Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 12:11
L'écrivaine Maryam Madjidi, candidate sur la liste PCF conduite par Ian Brossat, à Morlaix le vendredi 5 avril à 18h
Marx et la poupée
Le , Espace salon de Dialogues Morlaix
 

 

Prix Goncourt du premier roman 2017, Maryam Madjidi nous propose une rencontre et une lecture de son livre "Marx et la Poupée" (Éditions Le Nouvel Attila).
Du ventre de sa mère en Iran où elle entendait les battements de la révolution islamique jusqu'à son exil en France, l'auteur raconte le glissement de son identité avec humour et tendresse. Un récit poétique, politique, et historique à lire et à écouter absolument !

Vendredi 5 avril: Maryam Madjidi à Morlaix, Local du PCF, 2 petite rue de Callac, à 18h: 

"Marx et la poupée: devenir écrivain dans l'exil, avec l'héritage du combat communiste en Iran et des blessures de la révolution islamique". 

Samedi 6 avril, à 11h: Maryam Madjidi à la rencontre des lecteurs à la librairie Dialogues Morlaix

Samedi 6 avril: l'écrivaine Maryam Madjidi (candidate en 8ème position sur la liste Européenne de Ian Brossat et du PCF) sera l'invitée des communistes brestois-es. Aprés avoir rencontré les lecteurs à 14 h 30 à la petite librairie et visité la médiathèque des Capucins elle particpera à une rencontre débat sur le thème de la solidarité envers les réfugiés à 18 h à la Fac Segalen.
Maryam Madjidi, écrivaine, professeur de Français Langues Etrangères travaillant avec les réfugiés, fille de militants communistes iraniens contraints à l'exil, militante pour le droit d'asile, auteur de "Marx et la poupée", un magnifique roman sur l'exil, son découverte de la France, son rapport avec l'Orient et les illusions de l'orientalisme, et l'engagement de ses parents qui a reçu le Prix Goncourt du Premier Roman en 2017 et le prix Ouest-France Etonnants Voyageurs en 2017, le prix Soroptimist de la romancière francophone 2018 !

Partager cet article
Repost0
4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 10:23
Tribune libre convention unédic. Pas de culture sans droits sociaux ! - Tribune libre, par Pierre Darhéville, député PCF des Bouches-du-Rhône, L'Humanité, 4 avril 2019
Tribune libre convention unédic. Pas de culture sans droits sociaux !
Jeudi, 4 Avril, 2019

Pierre Dharréville
Député des Bouches-du-Rhône, responsable du PCF en charge de la culture

Le gouvernement, à la veille de l’ouverture des négociations de la convention Unédic pour les deux ans qui viennent, a, par le biais de « lettres de cadrage », invité les « partenaires sociaux » à effectuer 3,9 milliards d’économies sur trois ans. Ce qui frise l’indécence quand on sait que moins de 45 % des salariés privés d’emploi sont aujourd’hui indemnisés. C’est une aubaine pour le patronat, qui se voit ainsi conforté dans son refus obstiné d’augmenter les cotisations, refuse toute mesure dissuasive visant à réduire l’usage abusif des contrats courts et ne voit ces « économies » que dans le cadre d’une réduction drastique des prestations. Ce « cadrage », s’il devait advenir, se traduirait ainsi par une réduction massive des allocations-chômage pour tous les emplois précaires, notamment intermittents du spectacle. Ce n’est pas admissible ! Avec cette offensive idéologique, le gouvernement, qui prétend que 20 % des chômeurs gagneraient plus au chômage qu’en travaillant (chiffre immédiatement démenti par l’Unédic), tout en refusant de contraindre à une augmentation des cotisations, a décidé de « niveler par le bas ». Le 21 janvier 2019, toutes les organisations professionnelles du spectacle, de l’audiovisuel et du cinéma, syndicats de salariés comme d’employeurs, sont parvenues à un accord sur l’indemnisation spécifique des artistes et techniciens intermittents, dans le cadre des annexes 8 et 10 de la convention Unédic. Cet accord pérennise les acquis gagnés en 2016, en les améliorant. Cette unanimité, dans le contexte actuel, mérite d’être saluée. Ce que refusent le Medef et ses alliés ! À l’obstination de la partie patronale à revenir sur l’accord du 21 janvier s’ajoute la duplicité de ce gouvernement, qui d’une main prétend protéger l’indemnisation des intermittents et de l’autre entend leur faire payer les « économies » qu’il enjoint à l’Unédic de faire sur l’indemnisation des travailleurs privés d’emploi. Le régime des intermittents est indispensable à la défense du service public de la culture. Non seulement parce qu’il permet à plus de 100 000 travailleurs des arts du spectacle en situation d’emploi discontinu d’effectuer leur métier et d’en vivre, le plus souvent modestement, et qu’il est ainsi une des conditions du service public de la culture. Toute réduction supplémentaire de leurs droits sociaux aggraverait non seulement leur précarité, mais affaiblirait durablement le service public de la culture, déjà si menacé. À l’occasion des manifestations interprofessionnelles du 3 avril, où l’ensemble des salariés du spectacle, de l’audiovisuel et du cinéma, intermittents ou non, ont tenu toute leur place aux côtés des journalistes-pigistes, des intérimaires et de l’ensemble des travailleurs précaires, le Parti communiste rappelle que l’existence de nombreux artistes-interprètes et techniciens qualifiés, en situation d’intermittence ou non, est une condition majeure pour la reconstruction des politiques culturelles de notre pays. En cette année du 60 anniversaire du ministère de la Culture, l’actuel gouvernement poursuit son démantèlement, tout en remettant en cause le régime des subventions sans lesquelles les arts vivants seraient privés des moyens d’exister, déstabilise les dispositifs de formation et de transition professionnelle propres à ces secteurs…, tout en préparant une réforme drastique de l’audiovisuel public, un « plan de restructuration » de l’AFP, etc. C’est d’une refondation complète de ses missions, assortie des moyens correspondants, dont a besoin le service public des arts et de la culture, de la presse et des médias, et non d’une nouvelle casse des droits sociaux de ses acteurs.

Pierre Dharréville

Député des Bouches-du-Rhône, responsable du PCF en charge de la culture

Partager cet article
Repost0
4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 10:20
OUI à l’Europe des gens, NON à l’Europe de l’argent - par Glenn Le Saoût (édito du Viaduc pour la fête du 1er mai du PCF, fête du Viaduc, place Allende)

OUI à l’Europe des gens, NON à l’Europe de l’argent - par Glenn Le Saoût

Dans une société où l'humain s'est fait surclasser par le capital où l'individualisme triomphe sur l'entraide et le partage, il existe sous cette ombre pesante une étonnante lumière. Cette lumière porte un nom, celui du communisme.

Nous voulons faire du commun, construire ensemble ce projet de société qui place l'être humain et notre planète au cœur de tous ses choix, c'est cela le communisme. Et le communisme, en ce 21e siècle, reste une idée neuve ! Nous continuerons à œuvrer pour les rassemblements les plus larges, pour l'union du peuple de France car c'est notre histoire, celle des communistes français, de ses élus et c'est certainement là, la grande différence avec toutes les autres forces politiques de gauche.

Dans cette année 2019 marquée par les élections européennes, le Parti Communiste Français présente une liste à l'image de la société. Rassemblant 50% d'ouvriers et de travailleurs, cette liste composée également d’étudiants, de retraités, d’une résistante, de novices, d’élus, etc.

C’est aussi une liste de personnes ordinaires ayant réalisé des choses extraordinaires à l'image de Loïc Pen (médecin urgentiste à l'hôpital de Creil), Arthur Hay (fondateur d'un syndicat de coursiers), Maryam Madjidi (Prix Goncourt du premier roman).

C'est en reprenant le pouvoir sur l'argent, sur la finance que nous réussirons à répondre aux besoins des peuples d'Europe, sans les mettre en concurrence. Voilà le beau défi que nous relèverons avec Ian Brossat à la tête d'une liste large et rassembleuse pour élire des communistes au Parlement européen.

Nous pouvons être extrêmement fiers de cette bataille que nous menons depuis bientôt un siècle face au capital.

Par exemple contre la dégradation de l'ensemble des services publics avec les fermetures de classes dans les établissements scolaires, de bureaux de postes de proximité, de tribunaux, de centres d'impôts ou bien encore des services dans les hôpitaux, avec localement, la maternité de Guingamp ou bien encore la cardiologie à Morlaix.

Ces problèmes de fermetures sont l’objet d'intenses batailles menées par les syndicats, les comités de défense des services publics, les citoyens et le personnel trop souvent oubliés mais partout sur le terrain avec les communistes eux-mêmes, œuvrant inlassablement et sans compter au coeur de toutes ces luttes.

Plus que jamais nous devons unir nos forces.

Partager cet article
Repost0
3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 19:13
Élections européennes. Elina Dumont, ancienne SDF, candidate sur la liste de Ian Brossat, jamais plus invisible (Audrey Loussouarn, L'Humanité, mercredi 3 avril 2019)
Élections européennes. Elina Dumont, jamais plus invisible
Mercredi, 3 Avril, 2019

Ancienne sans-abri, Elina Dumont a intégré la liste PCF aux européennes. Portrait d’une femme au tempérament bien trempé qui a un unique objectif en tête : lutter contre les exclusions et avoir de la voix pour ceux qui n’en ont pas.

Peu de marques sur le visage d’Elina Dumont témoignent de son passé chargé. Pas même son grand sourire, résultat de quatre ans de soins dentaires après une plongée dans le crack. Seule, peut-être, la voix de cette petite brune tonique et volubile est teintée d’années d’alcool et de cigarettes. Quel âge a-t-elle ? Elle a passé le « demi-siècle », tranche-t-elle. Refus catégorique d’en dire plus, « comme Dalida, paraît-il », s’amuse celle qui revendique de « lutter contre toute forme d’exclusion, y compris celle de l’âge ».

Elina Dumont, ancienne sans-abri aujourd’hui engagée sur la liste PCF aux européennes, a toujours pris soin de son apparence. Au point d’avoir fait partie, dit-elle, des « sans-abri invisibles » qui usent d’astuces pour rester propres ou passer des nuits au chaud – comme les boîtes de nuit « gratuites pour les filles ». Une dignité héritée de sa famille d’accueil normande, sans le sou. Pupille de l’État, elle y est placée à l’âge de 2 ans. Celle qu’on cantonne à « la gamine de la Dass » est « abusée par tout le village ». Exclusion du système scolaire à 14 ans, fugues à répétition jusqu’à sa majorité… Et puis, « à 18 ans, la rue (l)’attendait ». Lâchée dans la nature, elle se rend à Paris, car « comme tous les sans-abri, il s’agit d’aller dans la grosse ville la plus proche ». Les premiers jours, elle « erre, la trouille au ventre », avant de rencontrer d’autres sans domicile fixe. Dès lors, elle développe des « combines » car « ce sont les plus roublards qui s’en sortent ». Elle a 19 ans quand elle commence à se provoquer des malaises pour profiter d’une douche, d’un plat chaud et d’un lit à l’hôpital. Noyée souvent dans l’alcool, elle alterne entre squats et centres d’hébergement – avec son lot de « violences, surtout quand on est une femme ». Et puis, elle fait des ménages chez les « bourgeois », se prostitue pour un lit… avant de rencontrer l’écrivaine Marie Desplechin, pour qui elle garde une infinie reconnaissance de lui avoir prêté une chambre de bonne. C’est le tremplin.

À 44 ans, elle obtient « enfin » son premier logement social. « Je rêvais d’un toit depuis tellement longtemps. » Seulement, difficile de se « l’approprier », elle se sent vite « en prison ». « J’ai fait une dépression de six mois, puis j’ai hébergé toute la rue. J’avais du mal à me retrouver seule dans une pièce, explique-t-elle. J’étais déboussolée, je me lavais même dans une bassine dans la cuisine. » Aujourd’hui, elle n’a « que ça », son 19 m 2, dans le quartier de Jaurès. Et son vécu pour cette « révolution sociale » qu’elle rêvait d’engager lorsqu’elle se voyait assistance sociale. Conférences, tribunes sur le sans-abrisme, engagement pour la protection de l’enfance… Elina, pile électrique, est partout. Avec une condition : s’assurer de ne pas « faire le pompon, la SDF la plus connue de France ».

Toutes les occasions sont bonnes à prendre. « Sinon, qui va parler des sans-abri qui meurent tous les jours ? » Ponctuellement, elle intervient dans les Grandes Gueules de RMC. Dans l’émission, comme sur les réseaux sociaux, elle se fait « secouer » pour ses maladresses. « L’exclusion commence par les mots », dit-elle. C’est là-bas qu’elle rencontre l’élu de Paris Ian Brossat, dont elle remarque l’engagement pour le logement social et les centres d’hébergement, notamment dans le 16 e arrondissement. Il lui propose de rejoindre la liste PCF qu’il mène pour les européennes. Elle hésite, beaucoup, ayant peur que « tout le monde (lui) tombe dessus », et puis demande à l’élu « s’il a quelque chose à cacher, comme un compte en Suisse », rit-elle. Et la liste ? « Elle est incroyable ! Ça change de l’entre-soi qui fait que la société ne change pas. J’ai rien contre le fait qu’il y ait un mec de l’ENA mais qu’il n’y ait pas que ça… ! Et puis, les autres partis, “l’humain d’abord”, ils ne connaissent pas. »

Avant cela, Elina a déjà eu l’occasion de porter son expérience aux yeux des autres. Elle raconte tout, librement, dans Longtemps, j’ai habité dehors (1), sorti en 2013. Avec une sincérité déconcertante, elle bouscule aussi les spectateurs sur les planches dans son spectacle Des quais à la scène . Seule, sans artifice, elle y raconte le quotidien d’une femme à la rue. « J’ai mis dix ans à l’écrire, à le jouer dans ma chambre. Au début c’était violent, ça cognait et ce n’était pas drôle. » Depuis, elle le retravaille sans cesse, « il évolue en même temps (qu’elle) ». Car passer de la « survie à la vie » a pris du temps, les cauchemars et les psychothérapies font encore partie de son quotidien. Elle prend encore des nouvelles de ses potes sans abri, pour ceux en vie. Ils se montrent parfois « durs » avec celle qui s’en est sortie. « Ce qui, et c’est grave, me fait honte. Mais on ne se sort jamais de rien. » Autour d’elle, beaucoup l’ont « condamnée », pensant qu’elle finirait « en prison ou prostituée à Nation ». « C’est drôle d’avoir été une fille à la rue et de se retrouver sur une liste aux européennes », lâche-t-elle de son grand sourire.

Audrey Loussouarn

(1) Longtemps, j’ai habité dehors, d’Elina Dumont. Flammarion, 18 euros.

Comité de soutien finistérien à la liste aux élections européennes du PCF conduite par Ian Brossat: rejoignez le comité de soutien!

Élections européennes. Elina Dumont, ancienne SDF, candidate sur la liste de Ian Brossat, jamais plus invisible (Audrey Loussouarn, L'Humanité, mercredi 3 avril 2019)

Candidatures Européennes:

1. Ian Brossat (38 ans)

Professeur de français, Maire adjoint de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence, auteur de plusieurs livres, dont le dernier sur la nouvelle économie "Airbnb, la ville ubérisée". Outre son combat pour la régulation des géants du numérique, Ian Brossat a ouvert le premier centre d'hébergement pour sans-abris dans le 16e arrondissement de Paris".

2. Marie-Hélène Bourlard (61 ans)

Ouvrière textile pendant 43 ans à Poix dans le Nord et figure du documentaire "Merci Patron!". Marie-Hélène Bourlard a été à la tête du combat face à Bernard Arnault, première fortune de France (57 milliards de patrimoine) afin d'éviter la délocalisation de son usine. Le 26 mai prochain, elle deviendra la première femme ouvrière à siéger au Parlement européen.

3. Patrick Le Hyaric (61 ans)

Directeur du journal L'Humanité, député européen sortant et conseiller municipal d'Aubervilliers.

4. Marie-Pierre Vieu (51 ans)

éditrice, mobilisée sur les sujets de culture et engagée dans sa ville de Tarbes, députée européenne.

5. Mamoudou Bassoum (35 ans)

"J'avais pris deux choses en partant: le drapeau français et mon gilet jaune". Médaillé d'or aux championnats d'Europe de Taekwendo, le 1er décembre dernier, Mamoudou Bassoum est monté sur le podium des championnats d'Europe avec son gilet jaune sur les épaules, en soutien au mouvement qu'il a rejoint dès les premières heures. Ingénieur dans le Loiret.

6. Julie Pontalba (40 ans)

Enseignante au collège à Saint-Leu (La Réunion), Julie Pontalba est membre du Parti Communiste réunionais (PCR). Elle a été candidate de rassemblement des forces de gauche, et militante pour la paix.

7. Anthony Gonçalves (47 ans)

Cancérologue et enseignant à la faculté de Médecine de Marseille. Il milite contre les fermetures d'hôpitaux de proximité. A l'échelle européenne, il plaide pour la création d'un pôle public du médicament.

8. Maryam Madjidi (38 ans)

Prix Goncourt du premier roman (2017) et Prix Ouest-France étonnants voyageurs (2017) pour "Marx et la poupée". D'origine iranienne, Maryam n'est pas seulement une écrivaine reconnue et nouvelle figure de la littérature française: elle est aussi bénévole dans une association d'apprentissage de la langue française pour les réfugiés. 

9. Arthur Hay (28 ans)

Livreur (Deliveroo), Arthur Hay est à l'initiative du premier syndicat de France des coursiers à vélo. Face à l'ubérisation de la société, il milite pour la régulation à l'échelle européenne et une protection des salariés de la nouvelle économie.

10. Barbara Filhol (45 ans)

Aide-soignante, secrétaire générale du syndicat des EHPAD du Val-de-Marne, investie pour l'amélioration des de l'accueil de nos aînés et des conditions de travail du personnel soignant. Dans un pays comptant 14 millions de retraités, il s'agit d'un sujet de société majeur. 

11. Franck Saillot

Ouvrier de la papeterie Arjowigins de Wizernes dans le Pas-de-Calais, il a occupé avec ses collègues durant 3 ans, jour et nuit, son usine pour en éviter la fermeture et la délocalisation. Grâce à leur lutte, Franck Saillot et ses collègues ont trouvé un repreneur à l'automne 2018, et sauvé une centaine d'emplois. 

12. Claire Cemile Renkliçay

Co-présidente du Conseil démocratique kurde de France, militante pour la paix et élue à Grigny. 

13. Michel Jallamion (44 ans)

Président de la Convergence nationale des services publics, conseiller régional d'Ile-de-France. Membre du mouvement République et Socialisme.

14. Sophia Hocini

Salariée de l'économie sociale et solidaire à Paris, militante associative dans les quartiers populaires.

15. Stanislas Baugé

Chauffeur routier à La Rochelle (17), Stanislas Baugé s'est mobilisé avec ses collègues devant le Parlement Européen pour défendre les conditions de travail des routiers et éviter le dumping social et le travail détaché. 

16. Manuela Dona (48 ans)

Douanière et syndicaliste au Havre. Militante pour la création d'une Douane européenne.

17. Michel Branchi

Économiste, élu à l'Assemblée de Martinique, dirigeant du Parti communiste martiniquais, conseiller territorial de Martinique.

18. Elina Dumont (50 ans)

SDF pendant 15 ans, Elina Dumont est de ceux qui plaident pour le retour de l'ISF et un meilleur partage des richesses en France et en Europe. Désormais comédienne et chroniqueuse régulière aux "Grandes gueules" (RMC), elle soutient le mouvement des Gilets Jaunes.

19. Benjamin Amar (42 ans)

Professeur d'histoire-géographie au lycée Gutemberg de Creteil, débatteur reconnu sur les plateaux télés, responsable syndical dans le Val-de-Marne

20. Sarah Chaussy

Paysanne, conseillère municipale à Sceautres, petit village de 150 habitants en Ardèche. 

21. Loïc Pen

Médecin à l'hôpital de Creil, il a démissionné de son poste de chef de service des urgences pour protester contre la fermeture de la maternité. Lanceur d'alerte.

22. Christine Mequignon

Cheminote en Auvergne-Rhônes-Alpes, représentante des salariés à la SNCF.

23. Pascal Pontac

Grutier au port de Saint-Nazaire, responsable du syndicat des ports et docks.

24. Michèle Picard (51 ans)

Restauratrice, maire de Vénissieux.

25. Ralph Blindauer

Avocat au barreau de Metz, il a défendu de nombreux salariés en lutte dans toute la France, comme les 300 salariés marseillais d'une chaîne de fastfood, les métallos dijonnais contre TRW, ou encore les embouteilleurs aux Pennes-Mirabeau. Il a contribué au film "En Guerre" présenté au dernier Festival de Cannes.

26. Anne Laure Perez

Artiste sculptrice, maire-adjointe à Gennevilliers.

27. Franck Merouze

Salarié de la grande distribution, il a également accompagné les salariés de la biscuiterie Jeannette dans leur combatr victorieux pour sauvegarder les emplois (Calvados)  

28. Marianne Journiac

Infirmière syndicaliste à l'Assistante publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Dirigeante de "République et Socialisme".

29. Belaïde Dedreddine

Vice-président du Conseil départemental de Seine St Denis en charge de l'écologie urbaine.

30. Amandine Miguel

Ancienne porte-parole de l'inter-LGBT, Amandine Miguel est militante féministe engagée contre l'homophobie? Paris.

31. Nacim Bardi

Ouvrier métallurgiste à Saint-Saulve et représentant syndicaliste.

32. Cinderella Bernard (40 ans)

éducatrice spécialisée, première adjointe de sa commune, présidente du groupe communiste au Conseil Départemental des Côtes d'Armor, militante associative

33. Jean Luc Bou

Enseignant, militant Droits Humains à SOS Méditerranée en Occitanie (34).

34. Isabelle Liron

Salariée à Pôle Emploi en Bourgogne Franche Comté, syndicaliste

35. Dominique Pani

Employé dans le secteur de l'énergie (26).

36. Hulliya Turan

Assistante sociale, militante des droits humains à Strasbourg.

37. Khaled Bouchajra

Employé chez Amazon. Syndicaliste sur le site de Saran dans le Loiret

38. Katja Krüger (43 ans)

comédienne-chanteuse franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

39. Pierre Lacaze (53 ans)

Infirmier, élu à la Métropole de Toulouse

40. Aicha Dabale

Militante féministe et altermondialiste vivant à Bagnolet (93), Aïcha Dabale est engagée sur la scène internationale dans la lutte contre les violences faites aux femmes

41. Jean Mouzat

Paysan, président du Modef (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux). Elu à Tulle

42. Delphine Pietu (48 ans)

Directrice de l'école primaire de la commune de Thénioux où elle est maire-adjointe (18)

43. Denis Lanoy

Metteur en scène de théâtre à Nîmes. militant des droits sociaux des artistes, des écrivains et intermittents du spectacle.

44. Charlotte Blandiot-Faride (37 ans)

Maire de Mitry-Mory (77)

45. Arnaud Petit

Ouvrier métallurgiste, maire de Woincourt dans la Somme

46. Virginie Neumayer (44 ans)

Technicienne, syndicaliste à EDF

47. Aurélien Gall (36 ans)

Représentant des salariés de l'agriculture. Conseiller prud'homal. Président de la Fédération colombophile de Picardie.

48. Patricia Tejas

Agent administratif des Finances Publiques. Secrétaire générale d'une fédération des Finances. Militante auprès des sans-papiers (67)

49. Aurélien Aramini

Professeur de philosophie au Lycée Gustave Courbet à Belfort

50. Sandrine Macigno

Travailleuse de l'Etat sur la base navale de Cuers dans le Var, syndicaliste (83)

51. Cyrille Bonnefoy

Infirmier, maire de la Ricamarie (42)

52. Emilie Lecroq (37 ans)

Militante de l'éducation populaire à Saint-Ouen (93).

53. Emmanuel Trigo (44 ans)

Enseignant et responsable syndical dans le Var (83

54. Cathy Apourceau Poly

Attachée territoriale, sénatrice du Pas-de-Calais

55. Michel Stefani

Conseiller à l'Assemblée de Corse (20)

56. Lucie Martin (18 ans)

Étudiante syndicaliste à Sciences-Po Grenoble.

57. Youssef Benamar

éducateur spécialisé, artiste et élu de la ville d'Allonnes (72)

58. Christelle Dumont

Aide-soignante de l'hôpital Yves Lanco à Belle-Ile-en Mer (Morbihan), syndicaliste, qui a fait une grève de la faim pour protester contre les conditions de travail dans l'hôpital public

59. Sébastien Nugou

Cheminot dans le Loiret. Secrétaire régional syndicat SNCF

60. Laëtitia Maure

Aide à domicile dans les Pyrénées-Orientales

61. David Blaise

Ouvrier métallurgiste et syndicaliste en Meurthe-et-Moselle

62. Lamya Kirouani

Fonctionnaire territoriale. Vice-présidente du Conseil Départemental du Val-de-Marne (94)

63. Aurélien Crifo (37 ans)

Auteur et interprète. Gilet Jaune (68)

64. Maryline Lucas

Maire de Guesnain (59)

65. Yves Dedevec

Salarié Airbus en Loire-Atlantique

66. Mina Idir (43 ans)

Responsable d'exploitation dans le transport de marchandise, secrétaire départementale PCF Vaucluse, militante associative

67. Glenn Le Saout (20 ans)

étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (syndicat lycéen), bénévole dans une association sportive 

68. Geneviève de Gouveia (56 ans)

Militante au Secours Populaire à Montluçon, conseillère départementale de l'Allier

69. Alain Pagano

Enseignant chercheur en écologie et biologie à l'université d'Angers, conseiller municipal à Angers

70. Sandra Blaise (45 ans)

Formatrice, syndicaliste (88)

71. Edmond Baudouin (76 ans)

Dessinateur de BD et écrivain. Alpes-Maritimes

72. Ghislaine Noirault

 Ouvrière retraitée à Trimouille (86)

73. Florian Monteil

Ingénieur agronome. Syndicaliste agricole du Lot-et-Garonne

74. Nathalie Fabre (45 ans)

Présidente d'un club de Rugby en Dordogne et du club Agenais. Maire de Beaumont-du-Périgord

75. Fréderic Boulanger

Psychiatre à Nancy

76. Cécile Cukierman (42 ans)

Professeur d'histoire-géographie, sénatrice de la Loire, porte-parole du PCF avec Ian Brossat

77. Gilbert Garrel

Cheminot syndicaliste, président de l'Institut d'Histoire Sociale

78. Odette Nilès (94 ans)

 Grande résistante française arrêtée par les Nazis en août 1941. Fiancée de Guy Môquet. Doyenne de la liste

79. André Chassaigne (68 ans)

Principal de collège, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale

Partager cet article
Repost0
3 avril 2019 3 03 /04 /avril /2019 19:06
Hubert Wulfranc (photo L'Humanité)

Hubert Wulfranc (photo L'Humanité)

Hubert Wulfranc présente les propositions communistes pour relever le défi de la transition écologique.

Dans le cadre du Grand Débat discuté à l'Assemblée Nationale depuis hier, Hubert Wulfranc a présenté les propositions communistes pour relever le défi de la transition écologique. En premier lieu, le domaine de la mobilité des personnes, à l’origine du mouvement social, suppose un effort sans précédent pour garantir une plus grande accessibilité à des transports en commun plus propres (transports ferroviaires, autoroutes, bus, tramways....) En second lieu, les députés communistes demandent de respecter dès 2020 l’objectif de 500 000 logements par an en rénovation thermique dans le parc social et privé...Lire le détail des propositions 

 

M. Hubert Wulfranc. Les actions et débats sur la transition écologique livrent une exigence claire : celle-ci doit être menée dans un impératif de justice. C’était déjà la conclusion majeure de la Commission nationale du débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie, la PPE. Vous l’avez totalement négligée.

L’enjeu est donc bien de conjuguer l’accès de tous aux besoins et droits essentiels et la réduction de l’empreinte écologique.

Le mouvement des gilets jaunes et la mobilisation pour le climat rassemblent cette même aspiration. Elle remet en cause le cœur même du système de production et d’échanges capitaliste et ses tares originelles : l’exploitation des hommes et des ressources dans une logique de profit maximum à court terme, qui gâche le travail et sa rémunération et liquide le bien commun, qu’il soit social ou écologique.

Tel est le diagnostic des députés communistes, qui ne vous surprendra pas. De la même façon, les propositions que je ferai, tout en restant très pragmatiques, sont empreintes de cette conviction.

En premier lieu, et sans ordre de priorité, le domaine de la mobilité des personnes, à l’origine du mouvement social, suppose un effort sans précédent pour garantir une plus grande accessibilité à des transports en commun plus propres.

La dimension des transports ferroviaires, notamment pour les lignes régionales qui desservent les résidents des territoires périurbains et ruraux, est totalement réactualisée par le mouvement social.

Vous pensiez être quittes après l’été en ayant fait passer votre réforme, mais, comme je l’avais prédit ici même, vous en êtes déjà à devoir rendre des comptes, car des réductions de service sur les lignes ont été mises en œuvre sans attendre. Usagers et élus sont de plus en plus nombreux à protester. Ici même, notre collègue Nicolas Forissier relève, partout en France, les décisions accablantes qui détériorent le transport de voyageurs SNCF.

Il vous appartient donc, dès maintenant, d’écouter la voix des territoires et de consentir au travers des régions un effort financier pour la pérennité de ces lignes de vie. Car derrière, c’est le lobby des grands groupes liés aux travaux et au transport routier des voyageurs qui guette, celui-là même qui claque la porte au nez de votre gouvernement en refusant purement et simplement une négociation sur une contribution fiscale plus conforme à leur responsabilité environnementale.

Dans le même temps est enfin porté à la connaissance des Français le contrat que les ministres Ségolène Royal et Emmanuel Macron ont signé en 2015 avec les sociétés d’autoroutes, contrat qui autorise celles-ci à augmenter les tarifs des péages entre 2019 et 2023 et consolide la clause qui les rembourse en cas de taxes ou d’impôts nouveaux !

Les Français vous demandent dans leur majorité de retirer cette rente autoroutière à ces faiseurs de fric et de pollution sur le dos des Français en renationalisant ces infrastructures de mobilité. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et FI.)

Il s’agirait là d’une décision majeure faisant levier pour relancer le fret ferroviaire. De la même manière, il vous est demandé d’instaurer une fiscalité sur les carburants du transport maritime et aérien. Une telle mesure serait juste et écologique, tout en apportant des recettes à l’État.

Pour les transports urbains, nous demandons que les tarifs préférentiels soient généralisés, voire que la gratuité soit instaurée sur les réseaux de bus et de tramways. Cette revendication interpelle directement l’État et les autorités organisatrices de transport – régions et métropoles.

Une décision ramenant à 5,5 % le taux de la TVA sur les transports publics bus et tramways, contre 10 % aujourd’hui, ferait automatiquement baisser le prix des billets. Enfin, le déplafonnement du versement transport acquitté par les entreprises en situation privilégiée permettrait de majorer les fonds publics affectés aux transports en commun.

La loi d’orientation sur les mobilités, que nous examinerons prochainement, doit être remaniée à cet égard.

Voilà des propositions concrètes, qui vont dans le sens de la justice sociale et de la transition écologique. Pour les usagers contraints d’utiliser leurs véhicules légers, la hausse de la taxe carbone devant être derrière nous, nous demandons, outre les aides déjà mises en œuvre, l’instauration d’un prêt à taux zéro permettant de financer le reste à charge lors d’un changement de véhicule léger, petit véhicule urbain et véhicule cœur de gamme, au simple titre de l’amélioration de la performance énergétique, sans que la nature de la source d’énergie soit un préalable.

L’important, c’est le pouvoir d’achat et la baisse des émissions de dioxyde de carbone. La motorisation essence et diesel continue d’enregistrer d’importants progrès techniques, alors que le tout électrique, très coûteux, ne présente pas, à court terme, les garanties nécessaires en termes de capacité de production, d’infrastructures de fonctionnement et – il faut le dire aux Français – d’empreinte écologique.

En second lieu, nous vous demandons de respecter dès 2020 l’objectif de 500 000 logements par an en rénovation thermique dans le parc social et privé. Le budget national de 2020 doit tout d’abord intégrer une hausse sensible des subventions de l’Agence nationale de l’habitat, et spécialement du programme « Habiter mieux », prioritairement à destination des petits propriétaires occupants, modestes et très modestes.

La réévaluation de ces subventions directes sur un ensemble de travaux techniquement cohérents est, avant tout autre dispositif, le meilleur des leviers pour appuyer l’extinction à bon rythme des passoires thermiques. Pour cela, nous préconisons d’harmoniser par le haut les taux des subventions à tous les petits propriétaires, ceux dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 45 000 euros pour un couple avec deux enfants, ce qui revient à relever le plafond actuel.

Le budget des familles est directement concerné, compte tenu du coût du logement dans le budget global des ménages. Mieux isolé, le logement consomme moins d’énergie et les charges baissent. C’est juste et écologique.

Pour accompagner ce plan, le ministère doit s’attaquer dans les mois qui viennent au chantier de la généralisation sur tout le territoire du service public de la performance énergétique, prévue par la loi de 2015, afin que ces services puissent rapidement être mis à la disposition des petits propriétaires. Nous demandons, dans ce cadre, la gratuité des diagnostics préalables aux travaux que font les opérateurs.

Concernant le logement social, ce secteur est aujourd’hui sous forte tension. Le patrimoine locatif social est toujours sous le coup des décisions gouvernementales qui pillent les caisses des organismes HLM.

Parallèlement à la baisse des mises en chantier de logements neufs, qui sont mécaniquement moins énergivores, ce sont les opérations de rénovation thermique qui connaissent un ralentissement – moins 3 % au dernier trimestre 2018 – et ce sur l’ensemble du patrimoine à l’échelle nationale. Or, vous aviez annoncé, au début de l’année 2018, des crédits supplémentaires à hauteur de 1 milliard d’euros par le biais de la Caisse des dépôts et consignations. Comment expliquez-vous ce recul ?

Il est urgent que l’État et la Caisse des dépôts et consignations dégagent des moyens nouveaux en faveur de la rénovation thermique et de l’efficacité énergétique des logements sociaux dans lesquels résident des Français dont les charges, après travaux, peuvent baisser de 15 à 20 %. C’est juste et écologique.

En matière de consommation, nous proposons d’abaisser le taux de la TVA de 5,5 % à 3 % sur les produits et services de première nécessité, parmi lesquels les produits alimentaires, bruts ou transformés, labellisés bio ou provenant de circuits courts français.

Parallèlement, nous demandons l’instauration d’un taux de TVA à 33,3 % sur les produits de luxe dont la fabrication, la commercialisation et l’utilisation donnent lieu à une empreinte carbone sans commune mesure avec leur usage. Vous êtes mandatés pour agir en ce sens à Bruxelles.

Dans le domaine agricole et industriel, nous demandons le gel des traités de libre-échange qui, à l’instar des accords avec le Canada, l’Argentine ou le Japon, déversent sur le marché français des produits dont le coût social et écologique est exorbitant là-bas et ici. Parallèlement, vous handicapez les capacités de notre pays à réorienter ses productions vers des modes de production plus écologiques, débarrassés des pesticides et des matériaux dangereux. Rien dans votre loi EGALIM – loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine et durable – ne fait d’ailleurs baisser la facture du panier de la ménagère, bien au contraire.

Enfin, en matière d’énergie, les politiques libérales ont largement démembré le service public français d’énergie. Les outils industriels et d’approvisionnement des usagers ont été progressivement disloqués et ouverts au privé. La privatisation d’Engie est en cours et les barrages hydrauliques sont sous la menace d’une ouverture à la concurrence.

Parallèlement, pour le développement des énergies renouvelables – éolien, solaire, biomasse –, vous laissez une véritable jungle s’installer en arrosant les entreprises privées de subventions publiques. Le risque est grand de faire définitivement basculer la production, la distribution, la qualité et le coût de l’énergie dans l’anarchie de la concurrence la plus totale. Nous proposons donc de rétablir un service public de production et de distribution d’énergie unifié, élargi à la structuration d’une filière d’énergies renouvelables.

Voilà les propositions que les députés communistes soumettent au débat dans cette première intervention. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR et FI.)

Partager cet article
Repost0
2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 18:02

Déclaration de la fédération du Finistère du PCF

Non à la fermeture des urgences de l’hôpital de Concarneau !

 

Selon les médecins urgentistes eux-mêmes, les urgences de l’hôpital de Concarneau seraient condamnées à disparaître au mois de mai, tandis que la ligne de SMUR basée à Concarneau la  transférée à Quimper depuis juin 2018.

Salarié-e-s et usagers alertent depuis des années sur les dégradations de l’organisation des urgences sur la partie sud de notre département, au fil de décisions dictées par les choix austéritaires des gouvernements successifs : fermeture en 2008 des urgences de nuit à Concarneau, en 2014 des urgences psychiatriques de l’EPSM Gourmelen de Quimper, délocalisation en juin dernier des lignes de SMUR des hôpitaux de Concarneau et Douarnenez sur Quimper la nuit et le week-end, mesure annoncée comme provisoire  mais toujours en vigueur.

Les groupements hospitaliers de territoire, présentés comme des outils de mutualisation et d’amélioration des soins, sont en réalité le fer de lance des politiques de casse du service public de santé dans les territoires.

L’hôpital de Quimper lui-même n’est pas à l’abri d’amputations à venir, l’organisation des services se faisant maintenant sur l’ensemble du Finistère, Quimperlé excepté.

Les services d’urgence en manque de moyens sont en permanence en tension, personnels et patients subissent une véritable maltraitance, des drames humains peuvent se produire à tout moment. De nombreux témoignages l’attestent.

Dans quelques jours si nous laissons faire ce sera pire encore.

Dans un département vieillissant dont les indicateurs de santé ne sont pas bons, il est intolérable que l’on mette ainsi en danger des vies humaines faute d’une prise en charge suffisamment rapide.

L’ARS mène campagne sur la surmortalité par infarctus en Bretagne, qu’elle attribue à un trop long délai avant l’appel au 15. Mais quand on habite à Concarneau ou Tregunc, qu’on appelle le 15, et que le véhicule du SMUR doit revenir de Quimper chercher le patient qui fait un infarctus pour le ramener sur Quimper, quelles sont ses chances de survie ?

Pour nous communistes, la vie humaine passe avant les considérations budgétaires.

Nous nous opposons avec la plus grande détermination à la fermeture des urgences de Concarneau et appelons à la mobilisation pour nos hôpitaux publics de proximité. Ce combat est le nôtre, c’est celui de l’Humain d’abord.

À Concarneau, à Douarnenez, à Quimper, partout, les suppressions de services, de lits, les restructurations hospitalières, les plans de « retour à l’équilibre » traduits en suppressions d’emplois, ça suffit !

Il faut une véritable inversion des choix politiques qui ont conduit à ce désastre, il faut que les richesses produites par le travail soient mobilisées pour l’intérêt général et non pour le profit égoïste de quelques-uns.

Le PCF propose un plan d’urgence pour l’hôpital public, élaboré avec salariés et usagers à travers toute la France, avec des mesures immédiates et à plus long terme, avec des financements.

L’argent existe pour le remboursement à 100 % par la Sécu des soins prescrits, pour la création de 100 000 emplois dans les hôpitaux, dans les Ehpad, pour la formation, pour un meilleur accès aux soins pour tous, avec de vrais hôpitaux de proximité et des centres de santé.

Les candidat-e-s de la liste conduite par Ian Brossat pour les élections européennes du 26 mai prochain, parmi lesquels l’urgentiste Loïc Pen en première ligne pour la défense de l’hôpital public, portent ces exigences et proposent la création d’un fonds européen d’investissement pour des services publics de qualité, en rupture avec les diktats austéritaires des traités libéraux.

Glenn Le Saoût, candidat finistérien du PCF sur la liste "L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent!"

Yvonne Rainero, responsable commission santé-protection sociale Finistère du PCF

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère

Déclaration de la fédération du Finistère du PCF  Non à la fermeture des urgences de l’hôpital de Concarneau !
Partager cet article
Repost0
2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 14:45
Rêve de printemps chez les communistes - Libération, interview de Marie-Hélène Bourlard et Maryam Madjidi (mardi 2 avril, Rachid Lareïche)
Partager cet article
Repost0
1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 15:06

d

Partager cet article
Repost0
1 avril 2019 1 01 /04 /avril /2019 15:03

QUAND LE « NOUVEAU MONDE » MACRONIEN RECYCLE UNE PHILOSOPHIE PÉRIMÉE

 

Avec Macron et son ministre Blanquer, c’est un grand vent de régression qui est en train de souffler sur l’enseignement de la philosophie. La mise à l’équerre de toutes les sections en terminales a scellé le destin de cette institution plus que séculaire qu’était la « classe de philosophie ». Celle-ci, avec un horaire conséquent (8 heures) donnait les moyens aux élèves comme à leurs professeurs de faire un travail approfondi, le temps de la réflexion permettant l’acquisition par les jeunes d’un véritable esprit critique. « On n’est jamais trop jeune pour commencer à penser librement », disait François Leizour, professeur de philosophie et ancien maire communiste de Guingamp. C’est un vrai pilier de notre tradition universitaire qui est ainsi mis à mal.

Certes, le gouvernement allègue que l’ancienneté ne saurait faire autorité, que la dissertation est un exercice pensé en son temps pour une petite élite socialement favorisée, que depuis les recommandations d’Anatole De Monzie (premier inspecteur général) des événements majeurs ont eu lieu : massification de l’enseignement, mutation profonde du rapport des jeunes à la culture, irruption des nouvelles technologies et du numérique, Nul ne conteste qu’il fallait tenir compte de ces évolutions. Peut-être aussi fallait-il tenir tête à certaines.

Certes, le ministère souligne qu’il y aura des contreparties : et d’abord l’introduction, réclamée depuis très longtemps, d’une initiation à la philosophie en classe de Première. Mais elle se fait sous la forme diluée d’un enseignement assuré conjointement avec les professeurs de français, d’une sorte de mixte à fil conducteur vaguement historique, centré sur la parole et ses usages, les représentations du monde, la question du Moi et l’interrogation de l’humanité sur son devenir : quatre thèmes extraordinairement flous qui font la part belle à la notion de sujet et qu’on ne voit pas comment relier à la constitution de savoirs objectifs. Comme le dit férocement l’association professionnelle des professeurs de philosophie (APEP) : « L’absence de rigueur historique de ce programme n’en fait certes pas un programme d’histoire ; mais cela ne suffit pas à en faire un programme de philosophie. »

Au rang des contreparties encore, le gain horaire dans toutes les terminales. C’est vrai, et c’est un acquis quantitatif. Mais qu’en est-il au plan qualitatif, qui est tout de même l’essentiel ?

Eh bien, on se frotte les yeux. C’est un retour à l’ancien monde. Cela commence par une rubrique « Métaphysique » : le ton est donné ! Sous cette rubrique, quatre chapitres ; « Le corps et l’esprit » (opposition qu’on pouvait croire rangée au magasin des antiquités). Ensuite « le désir » (mettre le désir dans la métaphysique revient à l’amputer de toute dimension proprement anthropologique, et cela va de pair avec la disparition du chapitre sur l’inconscient –concession à la Manif pour Tous ?). Ensuite « « L’existence et le temps » : problématisation beaucoup trop restreinte, qui elle aussi préjuge de l’essentiel et tire la question du temps, de façon dogmatique, vers une approche subjectiviste. Enfin, last but not least, « L’idée de dieu » (on notera la très laïque minuscule !) – alors qu’il y a plus loin un chapitre sur la religion…

Deuxième rubrique : L’Epistémologie. En apparence, il y a moins à dire : d’abord un chapitre sur le langage, qui permet une approche plus positive de ce qui aura été unilatéralement approché comme « parole » l’année précédente. Les choses se gâtent bientôt : « Raison et vérité », ce qui appelle à une approche purement métaphysique de ces notions. Puis « science et expérience », ce qui n’est pas mal, avec même l’invitation à l’étude d’un concept scientifique. C’est tout de même un peu court en l’absence de tout questionnement sur les mathématiques, la connaissance du vivant, des sciences humaines… Enfin un intitulé embrouillé sur « la technique ou/et techniques et technologies ». Il faut aborder la question de la technique, mais est-ce bien le lieu ? Il est vrai que réduire la réflexion sur le produire et le faire humains, ce que Marx appelle la Tätigkeit, à une question d’épistémologie, c’est ne pas lui donner sa dimension sociale et politique.

Et tel est semble-t-il le but recherché, quand on regarde le contenu de la troisième rubrique, intitulée comme au bon vieux temps « Morale et politique ». « La liberté » est placée en tête, ce qui par contre n’est pas classique : tout se passe comme si, assimilée au libéralisme, elle devait irriguer le reste. Ensuite « L’Etat, le droit, la société » - la société n’a qu’à bien se tenir, avec l’Etat libéral et son droit en surplomb ! Puis « La justice » : il en faut tout de même un peu ! Enfin « la responsabilité », notion toute nouvelle, qui vient boucler la boucle : pas de liberté sans responsabilité. Les contestataires en puissance n’ont qu’à se bien tenir.

La dernière rubrique « Anthropologie », offre un mélange assez curieux : d’abord « Nature et culture », ce qui est bien tardif, beaucoup d’enseignants ayant l’habitude de commencer l’année par ce chapitre-là. Mais le choix a été fait en haut lieu de commencer par la métaphysique… Ensuite, « l’art » : on a tout simplement escamoté « le travail » notion anthropologique pourtant structurante. Ensuite, « la religion », soigneusement éloignée, par « l’art » interposé, de tout contenu véritablement anthropologique et social. Enfin, assez curieusement, « l’histoire », abordée non plus en tant que science mais en tant qu’horizon quelque peu indéterminé de la condition humaine…

Qu’on ne s’y trompe pas, une idéologie à destination des jeunes peut se lire ici en filigrane, et c’est une idéologie réactionnaire : l’Homme (pensé bien entendu sur le modèle masculin) est d’abord un esprit, sujet en quête de sens et même de transcendance. Il peut connaître, il peut agir, mais il doit surtout faire un bon usage de sa liberté, garantie par l’Etat, en se montrant responsable. En contrepartie de quoi il pourra s’épanouir dans l’art et la religion, sans jamais oublier la dimension relative des choses…

Tel qu’il est, ce programme permet aux professeurs de ne jamais parler ni de Marx, ni de Freud. Certes, l’apport de ces penseurs ne se réduit pas, comme on l’a trop souvent dit, à une réflexion de l’un sur le travail et de l’autre sur l’inconscient. Mais il faudrait être bien naïf pour ne pas voir dans la suppression de ces deux chapitres un signe fort envoyé, au-delà même de la philosophie, à l’opinion publique.

Ainsi se profile une philosophie officielle. On est un petit peu sidéré de voir ces vieilleries ressorties au nom du « nouveau monde ». A sa manière, ce triste programme dit la vérité du macronisme. Ceux de nos collègues qui ont à cœur de « rendre la philosophie populaire » ou même simplement une conception exigeante de leur métier ne l’entendront certainement pas de cette oreille.

Partager cet article
Repost0
31 mars 2019 7 31 /03 /mars /2019 08:14
Ikea va bien, a touché 11 millions d'€ au titre du CICE en 2016, mais veut supprimer des postes en France (PCF, 26 mars 2019)
IKEA va bien, mais IKEA supprime des postes

Le numéro 1 mondial de l’ameublement vient d’annoncer la suppression de 209 postes en France, affichant l’ambition d’en créer d’autres, en nombre moins important, dans la logistique, l’immobilier ou encore les ressources humaines. Dans le monde, IKEA veut supprimer 7500 postes soit 5% de l’effectif, principalement dans le secteur administratif. C'est historique!

Rien n’impose ce « dégraissage » à part la volonté des dirigeants d’opérer un inquiétant virage stratégique sur le modèle d’Amazon.

Avec 40 milliards d’euros de chiffres d’affaire et deux ouvertures de magasins en France à Nice et Paris, IKEA va bien.

Pire, l’entreprise a perçu 11,5 millions d’euros d’argent public au titre du CICE pour la seule année 2016. IKEA nous doit des comptes.

Le PCF exprime toute sa solidarité avec les salariés d’IKEA mobilisés avec leurs organisations syndicales et exige une intervention énergique des pouvoirs publics afin que l’entreprise renonce aux suppressions de postes annoncées.

Il est temps de mettre fin au scandale du CICE afin de l’orienter vers des prêts aux PME et aux entreprises qui investissent et créent des emplois. C’est ce que propose le PCF dans les 10 propositions pour la France qu’il a rendues publiques récemment.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011