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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 06:20

Faîtes de la musique…et rien d’autre !

https://www.facebook.com/GabrielSAGLIOetLesVieillesPies/posts/1095697957159649

Dé-Programmation à la dernière minute de notre groupe "Gabriel Saglio et les Vieilles Pies"par la mairie de VILLERS COTTÊRETS (FN) pour la fête de la musique...

Ce, pour ne pas avoir voulu inscrire dans notre contrat: "les artistes s'engagent, dans le cadre de leur prestation artistique, à respecter le principe de neutralité politique. A défaut, la prestation ne sera pas rémunérée. »

Nous avons été contactés en avril dernier par la mairie de VILLERS COTTERÊTS (02) pour mon projet GABRIEL SAGLIO & Les Vieilles Pies. Celle ci nous proposant d’assurer le concert de la fête de la musique du 21 juin 2016.
Contact rapide. Notre réponse à leur demande de devis est validée par écrit par le service culturel le 15 avril. Les échanges concernant techniques se font, la communication se met en place.

Mais le 12 mai, un mail nous est adressé concernant la rédaction du contrat:

Est-il possible d'ajouter l'article suivant : "les artistes s'engagent, dans le cadre de leur prestation artistique, à respecter le principe de neutralité politique. A défaut, la prestation ne sera pas rémunérée. »

C’est alors seulement que je me rends compte qu’il s’agît là d’une mairie Front National…une intuition sans doute…c’est la première fois qu’une telle demande nous est faite en plus de 500 concerts!

Loin de moi, l’idée de refuser d’aller y jouer. Je joue pour un public et non pour Mr Franck Biffaut, un maire connu pour ses prises de positions peu tolérantes (arrêt d’une aide aux familles les plus pauvres dans les cantines scolaires, refus de commémorer l’abolition de l’esclavage, censure assumée d’une exposition de sculpture, etc…).
Je joue pour que des gens rassemblés entendent l’accordéon faire danser des choeurs maliens, pour que le Maloya réunionnais chaloupe avec la clarinette juive, je joue pour que la flûte pygmée camerounaise sautille sur un hip hop coloré et tant d’autres exemples que notre musique métissée porte aux oreilles de tous…et de tous, quels que soient leurs votes passés. Ce, avec sans doute la naïveté de croire qu’une heure trente passée ensemble puisse contribuer à influencer un vote futur.

Je n’ai jamais été un tribun politique sur scène. Je n’avais pas l’intention de m’y atteler pour l’occasion. Notre message d’ouverture à la richesse de toutes les cultures est un message déjà suffisamment politique en ces temps de repli sur soi.

En contact avec le service culturel, nous avons évoqué uniquement le droit du travail pour expliquer notre refus d’ajouter au contrat cette clause sans aucune valeur juridique.

Après l’absence totale de réaction de la part de l’adjointe à la culture durant tout ce temps, nous avons fini par recevoir un courrier postal de Mr le Maire nous indiquant que notre proposition pour le 21 juin n’était pas retenue…courrier reçu le 13 juin.

Depuis la validation par écrit de cette date le 15 avril. Les sept professionnels que nous sommes avons acheté un billet d’avion pour l’un de nos musiciens. Nous avons refusé d’autres propositions de concerts pour ce même projet. Quatre de mes collègues (sur les six autres) ont refusé des propositions avec leurs autres groupes, etc…et rien ne sera dû par la mairie qui a su habilement faire tarder la signature du contrat.

Nous leur devons donc de partager cette information…voici donc ce qui doit être signé par des artistes pour jouer dans une mairie gérée par le Front National en 2016:
"les artistes s'engagent, dans le cadre de leur prestation artistique, à respecter le principe de neutralité politique. A défaut, la prestation ne sera pas rémunérée. »

Que cela se sache.

GABRIEL SAGLIO

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 06:16
photo F. Ouvrard

photo F. Ouvrard

les policiers CGT dénoncent les violences policières

les policiers CGT dénoncent les violences policières

photo F. Ouvrard

photo F. Ouvrard

photo F. Ouvrard

photo F. Ouvrard

photo François Ouvrard

photo François Ouvrard

photo F. Ouvrard

photo F. Ouvrard

Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Paulette Peron de la CGT Saint Pol de Léon

Paulette Peron de la CGT Saint Pol de Léon

Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
la sortie du car des brestois et morlaisiens

la sortie du car des brestois et morlaisiens

Yvan Le Gall, co-porte-parole de l'UL CGT de Morlaix

Yvan Le Gall, co-porte-parole de l'UL CGT de Morlaix

Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
les chauffeurs de taxi manifestaient aussi place d'Italie

les chauffeurs de taxi manifestaient aussi place d'Italie

... comme le service collecte des ordures de Paris

... comme le service collecte des ordures de Paris

Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Arnaud Molin, ancien cadre du PCF et de la JC en Ille-et-Vilaine, aujourd'hui à Aubervilliers

Arnaud Molin, ancien cadre du PCF et de la JC en Ille-et-Vilaine, aujourd'hui à Aubervilliers

Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Ismaël Dupont

Ismaël Dupont

Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Eliane Assassi au centre

Eliane Assassi au centre

Olivier Dartigolles et Pierre Laurent (à gauche)

Olivier Dartigolles et Pierre Laurent (à gauche)

Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
François Ouvrard au premier plan

François Ouvrard au premier plan

Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
les infirmiers de l'hôpital Morvan

les infirmiers de l'hôpital Morvan

Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
Photos de l'immense manif du 14 juin pour le retrait de la loi El Khomri à Paris
une partie des brestois de retour au car

une partie des brestois de retour au car

Photos d'Ismaël Dupont et de François Ouvrard

5 heures de défilé sur 4 à 5 km entre Place d'Italie et Invalides, près d'un million de manifestants, cette mobilisation à Paris du 14 juin était énorme, un gigantesque doigt d'honneur à Manuel Valls et François Hollande, une révolte populaire contre toutes les régressions que représente la loi El Khomri, énième réforme pro-patronale, dans une ambiance fraternelle et festive pour sortir des politiques ultra-libérales, avec une large unité syndicale en dehors des syndicats libéraux et pro-gouvernementaux comme la CFDT.

Manuel Valls, sur France Inter, ne retient que la nécessité d'interdire les manifs à Paris et porte la charge des quelques centaines de casseurs autonomes qui ont fait des dégâts et provoqué en retour la violence indiscriminée des CRS aux alentours des Invalides sur les prétendues "ambiguïtés" et pratiques de "laisser faire" du service d'ordre de la CGT et minore considérablement le nombre de manifestants.

Le ministère de l'intérieur sous ce gouvernement socialiste est le ministère du mensonge. Et il trouve des médias complaisants, aux ordres du capital, pour relayer sa désinformation.

On sait bien que ces pratiques ces jeunes militants radicaux ne sont pas réellement entravés dans leurs casses et sont même instrumentalisées par le pouvoir pour discréditer une révolte sociale de très grande ampleur.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 06:06

Communiqué des Citoyens Indignés

Samedi 18 juin, un air de résistance : le tocsin

Curieuse justice dans notre République que celle des procureurs décidément très en phase avec nos gouvernants ! Les casseurs à barre de fer qui détruisent biens privés et biens publics dans les rues de
Rennes passent immédiatement aux Tribunaux et sont condamnés. Ce n’est que justice. Les casseurs en tracteurs de biens publics et privés à Morlaix et en rase-campagne n’ont pas droit à cette juste sévérité. A quand le procès des auteurs de la casse de l’Hôtel des Impôts ? Monsieur le Ministre de la Justice, qui en d’autres temps, dans sa bonne ville de Quimper, a eu à déplorer la dégradation de biens publics, n’est visiblement pas pressé d’être juste et sévère avec les casseurs en tracteurs… Dans son inaction, il peut compter sur ces élus amis, de droite, comme de « gauche », qui pourfendent les voyous des villes mais trouvent toutes les excuses aux voyous des campagnes. Ils sont aussi muets contre les condamnations de manifestants vite assimilés à des casseurs.
Pour que de telles injustices ne nourrissent pas ressentiment, haine et violence, il faut un procès contre les auteurs de la casse de l’Hôtel des Impôts de Morlaix et des ronds-points. Nous citoyens responsables, nous sonnerons le tocsin pour que justice soit faite en ville comme en campagne, et indifféremment de l’origine des casseurs. Samedi 18 juin, nous lancerons un appel aux autorités de notre pays pour qu’elles ouvrent enfin un procès contre ces casseurs en tracteurs. Samedi 18 juin, sur le parvis de la mairie, le tocsin dira non à la lâcheté, à la démission et aux compromissions des gouvernants et des procureurs qui leur sont inféodés. Samedi 18 juin la résistance continue.
Toutes et tous sur le parvis de la mairie de Morlaix à midi, munis de tout engin très sonore, appelons au rétablissement de la justice dans notre société.

Comité des Citoyens Indignés

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 05:58
Le gouvernement perd son sang froid: la République en danger

Déclaration de l'ARAC: Association Républicaine des Anciens Combattants et Victimes de Guerre - le 16 juin 2016

Le gouvernement perd son sang froid: La République en danger

La manifestation nationale du 14 juin 2016 organisée par 7 organisations de salariés, de jeunes étudiants et lycéens contre le projet de loi travail a mobilisé 1.300.000 manifestants avec l’appui de millions de travailleuses et de travailleurs dans l’impossibilité de manifester eux-mêmes, isolés qu’ils sont dans des entreprises souvent sans organisations syndicales.
L’ARAC appuie cette action et proteste contre l’amalgame du gouvernement et du Président de la République qui prétendent à l’existence de liens entre ce mouvement social, le terrorisme et les hooligans.
En marge de cette manifestation des casseurs organisés se sont livrés à des exactions sans interventions des forces de police celle-ci les laissant intervenir comme on sait, alors qu’il incombe aux pouvoirs publics d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

Pire les forces de police ont permis l’intégration des casseurs organisés dans le cortège et ces mêmes forces de police sont intervenues contre le service d’ordre des organisations syndicales.
L’obstination du gouvernement à refuser de prendre en considération l’exigence d’une majorité de salariés qui réclame le retrait de la loi travail, les exactions de ces bandes organisées dont on se demande si les ordres ont bien été donné ou non pour les mettre hors d’état de nuire et l’agression des salariés manifestants par les forces de police créent une situation déstabilisante et inquiétante qui rappelle des jours dramatiques passés où Jules Moch était ministre de l’intérieur et a utilisé les compagnies républicaines de sécurité, créées aux lendemains de la libération et l’armée contre les travailleurs en lutte. Le gouvernement français a-t-il peur de la protestation populaire ?
L’ARAC exprime sa très vive inquiétude devant cette situation qui met la République en danger et appelle ses adhérents à participer à toutes les journées d’action lancées par le collectif des syndicats à l’initiative des actions menées depuis 4 mois. Il y va de l’avenir de la conception républicaine de la Nation.
La liberté, l’égalité, la fraternité, la devise de 1789 est plus actuelle que jamais nous nous devons de la protéger et de la défendre.

Villejuif, le 16 juin 2016

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:33
Morlaix. Quel avenir pour la santé dans le pays de Morlaix ? Réunion publique ce soir (Ouest-France)

Sarah MAQUET

Une réunion publique a lieu ce vendredi 17 juin à Plourin-lès-Morlaix. Il s'agit de la première action du nouveau comité de défense du service hospitalier en Pays de Morlaix, créé il y a un mois. L'initiative Sur les tracts distribués ces derniers jours par Roger Here, Martine Carn ou Alain David, le slogan est précis : « Casse de l'hôpital, ne pas faire silence ». Derrière la phrase d'accroche, les trois membres (sur une vingtaine au total) du comité de défense du service hospitalier en pays de Morlaix expliquent la démarche.

« La vocation, commence Roger Here, c'est de créer un comité d'usagers des services de santé. » Martine Carn, infirmière à la retraite, poursuit : « On veut que les citoyens puissent de nouveau agir sur les droits à la santé. »

Alain David précise : « Depuis les lois Bachelot et Touraine, donc depuis les années 2000, on est passé d'un financement global des hôpitaux à une rétribution selon les actes effectués. Les établissements ont donc tendance à ne vouloir que de la chirurgie pour délaisser par exemple la gériatrie, c'est très grave. »

La parole aux citoyens

Ce soir, la rencontre débutera par l'intervention d'Hélène Derrien, présidente de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité. « Le problème c'est que par rapport à la loi Santé, il y a eu beaucoup d'informations sur la généralisation du tiers payant mais rien sur les groupements hospitaliers de territoire, explique l'invitée de la soirée. Alors qu'on va de plus en plus vers de grands territoires de santé avec un seul établissement ressource, c'est la fin de la médecine de proximité. »

Hélène Derrien salue la création du comité en pays de Morlaix, rappelant les exemples précédents à Douanernez et Concarneau. « On assiste à une recrudescence de la mobilisation, explique-t-elle, c'est encourageant car il y a un vrai combat à mener, il suffit de penser aux 20 milliards d'économies prévus d'ici trois ans par le gouvernement sur le budget de la sécurité sociale ou aux 20 000 postes qui pourraient être supprimés d'ici à 2017 dans les hôpitaux. »

Plus localement, la crainte d'un démantèlement progressif de l'offre de soins en pays de Morlaix a motivé la création du comité. Un exemple actuel : la restructuration en cours du secteur psychiatrique du centre hospitalier, avec la fermeture prochaine de Roz Avel et la fusion des services des Cormorans et de Ty Dour. Vingt-trois à vingt-quatre lits sur 241 seraient ainsi supprimés en psychiatrie d'ici deux à trois ans. « De la maltraitance institutionnelle, conclut Martine Carn, voilà ce qu'on vit à l'heure actuelle, il faut que ça cesse. » Ce vendredi 17 juin, réunion publique à 20 h, salle du Cheval Blanc à Plourin-lès-Morlaix. Renseignements, témoignages : m.carn@orange.fr

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 09:16

Depuis des semaines le gouvernement tente de discréditer la mobilisation sociale contre la loi El Khomri en fustigeant tout particulièrement la CGT et son leader Philippe Martinez, alors que sept syndicats soutiennent le mouvement.

Les grèves sont assimilées à des « prises d’otage » et tout est bon pour appeler à leur fin : les inondations, l’Euro, les menaces contre les personnes et les biens, etc. Depuis mardi, Bernard Cazeneuve puis Manuel Valls ont franchi un nouveau cap.

Sur France 2, le Ministre de l’Intérieur n’a pas hésité à instrumentaliser le crime terroriste contre les deux policiers des Yvelines pour faire l’amalgame avec les violences constatées en marge des manifestations. Manuel Valls, sur France Inter, est allé jusqu’à dénoncer la complicité des syndicats avec une partie des manifestants venus dans l’objectif de « tuer » (sic) des policiers. Dans la foulée, le préfet de police de Paris dénonce aujourd’hui une forme de solidarité entre « casseurs » et syndicalistes !

La boucle est ainsi bouclée : les manifestant-es sont assimilé-es aux « casseurs » et les « casseurs » aux terroristes : appliquer l’état d’urgence à tou-te-s devient la conséquence logique. Manuel Valls et son gouvernement reprennent en définitive à leur compte la logique du Medef qui avait accusé les syndicats de terrorisme et usent de ce prétexte pour annoncer la possible interdiction des manifestations contre la loi travail, approuvé en cela par la direction du PS à travers son premier secrétaire. Nous condamnons les violences qui entravent la vie des citoyen-ne-s et attaquent le service hospitalier public, et qui sont d’ailleurs préjudiciables au mouvement social.

Mais imputer cette violence aux organisateurs et organisatrices de la mobilisation est un mensonge : le maintien de l’ordre en marge des manifestations est de la responsabilité du gouvernement. Pour la première fois depuis des décennies, un gouvernement propose d’interdire une manifestation syndicale. Cette annonce est d’une extrême gravité pour les libertés publiques. Sans légitimité populaire ni parlementaire pour imposer sa loi, le gouvernement aura donc tout tenté : l’état d’urgence maintenu et utilisé contre les mobilisations (écologistes, sociales…), le passage en force via l’article 49-3 et l’utilisation de la division comme de la répression pour tenter de juguler le mouvement.

Il en vient maintenant à cette menace inacceptable pour la démocratie.

Les organisations politiques signataires demandent à François Hollande de cesser d’attaquer le mouvement syndical et le monde du travail. Elles défendent une tout autre politique, respectueuse des salarié-es et non guidée par les intérêts des grandes entreprises. Elles rappellent que la Loi Travail est rejetée par trois confédérations syndicales sur cinq et que les manifestations sont organisées par sept syndicats de salarié-es et de jeunes. Elles dénoncent les attaques intolérables contre les syndicats, et tout particulièrement contre la CGT. Elles appellent à refuser toute remise en question du droit de manifester, et à se mobiliser plus fortement encore aux côtés des syndicalistes lors des prochaines manifestations. Elles exigent enfin le retrait de la Loi Travail, seule décision raisonnable à même de calmer les tensions sociales dont le gouvernement est le principal responsable.

Organisations politiques signataires : Ensemble !, Europe Ecologie Les Verts, le Mouvement Républicain et Citoyen, Nouvelle Donne, le Parti Communiste Français, le Parti Communiste des Ouvriers de France, le Parti de Gauche, le Parti Ouvrier Indépendant, République et Socialisme.

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 08:20
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 06:33
1986, la fin de l'autorisation administrative de licenciement (Stephane Sirot, L'Humanité - 10 juin 2016)

1986, la fin de l’autorisation administrative de licenciement

HISTORIEN STÉPHANE SIROT

VENDREDI, 10 JUIN, 2016

L'HUMANITÉ

Cette année, la droite française, de retour aux affaires, s’empresse de faire plaisir au CNPF : pour « créer des emplois », elle supprime l’autorisation administrative de licenciement. Trente ans plus tard, on attend toujours ses effets bénéfiques. Le projet de loi travail reprend cette antienne.

Le 3 juillet 1986, l’autorisation administrative de licenciement est supprimée par la loi. Désormais, la réalité du motif économique invoquée par l’employeur ne sera plus contrôlée par l’inspection du travail.

Ce texte s’inscrit dans un contexte défavorable à la gauche politique et syndicale, sur fond de montée en puissance des idées dites néolibérales. Aux États-Unis, Ronald Reagan accomplit son second mandat, tandis qu’en Angleterre Margaret Thatcher est au pouvoir. En France, le premier septennat de François Mitterrand est ponctué par une cohabitation qui suit le succès de la droite aux législatives de mars 1986 : Jacques Chirac dirige un gouvernement qui privatise à l’envi et prête une oreille attentive aux revendications du CNPF d’Yvon Gattaz. Parmi celles-ci figure la fin de l’autorisation administrative préalable au licenciement économique, introduite par la loi du 3 janvier 1975. La rhétorique selon laquelle les protections des uns créent le chômage ou la précarité des autres et que l’insuffisante flexibilité du marché du travail décourage l’embauche, de nos jours si familière, est déjà à l’œuvre.

Pour convaincre, le CNPF use d’une « expertise » commandée à un bureau d’études qui lui est proche, soutenant que 370 000 emplois seraient créés en cas d’assouplissement des règles du licenciement. Ses résultats convainquent ceux qui veulent bien l’être, ce que suggère alors l’intervention à l’Assemblée nationale du député socialiste du Nord Michel Delebarre, ministre du Travail du gouvernement sortant, pour lequel « les insuffisances méthodologiques de cette enquête sont telles qu’elle est à la prévision économique ce que le doigt mouillé est à la météorologie nationale ».

Au Conseil des ministres du 14 mai 1986, cela n’empêche pas le ministre des Affaires sociales et de l’Emploi, Philippe Séguin, de justifier son initiative en s’appuyant sur le raisonnement patronal. Il prétend ainsi qu’il s’agit de « mettre fin aux effets pervers sur l’emploi de cette procédure, sans remettre en cause les garanties des salariés », alors que, a contrario, la loi de 1975 « constitue un frein non négligeable à l’embauche ».

De tels propos sont repris par le rapporteur de la loi à l’Assemblée nationale, le député RPR Étienne Pinte. Tout en reconnaissant que « la part des facteurs psychologiques et matériels au refus d’embauche ne peut être déterminée avec certitude », il n’en soutient pas moins que l’emploi « souffre des effets pervers des difficultés que rencontrent les chefs d’entreprise à licencier », car « l’intervention de l’administration dans la procédure de licenciement entraînerait des conséquences dissuasives sur l’embauche ». En effet, « un chef d’entreprise hésitera à accroître ses effectifs en période favorable s’il sait dès le départ qu’il ne pourra pas les diminuer aussi aisément en cas de difficultés ». Au demeurant, l’argument ignore que, dans la conjoncture de crise de l’époque, quelque 90 % des demandes d’autorisation étaient satisfaites.

La voie à une sorte de cogestion des plans sociaux

La loi s’inscrit aussi dans un processus de transfert d’une partie des prérogatives de l’État aux « partenaires sociaux ». Elle en appelle à eux pour négocier des procédures de consultation des représentants du personnel dans les entreprises. L’accord national interprofessionnel du 20 octobre 1986, paraphé par le CNPF, la CFDT, FO et la CFTC, est ainsi repris par la loi du 30 décembre, dite deuxième loi Séguin, ouvrant la voie à une sorte de cogestion des plans sociaux, les élus des salariés se trouvant partie prenante tant des décisions douloureuses que des mesures de reclassement et de sauvegarde de l’emploi.

Quid des 370 000 postes prédits par le CNPF ? Un quart de siècle plus tard, lors du débat sur le collectif budgétaire de l’année 2012, Étienne Pinte lui-même souligne qu’« ayant été le rapporteur des deux lois sur la suppression de l’autorisation administrative de licenciement, je me dois de rappeler que ces textes n’ont donné lieu à aucune création d’emploi (...) Il y a eu, tout au plus, un maintien de l’emploi ».

En dépit de sa duplicité manifeste, l’idée d’une relation entre facilitation des débauchages et soutien à l’emploi et donc, in fine, baisse du chômage, continue d’avoir ses thuriféraires. En ce printemps 2016, elle est d’ailleurs au cœur de l’argumentaire des promoteurs du projet de loi travail.

Si l’histoire ne repasse jamais les mêmes plats, ils peuvent avoir comme un goût de réchauffé. Parfois à front renversé : le jeune député socialiste Michel Sapin, pourfendeur en 1986 du projet de loi Séguin, occupe aujourd’hui un poste clé dans le gouvernement Valls.

Un vieux refrain célèbre. « Si les débats ne se perdaient pas trop souvent dans les méandres des idéologies, il se trouverait beaucoup de monde pour en convenir : la procédure d’autorisation administrative de licenciement telle qu’elle est aujourd’hui mise en œuvre a des effets pervers sur l’emploi. Et c’est précisément parce qu’elle est de nature à compromettre sa politique en faveur de l’emploi que le gouvernement a décidé de redéfinir cette procédure. Car le seul véritable enjeu de ce débat… c’est bel et bien l’emploi… La bataille pour l’emploi passe par une modernisation de notre appareil industriel et de nos méthodes de production, mais aussi et surtout par une adaptation de nos comportements et de nos règles, y compris celles qui sont relatives. » Philippe Séguin, ministre des Affaires sociales et de l’Emploi, Assemblée nationale, 29 mai 1986.

Repères

  • 3 janvier 1975 La loi instaure l’obligation pour un employeur envisageant un « licenciement, individuel ou collectif, fondé sur un motif économique, d’ordre conjoncturel ou structurel », de recueillir l’ « autorisation de l’autorité administrative compétente ».
  • 3 juillet 1986 La loi prévoit en son article premier qu’ « à compter du 1er janvier 1987, l’autorisation administrative de licenciement pour motif économique est supprimée ».
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 06:27

1 300 000 et une marée humaine à Paris contre la loi Travail

► La loi Travail qu'aucune promesse électorale n'avait annoncée, est antisociale. Depuis deux mois le peuple de France, dans la rue, sur les places,par pétition ou dans les sondages réclame son retrait. Même à l'Assemblée nationale, il n'y a pas de majorité pour la voter. Seuls, le Medef, le PS et la CFDT la soutiennent. Elle doit être retirée.

►Loin de s’essouffler, la mobilisation du 14 juin a été énorme. De toutes les régions, de toutes les professions, des dockers aux hospitaliers en passant par les artistes et les chauffeurs de taxi, plus d'un million sont venus manifester le 14 juin à Paris. Ils doivent être entendus.

Le bon sens doit l’emporter

La force des manifestations du 14 juin a montré le caractère déraisonnable des calculs politiciens qui parient sur « l’essoufflement » du mouvement social contre la loi El Khomri. Plus d’un million de manifestants encore ce 14 juin, une mobilisation multiforme, de nouvelles journées prévues les 23 et 28 juin, assurément la manifestation nationale n’avait rien d’une tournée d’adieu.

Un conflit social majeur

C’est un conflit social qui porte loin. Plusieurs dimensions en attestent. Une dimension européenne car les dispositions les plus nocives du projet de loi sont directement encouragées par des orientations de la Commission Européenne pour plus de précarité sur tous les marchés du travail européens. La présence de plusieurs délégations syndicales européennes à la manifestation du 14 le montre. C’est aussi un conflit à la dimension professionnelle et interprofessionnelle. A la différence des mouvements contre les réformes des retraites, ce mouvement social du printemps 2016 comporte à la fois la dimension interprofessionnelle de contestation de la loi El Khomri mais fait également des revendications de professions confrontées à des blocages de salaires, des diminutions d’effectifs, ou des fragilisations de statut. (conducteurs routiers, cheminots, artistes et techniciens du spectacle, contrôleurs aériens, …) sans entamer la détermination du mouvement global, comme l’espérait le gouvernement.

La lutte fait converger la remise en cause des politiques d’austérité. Elle a replacé la question sociale au cœur de l’actualité et oblige au débat sur une alternative de rupture avec les politiques d’austérité. Il se poursuivra sous des formes évolutives, même si le gouvernement allait au bout de son passage en force.

L’impasse politique

Ce projet de loi est aussi un révélateur de la crise politique profonde. Non seulement les dispositions du gouvernement sont minoritaires dans l’opinion et celui-ci n’a pas, non plus, de majorité pour le faire valider à l’Assemblée Nationale, mais le projet de loi illustre une rupture accrue entre le pouvoir socialiste et son assise populaire. Jusqu’au ministre Le Guen qui s’égare, à la façon d’un (mauvais) chroniqueur du Figaro, en ne voyant dans le mouvement social que « les convulsions d’une gauche radicale qui n’a jamais digéré l’échec du communisme ». Ou le ministre Le Foll, désavoué chez lui dans la Sarthe, par l’échec des candidats socialistes face au tandem FDG-Eelv, bien qu’ayant courtisé les électeurs de droite en vantant une « gauche raisonnable » face aux « blocages » de la rue.

#LeSénatEstAvous!
Les sénateurs et sénatrices communistes mobilisé-es

L'examen de la loi El-Khomri commence lundi 13 juin au Sénat. Les sénateurs et sénatrices communistes veulent jourer leur rôle de relai des mobilisations pour le retrait de cette loi des patrons et l'écriture d'une vraie loi Travail qui rendrait le travail plus humain à partir de vos expériences et vos exigences.

"Adressez-nous ces nouveaux cahiers de doléances, ces cahiers d’exigences.

ENSEMBLE, tous ensemble, nous obtiendrons le retrait de cette loi du passé"

L'appel du groupe Communiste, Républicain et Citoyen

La discussion parlementaire au Sénat ne montre nullement que cette loi est une « loi de gauche » comme tente de le faire valoir la ministre El Khomri face aux amendements de la droite sénatoriale. Au Sénat, la droite montre surtout qu’elle n’a que ses pas à mettre dans les pas de la « philosophie » du projet de loi, pour le porter plus loin dans le même sens vers l’ultralibéralisme. Dans une interview, Philippe Martinez a pointé les articles du texte au cœur de l’inacceptable du projet : celui sur la hiérarchie des normes, les plans de sauvegarde de l’emploi, le référendum d’entreprise et la médecine du travail.

Le bon sens doit l'emporter, même s'il semble que Manuel Valls n'en prenne pas le chemin en parlant d'interdire les prochaines manifestations. On ne soigne pas la fièvre en cassant le thermomètre. La démocratie et l’intérêt général invitent à tourner la page de l’obstination antisociale du pouvoir.

Notre dossier sur la loi Travail

1 300 000 et une marée humaine à Paris contre la loi travail (PCF)
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 06:25
Interdiction des manifestations: François Hollande et le gouvernement perdent leur sang froid (Pierre Laurent)

Interdiction des manifestations : François Hollande et le gouvernement perdent leur sang froid (Pierre Laurent)

Hier, un magnifique et puissant défilé des salariés et de la jeunesse a montré l'isolement du gouvernement sur la loi El Khomri. Son acharnement à imposer cette loi sans la rediscuter et sans majorité législative pose un grave problème démocratique.

En marge de cette manifestation, des bandes de casseurs ont de nouveau pu semer la violence en s'attaquant, notamment, à l'hôpital Necker. Le gouvernement utilise ces faits condamnables et que nous condamnons pour tenter de discréditer les manifestants et les syndicats organisateurs.

Avec les parlementaires communistes, présents sur le point fixe du PCF situé boulevard de Port-Royal, j'ai pu constater, une nouvelle fois, que ces bandes de casseurs agissaient à l'écart de la manifestation.

Alors qu'ils sont parfaitement identifiés, pourquoi ne sont-ils pas interpellés et comment peuvent-ils continuer à agir à chaque manifestation ? Alors que les pouvoirs publics savent interdire aux hooligans d'accéder aux enceintes sportives, pourquoi ces bandes de casseurs peuvent, en toute impunité, venir semer le désordre et le chaos ?

La menace d'une interdiction de manifester, exprimée ce jour par le chef de l’État et le premier ministre, est un signe extrêmement préoccupant de fébrilité dans un moment où, tout au contraire, notre démocratie et notre Republique doivent affirmer avec force leurs principes et leur valeurs essentielles.

Nous appelons donc le pouvoir à ne pas perdre son sang froid, à reprendre la négociation et à agir pour assurer la sécurité des biens et des personnes et celle du droit de manifester. Le gouvernement ne peut se soustraire à ses responsabilités en s'attaquant à une liberté constitutionnelle qui permet de faire entendre dans l'unité et sans violence le rejet de la loi El Khomri.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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