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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 18:19

 

Déclaration de la fédération du Finistère du Parti Communiste Français

 

ASSEZ DE SOUFFRANCES DANS LES EHPAD !

 

Depuis plusieurs mois les salarié-es des EHPAD ont brisé la chape de silence pesant sur les souffrances intolérables qui y sont vécues. L’insuffisance des effectifs et des financements conduit pour les personnels comme pour les résidents à une situation dramatique qui porte atteinte à la dignité humaine, jusqu’à la maltraitance, et est indigne d’un pays civilisé.

Les personnes âgées, qu’elles soient à domicile ou en maison de retraite, les salarié-es qui travaillent dans ces filières, les aidants familiaux payent un lourd tribut aux politiques menées ces dernières années et dominées par la soumission à la finance.

Avec Macron, les divers cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations sociales au profit des plus riches et des grandes entreprises explosent, pillant le budget de l’État, l’évasion fiscale à elle seule l’ampute de 80 milliards d’euros par an.

La France devient un paradis pour les actionnaires.

L’argent public va à la rente du capital et manque pour répondre aux besoins humains et sociaux les plus essentiels, parmi lesquels l’accompagnement du vieillissement et la prise en charge de la perte d’autonomie.

 

Vieillir dans une société où l’argent prime sur l’humain s'accompagne d'angoisse et de difficultés : prélèvements sur les retraites, notamment la hausse de la CSG, insuffisance et coût des services d’aide à domicile, manque de places dans les maisons de retraite, reste à charge très important pour les résidents et leurs familles, accès aux soins plus difficile, services publics qui désertent les territoires ruraux et les quartiers populaires...

Et pour celles et ceux qui ne peuvent poursuivre leur vie à domicile, c’est trop souvent une maltraitance institutionnelle, des soins dégradés, des contacts humains réduits à leur plus simple expression car les personnels en nombre insuffisant sont débordés, épuisés, traumatisés de ne pouvoir accorder à chacun-e des résident-es un peu de temps, d’attention.

 

Selon la ministre de la Santé, il n’y a pas de problème d’effectifs ou de budget dans les EHPAD, c’est juste une question de « management », car pour elle ce sont des entreprises, pas des lieux de vie.

La réalité, selon la mission parlementaire qui a enquêté, c'est un sous-effectif généralisé, des conditions de travail particulièrement difficiles, l'absence d'infirmier-ère de nuit, une tarification qui accentue les inégalités territoriales...

Dans le Finistère, département vieillissant, 124 EHPAD publics ou privés offrent 11300 places, soit 115 places pour 1000 habitants de plus de 75 ans. Ce nombre stagne, quant aux places en foyers-logements, elles diminuent. C'est insuffisant pour répondre aux demandes..

Encore plus insuffisants les effectifs des personnels : le ratio devrait être d’un professionnel par résident, il est moitié moindre.

Le taux d’équipement en soins infirmiers et aide à domicile est inférieur à la moyenne bretonne.

En 2017 on comptait dans le budget départemental plus de 100 millions d’euros versés pour l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) mais seulement 38 millions compensés par l’État !

Derrière ces chiffres il y a des réalités humaines insupportables.

Et ils sont encore plus alarmants au regard de l’évolution démographique : la proportion des plus de 75 ans dans le Finistère devrait passer de 10,9 % à plus de 18 % en 2050.

Parce que l'humain est au cœur de leur projet, les communistes mettent en débat d’autres choix : création d’emplois qualifiés sur la base d’un salarié par personne âgée, mise en place d’un grand service public de santé de proximité, d’un pôle public départemental de l’autonomie ; formation de soignants ; suppression du numerus clausus en médecine ; suppression des restes à charge pour les familles ; financement de l’hôpital public à hauteur des besoins.

Ils proposent un financement solidaire à 100 % par la Sécurité Sociale, une cotisation supplémentaire sur les revenus financiers, le rétablissement de l’impôt sur la fortune, la suppression de la CSG, l’obligation pour l’État de compenser les dépenses des départements pour l’APA et la PCH (prestation de compensation du handicap).

La fédération du Finistère du PCF s'inscrit dans ce combat pour une société solidaire et apporte tout son soutien à la journée de mobilisation organisée par les syndicats à l'initiative de la CGT. Elle appelle à participer en grand nombre à la manifestation départementale qui aura lieu le mardi 30 janvier à 15h place de la Résistance à Quimper. Nous sommes toutes et tous concerné-es !

Ismaël Ismaël Dupont secrétaire départemental du PCF Finistère

Yvonne Rainero membre de sa commission nationale santé-protection sociale

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 18:07

Le PCF aux côtés de Lula et du peuple Brésilien

Mercredi 24 janvier le Tribunal d’appel de Porto Alegre, en alourdissant la peine de l’ex-Président Luiz Inácio Lula da Silva sans preuves tangibles de corruption, vient de signer un véritable acte de guerre contre la démocratie.


Ce jugement orchestré depuis le début pour empêcher Lula d’être candidat en octobre prochain à la présidentielle, alors qu’il est le principal favori dans les sondages, est une véritable caricature judiciaire.
Les mêmes qui ont favorisé le coup d’Etat institutionnel de 2016 et ont depuis dilapidé le patrimoine et la richesse du pays en détruisant les programmes sociaux au service des populations les plus défavorisées, en bradant la souveraineté nationale du Brésil, applaudissent des deux mains. Les 3,72% de hausse de la bourse de Sao Paulo à l’annonce du verdict sont là pour s’en convaincre.
Il n’en reste pas moins que le combat est loin d’être terminé. La force de Lula réside dans le peuple brésilien qui reste fortement mobilisé avec une volonté démocratique qui traverse la majorité de la société. Celle-ci n'admet pas cette condamnation sans crime et sans preuve, et n’accepte pas l’odieuse manipulation de la justice à des fins de persécution politique.


Les partis de gauche, les mouvements sociaux, les démocrates du Brésil sont plus unis que jamais, renforcés par les nombreuses luttes qui ont mobilisé les foules ces derniers mois. Leur volonté est de porter rapidement la candidature de Lula à la présidentielle afin que le Brésil reprenne la route de l’émancipation humaine avec les autres peuples latino-américains.
Face à l’intolérable, le PCF reste aux côtés de celles et ceux qui luttent et aux côtés du combat de Lula pour la justice sociale.

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 07:31
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest

Débat sur l'industrie maritime brestoise au bar le Mouton à 5 pattes place Guérin à Brest. Organisée par la section PCF de Brest dans le cadre des états généraux du Progrès Social, animée par Remi Salaün, ancien travailleur de l'arsenal, et Erwan Rivoalan, tous deux membres du PCF et de la CGT, avec des interventions introductives de Guy Jourden, président du conseil de développement économique pour la métropole de Brest, de Olivier Le Pichon, secrétaire de l'UL CGT, de Stephane Créach, représentant le comité régional CGT, l'union départementale, membre du Ceser, puis des interventions notamment de travailleurs de l'industrie maritime et de la construction navale, comme Christian Gagou et un employé de Damen, de Dominique Gontier, pour la commission maritime du PCF Finistère, de Roland de Penanros, pour l'Université européenne pour la paix, de Louis Aminot, de Gérard Le Briquer, ancien responsable Transport, mobilité à la direction nationale de la CGT, ce débat qui a duré 2h, réuni une trentaine de personnes, et était enregistré par la radio locale Pikez, a été particulièrement riche.

L'industrie est passée depuis 30 ans de 20% à 12% dans la part de la richesse nationale, c'est le fruit du choix du retrait de l'Etat, des privatisations, de l'absence de pilotage stratégique et de planification, du choix de la concurrence et des plus-values pour les actionnaires. Par exemple, il ne faudrait que 100 millions d'euros pour financer les équipements relançant la construction navale à Brest, à rapporter aux 43 milliards versés aux actionnaires qu'à coûté le CICE à l'Etat. Aujourd'hui, le plan EMR breton de constructions d'hydroliennes semble patiner alors que c'est un secteur d'innovation industrielle et de production énergique durable essentiel. Depuis 20 ans, le personnel construction, réparation navale est passé de 9000 à 10000 emplois à Brest, à 3500, dont 600 salariés simplement à statut d'état à Naval Group. Le secteur de la déconstruction, qui doit être investi avec une protection des salariés contre l'amiante, présente un potentiel d'une centaine d'emplois nouveaux. Le progrès social suppose une véritable stratégie industrielle, qu'on ne laisse pas le marché décidé, que l'Etat reprenne une main-mise sur des secteurs qu'il n'aurait jamais dû privatiser, a fait valoir Olivier Le Pichon. Il faut des pôles publics industriels et une planification des pouvoirs publics nationaux et régionaux. Aujourd'hui, on laisse les groupes à capital privé se concurrencer stérilement plutôt que de développer l'activité de manière cohérence: Alstom produit ainsi des éoliennes offshore contre EDF et GDF. Pour ce qui est de la construction de navires militaires, cela doit s'intégrer à une réflexion politique globale sur les conditions de la guerre, sur la défense que nous voulons, mais il faut, si on construit des navires, que la production soit 100% publique, sous contrôle des arsenaux. La réparation navale civile, avec ses enjeux en termes de sécurité sur mer et d'écologie, doit aussi recevoir un financement public pour être développée dans nos ports. 75 000 bateaux passent par le rail d'Ouessant, bien plus s'arrêteraient pour réparation si les règles internationales de sécurité maritime étaient plus strictes et si on développait l'infrastructure de réparation sur Brest. Malheureusement, le choix de développer le nucléaire militaire à l'île longue a figé également des possibilités de développement de la construction et réparation navale civile sur Brest. Pour Guy Jourden, tout cumulé, les emplois liés à la mer dans l'agglomération brestoise représentent 15 000 emplois, 23% de l'emploi local. Pour lui, les champs d'éoliennes flottantes sont bien programmés, vont créer beaucoup d'emplois de maintenance, et le polder à Brest va servir, inévitablement. 2 éoliennes flottantes à installer par mois comme c'est prévu dans la programmation, cela fait du boulot. Les usines de fabrication se trouvent au Havre et à St Nazaire. Les grands groupes privés de bétonneurs comme Vinci et Bouygues se positionnent. L'industrie maritime reste un des avenirs de Brest, mais pas le seul. Un bateau de pêche à construire ou déconstruire, c'est aussi de l'industrie. La Britanny Ferries fait construire un bateau en Allemagne, réparer en Pologne, alors qu'elle est financée par le Conseil Régional: est-ce normal? Mais avons nous les capacités aujourd'hui de proposer le service en Bretagne? Stephane Créach a rappelé que Brest restait le 1er port de réparation navale civile. Il a avancé aussi que pour la première fois, à l'échelle nationale et régionale, on était en train d'écrire une stratégie de la mer et du littoral. Auparavant, en dépit du potentiel, la France n'apparaissait pas comme un grand pays maritime. L'économie maritime est et doit rester une économie diversifiée. C'est quand on fait de la mono-activité qu'il y a des coups durs. C'est la mixité qui fait qu'on a une richesse industrielle. A l'époque, il y a 30 ans, l'armée de croyait pas en la déconstruction navale, on préférait faire appel au Bangladesh pour ces tâches peu valorisées et ingrates. On a vu ce que ça a donné en terme social, de santé publique, d'écologie. Il n'est plus acceptable non plus d'océaniser nos navires avec des métaux lourds. La richesse de Brest, c'est sa diversité industrielle: la recherche, le nautisme, la navale militaire, la réparation navale civile, ce sont des activités complémentaires qui ne se contredisent pas. Après, la question, c'est comment on implique les salariés, les citoyens, les territoires dans les choix de développement, y compris dans les stratégies d'entreprise. Pour Stephane Créach, l'enjeu aujourd'hui est de dépasser les constats et les déclarations pour travailler sur un projet maritime progressiste. Les énergies renouvelables marines se développent avec des fonds publics: 220 millions investis par l'Etat, la région, la métropole. Cela doit aboutir: c'est budgété. Les salariés doivent être porteurs de revendications et de projets, ils ne doivent pas se cantonner dans un rôle de réaction par rapport à ce que d'autres décident pour eux. Ils doivent proposer, mettre en débat. Pour Stephane Créach, ce qui est dangereux, c'est la volonté de spécialisation des ports, les activités mixtes sont une garantie. Pour le reste, on ne peut pas expliquer les restructurations par la mondialisation. C'est simplement le choix de verser par exemple le marché de l'armement, extrêmement juteux, vers des intérêts privés. L'industrie maritime pour Stephane Créach a de l'avenir à Brest avec la construction-conversion-déconstruction des navires, de la flotte sous-marine, le passage à 35% d'énergie renouvelable en Bretagne. Ensuite, le salarié de Damen présent à fait état des départs en retraite non remplacées dans la boîte, faisant passer l'effectif salarié de 220 à 150, avec des recrutements surtout d'hollandais et de travailleurs détachés.

Suite du compte rendu du débat plus tard...

Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
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25 janvier 2018 4 25 /01 /janvier /2018 05:09
Hôpital public: stop à la folie des fermetures! (déclaration du PCF, janvier 2018)

C'est notre santé qui est en danger, avec un accès aux soins de plus en plus inégalitaire! 

Face à cette situation plus de 1700 actions ont été engagées depuis le début de 2017 dans le secteur hospitalier et médico-social: souvent unitaires, sectorielles, comme dans les hôpitaux psychiatriques et les EHPAD, longues, tenaces, peu médiatisées, sauf quand la souffrance au travail se traduit par la grève de la faim en Corse... avec à chaque fois le soutien des populations locales. Parfois, elles débouchent sur des succès, notamment d'emplois supplémentaires dans les EHPAD. 

Au cœur de ces mouvements revendicatifs, il y a l'exigence de meilleures conditions de travail, de création de postes, de pouvoir travailler correctement quel que soit l'hôpital, l'EHPAD ou encore le CHU. 

Il n'y a pas de fatalité à une telle situation! L'hôpital est en fait malade du choix pris par les gouvernements successifs de réduire les dépenses publiques, notamment au travers de la Sécurité sociale.

- 2015-2017: les budgets hospitaliers ont supporté 10 milliards de réduction

- 2018: Macron et Buzyn réduisent encire de 1,4 milliards le budget des hôpitaux. Ils nous préparent un mauvais coup, au prétexte de répondre aux critiques de la tarification à l'activité (T2A) avec un nouveau modèle de financement sous couvert d'"efficience". Selon eux, "il y aurait 30% de soins inutiles"! Merci Macron! 

Moins de moyens année après année se concrétise par des pressions insupportables sur les personnels toutes catégories confondues: réorganisations du travail, suppressions de postes, précarisation accrue avec pour corollaire la souffrance au travail, transformation de l'hôpital public en entreprise privée! 

Alors, pas étonnant que les hôpitaux soient obligés de s'endetter pour faire face à leurs obligations accrues. 

Dans le même temps, les besoins de santé augmentent pour répondre à la nécessaire croissance de la population, son heureux vieillissement, l'apparition concomitante de pathologies chroniques, à l'égalité d'accès de tous au progrès médical et scientifique. Mais comment dans de telles conditions financières l'hôpital public peut-il y faire face? Et pourtant les établissements publics font chaque jour la preuve de leur utilité sociale, en accueillant la première vague de l'hiver des malades de la grippe. 

Ainsi les urgentistes craquent, et qu'en sera t-il en 2020 si nous les laissons détourner l'hôpital public de ses missions? 

Hôpital public, notre bien commun est en danger! 

Ne laissons pas Macron "donner le coup de grâce"!       

De gouvernement en gouvernement, l'avenir de l'hôpital public serait une priorité: la ministre A. Buzyn ne vient-elle pas de déclarer la main sur le cœur: "Sur l'hôpital, nous sommes arrivés au bout d'un système"! 

En effet, Macron a bien l'intention d'accélérer le regroupement autoritaire d'hôpitaux publics par territoire (GHT) engagé depuis le 1er juillet 2016: c'est l'aggravation combinée des: 

- réduction de moyens matériels et humains des hôpitaux publics

- suppression de services, de milliers de lits fermés

- disparition des hôpitaux et maternités de proximité en déléguant au privé le plus rentable 

Le droit à l'accès aux soins pour tous est gravement menacé avec un éloignement toujours plus important pour de nombreux usagers, des problèmes de sécurité médicale et de nombreux déserts médicaux. 

L'offre de soins hospitalière publique devient aujourd'hui un enjeu de première importance: ensemble, construisons l'avenir de l'hôpital public! 

Ce dont a besoin la population dans sa diversité, ce n'est pas de superstructures hospitalières mais d'hôpital public de proximité travaillant en concertation avec les services spécialisés, de recherche et d'enseignement, dans un parcours de soins intégrant une offre ambulatoire de centre de santé, des équipes en nombre suffisant et bien formées, investies dans la prise en charge partagée. 

L'égalité d'accès à la médecine de qualité pour répondre aux besoins est possible, pour toutes et tous et partout, et certainement pas le "tout ambulatoire" qui fermera 7 lits sur 10 d'ici 2020! 

Mon hôpital public, j'y tiens!  

L'argent existe pour IMMEDIATEMENT refinancer les hôpitaux publics: en attestent les 34 milliards de dividendes du 1er semestre 2017 des entreprises du CAC 40!

Le PCF propose: 

- la suppression des exonérations de cotisations sociales patronales en faisant cotiser les revenus financiers, en luttant contre la fraude sociale des Patrons

- modulation des cotisations sociales patronales en fonction des efforts réalisés par l'entreprise en matière d'emploi, de salaire et de formation

- suppression de la CSG

Le Parti Communiste Français propose un plan d'urgence autour de 4 axes: 

- Restaurer les budgets de fonctionnement à la hauteur des besoins des établissements, avec dans l'immédiat un plan de sauvegarde, l'effacement des dettes, notamment des emprunts toxiques. En finir avec les enveloppes fermées et la T2A. 

- Financer un plan de développement du service public de santé avec des créations d'emplois et par un maillage des territoires de santé autour de l'hôpital public de proximité en lien avec ou ou des centres de santé: l'élaboration des plans régionaux de santé doit être mise à profit pour faire entendre des besoins de santé! Arrêts des GHT! 

- Financement d'Etat pour l'investissement hospitalier (nombre d'établissements ne peuvent plus avoir accès aux emprunts bancaires) 

- Abrogation du numerus clausus, lancement d'un plan de formation médicale et paramédicale et embauches statutaires. 

Le personnel hospitalier, leurs représentants syndicaux, les usagers, les associations, les élus, les partis politiques ont leur mot à dire! Pas de refonte de l'hôpital sans eux. 

Le Parti Communiste Français présent dans toutes les luttes et rassemblements pour le défendre, en fait un objectif prioritaire: 

Pour une sécurité sociale du 21 ème siècle avec le 100% Sécu. 

Menons la bataille pour la santé pour tous!   

 

Hôpital public: stop à la folie des fermetures! (déclaration du PCF, janvier 2018)
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24 janvier 2018 3 24 /01 /janvier /2018 06:51
Le PCF appelle la France à agir de manière résolue contre l'agression du peuple kurde par le régime d'Erdogan

Les récents évènements placent à nouveau le Kurdistan au cœur de l’actualité.

L’agression criminelle de la Turquie contre le canton d’Êfrin (nord de la Syrie) vise sans ambiguïté à éliminer les combattants kurdes qui, avec la coalition internationale, ont infligé une déroute à Daesh et mis en place des institutions démocratiques qui promeuvent le progrès social, le féminisme, l’écologie et la paix. La Turquie ouvre ainsi un nouveau chapitre meurtrier de la guerre en Syrie, lourd de conséquence pour tout le Moyen-Orient.

Parallèlement, R.T. Erdogan poursuit la polarisation, la fragmentation et la radicalisation de la Turquie. Exerçant un pouvoir dictatorial sans partage, il interdit toute forme de dissensus politique et qualifie de « traîtres » ou de « terroristes » tous les démocrates s’opposant à lui. La guerre contre les Kurdes a été relancée provoquant la destruction de villes, la mort de centaines de personnes et l’exode de 500 000 d’entre eux. La force de résistance demeure le HDP (Parti Démocratique des Peuples). L’Assemblée de Turquie a levé l’immunité parlementaire des députés HDP dont 18 ont été incarcérés et risquent des peines extrêmement lourdes de prison. 86 de leurs maires sont destitués et emprisonnés à côté de 5 000 cadres de leur organisation. Dans des conditions très difficiles, le HDP devrait tenir son congrès le 11 février 2018. Notre parti y sera représenté.

Enfin, après l’assassinat des trois militantes kurdes à Paris en 2013, le procès qui devait se tenir n’aura pas lieu en raison du décès du présumé coupable. Comme l’ont montré l’instruction et des révélations récentes, l’implication des services secrets et de l’État turc est avérée. La France se doit de poursuivre dans la voie judiciaire afin de traduire les commanditaires devant les tribunaux. Parallèlement, le Tribunal permanent des Peuples tiendra en mars 2018 deux audiences à Paris afin de juger les crimes de la Turquie au Kurdistan.

Le peuple kurde connaît une période de versatilité meurtrière et un environnement brutalisé qui hypothèquent les acquis de ces dernières années. Le PCF entretient des liens d’amitié et de solidarité avec les Kurdes depuis de nombreuses années.

 

 

Afrin : Toute intervention militaire turque ouvrirait un nouveau chapitre de la guerre en Syrie (PCF)

L'enclave kurde d'Afrin en Syrie est en danger. Les forces turques bombardent depuis plusieurs jours maintenant ce territoire et une invasion est imminente. Le président turc, R.T. 
Erdogan, de plus en plus isolé sur la scène internationale, a juré la perte de l'expérience démocratique kurde du nord de la Syrie (Rojava) dont les combattants ont été au premier rang dans la lutte contre l'organisation de l'Etat islamique. R.T. Erdogan, après avoir soutenu les groupes djihadistes, menace de semer à nouveau la violence dans une Syrie déjà meurtrie.
La France qui recevait, voici quelques jours, le président turc, l'Union européenne, mais aussi les pays engagés dans la coalition, les Nations unies doivent, dans l'urgence, peser de tout leur poids pour dissuader la Turquie de poursuivre dans cette voie qui ne ferait qu'ouvrir un chapitre supplémentaire à la guerre qui déchire la Syrie.
Le Parti communiste français (PCF) en appelle au président de la République, Emmanuel Macron, et à toutes les forces démocratiques, pour s'élever contre cette nouvelle agression turque contre le peuple kurde et l'intégrité territoriale de la Syrie.

Parti communiste français
Paris, le 19 janvier 2018

AFRIN : STOPPONS L’AGRESSION CRIMINELLE DE LA TURQUIE

La Turquie vient de lancer une sauvage agression dans le canton d’Afrin (Syrie) peuplé de Kurdes, d’Assyro-Chaldéens et d’Arabes. Les tirs d’artillerie, les bombardements de l’aviation ont ce dimanche 21 janvier 2018 fait 8 morts parmi les civils et de nombreux blessés. L’offensive s’est concentrée sur la ville d’Afrin, des villages environnants et un camp de réfugiés. Les forces turques présentent au sol encadrent plus d’un millier de djihadistes issus d’Al Nosra ou d’Al Qaïda.

La Turquie tente par tous les moyens d’instaurer la terreur contre un peuple qui n’a jamais constitué le moindre danger pour Ankara si ce n’est de tenter de bâtir une société démocratique et pacifique.

Cette invasion ouvre un nouveau chapitre de la guerre en Syrie alors que la lutte contre l’État Islamique semblait arriver à son terme. Les Kurdes ont joué, aux côtés de la coalition, un rôle déterminant dans l’éradication de la barbarie obscurantiste. La Turquie sème le chaos dans une Syrie déjà meurtrie par 7 années de guerre et viole la souveraineté d’un État souverain.

Le Parti Communiste Français condamne cette agression, appelle à la mobilisation et à l’union de toutes les forces démocratiques afin d’exprimer notre solidarité avec les populations d’Afrin.

À la demande de la France, le Conseil de Sécurité des Nations Unies se réunira en urgence le 22 janvier 2018. La France, l’Union Européenne, les membres de la coalition doivent condamner l’invasion turque, exiger l’arrêt des combats et le retrait immédiat des forces d’occupation.

Comme pour le Kurdistan Irakien, le nord de la Syrie doit être placé sous protection des Nations Unies, seul moyen d’assurer la sécurité des populations civiles.

Parti Communiste Français

21 janvier 2018

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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 17:00
Breiz Nevez (1938) - film militant du Parti Communiste. Photo Ciné-Archives

Breiz Nevez (1938) - film militant du Parti Communiste. Photo Ciné-Archives

Breiz Nevez (1938) - film militant du Parti Communiste. Photo Ciné-Archives

Breiz Nevez (1938) - film militant du Parti Communiste. Photo Ciné-Archives

Olivier Dartigolles

Olivier Dartigolles

Tableau de Boisrond - exposition "Libres Figurations. Années 80" - les Capucins, Landerneau

Tableau de Boisrond - exposition "Libres Figurations. Années 80" - les Capucins, Landerneau

Renaud Faroux en conférence à Landerneau sur Picasso, novembre 2017

Renaud Faroux en conférence à Landerneau sur Picasso, novembre 2017

Valère Staraselski

Valère Staraselski

Aragon en 1956

Aragon en 1956

Jean-Michel Galano

Jean-Michel Galano

Frédéric Rauch

Frédéric Rauch

Greg Oxley

Greg Oxley

Prise de la Bastille

Prise de la Bastille

Jean-François Téaldi

Jean-François Téaldi

 

A Brest, le jeudi 25 janvier - 18h30 au Mouton à 5 pattes (bar associatif, solidaire et culturel, rue Navarin, place Guérin : Débat sur l'industrie maritime brestoise

Industrie maritime brestoise, état des lieux et perspectives (construction, réparation déconstruction navale, EMR...). 
Débat public dans le cadre de la préparation des États généraux du progrès social du PCF le samedi 3 février en région parisienne
http://progres-social.pcf.fr/

Le samedi 27 janvier à Concarneau: voeux de la section PCF de Concarneau

Au Relecq-Kerhuon, le samedi 27 janvier, à l'auditorium, à partir de 16h, vœux de la Fédération du PCF Finistère

ouverts à tous les militants et sympathisants qui veulent y participer, débutant par une projection de films d'archives de Ciné-Archives : « Breiz Nevez » (1938), « Magazine Populaire n°1 » (1938 : 34 minutes, Eté 1938. Du rassemblement du 14 juillet à la Fête de l'Humanité, l'actualité politique et sociale, sportive et culturelle, de la France du Front populaire, selon le Parti Communiste, déclinée en neuf sujets courts.), « Mon ami Pierre » (1951, court métrage primé au festival de Venise : Le travail en mer à bord du Franc-Tireur, chalutier bigouden basé à Concarneau. Une fois présenté l'équipage ce documentaire décrit la peine des pêcheurs « 20 jours en mer, 2 jours à terre »), suivie d'une intervention politique et d'un apéritif fraternel.

A Brest, le samedi 3 février, venue de Fréderic Rauch, rédacteur en chef d'Economie et Politique, revue d'économie du PCF

 pour deux interventions sur la proposition de Sécurité Emploi-Formation du Parti Communiste qui révolutionne sur le rapport au travail. 

- une formation départementale le samedi matin ouverte aux adhérents et éventuellement sympathisants communistes

- une intervention l'après-midi (de 14h00 à 15h30 à la fac Segalen) dans le cadre de l'atelier "repenser le travail" lors du forum social brestois pour les alternatives sociale, politique, écologique, en débat avec une personne du réseau salariat.

Samedi 3 février: Assises du Progrès social du PCF à Paris

A Landerneau, le samedi 10 février, de 10h à 13h30, à l'espace d'art contemporain des Capucins, visite guidée organisée par la fédération du Parti Communiste de l'exposition "Libres figurations. Années 80" suivie d'une conférence d'éducation aux enjeux de ce courant d'art contemporain par Renaud Faroux, critique d'art à Paris et collaborateur d'expositions, qui avait animé la conférence d'éducation populaire sur Picasso autour de l'exposition des Capucins en novembre dernier. Présentation autour de Combas, Boisrond, Blanchard, Di Rosa, Louis Jammes et les américains Basquiat, Keith Haring: comment cette génération se situe dans l'art de l'époque et donne naissance au Street Art?  

Mercredi 31 janvier à Morlaix  : Formation Actualité de la Pensée de Marx :venue de Jean-Michel Galano, professeur de philosophie de classes préparatoires, membre du PCF, pour une conférence-débat sur le Capital dont on fête les 150 ans cette année

Jeudi 1er Février: Olivier Dartigolles présent à Quimperlé et à Mellac pour des rencontres autour de son livre: "Macron, entreprise de démolition: forces, failles et supercheries" aux éditions de l'atelier et sur la question des regroupements d'hôpitaux autoritaires dans les GHT 

Samedi 3 Février:   dans le cadre de l’atelier « repenser le travail » du forum social brestois, venue de Sylvain Chicote, inspecteur du travail, acteur de la proposition de loi du PCF sur la Sécurité Emploi Formation pour une intervention à la fac Ségalen de 14h à 15h30, précédée le matin par une formation ouverte aux adhérents à la fédération et sympathisants de 9h30 à 11h30

Samedi 3 février: voeux de la section du Relecq Kerhuon. Repas Kig-ha-Farz au Café Crème

Dimanche 11 février: à 12h, à la petite salle polyvalente de la Forêt-Fouesnant, raclette de l'association des amis du PCF (15€ -  Apéritif - Raclette -Salade -  Tarte aux Pommes -  Café - Inscriptions avant le : samedi 3 février - Tel : 07 80 48 17 94 ou mail)

 Dimanche 11 février (lieu encore à déterminer): après-midi « Aragon, littérature et communisme » avec l'écrivain Valère Staraselski et un spectacle de Claude Couamme. Co-organisé avec l'association bretonne des amis d'Aragon et d'Elsa Triolet. 

Samedi 17 mars-dimanche 18 mars - Formation régionale PCF à l'auberge de jeunesse de Concarneau pour les Animateurs de section et de fédération

En préparation et en cours de calage aussi :

Une conférence débat avec Greg Oxley sur la Révolution Française en mars avril. 

Deux jours de formation prise de parole en public et pluralisme dans les médias avec Jean-François Téaldi, journaliste audiovisuel, ancien responsable de la CGT journalistes et élu PCF-Front de Gauche dans les Alpes-Maritimes

Une demi-journée de réflexion et de débat sur les phénomènes contemporains que sont le communautarisme, l'islamisme, le djihadisme.

Février - Mars: débat avec Gérard Le Puill, journaliste à l'Humanité: "produire mieux pour manger tous, tout en préservant la plante. Des pistes pour un autre modèle agricole". 
 

Le calendrier de rentrée 2018 du PCF dans le Finistère: vœux, débats, formations, initiatives publiques
Le calendrier de rentrée 2018 du PCF dans le Finistère: vœux, débats, formations, initiatives publiques
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22 janvier 2018 1 22 /01 /janvier /2018 16:14

Afrin : Stoppons l'agression criminelle de la Turquie

La Turquie vient de lancer une sauvage agression dans le canton d’Afrin (Syrie) peuplé de Kurdes, d’Assyro-Chaldéens et d’Arabes. Les tirs d’artillerie, les bombardements de l’aviation ont ce dimanche 21 janvier 2018 fait 8 morts parmi les civils et de nombreux blessés. L’offensive s’est concentrée sur la ville d’Afrin, des villages environnants et un camp de réfugiés. Les forces turques présentent au sol encadrent plus d’un millier de djihadistes issus d’Al Nosra ou d’Al Qaïda.
 
La Turquie tente par tous les moyens d’instaurer la terreur contre un peuple qui n’a jamais constitué le moindre danger pour Ankara si ce n’est de tenter de bâtir une société démocratique et pacifique.
 
Cette invasion ouvre un nouveau chapitre de la guerre en Syrie alors que la lutte contre l’État Islamique semblait arriver à son terme. Les Kurdes ont joué, aux côtés de la coalition, un rôle déterminant dans l’éradication de la barbarie obscurantiste. La Turquie sème le chaos dans une Syrie déjà meurtrie par 7 années de guerre et viole la souveraineté d’un État souverain.
 
Le Parti Communiste Français condamne cette agression, appelle à la mobilisation et à l’union de toutes les forces démocratiques afin d’exprimer notre solidarité avec les populations d’Afrin.
 
À la demande de la France, le Conseil de Sécurité des Nations Unies se réunira en urgence le 22 janvier 2018. La France, l’Union Européenne, les membres de la coalition doivent condamner l’invasion turque, exiger l’arrêt des combats et le retrait immédiat des forces d’occupation.
 
Comme pour le Kurdistan Irakien, le nord de la Syrie doit être placé sous protection des Nations Unies, seul moyen d’assurer la sécurité des populations civiles.
 
Parti Communiste Français
21 janvier 2018
 
Afrin : Stoppons l'agression criminelle de la Turquie (PCF)
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21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 08:59
Samedi 3 février: états généraux du Progrès Social organisés par le PCF. Participez-y!

Les États généraux du Progrès social, c'est samedi 3 février. Voici l'invitation de Pierre Laurent, André Chassaigne et Eliane Assassi à y participer. On compte sur votre contribution active !
Pour s'inscrire et se renseigner :
http://progres-social.pcf.fr/

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 20:50
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Julien Jaulin/hanslucas

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Julien Jaulin/hanslucas

Gauche. Le PCF mise sur de « nouvelles audaces »
JULIA HAMLAOUI
MARDI, 16 JANVIER, 2018
L'HUMANITE
 

À l’occasion de ses vœux, hier, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, a appelé à la riposte face au « cambriolage de la maison France ».

Place à la contre-offensive. Le PCF, dont le secrétaire national Pierre Laurent présentait ses vœux hier soir place du Colonel-Fabien, est décidé, après une année 2017 marquée par les premières victoires du macronisme, à tout mettre en œuvre pour donner vie à la riposte. « Nous formons le vœu, et c’est le sens même de notre combat, du droit au progrès pour chaque être humain », a lancé Pierre Laurent, fustigeant le creusement des inégalités, le pouvoir démesuré d’une « si petite poignée d’actionnaires »… En somme, « le cambriolage de la maison France ».

« Il ne faut pas laisser se développer l’œuvre de destruction du macronisme », alerte, de son côté, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, qui occupera une partie de son emploi du temps des deux prochains mois avec une trentaine de débats autour de son dernier ouvrage, Macron, entreprise de démolition. Face à la « régression spectaculaire » déjà à l’œuvre, le dirigeant communiste croit en la nécessité d’une « démystification du macronisme dont la stratégie de communication marque des points ». « La modernité d’Emmanuel Macron, c’est la version colorisée des vieux scénarios d’exploitation au service de la finance. Et ça se verra, de plus en plus », insiste de son côté Pierre Laurent, prenant l’exemple de la rupture conventionnelle collective censée prévenir le « traumatisme du licenciement ».

« Résister ne suffit plus, il faut une contre-offensive »

Après l’échec du mouvement social et politique à faire reculer le gouvernement sur les ordonnances de casse du Code du travail à l’automne, « l’unité des ripostes » sera une condition essentielle pour arracher des victoires, ajoute Olivier Dartigolles. « Il ne faut pas reproduire le schéma des derniers mois avec un premier opposant qui distribue les bons et les mauvais points et qui, à la fin, se retrouve comme tout le monde » face aux réformes qui passent, assure-t-il, en référence à Jean-Luc Mélenchon.

Évasion fiscale, hôpitaux, Ehpad, université, égalité homme-femme, solidarité avec les migrants… « Le problème de la France, c’est que le travail du grand nombre fait la richesse d’une poignée d’autres, et que ce gouvernement, pas plus que les autres, ne met l’argent où il le devrait pour développer notre pays », dénonce le sénateur de Paris, faisant de chacun de ces thèmes une bataille à mener. « Résister ne suffit plus, il faut créer les conditions d’une contre-offensive », ajoute Igor Zamichiei, le responsable de la fédération parisienne du PCF, en charge des états généraux du progrès social organisés en Île-de-France le 3 février prochain. « Mettre fin à la prédation de la finance, réinvestir dans le développement des capacités humaines, reconquérir le pouvoir de décider dans l’entreprise et dans la cité, voilà comment nous voulons agir concrètement pour transformer le monde. Nous voulons que dans chacun de ces domaines les états généraux du progrès social fournissent des clés pour l’action », a également détaillé, hier, Pierre Laurent.

L’année à venir sera aussi celle du congrès du PCF, dans un paysage encore secoué par l’ouragan de la dernière présidentielle. « Pas de question taboue », avait annoncé Pierre Laurent lors du lancement de la préparation de ce rendez-vous qui doit se tenir en novembre prochain. « Cinquante ans après 1968, a-t-il résumé hier, nous proposons de reprendre le chemin de nouvelles audaces sociales et démocratiques contre tous les présupposés idéologiques qui prétendent s’y opposer. Et dix mois après l’élection d’Emmanuel Macron, dans laquelle c’est vrai il a en partie réussi le hold-up sur l’aspiration de notre peuple à faire du neuf, nous reprenons l’écriture d’une vraie modernité. »

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 12:43

Le lundi 15 février 2018, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF , a, lors d'une soirée fraternelle présenté ses vœux et ceux du PCF pour l'année 2018.

LES VŒUX 2018 DE PIERRE LAURENT (SECRETAIRE NATIONAL DU PCF)

Mesdames et Messieurs, 

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, 

Chers amis, Chers camarades,

 

Je veux d’abord présenter à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, de réussite et d’épanouissement personnel pour vous, pour vos proches, pour toutes celles et ceux que vous représentez ici. 

e ne veux pas seulement vous présenter mes vœux de bonheur,  je voudrais qu’ensemble ce soir nous clamions haut et fort l’actualité du droit au bonheur pour tous. 

 

Le rapport sur les inégalités mondiales, publié en décembre, confirme l'envolée spectaculaire et continue des écarts de richesses au profit de 1 % de la population mondiale. 

 

Nous n'acceptons pas ce monde. 

 

Oui, nous formons le vœu, et c'est le sens même de notre combat, du droit au progrès pour chaque être humain, le droit de vivre dignement en choisissant sa vie, le droit au progrès social, écologique, féministe pour toutes et tous, dans notre pays, la France, comme comme sur toute la planète, le droit d’avancer, tous et chacun, dans la solidarité. 

 

Oui, je sais, les temps politiques sont mauvais. Ils ne nous disent pas çà. 

Mais je crois que l’époque, elle, nous appelle à cela. 

 

Pourquoi en effet devrions-nous réserver à nos projets de vie individuels les belles utopies qui forment nos vœux en ce mois de janvier  ? 

Au nom de quelle théorie, de quel raisonnement, de quel empêchement, de quelle raison d’État ? 

 

Pourquoi donc nos rêves et nos utopies du quotidien ne formeraient-elles pas le grand projet commun d’un droit au progrès pour chaque être humain ? 

 

 

Nous vivons l'époque où les révolutions techniques, scientifiques, démographiques, numériques offrent des possibilités inégalées d'épanouissement de toutes les capacités humaines : vivre dignement de son travail, se loger décemment, vivre en bonne santé, faire des projets d'avenir, en décider librement, se former, se cultiver, changer de métier, d'activité, créer, participer à la vie de la cité… 

 

Devenir maître de ses choix, être en capacité de décider, réinventer la politique.

En tous domaines, nous sommes à l'heure des choix pour l'humanité. 

Et le choc des visions est partout.

 

J’entends la parole libérée des femmes contre les violences sexistes qu’on veut aussitôt étouffer. 

J’entends la colère du monde face à la bêtise raciste et criminelle de Donald Trump. 

J’entends l’arrogance du PDG de Lactalis, 8ème fortune française, 116ème fortune mondiale, justement le fameux 1 %, à qui il faudrait déjà tout pardonner parce qu’il daigne sortir de son silence. 

 

J’entends l’inhumanité de Gérard Collomb contre les migrants et le manque de considération des associations  qui les prennent en charge.

 

Et je me dis : non, le monde n’appartient pas à ceux qui en détiennent aujourd’hui les clés.

Un nouveau monde frappe à la porte, une nouvelle époque est possible, qu’il s’agit d’écrire ensemble.

*

 

Nous voulons la réussite solidaire, pour chacun, pour notre pays,  pas la soumission aux « premiers de cordée ». 

 

La modernité d’Emmanuel Macron, c’est la version colorisée des vieux scénarios d’exploitation au service de la finance. Et çà se verra, de plus en plus. 

N’est-ce pas, Madame Muriel Pénicaud ? 

A qui ferez-vous croire encore longtemps que la rupture conventionnelle collective, cette méthode de licenciement de masse introduite au détour d’un article des ordonnances Macron contre l’avis de tous les syndicats, c’est, je vous cite, la meilleure manière d’éviter « le traumatisme du licenciement » ? 

 

L’avenir du travail, l’or que nous avons chacun entre les mains, vaut bien mieux que ces vieilles sornettes. 

 

Voilà pourquoi, nous communistes, avons décidé d’entamer l’année 2018 avec la tenue le 3 février prochain à Montreuil d’Etats Généraux du progrès social, auxquels j’ai le plaisir de tous vous convier. 

La grande bataille pour le progrès humain contre la soumission à la finance sera notre fil conducteur de l'année. 

 

D’autres rendez-vous suivront tout au long de 2018 pour construire ce grand combat du progrès humain : les Rencontres Niemeyer, ici même le 26 janvier, pour un droit à la ville à taille humaine et démocratique ; les 3è Etats Généraux du numérique les 9 et 10 mars ; nos assises pour l’écologie les 4 et 5 mai ; une Convention nationale pour l’art, la culture et l’éducation populaire les 28 et 29 septembre.

 

Oui, cinquante ans après 1968, nous proposons de reprendre le chemin de nouvelles audaces sociales et démocratiques contre tous les présupposés idéologiques qui prétendent s'y opposer. 

 

Et dix mois après l’élection d’Emmanuel Macron, dans laquelle, c'est vrai, il a en partie réussi le hold-up sur l'aspiration de notre peuple à faire du neuf, nous reprenons l’écriture d'une vraie modernité là où les pages que le Président prétendait tourner et qui ne le seront en vérité jamais. 

 

Utopie, nous diront certains. 

Je suis sûr du contraire. 

Et comme je l'ai dit ici même le 4 novembre en réfléchissant à l'actualité de nouvelles révolutions : « Le 21ème siècle est celui qui posera comme jamais à la planète toute entière la question de la modification en profondeur  des rapports sociaux ». 

 

Cette question que Gwymplaine, le personnage du roman de Victor Hugo « l'Homme qui rit », pose en ces termes à la Chambre des Lords   : 

« Mylords, vous êtes en haut. Vous avez le pouvoir, l'opulence, la joie, le soleil immobile à votre zénith, l'autorité sans borne, la jouissance sans partage, l'immense oubli des autres.
Mais il y a, au-dessous de vous, quelque chose. Au-dessus peut-être. Mylords, je viens vous apprendre une nouvelle. Le genre humain existe. »

 

 

Alors, nous qui sommes du monde du travail abîmé par la crise et les accidents de la vie, comme l'était le visage de Gwymplaine,  nous renouvelons le pari de l'anticipation, de la modernité qui fut celui du manifeste de Marx et Engels. 

Et contre ceux qui voudraient habiller de modernisme le maintien et l'extension des privilèges, nous choisissons le parti de la démocratie, c'est-à-dire du pouvoir partagé de tous, le parti du « nouveau monde » qui pousse, émerge, pour en libérer toutes les potentialités et entrer dans une période nouvelle de véritables progrès sociaux. 

 

*

Vieux rêves éculés hurleront certains. 

Alors, parlons simple et clair. 


Parlons Lactalis, par exemple. 


Avec près de 10 milliards d'euros de fortune, Emmanuel Besnier le PDG, a multiplié par 2,5 cette fortune ces quatre dernières années. 

Durant cette période, il a été le champion de l'écrasement du prix du lait payé aux agriculteurs. Les producteurs de lait sont devenus les otages de Lactalis qui a droit de vie ou de mort sur la filière. 

 

Comment le système capitaliste a-t-il pu mettre dans une telle dépendance  nous tous, paysans et consommateurs ?

 

Le groupe est aujourd'hui au coeur d’une faille de la sécurité alimentaire, avec le scandale du lait infantile contaminé à la salmonelle. 

Et il continue à faire preuve de la même arrogance. 

Beaucoup de questions se posent : sur les conditions de travail et de production, sur les conditions de la distribution et du retrait des lots contaminés... 

Ces questions doivent être posées. 

La loi du secret, qui est une marque de fabrique du PDG, doit être brisée. 

L'aveu du ministre de l'agriculture, Stéphane Le Foll, qui n'a jamais pu rencontrer le PDG même au coeur de la crise du lait, en dit long : les patrons du 1 % se croient tout permis. Ils se prennent pour les maîtres du monde. 

Toutes les questions doivent être posées.

Par exemple, combien a-t-on supprimé d'emplois dans les administrations de contrôle de l’État depuis 2012 ? Mille postes supprimés ! 

 

Ou encore,  quel est le montant du chèque d'économies sur son ISF que va toucher Emmanuel Besnier grâce à Emmanuel Macron, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ? 

 

Car Mr Emmanuel Macron, c'est bien çà les premiers de cordée. 

Il faut faire les liens qu'on nous interdit de faire. 

La crise Lactalis, c'est la crise d'un système hyper-productiviste visant le profit, toujours plus de profit. 

 

Et il faut aussi interroger le mode de consommation auquel nous astreint ce système devenu fou. 

Car l'affaire Lactalis est le plus bel exemple qu'écologie et social ne font aujourd'hui qu'un.

 

J'en suis certain, si nous allons au bout de ces questions, comme vient de le demander le député communiste Sébastien Jumel, en réclamant la constitution d'une commission d'enquête, c'est tout un système qui sera mis à nu. 

Et c'est un système de pouvoirs qu'il faudra changer, car le pouvoir sur de tels enjeux industriels et alimentaires ne peut pas en démocratie appartenir à une si petite poignée d'actionnaires, vivant dans le secret le plus absolu. 

Non, ce monde n'est pas le seul possible, personne ne nous fera admettre cela.

 

Mettre fin à la prédation de la finance, réinvestir dans le développement des capacités humaines, reconquérir le pouvoir de décider dans l'entreprise et dans la cité, voilà comment nous voulons agir concrètement pour transformer le monde.  

 

Nous voulons que dans chacun de ces domaines les Etats Généraux du progrès social, les quatre ateliers qui en constitueront le menu sur le travail et la protection sociale, sur l'industrie, sur les services publics et sur le logement,  fournissent des clés pour l'action.  

Des clés et des pistes pour trouver l'argent, car de l'argent, il y en a, à condition de changer de logique de développement, et de décider autrement de son utilisation.

 

L'évasion et l'optimisation fiscales sont un racket permanent, 80 milliards d'euros pour la seule évasion fiscale évaluée pour notre seul pays.

 

Nous ne lâcherons pas . 

 

Le groupe communiste au Sénat utilisera sa niche parlementaire le 7 mars prochain pour déposer le projet de loi de résolution pour une COP fiscale des frères Bocquet, déjà adoptée grâce à nos députés à l'Assemblée nationale. 

 

La richesse, elle est dans les entreprises, produite par le travail et soustraite ensuite aux revenus du travail par l'écrasement du pouvoir d'achat salarial. 

Le Produit intérieur brut de la France est de 2200 milliards d'euros. 

Mais, pour comparaison, la capitalisation boursière du seul CAC 40 a été multipliée par vingt en trente ans, atteignant 1200 milliards d'euros et dégageant 73 milliards d'euros de profit. 

 

Voilà où est l'argent qui manque aux budgets publics, aux salaires, aux cotisations sociales. Les exonérations d'impôts aux entreprises, notamment les plus grandes, CICE, CIR, cadeaux fiscaux… représentent cumulés un manque à gagner équivalent à 25 % du budget de l’État. 

Le cambriolage de la maison France est une affaire qui marche. 

Que fait la police ? 

Et que fait Bruno le Maire, dont il est de notoriété publique qu'il n'est ni de droite, ni de gauche ! 

Ni de gauche, merci on savait ! 

Je le cite : « nous allons rendre 400 millions d'euros aux 1000 premiers contributeurs de l'ISF ».

 

Alors, parlons en de ces 1000 premiers contributeurs ! 

Les 10 plus grandes fortunes de France détiennent 240 milliards d'euros de fortune. 

Les 100 premières fortunes de France, 439 milliards d'euros. 

C'est-à-dire qu'en France, 100 personnes détiennent autant d'argent à un instant T, que ce qu'1 million de smicards gagneront durant toute leur vie.


Et c'est la même chose dans le monde entier. 

Le 1 % des plus hauts revenus capte à lui seul 27 % de la croissance mondiale, et soit dit au passage, des études montrent que ce 1 %  concentre les plus gros pollueurs de la planète. 

Pendant ce temps, la moitié de la population de la planète capte à peine 12 % de la croissance mondiale. 

 

Mais comme ils sont modernes ces gens là, ils nous ressortent un argument nouveau !

« Certes, la France est riche. Mais les plus fortunés, écrasés par la pression fiscale, fuient la France ». 

 

C'est vieux comme le capitalisme comme argument, mais soit… vérifions donc.

Allons faire un tour du côté de Neuilly sur Seine : 

En 2004, la fortune immobilière s'élevait à 16 milliards d'euros. 

En 2016, elle était à hauteur de 32 milliards d'euros.

Un jour, il faudrait organiser un « Safari-club », une visite guidée Neuilly, Place Vendôme, pour voir le paradis des riches, et on verrait qu'il existe bien, ici, sous nos pieds, pas seulement dans les Iles.


Et que fait le gouvernement ? 

Il précarise l'emploi et facilite le licenciement avec les ordonnances Macron, tapant toujours sur le même clou, ignorant les vraies causes de la crise et de l'inefficacité : le coût du capital.

 

Il pique 5 euros par APL dans la poche de ceux qui n'arrivent pas à boucler leurs fins de mois. Il demande aux bailleurs sociaux de compenser le désengagement de l’État à hauteur d'1,5 milliard ce qui fera autant d'argent en moins pour les réhabilitations , les constructions neuves et le bien être des locataires. 

 

Il offre 4,6 milliards d'euros de cadeaux fiscaux aux plus riches dans  le budget de l'Etat 2018. Et il prend autant dans la poche des retraités via la CSG.  

 

Le problème de la France, ce n'est pas son soi-disant déclin ou appauvrissement.  

Le problème de la France, c'est que le travail du grand nombre  fait la richesse d'une poignée d'autres, et que ce gouvernement, pas plus que les autres, ne met plus l'argent où il devrait le mettre pour développer notre pays. 

Entendez le cri des infirmières des hôpitaux et des EPHAD :

«Entre ce qu’il faut noter sur l’ordinateur ou le dossier, les protocoles et les procédures administratives, je n’ai plus le temps de faire mon métier de soignante ! » 

«Dans la réalité, nous avons moins de 5 minutes pour l’aide à la toilette ou l’aide au repas en Ehpad… C’est inhumain ! » 

«Les contraintes financières modifient profondément notre travail… Nous poussons les familles à reprendre les patient-e-s, quitte à en culpabiliser certain-e-s ! »

«Les temps de prévention et d’éducation sanitaire ne sont pas financés… »

 

Voilà, Monsieur Macron, la parole venue du «bas de la corde », celle qui vient d'exploser aussi ces derniers jours dans les prisons, et fait souffrir tous les jours de centaines de milliers d'agents dans tous les services publics, à commencer par le plus précieux d'entre eux l'école.   

 

Mais, vous n'en tenez pas compte. Vous poursuivez, vous persévérez même.

 

Pour reprendre l'exemple de l'hôpital, les regroupements « GHT » vident les établissements de proximité de leur sens. 

Le désert sanitaire s'étend. Les zones blanches, ça n'existe pas que dans la téléphonie. 

 

Et quand l'hospitalisation privée prendra le pas, que faudra-t-il faire Mme Buzyn ? 

Négocier en contrepartie sonnantes et trébuchantes avec le privé pour qu'il daigne couvrir ces zones blanches ? 

 

Nos parlementaires Pierre Dharréville, Laurence Cohen, Dominique Watrin sont à pied d'oeuvre, et l'hôpital, les EPHAD  seront une de nos grandes causes en 2018. 

 

Le « tout ambulatoire » pourrait conduire à fermer 7 lits sur 10 d’ici 2020 ! 

 

Ce que veut la population ce ne sont pas des superstructures hospitalières mais des hôpitaux publics de proximité travaillant en concertation avec les services spécialisés, de recherche et d’enseignement, dans un parcours de soins intégrant une offre publique ambulatoire de centre de santé, des équipes en nombre suffisant et bien formées, investies dans la prise en charge partagée. 

 

Et la modernité ce serait de continuer à sacrifier tout cela ?

 

« Au ciel de qui se moque-t-on » chantait Brassens dans une de ses dernières magnifiques chansons. 

*

 

L'investissement dans les nouvelles générations, dans la formation, l'avenir, voilà encore des mots dont Emmanuel Macron aime se gargariser.

Et pourtant, ce qui attend les bacheliers en juin 2018 est extrêmement inquiétant. Sous couvert d’une meilleure gestion des flux, le « Plan Etudiants » légalise, renforce et généralise la sélection à l’entrée de l’université.

 

Selon les projections, le nombre d’étudiants devrait croître de 30 à 40 000 chaque année d’ici 2025 ! Soit l’équivalent d’une ou deux grosses universités supplémentaires par an. C'est une chance !

 

Car former plus de médecins, d'enseignants, d'ingénieurs, d'agronomes, nous avons besoin, c’est un investissement ! 

Oui la formation, la culture, c'est moderne !

 

Or, le gouvernement Macron poursuit la politique d’assèchement financier entreprise par les gouvernements précédents.

 

Ainsi, Macron met 1 milliard sur la table pour le quinquennat (200 millions par an). 

Les présidents d’université demandent 5 milliards (soit 1 milliard par an). 

Les syndicats de personnels et d’étudiants demandent 10 milliards (soit 2 milliards par an). 

 

Les besoins sont en effet criants dans tous les domaines ! 

Mais qui décide ? Qui a raison ? Qui détient les pouvoirs ?

Là encore, une belle bataille d'avenir à mener. 

 

A Toulouse en décembre, la mobilisation des étudiant.e.s et personnels a permis de faire reculer temporairement un projet de fusion de l’UT2J (Université Toulouse 2 Jean Jaurès). 

A Clermont-Ferrand la semaine dernière, les lycéens et étudiants ont pu empêcher l’adoption d’une procédure draconienne de sélection par l’Université Clermont Auvergne. 

 

Je félicite les étudiants, les organisations de Jeunesse, dont la Jeunesse Communiste de France et l'UEC qui sont de ce combat.

 

Vous n'avez pas attendu Macron pour penser réellement à ce que vous pouvez pour la France, tous les matins. 

*

Faire le choix, pour 2018 et l'avenir du progrès social pour toutes et tous, c'est aussi mener le combat résolu pour l'égalité Hommes / Femmes.

 

Je veux d'abord saluer le combat courageux des femmes qui libèrent leur parole pour l'égalité et contre les violences sexistes !

C'est un combat que nous menons ensemble ! 

 

Ce combat pour l'égalité Hommes / Femmes est à mener ici, comme dans tous les pays et je pense notamment à la Pologne où le gouvernement veut limiter encore le droit à l'avortement déjà sérieusement mis en cause.

 

Mais quand le Président de la République française déclare gravement l'égalité Hommes / Femmes « grande cause nationale », on ne nous fera pas prendre les vessies pour des lanternes ! 

 

Nous jugeons aux actes et les actes sont clairs. 

 

Je ne peux ici entrer dans le détail mais si la loi travail XXL est défavorable à tous, elle l'est particulièrement pour les femmes, puisqu'elle raye de la carte l'ensemble des outils mis en place depuis les années 80 pour agir sur les inégalités Femmes / Hommes au travail ! 

Certes, Marlène Shiappa promet dans quelques mois une loi très dure pour sanctionner les entreprises qui ne respectent pas l'égalité salariale, en lien avec la ministre du travail. 

 

Comment se fait-il dès lors que les amendements que notre Groupe a porté au Sénat pour durcir les sanctions aux entreprises en cas de non-respect de la loi, ou ceux pour limiter le recours aux temps partiels, ont été rejetés dans la loi travail de Pénicaud comme dans le PLFSS ?

 

*

 

Enfin,  faire le choix du progrès social est aussi un choix de civilisation dont l'enjeu, je l'affirme solennellement, est la survie de l'Humanité . 


La recherche effrénée du profit immédiat couplée à une régulation d’un marché sous domination des puissants nous mène à une triple catastrophe : sociale, écologique et démocratique. 

 

Depuis la fin du monde bipolaire, tous les trafics explosent : armes, drogues, êtres humains, animaux, blanchiment d’argent sale ou pillage de la propriété intellectuelle. 

 

Ces trafics sont devenus des marchés de plus en plus lucratifs. 

 

Le seul blanchiment de l’argent sale, représente selon l’ONU au moins 5 % du PIB mondial. 

 

Les organes humains, les animaux et plantes rares, le commerce de déchets dangereux, la prolifération nucléaire, les contrefaçons de médicaments ou la piraterie informatique viennent s’ajouter au commerce des armes et au trafic de drogue. 

 

L’esclavage et le travail des enfants rapportent des dizaines de milliards. 

Et ces trafics odieux ne sont pas les seuls « trous noirs » de l’économie mondialisée. 

 

Les richesses produites par le travail des peuples sont captées et s’accumulent chez les ultra-riches. Elles échappent, via les paradis fiscaux, aux budgets nationaux de solidarité et d’éducation. 

 

Le pillage des ressources naturelles des énergies fossiles nourrissent les guerres. 

 

L’humiliation des peuples, le « deux poids - deux mesures » et la loi du plus fort, les dérégulations du travail et des services publics alimentent les colères, les entrepreneurs de violences, le « chacun pour soi », la guerre de tous contre tous, les nationalismes et tous les replis identitaires. 

Nous sous-estimons encore l’ampleur gigantesque de tous ces gâchis. 

Gâchis est d’ailleurs un terme trop faible pour exprimer ce qui se passe dans le monde.

L’Europe n’est pas à l’abri : la City de Londres reste par exemple, l’une des plaques tournantes du blanchiment de l’argent sale. 

 

J'ai employé l’image du « trou noir ». Elle me paraît juste. 


En physique les trous noirs sont des endroits de l’univers qui absorbent toute la matière qui les entoure et où les lois traditionnelles de la physique ne s’appliquent pas. 

 

Ce dont je parle ici s’y apparente. 

Les revenus générés par tous ces trafics, par tout le travail et l’intelligence des humains sont  absorbés par les mafieux et les ultra-riches. 


Le fonctionnement de la finance mondiale, les paradis fiscaux, permettent que l’essentiel échappe aux lois traditionnelles de la société. 

L’autorité politique ne s’applique pas à eux. Ils s’en servent et la dominent. 

*

L’économie dirige le monde et elle est régit par des prédateurs. 

 

S’attaquer à ce système d’exploitation et au pillage de la nature, construire l'humanité de demain, devient une urgence. 

 

Le discours rétrograde et répressif tenu à nouveau par le Ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, sur les migrants est à l'opposé de ce que l'on est en droit d'attendre de la France.

 

Le double langage gouvernemental est insupportable.

 

D'une part, il est primordial que le droit d'asile soit pleinement respecté pour toutes les populations victimes de guerres et de persécutions, comme l'exige le droit international et comme le demande à juste titre le Directeur de l'OFPRA.

 

D'autre part, il est urgent que la France prenne la mesure de ses responsabilités en matière d'accueil et de migration.

Le tri que veut imposer le gouvernement, les bénéficiaires de l'asile et rien que ceux-là, tous les autres devant être expulsés, n'a aucun sens.

 

Notre pays a toujours accueilli les migrants et s'en est enrichi.

 

 

 

Non seulement, ce n'est pas aux Associations qui gèrent le premier accueil, comme à la Porte de la Chapelle, de procéder à ce tri, et nous soutenons avec force leur demande  de retrait de la circulaire du 12 décembre, mais la France doit engager une politique d'accueil allant au-delà des seuls bénéficiaires potentiels de l'asile.

 

C'est notre responsabilité internationale.

C'est notre intérêt.

 

Le Parti communiste a entrepris l'élaboration d'un projet de loi sur ce que pourrait être une politique de migration de la France généreuse, à la hauteur de ses traditions et de ses valeurs.

Toutes celles et ceux parmi vous qui souhaitent y contribuer seront les bienvenus.

 

*

A l'heure où Donald Trump affiche son mépris à l'égard des peuples du monde, la France se doit de porter une autre ambition que la défense de ses seuls intérêts ou pire, le repli nationaliste ou xénophobe.

Aux Etats-Unis même, la vision de Trump est fortement contestée.

 

Mais à l'inverse, le marché mondialisé ne peut tenir lieu de projet politique et démocratique pour l'Humanité.

Or, si Emmanuel Macron semble décidé à jouer un rôle international accru, c'est semble-t-il pour endosser le costume d'un leader moderne du monde occidental, surtout préoccupé de se tailler sa place à la table du marché.

 

Ce n'est pas la France.

Les droits humains, les droits des peuples ne peuvent être une monnaie d'échange à la table des puissants.

Les droits des migrants, les droits du peuple kurde, les droits du peuple palestinien ne sont pas à négocier.

 

La France se grandirait en reconnaissant au plus vite l’État de
Palestine.

 

Cette ambition, nous devons la porter en Europe pour reconstruire  une union de peuples souverains, solidaires et associés, loin de la caricature ultra-libérale qu'est devenue l'Union Européenne.

 

*


Le pouvoir de l'argent, qui s’abrite dans les paradis fiscaux, dans les sièges des multinationales, dans les coulisses de Bruxelles, nous voulons aller le chercher pour le mettre au service du progrès social en France et en Europe. 

Emmanuel Macron veut relancer le projet libéral européen, aujourd'hui en crise profonde, voire en voie de dislocation.

 

Dans cette crise, la montée des extrêmes droites et des populismes réactionnaires menacent la possibilité de poussées transformatrices progressistes. 

 

Le Forum européen que nous avons tenu en novembre dernier à Marseille  a montré, à l'opposé, les possibilités de convergence progressiste pour une toute autre Europe, celle des peuples.

Un énorme travail pour les concrétiser, les rendre pérennes et solides reste cependant  à produire. 

 

Nous voulons préparer l'élection européenne de 2019 avec cette ambition.

 

Nous venons donc d'écrire à toutes les forces susceptibles de travailler avec nous à une telle perspective, pour échanger sur  cette échéance électorale cruciale.

 

Notre Conseil national, réuni fin mars, prendra d'importantes décisions à ce sujet.

 

Chers amis, chers camarades,

 

Vous le voyez, le Parti communiste va préparer le Congrès extraordinaire qu'il tiendra fin novembre 2018, dans l'action, plein de combativité et avec la volonté de réinventer le Parti communiste et la gauche dont notre peuple a besoin pour construire un nouvel avenir d'émancipation humaine.

 

J'espère que vous serez nombreux avec nous le 3 février prochain pour les Etats Généraux du progrès social, et dans toutes les étapes de la construction de notre nouveau projet au cours de l'année 2018.

 

Et vous me permettrez de conclure par cette suite du discours du Gwymplaine aux lords anglais :  

« Je suis celui qui vient des profondeurs. Mylords, vous êtes les grands et les riches. C'est périlleux. Vous profitez de la nuit. 

 

Mais prenez garde, il y a une grande puissance, l'aurore.
L'aube ne peut être vaincue. Elle arrivera. Elle arrive. Elle a en elle le jet du jour irrésistible. 

Et qui empêchera cette fronde de jeter le soleil dans le ciel ? Le soleil, c'est le droit. Vous, vous êtes le privilège ». 

 

Ensemble, jetons le soleil dans le ciel. 

Je vous remercie. 

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