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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 06:25

Les jeunes méritent mieux !

Un nouveau dispositif d’inscription dans l’enseignement supérieur se met en place, Parcours sup le Parlement n’a pas encore adopté la loi sur « l’orientation et la réussite des étudiants » que le gouvernement entend l’appliquer ou plutôt l’imposer aux universités, aux enseignants-chercheurs aux étudiants et aux lycéens.

Or, il y a bien urgence à s’occuper de l’enseignement supérieur : sa situation est catastrophique. En témoigne le « tirage au sort » des bacheliers pour s’inscrire dans les filières de leur choix, qui a légitimement suscité l’indignation cet été. Sélection sociale effrénée, échecs importants en licence, formations tronquées faute de moyens, budgets notoirement insuffisants, concurrence stérile entre filières et établissements, restructurations incessantes renforçant les pouvoirs centraux, démocratie universitaire vidée de son sens… à cette situation, il faut une réponse de progrès social, scientifique, pédagogique.

Il faut une ambition : que chacun puisse développer au maximum ses capacités, que les connaissances soient largement diffusées et appropriées dans la société, que le pays se dote des plus hautes qualifications pour ses travailleurs.

Ce n’est pas celle du président des riches et de son gouvernement. En permettant à toutes les filières de trier les bacheliers, en prétendant ouvrir la possibilité de parcours personnalisés mais sans moyens nouveaux pour les universités, en prévoyant d’imposer une orientation non choisie aux étudiants recalés sur leurs vœux, le projet de loi va entériner les inégalités dans le supérieur. Il n’organisera dans les faits qu’un immense désordre et instaurera des obstacles institutionnels nouveaux à l’accès à l’enseignement supérieur dont le baccalauréat doit rester le premier grade et la seule condition d’accès. Cette loi accélérerait la mise en place du système « à plusieurs vitesses » qui est le projet de la droite et du MEDEF depuis longtemps.

Avec ce projet, quelques universités mieux loties attireraient les « meilleurs » éléments, tandis que les autres seraient condamnées à accompagner les plus défavorisés... à moyens constants voire en baisse alors que le nombre d’étudiants ne cesse de grandir. Avec comme conséquences inéluctables,  la dégradation du service public national d’enseignement supérieur et de recherche.

Cette politique remet profondément en cause le mouvement initié dans la deuxième moitié du XXe siècle de démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. Les gouvernements et les instances européennes ont prétendu bâtir une société de la connaissance, en fait leurs choix réels restreignent sa diffusion, frappant particulièrement les enfants des milieux populaires, déjà largement sous représentés dans le système scolaire et le supérieur. La loi sur la sélection à l’université participe de la même logique que celle de la réforme du baccalauréat, individualisant les parcours et triant les jeunes dès leur plus  jeune âge. Elle s’insère dans le projet global que mène Macron d’adaptation aux besoins du capital financier.

Construire une alternative à cette politique est à l’ordre du jour pour tous les progressistes

Garantir le libre accès à l’université à tous les bacheliers, promouvoir et développer les capacités humaines sans limites a priori, assurer les moyens financiers et humains nécessaires à cette ambition… c’est nécessaire et possible !

Notre ambition progressiste vise à élever le niveau de formation et de qualification dans toute la société, en partageant les savoirs dans l’enseignement supérieur, et en libérant la recherche des logiques de rentabilité à court terme. Elle viserait à former de façon exigeante des jeunes qualifiés, des citoyens éclairés et des individus émancipés. Cette politique doit se baser sur un service public national, seul à même de promouvoir une ambition commune sur le long terme.

Les communistes mettent à la disposition de toutes les forces, de toutes les personnes engagées dans la lutte contre ce projet de loi et pour la transformation de l’enseignement supérieur leurs réflexions, leurs questionnements et les propositions construites au fil des luttes et par les parlementaires communistes. Ils vous proposent que nous rencontrions et tracions ensemble les voies de l’alternative, pour substituer aux logiques libérales celle de la défense et du développement des biens communs.

C’est tous ensemble que nous pourrons construire un nouvel avenir d’émancipation humaine

Marie-George Buffet: A l’Assemblée nationale, avec les députés communistes Marie-George Buffet : « je voterai résolument contre ce texte qui, loin d’apporter des solutions pragmatiques aux difficultés de l’université, impose une vision régressive de l’enseignement supérieur sans s’attaquer aux véritables problèmes».

Marie-George Buffet: A l’Assemblée nationale, avec les députés communistes Marie-George Buffet : « je voterai résolument contre ce texte qui, loin d’apporter des solutions pragmatiques aux difficultés de l’université, impose une vision régressive de l’enseignement supérieur sans s’attaquer aux véritables problèmes».

L’argent existe et les moyens pour une telle politique existent et doivent être mobilisés.

• 110 000 étudiants nouveaux dans les 5 dernières années et le budget par étudiant a baissé de 10%.

Il faudrait au minimum un milliard d’euros pour l’augmentation du nombre d’étudiants chaque année.

Cadeaux faits aux ultra-riches : 3 milliards € de baisse de leur Impôt sur la fortune.

Crédit Impôt Recherche : 5 milliards €.

CICE, impôt sur les sociétés… des cadeaux aux entreprises par milliards sans effet sur l’emploi et l’économie

évasion fiscale : 80 milliards €..

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1 février 2018 4 01 /02 /février /2018 06:24
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, dans le Morbihan et le Finistère du 31 janvier au 2 février 2018

Olivier Dartigolles, porte parole du Parti Communiste Français, sera dans le Sud Finistère et le Morbihan autour du mercredi 31 janvier, jeudi 1er février et le vendredi 2 février. 

 

Dans le Finistère,  sera accueilli le jeudi 1er à Quimperlé dans l'après midi puis à Mellac au foyer communal à partir de 18h. 

 

Il présentera son très récent ouvrage "Macron, entreprise de démolition. Force, failles et surpercheries" paru le 11 janvier dernier aux éditions de l'Atelier.

 

Olivier Dartigolles devrait ensuite intervenir à Vannes sur la question des Migrants et à Lorient sur la question de l'école.  

 

 

«Macron, entreprise de démolition : forces, failles et supercheries».

«Ce n'est pas un livre sur la personnalité de Macron ou sur la campagne électorale mais sur l'exercice du pouvoir par le président de la République et sa majorité présidentielle, un livre qui tente de présenter le vrai projet politique de Macron noyé sous la stratégie de communication présidentielle dite du «tapis de bombes», comme l'a défini un de ses conseillers, explique l'auteur. J'essaie de démontrer que la politique de Macron, contrairement aux apparences, n'est pas très équilibrée mais qu'elle est très dure et très inégalitaire. Un seul chiffre : le bouclier fiscal de Sarkozy représentait un transfert de 700 M€ vers les plus riches alors que les cadeaux fiscaux faits par Macron aux plus riches dans le budget 2018 atteignent les 8 à 9 milliards, c'est-à-dire que 5 % des plus riches vont capter 42 % des gains de la politique fiscale. Il ne s'agit en rien d'un gouvernement d'experts mais plutôt d'un gouvernement d'idéologues. Macron n'aime pas le Parlement, les élus locaux et les syndicats. C'est un pouvoir de plus en plus autoritaire qui se dessine avec beaucoup de brutalité, à l'encontre des plus démunis, notamment des réfugiés.» Enfin, le livre se conclut par des propositions «pour construire dans la durée les ripostes les plus unitaires».

La Dépêche, 22 janvier 2018 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, dans le Morbihan et le Finistère du 31 janvier au 2 février 2018

 

Fédération du Finistère

5, rue Moreau

29100 Brest

 

Communiqué des communistes du sud Finistère 

 

Les communistes finistériens et morbihannais invitent Olivier Dartigolles, porte parole du PCF, à présenter son dernier ouvrage « Macron ; entreprise de démolition. Forces, faiblesses et supercheries» à Lorient le mercredi 31 janvier, Quimperlé/Mellac le jeudi 1er février, Vannes le 2 février.

Dans cet ouvrage paru aux éditions de l'Atelier il détricote les fondements de la politologie macronienne et son sprint libéral et autoritaire. Il ouvre aussi des pistes de réflexions pour combattre cette conduite des affaires du pays au profit exclusif des plus riches. Il indentifie également quatre axes majeurs de reconquête : réaffirmer le clivage droite/gauche ; reconstruire un imaginaire collectif d'émancipation ; mettre en avant l'enjeu démocratique dans la cité et l'entreprise,mener des actions concrètes de solidarité.

Nous l'accueillerons à Mellac le 1er février à 18 heures au foyer communal pour une rencontre débat, qui sera consacrée pour une part à la situation de la santé et notamment à la mise en place des Groupements hospitaliers de territoire.

Auparavant Oliver Dartigolles et Yvonne Rainero, membre de la commission santé du PCF, rencontreront les représentants du personnel touché par la fusion des établissements hospitaliers en cours dans notre région.

Quimperlé le 25 janvier 2018.

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29 janvier 2018 1 29 /01 /janvier /2018 19:03

EPAHD : Le PCF soutient les personnels des EHPAD et participera à la journée d'action

Pour les communistes, les choix politiques faits ces dernières années en matière de gestion de la «dépendance», ont conduit à réduire les moyens de la prise en charge de la perte d'autonomie et à sacrifier ainsi une partie de la population qui n’a pas compté sa peine pour participer au développement du pays. Il en résulte des coûts prohibitifs restant à la charge des familles.

Parallèlement, des conditions de travail dégradées subies par un personnel à 80% féminin, ne permettent pas de répondre aux besoins de nos "aînés". De multiples témoignages attestent de la mise en place de procédures dégradées, de soins d'hygiène réduits.

Le PCF avance la proposition de la création d'emplois statutaires sur la base d'un(e) salarié(e) par personne âgée, de paramédicaux, aides soignants, médecins, dans une filière gériatrique.

Pour le PCF il est temps d'engager un nouveau progrès social pour la France. Il soutient l'action du 30 janvier et appelle à y participer dans toute la France .

A Paris , Pierre Laurent mènera une délégation du PCF au rassemblement, à 14h devant le Ministère de la Santé.

EHPAD: le PCF soutient les personnels des EHPAD et participera à la journée d'action du mardi 30 janvier
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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 09:18
Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère au Relecq Kerhuon, 27 janvier 2018 : discours d'Ismaël Dupont - Avec foi en notre avenir, nous avons le devoir d'inventer pour résister, construire, reconquérir au profit des dominés
Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère au Relecq Kerhuon, 27 janvier 2018 : discours d'Ismaël Dupont - Avec foi en notre avenir, nous avons le devoir d'inventer pour résister, construire, reconquérir au profit des dominés
Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère au Relecq Kerhuon, 27 janvier 2018 : discours d'Ismaël Dupont - Avec foi en notre avenir, nous avons le devoir d'inventer pour résister, construire, reconquérir au profit des dominés
Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère au Relecq Kerhuon, 27 janvier 2018 : discours d'Ismaël Dupont - Avec foi en notre avenir, nous avons le devoir d'inventer pour résister, construire, reconquérir au profit des dominés
Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère au Relecq Kerhuon, 27 janvier 2018 : discours d'Ismaël Dupont - Avec foi en notre avenir, nous avons le devoir d'inventer pour résister, construire, reconquérir au profit des dominés
Voeux de la fédération du Parti Communiste du Finistère au Relecq Kerhuon, 27 janvier 2018 : discours d'Ismaël Dupont - Avec foi en notre avenir, nous avons le devoir d'inventer pour résister, construire, reconquérir au profit des dominés

Une soixantaine de personnes, au cours d'un moment très chaleureux, a participé au Pot de la Fédération du Parti Communiste à l'auditorium du Relecq Kerhuon après la projection enthousiasmante de 3 films de Ciné-Archives: 

 

« Breiz Nevez » (1938) : film sur la fête de la Bretagne du PCF avec Marcel Cachin, la montée du mouvement populaire dans le Sud-Finistère, dans le contexte du Front Populaire

 

« Magazine Populaire n°1 » (1938) : 34 minutes : Du rassemblement du 14 juillet à la Fête de l’Humanité, l’actualité politique et sociale, sportive et culturelle, de la France du Front Populaire, selon le Parti Communiste, déclinée en neuf sujets courts)

 

« Mon ami Pierre » (1951) : court-métrage primé au Festival de Venise : le travail en mer à bord du Franc-Tireur, chalutier bigouden basé à Concarneau. Une fois présenté l’équipage ce documentaire décrit la peine des pêcheurs : 20 jours en mer, deux jours à terre.

Discours d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère

Cher-e-s ami-e-s, cher-es camarades, 

Merci à tous d'avoir fait le déplacement, parfois de loin - Cap Sizun, Quimperlé, Fouesnant, Morlaix, Lanmeur - pour participer à ces voeux de la fédération du Finistère du Parti Communiste.

Merci à Dominique Gontier d'avoir eu l'idée de cette séance de cinéma à partir du travail de Ciné-Archives et des films commandés par le Parti Communiste pendant le Front Populaire et les années 50. Il y a eu beaucoup de plaisir, de joie, d'émotion, à voir ces films qui respirent, malgré la dureté des temps et de leur époque, le bonheur de vivre, de se projeter dans l'avenir, la fraternité, le goût de la fête et du collectif. 

Merci aussi à Isabelle Mazelin, adjointe communiste à la Culture au Relecq Kerhuon et à Ronan Tanguy, secrétaire de section, d'avoir rendu possible la mise à disposition de la salle et de l'avoir préparée en même temps que la projection. 

Dans cet auditorium, au début des années 80, a eu lieu un festival du film breton mettant à l'honneur René Vautier, un camarade du Parti Communiste du Finistère, venu parler trois fois devant une salle archi-comble, notamment autour de la présentation de "Avoir vingt ans dans les Aurès". 

Chers camarades, je vous souhaite à tous individuellement, et à vos proches, vos familles, une très belle année 2018, et je nous souhaite à tous collectivement une année 2018 utile politiquement pour résister à Macron, construire la perspective d'une politique opposée, et mettre le Parti Communiste à l'offensive. 

En passant ces magnifiques films "de propagande" mais qui sont bien plus que ça- "Breiz Nevez" sur la fête de la Bretagne de 1938 à Pont L'Abbé devant plus de 10 000 personnes, réalisé avec la voix et sous la direction de Marcel Cachin, bretonnant de cœur et passionné par sa Bretagne, le très beau "Magazine populaire n°1" qui nous montre les Brigades Internationales défilant à Paris, les défilés du Front Populaire, la France du Front Populaire, et "Mon ami Pierre" avec le concours de Kozma et Montand, sur les conditions de travail des pêcheurs de Concarneau en 1950, nous n'avons pas voulu être nostalgiques de ces époques, où, c'est vrai, malgré des conditions de vie difficiles, on pouvait se projeter dans un progrès nécessaire, voire un avenir radieux, où le Parti communiste était puissant, populaire, en voie de progression avec des perspectives de conquête du pouvoir très fortes. 

N'oublions pas qu'après le Front Populaire il y a eu la guerre, l'occupation, l'ignominie de la collaboration, qu'une grande partie des militants que nous voyons là dans les meetings du PCF ou de la CGT, Jean-Pierre Timbaud notamment, ont été traqués, emprisonnés, torturés, déportés, fusillés. 

N'oublions pas que nos camarades, avec leurs beaux espoirs d'émancipation, leurs combats pour la dignité, la justice, le bonheur des travailleurs, s'appuient et font reposer leurs espoirs sur une URSS gouvernée de main de fer et de manière cynique et criminelle par Staline ... Je ne m'étends pas, vous connaissez le tableau.          

Pourquoi alors avoir voulu montrer ces films d'archives du Parti Communiste? Il n'y a pas là qu'une oeuvre de curiosité pour alimenter notre culture générale et politique ou qu'une oeuvre de piété. Ce n'est pas non plus pour des raisons simplement esthétiques, même si, à bien des égards, ces films ont beaucoup d'intérêt de ce point de vue aussi. 

C'est surtout qu'il est important de se replonger dans cette histoire pour saisir en quoi des conquêtes sociales dont nous bénéficions aujourd'hui – Retraites, accès aux Loisirs, aux Vacances et à la Culture, temps de travail, Sécurité Sociale, droit du travail – ont été des conquêtes révolutionnaires portées par des idéaux d'émancipation nés, non seulement du renouveau de l'espérance révolutionnaire après 1917 et 1920, mais des valeurs de la Révolution Française elle-même, qui ont profondément pénétré la société française : Liberté, Égalité, Fraternité.

Ces voies d'humanisation de la société ont été ouvertes dans la difficulté, dans l'adversité, la conflictualité, la lutte des classes, avec le danger permanent de basculer dans le fascisme, autre issue possible à la crise du capitalisme, celle que privilégiait le Patronat et les 200 familles si la démocratie libérale et bourgeoise était trop malmenée par le péril rouge.

Ces films montrent comment le Parti Communiste en France a joué un rôle majeur d'incubateur du Progrès Social et du devenir Sujet et Acteur du Peuple, qui allait dans le sens de l'Histoire, certes, rétrospectivement, mais qui était loin d'être joué et gagné d'avance car les Forces de l'Argent ne se sont jamais résignés à renoncer à leur tyrannie et à céder des espaces de liberté et de bonheur aux prolétaires.

Dès 1938, elles reviennent en force. C'est la majorité même du Front Populaire, avec un gouvernement issu de ses députés, qui interdit le Parti Communiste, destitue les élus communistes, les assigne à résidence, les embastille, et c'est sur cette cargaison d'otages « rouges », militants cégétistes et communistes, que l'on puisera les premiers fusillés en 1941, choisis par ce même régime de Vichy qu'ont installé beaucoup de députés qui ont fait partie de la majorité du Front Populaire. On voit un meeting impressionnant de la CGT avec des orateurs du PCF et de la SFIO au moment de la remise en cause de la semaine de 40 heures en 1938. Cela se passe dans un Vélodrome d'Hiver archi-comble, quatre ans plus tard, ce seront 8000 policiers, gendarmes, forces "dites de l'ordre" qui seront mobilisés pour y parquer après les avoir brutalement arrêtés 12 000 femmes, enfants, vieillards, et hommes Juifs, privés de tout dans une chaleur suffocante, et d'abord d'eau, de nourriture, avant d'être envoyés vers les camps de transit, puis vers la mort et l'horreur en Allemagne. N'oublions jamais ce que produit la bête immonde qui se loge dans les époques troublées et de crise sociale où, Duclos le disait, le capitalisme cherche à diviser les pauvres gens entre eux, les chômeurs avec les travailleurs pauvres, les français de souche et les étrangers ... !    

L'histoire n'est jamais simple, linéaire, prévisible par avance.

En décembre 1935, le Parti Communiste dans le Finistère compte 650 adhérents, moins qu'aujourd'hui, en septembre 1937, moins de 2 ans plus tard, il en compte 1800 et l'année suivante, où s'amorce une décrue, il est capable d'organiser un rassemblement avec plus de 10 000 personnes.

En 1945, grâce à l'engagement du Parti Communiste dans la Résistance et au sacrifice de ses militants – je vous lisais l'an passé la lettre dernière lettre de condamné à mort d'Albert Rannou, maçon à l'arsenal de Brest, ancien des Brigades Internationales, exécuté au Mont Valérien le 17 septembre 1943, et après avoir été victimes de mois d'emprisonnement et avoir été torturé par la police française, c'est entre 10 000 et 12 000 cartes que plaçaient les militants communistes à la Libération.

Et une nouvelle histoire pouvait s'écrire, celle de la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance, que Macron, après Chirac, Sarkozy, Hollande, va continuer à démolir, avec encore plus d'efficacité et de dangerosité, car cette fois, ce sont  les institutions républicaines, l'hôpital public et la Sécurité Sociale, l’École démocratique, qui sont directement dans le collimateur.

Le 22 janvier 2017, jour anniversaire de la mort du roi Louis XVI, nous intitulions nos vœux La Commune ou Versailles, en les consacrions à manifester, à travers les exemples de la campagne présidentielle, la nocivité de la monarchie présidentielle à la Française.

La présidentielle et les législatives ont rendu leur verdict. Et c'est un renforcement de l'affaiblissement de la gauche, de l'installation de la Monarchie Présidentielle au service de la Finance et des très riches, avec Macron qui, tout en prétendant gouverner la France comme une entreprise avec le pouvoir du pragmatisme et des experts, est en train d'installer un gouvernement post-démocratique et néo-libéral rodé aux pratiques publicitaires et tentant d'affaiblir jusqu'au souvenir de ce que constitue le clivage droite-gauche.

Ces élections présidentielles et législatives n'ont pas été simples à vivre pour les Communistes. Mais nous sommes toujours là, motivés, actifs, révoltés, soucieux de ne rien céder aux puissances d'argent et à la résignation ou à l'indifférence.

Nous sommes des Résistants, des éternels Résistants : nous ne nous endormons pas, nous ne nous résignons pas, nous ne nous économisons pas!  

En témoigne dans notre fédération la mobilisation très belle et très importante de plus d'une soixantaine de camarades au moins pour la fête de l'Huma Paris en septembre et la fête de l'Huma Bretagne, beaucoup sont ici, mais aussi pour 7 ou 8 autres fêtes de section qui ont émaillé l'année dans le Finistère : les 3 fêtes d'été du Pays Bigouden, les fêtes du 1er mai de Brest et Morlaix, et d'autres initiatives encore, à Fouesnant, au Relecq-Kerhuon. 

En témoigne notre présence hebdomadaire dans le département pour distribuer des tracts sur les marchés, dans les quartiers, aux portes des entreprises, aujourd'hui encore pour appeler à une grande mobilisation citoyenne pour les EHPAD et les personnes âgés, en cherchant à préparer notamment le succès du rassemblement du 30 janvier à Quimper.

En témoigne les vœux de plusieurs sections – Quimperlé, Quimper, Rosporden, Concarneau, Carhaix-Huelgoat, Morlaix, Brest - et du groupe des élus communistes de Brest Métropole courant janvier.

Nous sommes là, nous sommes actifs, nous sommes vivants, même affaiblis électoralement.

Et nous pouvons, même si les médias dominants relaient très peu, leurs actions, nous appuyer sur le travail de nos parlementaires nationaux et européens, avec notamment un groupe dynamique et renouvelé à l'Assemblée Nationale, mais aussi nous appuyer sur le travail de nos élus locaux qui travaillent pour l'intérêt de la population et de la justice sociale à Brest, au Relecq-Kerhuon, à Rosporden-Kernevel, à Quimperlé, à Morlaix, Plourin- les-Morlaix, Guimaëc, et dans d'autres communes encore...

Les municipales arrivent dans un peu plus de deux ans normalement : dans une situation politique très incertaine, avec une gauche émiettée et des forces affaiblies, mais aussi ébranlées dans leur certitude, et prêtes pour certaines face au macronisme, à revenir à des fondamentaux de la gauche, il y a je pense des vraies possibilités de reconquête, même si rien n'est joué d'avance. Nous devons être ouverts aux dialogues et à la construction commune avec toutes les forces de gauche, en étant attentif à tous les citoyens qui veulent d'une autre politique que celle de la régression sociale et démocratique. Nous devons prendre l'initiative de ces échanges, sans en rabattre sur nos valeurs et nos projets politiques, sans déserter surtout le terrain militant et du rapport de force pour faire valoir nos propositions contre les logiques libérales et capitalistes.

Il y a bien sûr de la mémoire, parfois du ressentiment vis-à-vis des uns et des autres, mais nous serons obligés de dépasser cela et de raisonner politiquement pour nos créer des perspectives de reconquête, de mise en échec de la droite Les Républicains ou Macroniste, et trouver des espaces pour agir dans l'intérêt de la population.

Mais bien sûr, ces débats feront aussi l'objet de notre Congrès en novembre 2018, un Congrès qui doit être un nouvelle rampe de lancement pour un Parti Communiste qui se crée un avenir, et qui parvienne à nouveau, en se transformant, en se réorganisant, en repensant son projet, ses priorités d'action, sa stratégie, sa communication, en évoluant, en rajeunissant, à parler aux jeunes, aux travailleurs, et à incarner une partie de la solution politique et de l'alternative aux forces de régression qui servent le Capital.

Pierre Laurent, face à nos propres difficultés, face aux potentialités nos exploitées de notre contexte politique, social, historique, face à la gravité de ce que fait et prépare Macron, face au potentiel de déshumanisation accélérée de notre société, déjà bien à l’œuvre vis-à-vis des pauvres, des chômeurs, des migrants, des vieux, des malades, nous « avons le devoir d'inventer » et le « devoir de nous réinventer ».

Bien sûr, le PCF ne va pas s'enfermer dans un bunker pour réfléchir à son avenir, même si la réflexion sur la situation politique, sociale, économique mondiale, nationale, et sur le bilan des évolutions et choix de notre Parti ces dernières années et décennies, doit être poussée, profonde, collective, et surtout animée par le souci de construire un avenir aux combats d'émancipation, nous devons en même temps activer et prendre toutes notre part, avec nos moyens, notre abnégation, dans les luttes contre la politique de Macron. Luttes qu'il faut stimuler, fédérer et aider à déboucher.

Dans les entreprises, les services publics, à la Poste, à la SNCF, à l'Hôpital, pour les EHPAD et le droit à la dignité d'un accompagnement humain et de qualité pour les personnes âgées en perte d'autonomie, lutte contre les projets d'école plus sélective et discriminante, pour des raisons budgétaires et idéologiques, avec les réformes du Lycée et de l'Université.

Nous allons continuer aussi à nous battre sur le terrain de l'internationalisme, non pas contre l'Europe et la solidarité européenne, mais pour une Europe de la reconquête de la souveraineté des peuples sur les marchés et leurs propres condition d'existences sociales, contre TAFTA et CETA, pour une prise en compte mondiale du problème de survie pour l'Humanité auquel correspond la lutte contre le réchauffement climatique ou pour le désarmement nucléaire, pour des solutions de paix respectueuses des peuples au Proche-Orient, contre l'oppression du peuple kurde et du peuple palestinien, pour la libération de Salah Hamouri, d'Ahed Tamimi et de tous les prisonniers politiques palestiniens. De notre côté, contrairement à certains, comme Gwendal Rouillard, député En Marche de Lorient, qui exprime ce point de vue dans le Télégramme ce matin au profit des chrétiens d'Orient, nous ne sommes pas pour une solidarité préférentielle ou discriminante mesurée sur des critères confessionnels ou ethniques, nous défendons le droit des peuples et une solidarité universelle, qui ne se partage pas ni ne se divise.   

Notre internationalisme et notre souci premier de la fraternité et de la générosité humaine nous pousse aussi à défendre un accueil humain, digne, non restrictif, des migrants, réfugiés et exilés au niveau européen, national et local, et sur ce point, la situation actuelle est des plus révoltantes : on parle de 10 000 migrants mineurs disparus en Europe, on voit chaque jour des enfants qu'on laisse dormir à la rue, qu'on renvoie dans des pays où ils ne sont pas en sécurité, que l'on condamne à la faim, au désespoir. J'encourage nos militants communistes à se montrer les plus actifs possibles dans ce combat pour l'honneur de notre pays, de notre République, et pour l'Humanité. Dans de nombreuses villes, je sais que beaucoup agissent déjà, politiquement et individuellement, avec des réussites parfois au bout du combat avec des personnes migrantes. 

Notre Parti est présent dans toutes ces luttes, au niveau national et local, souvent associé à d'autres formations progressistes, partis politiques, syndicats, associations.

Les États Généraux du Progrès Social organisés par le PCF le 3 février à Paris, sur les questions d'Industrie, de Logement, de Travail et d'Emploi, de Services Publics, sont un élément très important à la fois de la coordination dans les luttes et de leur accès à la visibilité, mais aussi et surtout un moyen de construire une perspective de politique réellement contraire et alternative à ce qui nous est imposée aujourd'hui, mettant au premier plan la démocratie, le progrès social, l'affection des richesses produites par les travailleurs au développement humain et aux politiques pour l'accès de tous aux droits fondamentaux.

Mercredi dernier, l'Humanité dévoilait une enquête de la Fondation Gabriel Peri montrant que pour 34 % des jeunes, le communisme reste d'actualité, une grande partie des valeurs et propositions sociales que nous portons étant spontanément même valorisés par la majorité, même si les mêmes ne croient pas toujours possible de les mettre en œuvre, ou ne nous croit pas suffisamment armés pour le faire, ni eux-mêmes, face à l'affaiblissement de la gauche authentique, du mouvement ouvrier, et à la toute-puissance de la finance. 

Seulement 28 % des jeunes jugent que les idées communistes n'ont plus aucune pertinence, contre 57 % des plus anciens. En témoigne le succès du film « Le Jeune Marx » de Raoul Peck. Nous devons nous appuyer sur cette génération à laquelle l'utopie et le mot de révolution ne fait plus peur, qui étouffe dans le système actuel et se sait potentiellement condamné au précariat, de cette génération avide de valeurs humaines et authentiques dans les rapports sociaux, et lui proposer une perspective d'implication politique porteuse d'espoir, avec une stratégie pour combattre et faire échec au capitalisme financier, au niveau national et international.

On en est encore loin, mais notre congrès doit aussi et surtout soulever cette question essentielle et déboucher sur une nouvelle ambition de construction communiste, non pas simplement de notre Parti, mais de la société.

Notre avenir ne dépendra pour une grande part que de notre foi en nous-mêmes et de notre capacité à reconstruire théoriquement d'abord un chemin d'émancipation dans les conditions de lutte transformées d'aujourd'hui.

Les autres ont des avantages sur nous, l'appui des Médias dominants notamment, une apparence de modernité, mais nous, nous avons (et il faut sans doute nous y retremper davantage) l'analyse marxiste des rapports de domination économique et sociaux, encore valable, une tradition et un idéalisme militant, une richesse humaine, qui font qu'on est toujours là aujourd'hui, après 20 ans d'effondrement du communisme soviétique, et 97 ans d'existence de notre parti, qui font que notre Parti continue d'attirer des jeunes, et que notre fédération il compte 850 adhérents.

Pour finir, je voudrais pour inviter aux initiatives du PCF qui sont déjà calées pour la fin janvier, les mois de février et mars, initiatives qui témoignent du dynamisme de nos sections et de notre fédération:

Mercredi 31 JANVIER à 16h30 au local du PCF, 2 petite rue de Callac à Morlaix : Le philosophe Jean-Michel Galano ancien professeur agrégé en classe préparatoire, membre du PCF, sera à Morlaix, à l'invitation de la Fédération et de la section de Morlaix, pour animer une conférence débat sur l'actualité du Marxisme, à l'occasion de l'anniversaire de la publication des 150 ans du Capital. Toute personne intéressée peut y participer. Les adhérents des autres sections sont bien sûr chaleureusement invités à cette réunion publique d'éducation populaire. La section de Morlaix est derrière le bar Corto Maltese, sur la direction de Plourin en venant du parking de la place Traoulen au bout de la rue de Paris, de la rue de Callac, de la route de Paris, première rue à gauche en allant en direction de Plourin. 
 

Olivier Dartigolles le jeudi 1er février à Mellac au foyer communal à 18h. Il présentera son très récent ouvrage "Macron, entreprise de démolition. Force, failles et surpercheries" paru le 11 janvier dernier aux éditions de l'Atelier. Le thème retenu pour la réunion publique du 1er février à Mellac portera sur le GHT Groupement Hospitalier de Territoire. Olivier Dartigolles devrait ensuite intervenir à Vannes sur la question des Migrants et la veille à Lorient sur la question de l'école.  


Samedi 3 février 9h30/11h30  à la FD du PCF avec Sylvian Chicote, membre de la commission économie du PCF, ancien inspecteur du travail, 
co-rédacteur de la proposition de loi du PCF sur la Sécurité Emploi Formation
rue Henri Moreau/ rue Berger – Brest: Temps de formation sur la Sécurité Emploi Formation 

Ouvert à tou.te.s les adhérent.e.s et sympathisant.e.s
Inscriptions auprès d’Erwan Rivoalan

Sylvain Chicote interviendra ensuite l'après-midi à 14h à la Fac Segalen le samedi 3 février sur l'atelier "Repenser le travail" en débat avec Denis Bayon dans le cadre du Forum Social Brestois. 

Mercredi 31 janvier à Morlaix  : Formation Actualité de la Pensée de Marx :venue de Jean-Michel Galano, professeur de philosophie de classes préparatoires, membre du PCF, pour une conférence-débat sur le Capital dont on fête les 150 ans cette année

Samedi 10 février à 10 heures. Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture. Landerneau.

La fédération du Finistère du PCF organise une visite guidée de l'exposition "FIGURES LIBRES ANNES 80" La visite sera suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, historien d'art, journaliste.

Dimanche 11 février: à 12h, à la petite salle polyvalente de la Forêt-Fouesnant, raclette de l'association des amis du PCF

La demi-journée Aragon avec Valère Staraselski prévue initialement le 11 février est reportée pour des raisons d'organisation.  

Samedi 3 mars, à partir de 18h30 Soirée PCF au Relecq Kerhuon au local de la section 5 Bd Gambetta. A l'issue de ce pot convivial, le Café Crème nous accueillera autour d'un couscous. Participation aux frais : 20€/personne

Samedi 17 mars-dimanche 18 mars - Formation régionale PCF à l'auberge de jeunesse de Concarneau pour les Animateurs de section et de fédération – une dizaine de places pour notre fédé : inscription Dominique Gontier dominique-gontier5829@orange.fr / 06 74 44 04 90

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 09:32
Voeux de la Fédération du Parti Communiste du Finistère le samedi 27 janvier au Relecq Kerhuon: ce sera Cinéma Paradiso!
Bateau de pêche - Bretagne - Chabrol Jean-Pierre - Chalut - Chalutier - Coiffe du Pays Bigouden - Concarneau (29) - Marin - Mer - Montand Yves - Océan ...

Bateau de pêche - Bretagne - Chabrol Jean-Pierre - Chalut - Chalutier - Coiffe du Pays Bigouden - Concarneau (29) - Marin - Mer - Montand Yves - Océan ...

Voeux de la Fédération du Parti Communiste du Finistère le samedi 27 janvier au Relecq Kerhuon: ce sera Cinéma Paradiso!

INVITATION

 

VŒUX DE LA FEDERATION DU PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS DU FINISTERE

 

Le SAMEDI 27 JANVIER  à 16h

 

à l’Auditorium du RELECQ-KERHUON

 

 école primaire Jean Moulin, rue Jean Moulin (emprunter la rue Le Reun)

 

en partenariat avec Ciné-Archives :

 

Projection de films d’archives du PCF

 

« Breiz Nevez » (1938) : film sur la fête de la Bretagne du PCF avec Marcel Cachin, la montée du mouvement populaire dans le Sud-Finistère, dans le contexte du Front Populaire

 

« Magazine Populaire n°1 » (1938) : 34 minutes : Du rassemblement du 14 juillet à la Fête de l’Humanité, l’actualité politique et sociale, sportive et culturelle, de la France du Front Populaire, selon le Parti Communiste, déclinée en neuf sujets courts)

 

« Mon ami Pierre » (1951) : court-métrage primé au Festival de Venise : le travail en mer à bord du Franc-Tireur, chalutier bigouden basé à Concarneau. Une fois présenté l’équipage ce documentaire décrit la peine des pêcheurs : 20 jours en mer, deux jours à terre.

 

Suivie d’une intervention politique à 17h30 et d’un pot fraternel

 

Le Front Populaire dans le Finistère: C'était 1936, le Front Populaire vu de Bretagne

En dehors des vœux, beaucoup d'initiatives sont prévues dans les 2 mois à venir, avec des dates importantes déjà calées, témoignages du dynamisme de nos sections et de notre fédération.

Faisons de toutes ces initiatives des succès, à l'image du débat sur l'industrie maritime organisé hier par la section de Brest dans le cadre des états généraux du progrès social au bar « le mouton à cinq pattes » place Guérin qui a donné lieu à des échanges de très grande qualité.

Fraternellement, 

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère

Mercredi 31 JANVIER à 16h30 au local du PCF, 2 petite rue de Callac à Morlaix : Le philosophe Jean-Michel Galano ancien professeur agrégé en classe préparatoire, membre du PCF, sera à Morlaix, à l'invitation de la Fédération et de la section de Morlaix, pour animer une conférence débat sur l'actualité du Marxisme, à l'occasion de l'anniversaire de la publication des 150 ans du Capital. Toute personne intéressée peut y participer. Les adhérents des autres sections sont bien sûr chaleureusement invités à cette réunion publique d'éducation populaire. La section de Morlaix est derrière le bar Corto Maltese, sur la direction de Plourin en venant du parking de la place Traoulen au bout de la rue de Paris, de la rue de Callac, de la route de Paris, première rue à gauche en allant en direction de Plourin. 


Olivier Dartigolles, porte parole du Parti Communiste Français, sera dans le Sud Finistère et le Morbihan le mercredi 31 janvier, le jeudi 1er février et le vendredi 2 février. Dans le Finistère,  sera accueilli le jeudi 1er à Quimperlé dans l'après midi puis à Mellac au foyer communal à 18h. Il présentera son très récent ouvrage "Macron, entreprise de démolition. Force, failles et surpercheries" paru le 11 janvier dernier aux éditions de l'Atelier.

Le thème retenu pour la réunion publique du 1er février à Mellac portera sur le GHT Groupement Hospitalier de Territoire.

Olivier Dartigolles devrait ensuite intervenir à Vannes sur la question des Migrants et à Lorient sur la question de l'école.  

 

«Macron, entreprise de démolition : forces, failles et supercheries».

«Ce n'est pas un livre sur la personnalité de Macron ou sur la campagne électorale mais sur l'exercice du pouvoir par le président de la République et sa majorité présidentielle, un livre qui tente de présenter le vrai projet politique de Macron noyé sous la stratégie de communication présidentielle dite du «tapis de bombes», comme l'a défini un de ses conseillers, explique l'auteur. J'essaie de démontrer que la politique de Macron, contrairement aux apparences, n'est pas très équilibrée mais qu'elle est très dure et très inégalitaire. Un seul chiffre : le bouclier fiscal de Sarkozy représentait un transfert de 700 M€ vers les plus riches alors que les cadeaux fiscaux faits par Macron aux plus riches dans le budget 2018 atteignent les 8 à 9 milliards, c'est-à-dire que 5 % des plus riches vont capter 42 % des gains de la politique fiscale. Il ne s'agit en rien d'un gouvernement d'experts mais plutôt d'un gouvernement d'idéologues. Macron n'aime pas le Parlement, les élus locaux et les syndicats. C'est un pouvoir de plus en plus autoritaire qui se dessine avec beaucoup de brutalité, à l'encontre des plus démunis, notamment des réfugiés.» Enfin, le livre se conclut par des propositions «pour construire dans la durée les ripostes les plus unitaires».



Samedi 3 février 9h30/11h30  à la FD du PCF 
rue Henri Moreau/ rue Berger – Brest: Temps de formation sur la Sécurité Emploi Formation 

Avec Sylvian Chicote, membre de la commission économie du PCF, ancien inspecteur du travail, 
co-rédacteur de la proposition de loi du PCF sur la Sécurité Emploi Formation


Ouvert à tou.te.s les adhérent.e.s et sympathisant.e.s

Inscriptions auprès d’Erwan Rivoalan au  06 73 89 36 91 dans la limite des 20 places disponibles.


Sylvain Chicote interviendra ensuite l'après-midi à 14h à la Fac Segalen le samedi 3 février sur l'atelier "Repenser le travail" en débat avec Denis Bayon dans le cadre du Forum Social Brestois. 

Mercredi 31 janvier à Morlaix  : Formation Actualité de la Pensée de Marx :venue de Jean-Michel Galano, professeur de philosophie de classes préparatoires, membre du PCF, pour une conférence-débat sur le Capital dont on fête les 150 ans cette année

Jeudi 1er Février: Olivier Dartigolles présent à Quimperlé et à Mellac pour des rencontres autour de son livre: "Macron, entreprise de démolition: forces, failles et supercheries" aux éditions de l'atelier et sur la question des regroupements d'hôpitaux autoritaires dans les GHT 

 

Samedi 3 Février:   dans le cadre de l’atelier « repenser le travail » du forum social brestois, venue de Sylvain Chicote, inspecteur du travail, acteur de la proposition de loi du PCF sur la Sécurité Emploi Formation pour une intervention à la fac Ségalen de 14h à 15h30, précédée le matin par une formation ouverte aux adhérents à la fédération et sympathisants de 9h30 à 11h30

 

Samedi 10 février à 10 heures. Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la culture. Landerneau.

La fédération du Finistère du PCF organise une visite guidée de l'exposition "FIGURES LIBRES ANNES 80"

La visite sera suivie d'une conférence débat animée par Renaud Faroux, historien d'art, journaliste.

Et on pique niquera ensemble ! (chacun apporte un truc ou un machin..faites le nous savoir)

Inscrivez vous dès maintenant:  dominique-gontier5829@orange.fr / 06 74 44 04 90

  À la fin des années 1970 et au début des années 1980, un courant artistique se répand un peu partout dans le monde sous différentes appellations : Figuration libre en France (Rémi Blanchard, François Boisrond, Robert Combas, Hervé Di Rosa, Catherine Viollet…) ; Graffiti aux États-Unis (Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, Kenny Scharf…) ; Neue Wilde Malerei (Elvira Bach, Luciano Castelli, Rainer Fetting, Groupe Normal, Salomé…) en Allemagne ; Les Nouveaux artistes en URSS (Afrika, Timur Novikov, Oleg Kotelnikov)…

Dimanche 11 février: à 12h, à la petite salle polyvalente de la Forêt-Fouesnant, raclette de l'association des amis du PCF (15€ -  Apéritif - Raclette -Salade -  Tarte aux Pommes -  Café - Inscriptions avant le : samedi 3 février - Tel : 07 80 48 17 94 ou mail)

La demi-journée Aragon avec Valère Staraselski prévue initialement le 11 février est reportée pour des raisons d'organisation.  

Samedi 3 mars, à partir de 18h30 Soirée PCF au Relecq Kerhuon au local de la section 5 Bd Gambetta. A l'issue de ce pot convivial, le Café Crème nous accueillera autour d'un couscous. Participation aux frais : 20€/personne

 

Samedi 17 mars-dimanche 18 mars - Formation régionale PCF à l'auberge de jeunesse de Concarneau pour les Animateurs de section et de fédération – une dizaine de places pour notre fédé : inscription Dominique Gontier dominique-gontier5829@orange.fr / 06 74 44 04 90

Aujourd'hui Angela Davis, militante communiste, féministe, anti-raciste, anti-Trump, a 74 ans: bon anniversaire ANGELA!

Aujourd'hui Angela Davis, militante communiste, féministe, anti-raciste, anti-Trump, a 74 ans: bon anniversaire ANGELA!

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27 janvier 2018 6 27 /01 /janvier /2018 07:00

Un nouveau progrès social pour la France

Faisons converger nos luttes au États généraux du progrès social - 3 février - Paris

La politique d'Emmanuel Macron vise à casser les piliers de notre modèle social au profit du capital financier

  • la nouvelle loi travail va faciliter les licenciements et développer la précarité
  • la suppression massive des cotisations sociales est une attaque inédite contre la Sécurité sociale
  • la réforme de l'assurance chômage vise à baisser l'indemnisation et déresponsabilise les entreprises
  • la formation professionnelle et les retraites sont également dans le colimateur du gouvernement
  • les services publics sont mis à mal par la baisse des budgets publics et des dotations aux collectivités.

D'autres mesures sont gravissimes, comme la suppression brutale des contrats aidés, alors même que ces postes devraient être pérennisés dans des CDI ou titularisés, ou encore l'introduction de la sélection à l'université.

Dans le budget 2018, le gouvernement vient de faire un cadeau de plus de 20 milliards d'euros aux plus riches et aux actionnaires, dont 3 milliards par la suppression de l'ISF. Un budget d'autant plus injuste qu'il baisse l'APL !

Pour les communistes, il est temps au contraire d'engager un nouveau progrès social pour la France.

Il s'agit à la fois de prolonger les conquêtes sociales du siècle dernier, qui font toujours la force de notre modèle social, et de construire les nouvelles avancées sociales qui permettront de répondre aux enjeux du XXIe siècle. Nous voulons débattre avec vous des politiques alternatives à mener dans cinq domaines clés : le travail et l'emploi, l'industrie, les services publics, le logement et l'utilisation de l'argent.

Pour cela nous avons élaboré des cahiers du progrès social, comme ceux que vous trouverez ici. Ces cahiers thématiques présentent nos propositions et vous permet d'apporter votre contribution.

LE 3 FEVRIER PROCHAIN, nous organiserons à Paris une restitution des contributions recueillies partout dans le pays lors des États généraux du progrès social.

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 18:19
Distribution de tracts sur le marché de Morlaix le 9 septembre dernier -

Distribution de tracts sur le marché de Morlaix le 9 septembre dernier -

Vivre et vieillir dans la dignité et le respect: L'Humain d'abord. Tract du PCF en soutien à la manifestation et la grève du 30 janvier 2018 dans les EHPAD - distribution samedi 26 janvier sur le marché de Morlaix

Plusieurs militants du PCF seront présents sur le marché de Morlaix samedi prochain, 26 janvier, de 10h à 12h, devant la mairie et place Allende, pour alerter la population sur la situation ultra-tendue des EHPAD et la prise en charge du vieillissement et du droit à l'autonomie des personnes âgées.  

Vivre et vieillir dans la dignité et le respect: L'Humain d'abord. Tract du PCF en soutien à la manifestation et la grève du 30 janvier 2018 dans les EHPAD - distribution samedi 26 janvier sur le marché de Morlaix
Vivre et vieillir dans la dignité et le respect: L'Humain d'abord. Tract du PCF en soutien à la manifestation et la grève du 30 janvier 2018 dans les EHPAD - distribution samedi 26 janvier sur le marché de Morlaix

Le 30 janvier, et les jours d'avant et les mois d'après, soyons mobilisés pour une autre politique d'accompagnement du vieillissement et des EHPAD, car la situation est de plus en plus dramatique, touchant bien souvent la maltraitance institutionnelle en dépit du professionnalisme et du dévouement des personnels.

A connaître et  signer aussi, cette pétition "Dignité des personnes âgées, des moyens pour nos EHPAD !".

C'est une cause importante. Voudriez-vous la signer à votre tour ?

Voici le lien:

https://www.change.org/p/ dignité-des-personnes-âgées- des-moyens-pour-nos-ehpad?utm_ medium=email&utm_source= petition_signer_receipt&utm_ campaign=triggered&share_ context=signature_receipt& recruiter=31851652 

 

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 18:19

 

Déclaration de la fédération du Finistère du Parti Communiste Français

 

ASSEZ DE SOUFFRANCES DANS LES EHPAD !

 

Depuis plusieurs mois les salarié-es des EHPAD ont brisé la chape de silence pesant sur les souffrances intolérables qui y sont vécues. L’insuffisance des effectifs et des financements conduit pour les personnels comme pour les résidents à une situation dramatique qui porte atteinte à la dignité humaine, jusqu’à la maltraitance, et est indigne d’un pays civilisé.

Les personnes âgées, qu’elles soient à domicile ou en maison de retraite, les salarié-es qui travaillent dans ces filières, les aidants familiaux payent un lourd tribut aux politiques menées ces dernières années et dominées par la soumission à la finance.

Avec Macron, les divers cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations sociales au profit des plus riches et des grandes entreprises explosent, pillant le budget de l’État, l’évasion fiscale à elle seule l’ampute de 80 milliards d’euros par an.

La France devient un paradis pour les actionnaires.

L’argent public va à la rente du capital et manque pour répondre aux besoins humains et sociaux les plus essentiels, parmi lesquels l’accompagnement du vieillissement et la prise en charge de la perte d’autonomie.

 

Vieillir dans une société où l’argent prime sur l’humain s'accompagne d'angoisse et de difficultés : prélèvements sur les retraites, notamment la hausse de la CSG, insuffisance et coût des services d’aide à domicile, manque de places dans les maisons de retraite, reste à charge très important pour les résidents et leurs familles, accès aux soins plus difficile, services publics qui désertent les territoires ruraux et les quartiers populaires...

Et pour celles et ceux qui ne peuvent poursuivre leur vie à domicile, c’est trop souvent une maltraitance institutionnelle, des soins dégradés, des contacts humains réduits à leur plus simple expression car les personnels en nombre insuffisant sont débordés, épuisés, traumatisés de ne pouvoir accorder à chacun-e des résident-es un peu de temps, d’attention.

 

Selon la ministre de la Santé, il n’y a pas de problème d’effectifs ou de budget dans les EHPAD, c’est juste une question de « management », car pour elle ce sont des entreprises, pas des lieux de vie.

La réalité, selon la mission parlementaire qui a enquêté, c'est un sous-effectif généralisé, des conditions de travail particulièrement difficiles, l'absence d'infirmier-ère de nuit, une tarification qui accentue les inégalités territoriales...

Dans le Finistère, département vieillissant, 124 EHPAD publics ou privés offrent 11300 places, soit 115 places pour 1000 habitants de plus de 75 ans. Ce nombre stagne, quant aux places en foyers-logements, elles diminuent. C'est insuffisant pour répondre aux demandes..

Encore plus insuffisants les effectifs des personnels : le ratio devrait être d’un professionnel par résident, il est moitié moindre.

Le taux d’équipement en soins infirmiers et aide à domicile est inférieur à la moyenne bretonne.

En 2017 on comptait dans le budget départemental plus de 100 millions d’euros versés pour l’APA (allocation personnalisée d’autonomie) mais seulement 38 millions compensés par l’État !

Derrière ces chiffres il y a des réalités humaines insupportables.

Et ils sont encore plus alarmants au regard de l’évolution démographique : la proportion des plus de 75 ans dans le Finistère devrait passer de 10,9 % à plus de 18 % en 2050.

Parce que l'humain est au cœur de leur projet, les communistes mettent en débat d’autres choix : création d’emplois qualifiés sur la base d’un salarié par personne âgée, mise en place d’un grand service public de santé de proximité, d’un pôle public départemental de l’autonomie ; formation de soignants ; suppression du numerus clausus en médecine ; suppression des restes à charge pour les familles ; financement de l’hôpital public à hauteur des besoins.

Ils proposent un financement solidaire à 100 % par la Sécurité Sociale, une cotisation supplémentaire sur les revenus financiers, le rétablissement de l’impôt sur la fortune, la suppression de la CSG, l’obligation pour l’État de compenser les dépenses des départements pour l’APA et la PCH (prestation de compensation du handicap).

La fédération du Finistère du PCF s'inscrit dans ce combat pour une société solidaire et apporte tout son soutien à la journée de mobilisation organisée par les syndicats à l'initiative de la CGT. Elle appelle à participer en grand nombre à la manifestation départementale qui aura lieu le mardi 30 janvier à 15h place de la Résistance à Quimper. Nous sommes toutes et tous concerné-es !

Ismaël Ismaël Dupont secrétaire départemental du PCF Finistère

Yvonne Rainero membre de sa commission nationale santé-protection sociale

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

Fédération du Parti Communiste Français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 18:07

Le PCF aux côtés de Lula et du peuple Brésilien

Mercredi 24 janvier le Tribunal d’appel de Porto Alegre, en alourdissant la peine de l’ex-Président Luiz Inácio Lula da Silva sans preuves tangibles de corruption, vient de signer un véritable acte de guerre contre la démocratie.


Ce jugement orchestré depuis le début pour empêcher Lula d’être candidat en octobre prochain à la présidentielle, alors qu’il est le principal favori dans les sondages, est une véritable caricature judiciaire.
Les mêmes qui ont favorisé le coup d’Etat institutionnel de 2016 et ont depuis dilapidé le patrimoine et la richesse du pays en détruisant les programmes sociaux au service des populations les plus défavorisées, en bradant la souveraineté nationale du Brésil, applaudissent des deux mains. Les 3,72% de hausse de la bourse de Sao Paulo à l’annonce du verdict sont là pour s’en convaincre.
Il n’en reste pas moins que le combat est loin d’être terminé. La force de Lula réside dans le peuple brésilien qui reste fortement mobilisé avec une volonté démocratique qui traverse la majorité de la société. Celle-ci n'admet pas cette condamnation sans crime et sans preuve, et n’accepte pas l’odieuse manipulation de la justice à des fins de persécution politique.


Les partis de gauche, les mouvements sociaux, les démocrates du Brésil sont plus unis que jamais, renforcés par les nombreuses luttes qui ont mobilisé les foules ces derniers mois. Leur volonté est de porter rapidement la candidature de Lula à la présidentielle afin que le Brésil reprenne la route de l’émancipation humaine avec les autres peuples latino-américains.
Face à l’intolérable, le PCF reste aux côtés de celles et ceux qui luttent et aux côtés du combat de Lula pour la justice sociale.

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26 janvier 2018 5 26 /01 /janvier /2018 07:31
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest

Débat sur l'industrie maritime brestoise au bar le Mouton à 5 pattes place Guérin à Brest. Organisée par la section PCF de Brest dans le cadre des états généraux du Progrès Social, animée par Remi Salaün, ancien travailleur de l'arsenal, et Erwan Rivoalan, tous deux membres du PCF et de la CGT, avec des interventions introductives de Guy Jourden, président du conseil de développement économique pour la métropole de Brest, de Olivier Le Pichon, secrétaire de l'UL CGT, de Stephane Créach, représentant le comité régional CGT, l'union départementale, membre du Ceser, puis des interventions notamment de travailleurs de l'industrie maritime et de la construction navale, comme Christian Gagou et un employé de Damen, de Dominique Gontier, pour la commission maritime du PCF Finistère, de Roland de Penanros, pour l'Université européenne pour la paix, de Louis Aminot, de Gérard Le Briquer, ancien responsable Transport, mobilité à la direction nationale de la CGT, ce débat qui a duré 2h, réuni une trentaine de personnes, et était enregistré par la radio locale Pikez, a été particulièrement riche.

L'industrie est passée depuis 30 ans de 20% à 12% dans la part de la richesse nationale, c'est le fruit du choix du retrait de l'Etat, des privatisations, de l'absence de pilotage stratégique et de planification, du choix de la concurrence et des plus-values pour les actionnaires. Par exemple, il ne faudrait que 100 millions d'euros pour financer les équipements relançant la construction navale à Brest, à rapporter aux 43 milliards versés aux actionnaires qu'à coûté le CICE à l'Etat. Aujourd'hui, le plan EMR breton de constructions d'hydroliennes semble patiner alors que c'est un secteur d'innovation industrielle et de production énergique durable essentiel. Depuis 20 ans, le personnel construction, réparation navale est passé de 9000 à 10000 emplois à Brest, à 3500, dont 600 salariés simplement à statut d'état à Naval Group. Le secteur de la déconstruction, qui doit être investi avec une protection des salariés contre l'amiante, présente un potentiel d'une centaine d'emplois nouveaux. Le progrès social suppose une véritable stratégie industrielle, qu'on ne laisse pas le marché décidé, que l'Etat reprenne une main-mise sur des secteurs qu'il n'aurait jamais dû privatiser, a fait valoir Olivier Le Pichon. Il faut des pôles publics industriels et une planification des pouvoirs publics nationaux et régionaux. Aujourd'hui, on laisse les groupes à capital privé se concurrencer stérilement plutôt que de développer l'activité de manière cohérence: Alstom produit ainsi des éoliennes offshore contre EDF et GDF. Pour ce qui est de la construction de navires militaires, cela doit s'intégrer à une réflexion politique globale sur les conditions de la guerre, sur la défense que nous voulons, mais il faut, si on construit des navires, que la production soit 100% publique, sous contrôle des arsenaux. La réparation navale civile, avec ses enjeux en termes de sécurité sur mer et d'écologie, doit aussi recevoir un financement public pour être développée dans nos ports. 75 000 bateaux passent par le rail d'Ouessant, bien plus s'arrêteraient pour réparation si les règles internationales de sécurité maritime étaient plus strictes et si on développait l'infrastructure de réparation sur Brest. Malheureusement, le choix de développer le nucléaire militaire à l'île longue a figé également des possibilités de développement de la construction et réparation navale civile sur Brest. Pour Guy Jourden, tout cumulé, les emplois liés à la mer dans l'agglomération brestoise représentent 15 000 emplois, 23% de l'emploi local. Pour lui, les champs d'éoliennes flottantes sont bien programmés, vont créer beaucoup d'emplois de maintenance, et le polder à Brest va servir, inévitablement. 2 éoliennes flottantes à installer par mois comme c'est prévu dans la programmation, cela fait du boulot. Les usines de fabrication se trouvent au Havre et à St Nazaire. Les grands groupes privés de bétonneurs comme Vinci et Bouygues se positionnent. L'industrie maritime reste un des avenirs de Brest, mais pas le seul. Un bateau de pêche à construire ou déconstruire, c'est aussi de l'industrie. La Britanny Ferries fait construire un bateau en Allemagne, réparer en Pologne, alors qu'elle est financée par le Conseil Régional: est-ce normal? Mais avons nous les capacités aujourd'hui de proposer le service en Bretagne? Stephane Créach a rappelé que Brest restait le 1er port de réparation navale civile. Il a avancé aussi que pour la première fois, à l'échelle nationale et régionale, on était en train d'écrire une stratégie de la mer et du littoral. Auparavant, en dépit du potentiel, la France n'apparaissait pas comme un grand pays maritime. L'économie maritime est et doit rester une économie diversifiée. C'est quand on fait de la mono-activité qu'il y a des coups durs. C'est la mixité qui fait qu'on a une richesse industrielle. A l'époque, il y a 30 ans, l'armée de croyait pas en la déconstruction navale, on préférait faire appel au Bangladesh pour ces tâches peu valorisées et ingrates. On a vu ce que ça a donné en terme social, de santé publique, d'écologie. Il n'est plus acceptable non plus d'océaniser nos navires avec des métaux lourds. La richesse de Brest, c'est sa diversité industrielle: la recherche, le nautisme, la navale militaire, la réparation navale civile, ce sont des activités complémentaires qui ne se contredisent pas. Après, la question, c'est comment on implique les salariés, les citoyens, les territoires dans les choix de développement, y compris dans les stratégies d'entreprise. Pour Stephane Créach, l'enjeu aujourd'hui est de dépasser les constats et les déclarations pour travailler sur un projet maritime progressiste. Les énergies renouvelables marines se développent avec des fonds publics: 220 millions investis par l'Etat, la région, la métropole. Cela doit aboutir: c'est budgété. Les salariés doivent être porteurs de revendications et de projets, ils ne doivent pas se cantonner dans un rôle de réaction par rapport à ce que d'autres décident pour eux. Ils doivent proposer, mettre en débat. Pour Stephane Créach, ce qui est dangereux, c'est la volonté de spécialisation des ports, les activités mixtes sont une garantie. Pour le reste, on ne peut pas expliquer les restructurations par la mondialisation. C'est simplement le choix de verser par exemple le marché de l'armement, extrêmement juteux, vers des intérêts privés. L'industrie maritime pour Stephane Créach a de l'avenir à Brest avec la construction-conversion-déconstruction des navires, de la flotte sous-marine, le passage à 35% d'énergie renouvelable en Bretagne. Ensuite, le salarié de Damen présent à fait état des départs en retraite non remplacées dans la boîte, faisant passer l'effectif salarié de 220 à 150, avec des recrutements surtout d'hollandais et de travailleurs détachés.

Suite du compte rendu du débat plus tard...

Organisé par la section PCF de Brest, un débat très riche sur l'industrie maritime dans le cadre des états généraux du progrès social... Jeudi 24 janvier au bar le Mouton à cinq pattes à Brest
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