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28 août 2018 2 28 /08 /août /2018 03:52

 

Rentrée politique et sociale, européennes, congrès à venir… Le menu des universités d’été est une nouvelle fois copieux du côté d’Angers (Maine-et-Loire) où les militants du PCF se réunissent ce week-end. Lors de son discours samedi matin, leur secrétaire national, Pierre Laurent a appelé à la mobilisation générale.

Le pouvoir macronien vacille et c’est le moment de ne rien lâcher. C’est en substance le message qu’a lancé le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, lors de son discours samedi matin devant les quelque 1000 communistes réunis à Angers pour leur université d’été. Le président « a lancé un train fou de réformes depuis le premier jour contre notre peuple pour servir les riches et la finance, des wagons de destruction sociale et de méthodes autoritaires », a constaté Pierre Laurent invitant à ne « pas aborder la période la peur au ventre », tout en assurant ne pas « être un illuminé qui fait de la méthode Coué ». L’avalanche de réformes prévu a pourtant de quoi  angoisser : réformes des retraites, des institutions, de l’assurance chômage… « Mais Macron a un problème, un gros problème qui va aller grandissant, estime le parlementaire. Car s’il marque des points en faisant voter son programme par sa majorité godillot, il a déjà laissé beaucoup de plumes dans les mobilisations du printemps et dans l’incroyable affaire Benalla cet été. Le rapport de forces a commencé à bouger et ça peut continuer ». Et de tacler : « Président arrogant et méprisant, voilà ce qu’est Macron, ce que cache son sourire de sitcom aux dents blanches ! Il n’aime pas ceux qui n’ont rien. Nous, nous n’aimons  ni les privilèges qu’il protège, ni l’austérité pour les salaires, les budgets communaux et les services publics qui paie ces privilèges ».

Alors pour les communistes, en cette rentrée que leur secrétaire national promet aussi « chaude » que l’été, un mot d’ordre est à l’honneur: « Le « pognon de dingue » que coûte le capital, nous allons le réclamer  pour financer la sortie de l’austérité », résume Pierre Laurent citant les « 20 milliards de CICE, l’explosion des profits et des dividendes, la suppression de l’ISF, sans compter le scandale permanent de l’évasion fiscale ». « Nous voulons un plan national de sortie de l’austérité,  la fin des privilèges pour la finance, un plan national de réinvestissement social, territorial, industriel et écologique ». Le PCF et ses parlementaires n’en oublient pas pour autant la réforme constitutionnelle dont l’examen a été repoussé cet été pour cause d’affaire Benalla, signe supplémentaire d’une « monarchie présidentielle absolue ». L’exigence d’un référendum et d’une autre réforme qui ouvre la porte à une VIe République devrait à nouveau se faire entendre dans les prochaines semaines. 
 
En attendant et dès la fin de l’après-midi, les militants, eux, devaient passer de la parole aux actes avec une marche de la faculté à l’hôpital d’Angers  pour la défense des services publics. Car au final à en croire Pierre Laurent l’équation est simple avec l’austérité : «  d’un côté des dividendes qui battent des records mondiaux  de progression, de l’autre des familles qui ne peuvent plus remplir correctement le cartable des enfants ou le frigo chaque semaine, des salaires bloqués, des APL baissées, des prestations sociales gelées, des contrats aidés supprimés ».
 
Au PCF, la mobilisation est aussi de mise sur le front des élections européennes de mai prochain. « Sortie de l’austérité, réinvestissement social, VIe République, nous sommes au cœur de la campagne européenne, estime le sénateur de Paris. La politique de Macron et celle de l’Union européenne sont sœurs jumelles. Combattre l’une, c’est combattre l’autre et réciproquement». Alors que la France insoumise et EELV, également en université d’été ce week-end, semblent décidés à faire bande à part - sauf pour inclure quelques personnalités à leur liste -, le PCF emmené par son chef de file Ian Brossat continue de « tendre la main ». Mais tout en avançant, histoire de ne pas se retrouver le bec dans l’eau. « L’appel à candidatures est ouvert, a annoncé le dirigeant communiste samedi. Nous voulons une liste qui soit celle de toutes les mobilisations sociales et citoyennes, une liste ouverte aux coopérations politiques utiles à faire progresser ces objectifs ». Le résultat doit être dévoilé dans « les semaines qui viennent ».
 
Quant au Congrès du PCF qui a lieu en novembre, « nous sommes entre deux eaux », reconnaît Pierre Laurent saisissant l’occasion pour envoyer quelques messages. Alors qu’un vote aura lieu en octobre pour déterminer lequel des textes proposés au début de l’été deviendra celui du congrès : « J’inviterai les communistes à retenir (la base commune proposée par le Conseil national) pour poursuivre nos travaux », précise-t-il d’abord glissant qu’il s’agit de « discuter au grand jour avec les communistes et pas dans les couloirs » tout en critiquant les « bilans-réquisitoires », entendus ici ou là. A propos de la direction nationale de la formation, pour laquelle il redit sa disponibilité, il a également appelé à des modifications avec notamment un Conseil national « resserré pour plus d’efficacité » et une réorganisation « à tous les niveaux ». Le tout en vue de faire du PCF « plus encore que le parti de la parole communiste, celui de l’initiative communiste » qui porte à la fois « l’idée et la réalité  d’une société post-capitaliste débarrassée des aliénations qui entravent les humains ». 
 
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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 04:42

 

Plus de 1000 participants gonflés à bloc et décidés à ne rien céder à Macron, une salle bondée pour l'allocution de Pierre Laurent, un débat sur le congrès du PCF, des parlementaires présents en nombre, 90 ateliers, 100 intervenants, des communistes très présents, une marche pour les services publics, une chaîne humaine spéctaculaire devant l'Hôpital d'Angers, un meeting devant le CHU avec Ian Brossat ... C'est une université d'été marquante, combative, festive et réussie que vient de tenir le PCF à Angers pendant 3 jours.

Il y avait de la matière et des images à se mettre sous la dent!
Et pourtant, malgré la présence de quelques médias, dont France 3, l'Humanité, l'AFP et quelques régionaux, c'est de nouveau le boycott médiatique qui a dominé.

Dans nombre de commentaires, l'existence même de l'Université d'été du PCF a tout simplement été zappée. Ce traitement bafoue le pluralisme et est inacceptable. Il contrevient aux règles énoncées par le CSA lui-même.

Le PCF proteste avec vigueur et demande au CSA de procéder à un bilan rapide du traitement médiatique des Universités d'été pour que soit établi avec transparence le temps de parole accordé aux différentes formations qui ont tenu des Universités d'été.

Ainsi les citoyens pourront juger sur pièces et les conditions seront établies pour interpeller les moyens d'information visant à corriger ces inégalités.

 

 

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27 août 2018 1 27 /08 /août /2018 03:39

 

André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée, analyse les résultats de la politique économique menée par Macron et les inquiétudes qu’ils suscitent pour l’avenir de nos concitoyens.

La machine à illusions économiques du Président Macron a ces dernières semaines pris du plomb dans l’aile. En cet été 2018, les dernières données statistiques viennent confirmer ce que nous n’avons eu de cesse de dénoncer depuis le début du quinquennat : la mise en pratique des vieilles recettes du néolibéralisme plombe l’économie, la création d’emploi et le pouvoir d’achat des Français. Pis encore, la politique économique du pouvoir en a accentué les travers : réduction des dépenses publiques, suppression des droits sociaux des travailleurs, accroissement sans précédent des cadeaux fiscaux aux revenus les plus élevés et aux détenteurs de capitaux. Un an après, c’est le cœur de l’efficacité de la politique économique du « Président des Riches » qui est aujourd’hui mise en défaut par les faits. Et « les faits sont têtus ! »

La croissance. 0,2 % au second trimestre 2018. Niveau identique à celui du premier trimestre, soit une croissance deux fois moins forte que la moyenne des pays de la zone euro ou de celle de l’Union Européenne à 28 (0,4 %).

Le nombre de demandeurs d’emploi. 5 627 900 personnes en France métropolitaine à la fin juin 2018 pour les catégories A, B et C. Il progresse au dernier trimestre, comme sur l’ensemble de l’année écoulée (+ 1,4 %), tout en ne reflétant que la partie émergée de l’iceberg de la précarité économique que connaissent des millions de précaires, salariés à temps partiels et autres travailleurs pauvres.

Les salaires. Le salaire mensuel de base (brut) n’a progressé que de 1,5 % au cours de l’année écoulée (de juin 2017 à juin 2018), tandis que dans le même temps les prix à la consommation ont augmenté de 2,3 % en juillet sur un an (1,9 % pour les prix des produits alimentaires). Cela faisait 7 ans que l’ensemble des Français-e-s n’avaient pas perdu autant de pouvoir d’achat, alors même que la hausse de l’inflation semble se poursuivre en parallèle de politiques de compression des salaires dans les entreprises.

La balance commerciale. Un déficit de 33,5 milliards d’€ au premier semestre 2018 selon les dernières données issues des douanes. Les exportations ont représenté l’équivalent de 87,8 % des importations, un taux parmi les plus faibles enregistrés depuis les années 1970. Ces chiffres, quasi records, sont particulièrement alarmants puisqu’ils témoignent très directement à la fois de la poursuite de la désindustrialisation de la France et de sa dépendance croissante aux importations pour sa propre demande intérieure. Ils auront des implications durables pour l’économie de demain avec notamment la perte des savoir-faire et de la maîtrise technique de secteurs entiers.

Alors, faudrait-il croire, comme le psalmodie la communication gouvernementale, que ce constat n’a aucun lien avec des choix politiques devenus insensés ? Faut-il se laisser une nouvelle fois abuser par les digéreurs de la parole présidentielle, pris la main dans le pot de déconfiture libérale, et se réfugiant dans la formule consacrée : « le résultat des réformes n’est pas encore perceptible » ?

Bien au contraire, c’est le moment de dire que ces résultats sont directement corrélés à des choix néfastes pour l’ensemble de l’économie française. C’est le moment de dénoncer encore plus fermement l’hypocrisie qui consiste à faire croire qu’en donnant toujours plus au capital, on en retirerait des retombées positives. Fort logiquement, c’est tout le contraire qui se produit puisque cette politique a accéléré le prélèvement déjà exorbitant opéré sur les richesses produites par le travail des Françaises et des Français par le capital. Et cette explosion du coût du capital se paie cash avec l’augmentation de la rémunération des actionnaires au détriment de celle du travail et des investissements.

Une dernière information économique vient ainsi confirmer le contresens économique et social total poursuivi par le pouvoir. Les bénéfices nets des grands groupes du CAC 40 atteignent des sommets, tandis que ces mêmes groupes continuent de supprimer de l’emploi et des salaires. Les 33 sociétés sur 40 ayant publié leurs résultats sur les 6 premiers mois de 2018 ont déjà accumulé 43,5 milliards d’€ de résultat net. Le CAC 40 est en passe de franchir le cap des 100 milliards d’€ de bénéfices nets annuels, au-delà des résultats d’avant-crise. Mais le plus important est bien de voir que cette explosion des bénéfices se traduit, en même temps, par la dégringolade de l’effort d’investissement de ces mêmes groupes. Moins 12 milliards d’€ d’investissements pour l’ensemble des groupes du CAC 40, le plus bas niveau d’investissement relevé depuis 12 ans par l’étude Ricol Lasteyrie-EY dressant chaque année le « profil financier du CAC 40 », cabinet d’expertise que l’on pourra difficilement taxer de collusion avec les économistes communistes. Les dégâts de la poursuite des mesures d’allègements fiscaux dont bénéficient ces mêmes groupes, comme l’ensemble des « premiers de cordée », notamment avec le CICE, le CIR et les multiples dispositifs en faveur de l’emploi peu qualifié apparaissent ainsi à la vue de tous. Il s’agit en réalité de mesures de pillage des richesses par une poignée au détriment de l’avenir économique du pays.

Aussi, la priorité des priorités économiques serait-elle de retrouver ces premières marges de manœuvres financières, en supprimant dès 2019 ces allègements fiscaux qui alimentent le capital financier et la spéculation au détriment de notre tissu industriel, de l’innovation, de l’emploi et des salaires. La lutte contre le coût du capital doit devenir une grande cause nationale. Car c’est bien aujourd’hui cette ponction croissante sur les richesses produites qui déstabilise toute notre économie et prive durablement notre pays de sa capacité à tracer la voie d’un modèle de développement économique, social et écologique juste et durable. Bien entendu vous n’entendrez aucun économiste ou expert libéral faire état de cette situation alarmante. Dans leur diversité d’analyse, ce sont en revanche les économistes hétérodoxes, notamment communistes, qui portent clairement l’exigence du combat contre ce coût caché du capital.

Pour sortir de cette ornière libérale, il faut donc avoir dès aujourd’hui le courage et la volonté d’affronter dans la durée cette politique gouvernementale dépassée et néfaste sur son terrain fétiche de l’illusion économique.

André CHASSAIGNE

Président du groupe de la

Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée nationale

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 07:12
Université d'été du PCF à Angers les 24, 25, 26 août - Politique française, européenne, internationale, société, culture, art et littérature - demandez le programme de ce rendez-vous de rentrée du PCF avec un millier de participants prévus
Université d'été du PCF à Angers les 24, 25, 26 août - Politique française, européenne, internationale, société, culture, art et littérature - demandez le programme de ce rendez-vous de rentrée du PCF avec un millier de participants prévus
Université d'été du PCF à Angers les 24, 25, 26 août - Politique française, européenne, internationale, société, culture, art et littérature - demandez le programme de ce rendez-vous de rentrée du PCF avec un millier de participants prévus
Université d'été du PCF à Angers les 24, 25, 26 août - Politique française, européenne, internationale, société, culture, art et littérature - demandez le programme de ce rendez-vous de rentrée du PCF avec un millier de participants prévus
Eliane Assassi

Eliane Assassi

André Chassaigne

André Chassaigne

Cathy Poly Apourceau, nouvelle sénatrice PCF

Cathy Poly Apourceau, nouvelle sénatrice PCF

Pierre Darhéville

Pierre Darhéville

Pierre Ouzoulias

Pierre Ouzoulias

Stephane Peu

Stephane Peu

Un an après leur élection, les parlementaires communistes seront nombreux à Angers pour parler des combats de l'année passée... et à venir. Réforme constitutionnelle, Parcoursup, logement, bataille du rail, retraites...
Ça se passe du 24 au 26 août : c'est l'université d'été du PCF et on n'attend que vous ! Avec Eliane AssassiAndré ChassaignePeu StephaneCathy Poly ApourceauPierre DharrévillePierre Ouzoulias...

http://2017.pcf.fr/universite

Cette année, 13 camarades du Finistère sont prévus à cette université d'Angers, un record depuis des années. 

Camille Lainé, secrétaire de la JC interviendra le vendredi 24 août sur un débat sur Parcoursup: 13H30-14H50 Salle plénière ARAGON Parcoursup Louis Boyard, Pierre Ouzoulias, Camille Lainé

Camille Lainé, secrétaire de la JC interviendra le vendredi 24 août sur un débat sur Parcoursup: 13H30-14H50 Salle plénière ARAGON Parcoursup Louis Boyard, Pierre Ouzoulias, Camille Lainé

Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT, animera une conférence-débat sur la guerre sociale le vendredi 24 août

Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT, animera une conférence-débat sur la guerre sociale le vendredi 24 août

Francis Wurtz animera un débat "Faut-il sauver le soldat Europe ?"  le 24 août

Francis Wurtz animera un débat "Faut-il sauver le soldat Europe ?"  le 24 août

Ian Brossat, le vendredi 24 août: Europe : ce qui doit changer

Ian Brossat, le vendredi 24 août: Europe : ce qui doit changer

Programme du
24 août - après-midi

13H-13H25
Accueil et discours d’ouverture de l’université d’été

Aurélie Guillot - directeur technique de l'Université d'été


13H30-14H50

Salle plénière ARAGON

Parcoursup

Louis Boyard, Pierre Ouzoulias, Camille Lainé

 

Salle Paul-Boccara

68, les femmes, le PCF : le témoignage de Muguette Jacquaint

Muguette Jacquaint 

 

Salle Antoine-Casanova

Des cahiers du congrès, pourquoi ?

Marc Brynhole

 

Salle Benoît-Frachon

L'argent et les Français

Denis Durand

 

Salle Gerda-Taro

La nouvelle plateforme numérique du PCF

Aurélie Biancarelli-Lopes, Yann Le Pollotec

 

Salle Marcelle & René-Hilsum

Avec François Villon  

Victor Blanc

 

Salle Dolores-Ibárruri

Prendre la parole en public

Jean-François Téaldi

 

Salle Jack Ralite

Faut-il sauver le soldat Europe ?  

Francis Wurtz

 

Salle Jean-Pierre Khanne

Qui peut s'opposer au capitalisme  

Yann Le Lann

 

Salle informatique

Les réseaux sociaux : une introduction  

Gérald Briant


14H55-16H15

Salle plénière ARAGON

Europe : ce qui doit changer

Ian Brossat

 

Salle Paul-Boccara

Le PCF et Marx

Claude Gindin

 

Salle Antoine-Casanova

Economie sociale et solidaire

Sylvie Mayer

 

Salle Benoît-Frachon

Vous avez dit "intersectionnalité" ?

Stéphanie Roza

 

Salle Gerda-Taro

Grèce : 3 ans après

Eli Achtsioglou

 

Salle Marcelle & René-Hilsum

L'âge de la Terre ou comment on établit une vérité scientifique

Hubert Krivine  

 

Salle Dolores-Ibárruri

Les PCF et les droits des LGBTI

Gabriel Lausmone

 

Salle Jack Ralite

Les aidants familiaux  

Pierre Dharréville

 

Salle Jean-Pierre Khanne

Gérer un fichier

Aurélie Biancarelli-Lopes, Nicolas Jaminion

 

Salle informatique

Militer en communiste sur les réseaux sociaux : initiation

Juan Antonio Casado

 


16H20-17H40

Salle plénière ARAGON

La troisième guerre mondiale sera sociale

Bernard Thibault

 

Salle Paul-Boccara

Homme, outils, nature, révolutions. Paul Boccara (1932-2017), une pensée à découvrir

Léon Caquant

 

Salle Antoine-Casanova

Inégalités : une question politique

Daniel Cirera

 

Salle Benoît-Frachon

Printemps de la politique

Pierre Blotin, Michel Maso

 

Salle Gerda-Taro

Où va l'Italie

Gaël De Santis

 

Salle Marcelle & René-Hilsum

Partage des savoirs : questions et enjeux

Olivier Gebuhrer

 

Salle Dolorès-Ibárruri

La lutte des kurdes

....

 

Salle Jack Ralite

Municipales : reconquérir le pouvoir local

Jean-François Téaldi

 

Salle Jean-Pierre Khanne

80 ans d'évolution des forces productives ou l'avènement de la cyber-révolution

Jean-François Téaldi

 

Salle informatique

Militer en communiste sur les réseaux sociaux : perfectionnement

Simon Agnoletti

 

 

 


17H45-19H25

Salle plénière ARAGON

La jeunesse, enjeu pour le communisme ; le communisme, enjeu pour la jeunesse

Pierre Laurent, Camille Lainé

 

Salle Paul-Boccara

Hommes, outils, nature, révolutions. Antoine Casanova (1935-2017) : une pensée à découvrir

Georges Ravis-Giordani  

 

Salle Antoine-Casanova

La protection sociale comme pilier de la République

Maryse Montangon

 

Salle Benoît-Frachon

Contre-offensives à Macron : atelier participatif

Olivier Dartigolles

 

Salle Gerda-Taro

Après le plan Borloo, quelle égalité des territoires dans la République ?

Philippe Rio

 

Salle Marcelle & René-Hilsum

Libérons la culture !

Alain Hayot

 

Salle Dolores-Ibárruri

Antisémitisme : de la Pologne du XXe siècle à l'Europe contemporaine

Valère Staraselski

 

Salle Jack Ralite

Ecommunisme

Hervé Bramy

 

Salle Jean-Pierre Khanne 

Coiffeuses sans-papiers : retour sur la lutte victorieuse du bd de Strasbourg (Paris)

Maryline Poulain

 

Salle informatique

Faire une vidéo politique avec son portable

Clément Luy, Théo Pansanel

 


19H-20H10 

Echanges et répétitions ouverts à tous les musiciens

19H30-20H30
Repas

 


20h30

FILM / soirée culturelle 
AVANT-PREMIERE DU DERNIER FILM DE GERARD MORDILLAT

22h15

Nuit angevine, nuit de crimes : nuit du polar  
Salle Benoit Fraction - Gérard Streiff

Lettre d'amour en temps de guerre. Lectures politiques et musicales : Apollinaire, Brecht, Desnos, Hikmet, Neruda.  
Salle Dolores-Ibarruri - Didier Petit, Sonia Masson

Samedi 25 août, 9H-10H25 Salle plénière ARAGON Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

Samedi 25 août, 9H-10H25 Salle plénière ARAGON Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

Samedi 25 août, 9H-10H25 Salle plénière ARAGON Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

Samedi 25 août, 9H-10H25 Salle plénière ARAGON Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

Samedi 25 août, 9H-10H25 Salle plénière ARAGON Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

Samedi 25 août, 9H-10H25 Salle plénière ARAGON Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

Pierre Laurent: 10H30-11H20, samedi, Salle plénière ARAGON Intervention de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Pierre Laurent: 10H30-11H20, samedi, Salle plénière ARAGON Intervention de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Programme du
25 août - matin


9H-10H25

Salle plénière ARAGON

Parlement européen : pouvoir, rapport de force, rôle des élu.es GUE-NLG

Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Patrick Le Hyaric

 

Salle Paul-Boccara

Louis Althusser : 1918-2018

Jean-Michel Galano

 

Salle Antoine-Casanova

Mondialisation

Nasser Mansour

 

Salle Benoît-Frachon

Coût du capital : face aux "emprunts toxiques"

Stéphane Bauer, sabelle Volat

 

Salle Gerda-Taro

La bataille des retraites

Claude Chavrot

 

Salle Marcelle & René-Hilsum

Les fonctions de direction au Parti communiste aujourd'hui 

Gilles Ravage

 

Salle Dolores-Ibárruri

Contrôle au faciès : une nouvelle étape

Maxime Cessieux  

   

Salle Jack Ralite

Renforcer le Parti communiste

Amadou Deme

   

Salle Jean-Pierre Khanne

Procréation médicalement assistée : pourquoi il faut marcher vers l'égalité

Mélissa Bacholle

 

Salle informatique

Communiquer pendant une campagne électorale

Julia Castanier, Solène Bjornson-Langen


10H30-11H20

Salle plénière ARAGON
Intervention de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF


11H25-12H25
Salle plénière ARAGON
Speed dating avec le CEN et les responsables EUROPE

 


12H30
Repas 

Programme du
25 août - après-midi

 

13H50-15H25

Salle plénière ARAGON

Réforme électorale, réforme constitutionnelle : la République selon Macron

Eliane Assassi

 

Salle Paul-Boccara

Marx, penseur du féminisme ?

Saliha Boussedra

 

Salle Antoine-Casanova

Collectivités territoriales : pourquoi s'y investir

Romain Marchand

 

Salle Benoît-Frachon

Agir après "Balance ton porc"

Anne-Cécile Mailfert  

   

Salle Gerda-Taro

Quel avenir pour le logement après la loi ELAN ?

Stéphane Peu

   

Salle Marcelle & René-Hilsum

Martha Desrumeaux, une résistante communiste au Panthéon ?

Pierre Outteryck

 

Salle Dolores-Ibárruri

Carte blanche à Julien Blaine

 

Salle Jack Ralite

Club de la presse

Olivier Dartigolles

   

Salle Jean-Pierre Khanne

Autoroutes : pourquoi il faut les nationaliser

Jean-Claude Lagron

 

Salle informatique

Militer en communiste sur les réseaux sociaux : initiation

Simon Agnoletti


15H30-16H55

Salle plénière ARAGON

La bataille parlementaire des communistes : un an après

André Chassaigne

 

Salle Paul-Boccara

Marx et Proudhon

Claude Morilhat  

 

Salle Antoine-Casanova

Travail, entreprise, politique

Jean-François Bolzinger

 

Salle Benoît-Frachon

L'assignation identitaire

Tania de Montaigne

 

Salle Gerda-Taro

Aragon : printemps, été 1968

Pierre Juquin  

   

Salle Marcelle & René-Hilsum

Hérédité et génétique : les nouveaux regards scientifiques

Nicolas Borot

 

Salle Dolores-Ibárruri

Jeux olympiques : une occasion à saisir

Jean Lafontan, Bruno Cremonisi  

   

Salle Jean-Jaurès

Transformer le Parti communiste

Emilie Lecroq

 

Salle Jean-Pierre Khanne

Face à la loi PACTE

Denis Durand

 

Salle informatique

Militer en communiste sur les réseaux sociaux : perfectionnement

Maxime Cochard


17H-19H
MARCHE DES SERVICES PUBLICS ET MEETING SOIREE

 

Programme du
26 août - matin

 


9H-10H30

Salle plénière ARAGON

Face au terrorisme djihadiste

Martine Gilles, Michel Delplace

 

Salle Paul Boccara

Après les ordonnances Macron, les enjeux de la sécurisation de l'emploi et de la formation

Evelyne Temant

 

Salle Antoine-Casanova

Laïcité, religions : quels regards, quelles pratiques des Français ?

Patrick Coulon

 

Salle Benoit Frachon

Le défi politique de l'antiracisme

Maryse Tripier, Fabien Haloui

 

Salle Gerda-Taro

Présentation des textes soumis aux communistes en vue de l'adoption de la base commune de discussion.

Elsa Faucillon

 

Salle Marcelle & René Hilsum

Les coopératives, une alternative aux entreprises du capital : témoignage sur les expériences vécues.

Cyrille Rocher

 

Salle Dolorès Ibárruri

L'enjeu du travail et de la propriété

Bernard Friot, Frédéric Durand

 

Salle Jack Ralite

Regard sur 68

Christian Picquet, Paul Fromonteil

 

Salle Jean-Pierre Khanne

Prendre la parole en public

Jean-François Téaldi

 

Salle informatique

Militer en communiste sur les réseaux sociaux : initiation

Juan Antonio Casado

 


10H30-11H55

Salle plénière ARAGON

Retour sur la lutte des cheminots

Laurent Brun  

 

Salle Paul-Boccara

Marx et la France

Jean-Numa Ducange  

   

Salle Antoine-Casanova

Aménager le territoire : des choix politiques

Corinne Luxembourg

   

Salle Benoît-Frachon

Les femmes face au plafond de verre de l'enseignement supérieur et de la recherche

Anne Mesliand

   

Salle Gerda-Taro

Les migrations aujourd'hui

Catherine Wihtol de Wenden

   

Salle Marcelle & René-Hilsum

Défi communiste et la révolution numérique

Yann Le Pollotec

   

Salle Dolores-Ibárruri

La loi SRU a 18 ans, l'âge de raison ?

Grégoire Fauconnier, Eddie Jacquemart 

 

Salle Jack Ralite

Urgence biodiversité

Alain Bougrain-Dubourg, Alain Pagano

Salle Frida-Kahlo

 

Comment faire reculer les déserts médicaux ?

Richard Lopez  

  

Salle informatique

Militer en communiste sur les réseaux sociaux : perfectionnement

Maxime Cochard

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12h -13

Salle plenière - Aragon

Discours de clôture

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 06:24

CULTURE EN FORCE !

Remettre la culture au cœur de notre pratique politique (dans le cadre de la préparation du 38e congrès du PCF)

Convention nationale pour l'art, la culture et l'éducation populaire

Vendredi 28, samedi 29 septembre Espace Niemeyer (sous la coupole)

Place du Colonel-Fabien – Paris 19e Contact : yhenzel@pcf.fr – 06 81 30 66 45

Culture et communisme - Par Pierre Laurent, éditorial de Cause Commune n°6: Libérons la Culture!

Accédez à l'excellent de Dossier de Cause Commune sur la Culture (juillet-août 2018) et découvrez cette ambitieuse, très intérressante et accessible revue d'Idées du PCF.

Il y a eu récemment Comme des lions (Françoise Davisse), Merci patron (François Ruffin), La Villa (Robert Guédiguian), et voilà que Le Jeune Karl Marx (Raoul Peck) et En guerre (Stéphane Brizé) viennent prendre le relais des films autour desquels des organisations du PCF proposent des soirées de réflexion et de discussion. Il y a les initiatives qui s’emparent du bicentenaire de Karl Marx pour interroger sa pensée et son combat, ou celles qui ressortent les affiches de mai-juin 1968.

Il y a les fêtes, les festivals, les initiatives culturelles et d'éducation populaire auxquelles les communistes et leurs élus consacrent leur énergie un peu partout en France. Et chaque jour, il y a L’Humanité, l’un des seuls journaux qui fait encore une place à la critique théâtrale et littéraire, quand d’autres se bornent à distribuer des étoiles (1 étoile, 2 étoiles, 3 étoiles…).

Autant de traits qui montrent que le PCF a des rapports étroits avec les réalités culturelles et qu’elles constituent l’une des dimensions essentielles de son action politique. Cela tient à des raisons de fond.

La première, c’est que nous avons une haute idée de notre peuple comme acteur de l’histoire.

Ce qui signifie qu’à nos yeux, il n’a pas seulement à se défendre contre les mauvais coups d’un adversaire, mais qu’il a, ce faisant, à inventer un cheminement politique inédit et à construire un nouveau monde social.

Dire que culture et peuple vont ensemble, c’est affirmer que les forces populaires sont inventives, capables d’innovations, que la création politique et sociale ne leur est pas étrangère. Ce qui revient à prendre le contrepied de ce qu’affirment depuis des siècles les puissants et les possédants, à savoir que le peuple n’est pas capable de voir plus loin que son échoppe ou son établi, qu’il ne sait que répéter les gestes mécaniques de son labeur, qu’il est tout juste bon pour les émotions et incapable d’avoir des idées générales sur le cours du monde, qu’il est enfermé dans ses intérêts particuliers et inapte à s’élever à l’idée d’un intérêt général et d’un bien commun, qu’il est un perpétuel mineur et qu’il lui faut des élites, des représentants, des gens capables de penser pour lui et de le diriger; bref, qu’il est incapable d’une vraie culture politique parce qu’il est incapable de culture tout court.

On voit que les élites politiciennes et médiatiques autoproclamées qui l’accusent aujourd’hui du terme foncièrement méprisant de populisme n’ont rien inventé. La deuxième raison de fond qui nous mobilise autour de la culture, c’est que nous avons une haute idée de celles et ceux qui, dans les conditions actuelles de notre pays, contribuent à la porter au plus fort de l’imagination et de l’inventivité: les artistes, les intellectuels, les créateurs. L’histoire de notre parti l’a montré: avant-garde en politique et avant-garde  dans les arts ne sont pas identiques, mais ont eu bien souvent partie liée.

Le parti s’est résolu au fil du temps à combattre résolument l’ouvriérisme, ce poison qui semait la méfiance à l’égard de tout ce qui n’était pas né ouvrier et donc, en particulier, de tout ce qui était culture et intellectuel.

En 1959, il a ainsi soutenu la création du ministère de la Culture parce que c’était reconnaître, dans les institutions, la place et le rôle des artistes et des créateurs dans la vie sociale, même s’il a regretté que ce ministère s’occupe essentiellement des arts et des lettres et laisse hors de son périmètre les sciences et les technologies, ce qui le condamnait à une vue hémiplégique de la culture humaine. Et il a aussi évidemment combattu le fait que ce nouveau ministère dispose d’un budget confetti et que, à peine reconnue dans son apport, la culture soit ainsi condamnée à voir rogner ses ailes tant étaient pingres les limites de ce que Jean Vilar nommait par dérision « la cassette des menus plaisirs ».

Les temps ont bien changé depuis lors et les collectivités territoriales ont apporté à la culture beaucoup de ressources nouvelles, mais demeure puissant ce tropisme des milieux dirigeants qui consiste à tailler en premier dans le budget de ces activités quand, à leurs yeux, « l’austérité » s’impose, comme on le voit aujourd’hui. C’est que derrière ces restrictions budgétaires se cache en réalité une vision qui tend à déconsidérer la culture pour lui substituer le commerce et le tout nouveau culte marchand des loisirs.

Culture-loisirs: si les deux sont nécessaires, on voit bien la différence. La première relève d’une responsabilité publique qui vise à permettre son accès à égalité pour chacun et pour tous, quand les seconds relèvent du marché et de la consommation individuelle, avec ses inégalités béantes. Et l’on voit bien comment tout est fait pour qu’ils se contredisent aujourd’hui puisque les uns sont présentés comme visant à « faire oublier la vie et ses difficultés », quand l’autre vise à nous élargir l’horizon par l’imaginaire et à nous ouvrir les yeux sur la possibilité d’une autre vie (celle que le poète Arthur Rimbaud appelait « la vraie vie »).

On comprend qu’il n’y a là, au fond, qu’une adaptation par le cynisme contemporain de la maxime des empereurs romains: ce qu’il faut au peuple c’est du pain et des jeux (c'est- à-dire, d’un côté, la satisfaction a minima des besoins les plus pressants, et, de l’autre, du divertissement et des fêtes pour oublier ce «minima» et nous rendre satisfait d’être en vie!). On comprend que ce nouveau numéro de Cause commune et la convention nationale pour l'art, la culture et l'éducation populaire que notre parti organise les 28 et 29 septembre en prélude à notre congrès extraordinaire, aient là-dessus beaucoup à dire et à proposer. J’ai évoqué deux raisons de fond qui unissent notre parti à la culture. Il en est une troisième qui prend un relief singulier après les leçons que nous tirons de nos combats passés, des avancées obtenues comme des échecs, des impasses et des drames du communisme au XXe siècle, des leçons aussi de nos expériences politiques plus récentes. Elle tient à ce que nous savons désormais qu’il ne suffit pas de décréter la fin de l’exploitation capitaliste – ce que la révolution d’Octobre a tenté en supprimant la propriété privée des moyens de production et d’échange – pour émanciper les individus et transformer en profondeur la vie sociale.

Elle tient à ce que nous avons appris que tout miser sur la conquête du pouvoir et l’exercice de l’appareil d’État conduit à tarir les initiatives des individus et à museler la dynamique sociale qui sont les éléments vitaux du communisme. Il ne s’agit donc pas pour nous aujourd’hui d’agir pour une transformation sociale à l’ancienne, mais pour un dépassement communiste du capitalisme dans le sens de l’émancipation humaine, avec pour boussole et comme moteur la volonté de construire une société fondée sur le plein épanouissement de l’humanité en chaque individu. J’entends par là un « révolutionnement » des rapports sociaux qui n’échappe pas à la maîtrise de celles et de ceux qui l’accomplissent, mais qui leur permette au contraire d’en être – individuellement et collectivement – les acteurs et les décideurs, de façon à ce qu’ils se réapproprient les conditions de leur travail et de leur vie, dont ils sont précisément séparés dans une société de classe. Bien entendu, l’évocation d’une telle perspective et la nécessité d’une telle mobilisation populaire supposeront de plus en plus d’audace dans la pensée, et de fortes capacités d’invention, d’information, de délibération, de conviction pour être pleinement démocratique

On mesure alors l’exigeante ambition que nous mettons au cœur de notre combat et la place marquante et croissante que ne peut manquer d’y tenir la culture.

Peut-être faut-il d’ailleurs ici remarquer que la culture ce n’est pas seulement l’énumération d’activités qui seraient dites « culturelles » et dont la responsabilité incomberait exclusivement à la collectivité. Après tout, la culture, c’est aussi pour chacun une question de volonté et de choix personnel en faveur d’un élan qui vous élève au-dessus de soi, au-dessus du lieu où l’on est né, de l’époque où l’on vit, du point où l’on est. C’est ce qui vous sort de votre village et de votre quartier, bouleverse votre rapport au temps et à l’espace, ce qui vous rend partie prenante de toute l’humanité et vous ouvre l’esprit à la dimension du monde. Comment les individus du communisme pourraient-ils l’oublier, le négliger et s’en passer ? N'oublions pas ce que disait Antoine Casanova, grand intellectuel communiste disparu l'an dernier, à propos des œuvres artistiques: elles ont « une immense et subtile capacité de résonances symboliques directes et indirectes, conscientes et inconscientes, qui sont tout à la fois historiquement situables et historiquement mouvantes et inépuisables. […]

L'accès à ces œuvres et aux pratiques qui s'y rattachent est ainsi source d'irremplaçables possibilités dans l'exercice de toutes les formes d'activité de mémoire et de pensée comme dans la perception la plus fine des multiples relations entre les différents niveaux du réel. L'appropriation des dimensions esthétiques de la culture constitue ainsi une richesse dont l'absence est mutilante pour les citoyens».

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Pierre Laurent (photo L'Humanité)

Pierre Laurent (photo L'Humanité)

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23 août 2018 4 23 /08 /août /2018 05:04

Il a quitté le Fort de Brégançon hier, le conseil des ministres fait sa rentrée aujourd’hui. Tout est pour le mieux  dans le meilleur des (nouveaux)mondes possibles : au deuxième trimestre les multinationales ont versé 497 milliards de dollars à leurs actionnaires au plan international, un record. En France, jamais les entreprises n’avaient versé autant de dividendes à leurs actionnaires.   Du côté des premiers de cordée, pas besoin d’épisodes orageux pour que le liquide ruisselle à torrent ! Il pleut toujours où c’est mouillé comme le dit si bien le dicton populaire…

Alors que depuis son arrivée à Élysée, Macron appauvrit le pays pour financer les cadeaux aux plus riches, que les indicateurs économiques sont préoccupants, le pouvoir décide de ne rien changer.

Et pendant ce temps ? Pendant ce temps, le chômage est toujours à des niveaux records, la pauvreté frappe 9 millions de personnes, le logement en France, comme l’a confirmé le drame d’Aubervilliers, est indigne d’un pays développé, des dizaines de milliers de  bacheliers sont toujours sur le carreau, sans affectation universitaire et, pour celles et ceux qui en ont une,  le coût de la rentrée est à la hausse ; étudier est désormais un luxe… 

Pendant ce temps ? Pendant ce temps, l’Hôpital public est à l’agonie par manque de personnels, qui n’ont plus les moyens de leur action, les agriculteurs-trices, n’ont plus les ressources pour vivre. 

Ce qui se construit sous nos yeux, en cette fin du mois d’août, est une société inhumaine !

Mais le credo du monarque et de ses courtisans est le même : réduction des dépenses publiques, des APL, instauration d’une retraite par points avec baisse des pensions, diminution de l’indemnisation chômage, réforme institutionnelle qui cherche à casser le lien entre les citoyens et leurs élu-e-s, à assécher la capacité des collectivités locales à répondre aux besoins. Un seul credo, un seul dogme, la compétitivité, avec ses dégâts humains, sociaux, économiques et écologiques la vente à l’encan des services publics.

La coupe est pleine. Les communistes, leurs parlementaires, leurs élus sont déterminé-e-s à agir sur tous les terrains. Ils sont disponibles pour tous les rassemblements, toutes les solidarités qui permettront de faire échec à Macron et construire une alternative de gauche : notre pays ne peut continuer ainsi. Nous le réaffirmerons ce week-end à Angers durant notre Université d’été, lors du rassemblement que nous y organisons, avec Ian Brossat, chef de file des communistes à l’élection européenne de 2019, devant l’Hôpital d’Angers, menacé d’asphyxie.

L’argent existe pour répondre aux besoins sociaux. Un autre nouveau monde est possible, nécessaire et urgent. 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

La misère et les inégalités, au soleil ou sous la pluie, ça suffit! - Pierre Laurent, secrétaire national du PCF (22 août 2018)
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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 07:40
Ian Brossat

Ian Brossat

 

Interview de Ian Brossat, chef de file des communistes pour les élections européennes de mai 2019, pour le "Rouge Finistère" du mois de septembre, le journal de la fédération PCF du Finistère.

le 13 août 2018. 

Ian Brossat sera dans le Finistère pour des rencontres sur les enjeux économiques et sociaux liés à l'Europe (économie maritime, travailleurs détachés, agriculture...) et une réunion publique au mois d'octobre prochain dans le cadre de la campagne européenne des communistes. Il sera aussi à la Fête de l'Humanité Bretagne au parc des expos de Lorient à Lanester les 1er et 2 décembre. 

Comment qualifierais-tu la situation de l'Union européenne aujourd'hui et les politiques qui sont promues par les gouvernements européens - quand ils trouvent des compromis - et la commission européenne? 

 
L'Union européenne promeut depuis de nombreuses années des politiques d'austérité. Celles-ci sont à la fois injustes et inefficaces. Au cours des 10 dernières années, les richesses produites ont augmenté, certes. Le PIB des pays de l'UE est passé de 15 000 milliards d'euros à plus de 17 000 milliards d'euros entre 2006 et 2017. 2000 milliards d'euros de plus, c'est l'equivalent du PIB français. Mais dans la même période, la part de travailleurs pauvres est passée de 7% à 10%. Ceux qui ont produit ces richesses n'ont pas été récompensés pour leurs efforts. Pire, ils se sont appauvris. Ce sont les multinationales qui en ont profité et s'en sont mis plein les poches.
Tout cela n'est pas le fruit du hasard. La politique de l'Union européenne y est pour beaucoup. Toute sa logique peut être résumée en 3 lettres : priorité aux marchés. Résultat, c'est jackpot pour les banques et ceinture pour les autres.
Depuis la crise de 2008, la Banque centrale européenne a versé 3000 milliards d'euros aux banques privées sans la moindre contre-partie. Les mêmes banques qui alimentent la spéculation et qui vous infligent des aggios dès lors que vous avez quelques euros de déficit.
Quant aux salariés, la Commission européenne leur inflige la mise en concurrence à tous les étages. Elle organise le dumping social, c'est-à-dire la course aux plus bas salaires et aux pires conditions de travail. Elle ne fait rien d'efficace face au travail détaché, rien face aux délocalisations.
Au dumping social, elle ajoute le dumping fiscal en encourageant les États à baisser les impôts des plus riches et des entreprises.
C'est avec cela qu'il faut rompre. Car cette Europe nous conduit dans le mur. La preuve : les gouvernements ont tellement dégoûté les Européens de l'Europe qu'ils finissent par se jeter dans les bras de l'extrême-droite. Il y a donc urgence à porter la voix d'une autre Europe, qui soit celle du monde du travail, et non celle du fric.
 
Sur quels principes et objectifs essentiels s'appuie le projet que défendent les communistes pour l'Europe et les élections européennes de mai 2019? 
 
On nous a longtemps vendu l'Europe en nous expliquant qu'elle nous permetrrait de faire contrepoids aux États-Unis et de contrer les logiques les plus mortifères de la mondialisation. Nous avons désormais un peu de recul. Est-ce ce qui se passe ? Absolument pas. Au contraire, l'Europe telle qu'elle est incite à la mise en concurrence de tous contre tous. Se mettre ensemble pour se faire la guerre, c'est tout de même un étrange projet.
Ce n'est pas le nôtre. Nous considérons qu'il faut construire l'Europe de l'humain d'abord. Une Europe qui nous tire vers le haut au lieu de nous aspirer vers le bas, comme c'est le cas actuellement. Une Europe de coopération, à rebours des logiques de concurrence.
L'Europe doit cesser d'être une machine à fabriquer de la régression sociale.
Sur le travail, sur le service public, il faut tourner la page des logiques libérales. Nous proposons par exemple de mettre fin aux directives de libéralisation, celles qui viennent de conduire la mise en concurrence de la SNCF et à terme à sa privatisation.
 
 
Quelle la marque distinctive de la proposition et du travail des communistes sur l'Europe? 
 
Tout cela suppose une toute autre utilisation de l'argent au sein de l'union européenne. J'évoquais tout à l'heure les 3000 milliards d'euros versés par la BCE aux banques privées. Tout cela alors qu'on nous rabache en permanence qu'il n'y a pas d'argent dans les caisses... Ça ne peut pas continuer comme ça. C'est une folie. Cet argent pourrait être être tellement utile s'il était utilisé autrement.
Nous proposons qu'il serve à la constitution d'un fonds dédié au développement des services publics. Dans le contexte que nous connaissons, marqué par une fragilisation terrible des services publics, notamment dans le domaine de la santé, ce serait une avancée formidable.
 
 
Comment le PCF va t-il mener cette campagne européenne? 
 
Nous avons décidé de commencer cette campagne très tôt. Pour une raison toute simple : les thématiques européennes sont déjà très présentes dans l'actualité. On le voit sur la question des réfugiés. L'Europe est aux abonnés absents et trahit toutes les valeurs qui devraient être les siennes. Elle est incapable d'organiser l'accueil de quelques milliers de personnes, alors que l'UE compte plus de 500 millions d'habitants. Elle n'est pas capable non plus de tordre le bras aux gouvernements d'extrême-droite, alors qu'elle est si prompte à imposer à coups de lattes des politiques d'austérité à ceux qui voudraient y résister. On l'a vu en Grèce. Le devenir de l'Europe est au coeur de l'actualité.
Nous allons donc mener une campagne de longue haleine, en nous adressant largement à tous ceux qui veulent une autre Europe. Le débat ne doit pas se laisser enfermer par les libéraux d'un côté et les fachos de l'autre. Les peuples d'Europe méritent mieux.
Ian Brossat

Ian Brossat

Européennes : avec Ian Brossat, le choix d'une Europe plus démocratique, sociale et solidaire
 
Les communistes ont fait le pari de la jeunesse et de l'audace pour désigner leur chef de file aux européennes en choisissant de faire confiance à Ian Brossat. 
 
Né en 1980,  engagé au PCF à 17 ans, puis professeur de Lettres dans un lycée de région parisienne.  Son combat  de militant est tout entier dirigé pour l'égale citoyenneté réelle de tous et la lutte contre les discriminations.  
 
Ce militant brillant et percutant, doublé d'un élu efficace et opiniâtre, est élu à Paris depuis 2008, date à laquelle il est devenu le plus jeune président de groupe au Conseil Municipal de Paris. 
 
C'est depuis 2014 l'adjoint au logement de la ville de Paris. 
On lui doit un travail de tous les instants pour démocratiser l'accès au logement pour les Parisiens, n'hésitant pas à se heurter aux intérêts des promotteurs et des riches qui veulent vivre dans l'entre soi. 
C’est lui qui est à l’initiative du centre d’hébergement des sans abri dans le seizième arrondissement de Paris, de la lutte contre Airbnb qui chasse les classes populaires de la capitale, à l’initiative aussi de la création de 6000 logements sociaux dans le seizième et à l’augmentation importante du pourcentage de logement sociaux à Paris. Il défend les migrants à Paris, s'oppose à la vidéo-surveillance, à la privatisation des déchets. Il montre que la politique, ce n'est pas que des grandes phrases et des postures, mais un travail pour conquérir des avancées concrètes pour les classes populaires. 
 
Les prochaines élections européennes auront lieu le 26 mai 2019 et nous permettrons en France d'élire 79 députés européens avec un scrutin de liste national à la proportionnelle.
 
Actuellement, trois élus français au Parlement Européen représentent notre sensibilité de la gauche sociale, écologique, anti-libérale : Patrick Le Hyaric et Marie-Pierre Vieu, députés communistes et Front de Gauche, et Marie-Christine Vergiat, députée Front de Gauche.
 
Travaillant au sein du groupe de la Gauche Unitaire Européenne-Gauche Verte Nordique (GUE-NGL) – 52 députés - avec l'ensemble des forces progressistes européennes (Sinn Féin, Die Linke, Gauche écologiste nordique, Syrisa, Podemos et Izquierda Unida, ...etc), nos élus font un travail essentiel dans une assemblée dominée par les libéraux et conservateurs et où l'extrême-droite nationaliste est de plus en plus forte, et risque de l'être encore davantage à l'issue de ces élections européennes, pour défendre les réfugiés et migrants, dénoncer et faire connaître les traités de libre-échanges anti-démocratiques (TAFTA , CETA, TISA), défendre les services publics et les droits de l'homme, plaider contre le néo-colonialisme, les logiques de guerre impérialistes, pour le droit des peuples palestiniens et kurdes, pour la Paix et le désarmement nucléaire.
 
Le groupe GUE-NGL est le seul groupe du Parlement à lutter constamment, et depuis le début, contre les plans d’austérités, les politiques macroéconomique et ultra-libérales de l’UE, et à prôner l’idée d’une autre Europe respectueuse des peuples. 
 
Ce sont députés qui portent la voix du mouvement social et des classes populaires en Europe.
 
L'expérience montre à cet égard que, même minoritaires, des parlementaires déterminés à prendre appui sur des mobilisations populaires suffisantes, peuvent remporter des victoires spectaculaires. Parmi les exemples emblématiques de tels succès, citons la mise en échec , à deux reprises, du projet de la Commission de casser le statut des dockers (2003 et 2006) ou le rejet du projet de directive visant à légaliser en Europe  la pratique américaine des "brevets logiciels" réclamés par les lobbys des multinationales (2005) . Quant à directive sur laquelle se fondait le gouvernement Macron-Philippe pour justifier la "réforme" de la SNCF, elle avait failli -à 24 voix près sur 704 votants ! - être bloquée en décembre 2016...
 
Dans ce contexte, il y a tout lieu de se féliciter que le PCF ait choisi pour conduire et animer la liste qui représentera le mieux les valeurs d'une gauche sociale et progressiste à ces élections européennes : Ian Brossat.
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22 août 2018 3 22 /08 /août /2018 06:52
ALIMENTATION. LA LUTTE DES CLASSES SE JOUE AUSSI DANS L’ASSIETTE (Olivier Morin, L'Humanité, 22 août 2018)
Paris, août 2017. Aujourd’hui, sur la place de la Bastille à Paris comme au pied des immeubles des villes populaires d’Île-de-France, des producteurs du Sud-Ouest vont proposer des denrées maraîchères accessibles. Ils seront des milliers, précaires, salariés aux faibles revenus, retraités, à pouvoir s’offrir ce privilège de bien manger. Patrick Gély

Paris, août 2017. Aujourd’hui, sur la place de la Bastille à Paris comme au pied des immeubles des villes populaires d’Île-de-France, des producteurs du Sud-Ouest vont proposer des denrées maraîchères accessibles. Ils seront des milliers, précaires, salariés aux faibles revenus, retraités, à pouvoir s’offrir ce privilège de bien manger. Patrick Gély

ALIMENTATION. LA LUTTE DES CLASSES SE JOUE AUSSI DANS L’ASSIETTE
Mercredi, 22 Août, 2018

Avec leur vente solidaire annuelle de fruits et légumes, PCF et Modef démontrent, le temps d’une journée, que les classes populaires ne sont pas condamnées à se priver de produits de qualité et à un prix juste.

Déguster un gratin de courgettes, une tarte aux prunes ou même une salade de tomates relève parfois du luxe pour des familles aux revenus modestes ou des retraités aux pensions faibles. Mais, au pied des immeubles des villes populaires d’Île-de-France comme sur la place de la Bastille, au cœur de Paris, ils seront encore des milliers aujourd’hui à pouvoir s’offrir des fruits et légumes frais, de qualité, et à des prix justes, aussi bien pour le producteur que pour le consommateur. En réalisant leur initiative annuelle de vente à prix coûtant, la Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux (Modef) et le Parti communiste français réduisent, le temps d’une journée, la différence du contenu des assiettes entre les couches sociales.

LES PLUS MODESTES, DAVANTAGE VICTIMES DE DIABÈTE ET D’OBÉSITÉ

Car, si la France est le 4e producteur de fruits et légumes en Europe (après l’Espagne, l’Italie et la Pologne), tous ses citoyens n’y ont pas accès de la même manière. Un rapport réalisé tous les sept ans par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, et publié l’an dernier, démontre combien les habitudes alimentaires sont un reflet saisissant des inégalités sociales. Dans ces habitudes, la consommation de fraises, petits pois, tomates et aubergines est davantage le fait d’individus ayant un niveau d’études supérieur à bac + 4 que de leurs compatriotes ayant quitté les bancs de l’école en primaire ou au collège, qui en mangent en proportions moindres. Ces derniers, davantage touchés par le chômage ou occupant des emplois d’ouvriers ou d’employés, perçoivent des revenus moins importants. Leurs choix se portent davantage sur de la viande rouge, pourtant peu bon marché, mais symbole de l’assiette des catégories aisées, ou sur des pommes de terre et des produits issus de céréales, jugés plus nourrissants. D’autant que, selon Faustine Régnier, docteur en sociologie de l’alimentation à l’Institut de recherche agronomique (Inra), les ménages modestes, qui consacrent une part importante de leur budget à leur alimentation, sont plus sensibles aux variations des prix. Or, saisonnalité oblige, les prix des fruits et légumes frais passent parfois du simple au double en quelques mois sur les étals. Le résultat de ces arbitrages contraints n’est pas sans conséquence sur la santé, puisque les Français aux revenus modestes sont davantage victimes de maladies cardio-vasculaires, de diabète ou d’obésité.

Pourtant, les pouvoirs publics avaient bien initié une campagne choc, il y a une quinzaine d’années, avec l’ordre intimé de consommer cinq fruits et légumes par jour. Depuis, si le slogan a été intégré par une majorité de Français, les études s’accordent à constater que le conseil n’est pas suivi. À tel point que, depuis dix ans, l’obésité reprend sa progression. Selon le Centre de recherches pour l’étude et l’observation des conditions de vie, la proportion d’enfants en surpoids ou obèses était de 19,8 % en 2017, contre 15,8 % en 2007, avec une surreprésentation de « 35 % dans les foyers avec moins de 9 900 euros annuels par unité de consommation ». Ceux qui précisément font l’impasse sur les fruits et légumes frais. C’est dire si la seule injonction, voire la culpabilisation des consommateurs, ne suffit pas à modifier leur comportement alimentaire. D’autant que les messages de recommandation ne sont pas entendus de la même manière selon les catégories sociales. Dans les foyers modestes, la priorité est plutôt donnée au goût et à l’abondance, tandis que, chez les plus aisés, l’alimentation est davantage associée à la santé.

AUX RESTOS DU CŒUR, LES MELONS, RADIS, COURGETTES… SONT PRISÉS

Force est d’ailleurs de constater que les qualités organoleptiques des fruits et légumes proposés en grande surface ne sont pas au rendez-vous, contrairement à celles des produits que l’on peut se procurer sur les marchés de producteurs et dans les magasins bio. Pour Catherine Richard, directrice de recherche à l’Inra d’Avignon (Vaucluse), les sélections génétiques des fruits et légumes majoritairement consommés portent davantage sur leur résistance aux maladies et aux ravageurs et sur leur facilité à être transportés plutôt que leurs qualités nutritives. Ainsi, des tomates récoltées tournantes (orangées) par le producteur et passées par une succession de chambres froides n’auront pas le même goût que les mêmes tomates récoltées mûres et vendues peu de temps après. L’une et l’autre ne contiendront pas non plus le même taux de lycopène, ce nutriment qui prévient le cancer de la prostate et que l’on trouve dans les tomates récoltées mûres. Là aussi, les inégalités se retrouvent dans l’assiette.

Pourtant, chez les plus précaires aussi les fruits et légumes sont également prisés, dès l’instant qu’ils y ont accès. Aux Restos du cœur, on constate que, lors des distributions de denrées alimentaires, bananes, melons, radis ou courgettes ont toujours du succès. Signe que le revenu est un facteur décisif dans le contenu de l’assiette.

Mais Arnaud Faucon, secrétaire national de l’Indecosa CGT, rappelle que, même quand les couches populaires pourraient avoir accès à des fruits et légumes, ceux-ci sont d’une qualité inférieure à ceux qui garnissent les plats des catégories aisées. Et le syndicaliste de pointer la culpabilisation que l’on fait subir aux consommateurs qui devraient « bouger plus », manger « moins gras », ne pas gaspiller ou consommer « plus de légumes ». L’Association pour l’information et la défense des consommateurs de la CGT se bat d’ailleurs pour la démocratisation de l’accès aux fruits et légumes, tout en rappelant que, d’un côté, les producteurs sont contraints d’écraser leurs prix de vente et, de l’autre, les citoyens sont soumis à des prix élevés.

UN ENCADREMENT DES PRIX, QUI PUISSE RÉMUNÉRER LE PRODUCTEUR

Une situation qui s’aggrave, selon Arnaud Faucon, avec la concentration des centrales d’achats, symptômes du système capitaliste monopolistique, qui rend captifs producteurs et consommateurs. Tout en saluant l’initiative annuelle du Modef et du PCF qui se décline dans 80 points de vente en Île-de-France (voir encadré), il estime que, pour permettre à tous de bien se nourrir, une augmentation des salaires et des pensions est nécessaire, ainsi qu’un encadrement des prix, qui puisse rémunérer le producteur et permettre au consommateur de manger équilibré. Un moyen d’inverser la tendance que défendent les agriculteurs du Modef depuis longtemps et dont le PCF s’est emparé. Son porte-parole, Olivier Dartigolles, explique que « ni les états généraux de l’alimentation, ni la loi agriculture et alimentation telle qu’elle est ne donneront de résultats en faveur des consommateurs et des producteurs tant qu’il n’y a pas de remise en cause de la logique dominante ». Pour le dirigeant communiste, l’accès aux fruits et légumes pour tous est un enjeu de santé publique. Enjeu qui peut s’inscrire dans un cercle vertueux où une plus juste rémunération du travail des paysans remplacerait l’accaparement de la valeur ajoutée par les intermédiaires. Pour y parvenir, une proposition de loi, retoquée en 2016, émanant des parlementaires PCF et visant à garantir le revenu des agriculteurs tout en encadrant les marges de la grande distribution est prête à être rediscutée.

 
Olivier Morin
Photo Elie Joussellin, vente solidaire de fruits et légumes à Paris par le PCF et le Modef, 22 août 2018

Photo Elie Joussellin, vente solidaire de fruits et légumes à Paris par le PCF et le Modef, 22 août 2018

Photo Elie Joussellin, vente solidaire de fruits et légumes à Paris par le PCF et le Modef, 22 août 2018

Photo Elie Joussellin, vente solidaire de fruits et légumes à Paris par le PCF et le Modef, 22 août 2018

Didier Le Reste - Photo Elie Joussellin, vente solidaire de fruits et légumes à Paris par le PCF et le Modef, 22 août 2018

Didier Le Reste - Photo Elie Joussellin, vente solidaire de fruits et légumes à Paris par le PCF et le Modef, 22 août 2018

C'est parti ! Le PCF Paris et le MODEF vendent les fruits et légumes à prix coûtant place de la Bastille ! Contre les marges de la grande distribution, pour des halles alimentaires, alors que l'alimentation est le deuxième budget des Parisiens derrière le logement, les communistes restent mobilisés pour une alimentation saine et de qualité pour toutes et tous !

Elli Joussellin (PCF Paris)

Ce matin, à Paris et dans 80 points de la Région parisienne, ventes solidaires de fruits et légumes, à l'initiative du Parti communiste français et du MODEF, une organisation de petits producteurs agricoles. Des fruits et légumes de qualité, à un prix accessible pour les consommateurs mais rémunérateurs pour le producteur. En effet, l'alimentation reste marquée par les inégalités sociales. Le PCF, "LE" parti des solidarités concrètes ! La liste des points de vente : www.humanite.fr/fruits-et-legumes-au-juste-prix-les-points-…

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 07:46
La journée à la mer en or de 1 700 habitants de l’Oise (Le Parisien, 18 août 2018)

Le Parisien,  Ivan Capecchi 18 août 2018

Plus de 1 700 habitants de l’Oise ont pris la route, ce samedi, pour Dieppe dans le cadre du dispositif « Une Journée à la mer », destiné aux plus modestes.

Il est 10 heures. Isra fixe la mer. « C’est magnifique. Ça change de Beauvais », confie-t-elle. Cette lycéenne de 15 ans fait partie des 1 700 habitants de l’Oise qui ont pris, ce samedi matin, la route pour Dieppe dans le cadre du dispositif « Une Journée à la mer ». Organisé par le Parti communiste français (PCF), il vise à permettre aux personnes modestes de partir en vacances.

« Le seul fait de partir représente une petite lueur d’espoir », commente Thierry Aury, secrétaire départemental du parti. Si la journée est ouverte à toute personne, militante ou non, elle n’en garde pas moins un aspect politique. Dans les cars en partance pour Dieppe, un discours est prononcé par chaque responsable, ponctué de commentaires sur la situation sociale du pays : « Ici, personne n’a eu une piscine privée payée par l’argent public comme Brigitte au Fort de Briançon », peut-on ainsi entendre.

Aurélie, 29 ans, est venue avec ses deux enfants. A cause de problèmes de santé, elle ne peut ni travailler, ni passer le permis de conduire. « Dans ces conditions, c’est compliqué de partir en vacances », confie la jeune femme dans le car, sa petite fille endormie sur les genoux. Ce qu’elle espère de cette journée ? « Changer d’air », simplement. Christiane, elle, est accompagnée de quelques copines. Cette retraitée de 69 ans n’a qu’une hâte : « manger une moule au roquefort ! ».

Peu avant 10 heures, les vacanciers débarquent sur l’esplanade de Dieppe, surplombée par le château de la ville, qui abrite la plus grande collection d’ivoire de France. Cris de mouettes, vent marin, le décor est posé. Nicolas Langlois, le maire communiste, est même là pour accueillir les familles et se prête volontiers au jeu des photos.

De son côté, Aurélie s’est faufilée direction le marché de la ville. « C’est immense, on s’y perd ! », s’amuse-t-elle. Pendant ce temps, Florian, 17 ans, profite de la plage avec son groupe d’amis. « J’ai mis la main, elle est bonne », assure le jeune homme qui découvre Dieppe pour la première fois. Derrière lui, les vagues se brisent sur les galets, tandis que quelques baigneurs affrontent timidement l’eau.

Dans le centre-ville, Prat boit un coup au « Café suisse », qui jouxte le port de plaisance. Il est venu avec douze de ses amis, tous réunis autour d’une même passion : le jardinage. « Chaque année, on vient. Ça nous permet de passer un moment convivial », confie l’homme de 58 ans qui dit ne plus pouvoir partir en vacances « à cause des impôts locaux ».

Au même moment, Michel et Béatrice viennent de se mettre à table à la petite brasserie La Cravache d’Or. Au menu du jour : moules marinières et ses frites maison. Le couple en convient : s’ils viennent ici, ça n’est pas par manque de moyens. « Ce qui me plaît avant tout, c’est l’esprit de l’initiative », explique Michel. « On aurait pu venir par nos propres moyens, mais c’est plus pour participer à cet élan de solidarité qu’on est là », détaille ce retraité de 70 ans.

Tous les participants semblent ravis de leur journée passée à la mer. A l’image de Virginie, qui participe pour la quatrième fois. « Aujourd’hui, on a fait un tour de 45 minutes en bateau, c’était une bonne expérience », raconte cette mère de famille de 36 ans, les mains remplies de crêpes au Nutella et de beignets, sur la plage. De son côté, François, chapeau de paille vissé sur la tête, l’assure : il reviendra l’année prochaine, « sans hésiter ».

 

photo Thierry Aury journée à la mer organisée par le PCF à Dieppe

photo Thierry Aury journée à la mer organisée par le PCF à Dieppe

photo Thierry Aury journée à la mer organisée par le PCF à Dieppe

photo Thierry Aury journée à la mer organisée par le PCF à Dieppe

Gros succès de la 24e journée à la mer à l'initiative du PCF à Dieppe ! 29 cars et plus de 1750 personnes ... et du bonheur partagé. Un bout de droit aux vacances arraché pour des centaines de familles "qui n'ont pas un pognon de dingue, ni une piscine privée à Bregançon" ! Toujours un accueil chaleureux de nos camarades dieppois, en premier lieu mon ami Nicolas Langlois, le jeune maire communiste de cette ville vivante et rebelle. Et puis en plus de la plage, des musées, du château et de la cité de la mer avec son aquarium ouverts gratuitement, de la fête, des concerts gratuits, des balades en ville, sur le marché, sur les quais des ports, des moules-frites, cette journée de solidarité concrète c'est aussi l'occasion de centaines de discussions et de contacts noués, de pétitions signées pour "un plan d'urgence pour la Santé", de populariser la Fête de l'Huma, d'adhérer au PCF pour être plus nombreux à agir pour l'humain d'abord ! "Il ne faut pas de tout pour faire un monde, il faut du bonheur et rien d'autre" disait le poète Paul Eluard. Vive la Journée à la mer !

Thierry Aury, secrétaire départemental du PCF de l'Oise

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21 août 2018 2 21 /08 /août /2018 07:37
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