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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 06:49
Décès de notre camarade Raymond Gouiffès, ancien délégué central d'entreprise chez Doux et syndicaliste à Père Dodu: hommage de la fédération du PCF du Finistère et de la section de Scaër

Décès de Raymond Gouiffès

La Fédération du Finistère du Parti communiste français, la section PCF de Scaër, s'inclinent devant la mémoire de Raymond Gouiffès, homme de dialogue et de conviction, membre du Parti communiste militant syndical CGT de l'agro-alimentaire, décédé le 1er juillet 2017 et s'associent à la peine de la famille.

Raymond était un militant disponible et à l'écoute qui jusqu'au bout nous a éclairé sur la situation de l'agro-alimentaire finistérien. 

Décès de notre camarade Raymond Gouiffès, ancien délégué central d'entreprise chez Doux et syndicaliste à Père Dodu: hommage de la fédération du PCF du Finistère et de la section de Scaër
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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 06:42

Energie : 10 ans d'ouverture à la concurrence des marchés pour les particuliers, personne n'y comprend rien!


Ce 1er juillet, l'ouverture à la concurrence des marchés pour les 32 millions de clients particuliers célèbre ses dix ans. Un triste anniversaire, avec de graves conséquences sociales sur l’emploi et les conditions de travail, qui n’a, dans les faits, permis que des hausses des prix de l’énergie fragilisant ainsi les plus modestes. Aujourd’hui, on compte 12 millions de citoyens en situation de précarité énergétique, un chiffre en forte hausse.
Le modèle énergétique dessiné ne s’inscrit plus dans la logique d’une production qui s’adapte et répond aux besoins au risque de créer des situations catastrophiques de pénurie. Cette course effrénée à la concurrence entre les énergéticiens ne remet-elle pas à plus tard l’effort nécessaire pour sortir des énergies fossiles et réaliser la transition énergétique ?
En réalité, cette déréglementation du secteur énergétique à l’oeuvre depuis plus de vingt ans par l’Europe libérale n’a été que gâchis financiers, complexification et désoptimisation. Et ce dans le but d’en finir avec un système intégré de la production jusqu’à la commercialisation en passant par les réseaux de transport et de distribution, système qui jusque là a fait ses preuves.
Cela s’est traduit par une mise à mal du Service Public.
Aujourd’hui encore, les fanatiques du tout marché revendiquent encore la suppression de la dernière barrière de protection des usagers : la fin des tarifs réglementés. Partout en Europe où les tarifs réglementés ont été supprimés, les gens ont vu leur facture s’envoler.
Les filières énergétiques françaises doivent faire l'objet d'un plan de développement industriel
ambitieux bien loin de la logique financière qui prévaut aujourd’hui. L'heure est la donc à la
reconstruction d’un véritable service public de l’énergie sur lequel le gouvernement français doit s’engager.
Le Parti Communiste prône la maîtrise publique du secteur de l’énergie par la création d’un pôle public qui permettrait de coordonner et fédérer toutes les entreprises du secteur pour la mise en oeuvre d’une politique énergétique visant le progrès social et répondant aux grands défis écologiques posés en ce début de 3ème millénaire.

Parti communiste français
vendredi 30 juin 2017

Energie: 10 d'ouverture à la concurrence des marchés pour les particuliers, personne n'y comprend rien!
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 18:04
Pierre Laurent: "Un immense chantier pour construire un projet majoritaire et transformer le PCF" (L'Humanité)

Entretien : PIERRE LAURENT « Un immense chantier pour construire un projet majoritaire et transformer le PCF ».

Le Conseil des ministres examine mercredi le projet de loi d’habilitation à agir par ordonnances pour réformer le Code du travail. Dans la foulée des élections, dont Emmanuel Macron espère tirer une légitimité, comment s’y opposer ?

PIERRE LAURENT : Cette bataille, nous la mènerons dans l’hémicycle et dans tout le pays. Elle doit s’engager en faisant la clarté sur le contenu du projet : la mise en pièces du Code du travail et une généralisation du dumping social. Et en dénonçant le coup de force que constitue le recours aux ordonnances. Cette démonstration, nous la ferons tout l’été auprès des salariés, sur leur lieu de travail, dans les grandes zones d’emplois saisonniers, dans les quartiers et les communes. Partout nous populariserons notre proposition de loi, déposée en février à l’Assemblée, pour une sécurité d’emploi et de formation. C’est un contre-projet aux ordonnances Macron qui permet des réponses innovantes. Notre objectif est de préparer les conditions d’une mobilisation de masse en septembre, en soutenant toutes les initiatives syndicales. La fête de l’Humanité doit être un grand rendez-vous de ces mobilisations. Parallèlement, nous lutterons contre l’inscription dans la loi ordinaire des dispositions de l’état d’urgence. Les libertés publiques sont en danger. La loi annoncée par le gouvernement Philippe ferait de la France le pays d’Europe disposant de la législation la plus régressive en la matière. Nous engagerons aussi une bataille nationale pour l’instauration de la proportionnelle intégrale à toutes les élections, car des millions de Français vont vite découvrir le piège dans lequel les a enfermés la présidentialisation à outrance. Nous voulons rouvrir sans attendre le débat sur la nature du régime présidentiel et pour une autre République.

Les relations du PCF avec la France Insoumise ont été tumultueuses ces derniers mois. Comment envisagez-vous la suite ?

PIERRE LAURENT : Nos 11 députés et les députés de la France Insoumise et d’Ensemble ! sont dès demain les seuls qui s’opposeront avec clarté à la majorité Macron. Nous allons avoir besoin de leur unité d’action et de notre propre liberté de parole et d’initiatives. Les députés communistes ont pris une double décision : former un groupe et proposer aux insoumis de constituer un comité de liaison pour coordonner la bataille législative. J’espère que le groupe des insoumis, qui en discute demain, acceptera cette proposition. Plus globalement, les débats que nous avons eus ne vont pas disparaître parce qu’ils portent sur des conceptions différentes des constructions politiques à venir. Pour nous, cela ne se résume pas à un problème de rapport avec la FI. Le Parti communiste estime nécessaire de procéder à un réexamen complet de la situation et de notre rôle. Notre Conseil national propose aux communistes la tenue d’un congrès extraordinaire en 2018.

Malgré le nombre de députés accru, vous parlez d’« échec électoral ». Quel premier bilan faites-vous de ces derniers mois ?

PIERRE LAURENT : L’avis de notre Conseil national est très clair : les résultats des élections législatives, historiquement bas, est un échec. Nous entrons dans une nouvelle période politique, inédite sous la Vème République. C’est la fin d’une séquence de quarante ans scandée par l’alternance entre une gauche dominée par la PS et une droite emmenée par LR ou ses prédécesseurs. Les forces libérales tentent de construire un nouveau modèle politique qui allie une sorte de grande coalition à la française et un néopopulisme libéral. Elle voudrait avec cette synthèse étouffer toute alternative de transformation sociale en occupant l’écrasante majorité du champ politique. Elles veulent aussi marginaliser dans les consciences le conflit qui oppose les grands intérêts capitalistes aux intérêts de l’immense majorité de la population, masquer le conflit de classes qui est au cœur de la mondialisation capitaliste et de l’Europe libérale. L’élection de nos 11 députés et la constitution d’un groupe font de nous une des forces politiques qui ont résisté à cette tornade mais nous sommes conscients d’avoir devant nous le chantier d’une réinvention profonde, pour reconstruire les conditions d’un rassemblement populaire majoritaire capable de transformer la société.

Le PCF a lancé ce week-end le chantier de sa reconstruction. Cela dépasse-t-il vos rangs ?

PIERRE LAURENT : Toute la gauche est concernée. Elle a historiquement représenté le camp des classes populaires. Mais aujourd’hui, elle est profondément abîmée et brouillée du fait des trahisons socialistes successives et du quinquennat Hollande. Le camp Macron veut profiter de ce brouillage du clivage droite-gauche pour imposer sa domination. La reconstruction se fera à partir d’une nouvelle identification des causes de la crise, des formes de domination du capital, et de nouvelles pratiques politiques pour porter un projet d’émancipation. Il ne s’agit pas de sauver une gauche en perdition mais de construire un nouveau projet politique large à gauche capable de porter les intérêts des 99% face à la confiscation de la finance. Nous concernant, nous avions décidé déjà de procéder à de profondes transformations ; elles sont plus nécessaires que jamais. Nous voulons mettre tout sur la table dans les mains des communistes.

Cette « réinvention » va donc au-delà de la question du nom de votre parti ?

PIERRE LAURENT : Bien évidemment. Nous avons conscience que notre problème de communication, au sens le plus profond, est un problème d’identification politique. De quoi notre communisme du XXIème siècle est-il le nom ? Nous devons résoudre cette question avec plus de force et de lisibilité. Nous ne partons pas d’une feuille blanche. Nous sommes riches d’idées, de projets, de pratiques, d’une grande force militante. Et, en même temps, nous avons besoin d’un changement qualitatif pour inventer un nouveau modèle d’organisation plus pertinent et plus efficace dans le monde d’aujourd’hui.

La période a été marquée par l’émergence de nouvelles formations. Les partis classiques sont-ils dépassés ?

PIERRE LAURENT : la question des nouvelles formes d’engagement politique fait partie des débats que nous voulons mener. Nous ne le ferons pas en miroir de telle ou telle formation mais en réinventant notre rôle et notre propre modèle. Cela ne signifie en aucun cas une adhésion à la thèse de la mort des partis. D’ailleurs, je constate que ceux qui crient à la mort des partis en créent de nouveaux. Ils le font à partir de plateformes numériques et de nouveaux modèles de marketing politique qui leur donnent une réelle efficacité. Mais aucune de ces nouvelles forces n’a résolu des questions centrales pour réussir dans la durée la transformation sociale à laquelle nous travaillons. Et singulièrement celui de l’intervention consciente et durable des dominés pour construire par eux-mêmes leur propre émancipation.

Malgré ces nouvelles offres politiques, l’abstention a encore atteint des sommets…

PIERRE LAURENT : l’abstention est l’expression la plus forte du paradoxe de la situation. La société française a exprimé un désir très profond de balayer le système politique. Macron l’a emporté en capotant ce besoin de renouveau mais de nombreux électeurs ont voté par défaut. Il reste une très grande défiance et beaucoup à inventer pour y remédier, singulièrement avec les milieux populaires, qui ne trouveront pas leur compte, bien au contraire, dans la politique du gouvernement.

Dans le salariat éclaté d’aujourd’hui ou dans les quartiers populaires, on doit pouvoir, non pas seulement s’identifier à un candidat à la présidentielle, mais trouver la place d’une intervention politique consciente, croissante et durable.

Le PCF a à réinventer un modèle qui le permet. Cela va de pair avec la conquête citoyenne de nouveaux droits et pouvoirs qui ne peut être renvoyée à plus tard ou à un modèle de pouvoir centralisé.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 05:05
Résolution du Conseil National du PCF du 24 juin 2017

 

Un séisme électoral et politique inédit
La situation issue des campagnes et élections présidentielles et législatives 2017 ne constitue pas seulement un nouveau et profond séisme de la vie politique française, elle en accélère le remodelage de façon inédite.
Les deux principales formations politiques qui ont dirigé le pays n’ont pu accéder au second tour de l’élection présidentielle. Et l’abstention a atteint, aux élections législatives de juin, un niveau historique dramatique qu’il faut comprendre comme une forme de rejet des pratiques et des institutions politiques confisquées et sclérosées. La nature même du régime est en plein bouleversement, et les libertés et droits démocratiques, humains et sociaux de notre peuple sont menacés.
Le président Emmanuel Macron sort conforté d’une majorité absolue à l’Assemblée nationale pour mettre en œuvre sans plus tarder ses projets de destruction du modèle social français. Le Parti communiste français, ses militant-e-s et ses élu-e-s, seront dès cette semaine dans toutes les luttes et tous les rassemblements pour imposer des reculs au chef de l’État, à son gouvernement, sa majorité et au Medef dont président, ministres et député-e-s d’En Marche ! protègent les intérêts.

La question de l’avenir de notre combat posée

La nouvelle situation politique interpelle directement toutes les forces politiques, et pour ce qui nous concerne, elle pose directement la question du rôle et de l’avenir de notre parti.
Dans un contexte de profondes divisions de la gauche de transformation sociale, divisions que le PCF, malgré ses initiatives, n’a pas été en mesure de résorber, le Parti communiste essuie un véritable échec électoral même si l’élection et la réélection de 11 député-e-s, manifestent une réelle capacité de mobilisation, de rassemblement et de résistance. Notre parti reste confronté aux problèmes institutionnels du présidentialisme qu’il n’a pas su à ce jour résoudre.

Les 11 député.e.s communistes : Alain Bruneel (59), Marie-Georges Buffet (93), André Chassaigne (63), Pierre Dharréville (13),  Jean-Paul Dufrègne (03),  Elsa Faucillon (92), Sébastien Jumel (76), Jean-Paul Lecoq (76), Stéphane Peu (93), Fabien Roussel (59), Hubert Wulfranc (76).

 

Le Conseil national du PCF tient à remercier chaleureusement les 524 candidates et candidats, les secrétaires fédéraux qui les ont appuyés dans leurs campagnes, les milliers de militantes et militants du Parti qui sont allé-e-s partout à la bataille pour arracher des avancées électorales, et la victoire dans les 11 circonscriptions de nos député-e-s.
Le Conseil national félicite ces derniers pour leur élection ainsi que toutes celles et ceux élu-e-s au second tour grâce au rassemblement de la gauche auquel le PCF a contribué.
Nous saluons également l’entrée au Parlement européen de notre camarade Marie-Pierre Vieu qui vient renforcer le groupe GUE-NGL dont Patrick Le Hyaric est vice-président.
Nous voulons enfin adresser nos amitiés aux député-e-s sortant-e-s du groupe GDR qui ne se représentaient pas ou n’ont pas été réélu-e-s.
Nos député-e-s et le groupe qu’elles et ils ont décidé de former avec 4 député-e-s des Outre-Mers seront un point d’appui précieux pour les luttes qui s’annoncent et les conquêtes à venir du mouvement social et citoyen de notre pays. Leur volonté de rassemblement reste intacte puisque les député-e-s communistes proposent la création d’un « comité de liaison » avec le groupe France insoumise afin de coordonner au mieux l’activité législative et de faire obstacle efficacement aux mauvais coups du gouvernement d’Édouard Philippe.

Pour un processus de débats et d’actions vers un congrès extraordinaire en 2018
Le Parti communiste français est appelé à se réinventer s’il tient à contribuer dans les mois et années à venir à l’amorce d’un processus de transformation sociale au service des intérêts populaires de notre pays.
Le PCF se doit de remettre en chantier une stratégie et des pratiques de conquêtes et de victoires durables pour la transformation sociale. Cela exige de notre part de nous réinventer pour être un parti communiste du XXIe siècle à la hauteur de cet objectif tout en travaillant à l’émergence d’une construction politique, à vocation majoritaire, de l’ensemble de la gauche de transformation sociale.
Le Conseil national du PCF invite les communistes à ouvrir dès à présent un processus de débats, d’actions et d’élaboration collective qui verrait son aboutissement en 2018 par la tenue d’un congrès national extraordinaire dont les thèmes et questions à trancher seront élaborés par les adhérents du Parti eux-mêmes.

Pour un bilan approfondi et collectif
Le Conseil national s’accorde sur le fait qu’un bilan poussé et collectif s’impose à présent à notre parti et à ses directions.
Un bilan qui permette de faire, clairement et lucidement, la part des problèmes politiques présents et de l’expérience de ces 15 derniers mois, de celle des problèmes structurels et stratégiques qui sont les nôtres depuis des années.
Ce travail, pour aboutir, a besoin de l’intelligence collective des communistes, et oblige par conséquent les directions à tous les échelons du Parti à travailler pour réunir les conditions les plus favorables, sous toutes les formes, à la participation de chaque communiste aux débats, élaborations, décisions et leurs mises en œuvre.

 

Une première liste ouverte de questions à traiter
Le Conseil national a commencé à échanger autour de problématiques que soulèvent les débats des communistes et qui demanderaient un travail collectif de conception et d’action :
Comment redevenir le parti des classes populaires, au travail, à l’entreprise, dans les quartiers populaires et la ruralité ?
Quelle stratégie de transformation concrète de la société, comment devenir un parti de la conquête citoyenne, dans une visée révolutionnaire ?

Comment, à partir de nos bonnes pratiques locales et du travail de nos élu-e-s, de toutes nos expérimentations militantes, construire des outils de notre stratégie nationale de transformation sociale ?
Quel rassemblement voulons-nous, avec qui, comment ?
Quel nouveau modèle d’organisation ?
Quelle conception des collectifs de direction ?
Comment reconstruire notre communication et notre identification ?
Quels moyens humains et financiers pour mettre en œuvre ces politiques ?
Ces premiers éléments doivent être critiqués et enrichis par les communistes eux-mêmes au cours de l’été au moyen d’un document permettant de formuler les questions politiques à traiter au congrès.

Une proposition de calendrier

Nous proposons qu’une première phase de discussions et de prises d’initiatives se déroule d’ici au 14 octobre 2017 avec la tenue d’une assemblée nationale des animatrices et animateurs de section. Celle-ci tirera le bilan de cette phase de consultation et contribuera à établir l’ordre du jour du congrès avant validation par le Conseil national.
Le Conseil national souhaite que ce travail, le plus collectif et commun possible, soit animé au-delà de lui-même et du Comité exécutif national par des groupes de travail composés de responsables fédéraux et locaux, de militant-e-s et d’élu-e-s engagé-e-s concrètement sur les questions à traiter.
La date elle-même du Congrès extraordinaire  soit avant l’été 2018, soit à l’automne 2018 – sera déterminée par les adhérent-e-s lors d’une consultation nationale.
Le Conseil national se réunira en séminaire de travail le 25 août, à l’Université d’été du PCF, pour préparer l’Assemblée nationale des animatrices et animateurs de section d’octobre 2017.
L’Université d’été du PCF (Angers, 25-27 août) et la Fête de l’Humanité 2017 (La Courneuve, 15-17 septembre) constitueront deux rendez-vous nationaux importants dans ce processus général.
Pour débuter, les travaux de la réunion de juin du Conseil national doivent faire l’objet de comptes-rendus dans toutes les sections et fédérations du Parti, de journées de travail locales, et les débats, propositions et demandes des communistes consignés par écrit et transmis à la présidence du Conseil national pour une diffusion plus large.

Des mobilisations immédiates à engager


Le PCF affrontera tous les défis de la nouvelle période – ceux auxquels notre peuple et notre pays font face, ceux qui le concernent directement et ceux d’une gauche fracturée et émiettée – dans la lutte et l’action.
Le PCF appelle à la mobilisation de toutes les forces, individuelles et collectives, de la transformation sociale, démocratique et citoyenne, pour relever ensemble tous ces défis.
Le président Macron et son gouvernement veulent clore leur prétendue concertation sociale avant de l’ouvrir réellement en faisant adopter par ordonnances leur projet de flexibilisation maximale du travail.
Le PCF s’engage dans la bataille contre ces lois d’ordonnances et pour une loi de sécurisation de l’emploi et de la formation afin de lutter efficacement contre le chômage. Pour contribuer à la mobilisation populaire la plus large possible,les communistes organiseront pendant toute la période estivale, partout en France, des initiatives publiques de la campagne « L’été n’est pas fait pour casser le Code du travail », lancée le 1er juin.
Le PCF, engagé également dans la bataille pour la démocratisation des institutions et la défense des libertés publiques,appelle à se mobiliser pour la mise en place du scrutin proportionnel, et prendra une part active à toutes les mobilisations contre le projet d’introduction de l’état d’urgence dans le droit commun.
Le PCF entend faire de ces trois mois à venir l’été des solidarités et de la fraternité en organisant notamment avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent des journées à la mer et des ventes de fruits et légumes solidaires directes du producteur au consommateur.
Du 4 au 9 septembre, semaine de la rentrée scolaire, les communistes de tout le pays prendront des initiatives de mobilisation pour un grand service public de l’école.
La Fête de l’Humanité 2017, fête de la fraternité, de la liberté et de l’égalité, fête des solidarités populaires et de la grande paix humaine, sera en septembre le lieu de centaines de débats politiques sur les défis du moment et un rendez-vous national de lutte et de riposte. Plus que jamais à cette heure, elle est la Fête de L’Humain d’abord face « au chacun pour soi et l’argent pour quelques-uns ».
La diffusion de sa vignette-bon de soutien sous l’impulsion du collectif national, animé par Nathalie Simonnet, sera lancée nationalement le 28 juin à 19h lors de l’initiative publique sur le parvis du siège du Parti avec Patrick Le Hyaric, directeur du journal, Fabien Gay, directeur de la Fête, Nathalie Simonnet et Pierre Laurent.
Les élections sénatoriales de septembre constitueront la troisième et dernière étape du cycle électoral 2017. Leurs enjeux, malgré le type de scrutin, concernent directement l’avenir de nos communes et territoires dont la cohésion et le développement exigent des politiques fondées sur l’ambition d’une République pour tou-te-s. L’élection de nombreuses sénatrices et nombreux sénateurs communistes et de candidat-e-s soutenu-e-s par notre parti constituera une force de résistance et d’alternative offensive au Sénat contre les projets gouvernementaux.


Ouvrir un débat large pour réinventer à gauche
Le Parti communiste français ne se résout pas à la crise et l’affaiblissement historique de la gauche dans notre pays, et relève le défi de la reconstruction de la gauche. Il invite l’ensemble de ses organisations locales et départementales à s’adresser aux millions de femmes et d’hommes de notre pays qui veulent redonner à la gauche tout son sens et qui sont prêt-e-s à réfléchir, débattre et agir avec toutes les forces engagées au service du mouvement populaire et citoyen dans cet objectif, tout particulièrement dans le cadre de luttes politiques et sociales de riposte à la politique d’Emmanuel Macron.
Pour sa part, le PCF, son secrétaire national Pierre Laurent, invitent à l’Université d’été du PCF puis à la Fête de l’Humanité, plusieurs dizaines de personnalités avec lesquelles ce dialogue est en cours et la volonté d’agir est partagée.

Résolution du Conseil National du PCF du 24 juin 2017
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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 06:07

Redonner un avenir au PCF dès maintenant

En ce surlendemain de deuxième tour, constatons une nouvelle fois combien l’attitude de Jean-Luc Mélenchon et de la France Insoumise a été préjudiciable à notre camp.

Le brouillage du candidat FI sur l’appel à battre Marine Le Pen puis son refus de tout accord avec le PCF et EELV nous ont coûté l’élection de dizaines de députés qui auraient pu résister à la vague Macron, ouvrant un boulevard à nos adversaires.

Alors que Jean-Luc Mélenchon ambitionnait de diriger le pays fort de son score impressionnant au premier tour, la France insoumise a connu une hémorragie aux législatives : 64 % de déperdition de votes. Au second tour, sur plus de 70 candidats FI qualifiés, seuls 14 ont été élus. Voilà le prix d'une stratégie politicienne diviseuse.

En outre, les difficultés posées par le positionnement de fond du candidat et de son entourage sont réelles -- la synthèse de Vincent Présumey, « Quelques réflexions sur la France Insoumise », en dresse un relevé saisissant (https://blogs.mediapart.fr/…/quelques-reflexions-sur-la-fra…).

Mais la responsabilité indéniable de Jean-Luc Mélenchon dans l’échec de la gauche face à la blitzkrieg macronienne ne doit pas nous conduire à sous-estimer la nôtre dans nos très mauvais résultats.

Le fait que le PCF regagne des députés pour la première fois depuis 1997 ne peut pas nous illusionner. Nos scores aux élections législatives (2,7%) sont particulièrement préoccupants. Ils soulignent l’échec de notre stratégie. Ils posent la question de l’utilité de notre parti pour la population comme pour les militants qui donnent tant d’énergie pour permettre à chacun de s’y organiser.

Le secrétaire national a promis d’importants changements pour répondre à ces problèmes. Hélas, ces proclamations ont déjà été faites à de nombreuses reprises dans le passé et n’ont guère été suivies d’effet. Tout montre que malgré la réduction à peau de chagrin de l’appareil du parti, un phénomène d’inertie bloque toute initiative et tout changement.

Or, sans remise en question radicale de notre approche des élections présidentielles, de notre absence de stratégie de conquête et de notre façon de communiquer, nous courrons à la disparition pure et simple du PCF.

C’est d’autant plus urgent qu’il est désormais clair que Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise préparent déjà l’échéance de 2022, qui sera considérée par le candidat malheureux comme celle devant le conduire enfin à la victoire finale... Cette démarche personnelle porte en germe le risque de notre éviction définitive de la scène politique nationale.

Il est impératif non seulement d’ouvrir le débat, mais surtout de prendre enfin des décisions pour redonner à notre parti un avenir, avec d’autres objectifs que le maintien de nos positions électives locales.

À la suite de discussions avec d’avec d’autres camarades, je verse à notre débat collectif quelques pistes de chantiers à ouvrir immédiatement :

1) Doter le PCF d’une direction opérationnelle en vue de 2022

• Remplacer le CEN (l’organe de direction) pléthorique par une direction opérationnelle resserrée autour d’une quinzaine de membres dotés d’une feuille de route claire et chargés de prendre les décisions qui s’imposent ;
• Recentrer le rôle du secrétaire national afin que sa mission soit principalement l’animation de la vie du parti ;
• Lancer dès maintenant un collectif de préparation de l’élection présidentielle 2022 chargé d’élaborer une stratégie politique, un programme, et de repérer puis de préparer un ou une candidate pour porter notre voix en vue de cette échéance structurant l’ensemble de la vie politique ;
• Définir une stratégie de conquête à moyen et long terme au-delà du calendrier électoral, dessinant des perspectives réelles pour le parti (reconstitution du maillage territorial affaibli, investissement sur des territoires électoraux, réinvestissements des orgas de masse…)

2) Révolutionner la communication du PCF

• Nommer plusieurs porte-paroles ayant fait la démonstration de leur efficacité médiatique ;
• Remplacer les campagnes thématiques épisodiques par le travail de long terme sur trois grands identifiants martelés ;
• Réélaborer nos identifiants autour de sujets « vie quotidienne » immédiatement concernants pour les salariés précaires ; 
• Engager un travail approfondi de réadaptation de notre vocabulaire, afin de systématiser un lexique simple et concret compréhensible par 100% des gens ;
• Redéfinir les modes d’expression du PCF en substituant aux formats exhaustifs, abstraits et collectifs des formats courts, concrets et incarnés ; 
• Investir enfin sérieusement internet et les réseaux sociaux

3) Rendre plus efficace l’organisation interne du PCF

• Réorienter notre approche de la formation et de la politique des cadres vers les tâches opérationnelles (pilotage de section, travail d’implantation et d’orga, campagnes électorales) ;
• Réformer les commissions thématiques en les dotant d’une plus grande autonomie et de porte-paroles dédiés pour renforcer leur pouvoir d’interpellation ;
• Créer un comité d’intellectuels et de salariés chargé de travailler une approche résolument contemporaine, accessible et concrète du communisme du PCF ; 
• Réorienter la vie des sections vers les activités solidaires et concrètes d’implantation et de contact avec les habitants

Maxime Cochard

Maxime Cochard, qui était candidat communiste dans le Xe arrondissement de Paris lors des dernières législatives, soutenu par Josiane Balasko

Maxime Cochard, qui était candidat communiste dans le Xe arrondissement de Paris lors des dernières législatives, soutenu par Josiane Balasko

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:21
Communiqué de presse du PCF sur le retrait de Trump et des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU PCF SUR LE RETRAIT DES USA SUR L'ACCORD DE PARIS


" Macron doit passer de la poignée de main au poing tapé sur la table " ! 
 

Ainsi Trump, président de la première puissance émettrice de gaz à effets de serre, a donc pris la décision de se retirer de l'Accord de Paris sur le climat. 
Cette décision, au service des climato-sceptiques du monde entier, répond avant tout aux attentes des magnats des multinationales des énergies fossiles américains qui ont financé sa campagne électorale. Les intérêts financiers égoïstes et de court terme sont donc gravement privilégiés au détriment de l'avenir de l’humanité. 
Cet acte très controversé dans son propre pays, par les acteurs de nombreuses sphères de la société, affaiblit considérablement le fragile consensus auquel l'ONU était parvenue en 2015. 
L’aspect non contraignant de cet accord permet donc, comme nous l'avions souligné à l'époque, à un État de se retirer sans aucune contrainte ni sanction. L'absence des Etats-Unis sera particulièrement préjudiciable si l'on veut, à l'échelle de la planète, gagner la course de vitesse engagée contre le réchauffement climatique. 
C'est le vrai visage du capitalisme, du libéralisme, que nous montrent les Etats-Unis de Donald Trump.
Les États-Unis viennent d'ajouter un obstacle majeur à l'émergence d'une vision solidaire du développement humain durable planétaire.
Le président de la République française, Emmanuel Macron, doit passer de la forte poignée de main au poing tapé sur la table, sans attendre. La France doit condamner et rappeler aux Etats-Unis, lors de la prochaine Assemblée générale de l'ONU, les immenses espoirs nés à Paris lors de la COP 21. 
L'intervention des peuples doit reprendre de la vigueur partout dans le monde.
Les communistes français seront aux côtés de toutes les forces sociales, écologiques et politiques qui, aux États-Unis, se mobilisent pour faire revenir Trump sur sa décision. Le PCF est fortement mobilisé, dans le cadre des élections législatives et le sera encore ensuite, à l'Assemblée nationale, avec les député-e-s communistes et du Front de gauche pour mettre ce sujet à l'ordre du jour.


Parti communiste français
Paris le 1er juin 2017

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 15:34

On a retrouvé Ubu roi, il est au CSA !(PCF)

Le conseil constitutionnel suite à un référé d’En Marche doit donner un avis sur le temps d’antenne pour la campagne audiovisuelle officielle.
A cette occasion, le PCF dénonce avec force le scandale du partage du temps d’antenne. Disposant de deux groupes parlementaires, à l’Assemblée et au Sénat, et présentant 524 candidats, le PCF se verra « généreusement » attribué 5 minutes, contre 2h au PS et 1h44 à LR. 
Un parti qui ne dispose pas de groupe parlementaire mais présente plus de 75 candidats aura, lui, 7 minutes de temps d’antenne.
On a retrouvé Ubu roi, il est au CSA !

Le PCF demande au Conseil constitutionnel de faire cesser cette farce anti démocratique et exige que les règles promises d’équité soient respectées.

Parti Communiste français
Lundi 29 mai 2017

On a retrouvé UBU roi, il est au CSA (PCF)
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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 18:41
Sommets du G7: la survivance d'un monde à l'agonie (Pierre Laurent, 28 mai 2017)

Sommet du G7 : La survivance d'un monde à l'agonie

Le G7 est la réunion « informelle » des 7 premières puissances économiques mondiales (les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne, le Canada, l’Italie, le Japon) créée en 1975 dans la foulée de l’offensive néo-libérale incarnée par Reagan et Thatcher.

Ce sommet de chefs d’Etat et de gouvernement (dont la Chine et la Russie, à cause du conflit ukrainien, sont aujourd’hui exclues) n’a aucune légitimité internationale et vise à contourner les institutions multilatérales et imposer à l’ensemble des pays et nations du monde un leadership politique qui ne souffrirait aucune discussion ni contestation.

Le G7 est la survivance d’un monde ancien dont l’interminable agonie entraîne les peuples dans l’insécurité sur tous les plans et des conflits meurtriers.

On glose beaucoup sur les divergences mises en évidence lors de l’édition 2017. Les désaccords internes de ce « club » de moins en moins uni font en effet de lui un facteur supplémentaire d’insécurité —à moins d’en réfuter la prééminence de fait.

Sur la question du climat, la présidence américaine se trouve isolée dans son intention de remettre en cause les Accords de Paris mais ce n’est pas au G7 qu’il revient d’assurer leurs respect et mise en oeuvre. Les dirigeants des pays signataires de la résolution de la COP21 sont comptables devant leurs peuples, leurs nations et devant l’Assemblée générale des Nations unies de leurs engagements.

Sur la question des échanges économiques, la déclaration cible assez grossièrement les pays asiatiques —remarquablement sous-représentés dans cette réunion internationale — et ménage le président états-unien et sa politique.

Sur la « lutte contre le terrorisme », l’interpellation des fournisseurs d’internet permet de passer sous silence la responsabilité des Etats comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France dans leurs alliances opportunistes au Proche et Moyen-Orient avec des puissances régionales qui sont des soutiens actifs des groupes djihadistes.

La réalité de ce Sommet est que ce sont, encore et toujours, les peuples, les réfugiés et les migrants qui font les frais de cette rencontre. Devant les dirigeants de l’Ethiopie, des Kenya, Niger, Nigéria et de la Tunisie conviés le 27 mai, les grandes puissances se sont fendues de réitérer leur déclaration d’intention de 2015 ! sur le développement durable, la famine au Soudan et au Yémen, et la malnutrition d’ici… 2030.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU qui estime ses besoins de financement pour 2017 à 9 milliards de dollars afin d’apporter assistance aux populations de Syrie, Irak, Yémen, Sud Soudan, Nigéria, et Somalie mais la réalité est que les Etats-Unis ont annoncé leur volonté de réduire leur contribution financière, comme l’ont déjà fait la France et la Grande-Bretagne.

La seule certitude de ce sommet est que le président Trump n’est pas décidé à changer de stratégie globale ; pour lui, le « problème nord-coréen » sera « résolu »…

Une promesse d’insécurité mondiale supplémentaire en perspective contre laquelle nous nous mobiliserons largement pour mettre un terme aux logiques de peur et de guerre que ce sommet du G7 vient appuyer.

Pierre Laurent Paris le 28 mai 2018

Sommets du G7: la survivance d'un monde à l'agonie (Pierre Laurent, 28 mai 2017)
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 07:25
C'est un joli nom camarades! Quelques-uns de nos candidats aux élections législatives dans le Finistère, en Bretagne et en France
C'est un joli nom camarades! Quelques-uns de nos candidats aux élections législatives dans le Finistère, en Bretagne et en France
Eric Guellec et Anne-Catherine Cleuziou, candidats sur la 2e circo du Finistère (Brest Centre), Yasmine Tanguy, Maxime Paul, Claude Bournot et Pierre-Yves Liziar (candidats dans la 5e du Finistère), Catherine Flageul et Jean-Paul Cam: candidats PCF-Front de Gauche sur la 2e, 3e, 5e, 6e circonscription du Finistère

Eric Guellec et Anne-Catherine Cleuziou, candidats sur la 2e circo du Finistère (Brest Centre), Yasmine Tanguy, Maxime Paul, Claude Bournot et Pierre-Yves Liziar (candidats dans la 5e du Finistère), Catherine Flageul et Jean-Paul Cam: candidats PCF-Front de Gauche sur la 2e, 3e, 5e, 6e circonscription du Finistère

C'est un joli nom camarades! Quelques-uns de nos candidats aux élections législatives dans le Finistère, en Bretagne et en France
C'est un joli nom camarades! Quelques-uns de nos candidats aux élections législatives dans le Finistère, en Bretagne et en France
C'est un joli nom camarades! Quelques-uns de nos candidats aux élections législatives dans le Finistère, en Bretagne et en France
C'est un joli nom camarades! Quelques-uns de nos candidats aux élections législatives dans le Finistère, en Bretagne et en France

" Le 19 mai s'est donc clos officiellement le dépôt des candidatures aux élections législatives.

524 candidatures sont présentées ou soutenues par le PCF-Front de gauche en métropole, comprenant 452 candidatures à parité présentées par notre formation et 72 soutiens.

La liste nationale des candidats que nous présentons rassemble des femmes et des hommes issus du peuple et qui vivent et travaillent comme l'immense majorité de celui-ci. Cette liste comporte aussi, comme je l'ai dit, le soutien à 72 candidatures de personnalités engagées dans le mouvement social à des titres divers et d'autres venus de formations politiques telles que France insoumise, Ensemble, République et Socialisme, EELV ou des soutiens de Benoit Hamon.

Parmi ces personnalités, citons Clémentine Autain, François Ruffin, Zara Boudjemaï, Caroline de Haas, Monique Pinçon-Charlot, Marianne Journiac…

Malgré l'absence d'accord national, il n'y aura pas de concurrence avec FI dans 29 circonscriptions. Des communistes en mesure de l'emporter ne se verront pas opposer de candidatures FI dans 11 circonscriptions. Nous en en félicitons et je veux saluer les militants locaux de la FI qui ont permis ces choix. Pour notre part, nous soutenons des candidatures FI dans 18 circonscriptions, dont celle où se présente Jean-Luc Mélenchon. En revanche, je veux dire que nous regrettons très profondément le maintien de candidatures FI dans près d'une vingtaine de circonscriptions où se joue l'élection possible d'un ou d'une député(e) communiste, sans que FI n'ait en revanche une chance de l'emporter. J'invite les électrices et électeurs de Jean-Luc Mélenchon dans ces circonscriptions à réfléchir à cette situation pour éviter d'offrir par la dispersion de leurs voix au premier tour un député supplémentaire à En Marche, la droite ou le FN.

40 % de nos candidats ont moins de 50 ans, 20 % moins de 40 ans. 70 % n'ont jamais exercé de mandat électif.

38 % sont des employés, ouvriers ou techniciens, 14 % des cadres, 20 % des fonctionnaires, 25 % des retraités, d'autres encore sont artisans ou étudiants. Ce sont des candidatures à l'image de la France, pas celle des cabinets ministériels et des conseils d'administration. 40 % des nos candidats ont des responsabilités syndicales dans le cadre de leur activité professionnelle et connaissent parfaitement les conditions de vie des salariés de notre pays.

Ces candidats vont d'ailleurs sans attendre se mettre au service du combat qui s'annonce contre le recours aux ordonnances pour casser encore plus le Code du travail et finir le sale boulot de la loi El Khomri.

Pour cela, j'annonce que nous lançerons le 1er juin dans toute la France une campagne nationale avec ce slogan: «  l'été, ça n'est pas fait pour casser le code du Travail – Non aux ordonnances Macron »." 

PIERRE LAURENT. 

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 19:30

Pierre Dharréville

Secrétaire départemental du PCF13

Conférence de presse / Elections législatives

Marseille - 19 mai 2017

Mesdames et messieurs,

 

            Nous avons pris connaissance jeudi, au moment-même où s’annonçait un gouvernement de combat contre le monde du travail et les intérêts populaires, de la décision de Jean-Luc Mélenchon de présenter des candidats de son nouveau parti politique dans toutes les circonscriptions de Marseille et dans la quasi-totalité des circonscriptions du département.

            Depuis une semaine, je ne cesse d’entendre l’incompréhension, la sidération, la colère aussi de femmes et d’hommes qui veulent croire en des victoires partagées et qui redoutent désormais un formidable gâchis.

            Le gâchis, c’est cela que nous n’acceptons pas. Et c’est cela qui me conduit à prendre la parole à nouveau aujourd’hui, au moment d’entrer dans le vif de la campagne des élections législatives.

            Je regrette profondément, qu’au lieu d’arriver ici avec la volonté de rassembler les forces disponibles, Jean-Luc Mélenchon donne l’impression de mépriser celles et ceux qui ne l’ont pas attendu pour mener bataille.

            Cet acte n’est pas compris, et mal accepté par tous ceux et toutes celles qui ici, si souvent se rassemblent, agissent sur le terrain, dans la diversité, font la richesse et le foisonnement de cette ville qui n’est pas simplement la France en concentré mais aussi cette ville si singulière dans ce territoire si singulier.

            Ce comportement, beaucoup d’hommes et de femmes ont le sentiment, ils nous le disent, qu’il n’est pas à la hauteur des responsabilités qui nous ont été confiées en commun, ni des espoirs qui ont conduit à se reconnaître dans sa candidature.

            Depuis le soir du premier tour de l’élection présidentielle, nous entendons trop qu’il y a de la déception chez celles et ceux qui ont voté pour lui et qui l’ont soutenu. Car la dynamique du 23 avril déborde largement le cadre d’un Parti et dépasse la personne de Jean-Luc Mélenchon. Cette démarche d’hégémonie, doublée de tentatives de débauchage et de pressions voulant soumettre et faire renier leur engagement à des militants en les obligeant à signer une charte établie par une autre organisation politique que la leur et à se réclamer d’elle devant les autorités, ne produira pas de résultats positifs. Il vaudrait mieux se situer en rassembleur, produire des gestes de reconnaissance et de respect qui sont la marque des grands. Car dans cette course en solitaire se préparent de sérieuses déconvenues.

            Les communistes ne sont pas les seuls, mais ils sont au premier rang de ceux qui reçoivent ce mépris à la figure. Je refuse qu’on nous renvoie dos-à-dos comme étant nous aussi comptables de cette division face aux forces libérales qui elles, sont en train de se coaliser. Les forces de gauche sont éclatées face à cette droite en mouvement et ce n’est jamais sous la forme d’un Parti unique qu’elles ont pu gagner.

            Aussi, je veux simplement rappeler de façon clinique les actes que nous avons produit afin de contribuer à faire grandir une dynamique commune dont il disait lui-même n’être que l’instrument. Nous avons renoncé à présenter un candidat afin de venir conforter une candidature déjà décidée unilatéralement. Nous avons choisi de mener campagne pour cette élection à fonds perdus sans être associés à son organisation. Les élus communistes de notre département ont parrainé la candidature de Jean-Luc Mélenchon dans leur grande majorité, comme cinq années auparavant. Malgré des mots peu amènes, nous avons milité sur tout le territoire, multipliant les rencontres et le travail de terrain que nous étions seuls à pouvoir effectuer. Nous avons retiré notre candidat dans la quatrième circonscription de Marseille dès le lendemain de l’annonce de l’arrivée de Jean-Luc Mélenchon, le jour de sa première venue. Nous avons également retiré nos candidats dans trois autres circonscriptions pour ouvrir la voie au rassemblement et montrer les possibles.

            La seule boussole qui vaille pour nous, ce n’est pas en soi de viser un score, c’est la passion farouche de victoires populaires, l’ambition viscérale d’être utile dès aujourd’hui le plus fort possible dans la vie quotidienne.

            Si Jean-Luc Mélenchon a pris notre attitude pour de la faiblesse, il s’est trompé. Mais je crois qu’il sait pertinemment que ces actes ont parlé pour nous, qu’ils ont montré la sincérité de notre engagement, qu’ils renvoient des questions : que cherche-t-il ? Pourquoi ne construit-il pas la plus large dynamique possible pour le meilleur résultat aux législatives et pour le meilleur rapport de force ? Considère-t-il qu’aucune autre force que la sienne ne mérite d’exister ?

            L’expérience que nous faisons aujourd’hui de plus près nous pousser à former une hypothèse, l’hypothèse qu’il ne veut pas d’alliés. Et nous, nous ne serons pas des vassaux. Les communistes, ne font pas allégeance, notre histoire dans cette ville et ce département en témoigne. J’en profite pour préciser que les décisions prises ici par les communistes engagent la direction nationale du Parti communiste, ce n’est donc pas la peine de faire comme si nous étions désunis. Et nous considérons, sans renier à chacun sa part, avoir fait oeuvre commune à la Présidentielle. D’ailleurs, comme cela a beaucoup été dit entre les deux tours, les voix n’appartiennent à personne qu’aux citoyennes et citoyens eux-mêmes.

            J’ai entendu hier à la télévision que 7 millions de personnes avaient voté sur un programme non négociable et que cela empêcherait de, je cite « se partager des places ». Ne me situant pas dans l’invective, je voudrais simplement faire à ce propos trois remarques. D’abord, j’ai voté pour Jean-Luc Mélenchon sans partager l’intégralité de son programme, et au risque de le décevoir, c’est sans doute le cas d’un nombre significatif d’électrices et d’électeurs. Deuxièmement, il est crucial de sortir de ce modèle délégataire qui conduit à penser l’élection comme une abdication temporaire de souveraineté par le peuple, où un Président vous dit : vous avez voté, vous avez adopté mon programme, on se reparle dans 5 ans. C’est cela, aussi, la sixième République. Il doit y avoir de la place pour unir des forces qui partagent un socle essentiel sans être d’accord sur tout, en continuant de mener un débat populaire sur un certain nombre de questions. Je n’appelle pas cela des magouilles mais la richesse de la démocratie. Enfin, il ne s’agit nullement de se partager des places, encore moins, j’espère qu’un seul se les accapare, il s’agit simplement de créer les conditions de victoires pour les femmes et les hommes de notre territoire et de notre pays.

            J’ai également entendu hier cette question : « Où y a -t-il un candidat de la France insoumise soutenu par la direction du PC ? » J’ai bien cherché et j’ai trouvé la réponse : A Marseille ! Malgré le fait que la France insoumise n’a pas souhaité d’accord avec nous, alors que nous, nous le souhaitions, contrairement à ce qui se dit.

            Et comme il ne s’agit pas pour moi de tricher, que j’accorde de la valeur à ma propre parole, je dois à la vérité de dire, et je le fais bien volontiers, que la seule chose qui m’ait été annoncée depuis la semaine dernière, sans rapport avec cet acte que nous avons produit, c’est que comme dans deux autres circonscriptions du pays, où le député communiste sortant avait parrainé Jean-Luc Mélenchon, il n’y aurait pas de candidat dans la 13ème : c’est bien, c’est peu, il était temps. Et nous nous emploierons cependant avec plaisir à rassembler toutes les énergies sur place.

            Pourtant, il eut été si facile de se montrer à la hauteur en retirant des candidats ailleurs dans une forme de réponse à notre acte, comme dans la 7ème circonscription, par exemple, où Jean-Marc Coppola incarne l’alternative mieux que quiconque, ou dans la 5ème, où l’ancienne sénatrice communiste Isabelle Pasquet se présente, dans la 10ème, où un syndicaliste gardannais Eric Sordet, porte nos couleurs, ou encore dans la 11ème où un maire qui a parrainé Jean-Luc Mélenchon, André Molino, est candidat. Ne pas le faire, c’est prendre la responsabilité, le risque de sacrifier des victoires, de possibles députés, des points d’appui pour se défendre… C’est contraire aux intérêts populaires. Car l’enjeu n’est pas l’élection d’untel ou d’une telle, c’est d’envoyer le plus grand nombre de parlementaires progressistes à l’Assemblée.

            Malgré ce, nous ne renions pas les actes que nous avons posés. Nous prenons simplement notre peuple à témoin : ce n’est pas ainsi que l’on pourra reconstruire la gauche nécessaire à inventer l’avenir. Ce n’est pas ainsi que l’on pourra créer les dynamiques populaires nécessaires à résister et à changer les choses. Nous avons produit des actes que nous maintenons parce qu’ils peuvent aider à empêcher des catastrophes, parce que nous continuons d’être farouchement opposés à la banalisation du Front national, parce que nous ne cherchons définitivement pas notre petit intérêt. Mais dans les douze circonscriptions où nous aurons des candidats, nous mènerons le combat politique avec force afin de faire vivre les espoirs qui se sont manifestés à la Présidentielle. Nous visons des victoires dans plusieurs circonscriptions.

            Après ce quinquennat calamiteux, devant cette attitude, nous sommes sans doute désormais la force de gauche la plus solide et rassembleuse. Il y aura besoin de nous pour construire l’avenir et faire du neuf à gauche. Les femmes et les hommes de Marseille et de notre département nous connaissent, ils savent notre enracinement, notre sincérité, notre désintéressement, notre combativité, la force de ce que nous avons accompli dans les responsabilités qui nous ont été confiées. Dans la période écoulée, on a voulu faire croire que tout cela n’était plus possible et ces idéaux plus assez modernes, nous avons vu à quelles régressions sociales et démocratiques nous avons ainsi été conduits. Le Parti communiste est encore la force qui peut tenir la gauche debout, sans sectarisme, sans oukases, sans hégémonie. Dans les rudes moments qui se préparent, on ne peut se passer de personne.

            Je suis fier d’appartenir à un parti capable d’un tel esprit de responsabilité. Notre combativité sera indispensable face au projet dévastateur d’Emmanuel Macron, elle devra être la plus forte possible.

            Je regrette profondément cette situation de division de la gauche de transformation sociale.

            L’heure est à engager la bataille contre le gouvernement de droite d’Emmanuel Macron et sa politique. L’heure est à empêcher l’emploi des ordonnances pour dépouiller le code du travail. L’heure est à battre de nouveau le Front national comme notre peuple l’a fait à la Présidentielle, et dans les circonscriptions, si cela était nécessaire, il faudra faire ce travail pour ne pas se retrouver avec des représentants issus de l’extrême droite. L’heure est à amplifier les espoirs qui se sont exprimés au printemps 2016 et à les porter en politique. Dans cette ville et ce département où notre engagement a été fort et où notre influence est conséquente, nous sommes là pour incarner cet espoir. Nous sommes la principale force enracinée, combative et disponible à gauche. J’appelle les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et au-delà, de toute la gauche à nous donner partout, en votant pour nos candidates et candidats la force de donner une grande suite, un nouvel élan à cette dynamique. Je fais le serment que nous respecterons leur vote, en tendant toujours la main vers ceux, différents de nous, avec qui nous pouvons agir. Nous serons là, comme c’est notre obsession depuis toujours pour défendre le monde du travail et les milieux populaires, pour faire grandir les dynamiques d’émancipation humaine.

            C’est cela qui va nous occuper à plein. Je me dis qu’il y aura une reconnaissance, une prime aux généreux, aux rassembleurs, aux grands coeurs. Nous laissons chacun assumer ses responsabilités devant notre peuple, nous avons pris les nôtres. Nous savons que ceux qu’il faut combattre, sont ceux de l’autre camp, ce sont les puissants et la finance, ce sont les forces de la droite et de l’extrême droite. Pour cela, si des mains se tendent, si des ouvertures se font jour, si la lucidité revient dans les jours qui viennent, nous serons toujours au rendez-vous.

            Je souhaite que notre département envoie le plus grand nombre de parlementaires de la gauche de transformation sociale à l’assemblée, parmi lesquels de nombreux communistes. Pour y faire résonner les aspirations populaires, la voix de Marseille et des Bouches-du-Rhône.

Pierre Dharéville, écrivain et essayiste, secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône, membre de la direction du PCF

Pierre Dharéville, écrivain et essayiste, secrétaire départemental des Bouches-du-Rhône, membre de la direction du PCF

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