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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 21:50

Ce Mardi 8 novembre, une Assemblée Générale de la section du PCF Pays de Morlaix élargie aux sections de Lanmeur et de Roscoff aura lieu à 18h au local du PCF, 2 petite rue de Callac avec pour ordre du jour:

- le retour sur les débats de la conférence nationale du PCF du 5 novembre à Paris. La question de l'engagement des communistes pour les présidentielles. Le débat avant le vote des 24, 25, 26 novembre des adhérents sur les deux options proposées: 

"Option 1: Les communistes décident d'appeler à voter Jean-Luc Mélenchon, considérant qu'un rassemblement peut s'opérer avec cette candidature et qu'elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l'austérité. Tout en poursuivant leurs efforts pour une candidature commune, les communistes porteront cet appel en conservant leur autonomie critique et constructive, et travailleront à un cadre collectif de campagne afin d'oeuvrer à la construction d'un rassemblement le plus large possible".   
 
" Option 2: Les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu'elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement. Des camarades sont disponibles. Cette candidature pourrait, si la situation l'exige, sur la base d'un accord politique et après consultation des adhérent-e-s, se retirer au profit d'une candidature commune d'alternative à l'austérité telle que nous le proposons. Si cette option est retenue, le Conseil National soumettra le choix d'une candidature à la ratification des communistes" 

- la préparation des élections législatives

- notre activité militante en direction des citoyens.

Mardi 8 novembre: Assemblée Générale de circonscription du PCF à Morlaix
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 21:07
rochers de Huelgoat

rochers de Huelgoat

Le samedi 3 décembre à 18h à la fête de l'Humanité Bretagne, parc des expositions de Lorient: 

Identité bretonne et langues de Bretagne 

Histoire, politique, culture, école, médias

avec:  

Georges Cadiou, journaliste et historien, militant régionaliste 

Erik Marchand, chanteur et clarinettiste (un artiste et une musique bretonne et métissée internationalement reconnue)

Stéphanie Stoll, directrice de radio Bro Gwened

Vincent Rouxel, représentant de Diwan  

 

Animateurs du débat: Jean-Pierre Fouillé et Ismaël Dupont

"Identité bretonne et langues de Bretagne": débat à la fête de l'Humanité Bretagne (parc des expositions, Lorient) le samedi 3 décembre à 18h
"Identité bretonne et langues de Bretagne": débat à la fête de l'Humanité Bretagne (parc des expositions, Lorient) le samedi 3 décembre à 18h
"Identité bretonne et langues de Bretagne": débat à la fête de l'Humanité Bretagne (parc des expositions, Lorient) le samedi 3 décembre à 18h
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 19:26

Alors que le PLFSS 2017 a été voté en première lecture dans un silence médiatique tonitruant, le mouvement syndical et social se mobilise pour une grande journée d’action unitaire le 8 novembre prochain, journée toute aussi ignorée par les grands médias
La loi de financement de la sécurité sociale 2017 s’inscrit dans le plan triennal d’économies …qui finance les quelques 41 milliards du « pacte de responsabilité ». C’est ainsi que nous avons pu entendre la ministre M. Touraine se faire la chantre du « bilan positif » de Hollande/Valls en s’exclamant sur la fin « du trou de la sécurité sociale » à l’horizon 2017 avec un déficit prévisionnel de 400 millions d’euros au lieu de 17,4milliards en 2011.

Mais cela s'est fait au prix de moins de sécu, quand il en faudrait plus, en réduisant les dépenses alors qu'il faudrait augmenter les recettes et que c'est possible.

L’argent est là : dans les poches des actionnaires… ou plutôt leurs paradis fiscaux ; dans les banques, au plus haut niveau de l’appareil d’Etat !

En réalité, c’est la manifestation de l’application sans faille et sans état d’âme de l’axiome ultra-libéral : toujours moins pour les besoins humains, toujours plus pour la finance !

Au delà des chiffres et de quelques manipulations internes aux comptes sociaux, la décélération du déficit de la sécurité sociale cache une formidable atteinte aux droits sociaux, au cours de ce quinquennat, dont nous pouvions attendre un autre résultat !

Si nous relevons le coup de pouce de la baisse de la CSG pour quelques milliers de retraités, que dire de l’allongement de délai pour partir à la retraite, de la cotisation « de solidarité » que seuls les retraités paient, du blocage de l’indexation sur le coût de la vie…

Au nom de l’équité, ce gouvernement a massacré le principe d’universalité des allocations familiales et les cotisations patronales auront disparues de leur financement…

Après la mascarade de la « stratégie nationale de santé », la loi dite de « modernisation de notre système de santé » consacre les groupements hospitaliers de territoire » (GHT), actant une destruction sans précédent de l’offre de soins hospitaliers dans notre pays : le PLFSS 2017 prévoit une énième pression financière sur les budgets hospitaliers avec une nouvelle
ponction de l’ordre de 1,5 milliard au titre de « l’efficacité de la dépense hospitalière », du « virage ambulatoire » et de la « réduction des inadéquations hospitalières » !! Que de souffrances du côté des personnels, et de dégradation des conditions d’accès et
de prises en charge de la population non comptabilisés dans les propos cyniques de la ministre de la Santé !

Enfin la politique de « redressement » des comptes de la sécurité sociale a été rythmée chaque année à coup de contrats d'objectifs et de moyens pour les caisses : des milliers de suppressions d’emplois, fermetures des centres d’accueil et de paiement, remise
en cause des missions au service de la population et à terme un processus achevé d’étatisation de la sécurité sociale !

Ainsi le PLFSS 2017 prévoit 4,I milliards d’économies sur les besoins de santé dans la vie et le travail, de retraite et de politique familiale !

Non ! La remise en cause des droits sociaux et le démantèlement de la sécurité sociale ne relèvent pas de la gauche Madame Touraine ! Non ! La pression sur lesdépenses de santé et de protection sociale ne seront jamais les indicateurs d’une politique de gauche : en
attestent tous les candidats de la « primaire de droite » qui font dans la surenchère, le sourire aux lèvres !

Seule la volonté politique de respect des principes de solidarité, d’universalité, d’égalité peut répondre aux formidables défis de notre temps, tels que le vieillissement de population et le développement des maladies chroniques, la lutte pour un développement durable social et environnemental, la mise à disposition de toutes et tous des progrès médicaux et technologiques. Ils exigent une mobilisation sans précédent de moyens financiers pour l’Humain, enfin !

Dans l’immédiat les communistes n’auront de cesse de faire valoir leurs propositions immédiates : arrêter les exonérations des cotisations patronales et la fiscalisation de celles-ci ; une cotisation complémentaire exceptionnelle sur les profits financiers ; mettre en place
la modulation des cotisations patronales selon les objectifs d’emplois et de salaires…
Se fixer l’objectif d’atteindre rapidement le 100% SECU mettra fin à l’éloignement de soins de millions de personnes.

Le 8 novembre, les militants et les élu-e-s communistes seront aux côtés des salarié-es
de la santé et du médico-social pour créer les conditions d’une vraie alternative sociale et politique.

Projet de loi de finances sécurité sociale 2017: l'imposture jusqu'au bout! Mobilisons-nous le 8 novembre (PCF)
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 18:15

Non au fichier de police qui va insécuriser 60 millions de Français

 

Le PCF marque son opposition totale sur la forme et le fond à la constitution du fichier totalitaire des « titres électroniques sécurisés » (TES) concernant 60 millions de Français.

Sur la forme, le PCF dénonce la méthode du gouvernement qui hors de tout débat démocratique a pris dans la plus grande opacité la décision de créer le fichier TES par un décret publié le dimanche 31 octobre. Il appuie la demande de débat parlementaire faite par la CNIL. Il soutient la décision du 7 novembre du Conseil national du numérique (CNNum) d’appeler le gouvernement à suspendre la mise œuvre de son décret et de s’autosaisir afin d’examiner des alternatives respectueuses des droits et libertés au fichier TES.

Sur le fond, le PCF pense que le fichier TES loin d’être un outil efficace dans la lutte contre l’usurpation d’identité et la falsification des titres, va au contraire être un facteur d’insécurité pour les citoyens à la fois en raison des risques de piratage, mais aussi à cause des dérives liberticides et totalitaires qui sont historiquement documentés pour de tels fichiers. De vraies alternatives existent comme l’intégration de puces sécurisées dans les titres et l’utilisation de la technologie Blockchain. Ainsi, le choix du ministère de l’Intérieur est politiquement dangereux et technologiquement ringard.

Le PCF appelle le gouvernement a abrogé le décret de création du TES, et a mandaté la CNIL et le CNNum pour faire des propositions alternatives de sécurisation des titres d’identité sous contrôle parlementaire.

Non au fichier de police qui va insécuriser 60 millions de Français (PCF)
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 07:25
A la mémoire de la Commune: un article de Lénine en 1911 pour le 40 e anniversaire de la Commune de Paris qui commença le 18 mars 1871

 

Cet article écrit en 1911 par Lénine pour le 40ème anniversaire de la Commune de Paris, qui commença le 18 mars 1871.


Quarante ans se sont écoulés depuis la proclamation de la Commune de Paris. Selon la coutume, le prolétariat français a honoré par des meetings et des manifestations la mémoire des militants de la révolution du 18 mars 1871 ; à la fin de mai, il ira de nouveau déposer des couronnes sur la tombe des communards fusillés, victimes de l’horrible « semaine sanglante » de mai et jurer une fois de plus de combattre sans relâche jusqu’au triomphe complet de leurs idées, jusqu’à la victoire totale de la cause qu’ils lui ont léguée.

Pourquoi le prolétariat, non seulement français, mais du monde entier, honore-t-il dans les hommes de la Commune de Paris ses précurseurs ? Et quel est l’héritage de la Commune ?

La Commune naquit spontanément ; personne ne l’avait consciemment et méthodiquement préparée. Une guerre malheureuse avec l’Allemagne ; les souffrances du siège ; le chômage du prolétariat et la ruine de la petite bourgeoisie ; l’indignation des masses contre les classes supérieures et les autorités qui avaient fait preuve d’une incapacité totale ; une fermentation confuse au sein de la classe ouvrière qui était mécontente de sa situation et aspirait à une autre organisation sociale ; la composition réactionnaire de l’Assemblée nationale qui faisait craindre pour la République, tous ces facteurs, et beaucoup d’autres, poussèrent la population de Paris à la révolution du 18 mars qui remit inopinément le pouvoir entre les mains de la Garde nationale, entre les mains de la classe ouvrière et de la petite bourgeoisie qui s’était rangée de son côté.

Ce fut un évènement sans précédent dans l’histoire. Jusqu’alors, le pouvoir se trouvait ordinairement entre les mains des grands propriétaires fonciers et des capitalistes, c’est-à-dire d’hommes de confiance à eux, constituant ce qu’on appelle le gouvernement. Mais après la révolution du 18 mars, lorsque le gouvernement de M. Thiers s’enfuit de Paris avec ses troupes, sa police et ses fonctionnaires, le peuple devint le maître de la situation et le pouvoir passa au prolétariat. Mais dans la société actuelle, le prolétariat, économiquement asservi par le capital, ne peut dominer politiquement s’il ne brise les chaînes qui le rivent au capital. Et voilà pourquoi le mouvement de la Commune devait inévitablement revêtir une couleur socialiste, c’est-à-dire chercher à renverser la domination de la bourgeoisie, la domination du capital, et à détruire les assises mêmes du régime social actuel.

Au début, ce mouvement fut extrêmement mêlé et confus. Y adhéraient des patriotes qui espéraient que la Commune reprendrait la guerre contre les Allemands et la mènerait à bonne fin. Il était soutenu par les petits commerçants menacés de ruine si le paiement des traites et des loyers n’était pas suspendu (ce que le gouvernement leur avait refusé, mais que la Commune leur accorda). Enfin, au début, il bénéficia même en partie de la sympathie des républicains bourgeois qui craignaient que l’Assemblée nationale réactionnaire (les « ruraux », les hobereaux sauvages) ne restaurât la monarchie. Mais dans ce mouvement, le rôle principal fut naturellement joué par les ouvriers (surtout par les artisans parisiens) parmi lesquels une active propagande socialiste avait été menée durant les dernières années du second Empire et dont beaucoup appartenaient même à l’Internationale.

Les ouvriers seuls restèrent fidèles jusqu’au bout à la Commune. Les républicains bourgeois et les petits bourgeois s’en détachèrent bientôt : les uns effrayés par le caractère prolétarien, socialiste et révolutionnaire du mouvement ; les autres lorsqu’ils le virent condamné à une défaite certaine. Seuls les prolétaires français soutinrent sans crainte et sans lassitude leur gouvernement ; seuls ils combattirent et moururent pour lui, c’est-à-dire pour l’émancipation de la classe ouvrière, pour un meilleur avenir de tous les travailleurs.

Abandonnée par ses alliés de la veille et dépourvue de tout appui, la Commune devait inéluctablement essuyer une défaite. Toute la bourgeoisie de la France, tous les grands propriétaires fonciers, toute la Bourse, tous les fabricants, tous les voleurs grands et petits, tous les exploiteurs se liguèrent contre elle. Cette coalition bourgeoise soutenue par Bismarck (qui libéra 100 000 prisonniers français pour réduire Paris) réussit à dresser les paysans ignorants et la petite bourgeoisie provinciale contre le prolétariat parisien et à enfermer la moitié de Paris dans un cercle de fer (l’autre moitié étant investie par l’armée allemande).

Dans certaines grandes villes de France (Marseille, Lyon, Saint-Etienne, Dijon et ailleurs), les ouvriers tentèrent également de s’emparer du pouvoir, de proclamer la Commune et d’aller secourir Paris, mais ces tentatives échouèrent rapidement. Et Paris, qui leva le premier le drapeau de l’insurrection prolétarienne, se trouva réduit à ses seules forces et voué à une perte certaine.

Pour qu’une révolution sociale puisse triompher, deux conditions au moins sont nécessaires : des forces productives hautement développées et un prolétariat bien préparé. Mais en 1871 ces deux conditions faisaient défaut. Le capitalisme français était encore peu développé et la France était surtout un pays de petite bourgeoisie (artisans, paysans, boutiquiers, etc.). Par ailleurs, il n’existait pas de parti ouvrier ; la classe ouvrière n’avait ni préparation ni long entraînement et dans sa masse, elle n’avait même pas une idée très claire de ses tâches et des moyens de les réaliser. Il n’y avait ni sérieuse organisation politique du prolétariat, ni syndicats ou associations coopératives de masse…

Mais ce qui manqua surtout à la Commune, c’est le temps, la possibilité de s’orienter et d’aborder la réalisation de son programme. Elle n’avait pas encore eu le temps de se mettre à l’oeuvre que le gouvernement de Versailles, soutenu par toute la bourgeoisie, engageait les hostilités contre Paris. La Commune dut, avant tout, songer à se défendre. Et jusqu’à la fin, survenue entre les 21 et 28 mai, elle n’eut pas le temps de penser sérieusement à autre chose.

Au demeurant, malgré des conditions aussi défavorables, malgré la brièveté de son existence, la Commune réussit à prendre quelques mesures qui caractérisent suffisamment son véritable sens et ses buts. La Commune remplaça l’armée permanente, instrument aveugle des classes dominantes, par l’armement général du peuple ; elle proclama la séparation de l’Église et de l’État, supprima le budget des Cultes (c’est-à-dire l’entretien des curés par l’État), donna à l’instruction publique un caractère tout à fait laïque et par là même porta un coup sérieux aux gendarmes en soutane. Dans le domaine purement social, elle n’eut pas le temps de faire beaucoup de choses, mais le peu qu’elle fit montre avec suffisamment de clarté son caractère de gouvernement ouvrier, populaire : le travail de nuit dans les boulangeries fut interdit ; le système des amendes, ce vol légalisé des ouvriers, fut aboli ; enfin, la Commune rendit le fameux décret en vertu duquel toutes les fabriques, usines et ateliers abandonnés ou immobilisés par leurs propriétaires étaient remis aux associations ouvrières qui reprendraient la production. Et comme pour souligner son caractère de gouvernement authentiquement démocratique et prolétarien, la Commune décida que le traitement de tous les fonctionnaires de l’administration et du gouvernement ne devait pas dépasser le salaire normal d’un ouvrier et en aucun cas s’élever au-dessus de 6 000 francs par an.

Toutes ces mesures montraient assez clairement que la Commune s’avérait un danger mortel pour le vieux monde fondé sur l’asservissement et l’exploitation. Aussi la société bourgeoise ne put-elle dormir tranquille tant que le drapeau rouge du prolétariat flotta sur l’Hôtel de Ville de Paris. Et lorsque, enfin, les forces gouvernementales organisées réussirent à l’emporter sur les forces mal organisées de la révolution, les généraux bonapartistes, battus par les Allemands et courageux contre leurs compatriotes vaincus firent un carnage comme jamais Paris n’en avait vu. Près de 30 000 Parisiens furent massacrés par la soldatesque déchaînée, près de 45 000 furent arrêtés dont beaucoup devaient être exécutés par la suite ; des milliers furent envoyés au bagne ou déportés. Au total, Paris perdit environ 100 000 de ses fils et parmi eux les meilleurs ouvriers de toutes les professions.

La bourgeoisie était contente. « Maintenant, c’en est fait du socialisme, et pour longtemps ! », disait son chef, le nabot sanguinaire Thiers, après le bain de sang qu’avec ses généraux il venait d’offrir au prolétariat parisien. Mais ces corbeaux bourgeois croassaient à tort. À peine six ans après l’écrasement de la Commune, alors que nombre de ses combattants croupissaient encore au bagne ou languissaient en exil, le mouvement ouvrier renaissait déjà en France. La nouvelle génération socialiste, enrichie par l’expérience de ses aînés et nullement découragée par leur défaite, releva le drapeau tombé des mains des combattants de la Commune et le porta en avant avec assurance et intrépidité aux cris de « Vive la révolution sociale ! Vive la Commune ! » Et quelques années plus tard, le nouveau parti ouvrier et l’agitation qu’il avait déclenchée dans le pays obligeaient les classes dominantes à remettre en liberté les communards restés aux mains du gouvernement.

Le souvenir des combattants de la Commune n’est pas seulement vénéré par les ouvriers français, il l’est par le prolétariat du monde entier. Car la Commune lutta non point pour quelque objectif local ou étroitement national, mais pour l’affranchissement de toute l’humanité laborieuse, de tous les humiliés, de tous les offensés. Combattante d’avant-garde de la révolution sociale, la Commune s’acquit des sympathies partout où le prolétariat souffre et lutte. Le tableau de sa vie et de sa mort, l’image du gouvernement ouvrier qui prit et garda pendant plus de deux mois la capitale du monde, le spectacle de la lutte héroïque du prolétariat et de ses souffrances après la défaite, tout cela a enflammé l’esprit de millions d’ouvriers, fait renaître leurs espoirs et gagné leur sympathie au socialisme. Le grondement des canons de Paris a tiré de leur profond sommeil les couches les plus arriérées du prolétariat et donné partout une impulsion nouvelle à la propagande révolutionnaire socialiste. C’est pourquoi l’oeuvre de la Commune n’est pas morte ; elle vit jusqu’à présent en chacun de nous.

La cause de la Commune est celle de la révolution sociale, celle de l’émancipation politique et économique totale des travailleurs, celle du prolétariat mondial. Et en ce sens, elle est immortelle.

Lénine, avril 1911

A la mémoire de la Commune: un article de Lénine en 1911 pour le 40 e anniversaire de la Commune de Paris qui commença le 18 mars 1871
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 21:07

Loi de financement de la sécurité sociale 2017

Un déficit financier comblé partiellement par un déficit politique total !

La loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017, présentée par le gouvernement et votée par l’Assemblée nationale en 1ère lecture ce 2 novembre, s’inscrit dans une logique purement comptable où les économies financières priment sur les besoins sociaux et de santé.

Par cette loi, le gouvernement entonne le chant de la victoire sur le « trou de la sécu » affirmant voir arriver la fin du déficit, mais à quel prix (!) :
• celui du renoncement aux soins ;
• celui de la poursuite de la progression des inégalités sociales et de l’accès aux soins ;
• celui de la remise en cause de la qualité du travail des professionnels de santé et de la sécurité sociale (moins 8 800 postes) ;
• celui de la remise en cause des moyens pour une politique de prévention ; 
• celui de coupes franches dans les budgets des hôpitaux publics et leurs conséquences pour les personnels et les usagers (moins 1,5 milliard d’euros et 22 000 suppressions de postes).

L’objectif d’économiser 10 milliards d’euros en trois ans sur la santé, 
dont 3,4 milliards en 2016, en est l’illustration la plus marquante.

Le temps est venu de mettre un terme à cette course à l’économie sans ligne d’arrivée !

Avec des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) portées à 2,1 %, soit le plus faible taux depuis vingt ans, alors que, dans le même temps, l’évolution des dépenses est estimée à 4 %... L’enveloppe budgétaire de l’assurance maladie progresse deux fois moins vite que les besoins de santé !

La CGT exige un financement de la Sécurité sociale à la hauteur des besoins de la population.

Le dogmatisme visant à des économies budgétaires est la concrétisation d’un choix politique d’austérité, c’est une vision purement comptable qui fait de la réduction des dépenses un objectif en soi et, cela, au détriment de prestations de qualité.

La CGT exige la réorientation de cette politique ; les drames humains sont trop nombreux, la société, les citoyens trop maltraités pour poursuivre dans cette voie.

Avoir le souci de notre système de protection sociale, de sa pérennité et de son équilibre financier passe par une réorientation profonde en termes de financement et de captation de nouvelles ressources. Pour cela l’argent existe, la CGT exige une autre répartition des richesses. Pour ne prendre qu’un exemple, la lutte contre la fraude aux cotisations patronales est estimée par la Cour des comptes à plus 
de 20 milliards pour la seule année 2012 !

Cette loi confirme une véritable spirale de régression qui aggrave les inégalités d’accès aux soins et ne permet pas d’affronter les nouveaux défis que constituent, notamment, le vieillissement de la population et l’accroissement des maladies chroniques.

Concernant la branche famille, l’annonce de la division par deux de son déficit n’est due qu’à deux choses : le gel de la revalorisation des prestations servies aux familles en 2014 et 2015 et la mise en œuvre, l’été dernier, de la modulation des allocations familiales… c’est plus de 865 millions « d’économies » qui ont été réalisées sur le dos des familles.

Pour ce qui est de la branche vieillesse, le caractère excédentaire est le résultat des réformes des retraites initiées par les précédents gouvernements et confortées par l’actuel. Elles se traduisent par un allongement de la durée de cotisation et de l’âge de départ à la retraite et une baisse importante du montant des pensions !

Il en est de même quant à l’excédent de la branche accidents du travail-maladies professionnelles (AT-MP) qui est principalement dû à la sous-déclaration des accidents et maladies. Là encore, aucune mesure concrète afin d’améliorer une situation que chacun sait désastreuse au regard de la réalité du travail dans les entreprises et de la dégradation des conditions de travail génératrices d’un niveau d’accidentologie bien supérieur aux déclarations.

D’une manière générale, la CGT dénonce une loi de financement de la Sécurité sociale pour 2017 qui fait de la réduction des déficits un objectif en soi, qui diminue les prestations dans tous les secteurs et qui conduit un nombre croissant d’usagers à se soigner selon leurs moyens et non selon leurs besoins… bien loin de l’idéal porté lors de la mise en place de notre Sécurité sociale !

Les fédérations CGT de la Santé et action sociale et des Organismes sociaux appellent les salariés de ces secteurs à se mobiliser le 8 novembre prochain.

L’avenir de la Sécurité sociale dépend de l’engament de chacune et chacun, la CGT appelle l’ensemble des salariés et des retraités à se mobiliser pour la défendre et la renforcer !

Montreuil, le 4 novembre 2016

Loi de financement de la sécurité sociale: un déficit financier comblé partiellement par un déficit politique total! (CGT)
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 18:38
Kergloff, 6 novembre 2016: un après-midi pour la Palestine à la conférence-débat de l'AFPS avec l'ambassadeur de Palestine, Saliman Eherfi, et le militant anti-colonialiste israélien, Michel Warschawski
Kergloff, 6 novembre 2016: un après-midi pour la Palestine à la conférence-débat de l'AFPS avec l'ambassadeur de Palestine, Saliman Eherfi, et le militant anti-colonialiste israélien, Michel Warschawski
Kergloff, 6 novembre 2016: un après-midi pour la Palestine à la conférence-débat de l'AFPS avec l'ambassadeur de Palestine, Saliman Eherfi, et le militant anti-colonialiste israélien, Michel Warschawski
Kergloff, 6 novembre 2016: un après-midi pour la Palestine à la conférence-débat de l'AFPS avec l'ambassadeur de Palestine, Saliman Eherfi, et le militant anti-colonialiste israélien, Michel Warschawski
Kergloff, 6 novembre 2016: un après-midi pour la Palestine à la conférence-débat de l'AFPS avec l'ambassadeur de Palestine, Saliman Eherfi, et le militant anti-colonialiste israélien, Michel Warschawski
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Kergloff, 6 novembre 2016: un après-midi pour la Palestine à la conférence-débat de l'AFPS avec l'ambassadeur de Palestine, Saliman Eherfi, et le militant anti-colonialiste israélien, Michel Warschawski
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Kergloff, 6 novembre 2016: un après-midi pour la Palestine à la conférence-débat de l'AFPS avec l'ambassadeur de Palestine, Saliman Eherfi, et le militant anti-colonialiste israélien, Michel Warschawski
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Kergloff, 6 novembre 2016: un après-midi pour la Palestine à la conférence-débat de l'AFPS avec l'ambassadeur de Palestine, Saliman Eherfi, et le militant anti-colonialiste israélien, Michel Warschawski

Un après-midi très riche avec Michel Warschawki et M. Saliman Eherfi, ambassadeur de Palestine et représentant de l'autorité palestinienne en France. Jean-Pierre Jeudy de l'AFPS centre-Finistère, ancien maire de Carhaix, avait introduit la réunion.

A la suite de quoi  Michel Warschawki a pris la parole en disant des choses très fortes sur la lutte palestinienne de décolonisation. En substance:

"Un Etat, deux Etats, je ne veux pas rentrer dans ce débat. C'est une question qui me fâche. Une question de supermarché. Nous ne sommes pas à l'heure des choix de préférence entre des solutions. Nous sommes en plein dans le problème, dans le conflit. La question, c'est que faire? Comment s'organiser? Comment lutter? Quelle stratégie définir pour créer un rapport de force. La clef ne peut venir que de la résistance palestinienne et du soutien qu'elle reçoit dans un vaste mouvement de solidarité à travers le monde, qu'il faut amplifier car la plupart des Etats laisse Israël bafouer les droits collectifs et individuels des Israéliens en toute impunité. Je me souviens de la guerre d'Algérie. J'étais adolescent en France à l'époque car je ne suis parti qu'à quinze ans en Israël. Je me souviens des débats passionnés et finalement peu intéressants sur les moyens de mettre fin au conflit: nationalité aux Algériens, départementalisation. Exercice intellectuel pas particulièrement constructif et intéressant tant que la question du soutien concret ne se posait pas concrètement. L'indépendance est finalement apparue comme la seule perspective possible et crédible à un de Gaulle qui prenait acte du rapport de force sur le terrain et qui a su négocier des conditions de retrait préservant les intérêts français. J'ai l'intime conviction que le rapport de force changera quand le mouvement national palestinien sera suffisamment puissant pour imposer ses solutions. Alors la "bonne solution technique" s'imposera d'elle-même. On peut tout imaginer sur le papier, quand on est dans le rêve, on peut rêver de n'importe quoi.

Ce qui me préoccupe, c'est qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui pour changer le rapport de force. Quelle stratégie?

Dans les années 70 et au début des années 1980, les Palestiniens ont saisi une "fenêtre d'opportunité" comme disent les négociateurs américains en acceptant un compromis injuste, douloureux, qui pouvait produire une accalmie et une première reconnaissance de l'identité nationale de leur peuple. Ils ont accepté sur le court terme de faire l'impasse sur la question essentielle de la libération palestinienne, à savoir le retour des réfugiés. L'Etat d'Israël contrôlerait 70% du territoire de la Palestine historique, l'Etat palestinien, 30%. C'était un compromis historique qui permettait à la nouvelle génération palestinienne de sortir d'un cycle de violence. De revenir à une sorte de normalité en allant dans le sens d'un dépassement du conflit. Seulement après Camp David Ehud Barak a cassé ce processus en parlant des propositions généreuses des israéliens qui auraient été refusés par l'intransigeance irresponsable d'Arafat. En réalité, que des mensonges... Il n'y avait pas de propositions israéliennes, encore moins généreuses. Ehud Barak a reconnu lui-même qu'il avait menti. Une fois cette fenêtre d'opportunité fermée, certains disent que la situation devient irréversible pour condamner l'hypothèse des deux Etats: vu le nombre de colons, l'intégration économique, ...etc, on ne pourrait plus revenir en arrière.

En réalité, aucune situation n'est irréversible. Tout est réversible, l'Empire soviétique, le Reich de mille ans, le colonialisme, l'Algérie française. La situation ne devient irréversible car les victimes croient qu'ils ne peuvent plus changer le cours des choses. Il en a été ainsi des palestiniens de Galilée, territoire palestinien dans le partage de l'ONU en 1947, annexé militairement, illégalement, qui finalement se disent que la Galilée est israélienne pour longtemps et qu'ils n'ont pas d'autre choix qu'accepter d'intégrer la société israélienne en revendiquant des droits égaux dans les années 53-56. Tournant qui va d'une revendication territoriale à une revendication d'égalité des droits. La revendication de l'indépendance, de la sécession est oubliée. En Cisjordanie, les palestiniens se projettent toujours vers une fin de l'occupation. L'immense majorité, la quasi totalité des Palestiniens se projettent vers un Etat palestinien indépendant. Sortez de nos vies! Donnez des droits à nos frères palestiniens israéliens! Alors on accepte la partition et on arrête le combat.

L'intelligence politique de Yasser Arafat a été de prendre en considération le concept de temps en politique, de distinguer les objectifs de temps court, de temps moyen et de temps long. Quand on pratique la discordance des temps en politique, on fait du n'importe quoi. Oui notre droit de peuple palestinien sur la terre de la patrie est inconditionnel. Mais pour réaliser cette libération, pour démonter le régime d'apartheid d'Israël, ça prendra des générations. Par contre, dans la conjoncture internationale immédiate, on peut obtenir un compromis injuste mais porteur d'un avenir sur le temps court. Une période de stabilisation, de paix relative garantie à la population palestinienne.

Le problème pour le peuple palestinien, c'est que cette solution a été pensée dans l'ère de la décolonisation. Yitshak Rabin pensait lui-même en terme de décolonisation, il avait conscience de l'aberration historique des colonies israéliennes en territoire occupé militairement. Ce qu'ils n'avaient pas compris, c'est qu'on entrait dans une période de recolonisation du monde. Ouverte notamment par la guerre globale préventive de George W. Bush. La seule fois où j'ai rencontré Arafat, il était assiégé, prisonnier, considéré comme un terroriste à éliminer, à la Muqata, très affaibli, blanc de peau, tremblant. Pendant la rencontre, à laquelle il laissait participer ses conseillers, il disait, consterné "Et pourtant j'ai fait la paix des braves avec mon ennemi Yitshak Rabin". "J'ai accompli ma part dans ce qu'on m'a demandé, plus que ma part. Pourquoi j'en suis là, abandonné de tous..." Sauf de la France de Chirac qui lui a sans doute sauvé la vie à cette époque. Non, il n'avait pas "mérité" ça... C'est le monde qui avait basculé. On est dans la recolonisation. Dans la reconquête de tous les acquis matériels, symboliques des peuples dominés. Vous êtes redevenu un prisonnier, plus un chef d'Etat, c'est le monde qui a basculé. Ce basculement impose au peuple palestinien, à sa direction politique, de réévaluer la stratégie, le facteur temps.

Mais le peuple palestinien est un peuple extrêmement politique, intelligent. Ils n'avaient pas le choix.

Qu'est-ce qu'on fait maintenant? Je n'aurai pas l'arrogance de dire aux Palestiniens ce qu'ils doivent faire. D'ailleurs, je ne sais pas. C'est à eux de trouver les formes de lutte qui leur conviennent, qu'ils peuvent assumer dans un rapport de force plus que compliqué.

L'ordre géopolitique installé depuis 100 ans par la chute de l'empire ottoman et le partage colonial du monde arabe par les occidentaux s'écroulent; l'Irak, la Syrie, les anciens Etats n'existent plus. Tout le Proche et Moyen-Orient est plongé dans le chaos, la violence. La Palestine n'est plus au centre des préoccupations du mouvement populaire arabe, et encore moins des pouvoirs étatiques, mais si ça reste un symbole fort de l'injustice et du combat de libération dans le coeur de tout le monde, pour tous les peuples. Au bout du monde, même au Brésil, la Palestine est le symbole des résistances jusqu'à aujourd'hui.

Quelles perspectives aujourd'hui pour les Palestiniens? J'aurais plutôt envie de poser la question: quelles sont vos tâches à vous, citoyens du monde engagés, citoyens du monde pour qui la question du droit et de la justice sont importants. BDS: vous voulez faire quelque chose pour la Palestine, c'est BDS, Boycott, Désinvestissement, Sanctions sur Israël. Il faut sortir Israël de la culture de l'impunité, comme on le prônait avec l'Espagne de Franco, la Grèce des colonels, l'Afrique du sud de l'apartheid. Le mot important, c'est "sanctions internationales". C'est parce que la communauté internationale est complice et lâche, qu'il n'y a aucune sanction, aucune pression internationale véritable que c'est à la société civile des'investir pour faire pression sur ses élus afin que les Etats prennent des mesures.

Je suis surpris par les premiers succès de la campagne BDS. On a commencé par appeler à boycotter les oranges dans les supermarchés, maintenant c'est Orange qui remet en cause ses partenariats avec la grosse entreprise israélienne des télécom. Même si Valls l'a obligé à faire volte-face. La compagnie des eaux hollandaise a rompu aussi le contrat avec l'entreprise israélienne qui volait l'eau des palestiniens. Ce sont des initiatives qui font pression sur Israël. Il faut qu'ils comprennent qu'ils doivent cesser de se comporter en "Etat voyou", qu'ils doivent comme les autres respecter le droit international, les droits individuels et collectifs du peuple palestinien.

On a besoin de victoires dans nos combats. Pour avancer, il faut des succès de temps à autre pour ne pas désespérer, la campagne BDS en offre qui doivent nous amener à amplifier la mobilisation".

L'ambassadeur de Palestine Saliman Eherfi, après avoir salué le courage de militants progressistes anti-colonialistes israéliens comme Michel Warschawki qui font face à une politique fasciste, raciste et anti-démocratique à leur égard, la société israélienne ayant été largement kidnappée par l'extrémisme religieux et colonial, a ensuite pris la parole dans un discours commençant par revenir aux racines occidentales et coloniales de l'Etat d'Israël, avec des arabes largement trompés par les vainqueurs de l'Empire Ottoman, les Anglais surtout. Il a rappelé que les juifs vivaient auparavant en paix avec les arabes chrétiens et musulmans. Que la discorde et le conflit sont le produit de l'impérialisme britannique et du colonialisme. Les forces coloniales ont décidé de partager la région, avec les accords secrets franco-britanniques Sikes-Picot en 1916, puis la déclaration Balfour. Après 100 ans, on voudrait créer un autre partage eh faisant voler en éclat les Etats nationaux issus de la colonisation, et en exerçant une nouvelle tutelle impériale par la guerre. Saliman Eherfi qui a été diplomate et conseiller d'Arafat, ambassadeur en Afrique du Sud auprès de Mandela est revenu sur les conditions des premiers pourparlers du mouvement de libération palestinien avec les Etats-Unis, Israël alors qu'au départ on ne les reconnaissait pas comme interlocuteurs. Il a décrit le rôle des Américains. Leur cynisme quand ils recommandent à l'Irak d'envahir le Koweït avant de leur tomber dessus pour faire chuter les prix du pétrole. Il a dit la difficulté pour les Palestiniens de se retrouver seul avec le meilleur ami des Américains comme ennemi ou adversaire sans l'appui de l'URSS et des chinois par le collapse de l'URSS. Il a expliqué comment les Palestiniens ont dû sans cesse avancer sur un sol désertique mouvementé, ou un champ de mines, où la moindre erreur était fatale, il a décrit le rôle des américains, des israéliens dans l'essor de l'islamisme et le rôle de l'élimination des cadres de l'OLP par Israël après la militarisation partielle de la seconde Intifada dans les nouvelles possibilités d'accès au pouvoir offertes par le Hamas. Il a parlé de la difficulté et des contraintes d'extrême prudence pour les Palestiniens confrontés à un environnement hostile et un Etat qui attend la moindre erreur au tournant. Lui aussi croit que la mobilisation internationale de la société civile peut être décisive. 

Michel Warschawki et Saliman Eherfi ont ensuite répondu à de nombreuses questions sur le boycott d'Israël en tant qu'entité coloniale , "l'islamisation supposée de la résistance" palestinienne, les perspectives de lutte en interne, la dérive raciste et fasciste de la société et de la vie politique israélienne, reconnue par des gens comme Abraham Burg ou l'historien Zeev Sternhell qui ne vient pas de l'extrême gauche, et qui se traduit notamment par des projets de destitution de députés arabes israéliens du simple fait que leurs opinions ne conviennent pas, mais aussi sur l'impact des révolutions arabes, les possibilités que la jeunesse palestinienne se livre par désespoir et sentiment de n'avoir rien à perdre en l'absence de perspectives et dans l'humiliation quotidienne de l'occupation militaire et de la colonisation à des gestes de lutte suicidaires ou très périlleux. Le débat ne s'est pas développé trop longuement car les intervenants avaient été déjà très diserts et l'ambassadeur de Palestine avait son avion à prendre en début de soirée pour rentrer à Paris.

Amenant beaucoup d'émotion en fin d'après-midi, Claude Couamme a lu un très poignant poème de Michel Muller, poète et auteur de chansons suisse, sur les bombardements de Gaza, et interprété magnifiquement, et de manière très sensible avec sa belle voix, une de ses chansons "Palestine".  

Ismaël Dupont  

   

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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 10:46
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette

Résolution adoptée par 95% des 520 représentants des fédérations et parlementaires du PCF lors de la Conférence Nationale du 5 novembre: "Unis pour l'Humain d'abord - les communistes en campagne"

Sur le site du PCF, vous pouvez trouver l'ensemble des débats de la conférence nationale d'hier à La Villette, avec des débats et des interventions lucides et souvent de haute tenue , du côté des tenants des différentes positions, et dans un climat respectueux et fraternel, avec la volonté de chacun d'exprimer son point de vue en toute franchise et indépendance, ce qui fait honneur à notre parti. 
 
 
 
Les délégués du Finistère à la conférence nationale ont voté la résolution politique de la conférence nationale en regrettant pour certains que l'option d'un ajournement du choix de la candidature pour continuer à pousser le rassemblement de la gauche sur un projet progressiste tournant le dos à la politique du pouvoir actuel (l'option n°1 de nos débats depuis un mois) n'ait pas été retenue dans les options de vote.
 
Nous avons voté en conformité avec ce qui était ressorti de la dizaine de débats des communistes finistériens pour lesquels nous avons eu des comptes rendu et auxquels nous avons participé depuis un mois. 
 
***
 
Le résultat de la conférence nationale: 
 
La résolution de la conférence nationale adoptée à 94%. 
 
Et sur le bulletin de vote  
 
Résultats de la conférence nationale du PCF : 
 
Inscrits 535 
 
votants 519
 
"Option 1: Les communistes décident d'appeler à voter Jean-Luc Mélenchon, considérant qu'un rassemblement peut s'opérer avec cette candidature et qu'elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l'austérité. Tout en poursuivant leurs efforts pour une candidature commune, les communistes porteront cet appel en conservant leur autonomie critique et constructive, et travailleront à un cadre collectif de campagne afin d'oeuvrer à la construction d'un rassemblement le plus large possible".   
 
 218 voix - 44% 
 
" Option 2: Les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu'elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement. Des camarades sont disponibles. Cette candidature pourrait, si la situation l'exige, sur la base d'un accord politique et après consultation des adhérent-e-s, se retirer au profit d'une candidature commune d'alternative à l'austérité telle que nous le proposons. Si cette option est retenue, le Conseil National soumettra le choix d'une candidature à la ratification des communistes" 
 
274 voix - 54% 
 
Abstention 27
 
Ce vote des délégués élus des fédérations et des parlementaires n'est pas une révolution (et encore moins de palais) contre la direction nationale (partagée dans ses avis, comme les groupes parlementaires) et Pierre Laurent qui avait donné son avis personnel pour un appel à soutenir la candidature Mélenchon la veille.
Ce n'est pas non plus un vote de repli sur soi du Parti Communiste, un vote identitaire. Nous continuons à porter l'ambition et l'exigence du rassemblement de la gauche pour éviter la catastrophe d'une évacuation de la gauche de la scène politique à travers un affrontement droite radicalisée-extrême-droite au second tour des présidentielles et un raz de marée possible bleu-brun aux législatives. 
C'est un vote pour porter un projet clair en rupture avec la Ve République monarchique, son hyper-personnalisation du pouvoir et de la vie politique, pour mettre sur le devant de la scène les besoins et les attentes de la population, en particulier de celle qui souffre, pour combattre l'Europe libérale et la dictature de la finance et du capitalisme, pour porter la voie d'une gauche populaire, soucieuse de continuer à porter ses valeurs historiques et l'héritage de la lutte des classes, mais aussi de la défense des idées démocratiques, républicaines, internationalistes, de paix. 
Beaucoup de choses dans l'attitude politique, le discours de Mélenchon nous déplaisent et lui et France Insoumise et le Parti de Gauche n'ont posé à aucun moment ces dernières semaines les bases sérieuses d'une discussion pour un accord politique qui respecte l'identité de tous et ce que représente chacun, menaçant au contraire de présenter des candidats France Insoumise dans toutes les circonscriptions aux législatives, y compris contre les candidats communistes sortants, refusant d'envisager le moindre rassemblement avec des organisations politiques à gauche aux présidentielles et aux législatives. Mélenchon n'est évidemment pas la seule voix ni la seule voie de la gauche progressiste, anti-austérité et anti-libérale.
 
Le Parti Communiste avec ce qu'il représente (55 000 adhérents, la deuxième force militante à gauche, tout juste derrière le PS qui a vu son nombre d'adhérents divisé par deux depuis 2012-  et pour quelques milliers pour le Parti de Gauche - des milliers d'élus, une histoire de 95 ans consubstantielle à l'histoire des conquêtes sociales, démocratiques et civilisationnelles du XX e siècle en France)  et ses efforts de rassemblement continus, avec le Front de Gauche, et pour l'élargir, peut tout à fait porter une voie singulière nécessaire dans ces élections présidentielles, même si pour nous, l'intérêt de la France et des Français, à savoir d'avoir une gauche présente au second tour, primera en dernier ressort si les conditions d'un large rassemblement sur un projet partagé rompant avec les orientations régressives des 5 dernières années sont réunies.     

Mais c'est maintenant à l'ensemble des adhérents communistes de se prononcer en toute indépendance de réflexion personnelle les 24-25-26 novembre. 
 
Dans un débat complexe à trancher et qui peut encore peut-être être instruit à partir de nouveaux éléments d'ici trois semaines. 
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère. 
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
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Conférence nationale du PCF 5 novembre 2016 à la cité des sciences et de l'Industrie à La Villette
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 09:17
Concentration des médias au main de quelques représentants du grand capital: aujourd'hui, ce sont les milliardaires qui vous informent (L'Humanité)
«Aujourd’hui ce sont les milliardaires qui vous informent»
Printemps de L'Humanité
CLAUDE BAUDRY
LUNDI, 11 AVRIL, 2016
L'HUMANITÉ

La concentration des médias bat son plein dans le monde et en France. La finance et les grands industriels du CAC 40 investissent dans la presse, dans l’audiovisuel et dans les télécoms. Comment faire vivre un journal comme l’Humanité dans cet univers ?

Peut-il encore exister des journaux indépendants des pouvoirs financiers ? Ce n’est pas qu’une question de moyens, c’est avant tout une question politique. Aujourd’hui, des titres comme l’Humanité, la Croix, le Monde diplomatique, Politis, ou encore la Marseillaise (…), indépendants des entreprises du CAC 40, doivent démultiplier des trésors d’imagination pour vivre. Paradoxe, les quotidiens qui perçoivent le plus d’aides à la presse sont aussi ceux qui sont adossés aux milliardaires de ce pays.

Le phénomène est global. Tous les continents sont touchés par la concentration des médias. En quelques années, de nouveaux acteurs, souvent de l’Internet et des télécoms, de riches industriels sont venus bouleverser l’univers médiatique et mettre la main sur l’information mondiale. Dans son dernier rapport, Reporters sans frontières (RSF), qui estime que la concentration des médias n’a jamais été aussi forte dans le monde, relève qu’aux États-Unis, 6 groupes (GE, News Corp, Disney, Viacom, Time Warner, CBS) possèdent 90 % des médias. Ils étaient une cinquantaine de « compagnies » en 1983. Comment ne pas penser que cette mainmise sur la diffusion culturelle menace le pluralisme et d’indépendance de l’information ? Dans l’ouvrage 100 Photos pour la liberté de la presse, photographies de Sebastiao Salgado, tout juste en vente, Reporters sans frontières, sous le titre « Les oligarques font leur shopping », pointe les fortunes qui, en Inde ou en Chine, en Russie ou aux États-Unis, ont acheté à tour des bras et de façon boulimique des moyens d’information.

Seuls les quotidiens la Croix et l’Humanité sont indépendants

En France aussi, selon ce rapport, une poignée de milliardaires contrôle 90 % des médias. De nouveaux acteurs, aux stratégies d’acquisition très agressives, ont fait leur apparition comme Vincent Bolloré, Xavier Niel ou Patrick Drahi. 57e fortune mondiale, 3e française, Drahi pèse plus de 20 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires du groupe Altice, qu’il a fondé, représentait, en 2014, 13,5 milliards d’euros. À la tête du câblo-opérateur Numericable, l’homme d’affaires a acquis l’opérateur SFR, mis sur le marché par Vivendi, multiplié les rachats dans le câble, la téléphonie mobile et l’Internet. Et le groupe, par l’intermédiaire de sa filiale Altice Media Group, est devenu l’un des principaux acteurs financiers du marché de la presse et des médias. L’Express, l’Expansion, Libération… une vingtaine de magazines sont passés sous sa coupe. BFMTV, RMC, du groupe NextRadio, suivent le chemin qui mène à Drahi, lequel poursuit ses emplettes à coups de réduction des coûts et de plans sociaux, tout en s’endettant (40 à 45 milliards d’euros). Le résident suisse possède la chaîne d’information israélienne i24news, basée à Tel-Aviv, dont le patron des rédactions est aujourd’hui Paul Amar, ancien journaliste de la télé française.

« Aujourd’hui, en France, avance Michel Diard, journaliste, docteur en sciences de l’information et de la communication, cinq des sept quotidiens nationaux sont la propriété de quatre des dix plus grandes fortunes du pays : la première (Bernard Arnault) contrôle les Échos et le Parisien, la cinquième (Serge Dassault), le Figaro, la sixième (Patrick Drahi), Libération, la dixième (Didier Niel), le Monde ; seuls la Croix et l’Humanité sont indépendants des milieux industriels et financiers. Le constat ne s’arrête pas aux quotidiens nationaux ; l’audiovisuel privé (chaînes de télévision et de radio), la presse magazine et la presse spécialisée sont contrôlés par des conglomérats industriels ; la presse régionale est, elle, sous l’étroite dépendance des banques, le Crédit mutuel et le Crédit agricole essentiellement. »

Les faits de censure et d’autocensure se multiplient

Depuis le rachat du Figaro par l’avionneur Serge Dassault en 2004, puis, en 2007, des Échos par le leader du luxe Bernard Arnault, on a changé d’époque. Arnault rachète Investir, le Monde de la musique, Radio Classique, puis, plus récemment, le Parisien-Aujourd’hui en France au groupe Amaury. Un trio d’actionnaires – Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse – va, lui aussi, faire parler de lui en investissant 110 millions d’euros dans le rachat du Monde. Niel, le fondateur de Free, et Pigasse, codirecteur de la banque Lazard et propriétaire des Inrockuptibles, se joignent au milliardaire Pierre Bergé pour acquérir le Monde, qui a déjà mis la main sur les publications de la Vie catholique (Télérama, la Vie). Le Monde acquiert avec sa nouvelle équipe le Nouvel Observateur, devenu depuis l’Obs, ainsi que Rue89.

Les plus grands magazines français, l’Express, l’Obs, le Point, Paris Match, appartiennent tous à des milliardaires, dont certains vivent de commandes de l’État et sont proches des pouvoirs. Parmi eux, Vincent Bolloré, l’homme qui a prêté son yacht, le Paloma, à Nicolas Sarkozy juste après l’élection présidentielle de 2007. Bolloré est aujourd’hui à la tête d’un groupe diversifié qui fait aussi bien dans la voiture électrique, le commerce en Afrique ou dans les médias. Vincent Bolloré est devenu le premier actionnaire de Vivendi, en a pris la présidence du conseil de surveillance, avec elle celle de Canal Plus. Dès sont arrivée, il ne s’est pas privé de mettre son nez dans les programmes et a renouvelé quasiment toutes les directions. Les Guignols sont passés en crypté, avant une mort prochaine. Des têtes tombent ou vont tomber, comme celle de Patrick Menais, le M. Zapping, coupable d’avoir passé des extraits d’une enquête sur l’évasion fiscale du Crédit mutuel, diffusée sur France3 après avoir été interdite sur Canal Plus. Le magazine Spécial Investigation voit également nombre de ses sujets retoqués. Aujourd’hui, comme le dit Michel Diard, ex-secrétaire général du SNJ-CGT, ce sont « les milliardaires (qui) vous informent ».

Pourquoi une telle concentration ? On se souvient qu’en son temps, Nicolas Sarkozy avait souhaité, en 2008, à la suite des états généraux de la presse écrite, la constitution de « champions nationaux », pour faire face aux géants mondiaux de l’Internet, les fameux Gafa – Google, Apple, Facebook et Amazon –, dont le profit est la priorité et le formatage des esprits, une règle commerciale.

Dans ce contexte, les temps sont durs pour une presse écrite fragilisée par les bouleversements numériques et plus encore pour celle qui porte les alternatives au libéralisme. Les faits de censure et d’autocensure se multiplient à mesure que les médias se concentrent entre quelques portefeuilles. La bataille du secret des affaires, du secret des sources bat son plein pour y résister. La Commission européenne va étudier une directive liberticide sur le secret des affaires. Si elle avait été en vigueur, le scandale fiscal planétaire dit Panama Papers ne serait jamais sorti. Car la stratégie des grands financiers d’avaler tous les groupes de presse est claire : faire taire le contre-pouvoir à rengaine libérale « Il n’y a pas d’alternative ». Nous voulons croire que si.

Concentration des médias au main de quelques représentants du grand capital: aujourd'hui, ce sont les milliardaires qui vous informent (L'Humanité)
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 09:08
les dirigeants du HDP, la coalition de gauche laïque partisane d'une Turquie démocratique offrant les conditions d'une véritable égalité des droits entre les citoyens

les dirigeants du HDP, la coalition de gauche laïque partisane d'une Turquie démocratique offrant les conditions d'une véritable égalité des droits entre les citoyens

Samedi 5 novembre seront organisées dans de nombreuses villes de France plusieurs initiatives de soutien au peuple kurde.

Les élu-e-s régionaux du groupe Front de Gauche s’associeront à cette mobilisation, et apportent tout leur soutien aux populations kurdes persécutées en Turquie par le gouvernement Erdogan.

Au Kurdistan de Turquie depuis la fin 2015, 21 villes ont été assiégées par les forces armées turques, bombardées et détruites, comme Cizre. Ces violences, faisant de très nombreuses victimes, ont entrainé l’exode de 500 000 personnes.

Depuis la tentative de coup d’état du 15 juillet 2016 dans toute la Turquie, et au Kurdistan en particulier, la répression s’est accrue contre toute l’opposition ; 60 000 à 70 000 personnes ont été arrêtées ou destituées, les assassinats et les attentats se multiplient.

Au Kurdistan de Syrie, les chars turcs ont traversé la frontière, les villes et villages kurdes ont été bombardés.

Il faut d’urgence un grand mouvement de solidarité internationale envers le peuple kurde, et envers tous les démocrates turcs. Il appartient au Gouvernement français, et à tous les élu-e-s de réagir avec vigueur.

Pour Céline Malaisé, présidente du groupe Front de Gauche, « cette solidarité est d’autant plus importante que dans les pays voisins de la Turquie, notamment en Syrie, les forces kurdes mobilisées contre l’État islamique sont porteuses d’une véritable alternative progressiste et démocratique pour cette région, en soutenant les droits des minorités et l’égalité des sexes, la laïcité et le respect de tous les cultes.

C’est en ce sens que nous avons proposé récemment à la Région Ile-de-France d’apporter un soutien concret au Rojava (Kurdistan syrien), et d’agir pour le droit à l’autodétermination des peuples. Notre proposition n’a malheureusement pas été retenue par Valérie Pécresse, mais nous entendons bien continuer à soutenir ce combat».

Le groupe Front de Gauche en Ille de France, le 4 novembre 2016

(PCF, Ensemble, Parti de Gauche, République et Socialisme)

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