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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 21:00
Gilets jaunes: Pierre Laurent (PCF): J'attends du gouvernement qu'il suspende la hausse injuste des taxes sur le carburant

 " J'attends du gouvernement qu'il suspende la hausse injuste des taxes sur le carburant, qu'il change de cap sur la revalorisation du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites, qu'il ouvre d'autres pistes sur la transition écologique.

Emmanuel Macron récolte la colère qu'il a semée en revendiquant avec arrogance sa politique en faveur des premiers de cordée, la suppression de l'ISF, le hold-up de la CSG sur les retraités. Il méprise l'exigence populaire sur le pouvoir d'achat et l'angoisse qui grandit dans les territoires. Il creuse des trous dans le budget avec ses cadeaux fiscaux aux plus fortunés et au capital. C'est toute cette colère qui explose aujourd'hui. 

Nous sommes solidaires de cette colère populaire et nous en désignons les vrais responsables: les grands groupes pétroliers qui continuent d'accumuler des profits considérables sans payer d'impôts à leur mesure, les sociétés autoroutières qui grâce aux privatisations amassent les dividendes totalement indus, la stagnation des salaires imposés pour le profit des grands actionnaires, le recul des retraites, ce sont ces choix-là qui sont en cause" . 

Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste

Entretien à l'Humanité, lundi 19 novembre 2018

 

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19 novembre 2018 1 19 /11 /novembre /2018 19:53
Pierre Laurent

Pierre Laurent

Situation des mineurs isolés étrangers – Respecter les conventions internationales ratifiées par la France
Question écrite n° 07798

J’ai attiré l’attention de M. le ministre de l’intérieur sur la situation des mineurs non accompagnés (MNA) anciennement désignés comme mineurs isolés étrangers (MIE).

Le dispositif français de la protection de l’enfance est intégralement applicable à ces enfants. Ce suivi nécessite non seulement un hébergement et une scolarisation de ces adolescents mais souvent aussi un suivi sanitaire, voire psychologique.

Au vu de ces obligations de nombreux acteurs estiment qu’un nombre considérable de MNA fait l’objet d’un traitement indigne des institutions concernés que ce soit du point de vue de la situation administrative, de l’hébergement, de la scolarisation ou du suivi sanitaire et psychologique. Ils dénoncent également le fait que ces MNA soient très souvent privés de contrats jeune majeur et se retrouvent le jour de leurs 18 ans en situation administrative irrégulière, sans hébergement, sans nourriture et sans soutien.

Je lui ai demandé ce que le Gouvernement compte entreprendre en vue d’une prise en charge effective de ces jeunes personnes, garantissant leurs droits à la protection, à l’éducation et au séjour, dans le respect des conventions internationales ratifiées par la France.

Pierre Laurent

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 10:02
Ian Brossat avec Franck Saillot. Salarié de la papéterie Arjo Wiggins, il a occupé son usine avec ses camarades pour éviter sa fermeture. Grâce à leur lutte, ils ont trouvé un repreneur, l'activité reprend. On fête la victoire ce soir. Ian Brossat - 16 novembre 2018

Ian Brossat avec Franck Saillot. Salarié de la papéterie Arjo Wiggins, il a occupé son usine avec ses camarades pour éviter sa fermeture. Grâce à leur lutte, ils ont trouvé un repreneur, l'activité reprend. On fête la victoire ce soir. Ian Brossat - 16 novembre 2018

Elections européennes : le parti communiste s'entoure de figures syndicales du Nord  vendredi 16 novembre 2018 - France Bleu, Par Cécile Bidault, France Bleu Nord

France Bleu Nord -  vendredi 16 novembre 2018 

Par Cécile Bidault, France Bleu Nord

Le parti communiste se lance dans la campagne des élections européennes, qui auront lieu le 26 mai 2019. La tête de liste, Ian Brossat, passe trois jours dans le Nord-Pas-de-Calais, jusqu'à ce samedi soir. Il veut une liste constituée de personnes issues du monde du travail, notamment ouvrier.

A six mois des élections européennes, le parti communiste commence à faire campagne. La tête de liste, l'adjoint à la mairie de Paris Ian Brossat, passe trois jours dans le Nord-Pas-de-Calais. Ce jeudi, il était dans la métropole lilloise, vendredi dans le Douaisis, le Valenciennois et l'Avesnois, et ce samedi dans le bassin minier du Pas-de-Calais.

Sa liste ne sera pas bouclée avant la fin de l'année, mais d'ores et déjà, il annonce qu'elle sera composée pour moitié de candidats issus du monde du travail, en partie des ouvriers : "sur 700 eurodéputés au Parlement européen, il y a aujourd'hui trois ouvriers. Il faut que ça change. Ce sera la liste des grandes gueules de gauche, je l'assume. Face à des lobbies puissants, il faut des hommes et des femmes qui ont l'habitude de se battre". 

Expliquer les préoccupations du peuple

Les places sur la liste PC ne sont pas encore définies, mais on pourrait retrouver, en position éligible, Marie-Hélène Bourlard, bien connue dans la région pour son combat lors de la fermeture de l'usine textile ECCE à Poix du Nord, et son rôle dans le documentaire "Merci Patron". Elle compte bousculer les habitudes au parlement européen : "nous, on vit le quotidien, on peut expliquer les préoccupations du peuple".

Parler vrai

Même discours pour Franck Saillot, figure du combat mené pour l'emploi à la papeterie Arjowiggins, à Wizernes, dans l'Audomarois. Le délégué CGT dénonce "la langue de bois des cols blancs". Il explique, sans langue de bois justement : "si on va dans ces assemblées-là, on va parler vrai, dire les choses clairement. Ces gens là, il faut les bousculer, leur mettre un coup de pied au cul !"

Autre personnalité, Héloïse Dhalluin, 40 ans, déléguée CGT à la SNCF. Elle espère, déjà, convaincre les électeurs d'aller voter : "souvent on me dit que l'Europe, ça sert à rien. J'essaye de leur expliquer que tout ce qui leur arrive actuellement découle des directives européennes".

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 20:13
Ian Brossat "la politique de Macron pourrit la vie quotidienne de millions de gens" (Ian Brossat - PCF, 15 novembre)

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 19:30
La France doit soutenir le cessez-le-feu à Gaza (PCF, 15 novembre 2018)
La France doit soutenir le cessez-le-feu à Gaza

Le communiqué du gouvernement français faisant du Hamas le seul responsable des violences que subissent les populations civiles israéliennes frontalières de Gaza sans jamais évoquer le sort des populations civiles gazaouies est particulièrement scandaleux et ne permet pas d’envisager la paix.

C'est oublier que le gouvernement israélien, alors que des pourparlers étaient engagés entre le Hamas et les services israéliens sous l’égide de l’Égypte, a envoyé dans la bande de Gaza un commando dans le but d'éliminer un responsable du Hamas. Cette opération s'est soldée par la mort de sept Palestiniens et d’un militaire israélien. Le Hamas a riposté par l'envoi de roquettes qui ont tué un Palestinien d’Israël, et Israël a bombardé : 7 Gazaouis sont morts, 150 sites ont été détruits dont celui de la chaîne de télévision Al Aqsa.

Cet enchaînement malheureusement prévisible et parfaitement condamnable a été délibérément provoqué par Israël. Nous demandons avec insistance au gouvernement français qui prétend jouer un rôle dans la construction de la paix de garder une attitude responsable.

La population civile de Gaza qui a, depuis le mois de mars, choisi une lutte pacifique pour réclamer le droit des Palestiniens (fin du blocus, droit au retour), mérite le respect et doit être protégée. On ne peut accepter les déclarations partisanes, s'il est légitime de déplorer toutes les victimes civiles, on ne peut ignorer qu'il y a une population victime d'un blocus qui conduit au désespoir et à une catastrophe humanitaire. Le PCF est aux cotés de cette population.

A l'annonce de ce cessez-le-feu, le ministre ultranationaliste Avigdor Lieberman a donné sa démission et a demandé la convocation de nouvelles élections. ​Nous serons aux cotés des progressistes qui ont essayé de se dresser contre la nouvelle loi fondamentale État-nation en proposant d'instaurer en Israël un État de tous ces citoyens.

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 18:59

En 2018, l’égalité entre les femmes et les hommes n’existe dans aucun pays. Les luttes des féministes ont pourtant permis de belles conquêtes. Mais naître femme entraîne une propension à ce que nos devoirs soient plus nombreux que nos droits ! Dès lors, ne convient-il pas de s’interroger sur cette injustice qui perdure au fil des siècles ? Pourquoi un tel acharnement ? Revendiquer l’égalité c’est, non pas nous « hisser » au même statut que les hommes mais modifier les statuts tels qu’ils existent aujourd’hui.

L’égalité, par essence, n’accepte aucune domination, aucune soumission, aucune exploitation. L’émancipation des femmes est avant tout une émancipation humaine.

En ce sens, chacune de nos revendications sociales est à même de déstabiliser l’ordre établi pour ouvrir vers la transformation profonde de la société.

En fait, on voit bien que l’organisation du travail, telle que nous la connaissons, maintient les femmes dans un statut d’infériorité institué sur le modèle patriarcal. Elles subissent la reproduction du partage traditionnel des rôles comme dans la sphère privée. Vouloir s’attaquer, pour ne prendre qu’un exemple, aux temps partiels imposés, vécus majoritairement par les femmes, permettrait non seulement d’améliorer les conditions de travail des femmes mais révolutionnerait le travail de tous. Les conséquences ne s’arrêteraient d’ailleurs pas aux portes des entreprises mais remettraient en cause l’organisation même de l’Etat social. En effet, cela pousserait par exemple au développement et à l’amélioration des services publics, notamment ceux concernant l’accueil de la petite enfance ou l’accompagnement à la personne.

Chaque droit gagné pour les femmes permet donc non seulement de faire évoluer les conditions de travail de tous mais également de mieux articuler les temps sociaux.

On voit bien que le pouvoir n’a pas intérêt à satisfaire les revendications féministes. D’où les promesses non tenues de Macron qui a choisi une secrétaire d’état qui manie bien le verbe mais n’agit pas concrètement en faveur de l’égalité ! Faire de l’égalité Femmes-Hommes une grande cause nationale nécessiterait des financements publics à la hauteur de cet enjeu.

Le sexisme n’est pas une discrimination comme une autre, c’est la mère de toutes les discriminations comme le soulignait Françoise Héritier.

Raison pour laquelle nos combats sont multiples et concomitants : lutte en faveur de l’égalité professionnelle, contre les violences sexuelles et sexistes, contre toute marchandisation du corps (GPA ou prostitution), exigence d’un partage à égalité de l’espace public et des responsabilités, du droit de choisir de devenir mère ou pas, ou encore obtenir la protection des droits reproductifs et sexuels, le respect de toute orientation sexuelle...

Nous sommes, au lendemain de Metoo et de Balance Ton Porc, à un moment charnière, où les femmes quel que soit le milieu social ou l’âge, connaissent une exaspération maximale concernant les inégalités et les violences qu’elles vivent au quotidien. Elles ne tolèrent plus la culture du viol, les violences, leurs salaires inférieurs car toujours considérés comme salaires d’appoint ! Elles ne tolèrent plus que malgré un arsenal législatif conséquent, l’égalité reste à conquérir.

Plus que jamais, la remise en cause des fondements du patriarcat est un combat majeur qui ouvre de grands chantiers de transformation de la société.

Il est donc indispensable de sortir d’une approche au cas par cas de la discrimination pour passer à une analyse collective qui prend en compte le caractère organisationnel et systémique des inégalités entre les femmes et les hommes. C’est tout l’enjeu de notre féminisme-lutte de classes.

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 16:13
Les hôpitaux et les EHPAD sont en état d’urgence : courrier des parlementaires communistes à E. Macron
Les hôpitaux et les EHPAD sont en état d’urgence : courrier des parlementaires communistes à E. Macron

jeudi 15 novembre 2018

A l’initiative d’ Alain Bruneel, Député du Nord, 32 parlementaires des groupes GDR à l’Assemblée et CRCE au Sénat écrivent au Président de la République pour dénoncer les économies sur la santé et solliciter des mesures d’urgence pour l’hôpital.

Ils lui demandent d’être reçu dans les plus brefs délais.

Regarder la vidéo


 

" Des cris de colère, de révolte, sont exprimés par les médecins, les personnels infirmiers, les aides soignant-e-s, les patients ainsi que le personnels administratifs et de nombreux élu-e-s.

Tous pointent du doigts le manque de moyens matériels et humains. Tous se mobilisent contre les fermetures de maternités, d’urgence et des services de soins de proximité.

Monsieur le Président, si les hôpitaux et les EHPAD tiennent encore debout, c’est grâce à ces femmes et ces hommes qui souvent mettent entre parenthèses leur vie personnelle.

En mai 2018, en direct à la télévision vous aviez promis qu’aucun de rabot ne serait réalisé sur les dépenses des hôpitaux. Pourtant la réalité est tout autre.

Le budget voté en 2019 prévoit, une fois de plus des nouvelles économies. C’est insupportable, c’est intolérable et nous ne l’acceptions pas. La santé n’est pas une marchandise, ce sont avant tout des être humains qui veulent être écoutés et respectés.

Monsieur le Président de la République, l’attente est forte. Les mobilisations se succèdent partout sur le territoire.

Nous avons constaté cette souffrance mais aussi l’attachement au service public lors de notre Tour de France engagé en début d’année. 110 établissements visités et des milliers de personnes rencontrées. Il faut nous recevoir sans délais. Il faut d’écrêter l’état d’urgence.

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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 16:15

Ce matin sur RTL, le Premier Ministre n’a apporté aucune réponse sérieuse face à la légitime colère qui monte dans le pays suite à la hausse des prix des carburants et du fioul domestique.

 

Concernant les nouvelles hausses du carburant, Édouard Philippe a ainsi confirmé l’attaque sans précédent du gouvernement envers le pouvoir d’achat des retraités, des familles les plus modestes et de la classe moyenne : 2 milliards par an aujourd’hui, 10 milliards par an à l’horizon 2022.C’est du vol fiscal en bande organisée au moment où les ultra-riches encaissent les cadeaux du gouvernement, les uns après les autres.

 

Ces montants sont insupportables pour les dizaines de millions de Françaises et de Français obligés de prendre leur voiture pour aller travailler, notamment les ruraux : un Français sur deux vit dans une commune de moins de 9 500 habitants. Est-il normal de taxer une fois de plus le maçon ou la caissière qui n’ont d’autre choix que de prendre de leur voiture pour aller travailler et en même temps d’exonérer une fois de plus le patron du CAC 40 qui fait trois fois le tour du monde en avion sans jamais voir son kérosène taxé ?

 

Il ne peut pas y avoir d’écologie sans justice sociale.

Le gouvernement refuse obstinément toutes mesures efficaces pour l’écologie et juste socialement pour réduire la pollution.

Il faut taxer le kérosène, augmenter la taxe de l’aviation civile, supprimer l’exonération des taxes sur le diesel pour les camions, « ISF écologique » avec une augmentation massive des taxes sur l’achat de grosses voitures neuves polluantes (Porsche, Ferrari, 4x4, SUV), revenir à une TVA sur les transports publics à 5,5% et, enfin, taxer les milliards de profits des groupes pétroliers – grands absents de la politique énergétique du gouvernement.

 

Ces propositions ont été portées par les communistes, et leurs député(e)s à l’Assemblée Nationale, hier mardi. Elles ont été obstinément repoussées par le pouvoir.

 

En conséquence, le PCF organise une dizaine d’actions simultanées à travers la France, ce jeudi 15 novembre à 7 h 30 (Val-de-Marne, Seine-Saint-Denis, Bouches-du-Rhône, etc.).

Ian Brossat, en tant que chef de file des communistes aux élections européennes, sera présent au pont de Nogent, situé sur la commune de Champigny-sur-Marne (RD145), dans le département du Val-de-Marne en présence de Christian Favier, Président du Conseil départemental, et des parlementaires communistes. Les élus seront en écharpe tricolore.

 

 

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14 novembre 2018 3 14 /11 /novembre /2018 16:13

Monsieur le Premier ministre, vous venez de présenter un vaste plan de destruction de la fonction publique (MM. Roger Karoutchi et Christian Cambon sourient.) par la baisse des effectifs et la fragilisation du statut.

Ce plan poursuit le vieux rêve d’un État faible face au jeu des intérêts privés. Que proposez-vous ? Cinquante mille fonctionnaires d’État en moins, après une baisse de 11 % depuis vingt ans, une casse du statut avec un appel massif aux contractuels.

Monsieur le Premier ministre, la France ne peut se gérer comme une start-up, les règles du service public et le sens de l’intérêt général ne sont pas compatibles avec l’objectif de rentabilité.

Votre plan impose aussi une réduction de 70 000 postes dans la fonction publique territoriale. C’est un non-sens : chacun sait que la défaillance du service public d’État est prise en charge par les collectivités locales. D’ailleurs, les points de contact que vous annoncez existent déjà, ce sont les mairies !
Monsieur le Premier ministre, votre plan libéral est en totale contradiction avec les besoins de notre société. Quand admettrez-vous que la casse du service public, de ce qui ne se marchandise pas, brise le trait d’union, la solidarité sociale territoriale au sein de notre République ?

Monsieur le Premier ministre, la voie que vous avez choisie est sans issue, et elle interroge sur l’avenir de notre pays et de l’Europe. Nous attendons de votre part un sursaut républicain pour stopper la saignée que vous imposez aux services publics nationaux et locaux. Allez-vous y mettre fin ?

(Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et sur des travées du groupe socialiste et républicain.)

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’action et des comptes publics. (Exclamations sur des travées du groupe Les Républicains. Un poids lourd ! sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)

M. Olivier Dussopt, secrétaire d’État auprès du ministre de l’action et des comptes publics. Madame la sénatrice Cukierman, comme l’a dit M. le président du Sénat, vous avez réussi à rejoindre Paris malgré un épisode neigeux, qui nous donne, aux uns et aux autres, l’occasion de saluer le travail des fonctionnaires.

Je saisis cette opportunité pour rappeler notre attachement, à la fois, au service public et aux fonctionnaires. (Exclamations sur plusieurs travées.) C’est justement parce que nous y sommes attachés que nous menons une réforme de transformation.

Cette réforme a pour objectif de simplifier le dialogue social, tout en garantissant la totalité des droits des agents. Nous sommes en effet convaincus qu’en simplifiant ce dialogue, nous pourrons donner plus d’opportunités de mobilité, plus de réactivité à l’administration, et rendre celle-ci plus performante pour faire face aux défis qui nous attendent et aux besoins de la population.

Nous ferons en sorte que soit mieux reconnu l’engagement de chacun des agents publics de ce pays en permettant une individualisation, un intéressement, individuel ou collectif. Nous pourrons ainsi mieux accompagner les agents publics dans la tâche qui est la leur au quotidien.

Nous donnerons aux employeurs publics plus de marge de manœuvre et plus de liberté pour choisir celles et ceux qu’ils doivent recruter pour mener à bien leur mission. Il s’agit ainsi de permettre l’élargissement des conditions de recrutement des contractuels, sans remettre en cause le principe général de l’occupation des emplois permanents par des agents titulaires.

Nous ferons en sorte, aussi, de mieux accompagner les transitions professionnelles et les mobilités, et de garantir une plus grande transparence des emplois publics.

Parce que les services et les besoins évoluent, parce que le numérique s’impose à la fonction publique comme à l’ensemble du pays, notre objectif est de former et d’accompagner les agents publics afin qu’ils aient un avenir et des perspectives d’emploi dans la fonction publique, et afin que ceux d’entre eux qui le souhaitent puissent rejoindre, sur la base du volontariat, le secteur privé.

Nous accompagnerons ces transformations d’une réorganisation du réseau territorial.

Le Premier ministre nous a donné une consigne : privilégier l’échelon départemental comme moyen d’action. Vous le savez, à la suite d’interventions de nombreux élus de la Loire, nous avons notamment pris la décision de maintenir les trésoreries de Bourg-Argental et de Renaison. Nous savons en effet que la proximité compte, et c’est dans cet esprit que nous voulons travailler. (Applaudissements sur les travées du groupe La République En Marche. – M. Jean-Marc Gabouty applaudit également.)

M. le président. La parole est à Mme Cécile Cukierman, pour la réplique.

Mme Cécile Cukierman. Vous l’avez évoqué, monsieur le secrétaire d’État, cette nuit, nous avons manqué de fonctionnaires dans mon département. Cette nuit, des femmes et des hommes qui sont restés bloqués dans leur voiture n’ont vu personne venir à leur secours ou se soucier de la situation dans laquelle ils étaient.

Cette nuit, nous avons manqué de fonctionnaires d’État et de fonctionnaires départementaux. Voilà quelle est la réalité !

Avec votre réforme, vous voulez faire une fonction publique sans fonctionnaires, de même que vous voulez un Parlement sans parlementaires ! 

(Applaudissements sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste et sur des travées du groupe socialiste et républicain. – Des sénateurs du groupe Les Républicains frappent sur leur pupitre.)

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 05:59
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