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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 19:37
Congrès du PCF: l'heure des choix ( Cédric Clérin, L'Humanité - Jeudi 27 septembre 2018)
CONGRÈS DU PCF : L’HEURE DES CHOIX
Jeudi, 27 Septembre, 2018

Les communistes choisissent du 4 au 6 octobre, leur « base commune ». Un première option importante en vue d’un congrès extraordinaire qui doit redessiner le parti en profondeur.

Pour les communistes, l’heure des choix approche. Le congrès extraordinaire entre dans sa phase décisive. Les adhérents du PCF doivent, désormais, choisir le texte qui leur servira de base d’une discussion qui se clôturera la 25 novembre , lors du Congrès national. Le texte élaboré par le Conseil national ainsi que 3 textes alternatifs sont soumis au vote. Comment remettre les idées communistes à l’ordre du jour et refaire du PCF une force politique de premier plan ? Voilà les questions auxquelles chacun des textes tente de répondre. « Pour faire la révolution, nous avons aussi besoin de la nôtre », disait encore Pierre Laurent lors de la Fête de l’Humanité.

Rendre le communisme visible
« La question est de ré-identifier ce que l’on entend par communisme », selon Guillaume Roubaud-Quashie, qui a coordonné le travail du Conseil national pour sa proposition de base commune, « Le communisme est la question du XXIe siècle ». « Notre congrès s’inscrit dans le paradoxe du moment : l’urgence de dépassement du capitalisme est presque palpable, mais nous avons subi un revers électoral très sérieux », analyse-t-il. Il y a en fait deux paradoxes pour les communistes : pour la première fois depuis 1969, le candidat qu’ils ont soutenu à la présidentielle de 2017 a obtenu près de 20 % des suffrages mais, faute d’accord politique, les candidats communistes aux législatives ne réalisent que 2,79 % des voix, score historiquement bas, tout en faisant élire 4 députés de plus qu’en 2012.

« L’effacement » explique les difficultés actuelles du PCF pour les rédacteurs du texte « Reconstruire le parti de classe, donner la priorité au rassemblement dans les luttes » qui se veut en rupture avec les 3 autres. Il est soutenu par Emmanuel Dang Tran, plusieurs fois candidat à la tête du parti, et le réseau Vive le PCF, classé comme orthodoxe. Pour Dominique Negri, membre du PCF dans l’Isère, « il faut en finir avec la politique de liquidation-mutation-effacement et reconstruire un parti de classe ». « L’effacement » est également dénoncé par les signataires du texte « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle ». Ce texte est notamment soutenu par plusieurs parlementaires, les animateurs de la section économique du PCF, les dirigeants de la fédération du Pas-de-Calais (qui présentaient leur propre texte lors des derniers congrès), le réseau Faire vivre le PCF – réputé identitaire –, et quelques anciens soutiens de Robert Hue. Pour Frédéric Boccara, économiste et l’un des rédacteurs du texte, « la question est : “Est-ce qu’on continue en améliorant un peu les choses ou est-ce qu’on réoriente la stratégie du parti ?” » Pour lui, le PCF doit faire le bilan de ses stratégies des dernières années, et notamment celle du Front de gauche, qui ont conduit à son « effacement ».

Une analyse que ne partage pas Frédérick Genevée, historien, promoteur du texte « Se réinventer ou disparaître, pour un printemps du communisme », qui se situe dans la lignée des « rénovateurs » dans le PCF. « Ce n’est pas qu’une question stratégique, mais une question beaucoup plus radicale qui nous est posée, tous les PC du monde sont confrontés à de profondes difficultés », argue-t-il. «je crois cependant qu’un parti communiste a une pertinence et le communisme une actualité.»

Sans être d’accord sur le constat, les communistes dans leur diversité se posent la question : que faire ? Pour Guillaume Roubaud-Quashie, « il faut ré-identifier le communisme autour de 3 axes : d’abord, sur le fait d’être les porteurs de l’idée que le grand nombre qui produit les richesses doit être celui qui décide. Ensuite, sur la question écologique qu’on ne peut pas penser en fermant les yeux sur le capitalisme. Et, enfin, sur la question de l’épanouissement des individus contre le patriarcat et le racisme, qui sont des combats essentiels qui ne nous sont pas forcément associés dans la société ».

Que faire  ?
Pour Frédéric Boccara, il s’agit pour le PCF de s’affirmer et d’« arrêter de croire que le rassemblement passe par l’effacement de nos propositions. Des idées comme la BCE abondant un fonds de développement des services publics ou la lutte contre le coût du capital sont de nature à rassembler ». Pour les économistes communistes, la proposition de sécurité d’emploi ou de formation est également au cœur d’un projet communiste pour transformer le marché du travail.

« Il faut sortir du carcan de l’Union européenne qui détermine toute notre politique, dénonce, pour sa part, Dominique Negri. Nos propositions doivent attaquer le cœur de la politique de l’UE et celle de Macron en demandant, par exemple, le monopole public sur le transport des voyageurs et du fret. »

Du côté du « printemps du communisme », on cherche à élaborer « une nouvelle fonction révolutionnaire pour le PCF », basée sur des « évolutions révolutionnaires » que l’on trouve chez Marx, puis chez Jaurès : « Il ne s’agit pas seulement de cumuler les réformes, mais, à partir des mouvements progressistes de la société, de proposer des réformes qui soient en elles-mêmes des ruptures qui permettent d’avancer vers une autre société. Et ce dans tous les domaines, sans hiérarchie des luttes », décrit Frédérick Genevée. Pour l’historien, « cela pourrait commencer par les sujets écologiques, on ne peut plus être le parti du tout-nucléaire et de Notre-Dame-des-Landes ».

Comme souvent, la question de la stratégie électorale fait débat. Pour Marie-Christine Burricand, qui soutient le « manifeste », le PCF doit travailler « à présenter des candidats à toutes les élections pour porter nos propositions », regrettant 2017 et la candidature Mélenchon. Il faut construire une « unité populaire et politique agissante en mettant au défi les forces politiques sur les réponses aux questions posées par les luttes », estime, pour sa part, Frédéric Boccara. « Des alliances, pourquoi pas ? Mais pour quoi faire ? On voit où a mené l’union de la gauche. Pour s’allier, il faut des positions très claires », revendique Dominique Negri. Pour le soutien du « printemps », il faut au contraire cons­truire « un front commun qui permette la convergence des forces antilibérales » au premier rang desquelles la France insoumise. Le Conseil national propose de son côté la mise en place de fronts de luttes divers, « parce que le spectre des gens à rassembler n’est pas toujours le même en fonction du sujet », et d’un « forum national politique » qui permettrait débats, campagnes et constructions programmatiques ou électorales communes sans frontières fixes.

Enfin, la question de l’organisation du parti est, elle aussi, en débat à l’heure de l’émergence des « mouvements » politiques. « Nous voulons un parti et pas un mouvement », dit, sans ambages, Marie-Christine Burricand, pour qui « il faut consacrer plus de temps et d’énergie à la reconstruction d’une organisation, à commencer par les cellules et les sections ». Le texte appuie aussi sur l’implantation dans l’entreprise. « Il est essentiel d’être sur le front de classe et donc dans les entreprises », abonde Dominique Negri.

Innovations
Du côté du Conseil national, comme du « printemps », on regarde plus volontiers vers des innovations organisationnelles : « Il faut un parti beaucoup plus horizontal, des fonctions moins centralisées et des commissions élues par les communistes », relève Frédérick Genevée. Pour Guillaume Roubaud-Quashie, « notre force militante est l’une des plus importantes du pays, il faut réussir à la rendre plus efficace ». Pour le professeur d’histoire, « une nouvelle plateforme numérique doit nous permettre d’être plus efficaces sur les réseaux sociaux et davantage en prise avec ce que les adhérents veulent faire de leur parti ». La base commune du Conseil national propose également « la mise en place de réseaux d’initiative permettant à des personnes de s’investir sur une question précise et donc pour le PCF d’être utile au plus grand nombre ».

Le vote des communistes, du 4 au 6 octobre, doit donc décider d’une première orientation pour le PCF. Les adhérents pourront, ensuite, amender le texte jusqu’au Congrès national, du 22 au 25 novembre, et choisir le Parti communiste qu’ils veulent pour demain.

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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 07:41
Le communisme est la question du XXIe siècle - pourquoi je soutiendrai la base commune du Conseil National, par Ismaël Dupont

Le rôle d'une base commune pour nos congrès est de constituer un socle rassembleur à partir duquel les adhérents, les sections, et les fédérations pourront travailler pour l'amender et le compléter afin de donner au Parti Communiste une feuille de route pour les années à venir. 

La base commune doit être le résultat d'un travail collectif approfondi, s'appuyer sur les débats des camarades, permettre de poursuivre le débat dans un cadre unitaire et avoir une ambition de rassemblement des communistes et d'efficacité pour le déploiement de l'action des communistes. 

Je crois que c'est le cas pour la proposition de base commune votée par le Conseil National du PCF du 2-3 juin dernier: "Le communisme est la question du XXIe siècle"

Cette proposition de base commune rédigée en grande partie par Guillaume Roubaud-Quashie, historien et jeune dirigeant du Parti Communiste chargé du secteur Formation, responsable de l'excellente revue du projet communiste, Cause commune, et animateur de l'Université d'été du Parti Communiste, traduit bien me semble t-il les nouvelles ambitions du Parti Communiste qui, au regard du monde que crée sous nos yeux le capitalisme financier et tous les monstres qu'il produit, est convaincu d'avoir encore une vocation historique et un combat d'avenir.

"Le communisme est la question du XXIe siècle" est un texte qui a du souffle, qui donne de l'espoir et qui expose assez bien, je crois, ce qui fait la raison d'être de l'engagement communiste, sur un plan subjectif comme sur un plan objectif.

Cette proposition de base commune prend à bras le corps les défis de notre temps, et en premier lieu celui de la crise écologique, mais aussi la crise culturelle et intellectuelle liée à l'aliénation capitaliste et à la transformation des rapports sociaux selon des critères de type marchand.   

C'est un texte souple et ouvert, qui traduit les paradoxes et contradictions de la situation présente, les virtualités et les freins pour le combat émancipateur des communistes, qui dit certain de nos échecs sans chercher à cliver ni s'enfermer dans des formules simplificatrices très faciles à établir après coup, quand la messe est dite. 

C'est un texte qui procède d'un travail collectif, qui s'appuie sur les compte rendus de débats des communistes et leurs contributions avant la conférence nationale de novembre 2017, sur les dépouillements du questionnaire rempli par plus de 10 000 adhérents et sympathisants communistes. 

C'est un texte qui permet de poursuivre un certain nombre d'orientations très positives du Parti Communiste dans le domaine de la production d'idées, de la formation, de l'éducation populaire, des solidarités concrètes, du travail d'invention en matière de militantisme et d'organisation de terrain. 

C'est un texte qui veut réunir pour et non contre, qui s'appuie sur la confiance entre nous et en notre capacité collective à relancer un Parti Communiste avec une image et une utilité renouvelées et des fondamentaux intacts, remis au goût du jour en lien avec les enjeux des dominations et exploitations contemporaines, et non sur la défiance, l'amertume, ou l'envie de rejouer le match. 

C'est un texte qui part des possibles existants sans être dans l'incantation ou la nostalgie. 

La structuration du texte en thèses liées les unes aux autres dans un rapport progressif le rend aisément discutable, point par point, et je trouve aussi que les fenêtres de discussion ouvertes aux débats des communistes, pour avoir le débat en grand même après l'adoption de la base commune sur le bilan de nos expériences de rassemblement passées, la stratégie, le rôle de nos directions, était une très bonne idée pour produire du commun sans nier les différences d'appréciation dans le Parti et le besoin de bilan critique examinant toutes les questions importantes, sans tabous. 

Peut-être que les questions de ces fenêtres de discussion sont parfois formulées de manière un peu alambiquées ou restrictives mais, derrière, elles ouvrent véritablement au débat et permettent d'avoir ces débats et de prendre des décisions de congrès tout en s'entendant sur un fond commun politique. 

C'est pourquoi comme beaucoup de communistes, je regrette qu'il y ait autant de textes alternatifs proposés au vote des adhérents du 4 au 6 octobre. Pour moi, ce congrès extraordinaire ne devait pas se construire de manière ordinaire, avec chacun occupant son couloir, mais viser à poser les bases de manière rassemblée, sans éviter aucun débat mais sans figer non plus des oppositions factices, d'une nouvelle ambition communiste. Notre Parti perd beaucoup de son efficacité, de sa cohérence et de son unité en fonctionnant selon un principe de tendances ou de courants. 

Que dit d'important le texte "le communisme est la question du 21e siècle"? 

Il part déjà d'un paradoxe que nous devons reconnaître pour tenter de le surmonter: celui d'une "urgence de communisme" et d'une "crise de l'organisation en France et dans le monde", d'un hiatus entre ce que nous percevons comme nos valeurs et les ressorts de notre engagement, qui peuvent être partagés par beaucoup de nos concitoyens, et l'image que renvoie le communisme généralement: "Nous voulons porter de manière offensive notre communisme, dans un contexte où ce que nous mettons derrière ce mot coïncide trop peu avec ce que le grand nombre entend par là".

Il y a donc tout un travail de réancrage de notre combat dans la sémantique contemporaine, les préoccupations populaires, et les enjeux sociaux et économiques actuels, cela signifie la nécessité de nouvelles formulations et d'un travail d'éducation populaire, si on veut être écoutés et œuvrer efficacement à atteindre nos objectifs. 

Quels sont-ils, nos objectifs?

L'"écommunisme", "l'Humain d'abord": "la boussole doit être celle du bien-vivre, du développement durable de l'humanité, de la réponse à ses besoins, potentiels, et aspirations, incluant nécessairement la dimension écologique". 

Nous voulons "libérer l'activité et l'esprit des hommes de la sphère marchande capitaliste", refuser tous les faux clivages que le système crée pour se perpétuer, "les divisions culturelles, ethniques, religieuses artificielles, les théories du choc des civilisations". 

Pour cela, cela suppose une ambition de combattre et dépasser le capitalisme, et d'étendre les logiques d'appropriation par le grand nombre. "Le PCF a subi des revers historiques. Il doit produire toute la nouveauté que l'époque appelle". Il doit produire ce "communisme de nouvelle génération" par quoi nous entendons "démocratie poussée jusqu'au bout et orientation révolutionnaire visant à sortir de la société de classe et à relever jusqu'au bout le défi écologique". 

Pour cela, nous devons révolutionner notre parti pour redevenir le "parti de la politisation populaire", "le parti de masse de ceux qui ne veulent pas se laisser exploiter, dominer, aliéner. Le Parti de la jeunesse, parti féministe de notre temps, engagé dans les lieux de travail, les quartiers populaires, acteur des solidarités concrètes". 

Nous ne resterons pas entre nous mais allons continuer à créer "des réseaux d'initiatives ouvrant la porte à des non-adhérents". Le cœur de notre démarche est de joindre l'initiative communiste et des fronts d'unité populaire.   

En effet, aucun changement social majeur ne pourra se faire sans renforcer le mouvement populaire et la conscience de classe. Cela ne se décrète pas mais se travaille dans les luttes. 

La thèse n°20 de la proposition de base commune du Conseil National - "Le communisme est la question du 21e siècle" est importante, reprenant, à l'encontre notamment des conceptions romantiques du combat révolutionnaire comme "grand soir" de la "prise de pouvoir politique" décisive: 

"Notre stratégie communiste s'ancre dans les luttes concrètes pour engager le dépassement du capitalisme. C'est dans les luttes concrètes, sur tous les terrains, que se construisent les possibilités d'un dépassement réel du système capitaliste. C'est dans le mouvement réel, dans ces luttes et dans le combat pour y porter des alternatives que s'ancre notre stratégie révolutionnaire, ce processus multiforme fait de succès partiels mais aussi de possibles reculs, de victoire à longue portée et de ruptures, d'élévation progressive des objectifs de conquête à mesure que se construisent et évoluent les rapports de force". 

C'est l'évolutionnisme révolutionnaire créateur déjà théorisé par Jaurès, dépassant l'alternative réforme/révolution. 

Le cœur de notre stratégie dans "le communisme est la question du 21e siècle" est, face à "un capitalisme incapable de répondre aux besoins de développement humain, producteur de crises et de catastrophes écologiques, anthropologiques, culturelles, sociales, internationales", de travailler à l'unité populaire et à la politisation populaire, à travers le développement de "la conscience de classe et l'alliance de toutes celles et ceux qui ont intérêt à l'extinction des dominations".

"Le noyau de notre option stratégique est la mise en mouvement consciente du plus grand nombre pour des objectifs de conquête. Nous rejetons toutes les options autoritaires et délégataires qui viseraient à ce qu'un leader ou une organisation entraîne des masses réduites à l'état passif". 

Nous mettons en avant 5 transformations révolutionnaires constitutives de notre projet communiste:

- 1. ouvrir la porte au communisme dans la production et le travail.  

- 2. engager la révolution écologique

- 3. faire reculer les dominations patriarcales, combattre le racisme et les nationalismes

- 4. protéger et développer les services publics. 

- 5. prendre le pouvoir sur l'argent.

Cette proposition de base commune n'est pas très précise sur l'aspect programmatique mais renvoie à notre programme de 2017 "La France en commun", qu'il faudra très certainement retravailler et enrichir. 

"Le communisme est la question du 21e siècle" entend que nous restions "pleinement communistes, pleinement rassembleurs pour de nouvelles majorités communistes". 

L'un n'empêche pas l'autre, évidemment.

Comment ce texte qualifie t-il la situation politique française actuelle? Des forces du capital qui se recomposent autour de la nouvelle synthèse capitaliste néo-libérale de Macron, l'effondrement du PS en 2017 qui marque le "discrédit du projet social-démocrate", le "quinquennat Hollande qui a abîmé comme jamais l'idée de gauche", l'affaiblissement de la référence à l'idée de gauche dans notre peuple. "La géographie de la gauche s'en trouve d'autant plus chamboulée que la principale d'entre elles, la FI, refuse de s'en réclamer, usant de références multiples et variables dont celles de "populisme" et du "dégagisme". Pour autant, les forces sociales qui la soutiennent sont majoritairement issues du mouvement de la gauche antilibérale qui s'est amplifié à partir de 2005, et que nous avons contribué à développer. D'autres forces, dans le giron de la social-démocratie, comme le mouvement Génération.s de Benoît Hamon, apparaissent. Aujourd'hui, les repères politiques de celles et ceux que nous ambitionnons de rassembler sont éclatés et mouvants. La gauche sociale et politique est clairement diverse... Son rassemblement est nécessaire mais n'y suffira pas. Notre travail de rassemblement se reconstruira d'abord autour de contenus forts répondant aux exigences populaires".         

La thèse n°33 affirme que nous avons vocation à être présents à toutes les élections, y compris les élections présidentielles. Elle qualifie notre campagne des européennes de mai 2019 "avec un contenu de classe - portant les intérêts populaires contre ceux de la finance- et internationaliste - mettant en avant le besoin d'une France libre de dire non et à l'offensive pour construire sans attendre les coopérations de développement commun à géométrie choisie". Pour les élections municipales de 2020, il est écrit que "des rassemblements très larges sont possibles sur la base de projets promouvant la commune, les services publics, la démocratie locale, élaborés au plus près des citoyennes et des citoyens (...). Bien avant la constitution de listes, c'est autour de projets locaux et d'une bataille nationale contre les plans de liquidation et l'asphyxie financière du pouvoir communal que nous voulons engager sans attendre le combat". 

Toute la fin du texte de la proposition de base commune du CN " Le communisme est la question du 21e siècle", insiste sur les transformations du PCF à poursuivre et amplifier pour refaire du PCF un parti de masse et de proximité, sans prétendre que nous partons de rien ou d'une situation désastreuse. En effet, si nous avons perdu des dizaines de milliers d'adhérents depuis 2008, nous restons le deuxième partie de France en nombre d'adhérents et de militants, bien souvent la seule force militante organisée dans beaucoup de localités, et notre parti rajeuni, renouvelé, reste une force essentielle même s'il s'est affaibli, avec une capacité de production intellectuelle, et un ancrage véritable, dans beaucoup d'endroits, dans le monde salarial, syndical, et les quartiers populaires. 

Nous devons viser des dizaines de milliers d'adhésions supplémentaires d'ici le centenaire du Parti communiste en 2020, en continuant à être le parti de l'éducation populaire, de la formation, des solidarités concrètes, de l'honnêteté et de l'ancrage quotidien sur le terrain.  

Le texte se fait aussi écho à des insatisfactions et des fortes attentes des adhérents communistes: "Les attentes des communistes envers leurs directions sont fortes: l'aptitude à impulser des initiatives nationales et locales qui contribuent au rayonnement des idées communistes, à conduire des batailles dans la durée et les évaluer, à générer un travail collectif... Concernant notre parole nationale, en particulier, les communistes demandent plus de clarté, de visibilité, de cohérence dans les choix effectués et plus d'efficacité et de combativité". Le texte prévoit de réduire le nombre de membres du Conseil National du PCF et d'augmenter l'efficacité de cette instance de direction, de mieux coordonner les campagnes nationales et les initiatives des fédérations, de repenser des réseaux d'initiatives sur le plan départemental et national. 

Et les autres textes? Les textes alternatifs? 

Pour ma part, j'élimine déjà clairement le texte alternatif n°3 ("PCF: Reconstruire le Parti de classe. Priorité au rassemblement dans les luttes"), un texte anti-européen qui se revendique d'une vision passéiste du marxisme-léninisme, tendance sectaire et "mao", qui accuse des décennies de directions communistes de trahison vis-à-vis de la classe ouvrière, de volonté de "liquidation", un texte qui se pose en procureur sans rien proposer et qui est de toute façon très marginal par rapport au PCF et à ses adhérents. 

J'élimine aussi très vite le texte alternatif n°1 "Se réinventer ou disparaître! Pour un printemps du communisme" (texte soutenu par Fréderick Genevée, Franck Mouly, Elsa Faucillon) car même s'il a des passages théoriquement très intéressants sur la visée communiste et notre projet de société, il propose pratiquement un rapprochement avec France Insoumise qui n'est pas possible dans les conditions actuelles où Mélenchon et ses amis souhaitent plutôt nous balayer du paysage politique et ont une volonté hégémonique plutôt que de vouloir construire dans le rassemblement, d'égal à égal. Ce texte fait d'ailleurs silence sur les dérives idéologiques, populistes, de plusieurs leaders de France Insoumise, sinon du mouvement lui-même, et sur son éloignement vis-à-vis du marxisme, de la lutte des classes, de l'idée de gauche et de progrès social, au profit du clivage élites-peuple. Les réorganisations profondes du PCF que ce texte propose, vers plus "d'horizontalité", l'implication des non-adhérents dans les prises de décision, l'autonomie des sections pour se fondre dans des collectifs locaux et départementaux, semblent calquées sur la transformation de notre parti en mouvement de type FI et pourraient préparer sa désintégration, à mon sens. Le fait de refuser sa position prééminente au combat anti-capitaliste dans notre combat communiste par rapport à d'autres combats sociétaux me semble caractériser un certain renoncement intellectuel marxiste et révolutionnaire. 

Le texte alternatif n°2 "Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle" qui réunit des soutiens très hétéroclites (des "orthodoxes" du parti à d'anciens proches de la ligne Robert Hue, d'anciens opposants au Front de Gauche, la commission économique du Parti qui fonctionne depuis des années en "tendance", et des parlementaires au demeurant excellents comme  Chassaigne, Eric Bocquet, Fabien Roussel) est un texte que je trouve dans l'ensemble bien écrit, avec des passages exprimés clairement et fortement, notamment sur l'analyse du capitalisme mondial, les contradictions de la situation économique actuel, notre ambition de transformation économique, les bases de notre pensée marxiste. 

Par contre, il est très ambigu sur l'Europe, réunissant des partisans et des opposants à la construction européenne, même si au PCF personne ne défend l'Europe telle qu'elle est et dans le cadre des traités existants. 

Il met en cause toutes les stratégies de rassemblement conduites depuis 20 ans, 2008, au profit d'une vision d'un parti d'avant-garde, qui se mettrait en avant des masses pour les conduire et les éclairer, oubliant un peu vite les espoirs et les élans de politisation qu'a créés par exemple le Front de Gauche. 

Il accuse les directions successives depuis 20 ans, et particulièrement l'actuelle, dont plusieurs signataires du texte dont pourtant partie, d'avoir contribué à un effacement du parti, d'avoir été gagnées par le renoncement, d'avoir fait des choix qui ont destabilisé et destructuré notre parti.

C'est un peu facile à mon sens. On ne tient pas compte dans ces appréciations sommaires du contexte complexe, des autres acteurs, des incertitudes de la prise de décision dans le moment, d'une évolution imprévisible de la situation politique, et d'une volonté de réaliser l'unité populaire pour servir les intérêts du plus grand nombre, battre les libéraux, la droite et l'extrême-droite, qui a toujours animé la direction du parti.

Il accuse la proposition de base commune du CN "de ne pas formuler clairement les termes du débat", ce qui est très largement injuste à mon avis. Les avis proposés par ce texte sur un plan idéologique et de projet assez proche du texte du CN pour l'essentiel auraient pu être défendus dans le cadre des fenêtres de discussion du texte "Le communisme est la question du 21e siècle". 

Mais l'objectif du texte et de ses signataires, au demeurant assez hétérogènes politiquement, semble être de changer la tête du PCF, de réorienter notre parti dans le sens d'un nouveau parti guide, d'avant-garde, qui risque à mon sens dans ce cas de rompre avec l'ambition de rassemblement à gauche et de se replier sur lui-même, et je ne crois pas que ce soit une recette magique pour reprendre des forces. 

A côté d'éléments théoriques et programmatiques que je trouve bien formulés et souhaiterais voir intégré à la base commune, ce  texte a des dimensions identitaires, nostalgiques, incantatoires (par exemple quand il parle de relancer notre implantation en entreprise), et il donne des leçons quand beaucoup de ses signataires et défenseurs n'ont pas toujours participé sur le terrain ou au CN à donner de la vigueur à l'action et la parole communiste ces dernières années. 

Certaines de ses affirmations par rapport au "communisme" chinois sur les réussites duquel on devrait plus réfléchir, ou à la dédiabolisation de l'URSS, s'opposent de mon point de vue à l'effort entrepris depuis des années pour situer l'horizon d'émancipation communiste auquel nous nous référons dans un cadre démocratique exclusif. Je ne suis pas d'accord non plus pour considérer que le choix du renouvellement du parc nucléaire serait le seul parti raisonnable pour réduire nos énergies carbonées et faire face au dérèglement climatique. 

Surtout, à mon avis, si ce texte alternatif a assurément les chances les plus sérieuses de concurrencer la base commune du CN "Le communisme est la question du 21e siècle", ses défenseurs qui mènent une campagne très offensive dans le Parti pour ce texte et pour changer de direction risquent en même temps de fragiliser notre bien le plus précieux, notre capacité à nous rassembler dans l'action et la riposte aux mauvais coups du capital et des libéraux.     

Je ne pense pas, en dépit de ses qualités dans certains passages d'analyse ou de formulation du projet communiste, que ce texte puisse être une base rassembleuse pour mettre en mouvement les communistes dans leur diversité et une mise en ballotage possible du texte de la direction nationale, même si les débats dans les sections et les fédérations sont souvent sereins et sans animosité (ce que ne reflètent pas les débats du CN), pourrait fragiliser encore notre parti dans un moment où nous avons besoin d'être unis, offensifs, rassembleurs, constructifs. 

Ismaël Dupont - le 23 septembre 2018     

     

        

  

 

 

     

  

 

 

  

 

 

Le communisme est la question du XXIe siècle - pourquoi je soutiendrai la base commune du Conseil National, par Ismaël Dupont
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28 septembre 2018 5 28 /09 /septembre /2018 19:21
La Gauche et l'immigration: la réponse du PCF à Médiapart

La Gauche et l'immigration : la réponse du PCF au questionnaire de Médiapart

Mediapart a publié le 26 septembre un long article : « Immigration: six partis de gauche répondent à nos quinze questions clés » dont chacun-e peut prend connaissance sur son site.
Pour faciliter la lecture des réponses apportées par le Parti communiste français (sous la plume de Cécile Dumas et Lydia Samarbakhsh, membres du Comité exécutif national du PCF), nous avons choisi de le publier ici d'un seul tenant avec le mot introductif qui nous a été adressé lors de l'envoi des questions.


MEDIAPART – La gauche et l'immigration


Après les épisodes de l’Aquarius, et alors que l’extrême droite progresse partout en Europe, la question migratoire – qui recouvre à la fois la question de l’asile, et l’immigration structurelle – est aujourd’hui au cœur des débats nationaux et européens. Des partis de gauche, en France et en Europe, estiment que leur doctrine sur le sujet doit être repensée.
A quelques mois des élections européennes, où la question migratoire pourrait se retrouver au cœur des débats, Mediapart a souhaité interroger les organisations de gauche et écologistes françaises afin de mieux connaître leurs prises de position sur ce sujet.
Nous soumettons ce « questionnaire » à toutes les organisations politiques habituellement classées à gauche qui prévoient de présenter une liste aux élections européennes de 2019 : NPA, EELV, France insoumise, PS, PCF, et Génération.s.
Merci de répondre aussi précisément que possible.
Vos réponses à ce « questionnaire » seront utilisées dans un article de synthèse, et seront également publiées telles quelles sur le site de Mediapart.



1°) Diriez-vous que l’Europe fait face à une « crise » migratoire ? Sinon, comment qualifiez-vous les phénomènes migratoires actuels ? Considérez-vous qu’ils sont inédits par leur ampleur ? Par leur nature ?
Le terme « crise migratoire » a envahi la scène politique et médiatique européenne. La réalité n’est pas vraiment celle d’une crise migratoire mais bien de celle d’une crise de l’accueil des réfugiés en Europe. 
Il y a un travail d’information de la réalité à mener, certains journalistes d’ailleurs se sont organisés pour le mener, et de notre côté, il est indispensable de rappeler en permanence que les migrations sont constitutives de l’humanité et une réalité qui existe depuis des siècles.
Aujourd’hui, le nombre de femmes et d’hommes concernés n’a jamais été aussi important du fait du développement des insécurités sur tous les plans, et c’est un enjeu international, européen. Mais ce n’est pas en Europe qu’afflue l’essentiel des migrants, déplacés ou réfugiés, auquel les peuples peuvent ensemble donner des solutions humaines.
Vérité des chiffres : Non, il n’y a pas d’ « invasion » de l’Europe. Il y a actuellement 258 millions de migrants internationaux dans le monde, soit 3,3% de la population mondiale contre 2,9% en 1990 et 5% en 1900, époque où c’étaient surtout des Européens fuyant persécutions et misère.
En revanche, aujourd’hui, les migrations concernent quasiment tous les pays du monde qui sont à la fois pays de départ, d’arrivée et de transit. Les migrations se sont mondialisées.
On voit que les mouvements de population ne se sont amplifiés autant que certaines communications du gouvernement français voudraient nous le faire croire.
La France est un pays avec un solde migratoire quasiment nul.
D’ailleurs, 105 millions de migrants sont originaires d’Asie, 60 millions d’Europe et 36 millions d’Afrique. Au prorata de la population respective des continents, ce sont toujours les Européens qui migrent le plus.
Le mot « crise » a donc bien dans la bouche de l’extrême droite ou de dirigeants européens et français une fonction politique qui traduit la volonté des gouvernements des pays européens de durcir les politiques migratoires en particulier vis-à-vis des pays du sud.

2°) Avec le recul, quel regard portez-vous sur les décisions prises par Angela Merkel en 2015, au pic de l’arrivée des réfugiés qui fuyaient la guerre en Syrie ? Et sur l’attitude du président François Hollande ? 
S’il y a un pays qui ne peut pas donner de leçon aux pays membres de l’UE, c’est bien la France. L’Allemagne, elle, a montré plus de solidarité que notre pays et pas simplement pour des raisons de besoin de main d’œuvre mais parce qu'Angela Merkel a dû prendre en compte le mouvement citoyen de solidarité avec les migrants déjà à l’œuvre. 
Les conditions d’accueil sont plus dignes en Allemagne qu’en France mais Angela Merkel s’est laissée ensuite « mettre sous pression » par les conservateurs allemands et a commencé à vouloir marchander sur ce terrain avec la Turquie d’Erdogan ou lors du Sommet de La Valette en appuyant l’idée d’externalisation de la gestion des flux migratoires portée par E. Macron alors qu’au sein même de l’UE, c’est la ligne la plus xénophobe qui pour l’heure donne le tempo.
La France s’était alors engagée à accueillir un peu plus de 19 000 demandeurs d’asile et en septembre 2017, seulement 4278 étaient accueillis en France.
Nous restons persuadés que si la solidarité européenne avait été organisée et, en particulier, vis-à-vis de la Grèce et de l’Italie, nous n’en serions pas à ce stade de montée de l’extrême-droite. La France a une responsabilité importante dans cette absence de solidarité que ne masqueront jamais tout à fait les coups de communication d’Emmanuel Macron quand il accueille 60 migrants de l’Aquarius.
C’est le déshonneur de la France, qui est historiquement un pays d’émigration et d’immigration, d’avoir abandonné sa politique d’accueil pour des raisons électoralistes.

3°) Êtes vous favorable à la liberté de circulation ? A la liberté d’installation ? Etes-favorable à la suppression des frontières ?
Le droit à la circulation est sans conteste pour nous un des droits humains universels fondamentaux. Pour l’heure, seul un tiers de la population mondiale a réellement accès.
Nous sommes favorables au droit à la circulation avec des voies légales — et sécurisées— de migrations, seule façon effective de démanteler les trafics d’êtres humains.
Il est urgent de réorienter la politique migratoire européenne en conformité avec la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 qui énonce que « toute personne a le droit de circuler librement, de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat, toute personne a le droit de quitter tout pays y compris le sien, et de revenir dans son pays ».
Nous n’acceptons pas une conception de la mondialisation qui ne donne la liberté de circulation qu’aux capitaux et aux marchandises et pas aux êtres humains, surtout quand il s’agit de vie ou de mort !

4°) La distinction entre « réfugiés » d’un côté, migrants « économiques » de l’autre, vous semble-t-elle pertinente ? Sinon, pourquoi ?
Pour les communistes, il n’est en aucun cas question de souscrire à ce tri sélectif entre « bons réfugiés » et « mauvais migrants économiques ».
Qu’elle soit réfugiée, c’est-à-dire contrainte de solliciter une protection internationale, qu’elle soit demandeuse d’asile, qu’elle soit migrante pour aller chercher un travail, rejoindre sa famille ou à cause de catastrophes naturelles, chacune de ces personnes se déplace d’une manière plus ou moins contrainte et doit avoir le droit de choisir une autre vie et d’être protégée dans le respect de ses droits élémentaires. 
La prétendue hiérarchie entre « bon ou mauvais » migrants sert aux calculs les plus froids et cyniques.

5°) Diriez-vous-vous que l’immigration a pesé défavorablement sur les conditions de travail et les salaires ces dix dernières années en France ? Si oui, en déduisez-vous qu’il faudrait prendre de nouvelles mesures pour limiter ou réduire le nombre d’entrées (hors réfugiés) sur le territoire?
Toutes les études sérieuses ont mis en évidence que la France a bénéficié de l’apport migratoire quelqu’en soit sa provenance d’origine, et aussi bien sur le plan économique que culturel alors même que plusieurs générations d’immigrés, et leurs enfants, ont été maltraités et humiliés dans notre pays par les autorités. L’immigration ne sera pas l’éternel bouc émissaire de la politique du patronat sur les conditions de travail et les salaires.
Ce sont bien les politiques d’austérité et les exigences de profit des patrons qui ont pesé défavorablement sur les conditions de travail. 
Ce sont bien les politiques d’austérité et les exigences de profit des patrons qui organisent le dumping social et la concurrence entre les individus.
Ne nous trompons pas de cibles, c'est bien ensemble que les luttes doivent se mener pour de nouveaux progrès sociaux !

6°) Faut-il renforcer Frontex et les contrôles aux frontières de l’Union européenne ?
C’est ce qui est fait actuellement et cela depuis des années pour quel résultat ? Les migrants ne sont pas des criminels mais les passeurs et réseaux, si. C’est à la sécurisation des voies de migrations, et au démantèlement des réseaux de trafiquants d’êtres humains que Frontex doit servir. L’Union européenne, pressée par ses Etats-membres les plus réactionnaires a pour obsession de « sécuriser » ses frontières par des murs physiques ou électroniques. Ces politiques ne servent à rien et ont un coût faramineux alors que tout manque dans l’aide humanitaire et dans les services administratifs d’accueil et d’orientation. Nous proposons de réorienter les missions de Frontex vers le sauvetage et l’ouverture de voies légales sans conditions.

7°) Par ailleurs, diriez-vous qu’il faut réduire le nombre de « sans papiers » en France en procédant à davantage de régularisations (30 000 par an ces dernières années sur la base d’une circulaire de Manuel Valls datant de 2012) ? Si oui, quels critères faut-il revoir ? Faut-il régulariser l’ensemble des travailleurs « sans papiers » ?
La France héberge dans des conditions souvent déplorables des dizaines de milliers de personnes sans droits, des migrants que l’on appelle souvent des « ni, ni », c’est-à-dire déboutées du droit d’asile et impossible à expulser. Cette situation administrative est ahurissante. 
C’est cette logique sécuritaire qui crée les « sans papiers », alors, oui il faut une grande politique de régularisation fondée sur le plein respect des droits : regroupement familial, droit au travail, droit à la santé, droit à l’éducation…

8°) Faut-il augmenter l’aide au développement dans les pays d’émigration ? Avec pour objectif principal de limiter les départs ? Cette aide doit-elle être conditionnée ? Si oui, à quelles contreparties ?
Depuis des années, les Nations unies demandent à chaque pays développé de consacrer au moins 0,7% de son produit national brut à l’aide publique au développement des pays du sud. En 2016, la France n’en était qu’à 0,38% soit 8,6 milliards d’euros et le 1er ministre a fixé comme 
objectif en 2022 de 0,55%.
Il est grand temps que la France réponde aux exigences des Nations unies, et vise un objectif plus ambitieux en la matière, en volume de fonds, en personnels et dispositifs mais aussi en mettant un terme à la « sous traitance » aux ONG, voire à la quasi privatisation de son action. L’État doit jouer pleinement son rôle et ce, aux côtés des collectivités territoriales qui jouent un rôle décisif mais de plus en plus seules sur ce terrain.
En revanche, il est aussi indispensable de ne pas conditionner les aides au développement à des conditions de réadmission et la plupart des études le disent les départs d’un pays ne sont pas liés au développement des pays en question. 
L’arrêt des ventes d’armes seraient certainement plus efficaces à la paix et à la fin de mouvements de population contraints par la guerre.
Il faut aussi rappeler que l’apport personnel des migrants à leur pays d’origine est 3 fois plus important que l’aide publique au développement.
En 2017, les migrants ont renvoyé 596 milliards de dollars dans leur pays d’origine et 450 milliards de dollars vers les pays en voie de développement.

9°) Faut-il élargir le droit d’asile ?  En particulier,  êtes-vous favorables à la création de nouveaux droits liés aux violences subies non plus seulement dans les pays d’origine, mais durant le parcours migratoire (comme en Libye) ?
Oui, il faut surtout agir pour un droit d’asile européen, débat que refusent les pays membres depuis 10 ans. Quelle que soit la nature des violences, il faut ouvrir la possibilité du droit d’asile, cela fait partie de l’ouverture de voies légales de migrations et c’est la seule solution de lutter contre le trafic d’êtres humains et les passeurs mafieux.

10°) Comment mieux garantir aux migrants accessibles au statut de réfugié la possibilité de faire valoir leurs droits en France et en Europe ?
Tout d’abord avec une politique de solidarité européenne et ne pas laisser l’Italie et la Grèce seuls.
Nous devons garantir les droits des personnes, assurer la diversité de traducteurs pour permettre une meilleure compréhension des démarches administratives et laisser le temps nécessaire au demandeur d’asile pour choisir sa vie.
Pour cela, nous proposons d’élaborer une loi de programmation de 50 000 places d’hébergement en CADA (Centre d’accueil de Demandeurs d’Asile) avec la nécessité de réduire l’accueil hôtelier. 
Ce plan de programmation doit être réfléchi avec les territoires pour favoriser le lien social avec l’environnement et l’accès aux services publics.
Il faut aussi permettre aux départements d’avoir les moyens d’accueillir les mineurs isolés comme la loi l’oblige. Tout mineur devrait être accompagné par un travailleur social de l’ASE pour élaborer avec lui un parcours scolaire ou professionnel. Les financements doivent être croisés entre le département, l’État et l’Europe et permettre le respect des conventions des droits de l’enfant.

11°) Faut-il autoriser les bateaux humanitaires de secours en Méditerranée (tel l’Aquarius) à débarquer leurs rescapés en France ?
Bien sûr, les ports français sur la Méditerranée ne manquent pas. Le parti communiste français mène d’ailleurs une campagne #OuvronsNosPorts pour encourager cet accueil.

12°) Faut-il créer des plateformes de débarquement sur la rive Sud de la Méditerranée où seraient examinées les demandes (comme envisagé par les dirigeants de l’UE au conseil européen de juin dernier) ? D’une manière générale, faut-il favoriser le traitement des demandes d’asile depuis les pays tiers (Niger, etc) pour éviter que les migrants non-accessibles au statut de réfugié se risquent en Libye, en Méditerranée, etc ? Seriez-vous favorable au traitement des demandes d’asile dans les pays de départ ? 
Non, il faut respecter les droits internationaux, le droit d’asile donne la possibilité de choisir son pays d’arrivée. La politique de l’Union européenne et des États membres d’externaliser sa politique migratoire n’a pas de sens.
Sous contrôle du HCR et de l’OIM, il faut construire des corridors humanitaires et permettre des visas humanitaires à celles et ceux qui fuient les zones de conflit.
Il faut actuellement permettre le rapatriement des 8 000 personnes abandonnées à Tripoli en Libye et qui traversent un martyre.

13°) Pour les demandeurs d’asile arrivant dans l’Union européenne, faut-il des quotas de répartition contraignant entre pays européens ? Si oui, quels leviers utiliser pour convaincre ou contraindre les Etats européens réfractaires (Hongrie, etc.) ?
On ne peut pas être dans l’Union européenne sans montrer de la solidarité et de la coopération entre pays membres. Mais il faut aussi respecter le choix des demandeurs et en particulier le lien avec le pays demandé et faire sauter sauter le verrou du 1er pays entrant (accord dits de Dublin).
Nous proposons de couper les fonds européens aux pays réfractaires de l’Union européenne.

14°) Etes-vous favorable à une réforme du règlement européen de Dublin qui prévoit que le pays responsable d’une demande d’asile est celui où les migrants ont été enregistrés en premier (le plus souvent la Grèce, l’Italie, l’Espagne) et qui permet à la France d’y transférer des demandeurs d’asile pourtant entrés sur son territoire ? Si oui, quelle réforme ? En attendant, faut-il que la France suspende toutes les procédures de renvoi des « dublinés » dans leur pays d’entrée ?
Tout d’abord, il faut souligner que la France n’a aucune obligation de renvoi, et refuser le « dublinage » serait un acte de solidarité de notre pays qui est un des pays qui acceptent le moins de demandes d’asile.
Nous souhaitons l’abrogation des règlements dits « de Dublin ». Une des propositions que nous soumettons est que les pays de 1ère entrée dans l’UE ne soient plus automatiquement responsables des demandeurs d’asile. 
A leur arrivée, un dispositif d’accueil doit les prendre en charge, se renseigner sur l’existence de liens familiaux, professionnels ou scolaires dans les Etats membres.
L’existence de tels liens doit permettre l’installation des personnes dans le pays concerné sinon, le demandeur d’asile sera automatiquement confié à un Etat membre sur la base d’une clé de répartition définie par l’UE.

15°) Etes-vous favorable à des charters européens pour expulser les déboutés du droit d’asile (comme le promeut le directeur de Frontex) ?
Non, et c’est malheureusement ce qui est fait de plus en plus par Frontex. Il faut rappeler que la plupart des déboutés d’asile sont inexpulsables selon le droit.
Nous refusons la notion de « pays sûr » qui est défini par les États membres sur des critères bien obscurs et qui qualifie aujourd’hui des dictatures. Comment expliquer que l’Allemagne définisse l’Afghanistan comme un « pays sûr » ! Aucune politique d’État ne doit « fabriquer » de personnes « sans droit ».

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 11:56
La bataille du PCF contre la réforme des retraites de Macron

La bataille du PCF contre la réforme des retraites

Le gouvernement a annoncé qu’il présenterait un projet de réforme des retraites début 2019. Après son acharnement contre le pouvoir d’achat des retraités par la hausse de la CSG et le quasi gel des pensions, les premières mesures envisagées dans le cadre de cette réforme font craindre le pire sur le niveau des futures retraites. Pourtant force est de constater que la situation actuelle n’est plus tenable ! Le système actuel est inégal et le niveau des retraites insuffisant. Quelle réforme de justice sociale des retraites pour vivre dignement ? Les communistes ont des propositions qu’ils porteront dans les mois qui viennent.


Le projet gouvernemental : vers un effondrement généralisé des pensions ?


Que sait-on du projet de réforme du gouvernement ? Elle touchera tout le monde le public comme le privé et tous les régimes existants, y compris les régimes spéciaux et complémentaires. On changera totalement de système : la validation de trimestres par son salaire ou son revenu sera remplacée par le paiement de cotisations pour acheter des points. Et le niveau de votre pension dépendra de la valeur du point au moment où vous prendrez votre retraite. Sous couvert de simplification et d’égalité, le principe « un euro cotisé donne les mêmes droits » va remettre en cause les mécanismes de redistribution et de solidarité.

Trois risques importants de cette réforme :

  1. Vous n’aurez pas de visibilité sur le montant de votre retraite car cela dépendra de la valeur du point que vous ne pouvez pas connaître à l’avance. Avec ce système, les cotisations sont définies et les pensions s’adaptent aux sommes collectées alors que dans le système actuel le niveau des retraites est garanti et les cotisations sont adaptées pour faire face aux dépenses ce qui permet de maintenir le pouvoir d’achat des retraités.
  2. Le calcul des retraites fait sur l’ensemble de votre carrière sera bien moins favorable qu’aujourd’hui car le système actuel garanti la prise en compte des 25 meilleures années pour le privé et les six derniers mois pour le public.
  3. Le calcul des retraites ne prendra pas en compte les inégalités et va donc les creuser, des inégalités telles que la pénibilité, différente entre ouvriers et cadres, ou les carrières discontinues et précaires, qui touchent plus souvent les femmes que les hommes.

 

Ainsi le plus probable est que la réforme conduise à un allongement de la durée de cotisation et un effondrement généralisé des pensions. 99 % des salarié.es n’auront jamais le nombre de pointsnécessaires à un niveau de retraite digne et seront donc incités à recourir aux fonds de pensionset à l’épargne privée !

 

Contre cet immense recul de société, mobilisons-nous !


Le projet gouvernemental remet en cause les principes de la Sécurité sociale en matière de retraite : la répartition, les prestations définies et la solidarité entre générations, entre les actives.ifs et les retraité.e.s, entre les femmes et les hommes, entre les salarié.e.s, entre le public et le privé. C’est un immense recul de société.
Une retraite vraiment humaine offerte à toutes et tous suppose qu’on cesse de voir dans les individus de simples « facteurs de production », jetables dès qu’ils ne sont plus utiles, et qu’on fasse de l’émancipation à tous les âges de la vie le sens même de l’organisation sociale.
A l’opposé du projet gouvernemental, nous proposons de remettre sur le métier la grande œuvre du communiste Ambroise Croizat, en allant au bout de l’ambition de la Sécurité Sociale pour construire une sécurité sociale universelle du XXIe siècle pour sécuriser tous les moments de la vie avec notamment un nouveau progrès du système de retraite.

Des propositions existent pour de meilleures retraites pour toutes et tous !
  1. Créer une sécurisation de l’emploi et de la formation pour éradiquer le chômage et la précarité. Cela permettrait une cotisation tout au long de la vie pour garantir de meilleures retraites. 100 000 emplois = 1,5 milliards d’euros pour la sécurité sociale ; 1% d’augmentation générale des salaires = 2 milliards de cotisations supplémentaires
  2. Garantir le droit de partir à 60 ans avec une retraite digne : d’au moins 75 % du revenu d’activité pour une carrière complète (37,5 ans de cotisations). Aucune pension ne doit être inférieure au SMIC revalorisé à 1800 euros brut.
  3. Créer une « Maison commune des régimes » pour organiser les solidarités internes aux régimes et entre régimes, l’égalité femmes/hommes, la reconnaissance de la pénibilité, la prise en compte des carrières longues, les solidarités financières entre régimes avec le retour à des élections sociales permettant de réintroduire la démocratie dans la gestion du système des retraites.
  4. Les revenus financiers doivent contribuer au financement des retraites : alors que ces revenus ne cessent de progresser au détriment des salaires, nous devons imposer de les faire cotiser au même taux que la cotisation patronale assise sur les salaires. Cela rapporterait 27 milliards d’euros à la sécurité sociale. Nous proposons également de moduler les cotisations en fonction de la politique d’emploi et de salaire de l’entreprise.

Rendez-vous le 9 octobre pour une grande journée de grève et de manifestation à l’appel des organisations syndicales. Ensemble à la conquête d’un autre avenir !
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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 11:43
Rapport relatif au plafonnement de l'ISF: réaction de Fabien Roussel, député communiste du Nord

Communiqué de Fabien Roussel, député communiste du Nord suite à la publication d’un rapport relatif au plafonnement de l’impôt de solidarité sur la fortune :

1028 milliards pour 358 000 familles françaises

Un rapport reçu ce mardi 25 septembre en commission des Finances, intitulé « Rapport 2018 relatif au plafonnement de l’impôt de Solidarité sur la Fortune », livre des chiffres incroyables sur le patrimoine des plus riches familles de notre pays. Celles qui ne paieront plus l’ISF.

Les 358 198 contribuables redevables de l’ISF totalisaient un patrimoine total de 1 028 milliards d’euros en 2017, l’année de sa suppression !

Oui, vous lisez bien : 1 028 milliards, soit la moitié de notre PIB annuel, détenus par seulement 0,5% de la population.

Ce rapport indique aussi que les mécanismes de plafonnement et de déduction dont bénéficiaient ces riches contribuables étaient essentiellement utilisés par les plus riches d’entre eux, ceux dont le patrimoine dépassait les 10 millions d’euros.

Les Hauts-de-France, là où se concentrent les richesses… et la pauvreté
Enfin, la région qui détient le montant moyen de l’ISF le plus élevé de France est …les Hauts-de-France, qui est aussi la région la plus pauvre !

En 2013, il y avait 312 406 contribuables redevables à l’ISF.

L’année de sa suppression, il y en avait donc 45 792 en plus, ce qui montre bien que, en pleine période de crise, les riches continuent de s’enrichir fortement. Cette injustice doit être corrigée.

Au lieu de taxer les retraités et de taper dans le pouvoir d’achat des Français, rétablissons l’ISF, pour plus de justice sociale !

Lire l’intégralité du rapport sur le site www.rousselfabien.com

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 06:20
Fête de l'Humanité Bretagne le 1er et 2 décembre 2018: ça s'annonce très fort!

Soldat Louis

Motivés! 

Tim Dup

Vocal Bardak

Bass Culture

Une programmation musicale qui devrait faire venir du monde au parc des expos de Lanester, avec notamment un retour de Soldat Louis qui est marqué par des salles archi-combles. 

A la fête de l'Huma Bretagne, les 1er et 2 décembre, ce sera aussi un moment fort de la campagne des Européennes, avec un meeting de Ian Brossat le dimanche à 16h, un débat sur l'Europe que nous voulons avec Marie-Pierre Vieu et sans doute un député communiste (Sébastien Jumel?) le samedi à 16h. 

Le samedi matin, un débat sur les enjeux maritimes dans le prolongement de la journée d'étude au port de Lorient le 12 avril dernier intégrant la construction navale, l'aménagement du territoire, la réindustrialisation, l'ambition sociale et écologique. 

Un débat sur le ferroviaire en Bretagne le samedi à 14h. 

Des débats sur Parcoursup (Jeunesses Communistes) et le tourisme social le samedi après-midi. 

Un débat santé sur la prise en charge solidaire de la perte d'autonomie des personnes âgées le dimanche à 11h. 

Un débat de solidarité internationale avec des militantes kurdes (Bérivan Firat, Karaka Sengul, Hazal Karakus) du Mouvement des Femmes Kurdes, Pascal Torre, animateur du PCF sur la solidarité internationale avec le Proche et Moyen-Orient, Christine Prunaud, sénatrice, arrêtée en Turquie avec la délégation de solidarité internationale du PCF vis-à-vis des Kurdes, et d'observation des irrégularités du vote.

Un débat sur les enjeux d'une alimentation saine, respectueuse des travailleurs, des consommateurs et de notre planète.  

Seront aussi présents Jean-Bernard Pouy ("Ma Zad") et Didier Daeninckx pour "La bataille du rail".

Pierre Outteryck, historien, qui mène avec Laurence Dubois la bataille pour la panthéonisation de Martha Desrumaux, ouvrière cégétiste et communiste, actrice majeure du Front Populaire, résistante, déportée.  

D'autres écrivains seront invités encore.  

Le stand du Finistère vous accueillera avec plaisir comme chaque année avec ses fruits de mer, son Kig-Ha-Farz (13€ avec dessert), sa formule pommes de terres-saucisses de Molène (11€ avec dessert) et son bar. L'année dernière avait été marquée par une très forte fréquentation de notre restaurant le samedi soir et le dimanche midi. On ne change rien à une formule et une équipe qui gagnent. 

 

Fête de l'Humanité Bretagne le 1er et 2 décembre 2018: ça s'annonce très fort!
Fête de l'Huma Bretagne 2017 avec Cali

Fête de l'Huma Bretagne 2017 avec Cali

Fête de l'Huma Bretagne 2017 - meeting de Pierre Laurent

Fête de l'Huma Bretagne 2017 - meeting de Pierre Laurent

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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 06:06
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26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 05:46
Jeudis Rouges du PCF Quimperlé - le jeudi 25 octobre à 18h30 avec Pierre Crépel, chercheur au CNRS, docteur en mathématiques: Les mots glissants ou Vocabulaire et Politique
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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 18:42
Les députés communistes au Parlement

Les députés communistes au Parlement

Communiqué des Députés communistes - 24 septembre 2018

Budget 2019 : Président des riches et Roi du bonneteau

Le budget 2019 confirme les véritables priorités du « Président des riches » en s’attaquant pour la deuxième année consécutive au pouvoir d’achat des Français et en faisant de nouveaux cadeaux à la finance :

Une nouvelle baisse de pouvoir d’achat annoncée en 2019, avec :
- Gel des pensions et des prestations sociales : -3,4 milliards d’euros ;
- Hausse des taxes sur les carburants : - 1,9 milliard d’euros ;
- Diminution du dispositif pour la rénovation thermique : - 800 millions d’euros ;
- Hausse des taxes sur le tabac : - 400 millions d’euros ;
- Gel du SMIC et du point d’indice des fonctionnaires.

A ces mesures gouvernementales, il faut ajouter la hausse du prix des mutuelles (800 millions d’euros en 2018), de l’électricité, du gaz et des assurances.

Adepte du jeu de bonneteau, l’exécutif ose même présenter la baisse de cotisations sociales comme une mesure favorable au pouvoir d’achat alors qu’elle vient à peine compenser la hausse de la CSG, à l’œuvre depuis le 1er janvier 2018, et qui a frappé durement nos concitoyens.

Les mesures annoncées, portant sur la taxe d’habitation et sur la CSG versée par les retraités, ne compenseront pas non plus ces multiples attaques contre le pouvoir d’achat.

Enfin, ce budget fait encore la part belle aux grandes entreprises. 2019 verra se cumuler le CICE, la baisse de cotisations sociales patronales et la diminution du taux de l’impôt sur les sociétés. Coût total pour l’État : environ 42 milliards d’euros ! Une faveur, une nouvelle fois accordée sans condition ni ciblage.

La majorité se targue de baisser fortement la dépense publique mais oublie qu’elle est le principal levier de redistribution des richesses. Face aux coups portés au plus grand nombre, les députés communistes se battront contre un budget empreint d’une idéologie dépassée, injuste et inefficace.

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24 septembre 2018 1 24 /09 /septembre /2018 05:24
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie
Dimanche 16 septembre 2018, un débat passionnant à l'espace Bretagne de la Fête de l'Humanité sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, la situation des personnes âgées en perte d'autonomie

Dimanche 16 septembre 2018 à l'espace Bretagne de la fête de l'Humanité, organisé par Christiane Caro et l'atelier citoyen régional santé PCF-Front de Gauche Bretagne, un débat particulièrement intéressant sur l'exclusion sociale des anciens, l'âgisme, le droit à l'autonomie, la situation dans les EHPAD et l'aide à domicile, avec un très bon Olivier Dartigolles, Pascal Champvert, Bernard Spitz, Fabien Cohen, et de très nombreux autres intervenants. 2h de débat suivi par 70 personnes n'ont pas été de trop pour évoquer différents aspects de cette question sociale trop négligée qui concerne pourtant des millions de gens, personnes âgées, familles, aidants, personnels.

Photos Ismaël Dupont. 

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