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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 18:54
Elections européennes, liste de Ian Brossat: quelques dates importantes à retenir de la campagne dans le Finistère et en Bretagne
Patrick Le Hyaric et Glenn Le Saoût à Roscoff le 2 mars

Patrick Le Hyaric et Glenn Le Saoût à Roscoff le 2 mars

Cindérella Bernard (ici avec Patrick Le Hyaric pour un café citoyen Europe à Carhaix le 28 avril dernier) au Relecq-Kerhuon le 9 mars et à Morlaix pour la fête du Viaduc le 1er mai

Cindérella Bernard (ici avec Patrick Le Hyaric pour un café citoyen Europe à Carhaix le 28 avril dernier) au Relecq-Kerhuon le 9 mars et à Morlaix pour la fête du Viaduc le 1er mai

Marie-Pierre Vieu, députée européenne, n°4 sur la liste de Ian Brossat, à Quimper le 19 avril

Marie-Pierre Vieu, députée européenne, n°4 sur la liste de Ian Brossat, à Quimper le 19 avril

 Maryam Madjidi, écrivaine d'origine iranienne, militante pour le droit d'asile, n°8 sur la liste de Ian Brossat, à Morlaix et Brest les 5 et 6 avril

Maryam Madjidi, écrivaine d'origine iranienne, militante pour le droit d'asile, n°8 sur la liste de Ian Brossat, à Morlaix et Brest les 5 et 6 avril

Calendrier qui sera complété au fur et à mesure:

- Samedi 2 Mars, à Roscoff, bar restaurant "C'est ici" sur le port de plaisance du Bloscon, 15h: Rencontre-débat sur le Brexit, ses enjeux et conséquences pour les ports, la pêche et l'économie maritime bretonne avec Patrick Le Hyaric (n°3 sur la liste de Ian Brossat) et Glenn Le Saôut, candidat finistérien. Visite d'entreprises auparavant.

- Dimanche 3 Mars: repas de la section de Plestin-les-Grèves à Keraudy, Ploumiliau, à 12h, avec Cindérella Bernard, candidate aux Européennes (réservation auprès de Denis au 02 96 35 76 94)

- Samedi 9 Mars, au Relecq Kerhuon: Avec Cindérella Bernard, candidate aux Européennes sur la liste de Ian Brossat, Première adjointe à Begard, présidente du groupe communiste au Conseil Départemental des Côtes d'Armor, à la Maison Municipale des Associations Germain Bournot :17h00 Débat autour de l’égalité des droits entre les femmes et les hommes. Repas au prix de 20 € : Salades-Bœuf Bourguignon-Dessert-Fromages-Boissons comprises. Si participation d’enfants, me demander un tarif.. Si ce n’est fait, vous pouvez vous inscrire au repas en réunion de section ou par téléphone auprès de  Pierre-Yves 06 80 85 94 23   Pascal 07 68 51 86 52 ou Gilles 06 15 31 02 15

- Vendredi 5 avril et samedi 6 avril: Maryam Madjidi qui est candidate en 8ème position sur la liste Européenne de Ian Brossat et du PCF sera l'invitée du PCF Finistère

Elle donnera une conférence d'éducation populaire le vendredi 5 avril à 18h au local du PCF Morlaix sur sa trajectoire personnelle et familiale, sa vocation d'écrivain, son magnifique roman "Marx et la poupée" (Prix Goncourt du premier roman 2017, Prix étonnants voyageurs-Ouest-France, prix de la francophonie 2018). Elle fera une causerie et des lectures de son roman le lendemain à 11h à la Librairie Dialogues de Morlaix.

Et à Brest, à 14h30, à la Petite Librairie 4 bis rue Danton à Brest.

Elle animera une réunion publique à la fac Ségalen de Brest le samedi 6 avril à 18h sur les enjeux des Élections Européennes, et notamment sur la question de l'Europe face au défi de l'accueil des réfugiés.

- Vendredi 19 avril: Marie-Pierre Vieu, députée européenne, n°4 sur la liste de Ian Brossat, présente à Quimper pour un meeting Européennes sur la défense des services publics aux côtés de Glenn Le Saôut. de 19h à 23h à "l'Espace grands projets", salle de 100-120 places sur l'esplanade François Mitterrand, dans le bâtiment du théâtre de Cornouaille. 

- Mercredi 24 avril 2019 - Meeting régional Bretagne aux Halles Martenot Place des Lices à Rennes de 19h30 à 22h avec Ian Brossat et les candidats bretons aux élections européennes:

Cinderella Bernard, première adjointe de sa commune, militante associative, présidente du groupe communiste au Département des Côtes d'Armor

Katja Krüger, comédienne franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes 

Christelle Dumont (aide-soignante de l'hôpital Yves Lanco à Belle-Ile-en Mer, syndicaliste, qui a fait une grève de la faim pour protester contre les conditions de travail dans l'hôpital public 

Glenn Le Saout, 20 ans, étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (Taulé, Morlaix).

- Mercredi 1er Mai à Morlaix: à 15h, discours de Cindérella Bernard à la fête du Viaduc place Allende: l'enjeu des élections européennes du 26 mai prochain. Intervention de Glenn Le Saôut pour l'inauguration de la fête. 

 

Cinderella Bernard, première adjointe de sa commune, militante associative, présidente du groupe communiste au Département des Côtes d'Armor

Cinderella Bernard, première adjointe de sa commune, militante associative, présidente du groupe communiste au Département des Côtes d'Armor

Katja Krüger, comédienne franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

Katja Krüger, comédienne franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

Glenn Le Saout, 20 ans, étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (Taulé, Morlaix) avec Ian Brossat et Cindérella Bernard le 1er février au Relecq-Kerhuon pour la rencontre débat Européennes (180 personnes)

Glenn Le Saout, 20 ans, étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (Taulé, Morlaix) avec Ian Brossat et Cindérella Bernard le 1er février au Relecq-Kerhuon pour la rencontre débat Européennes (180 personnes)

Elections européennes, liste de Ian Brossat: quelques dates importantes à retenir de la campagne dans le Finistère et en Bretagne

Notre liste:

79 candidates et candidats
➡️ 50% d'ouvriers et d'employés, comme dans la société française
➡️ 1/3 non membres d'un parti politique parmi les 15 premiers
➡️ Découvrez notre liste aux élections européennes

Si vous voulez participer au comité de soutien finistérien à notre liste:

Envoyer votre soutien à Ismaël Dupont: dupont.ismael@yahoo.fr

Comité de soutien finistérien à la liste aux élections européennes du PCF conduite par Ian Brossat: rejoignez le comité de soutien!

1. Ian Brossat (38 ans)

Professeur de français, Maire adjoint de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence, auteur de plusieurs livres, dont le dernier sur la nouvelle économie "Airbnb, la ville ubérisée". Outre son combat pour la régulation des géants du numérique, Ian Brossat a ouvert le premier centre d'hébergement pour sans-abris dans le 16e arrondissement de Paris".

2. Marie-Hélène Bourlard (61 ans)

Ouvrière textile pendant 43 ans à Poix dans le Nord et figure du documentaire "Merci Patron!". Marie-Hélène Bourlard a été à la tête du combat face à Bernard Arnault, première fortune de France (57 milliards de patrimoine) afin d'éviter la délocalisation de son usine. Le 26 mai prochain, elle deviendra la première femme ouvrière à siéger au Parlement européen.

3. Patrick Le Hyaric (61 ans)

Directeur du journal L'Humanité, député européen sortant et conseiller municipal d'Aubervilliers.

4. Marie-Pierre Vieu (51 ans)

éditrice, mobilisée sur les sujets de culture et engagée dans sa ville de Tarbes, députée européenne.

5. Mamoudou Bassoum (35 ans)

"J'avais pris deux choses en partant: le drapeau français et mon gilet jaune". Médaillé d'or aux championnats d'Europe de Taekwendo, le 1er décembre dernier, Mamoudou Bassoum est monté sur le podium des championnats d'Europe avec son gilet jaune sur les épaules, en soutien au mouvement qu'il a rejoint dès les premières heures. Ingénieur dans le Loiret.

6. Julie Pontalba (40 ans)

Enseignante au collège à Saint-Leu (La Réunion), Julie Pontalba est membre du Parti Communiste réunionais (PCR). Elle a été candidate de rassemblement des forces de gauche, et militante pour la paix.

7. Anthony Gonçalves (47 ans)

Cancérologue et enseignant à la faculté de Médecine de Marseille. Il milite contre les fermetures d'hôpitaux de proximité. A l'échelle européenne, il plaide pour la création d'un pôle public du médicament.

8. Maryam Madjidi (38 ans)

Prix Goncourt du premier roman (2017) et Prix Ouest-France étonnants voyageurs (2017) pour "Marx et la poupée". D'origine iranienne, Maryam n'est pas seulement une écrivaine reconnue et nouvelle figure de la littérature française: elle est aussi bénévole dans une association d'apprentissage de la langue française pour les réfugiés. 

9. Arthur Hay (28 ans)

Livreur (Deliveroo), Arthur Hay est à l'initiative du premier syndicat de France des coursiers à vélo. Face à l'ubérisation de la société, il milite pour la régulation à l'échelle européenne et une protection des salariés de la nouvelle économie.

10. Barbara Filhol (45 ans)

Aide-soignante, secrétaire générale du syndicat des EHPAD du Val-de-Marne, investie pour l'amélioration des de l'accueil de nos aînés et des conditions de travail du personnel soignant. Dans un pays comptant 14 millions de retraités, il s'agit d'un sujet de société majeur. 

11. Franck Saillot

Ouvrier de la papeterie Arjowigins de Wizernes dans le Pas-de-Calais, il a occupé avec ses collègues durant 3 ans, jour et nuit, son usine pour en éviter la fermeture et la délocalisation. Grâce à leur lutte, Franck Saillot et ses collègues ont trouvé un repreneur à l'automne 2018, et sauvé une centaine d'emplois. 

12. Claire Cemile Renkliçay

Co-présidente du Conseil démocratique kurde de France, militante pour la paix et élue à Grigny. 

13. Michel Jallamion (44 ans)

Président de la Convergence nationale des services publics, conseiller régional d'Ile-de-France. Membre du mouvement République et Socialisme.

14. Sophia Hocini

Salariée de l'économie sociale et solidaire à Paris, militante associative dans les quartiers populaires.

15. Stanislas Baugé

Chauffeur routier à La Rochelle (17), Stanislas Baugé s'est mobilisé avec ses collègues devant le Parlement Européen pour défendre les conditions de travail des routiers et éviter le dumping social et le travail détaché. 

16. Manuela Dona (48 ans)

Douanière et syndicaliste au Havre. Militante pour la création d'une Douane européenne.

17. Michel Branchi

Économiste, élu à l'Assemblée de Martinique, dirigeant du Parti communiste martiniquais, conseiller territorial de Martinique.

18. Elina Dumont (50 ans)

SDF pendant 15 ans, Elina Dumont est de ceux qui plaident pour le retour de l'ISF et un meilleur partage des richesses en France et en Europe. Désormais comédienne et chroniqueuse régulière aux "Grandes gueules" (RMC), elle soutient le mouvement des Gilets Jaunes.

19. Benjamin Amar (42 ans)

Professeur d'histoire-géographie au lycée Gutemberg de Creteil, débatteur reconnu sur les plateaux télés, responsable syndical dans le Val-de-Marne

20. Sarah Chaussy

Paysanne, conseillère municipale à Sceautres, petit village de 150 habitants en Ardèche. 

21. Loïc Pen

Médecin à l'hôpital de Creil, il a démissionné de son poste de chef de service des urgences pour protester contre la fermeture de la maternité. Lanceur d'alerte.

22. Christine Mequignon

Cheminote en Auvergne-Rhônes-Alpes, représentante des salariés à la SNCF.

23. Pascal Pontac

Grutier au port de Saint-Nazaire, responsable du syndicat des ports et docks.

24. Michèle Picard (51 ans)

Restauratrice, maire de Vénissieux.

25. Ralph Blindauer

Avocat au barreau de Metz, il a défendu de nombreux salariés en lutte dans toute la France, comme les 300 salariés marseillais d'une chaîne de fastfood, les métallos dijonnais contre TRW, ou encore les embouteilleurs aux Pennes-Mirabeau. Il a contribué au film "En Guerre" présenté au dernier Festival de Cannes.

26. Anne Laure Perez

Artiste sculptrice, maire-adjointe à Gennevilliers.

27. Franck Merouze

Salarié de la grande distribution, il a également accompagné les salariés de la biscuiterie Jeannette dans leur combatr victorieux pour sauvegarder les emplois (Calvados)  

28. Marianne Journiac

Infirmière syndicaliste à l'Assistante publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Dirigeante de "République et Socialisme".

29. Belaïde Dedreddine

Vice-président du Conseil départemental de Seine St Denis en charge de l'écologie urbaine.

30. Amandine Miguel

Ancienne porte-parole de l'inter-LGBT, Amandine Miguel est militante féministe engagée contre l'homophobie? Paris.

31. Nacim Bardi

Ouvrier métallurgiste à Saint-Saulve et représentant syndicaliste.

32. Cinderella Bernard (40 ans)

éducatrice spécialisée, première adjointe de sa commune, présidente du groupe communiste au Conseil Départemental des Côtes d'Armor, militante associative

33. Jean Luc Bou

Enseignant, militant Droits Humains à SOS Méditerranée en Occitanie (34).

34. Isabelle Liron

Salariée à Pôle Emploi en Bourgogne Franche Comté, syndicaliste

35. Dominique Pani

Employé dans le secteur de l'énergie (26).

36. Hulliya Turan

Assistante sociale, militante des droits humains à Strasbourg.

37. Khaled Bouchajra

Employé chez Amazon. Syndicaliste sur le site de Saran dans le Loiret

38. Katja Krüger (43 ans)

comédienne-chanteuse franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

39. Pierre Lacaze (53 ans)

Infirmier, élu à la Métropole de Toulouse

40. Aicha Dabale

Militante féministe et altermondialiste vivant à Bagnolet (93), Aïcha Dabale est engagée sur la scène internationale dans la lutte contre les violences faites aux femmes

41. Jean Mouzat

Paysan, président du Modef (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux). Elu à Tulle

42. Delphine Pietu (48 ans)

Directrice de l'école primaire de la commune de Thénioux où elle est maire-adjointe (18)

43. Denis Lanoy

Metteur en scène de théâtre à Nîmes. militant des droits sociaux des artistes, des écrivains et intermittents du spectacle.

44. Charlotte Blandiot-Faride (37 ans)

Maire de Mitry-Mory (77)

45. Arnaud Petit

Ouvrier métallurgiste, maire de Woincourt dans la Somme

46. Virginie Neumayer (44 ans)

Technicienne, syndicaliste à EDF

47. Aurélien Gall (36 ans)

Représentant des salariés de l'agriculture. Conseiller prud'homal. Président de la Fédération colombophile de Picardie.

48. Patricia Tejas

Agent administratif des Finances Publiques. Secrétaire générale d'une fédération des Finances. Militante auprès des sans-papiers (67)

49. Aurélien Aramini

Professeur de philosophie au Lycée Gustave Courbet à Belfort

50. Sandrine Macigno

Travailleuse de l'Etat sur la base navale de Cuers dans le Var, syndicaliste (83)

51. Cyrille Bonnefoy

Infirmier, maire de la Ricamarie (42)

52. Emilie Lecroq (37 ans)

Militante de l'éducation populaire à Saint-Ouen (93).

53. Emmanuel Trigo (44 ans)

Enseignant et responsable syndical dans le Var (83

54. Cathy Apourceau Poly

Attachée territoriale, sénatrice du Pas-de-Calais

55. Michel Stefani

Conseiller à l'Assemblée de Corse (20)

56. Lucie Martin (18 ans)

Étudiante syndicaliste à Sciences-Po Grenoble.

57. Youssef Benamar

éducateur spécialisé, artiste et élu de la ville d'Allonnes (72)

58. Christelle Dumont

Aide-soignante de l'hôpital Yves Lanco à Belle-Ile-en Mer (Morbihan), syndicaliste, qui a fait une grève de la faim pour protester contre les conditions de travail dans l'hôpital public

59. Sébastien Nugou

Cheminot dans le Loiret. Secrétaire régional syndicat SNCF

60. Laëtitia Maure

Aide à domicile dans les Pyrénées-Orientales

61. David Blaise

Ouvrier métallurgiste et syndicaliste en Meurthe-et-Moselle

62. Lamya Kirouani

Fonctionnaire territoriale. Vice-présidente du Conseil Départemental du Val-de-Marne (94)

63. Aurélien Crifo (37 ans)

Auteur et interprète. Gilet Jaune (68)

64. Maryline Lucas

Maire de Guesnain (59)

65. Yves Dedevec

Salarié Airbus en Loire-Atlantique

66. Mina Idir (43 ans)

Responsable d'exploitation dans le transport de marchandise, secrétaire départementale PCF Vaucluse, militante associative

67. Glenn Le Saout (20 ans)

étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (syndicat lycéen), bénévole dans une association sportive 

68. Geneviève de Gouveia (56 ans)

Militante au Secours Populaire à Montluçon, conseillère départementale de l'Allier

69. Alain Pagano

Enseignant chercheur en écologie et biologie à l'université d'Angers, conseiller municipal à Angers

70. Sandra Blaise (45 ans)

Formatrice, syndicaliste (88)

71. Edmond Baudouin (76 ans)

Dessinateur de BD et écrivain. Alpes-Maritimes

72. Ghislaine Noirault

 Ouvrière retraitée à Trimouille (86)

73. Florian Monteil

Ingénieur agronome. Syndicaliste agricole du Lot-et-Garonne

74. Nathalie Fabre (45 ans)

Présidente d'un club de Rugby en Dordogne et du club Agenais. Maire de Beaumont-du-Périgord

75. Fréderic Boulanger

Psychiatre à Nancy

76. Cécile Cukierman (42 ans)

Professeur d'histoire-géographie, sénatrice de la Loire, porte-parole du PCF avec Ian Brossat

77. Gilbert Garrel

Cheminot syndicaliste, président de l'Institut d'Histoire Sociale

78. Odette Nilès (94 ans)

 Grande résistante française arrêtée par les Nazis en août 1941. Fiancée de Guy Môquet. Doyenne de la liste

79. André Chassaigne (68 ans)

Principal de collège, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale

 

Elections européennes, liste de Ian Brossat: quelques dates importantes à retenir de la campagne dans le Finistère et en Bretagne

"L’expérience montre à cet égard que, même minoritaires, des parlementaires déterminés à prendre appui sur des mobilisations populaires suffisantes, peuvent remporter des victoires spectaculaires", Francis Wurtz, député européen honoraire.

Citons quelques succès emblématiques comme la mise en échec du projet de la Commission de casser le statut des dockers (2003 et 2006) ou le rejet du projet de directive visant à légaliser en Europe la pratique américaine des «brevets logiciels» réclamés par les lobbys des multinationales (2005).

Quant à directive sur laquelle se fonde le gouvernement Macron-Philippe pour justifier la « réforme» de la SNCF, elle avait failli - à 24 voix près sur 704 votants ! - être bloquée en décembre 2016 ...

Comme quoi les premiers perdants d’une sous-estimation de l’utilité de députés franchement de gauche au Parlement européen, ce sont les travailleurs et les citoyens en général.

 

 

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 13:16
Laval. Le PCF appelle à une opération coup de poing devant le siège de Lactalis (Ouest-France, 23 février 2019)

Ian Brossat, tête de liste du Parti communiste français aux élections européennes de mai prochain, sera en visite à Laval (Mayenne), mardi 26 février, pour une « opération coup de poing » devant le siège de Lactalis.

Ian Brossat, le chef de file du Parti communiste français aux élections européennes de mai prochain, sera en visite à Laval (en Mayenne), mardi 26 février, pour « une opération coup de poing » devant les bureaux du siège de Lactalis, à partir de 13 h 30.

« Nous ne sommes plus vos vaches à lait »

Cette opération s’inscrit dans la continuité de celles menées devant les sièges sociaux de Google (Paris) et d’Amazon (Hauts-de-Seine). « Nous ne sommes plus vos vaches à lait, il est venu le temps de nous faire respecter par ces multinationales, exprime Ian Brossat. Faire respecter notre travail, notre santé, nos lois fiscales. »

Ian Brossat sera accompagné des candidats de la liste « Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent » : Marie-Pierre Vieu (députée européenne), Aurélien Le Gall (représentant des salariés agricoles), Alain Pagano (enseignant chercheur en écologie et biologie), Cindirella Bernard (militante associative).

Une délégation du PCF se rendra mercredi 27 février au salon de l’Agriculture, à Paris.

« Nous ne sommes plus vos vaches à lait » : action coup de poing au siège de Lactalis, mardi 26 février


Après Google (Paris) et Amazon (Hauts-de-Seine), Ian Brossat, tête de liste du Parti communiste aux élections européennes, s'invitera ce mardi 26 février (13 h 30) dans les bureaux du siège de Lactalis, numéro mondial des produits laitiers, situés à Laval (Mayenne).

Comme le révélait France Inter et Cash Investigation, en janvier dernier, la multinationale Lactalis est aujourd'hui accusée d'évasion et de fraude fiscale, via le Luxembourg, pour un montant de 2,2 milliards d'euros.

Ce chiffre de 2,2 milliards d'euros «évaporés» en 2015 et 2016, correspondant, lors de la crise laitière, à l'équivalent de 12 centimes en moins par litre volés aux producteurs laitiers français.

Lactalis est le symbole de cette Europe de l'argent dont nous ne voulons plus : celle des lobbyistes et des voleurs en col blanc qui étranglent financièrement nos paysans, celle aussi qui met en danger notre santé de consommateur, comme l'a révélé le scandale sanitaire du lait à la salmonelle.

« Nous ne sommes plus vos vaches à lait, il est venu le temps de nous faire respecter par ces multinationales, pour Ian Brossat. Faire respecter notre travail, notre santé, nos lois fiscales »

Pour cette action coup de poing, Ian Brossat sera accompagné de candidats de la liste « Pour l'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent », Marie-Pierre Vieu (députée européenne), Aurélien le Gall (représentant des salariés agricoles), Alain Pagano (enseignant chercheur en éclogie et biologie), Cindirella Bernard (militante associative).

Le lendemain, mercredi 27 février, une délégation du Parti communiste se rendra au Salon de l'Agriculture de Paris.

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24 février 2019 7 24 /02 /février /2019 07:19
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Pour faire un magnifique discours d'hommage aux Penn Sardin des années 1923-1924-1925 avec des résonances dans l'actualité sociale, ou pour chanter Amsterdam de Brel avec une voix magnifique, pour servir le repas, Etienne Le Bellec, élu PCF au Guilvinec, toujours impeccable!

Pour faire un magnifique discours d'hommage aux Penn Sardin des années 1923-1924-1925 avec des résonances dans l'actualité sociale, ou pour chanter Amsterdam de Brel avec une voix magnifique, pour servir le repas, Etienne Le Bellec, élu PCF au Guilvinec, toujours impeccable!

Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Maxime Le Brun et Claude de Lunardo

Maxime Le Brun et Claude de Lunardo

Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)

Maxime Le Brun, à droite, qui milite depuis ses 14 ans au Parti Communiste, ancien éducateur spécialisé chez les Religieuses à Quimper, ancien marin-pêcheur, né en résistance. Son père, Jean Le Brun, maire du Guilvinec jusqu'en 1983, fut radio sur les cargos. Communiste, il aida à acheminer des armes à l'Espagne Républicaine et avec un poste émetteur remis par la France Libre, il organisa des transmissions radios avec Londres, allant chercher le poste avec sa femme et son fils, Maxime, né en 41, alors tout bébé. Dénoncé, Jean Le Brun fut déporté à Buchenwald où il intégra la résistance du camp. On lui doit notamment d'avoir protégé et sauvé Marcel Bloch (Marcel Dassault) selon la décision prise par le Parti communiste clandestin pour la reconstruction de la France. Jean Le Brun, animateur du journal Le Travailleur Bigouden avec Jean Kervision et Gaston Balliot, fut, aux dires mêmes du maire actuel du Guilvinec, de droite, un super maire, très humain, très respecté pour ses valeurs, sa proximité, son exemplarité, en plus d'être un héros de la résistance.
C'était hier au Repas Républicain de la section PCF du Pays Bigouden au château de Kergoz entre l'école Louise Michel, la rue George Politzer et la rue Neruda. Il reste des traces des Rouges dans ce pays de communisme populaire, chez les marins-pêcheurs et les ouvrières des conserveries.
A côté de Maxime Le Brun, il y a Claude De Lunardo dont le père, immigré italien, a fait de la résistance, comme son grand-père, Vincent Larnicol, qui cachait des armes dans sa carrière à Lesconil, et a connu deux ans de prison pendant l'occupation suite à une rafle, à Quimper, Vanves et Compiègne, avant de s'évader d'un convoi partant en déportation en Allemagne en 44.
Le Parti Communiste, c'est aussi l'ordinaire d'un héritage héroïque et cependant modeste.

Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)
Mon intervention au repas du PCF Pays Bigouden au Guilvinec le samedi 23 février: sur le mouvement social des Gilets Jaunes et la morgue de la bourgeoisie pour le discréditer, la sauvegarde indispensable de l'Humanité et du pluralisme de la presse, et la campagne des Européennes, avec la présentation de nos candidats, bretons notamment, et de nos axes de campagne. Une quarantaine de soutiens supplémentaires ont été enregistrés sur la liste du Comité de soutien finistérien à Ian Brossat et à la liste du PCF aux élections européennes.

Mon intervention au repas du PCF Pays Bigouden au Guilvinec le samedi 23 février: sur le mouvement social des Gilets Jaunes et la morgue de la bourgeoisie pour le discréditer, la sauvegarde indispensable de l'Humanité et du pluralisme de la presse, et la campagne des Européennes, avec la présentation de nos candidats, bretons notamment, et de nos axes de campagne. Une quarantaine de soutiens supplémentaires ont été enregistrés sur la liste du Comité de soutien finistérien à Ian Brossat et à la liste du PCF aux élections européennes.

La chanteuse, qui chante l'Internationale, le Chiffon Rouge, et bien d'autres chansons révolutionnaires, c'est Yvonne Gadonay, 91 ans, ancienne ouvrière d'usine à la conserverie du Guilvinec, toujours militante communiste, gracieuse, malicieuse et chaleureuse.

La chanteuse, qui chante l'Internationale, le Chiffon Rouge, et bien d'autres chansons révolutionnaires, c'est Yvonne Gadonay, 91 ans, ancienne ouvrière d'usine à la conserverie du Guilvinec, toujours militante communiste, gracieuse, malicieuse et chaleureuse.

Repas republicain du PCF Bigouden au Guilvinec, Château de Kergoz, le 23 février 2019 en hommage aux Penn Sardin de Douarnenez et du Pays Bigouden: le coeur de la Bretagne maritime rouge (reportage-photo)

Femmes du Pays Bigouden: le rouge leur va si bien!
La chanteuse, qui chante l'Internationale, le Chiffon Rouge, et bien d'autres chansons révolutionnaires, c'est Yvonne Gadonay, 91 ans, ancienne ouvrière d'usine à la conserverie du Guilvinec, toujours militante communiste, gracieuse, malicieuse et chaleureuse. Son père distribuait l'Huma clandestine à Lechiagat pendant la guerre tout en vendant des lapins pour survivre. Elle a connu les rafles au Guilvinec en 42, les frères que l'on doit cacher, car tous les hommes ou presque étaient suspects de résistance communiste. Elle s'est retrouvée avec le visage d'un russe blanc venant perquisitionner à la fenêtre de sa mère, héroïque d'avoir su faire face et sauver ses mari, fils, et filles.

A côté d'Yvonne, Jeannine Lagadic, ouvrière à la conserverie de Penmarc'h retraitée, et Cécile Thomas, secrétaire médicale retraitée, qui a connu les rafles de Lesconil, et dont le père, marin-pêcheur à Lesconil, avait un bateau qui s'appelait Crassine, du nom du premier ambassadeur soviétique en France. Son deuxième bateau s'appelait Marcel Cachin. Toutes les trois ont connu Marcel Cachin faisant ses discours à Pont L'Abbé pour la fête du Parti Communiste.

A côté de moi et d'elles encore pour le repas, Jacqueline Braire, dont la belle-mère était de Lesconil, Joséphine Monot, dans un milieu où tous les bateaux des marins-pêcheurs portaient des noms évoquant la révolution dans les années 30. Sa belle-mère avait la crise et le déplacement de la sardine dût émigrer au Croisic en Loire-Inférieure, sous Nantes, comme beaucoup de gens de mer du Pays Bigouden. Ils n'étaient pas très bien vu. C'était les Rouges. Patronne d'un bar-crêperie au Croisic, elle réussit néanmoins à se faire apprécier des marins-pêcheurs locaux malgré ses convictions communistes affichées. Quand le lieutenant colonel Hotz a été exécuté à Nantes (prétexte au massacre de Chateaubriant du 22 octobre 1941) elle a fait partie des Otages raflés. Mais une manifestation de femmes du Croisic a fait pression sur le maire pour qu'il intervienne auprès des autorités allemandes pour qu'elle soit libérée, sans quoi elle aurait peut-être été fusillée avec les autres communistes ou cégétistes, ou déportée. Le Cour des Otages à Nantes garde le souvenir de ce tragique épisode. Libérée, le maire du Croisic l'a contrainte à partir et elle s'est retrouvée réfugiée à Quimper. 2 de ses cousins résistants ont été fusillés à La Torche. Son mari de sa fille, métallurgiste, a été licencié des Chantiers Navals de St Nazaire après la guerre pour avoir organiser les grandes grèves d'après-guerre. Il a été secrétaire général de la bourse du travail de Paris jusqu'en 1983.

Toutes ces dames bien sûr soutiennent la campagne de Ian Brossat et font partie du comité de soutien de la liste européennes du Parti Communiste
Témoignages recueillis par Ismaël Dupont au Guilvinec, 23 février 2019

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 07:07
Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat

Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE au Sénat

Au nom de l’intérêt général

Par Éliane Assassi  Sénatrice PCF de Seine-Saint-Denis, présidente du groupe CRCE

Le 7 mars prochain, le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE) soumettra au vote du Sénat deux propositions de loi : l’une pour interdire l’utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD – anciennement Flash-Ball) dans le cadre du maintien de l’ordre ; l’autre pour renationaliser les autoroutes. Le sujet de ce second texte a ressurgi dans le débat public dès les premières semaines de mobilisation des gilets jaunes. L’annonce d’une nouvelle hausse du prix des péages a cristallisé un mécontentement populaire tout à fait justifié.

Il faut rappeler ici que c’est en 2006 que l’État, tout en restant propriétaire, a concédé à des groupes privés la gestion du réseau autoroutier pour la somme de 14,8 milliards d’euros en sachant pertinemment que cela rapporterait de l’argent, beaucoup d’argent aux concessionnaires. D’ailleurs, s’il n’avait pas privatisé les autoroutes, l’État aurait encaissé plus de recettes que les 14,8 milliards d’euros de leur vente.

Aujourd’hui, dix-huit sociétés gèrent le réseau, parmi lesquelles de nouvelles qui ne sont pas encore bénéficiaires et d’« historiques », dont Vinci avec ses filiales mais aussi Eiffage, Sanef…

Ces « historiques » sont florissantes, d’autant qu’elles n’hésitent pas à faire appel à leurs propres filiales pour réaliser des travaux sur les tronçons autoroutiers.

Les dividendes versés à leurs actionnaires sont édifiants : 1,3 milliard en 2014 ; 3,3 en 2015, 4,7 en 2016 et 1,7 annoncé pour 2017. Pourtant, la plupart d’entre elles sont endettées. Mais, comme le précise l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer), « cette dette est pratiquement soutenable et gérée dans l’intérêt des actionnaires, auxquels sont versés des dividendes considérables ».

Il s’agit donc bien d’un choix : privilégier le versement des dividendes et s’endetter pour investir… sur le dos des automobilistes. L’intérêt général est ici bafoué et les usagers considérés comme de simples réservoirs à dividendes.

L’État (propriétaire du réseau) est incapable de défendre ses intérêts et l’intérêt général. De mauvais choix en plan de relance défavorable aux intérêts publics, il s’est livré aux mains des intérêts commerciaux privés. Ainsi, toute disposition qui pourrait changer les termes des contrats passés avec les concessionnaires doit donner lieu à compensation.

Pour sortir de cette impuissance et en finir avec le détournement par les concessionnaires de l’argent public aux profits des actionnaires, nous proposons une solution : la renationalisation des autoroutes.

Au nom de l’intérêt général, l’État peut racheter les contrats de concession. Certes, cette opération est estimée entre 28 milliards et 50 milliards. Mais, comme le proposait une mission d’information parlementaire en 2004, l’État pourrait emprunter et cet emprunt serait remboursé non pas par l’impôt mais par le péage. C’est dans cette voie que s’est, par exemple, engagée l’Espagne en annonçant la renationalisation de 500 kilomètres de tronçons, qui vont ainsi repasser sous maîtrise publique.

Cette proposition rejoint des revendications exposées par les gilets jaunes aujourd’hui mais également par nombre d’associations d’automobilistes et d’élus, et ce depuis des années. Notre proposition de loi, que nous avions déjà déposée en 2014 mais qui n’avait pas été adoptée par le Sénat, s’inscrit pleinement dans ces exigences.

Lors de l’examen par le Sénat de la loi Pacte, la proposition gouvernementale de privatiser ADP a été très majoritairement rejetée grâce à des amendements de suppression déposés par différents groupes, dont le groupe CRCE.

Lors du débat, l’exemple de la privatisation des autoroutes a été pointé du doigt par plusieurs parlementaires, à l’instar d’un sénateur « Les Républicains » pour lequel « les mêmes qui, hier, ont bradé scandaleusement les autoroutes ont le culot de soutenir, aujourd’hui encore, que l’État a fait une bonne affaire ; ils sont prêts à nous refaire le coup, cette fois avec Aéroports de Paris ». On peut toujours espérer que les mêmes voteront en faveur de notre proposition de loi le 7 mars prochain…

L'Humanité, 18 février 2019

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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 06:58
Elina Dumont - Ancienne SDF, gilet jaune, chroniqueuse pour les grandes Gueules à RMC, solidaire, candidate sur la liste européenne du PCF et de Ian Brossat: découvrez-la dans le Parisien et sur RTL

Marine Protais-Demoulière - Le Parisien, 28 août 2018

Elina Dumont, ancienne SDF: une guerrière sortie de la rue

Elle a vécu à la rue pendant quinze ans. Alors qu’une pétition circule aujourd’hui pour réclamer l’ouverture de centres pour les femmes sans abri, cette comédienne, aujourd’hui Grande Gueule sur RMC, parle de son passé.

Elle a connu l’enfer. Enfant de la Ddass (direction départementale des Affaires sanitaires et sociales), Elina Dumont est victime de viols à répétition dans le village normand de sa famille d’accueil. Elle débarque à Paris à l’âge de 18 ans. Elle qui rêve de faire des études devient SDF. Pendant 15 ans, elle use de stratagèmes pour se faire offrir un café, un repas ou une robe. Aujourd’hui comédienne et membre des Grandes Gueules (RMC), c’est avec un franc-parler singulier que cette habitante du XIXe arrondissement parisien revient sur son histoire.

Dans quelles conditions avez-vous grandi ?

ELINA DUMONT. Je suis née dans la mauvaise famille. Ma mère me frappait. Elle était folle, mais ce n’est pas pour rien ! Violée par son père, ma mère aussi a vécu dans la rue. Quand j’étais dans son ventre, elle était en hôpital psychiatrique. Alors à ma naissance, j’étais considérée comme enfant en danger. J’ai atterri dans une famille d’accueil en Normandie.

Votre mère est décédée quand vous aviez dix ans et demi. Que s’est-il passé ensuite ?

Je suis devenue pupille de l’État. Mais ça n’a rien changé, je ne connaissais pas les lois. Enfant, j’ai été abusée par tout le village. Quand t’es une petite fille et qu’on te chatouille là [NDLR : montrant son sexe du doigt], bah c’est rigolo ! Tu ne te rends pas compte.

Et vous avez commencé à fuguer à Paris…

À partir de mes 15 ans j’ai fugué plusieurs fois. De mes 18 à 19 ans, je vivais dans un foyer au Mans. Un jour, on m’a mise dehors. Alors j’ai pris un train. Moi, quand je pensais à Paris, je voyais la tour Eiffel, l’Arc de Triomphe… le Paris de TF1 depuis ma campagne quoi ! Mais en vrai, c’était pas du tout ça.

Que s’est-il passé à votre arrivée ?

Pendant trois jours, j’ai vécu l’horreur, violée par plein de fous. Pour m’en sortir, je n’ai pas eu le choix. Pendant quinze ans j’ai été sans-abri, je ne savais pas où j’allais dormir. Je faisais des ménages. Je dormais dans des squats ou chez des mecs que je draguais. J’avais 18 ans, j’étais jolie. Et des fellations, j’en ai fait toute ma jeunesse, je n’étais pas à une près. L’important, c’était que je déjeune ou que j’ai une belle robe.

Vers 27 ans, vous avez trouvé un travail…

Recommandée par un homme que j’avais rencontré, j’ai travaillé au standard d’un grand journal national. Mais j’ai tout perdu : mon boulot, mon appart. Tout ça à cause du crack. J’ai fait des conneries et je me suis fait virer au bout de quelques mois. À l’époque, j’ai trouvé ça injuste. J’ai répandu mon histoire et une journaliste est venue me voir pour me faire une proposition : Marie Desplechin cherchait une baby-sitter pour ses deux jeunes enfants. En échange, elle m’offrait une chambre de bonne. J’y suis restée environ un an. Cette femme m’a sauvée. Grâce à elle, j’ai compris que je n’étais pas un objet sexuel.

 

Vous vous méfiez des hommes parce qu’ils ont abusé de vous, mais pas que…

Tout le monde a abusé de moi. Des femmes aussi, et des femmes riches. Elles étaient plus gentilles que les hommes, moins dangereuses. Mais j’ai décidé de vivre seule toute ma vie. Je serai peut-être malheureuse mais je m’en fous, j’ai plein d’amis !

Votre histoire, vous l’assumez, vous la racontez… Vous permet-elle de dénoncer ?

Oui ! Aujourd’hui, je suis comédienne. J’ai joué mon spectacle « Des Quais à la Seine » pour la première fois en janvier 2012. Un journaliste était là et il a fait mon portrait. Suite à ça, Flammarion m’a proposé d’écrire mon livre, « Longtemps, j’ai habité dehors ». Durant la promo, j’ai été invitée au Grandes Gueules sur RMC et depuis, j’y travaille comme intervenante sociale. Sans eux, je ne pourrais pas dénoncer la pauvreté.

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 17:32
Manifestation contre l'antisémitisme. Agression. Violences contre des militants communistes (Jeudi, 21 Février, 2019, Olivier Morin, L'Humanité)
Agression. Violences contre des militants communistes
Jeudi, 21 Février, 2019

Lors du rassemblement contre l’antisémitisme à Paris, deux participants ont été insultés et frappés à cause de leur engagement politique.

Insultés d’« antisémites », de « sales communistes », menacés et frappés au sol… Deux jeunes militants du Parti communiste français et du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF) ne s’attendaient pas à subir de telles violences en se rendant au rassemblement contre l’antisémitisme qui se tenait place de la République à Paris, mardi soir, et auquel appelait notamment leur formation. Les étudiants avaient quitté la faculté de Nanterre en fin d’après-midi pour gagner le rassemblement. Après s’être frayés un chemin à travers les couloirs du métro bondés, ils se positionnent sur la place qui ne l’est pas moins.

Une deuxième salve de coups et d’insultes

Identifiés grâce aux drapeaux et aux autocollants de leur organisation, ils ont été très vite l’objet de provocations. « On nous reprochait de soutenir le peuple palestinien avec un confusionnisme énorme sur la question. Les gens prétendaient que les Palestiniens étaient tous des criminels qui en voulaient aux juifs », décrit l’un d’entre eux. « Je porte un keffieh autour du cou que ma mère m’a offert », raconte-t-il encore. Celui-ci lui sera arraché violemment, « en m’étranglant et en m’insultant », précise-t-il, évoquant le symbole que celui-ci représentait. « Quelques personnes disaient nous soutenir », mais pas suffisamment pour empêcher une deuxième salve de coups et d’insultes. Et, si la police était présente, elle est, selon les victimes, « restée indifférente ». Pire, un des militants rapporte avoir été empoigné et plaqué par un agent, après avoir subi l’agression des participants. L’autre a passé la nuit en observation aux urgences et est sorti hier matin avec cinq jours d’ITT.

Ils ont été agressés « parce que communistes et militants de la cause palestinienne », ont déclaré la fédération du PCF des Hauts-de-Seine et celle du MJCF dans un communiqué, décrivant un « climat de haine largement entretenu depuis plusieurs jours par des irresponsables politiques, qui de nouveau tentent d’associer toute critique de la politique du gouvernement israélien à de l’antisémitisme ». Pierric Annoot, secrétaire départemental du PCF, se souvient des agressions que lui et ses camarades avaient subies de la part de la Ligue de défense juive et du Betar, deux mouvements extrémistes et violents, lorsqu’il militait pour la libération de l’avocat Salah Hamouri, en 2012. Les deux organisations communistes estiment que « la lutte indispensable contre l’antisémitisme ne doit pas être prétexte pour des groupes radicalisés à faire régner la terreur et remettre en cause la liberté d’expression et d’opinion ».

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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 13:19
Elsa Faucillon

Elsa Faucillon

« École de la confiance » : les députés communistes votent contre

mercredi 20 février 2019

Adopté hier par l’Assemblée nationale, le projet de loi "Ecole de la confiance"porté par le ministre Jean-Michel Blanquer entérine l’obligation d’instruction à 3 ans, prévoit de confier des missions d’enseignement à certains surveillants volontaires ou de créer des rapprochements entre écoles et collèges.

Les députés communistes ont voté contre.

"Cette loi, comme la supression de 2500 postes d’enseigants, répond plus aux injonctions de CAP 22 qu’aux exigences d’égalité si nécessaires à une société émancipatrice" dénonce Elsa Faucillon députée dans l’explication de vote du groupe.

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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 13:12
Alexandre Benalla: nous sommes face à un gigantesque scandale d'Etat - Fabien Roussel, sécrétaire national du PCF

Nous sommes face à un gigantesque scandale d'Etat (Fabien Roussel)

Faux témoignages, parjures, port d'armes, conflits d'intérêt, fébrilité de l'exécutif, absence de sanctions... Le rapport de la commission d'enquête de Sénat est accablant. La totale impunité dont Benalla et ses compères ont bénéficié est démontrée. Nous sommes face à un gigantesque scandale d'Etat.

L'affaire Benalla révèle de graves dysfonctionnements au plus haut sommet de l'Etat. Elle met en cause Benalla mais aussi de nombreux membres des cabinets de l'Elysée et de Matignon.

Il y a encore beaucoup de zones d'ombre et la justice doit être saisie en urgence pour faire toute la lumière sur cette affaire et pour que des sanctions fermes soient prises à l'encontre de ceux qui ont mis en cause nos institutions.

Cette affaire met en évidence les abus de pouvoirs de collaborateurs de la Présidence et les conflits d'intérêts avec des puissances étrangères.

Heureusement que le Parlement et particulièrement le Sénat a pu mener cette enquête poussée, malgré les pressions. Cela conforte encore plus le rôle des parlementaires dans leur diversité pour qu'ils puissent exercer le contrôle strict de nos institutions.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord

 

Paris, le 20 février 2019.

Alexandre Benalla: nous sommes face à un gigantesque scandale d'Etat - Fabien Roussel, sécrétaire national du PCF
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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 08:35

Maryam Madjidi, écrivaine, professeur de Français Langues Etrangères travaillant avec les réfugiés, fille de militants communistes iraniens contraints à l'exil, militante pour le droit d'asile, auteur de "Marx et la poupée", un magnifique roman sur l'exil, son découverte de la France, son rapport avec l'Orient et les illusions de l'orientalisme, et l'engagement de ses parents qui a reçu le Prix Goncourt du Premier Roman en 2017 et le prix Ouest-France Etonnants Voyageurs en 2017, le prix Soroptimist de la romancière francophone 2018 !

Maryam Madjidi qui est candidate en 8ème position sur la liste Européenne de Ian Brossat et du PCF sera l'invitée du PCF Finistère le vendredi 5 avril et le samedi 6 avril. 

Elle donnera une conférence d'éducation populaire le vendredi 5 avril à 18h au local du PCF Morlaix sur sa trajectoire personnelle et familiale, sa vocation d'écrivain, son roman "Marx et la poupée". Elle fera une causerie et des lectures le lendemain en librairies et devrait animer une réunion publique à Brest le samedi 6 avril à 18h sur les enjeux des Elections Européennes, et notamment sur la question de l'Europe face au défi de l'accueil des réfugiés.

A lire aussi:

Maryam Madjidi, auteur de Marx et la Poupée, écrivaine d'origine iranienne, militante pour les droits des exilés, candidate sur la liste Européennes du PCF et de Ian Brossat, sera à Morlaix et à Brest le vendredi 5 et samedi 6 avril à l'invitation du PCF Finistère

40 ans de la révolution islamiste en Iran, la force de la résistance des femmes - 3 livres témoignages d'écrivaines iraniennes ou d'origine iranienne victimes de ce régime liberticide à lire absolument!

Maryam Madjidi - d'une révolution à l'autre, Portrait par Maud Vergnol dans L'Humanité, 15 février
Portrait. Maryam Madjidi, d’une révolution à l’autre
Vendredi, 15 Février, 2019

Prix Goncourt du premier roman pour Marx et la poupée, Maryam Madjidi enseigne le français à des mineurs isolés. Elle s’engage pour les élections européennes aux côtés des communistes.

Elle paraît bien loin la petite fille mutique de 6 ans, exilée en France avec sa famille pour fuir le régime de Khomeyni. Démarche déterminée, regard noir pétillant, rayonnante et volubile : elle en jette, Maryam Madjidi. Le mercure affiche – 3 °C dans la capitale quand la jeune femme de 38 ans, franco-iranienne, arrive à notre rendez-vous. Elle ne décolère pas contre les élus du très chic 16e arrondissement de Paris qui refusent qu’un gymnase du quartier abrite provisoirement les migrants. « On parle de vies humaines, de la survie de personnes qui crèvent de froid dehors… et ces gens pleurnichent sur le sport de leurs enfants ! » C’est le climat autour de l’accueil des réfugiés qui a décidé Maryam Madjidi à s’engager pour les élections européennes au sein de la liste PCF menée par Ian Brossat. L’exil, le déracinement, l’écrivaine en a fait la douloureuse expérience.

« Nous sommes condamnées à la vigilance permanente »

En 1980, depuis le ventre de sa mère, Maryam subit déjà les heures sombres de la révolution iranienne. Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes. Elle, si. Sa mère, enceinte, étudiante en médecine, saute par la fenêtre de l’université pour échapper aux barbus. « Ma mère porte ma vie mais la mort danse autour d’elle en ricanant », écrit-elle dans Marx et la poupée, son premier roman autobiographique, récompensé en 2017 par le prix Goncourt des lycéens. La confiscation de la révolution par les islamistes scelle le destin de la petite fille à naître. « Tu veux être considérée comme une sous-merde parce que tu as un vagin ? » lui demandera sa mère quand, adulte, Maryam projette de retourner vivre en Iran. « J’ai du mal à comprendre comment on peut être une femme sans être féministe. Nous sommes condamnées à la vigilance permanente. Car à la moindre crise économique, politique… tous nos droits durement acquis peuvent être balayés. Le féminisme est en moi, il fait partie de mon identité. » Une identité du tout-monde, construite entre Téhéran, Paris, Pékin et Istanbul. En 1986, parce que leurs vies sont en danger, la famille Madjidi décide de quitter l’Iran, direction Paris. « Ils n’ont pas hésité une seule seconde : la France, c’était la gauche, la patrie des Lumières, du progrès… » Il faut enterrer les livres marxistes au fond du jardin, donner ses jouets aux enfants du quartier. Maryam rechigne. « La mère soupire. Mais, bon sang, qu’est-ce qu’on a fait au monde pour avoir une enfant pareille ! Elle ne pige rien au communisme. » Une poupée comme symbole de tout ce qu’il a fallu laisser derrière soi. C’est dire si Maryam comprend aujourd’hui la détresse des réfugiés, qui survivent dans les « camps » de la capitale. Depuis février 2016, elle enseigne le français à des mineurs isolés. « Je voudrais que les réfugiés puissent marcher dans les rues de France la tête haute, confie-t-elle. Car des personnes qui risquent leur vie pour traverser la Méditerranée… moi, j’appelle ça des héros. » Son père en est un. Pourtant il aura fallu trente-six ans pour qu’il retrouve le goût de la fierté. « Lorsque j’ai reçu le prix, je l’ai appelé le lendemain pour savoir ce que cela lui faisait », raconte Maryam. « Maintenant je marche dans Paris la tête haute », répond-il à sa fille. « Là, j’ai réalisé que, toutes ces années, mon père avait rasé les murs… »

La famille Madjidi arrive en France en 1986, sous Mitterrand. Elle obtient des papiers au bout de deux mois. « Pas inutile de le rappeler », précise amèrement Maryam, à l’heure des « quotas », du « tri » des immigrés et des régularisations au compte-gouttes. Déracinée, la petite fille de 6 ans plonge dans le mutisme, engloutit sa langue maternelle, le persan, qu’elle mettra de longues années à déterrer. Ce monde silencieux, sa mère aussi y a sombré : « À la place des mots, tu souriais. Le sourire qui s’excuse, le sourire gêné de ceux qui ne parlent pas la langue du pays. » Sa longue renaissance, de Paris à Drancy, où elle a grandi, Maryam Madjidi l’a racontée avec tendresse et humour dans Marx et la poupée, où la douleur du déracinement coule jusqu’aux rives du Bosphore, à Istanbul, cette ville qui l’a consolée, où s’est achevée l’écriture, et le début d’une nouvelle vie.

« Il faut que ce pays se réveille. Classer les êtres, c’est du fascisme ! »

« J’ai redécouvert mes racines mobiles. L’être humain est en mouvement permanent. Il faut arrêter avec les identités figées », s’agace la candidate aux européennes, 8e sur la liste. « La France d’aujourd’hui, j’ai du mal à la reconnaître. J’ai un profond attachement à ce pays même si j’ai tendance à dire que ma patrie, c’est la littérature », affirme celle qui, jeune adulte, à Pékin, rêvera du croissant chaud offert par son père, qu’elle avait refusé à 6 ans. « Il faut que ce pays se réveille ! Je n’accuse pas les Français mais les gouvernements successifs d’avoir fait de l’immigration une bataille électorale, de jouer sur les peurs. Classer les êtres, c’est du fascisme ! » Le verbe haut, des convictions solidement ancrées… pourtant Maryam Madjidi ne s’était jamais engagée politiquement jusqu’à présent. « Je ne suis pas militante communiste, mais la période n’est plus à refaire le monde entre écrivains parisiens autour d’un verre de sancerre. D’où mon engagement sur cette liste, que je trouve belle, à l’image de la société française », explique celle dont les priorités demeurent l’écriture et son travail social. « Je sais bien que cet engagement reste symbolique, mais j’y tiens ! » En 2012, de retour dans les rues de Téhéran, un chauffeur de taxi lui confie : « Je vais vous dire quelque chose, ma petite dame, la seule chose que nous avons su préserver, c’est notre poésie, et c’est la seule chose à sauver de l’Iran. » La politique ne devrait pas se passer de poésie.

Maud Vergnol
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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 07:48
Portrait. Mamoudou Bassoum (candidat aux Européennes sur la liste de Ian Brossat) ceinture noire et tunique jaune (Olivier Morin, L'Humanité, Mardi 19 février)
Portrait. Mamoudou Bassoum, ceinture noire et tunique jaune
Mardi, 19 Février, 2019

Le médaillé d’or de taekwondo s’est illustré en portant la chasuble fluo lors de son sacre au championnat d’Europe. Il a rejoint la liste du PCF aux élections européennes.

L’image a fait le tour des ronds-points, suscitant l’admiration et l’enthousiasme des occupants, qui ont partagé largement la ­vidéo sur les réseaux sociaux. Ce 2 décembre 2018, sur le podium du championnat d’Europe de taekwondo qui se déroulait en Espagne, le récipiendaire de la médaille d’or gravit la première marche du podium avec son kimono réglementaire. Par-dessus celui-ci, il a enfilé… son gilet jaune. « D’habitude, quand je pars en championnat, je prends systématiquement le drapeau tricolore, mais cette fois, je n’ai pas hésité à emporter avec moi le gilet fluo, en solidarité avec ceux qui se battent sur les ronds-points et dans la rue », explique Mamoudou Bassoum.

Depuis le 17 novembre 2018, le Châlettois de 35 ans a occupé lui aussi les terre-pleins des carrefours. Son calme olympien et son sourire communicatif laissent à peine entrevoir la vie cadencée de ce père de quatre enfants qui vit ses engagements sans compter. « Je mets 110 euros de carburant dans mon réservoir toutes les semaines, en plus des frais de péage », précise l’ingénieur, qui prend souvent la route pour Auxerre, dans le département voisin, et qui a très tôt partagé les motifs d’indignation des gilets jaunes. « Alors, une augmentation de 3 centimes par litre, bien sûr que ça me parle. »

« L’Europe des gens, pas l’Europe de l’argent, ça résume tout ! »

Dès le début de la mobilisation, jonglant entre sa vie familiale et son sport de prédilection qu’il pratique ou enseigne quatre fois par semaine, Mamoudou se rend sur les ronds-points, apportant des plats chauds, partageant notamment sa colère devant le sort fait aux personnes handicapées à qui on rogne l’allocation adulte handicapé ou encore face à l’augmentation de la contribution sociale généralisée pour les retraités. Pour l’athlète de haut niveau, également parrain de l’association Ensemble pour Manon, une jeune Châlettoise qui lutte contre une maladie rare, la maladie d’Ehlers-Danlos, la question sociale se devait d’être tout de suite au cœur des revendications. « Des gens travaillent et ne peuvent pas subvenir à leurs besoins. Un de mes amis a renoncé à suivre de longues études car il n’avait pas assez de revenus et aucune aide sociale, tandis qu’on supprime l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune – NDLR). »

Cette injustice qui le révolte, Mamoudou Bassoum la voit déjà dénoncée dans les tracts du Parti communiste. « Les communistes parlent depuis longtemps de pouvoir d’achat, de services publics, de justice fiscale. Ce combat est parfaitement en accord avec celui des gilets jaunes », témoigne celui qui a pu trouver une oreille attentive pour développer le taekwondo auprès de la municipalité de Châlette-sur-Loing. En 2004, deux ans après être arrivé du Sénégal où il pratiquait déjà ce sport, Mamoudou Bassoum crée le premier club de taekwondo, accueilli dans la salle polyvalente Paul-Éluard, mise à disposition par la mairie communiste. Aujourd’hui, 126 licenciés pratiquent cet art martial dans un dojo au cœur de la ville. « J’ai trouvé une équipe municipale extraordinaire », estime celui qui y exerce aujourd’hui le rôle de maire adjoint.

Conciliant sa présence sur les tatamis, son travail et son militantisme, le champion gilet jaune trouve encore le temps de court-circuiter les grandes surfaces en se ravitaillant à l’Association pour le maintien de l’agriculture paysanne locale. Balayant l’argument du manque de temps, employé parfois pour justifier de ne pas y recourir. « J’y discute beaucoup avec les agriculteurs. Ils m’expliquent l’évolution des règlements européens, la difficulté de produire sous le label Agriculture biologique avec les retards de paiement d’aides… », raconte-t-il, tout en se disant que les soutenir par ses seuls achats n’est pas suffisant.

Quand Ian Brossat, tête de liste communiste aux élections européennes, lui propose de figurer sur sa liste, Mamoudou Bassoum s’est tout de suite dit que ça ne pourrait donner que plus de forces à ses combats, qu’il retrouve dans les propositions du PCF. « L’Europe des gens, pas l’Europe de l’argent, ça résume tout ! » avance-t-il.

« C’est quelqu’un de bien, qui vient du terrain »

De ces échanges avec les paysans du ­Gâtinais, il veut porter l’exigence d’une autre politique agricole, « pas pour les firmes et les distributeurs », mais pour rémunérer les paysans de leur travail. « Ce qu’il faut, c’est une politique agricole et alimentaire commune sur des bases radicalement différentes. » Indigné par l’hostilité face aux réfugiés qui se rendent en Europe, le colistier de la liste communiste martèle que « si la France se dit le pays des droits de l’homme, elle doit le prouver en jouant son rôle ». Et de fustiger « ceux qui n’ont pas le courage de mener ce combat-là pour des visées électoralistes ». « Si on avait réagi comme ça, jamais on n’aurait pu arracher la légalisation de l’IVG ou la Sécurité ­sociale ! » s’insurge-t-il.

Dans le dojo, Yassine observe, un peu à l’écart, les plus jeunes que lui s’initier au taekwondo. « Ça fait dix ans que je fais du sport avec lui. Mamoudou m’a fait progresser. Il m’a même coaché pendant ma dernière finale. C’est quelqu’un de bien, qui vient du terrain », raconte le jeune homme qui bouscule sa modestie pour avouer en souriant qu’il est désormais champion de France. « Ça prouve qu’il m’a bien entraîné et qu’il va jusqu’au bout. »

Olivier Morin
Portrait. Mamoudou Bassoum (candidat aux Européennes sur la liste de Ian Brossat) ceinture noire et tunique jaune (Olivier Morin, L'Humanité, Mardi 19 février)
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