Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 08:35
Non au fascisme au Brésil: manifestation place Stalingrad à Paris (photos de la sénatrice communiste Laurence Cohen)
Non au fascisme au Brésil: manifestation place Stalingrad à Paris (photos de la sénatrice communiste Laurence Cohen)
Non au fascisme au Brésil: manifestation place Stalingrad à Paris (photos de la sénatrice communiste Laurence Cohen)
Non au fascisme au Brésil: manifestation place Stalingrad à Paris (photos de la sénatrice communiste Laurence Cohen)

Place Stalingrad, très beau rassemblement pour combattre la montée de l’extrême droite et de son candidat Bolsonaro avec Autres Brésils et France Amérique Latine.

Brésil: un front démocratique appelle à voter contre le fascisme

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 07:00
Manifestation pour la libération de George Ibrahim Abdallah - avec Marie-Pierre Vieu
Manifestation pour la libération de George Ibrahim Abdallah - avec Marie-Pierre Vieu
Manifestation pour la libération de George Ibrahim Abdallah - avec Marie-Pierre Vieu
Manifestation pour la libération de George Ibrahim Abdallah - avec Marie-Pierre Vieu
Manifestation pour la libération de George Ibrahim Abdallah - avec Marie-Pierre Vieu

Succès de la manif de Lannemezan pour exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah! La mobilisation grandit.
La France et Macron doivent agir! #Liberté

Marie-Pierre Vieu, députée européenne communiste

La France est un Etat de droit : Liberté pour Georges Ibrahim Abdallah (PCF)

 

Ce 24 octobre, Georges Ibrahim Abdallah aura passé 35 ans derrière les barreaux dont 19 ans au-delà de sa peine incompressible et ce, au mépris de tout principe de justice d'un Etat de droit.

Dirigeant du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), Georges Ibrahim Abdallah, aujourd'hui âgé de 62 ans, a été arrêté en 1984 en France et condamné une première fois en juillet 1986 pour "faux et usage de faux" puis, en 1987, pour complicité d'assassinat.

Il est libérable depuis 1999 mais toutes les demandes de remise en liberté ont été rejetées ou cassées en seconde instance après que des pressions politiques soient exercées pour le maintenir en détention au motif qu'il n'a pas "exprimé de regrets" pour les faits imputés.

La peine de prison effectuée par Georges Ibrahim Abdallah équivaut à plus du double d'une peine de sûreté de 15 ans.

Son maintien en détention obéit à l'évidence à des motifs politiques. Les autorités israéliennes et étasuniennes sont chaque fois intervenues pour l'exiger des gouvernements français successifs transformant la justice française en instrument de vengeance, contraire à tout principe de droit dans notre pays.

Georges Ibrahim Abdallah est, à ce jour, le plus ancien prisonnier politique d'Europe et il est incarcéré en France, à la prison de Lannemezan.

A la veille de la manifestation du 20 octobre devant la prison de Lannemezan et de la semaine de mobilisation du Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah, le Parti communiste français (PCF) exige une nouvelle fois sa libération immédiate en respect et application des règles de droit et de la défense de la justice française.

Parti communiste français
Paris, le 14 octobre 2018

 

 

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 07:00
Pascal Torre et Bérivan Firat avec une représentante de France-Kurdistan au Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2018

Pascal Torre et Bérivan Firat avec une représentante de France-Kurdistan au Stand du PCF Finistère de la fête de l'Huma 2018

Hazal Karakus

Hazal Karakus

Sengul Karaka

Sengul Karaka

Christine Prunaud

Christine Prunaud

Hulliya Turan (photo France 3 Régions)

Hulliya Turan (photo France 3 Régions)

Débat de la fête de l'Huma Bretagne 2018 
Samedi 1er décembre à 18h au Parc des Expositions de Lorient  
En Turquie et en Syrie - Solidarité avec le peuple kurde, le combat des femmes kurdes pour l'égalité, la liberté, l'émancipation 

 

Avec:  

Hazal Karakus du Mouvement International des femmes kurdes

Sengul Karaka du Mouvement International des femmes kurdes

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor, très engagée dans la solidarité internationale, arrêtée par les autorités turques d'Erdogan alors qu'elle observait les violences et illégalités lors des dernières élections dans les régions kurdes de Turquie

 Hülliya Turan, secrétaire départementale PCF du Bas-Rhin, d'origine kurde de Turquie, arrêtée avec Christine Prunaud et Pascal Torre en Turquie
Pascal Torre, animateur secteur international du PCF, spécialisé sur le Proche et le Moyen-Orient

Table-ronde animée par Ismaël Dupont 

Au Kurdistan turc, au Rojova syrien - Solidarité avec le peuple kurde, le combat des femmes kurdes pour l'égalité, la liberté, l'émancipation 
Au Kurdistan turc, au Rojova syrien - Solidarité avec le peuple kurde, le combat des femmes kurdes pour l'égalité, la liberté, l'émancipation 
Au Kurdistan turc, au Rojova syrien - Solidarité avec le peuple kurde, le combat des femmes kurdes pour l'égalité, la liberté, l'émancipation 
Partager cet article
Repost0
18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 05:19
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)
Congrès d'Ivry du 23 au 25 novembre - AG du PCF pays de Morlaix de discussion sur la base commune "Pour un manifeste du parti communiste du XXIe siècle" (photos Jean-Luc Le Calvez)

De l'écoute, de la réflexion, de la passion, de la connaissance et de l'expérience à penser, pendant 5 heures, de 17h30 à 22h30, 25 des 80 adhérents de la section PCF du Pays de Morlaix ont débattu du texte de base commune pour le Congrès du PCF adoptée le 6 octobre par le vote des adhérents au niveau national: "Pour un manifeste du Parti communiste du 21 e siècle". 

Nous avons débattu à partir du texte, de ce qu'il dit et de ce qu'il ne dit pas (encore): 

- Sur l'état de la société et du monde: les mutations du capitalisme, la manière dont cela affecte la société, les volontés d'enterrer la question sociale sous la question ethnico-culturelle, certains prétendant masquer la lutte des classes sous une prétendue lutte des cultures ou des races, le recul de la conscience de classe, les transformations du salariat, la montée de l'individualisme, le recul de la capacité dee mobilisation collective revendicatrice. 

- Sur le bilan critique de nos choix et expériences passées, bilan estimé incontournable et devant inclure la question des directions mais qui est apparu en l'état trop sommaire, univoque et insuffisant dans le texte actuel, ne prenant pas assez en compte le contexte général, le temps long, l'état de l'opinion, la transformation du rapport social au communisme. 

- Sur le projet communiste où là de nombreux points d'accord avec le texte ont été affirmés avec des demandes de compléments sur l'industrie, les droits des femmes et l'égalité femmes-hommes, la visée d'émancipation et le combat pour la réalisation humaine partagée par l'égalité et la fraternité, contre toutes les formes de racisme, de discriminations et de dominations, sur le "comment" et le "chemin" de la transformation révolutionnaire de notre société que nous voulons.

Une prochaine AG pour la présentation et le vote sur les amendements et contributions et l'élection de notre délégation au congrès est prévue le 30 octobre à 17h30 avant la conférence de section consacrée à l'organisation de la section le mercredi 7 novembre de 17h30 à 19h30.

Deux AG de section consacrées au Congrès et à la discussion sur les textes avaient précédé le vote des adhérents sur la base commune: le 19 septembre et le 4 octobre.

Ismaël Dupont    

 

Partager cet article
Repost0
18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 05:00
Fête de l'Humanité Bretagne du 1er et 2 décembre 2018 - demandez le flyer et le programme!
Fête de l'Humanité Bretagne du 1er et 2 décembre 2018 - demandez le flyer et le programme!
Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 12:31
Robert Endewelt, résistant juif communiste des FTP-MOI, nous a quitté cette nuit du 16 au 17 octobre 2018
Robert Endewelt, résistant juif communiste des FTP-MOI, nous a quitté cette nuit du 16 au 17 octobre 2018

Lu sur la page Facebook de notre camarade de Paris, Catherine Vieu-Charier: 

 

Robert Endewelt, résistant, juif, communiste, nous a quitté cette nuit. 
 

«Nous, jeunes communistes, 
avons coorganisé l’insurrection de Paris»
 

Mardi, 19 Août, 2014
Issu d’une famille d’immigrés juifs polonais, Robert Endewelt, dirigeant de la Jeunesse communiste clandestine et membre de la MOI, 
a participé aux intenses combats de la place de la République, un des bastions des troupes nazies dans la capitale.
«Un officier allemand est sorti, un drapeau blanc à la main, de la caserne Prince-Eugène sur la place de la République dans laquelle les troupes nazies s’étaient retranchées. J’étais à 10 mètres. » Robert Endewelt est âgé alors de vingt et un ans. Cette image, il la garde, gravée dans sa mémoire. Paris se libère ce 25 août 1944. Responsable des Jeunesses communistes clandestines, il s’était joint quelques jours auparavant avec 200 jeunes à l’insurrection de la capitale à laquelle appelait le Conseil national de la Résistance. « Nous avions reçu l’ordre de récupérer des armes par tous les moyens et d’investir le quartier. On nous a distribué des brassards des FFI (Forces françaises de l’intérieur). J’étais affublé d’un grand fusil… » La place de la République était l’un des bastions de l’armée d’occupation. Elle y avait installé de l’artillerie et bombardait les positions du Paris insurgé. Comme les barricades érigées dans les rues adjacentes ou un peu plus loin sur le boulevard Magenta. L’accès de la place était interdit. Des écriteaux prévenaient : « Qui ira plus loin sera fusillé immédiatement. » Les jeunes résistants harcèlent les troupes allemandes qui se replient dans les ultimes heures du combat dans la caserne, bâtiment qui fut avant-guerre et reste aujourd’hui affecté à la garde républicaine (1). C’est sous la double pression des FFI et des chars de la division Leclerc que les soldats allemands finiront par se rendre ce 25 août.
Lutter contre les fascistes 
mais aussi « contre cet insupportable 
appel à la résignation du régime de Pétain »
Quatre-vingt-onze ans, chaleureux, timbre clair, tonus sidérant, Robert Endewelt raconte, chez lui, un 9e étage avec vue imprenable sur le parc des Buttes-Chaumont dans ce coin de Paris qu’il n’a jamais quitté. « Il y a eu un silence. Et puis d’un seul coup, une foule joyeuse, venue d’on ne sait où, a envahi la place. » L’épilogue du combat contre l’Allemagne nazie n’était pas encore écrit. Robert intégrera l’armée avec les jeunes de son groupe au sein d’une compagnie qui poursuivra la Wehrmacht jusque de l’autre côté du Rhin. L’histoire avait commencé quatre ans plus tôt. En 1940, à dix-sept ans, le jeune homme qui a grandi dans une famille d’immigrés juifs polonais – « Mes parents avaient fui la misère et les pogroms au début du siècle » – est entouré de « copains de la JC comme Maurice Feld » déterminés à lutter contre les fascistes mais aussi « contre cet insupportable appel à la résignation du régime de Pétain ». « On a d’abord lancé des tracts à la volée à la sortie des cinémas. Et puis, on a organisé des manifs au printemps 1941, rue du Faubourg-du-Temple, de Belleville, et puis le 14 Juillet sur les grands boulevards. En août, lors d’un autre rassemblement, deux camarades se font arrêter, Samuel Tichelmann et Henri Gautreau. Ils seront tous deux fusillés. Nous savions, au plus tard à ce moment-là, que nous étions engagés dans un combat sans merci. » Robert prend rapidement des responsabilités au sein de la JC clandestine du 10e arrondissement. On lui demande de rejoindre la MOI (Main-d’œuvre immigrée), ce groupe de résistants d’origine étrangère. Il y côtoie Henri Krasucki qui deviendra plus tard secrétaire général de la CGT. « Lui était chargé de préparer les jeunes à la guérilla urbaine, et moi j’avais la responsabilité du secteur de la propagande. » Dans le « civil », Robert habite avec sa famille un petit appartement au bas de la rue du Faubourg-Saint-Denis. « Fort heureusement, dit-il dans un sourire, ma mère n’a jamais été mise au courant. Elle se serait fait un sang d’encre. » La discrétion, les mille précautions contre d’éventuelles filatures deviennent vite le seul mode de vie possible. Le jeune homme sort à toute allure de l’adolescence. Le fonctionnement en triangle est la règle (soit un contact limité à seulement deux autres personnes du réseau pour éviter les coups de filet). « Fin 1942, début 1943, nous avons pu mener à bien – souvent avec la complicité des travailleurs – des actes de sabotage dans les usines textiles parisiennes réquisitionnées par l’occupant pour fournir des vêtements chauds à ses soldats empêtrés, déjà, sur le front de l’Est. » En mars 1943, l’étau policier se resserre. Henri Krasucki est arrêté et déporté à Auschwitz. « Se réorganiser rapidement, quitter les vieilles planques, en trouver de nouvelles. Nous avons mis quelques mois avant de reconstituer un réseau. » Nouveau coup dur fin 1943 : parmi les « adultes » – comme Robert les désigne aujourd’hui encore pour les différencier des jeunes sous sa responsabilité – ceux du groupe Manouchian sont victimes à leur tour d’un coup de filet. « Je suis tombé sur l’Affiche rouge un matin de février 1944 en allant à un rendez-vous. Un choc. Je reconnais trois camarades : Marcel Raymann que j’avais côtoyé directement, Wajsbrot et Fingercwag. Leurs visages hirsutes et la consonance de leurs noms devaient les discréditer comme des terroristes étrangers. Cette mise en scène provoquera l’effet inverse… » Toujours militant et au fait du climat et des enjeux politiques les plus actuels « dans une période tout à fait différente », Robert Endewelt évoque l’importance de ce retournement symbolique jusqu’à aujourd’hui. Car l’affiche est un témoignage sans appel « du courage et de l’engagement des immigrés dans la libération de la France ».

 

Pierre Trovel:


«Nous, jeunes communistes, 
avons coorganisé l’insurrection de Paris»

 

Issu d’une famille d’immigrés juifs polonais, Robert Endewelt, dirigeant de la Jeunesse communiste clandestine et membre de la MOI, 
a participé aux intenses combats de la place de la République, un des bastions des troupes nazies dans la capitale.
«Un officier allemand est sorti, un drapeau blanc à la main, de la caserne Prince-Eugène sur la place de la République dans laquelle les troupes nazies s’étaient retranchées. J’étais à 10 mètres. » Robert Endewelt est âgé alors de vingt et un ans. Cette image, il la garde, gravée dans sa mémoire. Paris se libère ce 25 août 1944. Responsable des Jeunesses communistes clandestines, il s’était joint quelques jours auparavant avec 200 jeunes à l’insurrection de la capitale à laquelle appelait le Conseil national de la Résistance. « Nous avions reçu l’ordre de récupérer des armes par tous les moyens et d’investir le quartier. On nous a distribué des brassards des FFI (Forces françaises de l’intérieur). J’étais affublé d’un grand fusil… » La place de la République était l’un des bastions de l’armée d’occupation. Elle y avait installé de l’artillerie et bombardait les positions du Paris insurgé. Comme les barricades érigées dans les rues adjacentes ou un peu plus loin sur le boulevard Magenta. L’accès de la place était interdit. Des écriteaux prévenaient : « Qui ira plus loin sera fusillé immédiatement. » Les jeunes résistants harcèlent les troupes allemandes qui se replient dans les ultimes heures du combat dans la caserne, bâtiment qui fut avant-guerre et reste aujourd’hui affecté à la garde républicaine (1). C’est sous la double pression des FFI et des chars de la division Leclerc que les soldats allemands finiront par se rendre ce 25 août.
Lutter contre les fascistes 
mais aussi « contre cet insupportable 
appel à la résignation du régime de Pétain »
Quatre-vingt-onze ans, chaleureux, timbre clair, tonus sidérant, Robert Endewelt raconte, chez lui, un 9e étage avec vue imprenable sur le parc des Buttes-Chaumont dans ce coin de Paris qu’il n’a jamais quitté. « Il y a eu un silence. Et puis d’un seul coup, une foule joyeuse, venue d’on ne sait où, a envahi la place. » L’épilogue du combat contre l’Allemagne nazie n’était pas encore écrit. Robert intégrera l’armée avec les jeunes de son groupe au sein d’une compagnie qui poursuivra la Wehrmacht jusque de l’autre côté du Rhin. L’histoire avait commencé quatre ans plus tôt. En 1940, à dix-sept ans, le jeune homme qui a grandi dans une famille d’immigrés juifs polonais – « Mes parents avaient fui la misère et les pogroms au début du siècle » – est entouré de « copains de la JC comme Maurice Feld » déterminés à lutter contre les fascistes mais aussi « contre cet insupportable appel à la résignation du régime de Pétain ». « On a d’abord lancé des tracts à la volée à la sortie des cinémas. Et puis, on a organisé des manifs au printemps 1941, rue du Faubourg-du-Temple, de Belleville, et puis le 14 Juillet sur les grands boulevards. En août, lors d’un autre rassemblement, deux camarades se font arrêter, Samuel Tichelmann et Henri Gautreau. Ils seront tous deux fusillés. Nous savions, au plus tard à ce moment-là, que nous étions engagés dans un combat sans merci. » Robert prend rapidement des responsabilités au sein de la JC clandestine du 10e arrondissement. On lui demande de rejoindre la MOI (Main-d’œuvre immigrée), ce groupe de résistants d’origine étrangère. Il y côtoie Henri Krasucki qui deviendra plus tard secrétaire général de la CGT. « Lui était chargé de préparer les jeunes à la guérilla urbaine, et moi j’avais la responsabilité du secteur de la propagande. » Dans le « civil », Robert habite avec sa famille un petit appartement au bas de la rue du Faubourg-Saint-Denis. « Fort heureusement, dit-il dans un sourire, ma mère n’a jamais été mise au courant. Elle se serait fait un sang d’encre. » La discrétion, les mille précautions contre d’éventuelles filatures deviennent vite le seul mode de vie possible. Le jeune homme sort à toute allure de l’adolescence. Le fonctionnement en triangle est la règle (soit un contact limité à seulement deux autres personnes du réseau pour éviter les coups de filet). « Fin 1942, début 1943, nous avons pu mener à bien – souvent avec la complicité des travailleurs – des actes de sabotage dans les usines textiles parisiennes réquisitionnées par l’occupant pour fournir des vêtements chauds à ses soldats empêtrés, déjà, sur le front de l’Est. » En mars 1943, l’étau policier se resserre. Henri Krasucki est arrêté et déporté à Auschwitz. « Se réorganiser rapidement, quitter les vieilles planques, en trouver de nouvelles. Nous avons mis quelques mois avant de reconstituer un réseau. » Nouveau coup dur fin 1943 : parmi les « adultes » – comme Robert les désigne aujourd’hui encore pour les différencier des jeunes sous sa responsabilité – ceux du groupe Manouchian sont victimes à leur tour d’un coup de filet. « Je suis tombé sur l’Affiche rouge un matin de février 1944 en allant à un rendez-vous. Un choc. Je reconnais trois camarades : Marcel Raymann que j’avais côtoyé directement, Wajsbrot et Fingercwag. Leurs visages hirsutes et la consonance de leurs noms devaient les discréditer comme des terroristes étrangers. Cette mise en scène provoquera l’effet inverse… » Toujours militant et au fait du climat et des enjeux politiques les plus actuels « dans une période tout à fait différente », Robert Endewelt évoque l’importance de ce retournement symbolique jusqu’à aujourd’hui. Car l’affiche est un témoignage sans appel « du courage et de l’engagement des immigrés dans la libération de la France ».

 

 

 

 

Gilbert Brustlein, Marcel Rayman, Henri Krasucki... les jeunes communistes juifs dans la FTP MOI, témoignage de Robert Endewelt

21 février 1944: 23 étrangers et nos frères pourtant - Il y a soixante-treize ans, le 21 février 1944, les nazis exécutaient au Mont-Valérien les héros de l'Affiche rouge.

Résistance : Arsène Tchakarian, à 100 ans, il est le dernier rescapé des Manouchian (Le Parisien, Lucile Métout, 25 décembre 2016)

Olga Bancic, une héroïne de la résistance juive communiste FTP-Moi en France

L'Affiche rouge: "Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant" (numéro spécial de L'Humanité, février 2007- Jean de Leyzieu)

Les communistes français dans la résistance avant l'invasion de l'URSS en juin 1941: relisons Albert Ouzoulias et ses "Bataillons de la jeunesse"

une conférence importante de Léon Landini prouvant que, quoiqu'en disent les révisionnistes, la résistance communiste a débuté bien avant le printemps 1941

 

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 11:28
Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat

Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat

La reconnaissance sociale des aidants est incontournable

mercredi 17 octobre 2018[]

Le groupe communiste, républicain, citoyens et écologiste au Sénat vient de déposer une proposition de loi relative à la reconnaissance sociale des aidants.

Ce texte ambitionne de jeter les bases d’un statut pour les proches aidants à travers différentes mesures visant à leur accorder des droits effectifs et une reconnaissance sociale.

- La proposition de loi

 

Lire aussi: 

6 octobre: journée nationale des aidants (Pierre Darhéville, député PCF)

Reconnaissance des aidants: le texte communiste rejeté par les députés EN MARCHE, la colère de Pierre Darrhéville

 

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 08:34
Laurence Cohen interpelle le premier ministre sur la vague d'agressions à caractère homophobe
Laurence Cohen interpelle le premier ministre sur la vague d'agressions à caractère homophobe

A Paris: 

18 septembre : un couple d'hommes agressé dans le 20e
8 octobre : un couple de femmes attaqué dans le 10e
9 octobre : un couple d'hommes roué de coups dans le 19e
14 octobre : un jeune homme blessé au visage dans le 15e
16 octobre : un homme insulté et violenté dans le 2e

La violence homophobe frappe tous les jours dans les rues de Paris. Stop !

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 07:48
25 octobre- 29 novembre - 13 décembre... : Jeudis rouges à Quimperlé, espace Benoîte Groult: le vocabulaire politique, Marx,

Le compagnonnage du Parti communiste avec la culture et l'éducation, le partage des savoirs, des compétences est une longue histoire.

Souvenons nous, par exemple, que la première Maison de la culture en France est fondée à l'initiative de Paul Vaillant Couturier en 1935 à Paris avec Louis Aragon comme secrétaire général. L'idée fera son chemin et André Malraux  devenu ministre la reprendra à son compte!

Les ambitions du Réseau d'Initiatives "partage des savoirs" sont modestes mais elles s'inscrivent dans cette histoire là et dans cette vision de la société.

Les Jeudi Rouges  qui se tiendront à Quimperlé, espace Benoîte Groult, à partir du mois d'octobre tous les derniers jeudi du mois ont pour vocation de découvrir,  de comprendre, de débattre autour d'un théme  et avec l'aide d'une ou d'un spécialiste de la question retenue.  Et d'aider à agir et à riposter.

Le premier des "Jeudis Rouges" aura lieu le jeudi 25 octobre. 

Quelques mots malgré tout...On inaugurera ce cycle de rencontres par les questions posées par le vocabulaire, les mots, les mots de tous les jours , ceux notamment dont on nous rebat les oreilles à longueur d'antenne et de revues libérales. Que cachent ils ? Que vehiculent ils ? 

Et la suite...

Jeudi 29 novembre: "Avec Marx penser et agir aujourd'hui" (1ére partie) Bernard Vasseur Professeur de Philosophie

Jeudi 13 décembre : "Avec Marx penser et agir aujourd'hui" (2 éme  partie) Bernard Vasseur Professeur de Philosopie (ce n'est pas le dernier jeudi du mois pour cause de Noel !)

Jeudi 31 janvier : "Faut-il sauver le soldat Europe ?"

Jeudi 28 février : "La mondialisation": Nasser Mansouri,  Economiste, coordinateur du pôle économique de la CGT

Jeudi 28 mars:  "Les migrations aujourd'hui"  Catherine Wihtol de Wenden . CNRS, Politologue. spécialiste des migrations internationales.

Jeudi 25 mars: "Vous avez dit populisme ?"  Jean Quétier ; Doctorant en Philosophie Université de Strasbourg.

Les soirées se concluront par un buffet partagé où chaque participant est invité à apporter qui à boire qui à se restaurer

Dominique Gontier, pour le collectif PCF de la VIIIe circonscription d'animation des Jeudis Rouges

  Vous pouvez commandez l'ouvrage "Petit cours d'autodéfense intellectuelle" de Normand Baillargeon  à Quimperlé, à la libraire "Les mots voyageurs" 2, place Hervo.

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 07:27
Guerre d'Algérie - Communiqué du PCF pour le 57e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961

PCF - Parti Communiste Français

Le 57e anniversaire du massacre du 17 octobre 1961 intervient à quelques semaines de la reconnaissance officielle par le président Macron de la responsabilité de l’État dans l'enlèvement, la torture et l'assassinat de Maurice Audin, mathématicien, militant communiste engagé aux côtés du peuple algérien dans sa lutte pour l'indépendance.

La mise à mort, ce 17 octobre 1961, par la police française d'au moins 200 manifestant-e-s algérien-ne-s venu-e-s défiler, souvent en famille, protestant pacifiquement contre le couvre-feu imposé par le préfet de police, Maurice Papon, pour la paix et pour l'indépendance de l'Algérie a été couverte et encouragée par les plus hautes autorités de l’État.

Comme si la mort violente de près de 300 morts en 3 mois de répression policière en région parisienne ne suffisait pas, les événements du 17 octobre, les morts et les rafles et 11 000 arrestations de même que ces 3 mois de terreur ont été sciemment occultés pendant des décennies tout comme les massacres de Sétif (8 mai 1945), les massacres de 1947 à Madagascar, et Charonne (février 1962) par un État colonial prêt à utiliser toute la violence possible pour réduire à néant l'aspiration à une Algérie libre, indépendante et souveraine. De même, la connivence de l’État et de l'OAS qui organisa attentat sur attentat à Paris et Alger a été délibérément minorée au cours des années suivantes.

Rendre hommage aux victimes du 17 octobre c'est pour la France reconnaître par la voix de ses plus hautes autorités d'aujourd'hui son entière responsabilité dans la guerre coloniale et les crimes d’État commis contre le peuple algérien.

C'est contribuer à restaurer la dignité des victimes et la dignité de la République, c'est prendre en considération la douleur des victimes brisées, civiles ou militaires, la douleur des familles et répondre à l'exigence de vérité et de justice des Algérien-ne-s et Français-es de 2018.

Le Parti communiste français, avec ses militant-e-s et représentant-e-s élu-e-s, participera comme chaque année aux hommages et commémorations des victimes du massacre du 17 octobre 1961 qui se dérouleront demain mercredi, et appelle la population à se joindre en nombre aux cérémonies organisées en France.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011