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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 05:20
Journée de solidarité: une "cerise sur le gâteau du président des riches" pour André Chassaigne

Journée de solidarité: une "cerise sur le gâteau du président des riches" pour André Chassaigne

AFP | mardi 17 avril 2018

Le président du groupe communiste à l'Assemblée, André Chassaigne, s'est insurgé mardi contre l'idée évoquée par Emmanuel Macron d'une seconde journée de solidarité pour financer la dépendance, y voyant "la cerise sur la gâteau du président des riches".

"Ça, c'est la cerise sur le gâteau du président des riches", a réagi M. Chassaigne sur RFI.

"C'est quand même un peu gros. On a sur le budget 2018 des cadeaux faramineux qui sont faits aux plus riches. (...) On fait des cadeaux qui au final vont alimenter l'évasion fiscale, avec des sommes d'argent colossales, des milliards qui vont partir dans les paradis fiscaux et on dit aujourd'hui il faut que ce soit les salariés, les travailleurs, qui puissent travailler une journée gratis pour financer la dépendance", a-t-il développé.

"Je trouve que non seulement c'est inacceptable, mais ça a un côté que je pourrais qualifier d'immoral", a déclaré l'élu du Puy-de-Dôme.

Évoquée par la ministre de la Santé Agnès Buzyn, l'idée d'une deuxième journée de solidarité a été jugée "intéressante" dimanche soir par le président Emmanuel Macron.

"C'est une piste (...) Est-ce que ça a bien marché la dernière fois? Je ne suis pas contre, je pense que c'est une piste intéressante, il faut la regarder (...) Ça peut être une option", a déclaré le chef de l'Etat.

La première journée avait été instaurée après la canicule de 2003. En 2017, elle a rapporté 2,37 milliards d'euros, dont 1,42 milliard ont été octroyés aux personnes âgées et 946 millions aux personnes handicapées.

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 10:23
No pasaran: demande d'interdiction de la manifestation néo-nazie prévue par l'extrême-droite radicale bretonne à Scrignac le 21 avril avec pour mot d'ordre Communistes assassins: question écrite de Pierre Laurent au Sénat et au ministère de l'intérieur

Question écrite de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste, sénateur: 

Monsieur Pierre Laurent attire l’attention de Monsieur le Ministre de l’Intérieur sur un projet de manifestation le 21 avril 2018 à 18h00 à Scrignac.
Le média internet de sensibilité d'extrême-droite Breiz Info indique que plusieurs groupuscules de l'extrême-droite radicale bretonne, racistes, antisémites, antirépublicains comme l’ADSAV et la mouvance du réseau social néo-nazi de Boris Le Lay, Breiz Atao - projetaient de faire une manifestation ce jour sous le mot d'ordre de "Communistes assassins".
Ces groupes comptent dans leurs rangs des antidémocrates et des extrémistes violents qui ont déjà sévi à plusieurs reprises en envahissant un CADA de migrants et en s'attaquant à des militants et citoyens de gauche. Ils profèrent, pour certains d’entre eux, des menaces de mort sur les réseaux sociaux et cultivent la nostalgie du nazisme.
Il y a un risque réel que ces personnes s’attaquent à des biens et/ou à des personnes à Scrignac, explicitement désignée par eux comme une commune indigne car encore sous influence communiste depuis la Résistance. Cela peut donc générer des troubles graves à l'ordre public.
Il est à noter que le 24 novembre 2016 dans des conditions similaires un arrêté d'interdiction contre une manifestation de Génération Identitaire a été pris par la Préfecture de Police  afin d'éviter des affrontements violents et des troubles à l'ordre public.
Il lui demande ce qu’il compte faire face au projet de manifestation du 21 avril 2018 à Scrignac.

Menaces de l'ultra-droite à Scrignac
La tombe a été vandalisée le week-end de Pâques.

Le week-end de Pâques, la tombe de l’abbé Perrot, à côté de la chapelle de Koat Keo, en Scrignac, a été vandalisée. Ce prêtre, engagé politiquement, notamment à travers le mouvement catholique « Feiz ha Breiz » a été tué le 12 décembre 1943. Attribué aux FTP et à la résistance, cet acte n’a jamais été revendiqué officiellement. Le nom de Perrot a été ensuite récupéré par des nationalistes bretons radicaux qui ont formé une petite milice, le Bezenn Perrot. Avec une soixantaine de membres combattant sous uniforme allemand, elle a été engagée en 1944 contre la résistance. Avant son décès, l’abbé Perrot avait condamné ce projet de groupe armé.

Un hommage est rendu chaque année à l’abbé Perrot, le lundi de Pâques, près de sa tombe à la chapelle de Koat Keo. Il est organisé par l’association Unvaniezh koat Keo, de tendance catholique. Mais des organisations d’extrême droite ont régulièrement tenté de récupérer la figure de l’abbé Perrot. La chapelle, dessinée par l’architecte James Bouillé, est classée monument historique. Elle a fait l’objet de dégradations il y a quelques jours. La croix celtique qui surplombait la tombe a ainsi été cassée. Des inscriptions antifascistes en breton et en français ont été relevées sur la chapelle et une maison voisine. Deux plaintes ont été déposées.

Un rassemblement inquiétant

Depuis quelques jours, un appel à un rassemblement circule sur les réseaux sociaux. Il émane d’un groupuscule, Yaouankiz Breizh (« Jeune Bretagne ») et annonce un rassemblement le 21 avril, à 18 heures. Sur le flyer, on voit un homme armé d’un marteau fracasser une étoile rouge. On y lit « Communistes assassins » et « en mémoire de l’abbé Perrot et des nationalistes bretons assassinés. D’autres sites d’extrême droite relayaient des informations inquiétantes. Ainsi, Breiz-Info.com, proche du mouvement d’ultra-droite, les identitaires, rappelle qu’« historiquement, le communisme a eu une influence très importante dans la commune (on parlait durant la guerre du « maquis rouge » de Scrignac) et la petite commune était considérée comme étant le coeur de la « montagne rouge » à l’entrée des Monts d’Arrée ». Entre les lignes, on devine que c’est la population qui pourrait être une cible parce qu’elle « vote à gauche ».

Les menaces sont tout aussi explicites sur le site « Breiz Atao », dont le responsable, Boris Le Lay, a été condamné à plusieurs reprises. Il vivrait actuellement au Japon, ce qui lui permet d’échapper à la justice. On y découvre un article intitulé « Profanation de la tombe de l’Abbé Perrot : la gauche doit se préparer à déguster ».

Condamnation sans ambiguïté

Le site « Breiz Atao » met en cause un militant breton de gauche, Gaël Roblin. Contacté, ce dernier condamne sans ambiguïté les dégradations de Scrignac. « je ne comprends pas qu’on s’en prenne à une tombe. En tant que militant politique, je désapprouve cet acte qui victimise l’extrême droite et qui donne de l’importance à ces groupuscules ». Suite à cet article, il a décidé de porter plainte, en référé, contre le site « Breiz Atao ».

S’il avait lieu, le rassemblement de Scrignac pourrait attirer quelques dizaines de militants de l’ultra-droite, avec des profils potentiellement violents. Yaouankiz Breizh s’était ainsi distinguée, il y a quelques années, en s’invitant dans la Breizh manif à Nantes. Il y a quelques mois, une autre manifestation pour la réunification de la Bretagne avait été annulée par crainte d’affrontements en ce groupe et les militants de gauche. Le risque est d’ailleurs important que les associations antifascistes appellent à un contre rassemblement. Contacté, le maire de Scrignac, Georges Morvan, indiquait « n’avoir reçu aucune demande d’autorisation pour un tel rassemblement ». La gendarmerie de Carhaix étudie la situation. Il est fort probable que ce rassemblement d’extrême droite fasse l’objet de mesures d’interdiction. Reste à savoir si elles seront dissuasives.

Contactés, des membres de l’association Unvaniezh Koat Keo, qui entretiennent l’héritage de l’abbé Perrot, désapprouvent le rassemblement du 21 avril. Ils préfèrent insister sur l’appel aux dons qui a été lancé pour la restauration du monument.

Le Poher, 14 avril 2018 

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 07:04
MACRON MOBILISE LES MÉDIAS, MOBILISONS LES CITOYENS ! (Pierre Laurent, secrétaire national du PCF)

MACRON MOBILISE LES MÉDIAS, MOBILISONS LES CITOYENS ! (Pierre Laurent)

Mis en difficulté dans l'opinion sur la réforme SNCF et sur l'autoritarisme de ses choix politiques, Emmanuel Macron tente, à partir d'aujourd'hui sur TF1, une nouvelle offensive médiatique pour regagner le terrain perdu.

Mais, sur le fond, il ne change rien. Pour lui, il n'y a rien à négocier avec les syndicats, rien à discuter avec les étudiants, rien à amender au Parlement. Le pays ne supporte plus cette arrogance.

La pression populaire doit donc s'accentuer dans les jours et les semaines à venir pour faire reculer le président de la République et son gouvernement. Après les ordonnances et les interventions policières, ils mobilisent les médias. Mobilisons les citoyens !

Cheminots, fonctionnaires, étudiants, retraités, agents des services publics, salariés du secteur privé… les mobilisations sociales s'amplifient parce que le pays prend conscience que Macron, loin d’être « l’homme nouveau » qu’il prétendait être, agit en fait comme le représentant attitré des intérêts de la finance.

J'appelle, au nom du Parti communiste, à dire non dans tout le pays à cette politique injuste, à amplifier le soutien aux cheminots, à étendre l'entrée dans l'action de maximum de salariés sur leurs revendications, à réussir la journée interprofessionnelle d'action syndicale du 19 avril, celle de la fonction publique du 22 mai, et à préparer une grande mobilisation citoyenne le 1er mai.

Le Parti communiste propose, comme il l'a fait devant les barrages du Sautet dans l’Isère et d’Eguzon dans l’Indre, autour de l’Hôpital de Douai dans le Nord, de généraliser les chaînes humaines autour des gares, hôpitaux, Postes, tribunaux... pour mettre symboliquement sous protection citoyenne les services publics autour du slogan :

« Mon service public, j'y tiens » !!!

Nous mettons le badge édité par le Parti communiste sur ce thème à disposition de toutes et tous.

Nous proposons également d'amplifier la tenue, dans tout le pays, de réunions publiques pour discuter des contre-propositions pour une autre logique de développement des services publics, des salaires et de l'emploi. Dette SNCF, fret ferroviaire, avenir des petites lignes, financement des investissements nécessaires dans tous les services publics, avenir des communes… tout doit être sur la table.

Concernant la perspective d'un temps fort national un week-end, nous partageons l'objectif d'additionner l'énergie des secteurs en lutte et celle de tous les citoyens prêts à les soutenir. Une telle initiative n'a de sens que si elle unit les forces syndicales, les forces citoyennes et les forces politiques qui soutiennent les luttes en cours. Le PCF est disponible pour continuer à discuter des conditions à réunir pour une telle initiative.

Nous soumettons à ce débat la proposition d'organiser, sur le mode de la consultation citoyenne contre la privatisation de la Poste il y a quelques années, un immense référendum populaire sur la question de la SNCF 100 % publique. Des millions de nos concitoyens pourraient y participer.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

Paris, le 12 avril 2018

MACRON MOBILISE LES MÉDIAS, MOBILISONS LES CITOYENS ! (Pierre Laurent, secrétaire national du PCF)
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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 05:00
Lucienne Fabre-Sébart, grande dame de la Résistance (l'Humanité)

Lucienne Fabre-Sébart, grande dame de la Résistance (l'Humanité)

Disparition. Lucienne Fabre-Sébart, grande dame de la Résistance
PIERRE CHAILLAN
VENDREDI, 13 AVRIL, 2018
L'HUMANITÉ
Une vie pour la liberté, la justice et la paix. DR

Combattante antinazie de la première heure dans l’Oise, membre de l’état-major de la FFI à la libération de Paris, la militante du Secours populaire est décédée à l’âge de 97 ans.

Lucienne Fabre-Sébart, « grande dame de la Résistance », est décédée. « Vétérante du Parti communiste français, Lucienne avait conservé une flamme intacte de résistance à toutes les injustices, tous les fascismes, les racismes, les guerres et fut jusqu’aux limites de ses forces une combattante pour un monde meilleur de liberté, de justice et de paix, porteuse de cette “invincible espérance” dont parlait Jaurès. » C’est par ces mots que le secrétaire départemental du PCF de l’Oise, Thierry Aury, lui a rendu hommage.

Née le 1er décembre 1920 à Nogent-sur-Oise, ouvrière dès l’âge de 13 ans, Lucienne Sébart s’engage très jeune dans les grandes grèves de 1936 et dans la solidarité avec les républicains espagnols. Elle entre dans la Résistance dès octobre 1940. Sa vie bascule alors dans la clandestinité pour quatre longues années où elle va risquer sa vie et voir assassiner nombre de ses camarades. Agente de liaison, responsable de la résistance des femmes successivement dans l’Oise, le Calvados, l’Eure-et-Loir et la Somme, Lucienne joue un rôle auprès du Colonel Fabien ou de Rol-Tanguy. Après avoir rejoint l’état-major FFI à Paris, elle participe à la libération de Paris. Militante communiste, Lucienne sera de la première école centrale organisée par le PCF en novembre 1944. C’est là qu’elle rencontre Raymond Fabre. Ils se marient à Montpellier (Hérault) en 1946.

Dans ces années de guerre froide, le combat politique est âpre et les exclusions et mises à l’écart se multiplient dans les rangs communistes. Il faudra surmonter cette période. Elle militera à l’Union des femmes françaises (UFF) et au sein du Secours populaire ­français. En 2017, elle est élevée au rang de chevalier de la Légion d’honneur. Très engagée dans l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance (Anacr), elle consacre beaucoup de temps à témoigner dans les collèges et lycées pour y rencontrer la jeunesse. Ses obsèques auront lieu lundi 16 avril, à 10 h 30, au cimetière de Nogent-sur-Oise. Ni fleurs, ni couronnes, ni plaques, mais dons au Secours populaire français. L’Humanité présente ses condoléances à sa famille ainsi qu’à tous ses proches.

Tribunes & idées
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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 11:36
SNCF : les députés communistes brandissent un rail pour rappeler le gouvernement à la réalité
SNCF : les députés communistes brandissent un rail pour rappeler le gouvernement "à la réalité"

mercredi 11 avril 2018

Les députés communistes ont ironisé mardi sur la création d’une société baptisée "Portion de chemin de fer" (PCF) en symbole de leur vive opposition à la réforme ferroviaire, l’un de leurs porte-parole brandissant un morceau de rail pour un "rappel à la réalité" au gouvernement.

"J’ai amené avec moi un rail, un bout de ligne abandonné comme il en existe beaucoup trop dans notre pays et peut-être encore plus demain si la réforme du gouvernement devait aboutir", a déclaré le député Pierre Dharréville lors d’un point-presse, en tenant le morceau de métal.

"En regardant ce bout de rail, nous nous sommes demandés si nous n’allions pas créer une société que nous pourrions appeler la société PCF, +Portion de chemin de fer+", a-t-il ironisé, martelant la volonté des élus de son groupe de "défendre le service public".

Il a dénoncé un gouvernement qui à l’ouverture des débats à l’Assemblée lundi "n’a pas assumé le projet de fond de la réforme", notamment "la privatisation de toute une partie d’un service aujourd’hui assumé par une structure publique".

Pour Sébastien Jumel, également porte-parole, Emmanuel Macron "poursuit l’écriture du dictionnaire de la pensée libérale", s’inscrivant dans les pas de Ronald Reagan ou Margaret Thatcher. Il "veut scalper les cheminots parce qu’il a mesuré à quel point la bataille du rail (...) était le symbole du scalp du modèle social français", du "socle de notre République qu’il protège", a-t-il affirmé.

"Aujourd’hui, plus que jamais, nous réaffirmons que tous ceux qui luttent dans les hôpitaux, dans les Ehpad, dans les territoires oubliés de la République pour défendre l’économie rurale, pour défendre un projet d’enseignement supérieur (...) sont tous cheminots", a-t-il ajouté. Les députés PCF ont dénoncé à nouveau, comme ils l’avaient fait la veille, un amendement gouvernemental adopté pour acter le principe du changement de statut de la SNCF, y voyant "du jamais vu" et une "rupture avec l’esprit de la Constitution". Selon eux, malgré l’affirmation que les parts de la SNCF seront incessibles avec la nouvelle organisation, il y a derrière "une volonté d’augmenter le capital, ce qui n’est pas une cession d’actions mais conduit au même résultat".

Lu sur le Facebook du groupe (source AFP)

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9 avril 2018 1 09 /04 /avril /2018 18:53
Rouge Finistère n°2 - avril 2018: le journal départemental du PCF distribué à 30 000 exemplaires dans le Finistère à partir de la semaine prochaine
Rouge Finistère n°2 - avril 2018: le journal départemental du PCF distribué à 30 000 exemplaires dans le Finistère à partir de la semaine prochaine
Rouge Finistère n°2 - avril 2018: le journal départemental du PCF distribué à 30 000 exemplaires dans le Finistère à partir de la semaine prochaine
Rouge Finistère n°2 - avril 2018: le journal départemental du PCF distribué à 30 000 exemplaires dans le Finistère à partir de la semaine prochaine
Rouge Finistère n°2 - avril 2018: le journal départemental du PCF distribué à 30 000 exemplaires dans le Finistère à partir de la semaine prochaine
Rouge Finistère n°2 - avril 2018: le journal départemental du PCF distribué à 30 000 exemplaires dans le Finistère à partir de la semaine prochaine
Rouge Finistère n°2 - avril 2018: le journal départemental du PCF distribué à 30 000 exemplaires dans le Finistère à partir de la semaine prochaine
Rouge Finistère n°2 - avril 2018: le journal départemental du PCF distribué à 30 000 exemplaires dans le Finistère à partir de la semaine prochaine

ça y est, le deuxième numéro du nouveau journal fédéral du PCF en Finistère, Rouge Finistère, est chez l'imprimeur, pour un tirage de ce 8 pages à 30 000 exemplaires. 
Décryptage de la politique de Macron, éforme de la SNCF, Grève chez Carrefour, défense de l'hôpital et de la protection sociale, solidarité avec les migrants, interview d'une animatrice "Bretons, solidaires, on agit!", interview de l'écrivaine syrienne Maha Hassan, nouveau musée de Pont-Aven, solidarité avec la Palestine et Salah Hamouri, reportage sur la coopérative de production de bière Tri Martolod, initiatives politiques et culturelles de la fédération, Olivier Dartigolles dans le Finistère le 1er mai, agenda des prochains mois, beaucoup de matière dans ce journal politique et culturel qui prend peu à peu sa vitesse de croisière, au prix d'efforts importants des uns et des autres. 
On espère que les lecteurs y trouveront leur bonheur. 
Prochain numéro prévu pour septembre et la fête de l'Huma de la Courneuve. 
Merci à Dominique Gontier pour la coordination des équipes de rédacteurs. Merci aux rédacteurs. Merci aux interviewés: Jeannine, Maha, l'équipe de Tri Martolod... 
Merci surtout à Anne Caradec et Chris Ducourant pour le gros travail de mise en page et de correction effectuée. 
Le journal est imprimé localement, à l'Imprimerie de Bretagne de Morlaix, où l'on avait déjà tiré Rouge Finistère n°1. 
Journal qui sera diffusé de la main à la main à partir de la fin de la semaine prochaine.

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 15:05
Dominique Adenot

Dominique Adenot

Dominique Adenot vient donc de nous quitter. C'est une bien triste nouvelle pour ses proches, pour toutes celles et tous ceux qui l'ont connu, pour la population de sa ville qu'il aimait tant et à laquelle il a tant apporté. Dominique a aussi été le responsable de l'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains. 

 

Expression de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français: 

Je viens d’apprendre le décès de Dominique Adenot. Je suis bouleversé. Je perds un ami proche, un camarade avec qui j’ai maintes fois échangé pendant de nombreuses années. Je connaissais sa maladie, je savais que le cancer qui le rongeait s’était aggravé ces dernières semaines. Nous en parlions encore ensemble la semaine dernière.

J’ai pu à cette occasion mesurer une fois de plus la lucidité, le courage et la combativité de Dominique. Son humanité. 
Son courage force le respect, comme le souci qu’il a eu jusqu’au bout d’informer de son état de santé les habitant-e-s de Champigny-sur-Marne, ville dont il était maire, notamment lorsque, très affaibli, il a décidé le 23 mars de laisser son mandat de maire.

Dominique aimait sa ville de Champigny, aimait ses habitant-e-s. Il avait un sens aigu de l’écoute, de la transparence dans toutes les décisions qu’il était amené à prendre, de la construction avec les gens des choix politiques les plus opportuns pour eux et pour la ville. Il a su impulser et mettre en place à Champigny des initiatives et des pratiques de démocratie directe et participative, d’une grande modernité, qui tranchent  avec les dérives autocratiques et autoritaires souvent en vigueur aujourd’hui.     

Dominique  avait Champigny et le Val-de-Marne à cœur. Il avait tout simplement confiance dans les gens, il travaillait main dans la main  avec Christian Favier, Président communiste du département, comme avec tous les élus, et ses collègues maires des villes du département. Il était aimé de la population, respecté bien au-delà des rangs du Parti communiste.
 
Sa dernière lettre aux campinoises et campinois témoigne de qui était profondément Dominique : un homme soucieux de la transparence et de la clarté, qui avait l’intérêt général chevillé au corps et qui prenait pour cela toutes ses responsabilités avec courage, détermination, lucidité.

C’est ce qui fit de lui un grand maire, un président de l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains qui marquera son histoire par son souci de l’écoute, de l’unité et du rassemblement autour d’objectifs travaillés en commun. C’est ce qui fit de lui un dirigeant national du PCF exigeant, constructif, dont l’avis et les réflexions étaient précieuses aux communistes comme à moi-même.
 
Dominique, comme militant, comme élu et comme maire, a marqué les habitant-e-s de sa ville et du Val-de-Marne. Il a marqué le Parti communiste, il a marqué et fait honneur à la politique. Je veux dire aux habitant-e-s de la ville de Champigny et du Val-de-Marne, aux élu-e-s de toutes sensibilités de sa ville et du département, à ses camarades du Parti communiste, combien je partage leur tristesse  mais aussi combien ils ont tout lieu d’être fiers du chemin parcouru à ses côtés. 

Je veux faire part à Marie-Claire, son épouse, à ses enfants, sa famille et ses proches qui l’ont soutenu sans faille dans son combat contre la maladie de toute mon affection, de toute ma disponibilité dans ce moment si difficile. 

Je veux enfin exprimer à Christian Fautré premier adjoint de la ville, toute ma solidarité, en lui demandant de la relayer auprès des élus et de la population. Christian  a  secondé Dominique à chaque instant dans l’activité municipale, notamment au cours de sa maladie. Dominique, dans ce souci de clarté et de responsabilité que j’évoquais, a proposé au Conseil municipal que Christian lui succède comme maire et a informé la population de ce souhait. Christian, comme tous les élus, savent pouvoir compter sur notre solidarité active dans leur mission de poursuivre, avec les campinoises et campinois, l’action de Dominique Adenot.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

Dominique Adenot, maire PCF de Champigny sur Marne depuis 2004, est décédé ce jeudi 5 avril 2018 dans sa 64 ème année, vient d’annoncer la ville de Champigny. 

Atteint d’un cancer, il avait démissionné de son mandat de maire le 23 mars dernier.

« Avec son épouse, ses enfants, sa famille, nous lui rendrons l’hommage officiel et populaire qui lui est dû. Nous leur adressons, au nom de la Municipalité, du Conseil municipal, des agents du service public communal, de toute la population de notre ville, nos plus attristées condoléances. A cette heure, nous ne pouvons que nous recueillir et leur adresser toute notre tendresse, notre soutien, et notre détermination à poursuivre l’engagement qui a été le sien, comme communiste, comme humaniste, comme maire de notre ville. C’était son souhait le plus cher« , réagit la municipalité.

Un livre de condoléances sera ouvert à l’Hôtel de ville dès cet après-midi.

Le jour et l’heure de ses obsèques, publiques, seront publiées dès qu’elles seront connues.

Né en 1954, Dominique Adenot avait rejoint le PCF alors qu’il était encore étudiant en lettres à l’université de Besançon. Après avoir travaillé à Reims, il s’était installé à Champigny-sur-Marne en 1983.  Au sein du Conseil municipal de Champigny, il fut notamment adjoint en charge de l’éducation puis premier adjoint de 2002 à 2004, date à laquelle il succède à Jean-Louis Bargero. Il sera réélu ensuite à la tête du Conseil municipal en 2008 et en 2014. Il fut également président de l’Association départementale des élus communistes et républicains (ADECR) du Val-de-Marne puis président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR).

Réactions-hommages de ses proches et alliés politiques
Disparition de Dominique Adenot : Une immense tristesse

Sa disparition, après de longs mois de lutte contre la maladie, constitue un choc brutal pour celles et ceux qui l’ont côtoyé.

Homme de conviction et de dialogue, profondément attaché à sa ville, à ses concitoyens, et tout particulièrement aux plus fragiles d’entre eux, Dominique Adenot a toujours su se mobiliser pour sa commune et les intérêts des campinoises et des campinois.

Premier dirigeant de l’Association nationale des élus communistes et républicains, il a toujours eu à cœur de défendre la décentralisation, la démocratie locale et les moyens indispensables aux collectivités territoriales pour exercer leurs missions et mener à bien leurs projets.

Je perds aujourd’hui un ami et un camarade de longue date.

Le Val-de-Marne et Champigny perdent un élu disponible, exigent, chaleureux et attentif aux plus faibles.

Je tiens à rendre un hommage ému à sa mémoire et exprimer, au nom du Conseil départemental, à ses proches, à son fils Matthieu et à son épouse Marie-Claire, mes plus sincères condoléances et toute ma solidarité.

Christian Favier 
Président du Conseil départemental du Val-de-Marne

Christian Favier, président du Conseil départemental du Val-de-Marne (PCF)
« Je viens d’apprendre avec une immense tristesse la disparition de Dominique Adenot, Maire de Champigny-sur-Marne jusqu’à il y a quelques jours. Sa disparition, après de longs mois de lutte contre la maladie, constitue un choc brutal pour celles et ceux qui l’ont côtoyé. Homme de conviction et de dialogue, profondément attaché à sa ville, à ses concitoyens, et tout particulièrement aux plus fragiles d’entre eux, Dominique Adenot a toujours su se mobiliser pour sa commune et les intérêts des campinoises et des campinois. Premier dirigeant de l’Association nationale des élus communistes et républicains, il a toujours eu à cœur de défendre la décentralisation, la démocratie locale et les moyens indispensables aux collectivités territoriales pour exercer leurs missions et mener à bien leurs projets. Je perds aujourd’hui un ami et un camarade de longue date. Le Val-de-Marne et Champigny perdent un élu disponible, exigent, chaleureux et attentif aux plus faibles. Je tiens à rendre un hommage ému à sa mémoire et exprimer, au nom du Conseil départemental, à ses proches, à son fils Matthieu et à son épouse Marie-Claire, mes plus sincères condoléances et toute ma solidarité. »

Caroline Adomo, présidente du groupe des élus PS du Conseil municipal
« Engagé pour Champigny depuis 1983,  il était une figure emblématique de la vie politique locale et aura contribué au développement et au rayonnement de notre commune. Maire depuis 2004,  il a agi jusqu’à la fin pour Champigny. Membre du Parti communiste français, il devint président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) en octobre 2010 succédant à André Chassaigne. Reconnu par tous, son engagement pour la ville aura dépassé les clivages et les partis politiques. C’est donc avec une grande émotion et beaucoup de peine que nous adressons nos plus sincères condoléances à son épouse, ses enfants ainsi qu’à ses proches et collègues du PCF. »

Jean-Philippe Gautrais, maire de Fontenay-sous-Bois
« C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès de mon ami et collègue Dominique Adenot qui a été pendant de longues années une figure du communisme municipal et de l’engagement politique en faveur de celles et ceux qui souffrent le plus dans notre société. Il commence son parcours de militant auprès de jeunesses communistes et en deviendra plus tard l’un des principaux dirigeants en 1983, date aussi de son engagement local dans la ville de Champigny où il s’installe. Il sera l’un des animateurs du lancement de la lutte pour la libération de Mandela en France. Elu local à partir de 1989, il deviendra premier adjoint en 2002, puis Maire en 2004 suite à la démission de Jean-Louis Bargero. En parallèle de cet engagement profondément local, et de ce rapport si passionné qu’il avait avec sa ville, il deviendra un responsable local, départemental et national du parti communiste français pour lequel il milita tout au long de son engagement. Il sera aussi président de l’Association Nationale des élus communistes et républicains de 2010 à 2016. J’adresse à son épouse, ses enfants, sa famille et ses proches, ainsi qu’à l’ensemble de la population Campinoise mes sincères condoléances. Champigny a perdu aujourd’hui un homme qui a mis l’ensemble de son action au service de l’intérêt général et du progrès social. »

Elus du groupe Uces (Union pour la citoyenneté, l’écologie et le socialisme)
« C’est avec une immense peine que le groupe des élus de l’Ucès du Conseil Municipal de Champigny-sur-Marne vient d’apprendre le décès brutal de Dominique Adenot. Nous le savions souffrant, mais nous savions aussi sa détermination à combattre la maladie qui vient de l’emporter. Nous présentons nos condoléances les plus sincères à son épouse, à ses enfants, à sa famille et à ses amis, en espérant qu’ils puissent trouver la force de surmonter cette épreuve cruelle. Dominique Adenot laissera un grand vide à Champigny, ville qu’il aimait et au destin de laquelle il s’est dévoué comme Maire-adjoint puis comme Maire depuis près de trente années. Qu’il en soit ici sincèrement remercié, notamment pour avoir su rassembler autour de lui des équipes constituées d’élus aux sensibilités diverses, sans jamais avoir manqué de les respecter dans leurs convictions et la conduite de leur action au service du bien commun. »

Elus campinois de la France Insoumise
« C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris ce soir le décès de Dominique Adenot. Dominique Adenot mérite d’être remercié et salué pour l’engagement et le dévouement qui furent les siens pour faire de Champigny-sur-Marne une ville solidaire. Actifs à ses côtés ces dernières années, nous avons pu apprécier son sens du débat et sa capacité à créer du commun dans le respect de la diversité des approches. Les campinois.es perdent un élu de terrain auquel ils étaient fortement attachés. À son épouse Marie-Claire, ses enfants et ses petits-enfants, nous présentons nos plus sincères condoléances. A tous ses camarades, nous adressons nos pensées fraternelles amicales dans ces temps douloureux. Avec tous les campinois.es, nous partageons ce moment de recueillement et de tristesse. »

 

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 14:51
Les députés communistes à l'Assemblée Nationale

Les députés communistes à l'Assemblée Nationale

Immigration : Collomb porte une "politique de la peur"

jeudi 5 avril 2018

Le 4 avril dernier, les députés communistes ont dénoncé une volonté de G. Collomb "d’accompagner la politique de la peur" avec le projet de loi asile-immigration, déplorant aussi son "entêtement" à défendre un texte "d’exclusion".

C’est "un texte d’exclusion, un texte profondément déséquilibré" et "également inutile", a affirmé Elsa Faucillon lors d’un point presse, alors que le projet de loi est en cours d’examen en commission des Lois, dont elle est membre.

Le projet a "une portée hyper-communicationnelle pour le gouvernement et pour le ministre", qui a tenté lors de son propos liminaire en commission mardi soir "en permanence, sans chiffres à l’appui, de parler d’une immigration en submersion, massive", ajouté la députée des Hauts-de-Seine.

"On a bien senti dans sa présentation, le 3 avril, qu’il y avait une volonté d’accompagner la politique de la peur", a-t-elle poursuivi. Et d’ajouter avoir perçu de "la colère" chez certains élus LREM face au discours de Gérard Collomb, qui lui a laissé un sentiment de "nausée".

Le groupe entend "dénoncer l’intox qui est faite et qui accompagne ce discours de la peur", en luttant notamment contre "cette idée d’invasion" et en dénonçant "l’amalgame fait entre asile et immigration".

Pour E. Faucillon, "quand on essaie de surfer sur la logique de la peur, les gens finissent par préférer l’original à la copie et il n’est pas nécessaire de rappeler qu’Emmanuel Macron a été élu au second tour face à Marine Le Pen".

De son côté, Stéphane Peu 77 a dénoncé une "fuite en avant politiquement très dangereuse", soulignant que "partout" où cela s’est produit, "ce sont les extrêmes droites européennes qui en ont tiré profit".

Il a critiqué un "entêtement à légiférer en dépit des (critiques des) professionnels et des spécialistes du secteur".

Le député de Seine-Saint-Denis a épinglé "une façon de gouverner les yeux fixés sur les enquêtes d’opinion". "Emmanuel Macron emprunte les mêmes chaussures que (l’ex-Premier ministre italien) Matteo Renzi ou d’autres en Europe, avec malheureusement les résultats qu’on connaît".

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 05:28
Révision constitutionnelle: plus d'autoritarisme, moins de pluralisme (Pierre Laurent, PCF)

"Cheminots, étudiants, salariés, le pays est mobilisé pour la défense des services publics, la relance du pouvoir d’achat, la réduction des inégalités, et s’inquiète de l’autoritarisme du pouvoir qui gouverne par ordonnances et par oukase décrété à l’Élysée. Comme par provocation, c’est pourtant le moment que choisit le premier ministre pour annoncer une révision constitutionnelle qui, au-delà des mots, est, sans aucun doute, la plus antidémocratique depuis la naissance de la 5ème République.

Cette révision n’a qu’une logique : renforcer toujours davantage la concentration des pouvoirs autour du seul président et de l’exécutif, réduire les droits du Parlement et le pluralisme politique, éloigner encore les représentants élus des citoyens. 
Cette révision n’a qu’un objectif : avoir les mains les plus libres possibles pour servir les intérêts des actionnaires et des milieux financiers !

La réduction de 30 % du nombre de parlementaires, au moment où sont déjà diminués les moyens et le nombre d’élus dans les communes, éloignera encore plus le contrôle des citoyens sur le pouvoir législatif. Réduire ainsi d’un tiers le nombre de députés aboutirait à un député pour 171 500 habitants. Cela n’a pas d’équivalent au sein des démocraties européennes ! Tout cela au profit d’une « technocrature » galopante au seul service de l’Élysée."

Révision constitutionnelle : "plus d’autoritarisme, moins de pluralisme" (Pierre Laurent)

Cheminots, étudiants, salariés, le  pays est mobilisé pour la défense des services publics, la relance du pouvoir d’achat, la réduction des inégalités, et s’inquiète de l’autoritarisme du pouvoir qui gouverne par ordonnances et par oukase décrété à l’Élysée. Comme par provocation, c’est pourtant le moment que choisit le premier ministre pour annoncer une révision  constitutionnelle qui, au-delà des mots, est, sans aucun doute,  la plus antidémocratique depuis la naissance de la 5ème République. 

Cette révision  n’a qu’une logique : renforcer toujours davantage la  concentration  des pouvoirs autour du seul président et de l’exécutif, réduire les droits du Parlement et le pluralisme politique, éloigner encore les représentants élus des citoyens.  
Cette révision n’a qu’un objectif : avoir les mains les plus libres possibles pour servir les intérêts des actionnaires et des milieux financiers ! 

La réduction de 30 % du nombre de parlementaires, au moment où sont déjà diminués les moyens et le nombre d’élus dans les communes, éloignera encore plus le contrôle   des citoyens sur le  pouvoir législatif. Réduire ainsi d’un tiers le nombre de députés aboutirait à un député pour 171 500 habitants. Cela n’a pas d’équivalent au sein des démocraties européennes ! Tout cela au profit d’une « technocrature » galopante au seul service de l’Élysée.


Cette réduction du nombre de parlementaires annonce en fait, au nom d’une prétendue efficacité nouvelle de la procédure législative, un recul sans précédent des pouvoirs du Parlement : limitation du droit d’amendement, renforcement de la priorité donnée aux textes gouvernementaux, discussion de certaines lois en commission et non plus en séance publique, réduction de la durée d’examen du budget. L’objectif est de faire taire les élus progressistes, en les empêchant d’accompagner les luttes et de porter jusqu’au Parlement les revendications populaires. Ce n’est pas une dose de  15 % de proportionnelle dans un Parlement rabougri qui permettra de sauvegarder le pluralisme politique, constitutif de notre pays et de réconcilier les citoyens avec la politique.  

Et, comme si cela ne suffisait pas, le premier ministre annonce la division par deux du CESE et  la mise en cause des lois communes de la République par l’extension d’un pouvoir d’adaptation réglementaire  donné aux collectivités locales et à la Corse.
La suppression de la Cour de justice de la République, la sortie des anciens présidents de la République du Conseil Constitutionnel et l’inscription de la lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution, déjà contredite par la réforme anti- écologique du ferroviaire, n’équilibrent en rien le contenu globalement inquiétant de ce projet pour la démocratie.   


Une telle réforme  ne peut se faire en catimini. Une toute autre ambition démocratique est urgente pour le pays. Le pays a besoin d’une nouvelle Constitution mais certainement pas celle là. Le PCF exige un véritable débat public, où la parole soit donnée aux citoyens et aux projets alternatifs comme celui que nous portons avec la VIème République. 
Le débat parlementaire doit s’organiser ensuite en respectant les différents projets mis sur la table. A l’issue de ce débat parlementaire, nous exigeons une consultation populaire par référendum en 2019 pour que la démocratie retrouve ses droits !  

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1 avril 2018 7 01 /04 /avril /2018 09:22

Gaza : le PCF demande une intervention immédiate pour que cessent les exactions du gouvernement Israélien

Chaque 30 mars lors de la grande marche du retour pour la Journée de la terre, les Palestiniens commémorent la mort, en 1976, de six arabes israéliens tués lors d'une manifestation contre la confiscation de leur terre par Israël. Ils se mobilisent pour faire droit au retour des réfugiés palestiniens.
Cet année ils étaient plus de 30 000 sur la bande de Gaza a manifester pacifiquement alors que des tireurs d'élite de l'armée israélienne avaient l'autorisation de tirer sur eux à balles réelles. Vendredi 30 mars, on compte 16 palestiniens assassinés et plus de 500 blessés.
Ce massacre intervient dans un contexte où le gouvernement d'extrême droite Israélien se sent pousser des ailes. Aidé par les décisions mortifères de Trump, il s'attaque aux « arabes israéliens », c'est à dire les palestiniens restés en Israël après 1948, en adoptant à la Knesset La loi sur “l’État-nation”, qui va constitutionnaliser le caractère exclusivement juif de l’État et l 'apartheid.
Jusqu'où ira cette politique qui fait feu de tout bois des lois internationales et des droits humains des Palestiniens ?
Le PCF, à la fois indigné et très inquiet de cette escalade dangereuse et meurtrière, demande au président Macron et à l'ensemble de la communauté internationale d'intervenir immédiatement pour que cessent les exactions du gouvernement Israélien.

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