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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 11:27

La conférence de Catherine Wihtol de Wenden, la chercheuse spécialiste des migrations qui travaille avec le PCF sur la définition d'une autre politique d'accueil, à Quimperlé pour les Jeudis Rouge le jeudi 28 mars dernier. Passionnant!

"Les Migrations aujourd’hui : du mythe à la réalité"

JEUDI 28 mars 18H30
Espace Benoîte Groult
salle Isole

Le réseau « Partage des savoirs », animé notamment par les communistes du Pays de Quimperlé organise depuis le mois d’octobre 2018, chaque dernier jeudi du mois, « Le Jeudi Rouge », une rencontre débat sur un thème choisi.

Le 28 mars prochain, nous accueillerons Catherine Wihtol de Wenden, spécialiste reconnue des migrations internationales.

Directeur de recherche au CNRS, expert auprès du Haut Commissariat des
Nations Unies pour les réfugiés, elle enseigne également à l’ Institut d’Etudes Politiques.

Les questions migratoires sont au cœur de notre époque et représentent un véritable défi mondial. Nous en connaissons les principales raisons structurelles : inégalités sociales et territoriales, pauvreté, captation des richesses par une poignée d’ individus, conflits, persécutions religieuses, ethniques, politiques, sexuelles. Auxquels s’ajoutent les dérèglements climatiques ; la montée des eaux, l’appauvrissement des terres. Si le droit à la mobilité est reconnu par la déclaration des droits de l’homme, les migrations forcées ne cessent d’augmenter.

Mais qu’en est il réellement de ces migrations ? Quelle est leur ampleur ?
Menacent elles vraiment « nos » sociétés comme certains groupes poli
tiques nous le répètent à longueur d’antenne et de déclarations ?

Audelà de nos engagements et de notre solidarité avec les exilés, les réfugiés nous avons pensé indispensable de conforter la connaissance fine de ce phénomène mondial qui est, faut il le rappeler, indissociablement lié à l’histoire de l’humanité.

Catherine Wihtol de Wenden a bien voulu répondre favorablement à notre invitation et à mettre à la disposition de toutes et tous le résultat de ses travaux .

Analyses, données factuelles, objectivation sociologique, approche politique et géopolitique nous permettront d’intervenir plus efficacement dans les débats en cours et de déconstruire tout ou partie de théories souvent faites de bric et de broc.

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8 avril 2019 1 08 /04 /avril /2019 06:13
Photo Jean-Marc Nayet/ réalisation graphique Anne Caradec et Christophe Ducourant

Photo Jean-Marc Nayet/ réalisation graphique Anne Caradec et Christophe Ducourant

Dans 7 semaines, les élections Européennes.

Le PCF a une très belle liste conduite par Ian Brossat avec dans le Finistère la candidature de Glenn le Saout jeune candidat de 20 ans, vice-benjamin de la liste avec Lucie Martin, dynamique et volontariste, très engagé dans le monde asociatif sportif après avoir été président de la FIDL Bretagne, à l'image de cette ambition que nous voulons porter avec et pour la jeunesse afin de donner une nouvelle respiration à la société, passant par une remise en cause des logiques libérales capitalistes qui obèrent notre avenir, détruisent notre planète, les droits sociaux et la démocratie.

Photo Jean-Marc Nayet, réalisation graphique Anne et Chris

Nos prochains rendez-vous le 19 avril avec la venue de Marie-Pierre Vieu (députée européenne PCF) à Quimper à 19h avec Laurent Brun (CGT Cheminots), Glenn Le Saoût, et Jean-Marc Clery (FSU Bretagne).

Le 24 avril le meeting régional de Rennes avec Ian Brossat, Gilbert Garrel et l'ensemble des candidats bretons pour laquelle la fédération du Finistère va affréter un car et organiser des co-voiturages.

Nos candidatures aux Européennes sur la liste "L'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent":

Candidatures Européennes:

1. Ian Brossat (38 ans)
Professeur de français, Maire adjoint de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence, auteur de plusieurs livres, dont le dernier sur la nouvelle économie "Airbnb, la ville ubérisée". Outre son combat pour la régulation des géants du numérique, Ian Brossat a ouvert le premier centre d'hébergement pour sans-abris dans le 16e arrondissement de Paris". C'est le petit-fils d'un scientifique israélien condamné pour espionnage pour le compte de l'URSS, le fils de militants de la LCR. Il s'est engagé dès ses 18 ans aux jeunesses communistes.

2. Marie-Hélène Bourlard
Ouvrière textile pendant 43 ans à Poix dans le Nord et figure du documentaire "Merci Patron!". Marie-Hélène Bourlard a été à la tête du combat face à Bernard Arnault, première fortune de France (57 milliards de patrimoine) afin d'éviter la délocalisation de son usine. Le 26 mai prochain, elle deviendra la première femme ouvrière à siéger au Parlement européen.

3. Patrick Le Hyaric
Directeur du journal L'Humanité, député européen sortant et conseiller municipal d'Aubervilliers.

4. Marie-Pierre Vieu
éditrice, mobilisée sur les sujets de culture et engagée dans sa ville de Tarbes, députée européenne.

5. Mamoudou Bassoum
"J'avais pris deux choses en partant: le drapeau français et mon gilet jaune". Médaillé d'or aux championnats d'Europe de Taekwendo, le 1er décembre dernier, Mamoudou Bassoum est monté sur le podium des championnats d'Europe avec son gilet jaune sur les épaules, en soutien au mouvement qu'il a rejoint dès les premières heures. Ingénieur dans le Loiret.

6. Julie Pontalba
Enseignante au collège à Saint-Leu (La Réunion), Julie Pontalba est membre du Parti Communiste réunionais (PCR). Elle a été candidate de rassemblement des forces de gauche, et militante pour la paix.

7. Anthony Gonçalves
Cancérologue et enseignant à la faculté de Médecine de Marseille. Il milite contre les fermetures d'hôpitaux de proximité. A l'échelle européenne, il plaide pour la création d'un pôle public du médicament.

8. Maryam Madjidi
Prix Goncourt du premier roman (2017) et Prix Ouest-France étonnants voyageurs (2017) pour "Marx et la poupée". D'origine iranienne, Maryam n'est pas seulement une écrivaine reconnue et nouvelle figure de la littérature française: elle est aussi bénévole dans une association d'apprentissage de la langue française pour les réfugiés.

9. Arthur Hay
Livreur (Deliveroo), Arthur Hay est à l'initiative du premier syndicat de France des coursiers à vélo. Face à l'ubérisation de la société, il milite pour la régulation à l'échelle européenne et une protection des salariés de la nouvelle économie.

10. Barbara Filhol
Aide-soignante, secrétaire générale du syndicat des EHPAD du Val-de-Marne, investie pour l'amélioration des de l'accueil de nos aînés et des conditions de travail du personnel soignant. Dans un pays comptant 14 millions de retraités, il s'agit d'un sujet de société majeur.

11. Franck Saillot
Ouvrier de la papeterie Arjowigins de Wizernes dans le Pas-de-Calais, il a occupé avec ses collègues durant 3 ans, jour et nuit, son usine pour en éviter la fermeture et la délocalisation. Grâce à leur lutte, Franck Saillot et ses collègues ont trouvé un repreneur à l'automne 2018, et sauvé une centaine d'emplois.

12. Claire Cemile Renkliçay
Co-présidente du Conseil démocratique kurde de France, militante pour la paix et élue à Grigny.

13. Michel Jallamion
Président de la Convergence nationale des services publics, conseiller régional d'Ile-de-France. Membre du mouvement République et Socialisme.

14. Sophia Hocini
Salariée de l'économie sociale et solidaire à Paris, militante associative dans les quartiers populaires.

15. Stanislas Baugé
Chauffeur routier à La Rochelle (17), Stanislas Baugé s'est mobilisé avec ses collègues devant le Parlement Européen pour défendre les conditions de travail des routiers et éviter le dumping social et le travail détaché.

16. Manuela Dona
Douanière et syndicaliste au Havre. Militante pour la création d'une Douane européenne.

17. Michel Branchi
Économiste, élu à l'Assemblée de Martinique, dirigeant du Parti communiste martiniquais, conseiller territorial de Martinique.

18. Elina Dumont
SDF pendant 15 ans, Elina Dumont est de ceux qui plaident pour le retour de l'ISF et un meilleur partage des richesses en France et en Europe. Désormais comédienne et chroniqueuse régulière aux "Grandes gueules" (RMC), elle soutient le mouvement des Gilets Jaunes.

19. Benjamin Amar
Professeur d'histoire-géographie au lycée Gutemberg de Creteil, débatteur reconnu sur les plateaux télés, responsable syndical dans le Val-de-Marne

20. Sarah Chaussy
Paysanne, conseillère municipale à Sceautres, petit village de 150 habitants en Ardèche.

21. Loïc Pen
Médecin à l'hôpital de Creil, il a démissionné de son poste de chef de service des urgences pour protester contre la fermeture de la maternité. Lanceur d'alerte.

22. Christine Mequignon
Cheminote en Auvergne-Rhônes-Alpes, représentante des salariés à la SNCF.

23. Pascal Pontac
Grutier au port de Saint-Nazaire, responsable du syndicat des ports et docks.

24. Michèle Picard
Restauratrice, maire de Vénissieux.

25. Ralph Blindauer
Avocat au barreau de Metz, il a défendu de nombreux salariés en lutte dans toute la France, comme les 300 salariés marseillais d'une chaîne de fastfood, les métallos dijonnais contre TRW, ou encore les embouteilleurs aux Pennes-Mirabeau. Il a contribué au film "En Guerre" présenté au dernier Festival de Cannes.

26. Anne Laure Perez
Artiste sculptrice, maire-adjointe à Gennevilliers.

27. Franck Merouze
Salarié de la grande distribution, il a également accompagné les salariés de la biscuiterie Jeannette dans leur combatr victorieux pour sauvegarder les emplois (Calvados)

28. Marianne Journiac
Infirmière syndicaliste à l'Assistante publique - Hôpitaux de Paris (AP-HP). Dirigeante de "République et Socialisme".

29. Belaïde Dedreddine
Vice-président du Conseil départemental de Seine St Denis en charge de l'écologie urbaine.

30. Amandine Miguel
Ancienne porte-parole de l'inter-LGBT, Amandine Miguel est militante féministe engagée contre l'homophobie? Paris.

31. Nacim Bardi
Ouvrier métallurgiste à Saint-Saulve et représentant syndicaliste.

32. Cinderella Bernard (40 ans)
éducatrice spécialisée, première adjointe de sa commune, présidente du groupe communiste au Conseil Départemental des Côtes d'Armor, militante associative

33. Jean Luc Bou
Enseignant, militant Droits Humains à SOS Méditerranée en Occitanie (34).

34. Isabelle Liron
Salariée à Pôle Emploi en Bourgogne Franche Comté, syndicaliste

35. Dominique Pani
Employé dans le secteur de l'énergie (26).

36. Hulliya Turan
Assistante sociale, militante des droits humains à Strasbourg.

37. Khaled Bouchajra
Employé chez Amazon. Syndicaliste sur le site de Saran dans le Loiret

38. Katja Krüger
comédienne-chanteuse franco-allemande, ancienne syndicaliste et socialiste ouvrière allemande, élue à la Petite Enfance à Rennes

39. Pierre Lacaze
Infirmier, élu à la Métropole de Toulouse

40. Aicha Dabale
Militante féministe et altermondialiste vivant à Bagnolet (93), Aïcha Dabale est engagée sur la scène internationale dans la lutte contre les violences faites aux femmes

41. Jean Mouzat
Paysan, président du Modef (Mouvement de Défense des Exploitants Familiaux). Elu à Tulle

42. Delphine Pietu
Directrice de l'école primaire de la commune de Thénioux où elle est maire-adjointe (18)

43. Denis Lanoy
Metteur en scène de théâtre à Nîmes. militant des droits sociaux des artistes, des écrivains et intermittents du spectacle.

44. Charlotte Blandiot-Faride
Maire de Mitry-Mory (77)

45. Arnaud Petit
Ouvrier métallurgiste, maire de Woincourt dans la Somme

46. Virginie Neumayer
Technicienne, syndicaliste à EDF

47. Aurélien Gall
Représentant des salariés de l'agriculture. Conseiller prud'homal. Président de la Fédération colombophile de Picardie.

48. Patricia Tejas
Agent administratif des Finances Publiques. Secrétaire générale d'une fédération des Finances. Militante auprès des sans-papiers (67)

49. Aurélien Aramini
Professeur de philosophie au Lycée Gustave Courbet à Belfort

50. Sandrine Macigno
Travailleuse de l'Etat sur la base navale de Cuers dans le Var, syndicaliste (83)

51. Cyrille Bonnefoy
Infirmier, maire de la Ricamarie (42)

52. Emilie Lecroq
Militante de l'éducation populaire à Saint-Ouen (93).

53. Emmanuel Trigo
Enseignant et responsable syndical dans le Var (83

54. Cathy Apourceau Poly
Attachée territoriale, sénatrice du Pas-de-Calais

55. Michel Stefani
Conseiller à l'Assemblée de Corse (20)

56. Lucie Martin
Étudiante syndicaliste à Sciences-Po Grenoble.

57. Youssef Benamar
éducateur spécialisé, artiste et élu de la ville d'Allonnes (72)

58. Christelle Dumont
Aide-soignante de l'hôpital Yves Lanco à Belle-Ile-en Mer (Morbihan), syndicaliste, qui a fait une grève de la faim pour protester contre les conditions de travail dans l'hôpital public

59. Sébastien Nugou
Cheminot dans le Loiret. Secrétaire régional syndicat SNCF

60. Laëtitia Maure
Aide à domicile dans les Pyrénées-Orientales

61. David Blaise
Ouvrier métallurgiste et syndicaliste en Meurthe-et-Moselle

62. Lamya Kirouani
Fonctionnaire territoriale. Vice-présidente du Conseil Départemental du Val-de-Marne (94)

63. Aurélien Crifo (37 ans)
Auteur et interprète. Gilet Jaune (68)

64. Maryline Lucas
Maire de Guesnain (59)

65. Yves Dedevec
Salarié Airbus en Loire-Atlantique

66. Mina Idir
Responsable d'exploitation dans le transport de marchandise, secrétaire départementale PCF Vaucluse, militante associative

67. Glenn Le Saout
étudiant, ancien président de la FIDL Bretagne (syndicat lycéen), bénévole dans une association sportive

68. Geneviève de Gouveia
Militante au Secours Populaire à Montluçon, conseillère départementale de l'Allier

69. Alain Pagano
Enseignant chercheur en écologie et biologie à l'université d'Angers, conseiller municipal à Angers

70. Sandra Blaise
Formatrice, syndicaliste (88)

71. Edmond Baudouin
Dessinateur de BD et écrivain. Alpes-Maritimes

72. Ghislaine Noirault
Ouvrière retraitée à Trimouille (86)

73. Florian Monteil
Ingénieur agronome. Syndicaliste agricole du Lot-et-Garonne

74. Nathalie Fabre (45 ans)
Présidente d'un club de Rugby en Dordogne et du club Agenais. Maire de Beaumont-du-Périgord

75. Fréderic Boulanger
Psychiatre à Nancy

76. Cécile Cukierman
Professeur d'histoire-géographie, sénatrice de la Loire, porte-parole du PCF avec Ian Brossat

77. Gilbert Garrel
Cheminot syndicaliste, président de l'Institut d'Histoire Sociale

78. Odette Nilès
Grande résistante française arrêtée par les Nazis en août 1941. Fiancée de Guy Môquet. Doyenne de la liste (94 ans)à

79. André Chassaigne
Principal de collège, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée Nationale

 

Comité de soutien finistérien à la liste aux élections européennes du PCF conduite par Ian Brossat: rejoignez le comité de soutien!

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 19:08
Maryam Madjidi et Glenn Le Saout défendent une véritable politique d'accueil des réfugiés et exilés en France et en Europe avec la liste de Ian Brossat - retour sur la réunion publique du samedi 6 avril à Brest, à la fac Ségalen
Maryam Madjidi et Glenn Le Saout défendent une véritable politique d'accueil des réfugiés et exilés en France et en Europe avec la liste de Ian Brossat - retour sur la réunion publique du samedi 6 avril à Brest, à la fac Ségalen
Maryam Madjidi et Glenn Le Saout défendent une véritable politique d'accueil des réfugiés et exilés en France et en Europe avec la liste de Ian Brossat - retour sur la réunion publique du samedi 6 avril à Brest, à la fac Ségalen
Maryam Madjidi et Glenn Le Saout défendent une véritable politique d'accueil des réfugiés et exilés en France et en Europe avec la liste de Ian Brossat - retour sur la réunion publique du samedi 6 avril à Brest, à la fac Ségalen
Maryam Madjidi et Glenn Le Saout défendent une véritable politique d'accueil des réfugiés et exilés en France et en Europe avec la liste de Ian Brossat - retour sur la réunion publique du samedi 6 avril à Brest, à la fac Ségalen
Maryam Madjidi et Glenn Le Saout défendent une véritable politique d'accueil des réfugiés et exilés en France et en Europe avec la liste de Ian Brossat - retour sur la réunion publique du samedi 6 avril à Brest, à la fac Ségalen
Maryam Madjidi et Glenn Le Saout défendent une véritable politique d'accueil des réfugiés et exilés en France et en Europe avec la liste de Ian Brossat - retour sur la réunion publique du samedi 6 avril à Brest, à la fac Ségalen
Maryam Madjidi et Glenn Le Saout défendent une véritable politique d'accueil des réfugiés et exilés en France et en Europe avec la liste de Ian Brossat - retour sur la réunion publique du samedi 6 avril à Brest, à la fac Ségalen
Maryam Madjidi et Glenn Le Saout défendent une véritable politique d'accueil des réfugiés et exilés en France et en Europe avec la liste de Ian Brossat - retour sur la réunion publique du samedi 6 avril à Brest, à la fac Ségalen
Maryam Madjidi et Glenn Le Saout défendent une véritable politique d'accueil des réfugiés et exilés en France et en Europe avec la liste de Ian Brossat - retour sur la réunion publique du samedi 6 avril à Brest, à la fac Ségalen
Brest, fac Ségalen, samedi 6 avril - Réunion-débat sur l'enjeu des élections Européennes et celui de l'accueil des exilés en Europe.

Brest, fac Ségalen, samedi 6 avril - Réunion-débat sur l'enjeu des élections Européennes et celui de l'accueil des exilés en Europe avec Maryam Madjidi et Glenn le Saout, candidats du PCF sur la liste de Ian Brossat. Avec Maryam Madjidi, militante pour le droit d'asile et enseignante avec des mineurs étrangers non accompagnés fuyant la guerre et la misère, nous avons disséqué les traductions et les conséquences de la politique inhumaine de l'Europe et de la France en termes de refus d'accueil des réfugiés et exilés, se traduisant par:

- une externalisation de la politique de refoulement des réfugiés, dans des conditions de violation des droits de l'homme souvent, à la Libye, au Maroc, à la Turquie
- le chacun pour soi en Europe incarnés par les odieux réglements Dublin
- des exilés déshumanisés, considérés comme des objets encombrants que l'on se refile d'un pays à l'autre
- la remise en cause du droit à l'asile politique, à l'aide médicale
- des temps d'obtention d'un permis de séjour très longs, énormement de réfugiés, d'exilés qui n'ont pas le droit de travail
- la délégation aux associations de l'aide à la survie des migrants en détresse, l'Etat laissant y compris de jeunes enfants à la rue
- plus de 2000 morts en Méditerranée en 2018, 18 000 depuis quelques années.
- la détresse et la précarité d'énormément de migrants et de jeunes et d'enfants parmi eux
- l'élimination du droit aux études en France pour les étudiants étrangers qui ne sont pas riches
- le manque de moyens et de volonté politique pour l'hébergement, l'accès aux soins, à l'aide psychologique, à la scolarisation, à l'apprentissage, à la langue française
- le tri et la concurrence entre les bons et les mauvais migrants, ceux qui peuvent avoir des droits et ceux qu'on doit plonger dans la précarité la plus absolue ou renvoyer, même quand les pays sont peu sûrs.
- les discours de Collomb sur prétendu tourisme social, bench marking des migrants
- une montée des idées et des pratiques xénophobes, y compris dans un cadre très institutionnelles
- une volonté d'opposer les pauvres entre eux pour les besoins du capital.
- une traite des femmes et des hommes par les passeurs

Nous avons avancé des contre-propositions du PCF, issues de notre Manifeste pour une France fraternelle dans une Europe solidaire, en matière d'ouverture de voies légales et sécurisées pour l'immigration, de droit à l'apprentissage du français et à la scolarisation, de suppression des tests osseux, pratique dégradante et douteuse aux fondements racistes, de création de 50 000 places d'hébergement d'urgence pour les réfugiés, de requisition des logements vides.

Le débat a été très intéressant avec notamment des interventions d'Ismaël Dupont, de Françoise Guéguen (l'accompagnement des étrangers à Pôle Emploi), de Yvonne Rainero, Claude Bellec, conseillère déléguée au logement à Brest, qui ont remis en cause l'attitude de la préfecture et de l'Etat, d'Erwan Rivoalan.

Ces 2 rendez-vous en réunions publiques de Maryam Madjidi à Brest et Morlaix corrrespondait à son début de campagne Européennes après le meeting de Marseille et le salon du livre sous l'égide de l'Humanité à Romorantin. Nous avons découvert avec elle une personne et une intellectuelle et artiste engagée extraordinaire que nous sommes très fiers de compter sur la liste du PCF conduite par Ian Brossat, une liste dont nous avons exprimé la diversité et la richesse avec des jeunes comme Glenn Le Saoût, Lucie Martin, des employés et ouvriers auteurs de combats extraordinaires, des hommes et femmes de culture, des médecins et personnels médicaux, des Gilets Jaunes, etc.

Auparavant dans l'après-midi nous avons visité avec l'écrivaine Maryam Madjidi et candidate du PCF aux Européennes sur la liste de Ian Brossat l'extraordinaire médiathèque des Capucins dans l'ancien arsenal de Brest , Jacqueline Héré, présidente du groupe communiste à la mairie de Brest, maire de quartier de Bellevue, Réza Salami adjoint à la culture PS, maire de quartier du centre-ville, réfugié politique iranien lui aussi, opposant iranien marxiste au début des années 80 comme les parents de Maryam Madjidi, Mitra, championne d'Asie et vice-championne du monde d'échecs, Glenn Le Saoût candidat finistérien aux Européennes sur la liste du PCF, Jean-Paul Cam, secrétaire de section de Brest, Erwan Rivoalan, bibliothécaire, militant communiste et CGT, et Annaëlle, la responsable de la médiation et de l'espace vie sociale-citoyenneté de la médiathèque qui nous a fait une très belle visite guidée de cet endroit porteur d'une conception de la culture ouverte et intégrant la dimension sociale.

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 19:05
Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Jean-Luc Le Calvez

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

Vendredi 5 avril Morlaix - Intervention de Maryam Madjidi, photo Ismaël Dupont

L'écrivaine et sociologue Anne Guillou présente pour la conférence débat avec Maryam Madjidi

L'écrivaine et sociologue Anne Guillou présente pour la conférence débat avec Maryam Madjidi

Avec les camarades: Maryam Madjidi découvre les joies du Ti Coz et de la bière de Concarneau avec Glenn Le Saoût, candidat aux Européennes, Patrick Béguivin, Roger Héré et Ismaël Dupont. Prochain rendez avec Tri Martolod au stand du Finistère de la fête de l'Humanité!!! Le rendez-vous est déjà pris.

Avec les camarades: Maryam Madjidi découvre les joies du Ti Coz et de la bière de Concarneau avec Glenn Le Saoût, candidat aux Européennes, Patrick Béguivin, Roger Héré et Ismaël Dupont. Prochain rendez avec Tri Martolod au stand du Finistère de la fête de l'Humanité!!! Le rendez-vous est déjà pris.

L'écrivaine et candidate de la liste PCF conduite par Ian Brossat en huitième position Maryam Madjidi au local du PCF Morlaix, hier, vendredi 5 avril. Un très grand moment de partage politique et littéraire devant 56 personnes autour de l'accueil des exilés, de l'Iran, du communisme et des valeurs qu'il porte. Maryam a parlé du communisme dans sa vie, de l'engagement clandestin de ses parents en Iran, de leur condition de réfugiés politiques, de l'incarcération de ses oncles et de leur "révolution volée", de son travail social avec les réfugiés. Un discours plein de sagesse, d'humanité, de révolte et d'humour aussi, et des lectures de chapitres de "Marx et la poupée" qui ont fait vibrer tous les participants de cet exceptionnel vendredi de l'éducation populaire. La suite du programme de Maryam Madjidi dans le Finistère:
 
aujourd'hui, samedi 6 avril, à Dialogues Morlaix, 11h : échanges, lectures et dédicace autour de "Marx et la poupée" (tous les livres présents au local - 30 - sont partis hier).
 
puis, Maryam Madjidi à la Petite Librairie de Brest rue Danton près de la place Guérin à 14h pour une nouvelle rencontre
 
A 18h30, réunion publique Européennes avec Glenn Le Saoût et Maryam Madjidi avec un thème central sur l'accueil des exilés en Europe. A la Fac Ségalen à Brest
 
On vous attend nombreux pour tous ces rendez-vous!!!
 
Photos Jean-Luc Le Calvez et Ismaël Dupont
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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 19:00
photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Pierre-Yvon Boisnard - l'écrivaine Maryam Madjidi à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

photo Ismaël Dupont - Maryam Madjidi et Géraldine Delaunay à Dialogues Morlaix, 6 avril 2019

Rencontre passionnante avec Maryam Madjidi, auteur de "Marx et la poupée", à Dialogues Morlaix, animée par Géraldine Delaunay et les questions et interrogations des lecteurs. Quelques photos de Pierre-Yvon Boisnard de cet échange qui a réuni une trentaine de lecteurs. Les discussions ont roulé sur la part autobiographique et fictionnelle de son roman, sa composition stylistique diverse, les circonstances de son écriture (commencée à Pékin, où Maryam a vécu quatre ans, terminée à Istanbul où elle a vécu deux ans). Ce livre fort, original, poétique et politique, émouvant et juste, a reçu le prix Goncourt du Premier roman en 2017, le prix Ouest-France Étonnants Voyageurs, le prix de l'écrivain francophone 2018. Nous avons aussi échangé sur la littérature persane et française, leur dimension d'universalité, sur l'Iran de la révolution islamique et d'aujourd'hui, le combat des femmes pour la liberté, le parallèle possible ou non entre l'arrachement à une culture et une langue bretonne et l'exil, point de non retour et déplacement forcé, le rapport entre l'attachement à la petite patrie et l'ouverture au monde, les pièges croisés de l'assignation à l'assimilation (oublies ta culture d'origine, elle ne vaut rien, seul le Français est la culture de l'universel) comme du communautarisme et des clichés exotiques de l'orientalisme. Maryam a aussi lu un chapitre très drôle de son livre où elle montre comment plus jeune elle a, elle aussi, joué des clichés coloniaux de l'orientalisme qu'il y avait dans la tête des autres, des fantasmes que pouvaient avoir sur une femme "orientale" les hommes.

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 18:19
50 personnes à La Petite Librairie à Brest pour une rencontre autour de Marx et la poupée et de son auteur, Maryam Madjidi
50 personnes à La Petite Librairie à Brest pour une rencontre autour de Marx et la poupée et de son auteur, Maryam Madjidi
50 personnes à La Petite Librairie à Brest pour une rencontre autour de Marx et la poupée et de son auteur, Maryam Madjidi
50 personnes à La Petite Librairie à Brest pour une rencontre autour de Marx et la poupée et de son auteur, Maryam Madjidi
50 personnes à La Petite Librairie à Brest pour une rencontre autour de Marx et la poupée et de son auteur, Maryam Madjidi
50 personnes à La Petite Librairie à Brest pour une rencontre autour de Marx et la poupée et de son auteur, Maryam Madjidi
50 personnes à La Petite Librairie à Brest pour une rencontre autour de Marx et la poupée et de son auteur, Maryam Madjidi

Beaucoup de monde, et de l'enthousiasme à La Petite Librairie à Brest, hier, samedi 6 avril, une librairie indépendante rue Danton dans le quartier St Martin pour écouter Maryam Madjidi parler de son magnifique roman "Marx et la poupée", de son communisme et de sa vision de l'actualité et de la justesse du marxisme, des raisons et des circonstances de son engagement sur la liste du PCF conduite par Ian Brossat, du travail de Ian et des élus communistes à la ville de Paris, de l'engagement politique clandestin et dangereux de ses parents en Iran, de sa mère, du rapport à l'Iran, de l'exil et de la condition des exilés, du refus des approches simplistes de l'intégration, de son travail de travailleuse sociale à la Croix Rouge pour enseigner aux jeunes mineurs non accompagnés le français, de ses ateliers d'écriture avec les jeunes des quartiers populaires de région parisienne. La cinquantaine de personnes présentes à la Petite Librairie, et Maryam Madjidi elle-même, ont énormément apprécié cette rencontre. De magnifiques lectures de chapitres du livre ont émaillé ces instants magiques.

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 17:20
Patrick Le Hyaric en conférence-débat sur l'enjeu des élections européennes à Roscoff le samedi 2 mars avec deux des quatre candidats bretons du PCF aux élections Euopéennes: Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût

Patrick Le Hyaric en conférence-débat sur l'enjeu des élections européennes à Roscoff le samedi 2 mars avec deux des quatre candidats bretons du PCF aux élections Euopéennes: Cindérella Bernard et Glenn Le Saoût

Note de travail

Sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit), quelles conséquences ?

Le Parlement britannique a rejeté plusieurs fois l’accord de retrait négocié avec l’Union européenne.

ACCORD DE RETRAIT, AMBITIONS BRITANNIQUES, DERNIERS DEVELOPPEMENTS, REACTIONS

  • L’accord de retrait

C’est l’accord négocié entre Theresa May, la Premier ministre britannique et Michel Barnier pour l’Union européenne. Ce texte de 585 pages agréé le 14 novembre 2018 règle les termes du divorce, financiers d’un côté (le Royaume-Uni s’est engagé sur une suite de dépenses communes à long termes avec l’Union européenne, comment en sortir), et juridiques (quels droits pour les citoyens européens résidants au Royaume-Uni et pour les Britanniques dans l’Union européenne). C’est dans ce texte que se trouvent aussi les garanties juridiques cruciales pour que l’Irlande ne voit pas une frontière physique la diviser de nouveau. C’est cette garantie juridique obtenue grâce à la solidarité complète des autres États européens avec l’Irlande, qui fait tiquer au Royaume-Uni. En vérité, on peut penser que garder une partie de l’Irlande au sein de l’Union européenne reviendrait à garder le Royaume-Uni.

Quel règlement financier ?

-la facture du divorce s’élève à 44 milliards d’euros, c’est le chiffrage de projets européens sur lesquels le Royaume-Uni s’est engagé comme des programmes de recherches communs. La Cour des comptes britannique estime que la somme peut attendre les 60 milliards auquel il faudra ajouter 14 milliards d’engagements sous la forme de prêts à rembourser.

-le Royaume-Uni contribuera aux budget 2019 et 2020 comme s’il était un membre à part entière.

-si la plupart des engagements financiers seront réglés d’ici 2025, certains pourraient courir jusqu’à 2064, notamment le paiement des retraites des fonctionnaires européens britanniques.

Les droits des citoyens

-les droits à la sécurité sociale des 3 millions d’Européens au Royaume-Uni et 1 million de Britanniques dans l’Union européenne sont maintenus.

-les citoyens européens dans le Royaume-Uni pourront demander la résidence, garder leur droit au regroupement familial et aides familiales britanniques.

-l’accord n’est pas soumis à la supervision directe de la Cour européenne de justice mais les tribunaux britanniques devront indéfiniment « prendre en compte » la jurisprudence de la Cour européenne de justice dans les questions relatives aux droits des citoyens européens. C’est une façon de donner aux Britanniques l’indépendance juridique complète qu’ils demandaient, notamment celle de la Cour européenne de justice, tout en maintenant les droits des citoyens en garantissant une cohérence juridique.

La période et la méthode de transition

-la période de transition ira jusqu’à 2020. Durant cette période le Royaume-Uni n’aura plus son mot à dire sur les politiques européennes mais devra appliquer le droit européen, ce qui maintiendra la liberté de circulation le temps de se mettre d’accord sur la future relation.

-si la période de transition est étendue au-delà de 2020 (on parle de deux années supplémentaires dans le cas où on n’arriverait pas à se mettre d’accord sur la future relation), le Royaume-Uni devra contribuer à hauteur de 10 à 15 milliards d’euros annuels au budget européen.

L’Irlande : le filet de sécurité ou « Backstop »

-c’est un protocole spécial prévu pour l’Irlande du Nord avec le « filet de sécurité » qui garantit la libre circulation des personnes et des biens en Irlande (pas de frontière physique) le temps qu’un nouvel accord le remplace. Ceci lie l’Irlande du Nord à l’union douanière et au marché unique européen, mais il n’est pas précisé pour combien de temps.

-ce « backstop » doit être accompagné d’une union douanière Union européenne-Royaume-Uni allégée qui doit éviter les contrôles, droits de douanes entre les deux ensembles.

-pour les unionistes d’Irlande du Nord du DUP, le partenaire de coalition de Theresa May, le problème cela revient à s’éloigner du Royaume-Uni alors que l’essence même de leur mouvement est le maintien dans le Royaume-Uni. Ce qui était censé être une question mineure devient finalement un des points d’achoppement de l’accord de retrait du fait de l’importance du DUP pour la coalition de Theresa May.

Les engagements britanniques

-pour s’assurer que les Britanniques ne vont pas chercher à contrebalancer les effets économiques du Brexit par une fuite en avant dans le dumping fiscal et social, le Royaume-Uni s’engage à suivre les règles de concurrence et maintenir l’environnement juridique en termes de droits du travail, fiscalité et environnement.

Rien n’est par contre réglé sur la question de l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques riches en poisson après 2020. C’est pourtant une question vitale pour les pêcheurs normands et bretons, comme j’ai pu le constater lors d’un déplacement à Roscoff.

La « gouvernance » de l’accord

-la « gouvernance » de l’accord est le système juridique qui garantit son application. Tout accord intra-européen est placé sous l’autorité de la Cour européenne de justice, mais comment faire avec un Royaume-Uni qui refuse cette supervision ? Le résultat est le système de gouvernance le plus complexe jamais négocié, il est calqué sur l’accord d’association avec l’Ukraine, mélangeant un système de résolution des différends entre États lorsque leurs positions diffèrent sur un point juridique et des dispositions qui assurent à la Cour européenne le dernier mot en ce qui concerne les aspects liés au droit européen.

La déclaration sur les futures relations

-le texte est accompagné d’une déclaration politique de bons sentiments réciproques sur des relations commerciales « aussi proches que possible », mais qui n’engage en rien. Les Britanniques voulaient un texte beaucoup plus explicite, notamment le gouvernement May pour faire passer l’accord de divorce auprès de son Parlement. Or la déclaration n’est pas suffisamment claire sur la limitation du « backstop » dans le temps, et au lieu de parler « d’équivalence » des normes industrielles, financières et sanitaires, ce qui faciliterait un accès des Britanniques au marché européen, on s’en tient à de vagues engagements. Pour résumer : les négociateurs européens n’ont rien lâché à leurs homologues britanniques qui voulaient peser sur les négociations de la future relation avec ce texte.

Un des points de sortie du blocage actuel pourrait être de modifier ce texte en donnant aux Britanniques quelques assurances.

  • Ce que voulait le gouvernement britannique

 

Voici ce qui était défini dans le plan de Chequers (lieu de villégiature du Premier ministre britannique) du 12 juillet 2018 :

-des règles communes Union européenne-Royaume-Uni pour tous les biens et marchandises MAIS « avec des arrangements différents pour les services », « lorsqu’il est dans notre intérêt d’avoir une flexibilité règlementaire » (donc la possibilité de faire du dumping).

-une coopération dans la politique de concurrence MAIS une politique de concurrence britannique autonome.

-une harmonisation continue des normes entre Union européenne et Royaume-Uni, l’absence d’une frontière physique en Irlande et un commerce fluide via un « territoire d’union douanière combinée » MAIS une politique commerciale britannique indépendante. C’est très dangereux car si les Britanniques acceptent dans le cadre de futures accords commerciaux des produits que nous refusons comme du bœuf aux hormones américain, ces produits pourraient se servir du Royaume-Uni comme porte dérobée pour rentrer sur le territoire européen. Il était même proposé que ce soit les Britanniques qui collectent les droits de douanes pour l’Union européenne à l’entrée de produits destinés au continent.

-un « cadre de mobilité » pour les citoyens européens donc la possibilité de circuler, MAIS le contrôle de la circulation des personnes laissé aux Britanniques.

-la reconnaissance de la primauté de la Cour européenne de justice sur les affaires liées au droit européen MAIS elle n’aurait pu trancher les futures disputes entre Union européenne et Royaume-Uni.

Dès le départ, les propositions des conservateurs britanniques étaient irréalistes et contradictoires avec les éléments d’apaisement destinés aux Européens. On s’inscrit donc dans une négociation tentant d’obtenir le plus possible des partenaires européens, c’est à dire garder un statut quo sur le marché unique si important pour le patronat britannique tout en réaffirmant la souveraineté britannique sur le commerce, la circulation des personnes et la supervision de la Cour européenne de justice.

 

  • La stratégie de Mme May

Après trois rejets de son accord de retrait par son Parlement (le dernier ce vendredi), puis avoir caressé l’espoir de le faire passer lors d’une quatrième tentative, Theresa May s’apprête enfin à parler avec l’opposition, alors que la date prévue du Brexit, le 29 mars, est déjà dépassé. Pourquoi cette approche ?

Le calcul de Theresa May a toujours été de mettre son Parlement au pied du mur. Dans l’opposition à l’accord de retrait négocié par son gouvernement, deux visions s’opposent : les « soft-brexiters » (ceux qui veulent un Brexit doux) menés par les travaillistes du Labour et Jeremy Corbin, qui veulent pousser May vers un accord comme celui avec la Norvège pour rester dans le marché unique, et les « hard-brexiters » (partisans Brexit dur) qui ne veulent pas d’accord et encore moins d’un Brexit doux. Mais si Theresa May perd la main, les « soft-brexiters » pourraient imposer leur vision, et peut-être même pousser pour un second référendum, ce qui pouvait les pousser « hard-brexiters » à se rallier finalement à l’accord de retrait comme un moindre mal.

Dans cette tragique histoire Theresa May n’a compté que sur l’arithmétique au sein de son propre parti, les conservateurs, pourtant responsables du Brexit. C’est pourquoi elle a la semaine dernière encore fait monter la pression sur les « hard-brexiters » en retardant le Brexit. Après un premier délai du 29 mars au 12 avril, un second délai était annoncé toujours avec le risque d’un « soft-Brexit » qui pourrait prendre le dessus, toujours pour mettre la pression sur son propre camp.

Le vote de ce vendredi marque l’échec de sa stratégie et oblige May à se détourner d’une partie des conservateurs pour faire en quelques jours ce qu’elle s’est refusée à faire pendant deux ans : parler avec l’opposition. Cette situation est affligeante et démontre le niveau d’irresponsabilité atteint par les conservateurs dans cette histoire. Elle démontre aussi la profonde division qui traverse la société britannique sur le Brexit. La plus raisonnable des choses à faire aurait été de consulter les Britanniques pour définir quel type de sortie ils veulent, et à défaut de faire ce nécessaire dialogue avec son opposition.

Devant ce chaos les Européens sont prêts à faire des concessions sur la future déclaration. Leurs seules conditions sont que les Britanniques organisent des élections européennes chez eux si nous dépassons le 22 mai pour le délai et qu’ils s’engagent à ne pas influencer sur les décisions européennes tant que durera cette transition.

LES CONSEQUENCES DU BREXIT POUR LES BRITANNIQUES

 

  • En cas de non accord

Elles sont évaluées dans 28 documents de prospectives du gouvernement britannique :

-fin des financements des programmes européens, à compenser par le trésor britannique

-circulation des voitures britanniques bloquées à la frontière sans documents d’homologation européens

-dans les entreprises, les différends juridiques transfrontaliers sur les affaires font l’objet de plans pour en limiter les impacts, mais les différends familiaux (divorce, garde d’enfants) s’annoncent extrêmement compliqués

-l’homologation des produits britanniques à destination de l’Union européenne par des fonctionnaires britanniques ne sera plus reconnu par l’Union européens, les produits britanniques pour le marché européen devront respecter les règles des pays européens

-dans l’autre sens, certains biens avec des prérequis très techniques comme les voitures ne pourront plus rentrer sur le marché britannique

-les producteurs de voitures au Royaume-Uni mais destinées au marché européen comme la MiniCooper ou les grandes usines Toyota pourraient faire le choix d’avoir des unités de production ne suivant que les normes de l’Union européenne. C’est laborieux, la chaine de valeur serait perturbée, et on perdrait en flexibilité

-la participation des entreprises britanniques aux marchés publics européens sera remise en cause

-les chaines de télévision installées à Londres et qui diffusent en Europe (BBC, Discovery, Disney Chanel) ne pourront plus le faire, d’où les rumeurs d’une délocalisation de BBC international à Bruxelles

-tous les arbitrages de concurrences dans le Royaume-Uni (antitrust, distorsion, monopole, cartels etc.) seront entièrement gérés par des Cours de justice britanniques, on ne sait pas du tout dans quel sens cette nouvelle jurisprudence ira, d’où les incertitudes

-tout transfert de données personnelles européennes vers le Royaume-Uni devra certifier que les données seront traitées selon le cadre européen ce qui amènera lourdeurs et frais juridiques

-les règles de limitations d’émissions de pollution dans l’industrie continueront à être celles de l’Union européenne à la demande de l’industrie britannique. De même pour les règles environnementales qi devront être garanties par des entités locales (mais reconnues par l’Union européenne).

-pour chaque navire britannique rentrant dans un port européen, de nouvelles demandes d’information (10 dernières destinations, liste de l’équipage et passagers) et procédures seront à prévoir

-énorme demande de renouvellement de passeports britanniques car les règles de Schengen imposent un passeport pas plus vieux que 9 ans et avec encore 6 mois de validité

-exclusion du GPS européen Galileo et du programme spécial d’observation de la terre Copernicus (mais côté européen cela met Galileo en retard dans son développement)

  • Quelques éléments chiffrés(pour les Britanniques) :

Dans les 28 documents de prospectives du gouvernement britannique, on peut trouver les chiffres suivant (https://www.gov.uk/government/collections/how-to-prepare-if-the-uk-leaves-the-eu-with-no-deal#money-and-tax) :

-Un PIB diminuant  de 6% d’ici 2030 comparé à un scénario normal

-5 400 euros en moins par foyer dans un scénario d’accord de libre-échange type Canada

-7,2 milliards de droits de douanes perçus aux frontières européennes sur les produits britanniques

-augmentation du taux de chômage de 1,5% en deux ans (prévision du FMI) soit 950 000 emplois en moins d’ici 2020. PriceWaterhouseCoopers table lui sur +3% de chômage

-manque à gagner pour le Trésor britannique du fait de la perte d’activité de 20 à 40 milliards d’euros annuels d’ici 2020 selon les estimations.

  • Les conséquences pour l’État britannique

Le Royaume-Uni se voit obliger de construire une nouvelle administration reprenant en charge tout ce qui avait été délégué à l’Union européenne, de la PAC à Euratom en passant par le rôle des agences européennes (plus d’une cinquantaine).

Dans le droit : Le « Great Repeal Bill » est le projet de loi qui doit abroger l’European Communities Act de 1972 et qui prendra effet au moment effectif de la sortie du Royaume-Uni. C’est lui qui va incorporer le droit européen dans le droit britannique et clarifier la position britannique sur la Cour Européenne de Justice et ses arrêts passés. Tous les textes européens seront intégrés dans le droit britannique via ce Great Repeal Bill (ou loi de grand remplacement) qui va littéralement copier les 19 000 pour les intégrer.

Les arrêts passés de la Cour européenne de justice continueront à s’appliquer et auront la même portée que les arrêts de la Cour suprême britannique.

Enfin pour aligner les textes européens avec la structure de droit britannique (par exemple s’il y a référence à une agence, un régulateur européen qui n’a plus de pouvoir sur le Royaume-Uni), un millier « d’instruments statutaires » sont prévus pour modifier ces textes dans une forme qui les fait passer dans le corpus britannique (donc pas de modification sur le fond). La petite histoire veut que ces instruments statutaires passeront par des pouvoirs établis par Henry VIII au XVième siècle limitant les pouvoirs de suivi parlementaire.

Deux avantages : on garde une continuité législative qui rassure (les lois en vigueur ne changeront pas du jour au lendemain), et on dispose d’une structure législative compatible avec l’Union européenne facilitant les négociations du futur accord commercial.

Mais deux arguments du Brexit disparaissent : le « plus de démocratie » (on passe par des instruments législatifs d’Henry VIII pour être dans les temps), et le « reprendre le contrôle » prôné par les conservateurs (il est plus que limité étant donné que le passif européen est intégré et que les futurs textes européens seront désormais écrits sans eux, tout en s’imposant via le marché unique quel que soit la forme d’union douanière).

Conséquences sur des politiques clefs :

Avec la sortie de l’Union européenne c’est aussi la sortie du Traité Euratom (traité instituant la communauté européenne de l’énergie atomique datant de 1957). Or toutes les questions de surveillance nucléaire, coopérations et fourniture de combustible nucléaire, venant de l’Union européenne ou d’ailleurs, passent par Euratom ou des accords entre l’Union européenne et des pays tiers. De plus le traité est garanti par la Cour européenne de justice. Pour les Britanniques, il y a donc des questions vitales sur la fourniture de combustible à leurs centrales (qui passent par Euratom) ou la gestion des déchets nucléaires sur le sol britannique pour le compte d’Euratom (les Britanniques ont le plus gros stock du monde de plutonium civil).

L’agriculture britannique est dépendante des subsides de l’Union européenne pour 50 à 60% de ses revenus, il n’est pas sûr que l’OMC permette légalement que ces subsides puissent être réintroduits par les Britanniques.

Concernant la qualité : toutes les lois de protection de l’environnement (environ 800) sont européennes, avec le « Great Reppeal Bill » on peut les copier mais comment les faire respecter sans Cour européenne de justice pour les garantir légalement, et sans agences pour faire les inspections (ou surveiller la façon dont sont faites les inspections). Cela vaut également pour toutes les questions de sécurité sanitaire. Il y a donc danger pour les Britanniques sur la qualité de leur alimentation mais aussi risque de dumping.

-Concernant les services financiers, on a mis en avant la notion « d’équivalence » (on estime que les standards nationaux respectent les standards européens). Mais on est bien loin du « passeport pour les services » voulu par les Britanniques. Ce dernier permettait à toute entreprise établie au Royaume-Uni de proposer ses services financiers dans l’Union européenne. Avec l’équivalence, on est sur une autorisation par type de service (donc moins large) accordée par l’Autorité européenne de surveillance des marchés qui peut être retirée à tout moment (ce qui crée une instabilité juridique dont les marchés ont horreur). Les Britanniques seront alors dépendants du bon vouloir des régulateurs européens pour le rayonnement de leur place financière, la City.

-Le Royaume-Uni a beau ne pas être membre de Schengen, en termes d’immigration les règles de Dublin permettaient de renvoyer chaque année un millier de demandeurs d’asile vers les autres pays de l’Union européenne (ces règles prévoient de pouvoir les renvoyer vers leur premier pays d’entrée sur le continent). Avec la fin de ces règles, l’immigration vers le Royaume-Uni pourrait finalement devenir beaucoup plus tentante puisque que le Royaume-Uni deviendrait le seul pays de l’Europe dont l’on ne peut vous pas renvoyer (vers un autre pays de l’Union européenne).

-Enfin, dans l’optique d’un nouvel accord de commerce Union européenne-Royaume-Uni, se trouvera forcément une clause de règlement des différends. Quel est alors l’intérêt de vouloir se sortir de la juridiction de la Cour européenne de justice pour tomber sous celle d’un tribunal d’arbitrage privé ?

Gibraltar, Ecosse Irlande

Les Espagnols ont d’abord bloqué l’accord de retrait, ces derniers voulant que tout accord avec le Royaume-Uni « ne s’appliquera (pas) à Gibraltar sans le consentement du Royaume d’Espagne et du Royaume-Uni ». Ils ont ainsi obtenu dans l’accord de retrait qu’un passage sur le futur accord mentionne qu’il est flexible territorialement et donc que ce futur accord ne s’appliquera pas automatiquement à Gibraltar.

Les Espagnols ont également modifié leur position vis à vis de l’Ecosse. Auparavant l’Espagne était contre toute adhésion de l’Ecosse à l’Union européenne (de peur que ça n’inspire la Catalogne), ce que les autorités britanniques ne manquaient pas de rappeler aux indépendantistes écossais. Désormais la diplomatie espagnole se montre plus ouverte.

L’Ecosse a voté à 62% pour rester dans l’Union européenne. Deux jours après la lettre de Theresa May activant l’article 50, le Parlement écossais vote une motion (69 contre 59) pour un nouveau référendum (le précédent fut perdu le 18 septembre 2014 par 55,4%). Pour les autorités britanniques tant que le Brexit n’est pas négocié c’est impossible.

Irlande. L’accord dit « du vendredi Saint » de 1998 institutionnalise les relations entre l’Irlande du Nord et l’Irlande, il met fin à une lutte fratricide entre partisan de l’union avec le Royaume-Uni (unionistes) et ceux d’un rattachement avec l’Irlande comme le Sinn Fein. Cet accord introduit une large autonomie vis à vis du Royaume-Uni. Les Irlandais refusent que le Brexit déstabilise cet équilibre et qu’il réintroduise une frontière physique entre l’Irlande du Nord et l’Irlande.

Les conséquences pour l’Union européenne:

-le manque de financement pour le budget de l’Union européenne s’élèvera à 10 milliards d’euros annuels. Pour la Politique agricole commune (PAC), on estime le déficit de financement entre 1,2 et 3,1 milliards d’euros.

-des effets de transferts de quotas d’importations agricoles joueront. Par exemple les viandes sud-américaines qui rentraient dans le marché britannique le faisaient via des quotas européens. Le Royaume-Uni sorti, les quotas resteront en place, donc ces viandes pourront au lieu d’aller au Royaume-Uni aller en France ou ailleurs dans l’Union européenne. Ce surplus de viandes déséquilibrera un peu plus l’élevage déjà bien en difficulté et menacé par d’autres accords de commerce en négociations.

-les perturbations sectorielles sur des industries de réseaux comme les télécoms, l’énergie, le transport aérien et toutes les chaines de production industrielles.

– Le 13 mars, le gouvernement britannique a publié les droits douaniers qu’il appliquerait aux produits européens en cas de sortie de l’Union européenne sans accord. Dans ce scénario, et pendant un an à partir du 29 mars à 23h, les entreprises britanniques ne paieraient pas de droits sur 87 % des importations européennes. Seuls 13 % de ces importations se verraient appliquer des droits de douanes ou contingents (limitations) tarifaires. Ce serait le cas, entre autres, de certains produits agroalimentaires et de la pêche, des véhicules, des bananes et du sucre de canne brut. Cette initiative vise à minimiser l’impact d’un ‘no deal‘ sur les consommateurs et producteurs britanniques.

-le partage de l’effort climatique pour la réduction des émissions qui devra être recalculé, ajusté avec le Brexit.

-Pays-Bas, Belgique, Irlande seront les plus touchés (perte de croissance de 1 à 1,8 points d’ici 2021 selon le cabinet Euler Hermes), l’Allemagne perdrait 8,4 milliards d’exports dont 2,4 dans l’automobile. La France sera le 5ème pays le plus touché.

Les risques pour la France :

(synthèse des calculs de différents cabinets d’études)

-50 000 emplois sont menacés dans l’hypothèse d’une réduction de 25% des exports vers le Royaume-Uni (en Allemagne c’est 102 000)

-pour les entreprises françaises, il y a un risque de perte de 3,2 milliards d’euros d’exports vers le Royaume-Uni soit 0,5% de nos exportations. Cela concerne le secteur de la chimie pour 600 millions d’euros, de la machine-outil pour 500 millions, de agriculture pour 400 millions, mais très ciblé essentiellement sur les viandes. L’agriculture bretonne est très exposée.

-pour les ports français, il y aura de nouveaux besoins d’infrastructures douanières, et il y aura un transfert des routes Irlande-Royaume-Uni-continent vers des routes directes Irlande-continent passant par la France.

-l’accès des pêcheurs français aux eaux britanniques sera perturbé si ce n’est interdit, alors que pour certaines espèces, l’essentiel est fait dans les eaux britanniques.

Pour conclure

 

L’Union européenne a fait front, à tel point que ce qui semblait être un point mineur, l’Irlande, est devenu le point de fixation avec le « backstop ». Les droits des citoyens européens ont été défendus comme l’intégrité du marché intérieur.

Pour la première fois de l’histoire de leur relation avec le continent, les Britanniques n’ont pas pu diviser pour mieux régner.

Quelle que soit l’issue, « hard Brexit » ou « soft Brexit », les négociations sur la future relation devront s’assurer que le Royaume-Uni ne pourra tenter la carte du dumping règlementaire ou fiscal.

 

Le Brexit se voulait l’affirmation du renouveau de la puissance britannique libérée d’un soi-disant frein européen, la réalité est que l’économie du Royaume-Uni est déjà une des plus dynamiques du continent (2% en 2015, 1,9% en 2016) avec un taux de chômage proche de 4,8%. Mais c’est justement la très forte inégalité de la répartition de cette richesse créée et la précarité croissante des classes populaires qui ont fait le vote du Brexit.

A cela s’ajoute une nostalgie de la puissance victorienne, un retour au « Great Britain » puissance globale, avec un Royaume-Uni à l’avant-garde des négociations commerciales. Mais :

1) avec les indépendances relancées directement en Ecosse et la question irlandaise rouverte avec la présence d’une frontière sur l’île le Great Britain, la Grande-Bretagne, peut devenir Little England, petite Angleterre, avec des risques de tensions.

2) Difficile pour le Royaume-Uni de s’affirmer sur la scène commerciale, alors que tous ses partenaires ont annoncé publiquement qu’ils préfèrent négocier avec l’Union européenne que le Royaume-Uni (les négociations seront d’autant plus difficile que le Royaume-Uni n‘a plus de diplomatie commerciale). Le Japon précise qu’il n’offrira pas des termes aussi avantageux que le JEFTA, l’accord signé avec l’Union européenne, seuls les anciens « dominions » Australie, Nouvelle-Zélande, Canada se sont montrés ouverts. Même l’Amérique du Nord semble vouloir la jouer dure (leur dernier mouvement étant de vouloir sortir les Britanniques des négociations sur un pacte mondial des marchés publics en discussion à l’OMC).

Enfin les consommateurs britanniques qui étaient protégés par une Union européenne défendant le principe de précaution et des législations environnementales et sanitaires les plus protectrices au monde ne le seront plus. Seuls face aux Américains, pas sûr que les Britanniques puissent continuer d’interdire viandes aux hormones et OGM.

Sur le fond lorsque l’on compare les objectifs clamés (reprise du contrôle des lois, refus de la Cour européenne de justice) et les réalités (intégration des lois européennes et de la jurisprudence de la Cour européenne de justice, perte d’influence sur les futurs textes et standards européens qui s’imposeront par l’importance du marché unique), on assiste à la perte de la substance du pouvoir pour le mirage de la souveraineté (pour paraphraser un éditorial du Financial Times). De puissance faisant les règles européennes, le Royaume devient exécutant des futures règles.

Enfin on ne peut sortir le Brexit du débat de fond sur le futur de l’Union européenne, et noter une tragique ironie : ce qu’ont toujours demandé les conservateurs au Royaume-Uni, c’est à dire une Union européenne du business, de la concurrence au maximum et des protections réduites au minimum, la Commission européenne le fait. Au moment où le dogme ultra-libéral a triomphé sur le continent, le Royaume-Uni se retire d’un projet politique qu’il a lourdement influencé.

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 17:14
Patrick Le Hyaric à Roscoff pour une réunion publique sur le Brexit début mars avec Cindérella Bernard, Glenn Le Saoût, et Vincent, le patron du restaurant bar C'est ici! sur le port de Roscoff

Patrick Le Hyaric à Roscoff pour une réunion publique sur le Brexit début mars avec Cindérella Bernard, Glenn Le Saoût, et Vincent, le patron du restaurant bar C'est ici! sur le port de Roscoff

La construction européenne selon le modèle ultralibéral fabrique sans cesse de plus en plus d’inégalités. Ainsi selon plusieurs études, les 500 personnes les plus fortunées en France ont capté 2,2% des richesses produites ces trente dernières années. Durant cette période, elles ont accumulée 20 milliards d’euros de plus, soit 38 millions pour chacune. Sur l’ensemble de l’Europe de l’Ouest, les 1% les plus riches ont capté 17% de la croissance des revenus. Cela n’a pas empêché M. Macron de rajouter dans le cadre du dernier budget de la nation un cadeau de 1,27 milliards d’euros pour 5.034 personnes. La demande de révolution fiscale dans l'Union européenne comme en France est plus que jamais d’actualité. Les enjeux de justice et de solidarité doivent être portés avec force et constance.

Les débats et les rencontres à l’occasion de la campagne des élections européennes sont l’occasion d’expliquer les solutions possibles comme l’a merveilleusement fait Ian Brossat à l’occasion du débat de jeudi dernier. Le vote aux européennes pour sa liste est un vote pour le pouvoir d’achat. C’est cette liste qui agit pour qu’on crée dans l’Union européenne un niveau plancher de salaire minimum en deçà duquel on ne pourrait pas descendre ; ce niveau devrait évoluer vers le haut chaque année avec des politiques de rattrapage là où les salaires sont les plus bas. Il faut augmenter les salaires en Roumanie et les augmenter en France pour réduire jusqu’à supprimer le principe de concurrence entre salariés. La fiscalité est un autre outil pour améliorer le pouvoir d’achat en baissant la fiscalité indirecte sur les ménages et en augmentant la fiscalité du capital et sur les grandes fortunes, en chassant l’évasion fiscale tout en fermant les paradis fiscaux.

Avec le débat de jeudi dernier la campagne électorale franchit une nouvelle étape ; les rencontres, les débats et les réunions que nous faisons montrent l’intérêt et la volonté de mobiliser pour rassembler autour du vote en faveur de la liste de rassemblement populaire conduite par Ian Brossat, dont la plupart des éditorialistes ont souligné la performance à la télévision.

Ce sont ces éléments de décryptage qui sont au cœur de mon éditorial de L’Humanité Dimanche cette semaine autour de la réfutation de l’idée selon laquelle « le macronisme serait un progressisme » alors qu’il en est l’antithèse.

Le macronisme, antithèse du progressisme - éditorial de Patrick Le Hyaric pour l'Humanité dimanche, 3 avril

La concomitance de la fin de ce qui a été baptisé « grand débat », de la présentation de la liste macroniste pour le scrutin européen du 26 mai prochain et de l’édition d’un livre de deux conseillers du président de la République dont on apprend qu’il devait porter la signature de M. Macron, font mesurer la nature et l’ampleur de l’opération « enfumage » organisée au sommet de l’Etat.

D’abord, il y a le vol et le détournement des mots. Le livre de MM. Emelien et Amiel (1) se veut être une définition nouvelle du « progressisme » quand la liste conduite par Mme Loiseau porte le nom de « Renaissance ». Deux mots soustraits aux penseurs des Lumières et aux marxistes malaxés dans le pétrin macronien pour nier la lutte des classes et discréditer les politiques solidaires, porteuses de progrès social et humain.

La liste macroniste est, elle aussi, construite pour brouiller les pistes, réunissant des personnalités aux options contradictoires. Les belles paroles de campagne ne convaincront donc pas sur les futurs votes des députés issus de cette liste digne de la foir’fouille. Elles vont heurter de plein fouet les exigences d’un mouvement de plusieurs mois qui, en dépit des efforts entrepris pour le déconsidérer, continue d’être soutenu par une majorité de nos concitoyens, comme celles formulées par tous les mouvements sociaux qui réunissent dans la rue enseignants, parents, soignants, fonctionnaires ou salariés de telle ou telle entreprise menacée.

Selon les conseillers du palais, il suffirait pour mieux vivre « d’élargir l’opportunité pour chacun » de donner « la possibilité de choisir soi-même sa vie ». Le problème n’est donc pas l’oppression, l’exploitation d’une classe par une autre mais la capacité de « s’en sortir » ou pas. Il est vrai qu’en Macronie, le pauvre, l’opprimé, le sans diplôme, l’« illettré », le « réfractaire », le « rien » sans « sens de l’effort », représente l’antithèse du « progrès ». Il n’est d’aucune façon envisagé de placer quelque espérance historique que ce soit dans l’accession au pouvoir des classes populaires. Leur Europe est celle de l’élite et de l’oligarchie opposées au peuple et à ses velléités de souveraineté et de démocratie. « Il faut que l’Europe se charge de grands sujets, quitte à se rendre temporairement impopulaire » clament les écrivains de l’Elysée considérant avec un mépris sans nom que les élites placées au service des puissants feront le bien des populations malgré elles.

C’est d’ailleurs au nom de ces principes qu’a été décidée, dès le traité de Maastricht, une construction européenne basée d’abord sur des critères comptables destinés à rassurer les marchés financiers au détriment des travailleurs et des Etats relégués au rang de pourvoyeurs de fonds du grand capital et des banques comme ce fut le cas lors de la crise de 2008.

De traités en traités, ces garrots ont sans cesse été renforcés. Il a même été décidé par M. Sarkozy et Mme Merkel un traité dit de « stabilité, de coordination et de gouvernance de l’Union européenne », le TSCG. C’est en son nom, faisant fi des conclusions du grand débat, que le pouvoir veut éliminer 120 000 postes d’agents des services publics, reculer encore l’âge donnant droit à la retraite ou privatiser Aéroports de Paris, Engie et La Française des Jeux. Or ce texte qui sert à fabriquer les budgets des Etats n’a plus d’existence légale depuis le 1er janvier dernier puisqu’aucune majorité au Parlement européen n’a pu le reconduire (2). Cette situation pourrait être un puissant coup de pistolet dans le grand concert de l’austérité. Il pourrait être remplacé sans attendre par un nouveau dispositif défendu par la liste que conduit Ian Brossat : créer un fond ou même une banque permettant de défendre et d’améliorer les services publics de l’école et de la santé et de financer la transition environnementale par le développement des lignes de chemins de fer, fret compris, accompagné d’un grand plan européen de construction et de rénovation de logements économes en énergie. Voilà qui serait une avancée très concrète vers un réel « progressisme européen », loin de la propagande macronienne et de ses mots volés.

(1) Le progrès ne tombe pas du ciel ; David Amiel, Ismael Emelien, éditions Fayard

(2) J’avais révélé ce fait le 5 décembre dans un article de L’Humanité

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7 avril 2019 7 07 /04 /avril /2019 15:38

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 15:20
Tout savoir sur Ian Brossat, tête de liste du Parti communiste aux élections européennes (C NEWS)
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Mis à jour le

Ian Brossat, chef de file du Parti communiste (PC) pour les élections européennes, a fait sensation jeudi, lors du premier débat télévisé auquel il a participé avec onze autres têtes de liste. Pourtant, le bras droit de la maire de Paris Anne Hidalgo est encore méconnu du grand public.

Né le 23 avril 1980 à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine), Ian Brossat est tombé dans la marmite communiste dès son plus jeune âge : ses deux parents étaient en effet tous deux de fervents militants de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) qui ont très vite initié leur fils au militantisme. 

Militant et enseignant

À 17 ans seulement, il adhère au Parti Communiste Français (PCF) et milite activement pour ce parti pendant sa prépa lettres au prestigieux lycée Henri-IV, et ses études de lettres modernes à l'École normale supérieure de Lyon. Cinq ans plus tard, à 22 ans, il est élu à la direction de la fédération de Paris du PCF, et obtient son agrégation l'année suivante. 

Menant à la fois son engagement politique et sa carrière professorale de front, Ian Brossat se présente aux élections régionales pour la première fois en 2004, sur la liste de Marie-George Buffet (PCF), et accepte un poste de professeur au lycée Jean-Jacques Rousseau de Sarcelles (Val-d'Oise) l'année d'après.

Sa carrière politique décolle en 2006, lorsqu'il devient secrétaire de la section du PCF dans le 14e arrondissement de Paris où il a passé une partie de son enfance et son adolescence. La même année, il est élu au Conseil national du PCF, devient l'un des principaux responsables de la Fédération de Paris, tour à tour responsable de la jeunesse, de la formation et de la communication, puis des élections. 

Le logement, sa mission principale

Pendant les années suivantes, Ian Brossat se présente à plusieurs reprises aux élections législatives (2007, 2012 et 2017), finissant les deux dernières fois sur la troisième marche du podium. Il retente également sa chance en 2008 aux municipales dans le 18e arrondissement de Paris sur une liste menée par Bertrand Delanoë et Daniel Vaillant (PS). Cette année-là, il est élu conseiller de Paris et prend la présidence du groupe communiste au Conseil de Paris, devenant ainsi le plus jeune président de groupe de l'Histoire. Pendant ses années sous Delanoë, il a notamment milité pour la construction de logements sociaux et d'un «village d'insertion pour les Roms» dans le 16e arrondissement. 

Peu avant le départ du maire de Paris, grâce à un accord conclu sur les listes communes PS-PCF, Ian Brossat tourne le dos à La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et devient l'un des six porte-paroles de la candidate Anne Hidalgo, qui le nomme adjoint à la maire de Paris chargé du logement et de l'hébergement d'urgence dès sa victoire. Trois ans plus tard, il devient chargé du logement, de l'habitat durable et de l'hébergement d'urgence. L'un de ses plus grands ennemis ? La plate-forme de location Airbnb, dont il compte interdire les locations d'appartements entiers dans les quatre arrondissements du centre de la capitale. Un combat qu'il évoque d'ailleurs dans son livre, «Airbnb, la ville ubérisée».

Depuis 2015, il fait également partie des soixante-deux conseillers de Paris élus conseillers métropolitains pour siéger au conseil de la Métropole du Grand Paris. 

Ian Brossat est désigné chef de file du PCF aux élections européennes de 2019 le 3 juin dernier, pour une liste qu'il espère «très ouverte au mouvement social» et «à tous ceux qui cherchent une issue face à la politique ultra libérale d'Emmanuel Macron». «C'est un intello, un urbain, il connaît bien les médias. Il va apporter un souffle nouveau à notre vieux parti», a déclaré la députée européenne Marie-Pierre Vieu au Nouvel Obs.

Il a tiré son épingle du jeu hier, jeudi 4 avril, pendant le premier débat télévisé consacré aux prochaines élections européennes. Si bien que même les membres de la majorité ont salué sa prestation. «Brossat de loin le meilleur à gauche» a ainsi tweeté Aurore Bergé, porte-parole de LREM.

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