Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 08:33

Le PCF soutient l'AFPS et les organisations des droits humains, visées par l'extrême droite israélienne
Le gouvernement israélien vient de publier une liste de 20 organisations dont les membres seront désormais interdits d'entrée en Israël au nom de leur participation à la campagne internationale et non violente BDS (Boycott, désinvestissement, sanction). Cette mesure s'ajoute à la longue liste des décisions et lois liberticides et autoritaires que le gouvernement d’extrême droite de Netanyahu adopte à marche forcée ciblant aussi les organisations israéliennes.
Ces attaques contre les ONG visent à empêcher la solidarité internationale en isolant les associations palestiniennes puisqu'il est impossible d'aller en Cisjordanie sans passer par Tel Aviv et aggraver l'isolement de Gaza où cela fait longtemps qu'il est extrêmement difficile de se rendre. Au premier rang des associations visées par cette loi, Jewish Voices for Peace, American Friends Service Committee et, en France, l'AFPS (Association France Palestine Solidarité) dont l'engagement pour la paix n'est plus à démontrer, ou encore BDS France.

Le PCF condamne la décision du gouvernement israélien et tient à manifester son soutien à l'ensemble de ces organisations qui agissent toutes dans le respect du droit international et des droits humains. Ces attaques sont une honte pour un pays qui se prétend démocratique et nous demandons au gouvernement français et au président Macron de soutenir les associations françaises citées dans cette liste, d'intervenir et de condamner publiquement la démarche conduite par B. Netanyahu.

Parti communiste français,

Paris, le 12 janvier

Le PCF soutient l'AFPS et les organisations des droits humains, visées par l'extrême droite israélienne
Partager cet article
Repost0
14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 08:06
Les voies de la volonté populaire, par Guillaume Roubaud-Quashié, éditorial de Cause Commune, N°3, la revue de réflexion du PCF
Par  

 

Malgré ses contradictions, 2017 laisse derrière elle un atroce goût de cendres. En quelques implacables semaines, Emmanuel Macron a fait triompher ses ordonnances anti-Code du travail, supprimé l’impôt de solidarité sur la fortune, poignardé le mouvement HLM, desséché les collectivités territoriales… (Et la liste n’est pas même exhaustive…) Ces conquêtes qui sentent les si maigres repas des jours de grève des XIXe et XXe siècles, notre président semble les avaler comme autant de bouchées de brioche au château de Chambord. Rien n’a été capable de l’arrêter jusqu’ici.

Comment, dès lors, ne pas comprendre le spleen et la sidération qui gagnent des millions de nos concitoyens voyant le désastre méthodiquement avancer sans qu’il leur semble possible d’enrayer cette machine infernale ? Tant de luttes ont échoué depuis tant d’années déjà. Certes, il y eut bien quelques crues décennales, exceptions qui confirment la règle : 1995, 2006… Et encore ne s’agissait-il, peut-être, que de mobilisations contre, parvenant au mieux, semble-t-il, à empêcher, un temps, l’avènement d’une contre-réforme particulièrement abjecte. 
Un homme ou une femme de moins de 50 ans a-t-il jamais participé, en France, à une grande lutte nationale victorieuse ? Et combien, au contraire, en a-t-il vu échouer ? Telle est tout de même l’expérience vécue par au moins 39 763 599 personnes si on en croit les chiffres de l’INSEE (les moins de 50 ans, en France, soit 61 % de la population française). Encore mesure-t-on bien que cette césure au demi-siècle pourrait être remontée de près de 10 ans (un sexagénaire de 2018 n’avait guère que 10 ans en 1968), ce qui ferait encore basculer plus de 8,5 millions de Français dans cet horizon de luttes défaites.
Il y a 30 ans, ils étaient déjà nombreux, ces fils et filles des combats perdus, mais ils n’étaient encore qu’une grosse minorité du pays (une vingtaine de millions, autour de 40 % de la population), que pouvaient masquer aux optimistes, des millions de bras, de cœurs et de têtes, sûrs de leur puissance collective, pour l’avoiréprouvée. Ils sont aujourd’hui près de 75 % si on retient la césure à 60 ans. Remontant le fil du temps, cette proportion se révèle pourtant vite infime tant les luttes et les conquêtes se sont succédé à bonne cadence dans notre pays : des conquêtes de 1968 à celles de la Libération, de celles-ci à celles du Front populaire, de celles-là à la journée de 8h (1919) ou à l’instauration du code du Travail (1910)… sans même entrer dans cet incroyable siècle révolutionnaire ouvert par la Révolution française. Le peuple de ce pays a beaucoup lutté ; il n’a pas toujours gagné ; mais décennies après décennies, toutes les générations ont longtemps fait l’expérience de luttes victorieuses.
On saisit alors ce que notre époque a d’inédit à l’échelle de plus de deux siècles : l’énorme majorité de notre peuple n’a fait l’expérience d’aucune lutte conquérante victorieuse et a, au contraire, vu défiler une noria de défaites collectives.
Les victoires d’hier – peut-être faudrait-il dire plutôt, d’avant-hier – jouissent bien sûr d’un écho persistant mais puissamment assourdi et allant s’assourdissant. Si les victoires des parents résonnent encore quelque peu dans les souvenirs des enfants, faisant parfois de celles-ci des quasi-expériences pour les enfants eux-mêmes, la flamme du souvenir à l’échelle des petits-enfants en est presque réduite à l’étincelle que seuls les curieux et curieuses sont tentés de considérer. Pour le grand nombre des lycéens et lycéennes d’aujourd’hui, bien plus qu’une expérience, même indirecte, ces victoires sont entrées dans l’Histoire, ce grand sac où se mêlent dans le lointain Vercingétorix avec De Gaulle, la reine Victoria et Louis XIV entre deux ou trois poilus de 14-18.

« Un homme ou une femme de moins de 50 ans a-t-il jamais participé, en France, à une grande lutte nationale victorieuse ? Et combien, au contraire, en a-t-il vu échouer ? »

Bien sûr, il faudrait complexifier le tableau car la France de 2018, comme il en fut toujours dans l’histoire des peuples, n’est pas composée de cette belle série continue de Français statistiques : il y eut des Français pour partir à l’étranger et il y eut des étrangers, avec d’autres histoires, pour venir en France. Mais quand bien même. Si on se place insolemment depuis l’épicycle de Mercure pour embrasser avec une rapidité coupable le tableau mondial de notre peuple, il n’est pas sûr qu’on soit amené à nuancer fortement : le grand nombre de ces immigrés a-t-il connu de grandes luttes victorieuses depuis la Révolution des œillets de 1974 (ce qui ne déplace pas de plus de 10 ans la césure jusqu’ici retenue) ? Il faudrait un esprit encyclopédique et une lourde étude pour répondre avec fermeté dans le détail des histoires nationales mais, vu de loin et au risque de myopies, on ne semble pas en percevoir.
Revenons donc à la thèse, hélas guère écornée : le peuple de France de 2018 a ceci d’inédit depuis 1789 que, dans son immense majorité, il n’a jamais fait l’expérience d’une lutte conquérante victorieuse d’ampleur nationale, ayant assisté au contraire à un interminable cortège (une théorie auraient dit les Grecs, aux effets hélas très concrets…) de luttes défaites.
Que notre peuple ait tendance à en tirer la conclusion que l’action collective est vaine, quoi de plus naturel ? La meilleure preuve de la défaite, c’est qu’on la mange… C’est là un des problèmes nodaux de la lutte de classes de notre temps : il faut croire en sa force pour entrer dans l’arène ; il faut identifier ses armes pour oser s’en servir.
Le passionnant de la période est que notre peuple n’en cherche pas moins quelque issue, de mille côtés, sans grand ordre et avec mille contradictions. Assommé de propagande, d’experts dévidant et filant housses et mousses élyséennes, notre peuple se laisse bien grignoter idéologiquement çà et là mais, pour l’essentiel, il tient bon et il tient même bien mieux qu’il ne le fit dans les années 1980-1990. Toutes les grandes contre-réformes macroniennes, malgré les luxueux services avant-vente, vente et après-vente, sont fermement rejetées par la majorité de notre peuple.

« C’est là un des problèmes nodaux de la lutte de classes de notre temps : il faut croire en sa force pour entrer dans l’arène ; il faut identifier ses armes pour oser s’en servir.»

Nous voici ainsi dans une situation inversée par rapport aux années 1980. Alors, une majorité de notre peuple avait fait l’expérience de luttes victorieuses et en avait éprouvé l’efficace mais le libéralisme, sur fond de décomposition des pays socialistes et de prompt désenchantement post-1981, avait gagné à lui les esprits. D’une certaine manière, schématiquement, on pourrait dire que notre peuple savait lutter mais que, dans sa majorité, il ne le souhaitait guère. On serait tenté d’inverser les termes pour décrire l’état présent… Reconnaissons que la situation actuelle est beaucoup plus enviable pour qui veut changer la société ! Enviable, stimulante et imposant des responsabilités. Transformer des soifs individuelles de changement, impuissantes par elles-mêmes à s’étancher, en des combats collectifs et victorieux, n’est-ce pas là la mission que s’assignent, sans rien renier de leur individualité, les hommes et les femmes qui partagent cette soif et décident de s’organiser pour que les fontaines quittent le rêve pour le réel ? 
Alors, s’il faut former un vœu pour l’année 2018, vous l’avez déjà deviné si vous avez poussé la lecture jusqu’ici : trouvons, forgeons, identifions et aidons à identifier (comme on voudra) les chemins de ces victoires qui se cherchent. Avec leur congrès de novembre 2018, les communistes ont une grande occasion d’affronter – n’ayons pas peur des grands mots délavés – cette tâche historique.

Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de Cause commune.

Cause commune n° 3 - janvier/février 2017

Partager cet article
Repost0
10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 20:26
Migrants disparus en mer: les politiques de l'UE et des Etats membres sont responsables (PCF, 10 janvier 2018)

Migrants disparus en mer : Les politiques de l'UE et des États membres sont responsables (PCF)

Une fois encore, la Méditerranée s'est transformée en cimetière.
Ces derniers jours, ce sont plus d'une centaine d'hommes et de femmes migrants qui ont péri en mer ou sont disparus dans le naufrage de leur embarcation.
Une fois encore, ce sont les politiques de l'Union européenne et des États membres qui sont responsables de ces drames.
Car la solution est connue : la mise en place de voies de passage sécurisées pour permettre à ces exclus de rejoindre l'Europe et de fuir l'enfer libyen.

Pierre Laurent, en visite hier au Centre d'accueil d'urgence Porte de la Chapelle, a eu l'occasion de rappeler l'inhumanité de cette politique. En présence de Bruno Morel, directeur général d’Emmaüs solidarité et de Paul Duprez, son président, il a souligné le rôle remarquable de ce centre. Il a rappelé l'exigence du retrait de la circulaire du 12 décembre (condamnée par toutes les associations) autorisant l'inspection dans les centres d'accueil des migrants et de leur situation administrative.
Pierre Laurent a également condamné les mesures annoncées de la prochaine loi migratoire par Emmanuel Macron, qu'il a qualifié de « particulièrement dure » qui place en priorité une politique d'exclusion massive et de dissuasion migratoire.

Parti communiste français,
Paris, le 10 janvier 2018.

Migrants disparus en mer: les politiques de l'UE et des Etats membres sont responsables (PCF, 10 janvier 2018)
Partager cet article
Repost0
7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 06:28
Apple contre Attac ou quand l'Al Capone du numérique poursuit ses victimes en Justice ( communiqué du PCF, 5 janvier 2018)

Apple contre Attac ou quand l’Al Capone du numérique poursuit ses victimes en Justice

Nous vivons des temps déraisonnables où le vice attaque la vertu.

 

Ainsi, Apple poursuit en justice Attac pour avoir osé dénoncer par des moyens démocratiques et non violents les pratiques d’évasions fiscales massives de la firme à la pomme. Il est vrai qu’Attac avait tapé là où cela fait mal en mettant en cause le principal outil marketing d’Apple : sa réputation d’être une firme cool.

 

Non Apple n’est pas cool, non Apple ne veut pas le bonheur de l’humanité, la seule chose qui inspire cette firme est la recherche du profit maximal à tout prix. Outre « l’optimisation fiscale », les actionnaires d’Apple ont construit leur fortune au prix de la santé et de la vie des salariés chinois de ses sous traitants, et du saccage de la planète avec comme stratégie centrale l’obsolescence programmée.

 

Il est temps de tourner la page d’une firme d’imposteurs dont les seuls talents ont été de déposer des brevets sur les idées des autres, de faire du marketing en usurpant des valeurs qui ne sont pas les siennes et du lobbying et de la corruption pour faire payer ses impôts par les autres.

Vive le logiciel libre et le matériel non propriétaire. L’avenir du numérique appartient aux Communs et non aux vieilles logiques prédatrices qui font de la cupide firme de Cupertino un reliquat du XXe siècle finissant.

 

Le PCF assure à ATTAC et ses militants de toute sa solidarité pour leur juste combat. Il demande au gouvernement de prendre enfin les mesures nécessaires au niveau national et européen afin qu’Apple paye les impôts qu’elle doit à notre pays.

 

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2017 5 29 /12 /décembre /2017 06:14

 

L'annonce du président américain Donald Trump, le 6 décembre dernier, de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d'Israël a pour objectif de mettre un point final à tout espoir d'une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, fondée sur l'application des résolutions de l'ONU d'une solution à deux États et un processus de négociations sous égide multilatérale.

 

Ce 18 décembre les États-Unis ont opposé leur veto au Conseil de sécurité à une résolution condamnant leur reconnaissance unilatérale du 6 décembre mais c'est à la pression d'un très large mouvement de solidarité populaire internationale pour une solution politique pacifique respectueuse des droits humains et du droit international qu'ils seront contraints de reculer.


Pour cela, il faut signer et faire signer autour de soi la pétition électronique : www.2peuples2etats.fr adressée dans un premier temps à Emmanuel Macron pour que notre pays donne ce signal en reconnaissant sans plus attendre l’État de Palestine dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale

 

Partager cet article
Repost0
19 décembre 2017 2 19 /12 /décembre /2017 15:38
Journée internationale des migrants: pour des politiques d'accueil, d'hospitalité, et de fraternité (PCF)

Journée internationale des migrants : Pour des politiques d'accueil, d'hospitalité et de fraternité

 

Aujourd'hui, lundi 18 décembre, journée internationale des migrants sous l'égide de l'ONU, est l'occasion de manifester notre solidarité avec ces hommes et ces femmes et d'appeler à des politiques d'accueil, d'hospitalité et de fraternité.

 

Le président de la République et son gouvernement veulent passer aujourd'hui à une nouvelle étape en se livrant à une véritable chasse à l'homme en triant les migrants au sein même des centres d'hébergement qui sont censés les accueillir et les protéger.

Sont concernés les réfugiés, ceux en attente de leur demande d'asile ou déboutés, ou enfin relevant des accords de Dublin.

Cette circulaire du 12 décembre -la circulaire de la honte- provoque colère et condamnation de la part des associations, de toutes celles et ceux attaché-es à la défense des droits humains.

Le Parti communiste français exige son abrogation immédiate. L'accueil inconditionnel de toute personne en situation de détresse doit être respecté.

Cette circulaire annonce une série de projets de loi en janvier renforçant une politique de dissuasion migratoire, d'expulsion massive et d'externalisation.

Cette politique du chiffre est vouée à l'échec : son inhumanité, son coût, son inefficacité rendent nécessaire plus que jamais le besoin d'une autre politique migratoire.

Celle du respect et de l'accueil, celle de l'investissement pour qu'aucun migrant et migrante ne dorme dans la rue, que soit entamé un processus de régularisation et favoriser leur intégration au sein de la société française.

 

Le PCF tient à saluer les associations, les citoyens qui sont engagés dans des actes de solidarité concrète et pérenne à l'égard de ces hommes et ces femmes qui ont droit à notre hospitalité. Il exige l'arrêt des poursuites à l'égard des militants injustement poursuivis.

Le PCF, ses élus, ses militants sont à leurs côtés et travaillent ensemble à trouver des solutions durables, à instaurer de nouveaux critères pour élargir l'accueil et la protection des migrants.

 

A l'heure de la mondialisation, les migrations sont une réalité incontournable. Un Pacte mondial pour les migrations devra être adopté en 2018 lors de l'Assemblée générale de l'ONU pour protéger encore mieux et plus les droits des migrants et des réfugiés. Devront à cette occasion être réaffirmés la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, la Convention de Genève et des traités internationaux et européens. Ils devront s'élargir à des nouvelles dispositions en faveur de l'accueil des migrants environnementaux et fuyant la pauvreté.

Journée internationale des migrants: pour des politiques d'accueil, d'hospitalité, et de fraternité (PCF)
Partager cet article
Repost0
14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 06:39
Manif pour la défense du lycée professionnel et maritime de Plouhinec 2 décembre

Manif pour la défense du lycée professionnel et maritime de Plouhinec 2 décembre

Manif pour la défense du lycée professionnel et maritime de Plouhinec 2 décembre

Manif pour la défense du lycée professionnel et maritime de Plouhinec 2 décembre

Fédération du Finistère

5, rue Henri Moreau

29200 Brest

 

Monsieur le Président

Conseil Régional de Bretagne

283 avenue du Général Patton

CS 21101

35711 Rennes cedex 7

 

Brest le 11 décembre 2017

 

Objet : avenir du lycée Jean Moulin Plouhinec

 

Monsieur le Président de la Région Bretagne, Loïg Chesnais-Girard

 

Le Conseil Régional que vous présidez a fait de la maritimité une des pierres angulaires des politiques publiques.

Certains de vos services y sont dédiés et les vice-présidents en charge de ces questions multiplient les déclarations officielles, les chartes, les colloques, les journées thématiques.

Par ailleurs les milieux économiques autorisés se réjouissent du nouvel essor des industries de plaisance qui, nous dit on, ont un besoin urgent de salariés. Voila encore un beau sujet à vocation régionale.

Il n'est pas question d'ignorer un seul instant la promesse des énergies marines renouvelables, encore balbutiantes, empêtrées dans les logiques du profit immédiat, mais outils indispensables de la transition énergétique, qui elle aussi ouvre la voie à des compétences et des formations nouvelles intéressant le «cœur de métier» et les fonctions support

Enfin la pêche et les cultures marines ; identités fortes de nos territoires, filières de compétences particulières, porteuses d'emplois et de savoirs-faire, retiennent toutes les attentions. Leur maintien, leur renouvellement et leur développement sont intimement liés à la qualité et l'inventivité des filières de formations.

Tout un chacun se doit de soutenir l’économie bleue, secteur d'avenir.

Et vous, de votre côté vous vous apprêtez à fermer le lycée Jean Moulin à Plouhinec dont les sections s’intègrent largement aux besoins actuels de la filière maritime.

Curieuse logique.

Oui curieuse logique au moment même où nous avons besoin d'imaginer les formations de demain, où nous avons besoin de tout le monde, partout ; où l'accès concret, physique aux établissements est un des enjeux majeurs.

Curieuse logique aussi en terme d'aménagement et d'équilibre du territoire, de revitalisation des zones rurales, qui risque d'en dire long sur les préoccupations véritables de la Région et des services de l'Etat. Car...c'est au pied du mur que l'on voit le maçon !

Les personnels du lycée Jean Moulin se battent depuis longtemps pour le développement de leur établissement. Ils ont avancé des propositions depuis de nombreuses années sans qu'elles soient jamais examinées et encore moins prises en compte.

Vous qui faites du respect des acteurs du territoire un axe prioritaire de votre gestion ; vous seriez bien inspiré de les entendre et surtout des les écouter.

Il est donc impératif pour faciliter l'échange de points de vue de retirer de l'ordre du jour de la prochaine session du Conseil Régional la délibération actant la fermeture du lycée Jean Moulin.

Je vous prie de croire Monsieur le Président en mes sentiments les meilleurs.

Ismaël Dupont

Secrétaire départemental du Parti communiste français.

 

Copie aux Présidents de groupe au Conseil Régional

 

 

 

Fédération du Finistère du PCF - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

Fédération du Finistère du PCF - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 12:55
Face à la répression des résistances syndicales et citoyennes, l'urgence de construire dès maintenant par une implication populaire importante et durable les bases d'une société post-capitaliste (déclaration du PCF Finistère, 13 décembre 2017)

Déclaration de la Fédération du PCF du Finistère...

Après la répression dont ont été victimes, parmi d'autres, les syndicalistes CGT qui ont tenté d'agir sur les relations sociales à Synutra Carhaix.  

Elles et ils se battent pour le progrès social, écologique et démocratique.

Le pouvoir n'a qu'une réponse: la répression. 

Pourquoi? 

Le système capitaliste mondialisé dans lequel nous vivons est aujourd'hui miné jusqu'à la moelle par des contradictions dont l'ampleur le rend incapable d'assurer l'avenir et même la survie de l'humanité. 

Pour perpétuer sa domination, ce système restreint désormais les droits humains. Les ordonnances travail qui donnent de nouvelles armes à l'exploitation capitaliste en sont un exemple.

Dès lors que des syndicalistes, des femmes et des hommes de progrès refusent toute régression, les valets du système sortent leur dernier recours: la répression. 

A l'heure du réchauffement climatique, à l'heure de la prolifération du terrorisme, à l'heure des trafics en tout genre, à l'heure du gangstérisme financier, qui est décidé à s'attaquer à ce système? Pas ses serviteurs zélés. Car les tenants du système, les tenants de cette classe savent que le statut quo est impossible. 

Une seule question demeure: Capitalisme ou dépassement de celui-ci?  

Pour les communistes et révolutionnaires, il nous faut réinventer dans les conditions d'aujourd'hui les transformations révolutionnaires dont la France mais aussi le monde ont besoin. 

Ces nouvelles révolutions qui toucheront le cœur du capital et s'attaqueront dans le même mouvement à la multitude de dimension de l'aliénation et de l'exploitation feront face à une lutte des classes internationale féroce. 

Tout changement qui commence par résister, agir, rassembler, imaginer, créer se heurte à tous les niveaux aux valets du capital qui s'arc-boutent sur leurs privilèges contre la majorité des peuples et de l'humanité.

Le monde est entré dans une instabilité très profonde. A nous femmes et hommes de progrès d'en faire émerger le meilleur.

La question du post-capitalisme est posée. 

Le capitalisme n'étendra plus les droits humains. Tous les jours, il tente désormais de les restreindre pour étendre sa domination. 

Nous, communistes, nous n'aurons de cesse de le combattre. 

Nous ne le dépasserons - pour une nouvelle logique de développement humain - que si la démocratisation, la diffusion et l'extension des pouvoirs dans les mains du plus grand nombre est continu. 

Que si se substitue une utilisation solidaire et partagée des immenses richesses créées aujourd'hui par le travail et les savoirs. 

L'émancipation sera désormais indissociablement sociale, féministe, démocratique, écologique et pacifique. 

Ces révolutions deviennent dès lors l'objet d'une bataille d'idées intense et renouvelée. 

Pour nous communistes tout processus révolutionnaire abouti ne sera qu'un développement ininterrompu de la démocratie dans tous les domaines.

Aussi dur sera le chemin, la démocratie, l'action; la maîtrise consciente du processus politique par le peuple n'est pas négociable. 

Face à la politique de force du gouvernement Macron et du Medef, de nouvelles formes de démocratie et d'appropriation sociale, participatives, coopératives, délibératives doivent étendre considérablement le champ actuel des pouvoirs populaires. 

Face aux défis gigantesques qui s'additionnent, il est temps qu'une implication populaire durable, et son seulement insurrectionnelle, pousse et prolonge dans tous les domaines, par la conquête citoyenne permanente, les processus révolutionnaires qui cheminent et se cherchent. 

Tel est le sens du soutien actif de la fédération du Finistère du PCF vis-à-vis de toutes celles et ceux qui défendent les droits humains et sociaux, agissent pour le progrès social et de l'humanité.  

La Fédération du Finistère du PCF - le 13 décembre 2017  

Face à la répression des résistances syndicales et citoyennes, l'urgence de construire dès maintenant par une implication populaire importante et durable les bases d'une société post-capitaliste (déclaration du PCF Finistère, 13 décembre 2017)
Partager cet article
Repost0
9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 08:29
Les dates sont enfin annoncées : la 83ème édition de la Fête de l'Humanité se déroulera les 14, 15, et 16 septembre 2018 au Parc Georges Valbon, à la Courneuve !
Véritable cité éphémère, culturelle et populaire, la Fête de l'Humanité s'installe pour 3 jours, chaque année, le deuxième week-end de septembre, en plein cœur du parc de la Courneuve, à deux pas de Paris... Un rendez-vous festif, culturel, politique, sans pareil. Que l'on ait 5, 20, 50 ans ou plus, que l'on vienne en groupe d'amis, en couple ou en famille, que l'on soit militant ou non, novice ou habitué, la Fête recèle un faisceau de surprises et d'émotions musicales, politiques, artistiques, littéraires, gastronomiques…En quelques chiffres, la Fête de l'Humanité c'est 81 ans, 50 hectares, 59 concerts, 85 débats, 10 expositions, 16 films, 12 spectacles, 11 disciplines sportives, 10 km de course à pied, 631 intervenants, 80 pays participants
= 225 heures de programmation culturelle + 430 stands en fête...
83ème édition de la Fête de l'Humanité les 14, 15, 16 septembre 2018 avec NTM et Kenny Arkana
Kenny Arkana en concert à Marseille

Kenny Arkana en concert à Marseille

A la fête de l'Huma 2017 sur le stand du PCF Finistère: le reportage photo de Pierre Saint Jalme dans le pays d'utopie où le soleil ne tombe jamais...

A la fête de l'Huma 2017, sur le stand du Finistère, supplément de photos

On vous attend nombreux, les bénévoles, sur le stand du Finistère, qui pourrait être agrandi pour avoir un espace restaurant plus grand. Participer à la fête de l'Huma comme bénévole est une expérience extraordinaire qu'on oublie pas et qui donne envie de revenir! 

Contact: dupont.ismael@yahoo.fr

 

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 20:23
Brexit - Les droits du peuple irlandais doivent être respectés (PCF)

La réunion du Conseil Européen le 14 décembre prochain sera cruciale pour la mise en oeuvre du Brexit. 

La question de l'avenir de l'Irlande en est un des éléments fondamentaux. L'opposition de la majorité du peuple irlandais, aussi bien du Nord, où 56% des votants se sont exprimés contre le Brexit, que du Sud, à voir s'établir une frontière "dure" à travers l'île doit être respectée. Les droits du peuple irlandais ne doivent pas être sacrifiés sur l'autel d'un éventuel accord financier entre l'UE et le gouvernement de Theresa May, qui ne tient que par une alliance parlementaire avec les unionistes ultra-conservateurs du DUP d'Irlande du Nord. 

Le danger est réel, alors que l'Irlande traverse une crise politique majeure. 

Au nord, les élections régionales de mars 2017 ont montré une forte progression de nos camarades républicains du Sinn Féin (SF). Depuis, le DUP mène une politique d'obstruction à la constitution d'un gouvernement régional. Ce pourrissement voulu de la situation renforce le risque d'un retour à des pratiques discriminatoires. Le Sinn Féin défend un programme d'égalité pour tous "contre le sectarisme". Au Sud, le gouvernement minoritaire conservateur de Leo Varadkar ne tient qu'à un fil, surtout après la démission, le 30 novembre, de la vice-première ministre Frances Fitzgerald, accusée de faire taire des cas de violences policières. De nouvelles élections sont donc possibles en 2018. Le Sinn Féin, lors de sa conférence annuelle qui s'est tenue en novembre, s'est déclaré disponible pour gouverner en cas de victoire ou de forte progression aux élections. 

L'enjeu pour le peuple irlandais est majeur. Une majorité des Irlandais du Nord s'est prononcée contre la sortie de l'UE. Cela implique l'établissement d'un statut spécial pour l'Irlande du Nord permettant le maintien de la liberté de circulation et de la citoyenneté européenne dans toute l'Irlande. Tout renforcement de la frontière reviendrait à remettre en cause les accords du Vendredi Saint de 1998. Or, c'est bien cela que recherche le DUP, qui fait pression sur Theresa May contre le statut spécial pour l'Irlande du Nord.

Le gouvernement français doit intervenir auprès de l'UE et de ses homologues de Londres et de Dublin en faveur de l'introduction du statut spécial et de l'inclusion des accords du Vendredi saint dans l'acte final du Brexit. 

La perspective de la réunification de l'île se dessine à nouveau. Sans statut spécial, il conviendra de poser la question, comme le fait le Sinn Féin, d'un référendum de réunification, qui serait alors le seul moyen de faire respecter les accords du Vendredi saint. 

Dans tous les cas, la connexion établie entre les deux parties de l'Irlande ne peut être interrompue par le Brexit, et la réunification de l'Irlande sous forme d'une république assurant le res^pect des droits sociaux et démocratiques et de l'égalité pour tous est aujourd'hui crédible. 

Un pas important serait l'établissement d'un système de santé gratuit unique pour tous les Irlandais, comme le propose le Sinn Féin.

La question irlandaise est une question européenne. La manière dont l'UE traite la volonté des Irlandais à demeurer dans un même ensemble politique sera révélatrice de la manière dont elle traite les droits souverains et démocratiques des peuples. 

Vincent Boulet, membre PCF du comité exécutif du Parti de la gauche européenne    

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011