ne vont pas tarder à se rebiffer. Les facteurs comme l’efficacité, la capacité de doper l’immunité deviendront encore plus déterminants, et nous voyons ça comme une grosse opportunité pour la demande de notre vaccin et pour son prix. Donc, en clair, beaucoup est à venir. »

Bientôt 150 euros la dose ?

Selon les indiscrétions, le prix du vaccin Pfizer pourrait ainsi dans les prochains mois s’envoler à 53,40 euros pour l’UE et, à l’issue de la pandémie, il se stabiliserait même autour de 150 euros pour les rappels annuels. De quoi bien comprendre pourquoi la multinationale se bat, avec l’ensemble des géants pharmaceutiques, contre toute levée des brevets sur toutes les technologies contre le Covid-19…

C’est ce privilège exorbitant que questionnent les partisans du vaccin comme « bien public mondial ». Et la lecture du rapport annuel de BioNTech, le partenaire de Pfizer, leur donne raison : les coûts de recherche et développement (R & D) pour ce vaccin n’ont pas dépassé le milliard d’euros, une somme partagée à parts égales entre les deux, alors que le laboratoire européen a reçu des aides de Bruxelles et de Berlin pour un montant cumulé de près de 445 millions d’euros.

À rebours des grands discours de Big Pharma et de ses lobbyistes, la part de la R & D est, en vérité, largement résiduelle, en comparaison des 50 à 60 milliards d’euros de chiffres d’affaires déjà engrangés pour leur vaccin par Pfizer et BioNTech. L’ONG américaine Health GAP ajuste l’estimation des mégaprofits attendus par la multinationale, qui avait annoncé l’hiver dernier une marge brute, déjà considérable, de 25 à 30 %. Les experts citoyens l’évaluent désormais entre 60 et 80 %. Et d’interroger, brutalement : « Le président Biden et les autres dirigeants des pays riches vont-ils laisser la cupidité provoquer plus de fosses communes encore ? »

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14 avril 2021 3 14 /04 /avril /2021 14:11
Philippe Rio, maire communiste de Grigny, maire de classe mondiale (L'Humanité, 12 avril 2021)
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13 avril 2021 2 13 /04 /avril /2021 15:10
Au Sénat, le groupe communiste vote contre la loi dite sur les séparatismes (Fabien Gay, 13 avril 2021)
⭕️ J’ai voté contre le projet de loi sur le « respect des principes de la République », tout comme l’ensemble du groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste ⭕️
Ce texte, qui s’est d’abord appelé « lois sur les séparatismes » avant de s’appeler « pour le renforcement des principes de la République » marque un basculement dans la relation entre la puissance publique et les cultes et modifie le caractère de la loi de 1905 de stricte séparation entre les Églises et la puissance publique. Elle modifie aussi la loi de 1901 sur les associations en demandant à ces associations de signer un contrat… pour s’engager à respecter la loi. Une garantie bien illusoire, car celles et ceux qui ne veulent pas respecter la loi se moquent pas mal de signer un papier disant qu’ils respecteront la loi… qu’aussitôt signé ils ne respecteront pas !
Ce texte créé aussi un fichier de 17 millions de personnes, puisque chaque personne qui voudra souscrire une licence dans un club sportif sera à présent soumise à une « clause d’honorabilité » sans qu’on ne sache très bien en quoi celle-ci consiste…
Mais le pire, c’est que ce texte vient dans un contexte général où une partie des droites et de l’extrême droite, bien aidés par la puissance médiatique, continue la stigmatisation et les banalisations de propos racistes envers nos compatriotes musulmans.
D’ailleurs, la séance publique au Sénat aura donné lieu, triste gloire, au concours Lépine de l’amendement le plus stigmatisant : pour la 3ème fois en deux ans, l’interdiction pour les mamans voilés d’accompagner les enfants en sorties scolaires ; l’interdiction des drapeaux étrangers lors des mariages ; les prières dans les couloirs de l’université (surtout qu’elles sont fermées depuis un an, et que le dernier incident de ce type remonte à 2015) ; couper les allocations familiales aux parents dont les enfants sont absents à l’école… La liste est longue, trop longue…
Le ministre de l’Intérieur se plaignait sur un chaîne télévisuelle du service public que l’extrême droite était trop molle. Nous espérons que la droite sénatoriale l’aura bien rassasié.
En revanche, lorsque nous avons voulu aborder « le séparatisme » entre les riches et les pauvres, et l’évasion fiscale alors que d’impôt est un devoir citoyen : ce n’était pas le moment.
Lorsque nous avons voulu parler des discriminations subies par nos compatriotes en raison de leur origine, classe sociale, couleur de peau, orientation sexuelle… et qui font que des millions de nos compatriotes ont des difficultés d’accès à l’emploi, à un logement… : ça n’existait pas, et ce n’était pas le moment.
Lorsque nous avons voulu dire que la République devait s’incarner partout, en premier lieu par nos services publics qui désertent nos quartiers populaires, nos territoires ruraux et ultra-marins, terreau de la montée de la misère, de la pauvreté et révélateur d’inégalités républicaines : pas à l’ordre du jour.
Quand nous avons voulu parler de nos relations diplomatiques avec un certain nombre de pays qui financent eux-mêmes le terrorise : le sourire était gêné.
Alors oui, la montée de l’intégrisme, de l’obscurantisme religieux et du terrorisme est une affaire sérieuse et le combattre doit être l’affaire de toutes et tous. Depuis 30 ans, d’ailleurs, quasi chaque année, le Parlement a adopté un texte accentuant toujours la surveillance. Mais cela ne suffira pas.
« Il faut bien que la société regarde ces choses puisque c’est elle qui les fait », écrivait Victor Hugo dans Les Misérables. Nous pourrions ajouter ; c’est elle qui les fait, en laissant une partie de la population sur le bas-côté, en cultivant l’entre-soi et l’élitisme, en laissant toujours plus à quelques-uns, et toujours moins à la majorité, en tuant le rêve et en excluant, en asséchant les services publics et l’éducation…
C’est à la racine du mal qu’il faut s’attaquer, au grand désordre mondial, aux guerres et à la misère qui prospère, aux sources de financements dont les petits trafics d’ici irriguent aussi le terrorisme mondial, et puis renforcer la République partout, nos services publics, les moyens dans l’éducation, pour nos associations. L’affaire est sérieuse est doit être traitée sans caricature, sans stigmatisation.
Pour toutes ces raisons, j’ai voté contre ce texte, comme l’ensemble de mon groupe.
Fabien Gay
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:37
Présidentielle 2022: le PCF reprend sa liberté (Le Télégramme, 12 avril 2021)
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:20
Voilà notre ambition et notre pari : une parole forte et sincère pour réarmer et faire grandir la gauche avec une candidature pour le monde du travail et pour la jeunesse (Bora Yilmaz)
Bora Yilmaz- sur sa page Facebook:
 
Par une mobilisation technique et collective inédite, nos 96 fédérations ont permis ce week-end la réunion à distance de 1000 délégués de toute la France.
 
Dans le strict respect des précautions sanitaires, nous avons déconfiné le débat démocratique.
 
À une très large majorité, notre conférence nationale a décidé de présenter Fabien Roussel a l’élection présidentielle de 2022.
 
Pourquoi, en pleine crise sanitaire et alors que plane lourdement la menace d’un nouveau duel Macron/Le Pen ? Une menace que nous prenons bien sûr très au sérieux.
 
Ce même week-end, une enquête d’opinion révélait qu’en l’état actuel de la situation politique, quand bien même un candidat de gauche accéderait au second tour face à Marine Le Pen, aucun ne serait susceptible de battre la candidate d’extrême-droite. Un constat terrible.
Ce ne sont pas tant ses divisions (même si elles y contribuent) qui affaiblissent la gauche que les déceptions et les colères qu’elle a suscitées ces dernières décennies, par ses renoncements à affronter les diktats du capital et de la finance toute puissante, ses renoncements à défendre les intérêts de celles et ceux qui vivent de leur travail, ses renoncements à améliorer la vie des classes populaires.
Voilà notre ambition et notre pari : une parole forte et sincère pour réarmer et faire grandir la gauche avec une candidature pour le monde du travail et pour la jeunesse, pour de nouvelles conquêtes démocratiques de la cité à l’entreprise, pour la sécurisation des parcours d’emploi et de formation, pour une réindustrialisation au service de la transition écologique, pour éradiquer la fraude et l’évasion fiscale, pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, pour une lutte implacable contre les discriminations racistes qui divisent.
Une candidature pour celles et ceux qui, toujours plus nombreux, ne participent plus, ni aux mobilisations sociales, ni aux élections.
Une candidature de la solidarité internationale face aux égoïsmes nationaux et à la concurrence entre les nations, comme nous l’avons affirmé mercredi dans le nord de notre département avec Fabien Roussel, nos amis belges, luxembourgeois et allemands, à propos des vaccins.
Voilà notre conception du rassemblement : faire grandir les mobilisations populaires et les prises de conscience autour de propositions concrètes qui répondent aux urgences et aux besoins. Faire de ces propositions le socle d’un rassemblement pour un pacte d’engagements et une majorité politique aux élections législatives.
Sans ces mobilisations populaires et sans ces prises de consciences, la question de l’union de la gauche et des écologistes en restera réduite à une parade hypocrite d’écuries présidentielles qui ne conçoivent le rassemblement que comme un ralliement à leurs champions auto-proclamés et clivants, qui ne raisonnent qu’en termes de parts d’un marché électoral qui se réduit à chaque échéance. Et elle ne trouvera aucune réponse à la hauteur de la gravité du moment dans lequel nous nous trouvons.
L’heure est grave, la tâche lourde et ambitieuse, mais c’est avec enthousiasme et détermination que les dizaines de milliers de militantes et de militants communistes vont s’y atteler dans les semaines et les mois qui viennent, comme ils s’engageront dans toutes les mobilisations sociales et tous les rassemblements pour les échéances électorales départementales et régionales.
 
Bora Yilmaz,
enseignant, élu communiste à Nancy, secrétaire départemental du PCF en Meurthe-et-Moselle, chef de file communiste sur la liste d'union dans le grand Est
(avec Hulliya Turan, adjointe communiste à Strasbourg et secrétaire départementale du PCF en Alsace).
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:17
Les communistes veulent bâtir les jours heureux du 21e siècle - Diego Chauvet et Julia Hamlaoui, L'Humanité, 12 avril
Les communistes veulent bâtir les « Jours heureux du XXIe siècle »
Lundi 12 Avril 2021 - L'Humanité

Au-delà de la question d’une candidature à la présidentielle, la conférence nationale du PCF s’est penchée sur le projet de la formation pour les échéances de 2022.

 

« Réunissons-nous, travaillons ensemble pour reprendre le pouvoir à la finance, pour reprendre la main sur nos choix économiques, pour redonner le pouvoir aux Français, au monde du travail, dans toutes les entreprises.» Comme l’a rappelé Fabien Roussel, en clôture des travaux, la conférence nationale du PCF, outre la question d’une candidature pour l’élection présidentielle, s’est aussi penchée, ce week-end, sur le programme à défendre en 2022 et les initiatives pour le faire connaître sans tarder. « Nous avons l’ambition de faire vivre ces idées, de les mettre en œuvre dans les départements, dans les régions », a insisté le secrétaire national du PCF. Les communistes veulent en effet proposer aux Français un « pacte », « d’écrire ensemble un contrat ». Un programme qui « permette enfin de sortir la santé des mains des logiques marchandes et des laboratoires pharmaceutiques », « qui nous libère du poids de la finance », et qui « ouvre enfin l’espoir pour chacun d’avoir un emploi stable, correctement rémunéré ». Au rang des priorités, le député du Nord a affirmé vouloir porter le Smic à 1 500 euros net dès 2022, accompagné d’une « hausse générale des salaires ». Lors d’un meeting numérique, dimanche, il a plaidé pour « un projet qui sorte notre pays du capitalisme, de l’exploitation des hommes, des femmes comme des ressources naturelles, qui bâtisse le programme des Jours heureux du XXIe  siècle ».

Soutenir la jeunesse

Durant cette conférence nationale, les communistes se sont particulièrement adressés à la jeunesse. Dès samedi, le secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes, Léon Deffontaines, a rappelé que «les jeunes sont les premières victimes de la crise actuelle ». « Un jeune sur 5 au chômage, 1,6 million de jeunes sans aucune solution et un retard scolaire qui s’accumule. La précarité est devenue notre quotidien, a-t-il insisté. L’abstention des jeunes n’est pas inéluctable, à condition de proposer un projet politique ambitieux et cohérent.»

Le lendemain, Fabien Roussel a pris le relais : « Quand je rencontre de jeunes travailleurs, ces ouvriers dans les usines, ces infirmières dans les hôpitaux, ces enseignants dans nos écoles, tout juste formés, entrant dans la vie active et souffrant déjà d’un manque de reconnaissance, de conditions de travail pénibles, je me dis que c’est avec eux que nous redresserons le pays, que nous construirons un modèle économique qui redonne du sens et d u contenu au travail, aux emplois et qui place le bonheur de chaque être humain, son émancipation, au cœur de tous ses choix. ».

Dix mesures majeures

Les communistes, dans le texte qu’ils ont adopté, veulent également « se donner les moyens de lutter efficacement et durablement contre le racisme et les discriminations, de construire l’égalité réelle, notamment l’égalité entre femmes et hommes ». Ils proposent au final «10 mesures majeures, pour redistribuer les richesses, donner des nouveaux droits aux salarié-e-s dans l’entreprise et sécuriser l’emploi, éliminer les violences sexistes et sexuelles, définanciariser l’économie, favoriser une autre orientation de la construction européenne, moderniser et développer les services publics, relancer notre industrie au service (entre autres) de la transition écologique , réformer la fiscalité, refonder et démocratiser les institutions de la République »…

Fabien Roussel entend approfondir ce travail sur le programme en «poursuivant les rencontres et les échanges avec les autres forces de gauche et écologistes ». Mais aussi avec tous ceux qui souhaitent y apporter leur pierre. Le site Internet lafranceencommun.fr permet ainsi de recueillir les contributions dans toutes les thématiques du programme des communistes : 17 en tout, de la transition écologique à la reconquête industrielle, en passant par de nouveaux droits pour les travailleurs.

Élection présidentielle. Le PCF fait un nouveau pas vers une candidature
Lundi 12 Avril 2021 - L'Humanité

Lors d’une conférence nationale ce week-end, les communistes se sont prononcés à 66,41 % pour proposer leur propre candidat dans la course à l’Élysée. 73,57 % des délégués ont choisi Fabien Roussel pour tenir ce rôle.

 

Sous le dôme blanc de la coupole Niemeyer, place du Colonel-Fabien à Paris, le siège du PCF a pris des allures 2.0, ce week-end. Projetés sur un écran géant, quelque mille délégués communistes s’y sont retrouvés via un système de visio­conférence, restrictions sanitaires obligent. Une petite prouesse technique pour débattre de leur stratégie pour 2022. Et c’est le choix d’une candidature autonome du PCF à la présidentielle, assortie d’un « pacte d’engagements communs » pour les législatives, qui l’a emporté à une large majorité de 66,41 %, samedi, lors de cette conférence nationale. 73,57 % des délégués ont également désigné leur secrétaire national, Fabien Roussel, comme candidat. « La situation est grave et elle nécessite d’ouvrir un espoir. L’espoir de sortir notre pays de cette crise, l’espoir de changer de politique, l’espoir pour les Français d’être enfin protégés contre cette pandémie, mais aussi contre le chômage, contre la précarité et la pauvreté ! » a lancé le député du Nord, dimanche, lors d’un meeting numérique, fustigeant un Emmanuel Macron qui « prépare déjà de nouveaux sacrifices, au nom de la dette qu’il faudra rembourser “à tout prix” ».

Opération reconquête

La veille, tout au long de la journée, comme dans la matinée de dimanche, les échanges militants ont porté sur la stratégie à mettre en œuvre pour y parvenir. « Nous sommes tous d’accord sur l’objectif final : empêcher le duel Macron-Le Pen dont personne ne veut, mais surtout empêcher que la finance conserve les pleins pouvoirs dans notre pays », a résumé Fabien Roussel à l’issue des discussions, samedi. Le texte adopté en fin d’après-midi estime ainsi que la présence d’un communiste dans la course à l’Élysée permettra de « changer la donne, de faire prévaloir à gauche des solutions transformatrices, de renforcer l’influence communiste et donc celle de la gauche tout entière, d’initier une dynamique au service d’une nouvelle majorité politique, riche de sa diversité ». Un choix qui se présente, selon la formule de Christian Picquet en charge de la commission qui a rédigé le document d’orientation, comme une « action volontariste de reconquête du monde du travail, des classes populaires, de la jeunesse » afin « de ramener aux urnes celles et ceux qui s’en sont détournés, de reconstruire la confiance ».

« Pour peser, il faut exister dans un débat présidentiel qui concentre toute l’attention », ont également insisté plusieurs intervenants face à une gauche dont « la faiblesse est due, plus qu’à ses divisions, à ses renoncements », à l’instar du quinquennat Hollande. La France insoumise, qui par la voix de Jean-Luc Mélenchon a proposé aux communistes une « alliance privilégiée pour constituer un pôle populaire de rupture », n’a pas emporté plus d’adhésion. Pas davantage que « la reproduction des politiques d’accompagnement du libéralisme » ou que « le verdissement du capitalisme », « la tentation du populisme de gauche ne permettra à la gauche de se reconstruire », a jugé Christian Picquet.  Des différences de fond entre leur programme et celui de la FI ont également été mises en avant par plusieurs délégués pour expliquer leur refus de soutenir, comme en 2012 et 2017, le leader insoumis. « La FI veut assurer la bifurcation de notre économie en lançant un plan massif d’investissement de 100 milliards d’euros, mais cette proposition épargne le patronat et la finance. Nous voulons un moratoire sur les fermetures, cessions, externalisations et délocalisations, et un plan de développement d’une vingtaine de filières pour une nouvelle industrialisation, et créer ainsi 1 million d’emploi s », a, parmi d’autres exemples, pointé Karine Trottein, secrétaire du PCF du Nord.

Un « pacte pour l’espoir »

Face au risque d’élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle et à celui d’une victoire de l’extrême droite, certains militants se sont toutefois prononcés pour une autre voie que la candidature autonome. « Il faut viser la victoire et donc chercher le rassemblement, s’il n’y a pas de perspectives pour faire gagner les intérêts immédiats des classes populaires alors c’est le désespoir », a notamment estimé Hugo Blossier, responsable du PCF de la Vienne. « Malgré la qualité de la campagne et du programme, les efforts intenses déployés lors des dernières élections européennes n’ont conduit à obtenir qu’un faible résultat », a également objecté Jacques Maréchal, secrétaire départemental de Moselle, estimant que « le pouvoir est fort de la division de ses adversaires ». Mais « l’option alternative » soumise au vote, qui proposait « d’interpeller et de rencontrer forces de gauche et acteurs du mouvement social pour construire une stratégie partagée dans la clarté d’un projet de rupture », autour de « dix mesures majeures », a obtenu 29,44 % des voix (4,14 % des participants s’étant abstenus). De même, un amendement plaidant en faveur d’une « clause de revoyure » en fonction de l’évolution des débats à gauche a également été rejeté, à 65,68 %.

À l’issue des débats locaux des dernières semaines, le texte d’orientation adopté à la mi-mars par le Conseil national du PCF a toutefois été légèrement modifié. La démarche de rassemblement en vue des élections législatives est précisée. « Tout au long de l’année à venir, le Parti communiste français prendra des initiatives en ce sens, est-il écrit. Nous voulons avancer vers un socle commun fait d’idées nouvelles, s’appuyant sur les luttes du monde du travail et de la culture, de la jeunesse, des mouvements sociaux, féministes, écologistes, antiracistes, démocratiques. »  Et en vue de constituer un « pacte pour l’espoir », un appel est lancé en direction « des citoyen-ne-s, des militant-e-s syndicalistes, des actrices et acteurs des mouvements populaires, des élu-e-s locaux, départementaux, régionaux, des parlementaires ». En revanche, l’amendement défendu par le président du Conseil national du PCF, Pierre Laurent, pour créer à cette fin dans « chaque circonscription, des “coopératives d’idées’’ et “un comité de rédaction national’’ » a, lui aussi, été rejeté à 59,18 %.

Les adhérents voteront en mai

Reste que, avec cette démarche, il s’agit de « bousculer tous les scénarios » et de « s’adresser aux forces de gauche, mais aussi aux salariés, aux syndicats, aux élus locaux, aux jeunes, à tous les Français, non pas pour parler d’une candidature unique, mais pour nous fixer un objectif : reprendre le pouvoir à la finance », a plaidé Fabien Roussel. Le secrétaire national veut « reconquérir les têtes et les cœurs » des abstentionnistes avec un projet de rupture avec le capitalisme, pour « une France et une Europe libérées des dominations et des exigences d’une classe minoritaire ». « Notre programme, notre ambition pour le pays, c’est de bâtir avec le peuple, avec la jeunesse, une république sociale, laïque, écologiste, féministe, démocratique enfin conforme aux aspirations de notre temps », a-t-il martelé, dimanche (lire ci-contre). Il a également invité les formations de gauche à « respecter » le choix de son parti et à « maintenir un dialogue utile » : « Nous ne sommes pas adversaires », a-t-il insisté.

Désormais, la balle est dans le camp de l’ensemble des adhérents du PCF qui seront à leur tour appelés à se prononcer par un vote du 7 au 9 mai. Ils auront à choisir entre les deux options débattues ce week-end et entre les candidats à l’investiture. Le Parisien Emmanuel Dang Tran et le Val-de-Marnais Grégoire Munck, qui ont chacun obtenu ce week-end 1,97 % des voix, figurent sur le bulletin de vote aux côtés de Fabien Roussel.

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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:17
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 06:00
73,50% des délégués de la conférence nationale du PCF font le choix de Fabien Roussel comme candidat aux Présidentielles ce dimanche 11 avril

🔴 Après 2 jours de débats les délégués de la conférence du

ont voté à 73,57% pour une candidature de


"Nous sommes tous frères et sœurs d'humanité, tous égaux quelle que soient notre couleur de peau, notre religion, notre origine".

 

73,57 pour cent des 912 votants (671 voix) des délégués à la conférence nationale du PCF ont choisi Fabien Roussel comme candidat du PCF aux élections présidentielles. 22,48 pour cent d'abstention (205 voix). Samedi 10 avril, c'était 2/3 des délégués (66%, contre 30% pour l'option 2, et 4% d'abstention) qui avaient approuvé le principe d'une candidature communiste aux élections présidentielles.

L’ensemble des militants•es communistes se prononceront  les 7-8-9 mai prochain.

73,50% des délégués de la conférence nationale du PCF font le choix de Fabien Roussel comme candidat aux Présidentielles ce dimanche 11 avril
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12 avril 2021 1 12 /04 /avril /2021 05:45
Revue de presse - Avec Fabien Roussel, les communistes reprennent le goût du risque (Rachid Laireche, Libération, 11 avril)

En pièce jointe, l'article de Libération, 11 avril, Rachid Laireiche

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