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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 07:40

Avec plus de 1100 participants, l’édition 2017 de l’université d’été du PCF s’est tenue du 25 au 27 août à Angers. Un nombre non-négligeable après une séquence électorale difficile.

 

Sourire au PCF. « C’est un succès inédit, cela fait plus de 15 ans que l’on organise des universités d’été et nous n’avions jamais rencontré un succès aussi massif » se réjouit Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de l’université d’été.

 

Salle plénière de l’université d’été

 

Le Vent Se Lève était un des rares médias à couvrir l’événement dont il faut reconnaître le succès numérique. La séquence des présidentielles semble avoir coûté cher à la visibilité du parti au profit de La France Insoumise. Ensuite, les législatives ont clairement acté la rupture des ex-partenaires. L’université d’été est donc aussi l’occasion d’une réflexion des communistes sur la période que traverse leur parti.

« On a vécu une année très contrastée, entre le bon score du candidat que nous avons soutenu à la présidentielle et son refus de l’unité aux législatives où les résultats ont été les pires de notre histoire, en dépit du fait que nous ayons augmenté le nombre de nos députés ».

Signe de cette rupture consommée, la France Insoumise, qui tenait son rendez vous d’été en même temps à Marseille, n’a pas envoyé de représentant à Angers. Pour Pierre Laurent, secrétaire national du Parti, c’est « un manque de respect déplorable ».

Réaffirmation de l’identité communiste

La volonté de reconquête et de renouvellement du parti semble se traduire par un réinvestissement de thèmes qui font son identité. Beaucoup jugent en son sein que le délaissement de marqueurs et d’idées proprement communistes ont participé à l’effacement de la visibilité politique du parti. Parmi eux, André Chassaigne, chef de file des députés communistes à l’Assemblée semble avoir une formule toute trouvée : « Comme dans le sport, on aura franchi une étape quand les communistes joueront leur propre basket, leur propre jeu, pas celui des autres ».

Le programme de l’université comme le discours de Pierre Laurent ont cherché à mettre à l’agenda cette volonté d’allier l’originalité du discours du PCF sur ses fondements marxistes à une indispensable adaptation aux changements de la vie politique du pays. Le secrétaire national du parti a ainsi appelé à une « révolution démocratique contre le capital ». À l’approche d’une rentrée militante contre la « Loi travail XXL » Pierre Laurent cherche à remobiliser ses troupes en marquant un passage à l’offensive : « il n’y a pas meilleurs que les communistes quand il s’agit de résister, mais nous sommes aussi des conquérants ».

 

Critiques du « populisme de gauche »

 

André Chassaigne lors de la présentation de son livre « Et maintenant monsieur le Président ? »

S’inscrivant dans ce mouvement de réaffirmation, le rejet de l’hypothèse du populisme de gauche a pris une place importante lors de ces journées. Deux conférences, de Gérard Mauger, chercheur au CNRS et de Jean Quétier, professeur de philosophie à l’université de Strasbourg, étaient consacrées à l’analyse critique de cette notion. Pour ce dernier, le populisme de gauche de Chantal Mouffe opérerait une lecture post-moderne de Gramsci en vidant son analyse de son contenu de classe, pour ne s’accaparer que sa réflexion stratégique. L’approche relativiste que propose la méthode populiste, axée sur une analyse discursive plutôt que classiste, si elle est efficace dans la compétition politique, s’opposerait donc à l’universalisme de la pensée marxiste.

« Le communisme n’est pas soluble dans le populisme de gauche » a ainsi affirmé Pierre Laurent à la tribune. Un message qui vise à se distinguer de la France Insoumise.

Pour autant Guillaume Roubaud-Quashie tempère : « Sur le populisme il n’y avait pas de volonté agressive, le monde ne se résume pas à la FI, mais il faut analyser ce phénomène qui reçoit un écho important. C’est une notion qui propose de reconfigurer la politique et il n’est pas certain que nous ayons à y gagner comme communistes. Mais avant de la rejeter nous devons prendre le temps de la comprendre, c’est une démarche de compréhension ».

 

Le renouveau du parti en perspective

 

Au banquet, plus de 1000 personnes.

 

L’engouement rencontré par l’université d’été doit marquer le départ de la séquence amorcée par le parti vers son renouvellement. Processus qui est censé culminer avec un congrès extraordinaire en 2018. Selon le secrétaire national « L’heure est venue de notre propre révolution politique. Il faut changer tout ce qui doit l’être ». Un pari ambitieux mais nécessaire si le parti veut retrouver de la visibilité.

S’il veut exister comme force positive et autonome dans le paysage politique français, le PCF est mis face à la nécessité de trouver les moyens d’affirmer la singularité de son projet. Cette tâche ne sera pas évidente dans la mesure où la concurrence avec la France Insoumise fait rage et où cette dernière a la volonté de prendre le leadership de la contestation sociale.

« On ne peut pas reprocher à certains de vouloir se développer au détriment d’autres forces politiques, mais nous ne sommes pas dans la même optique » explique Guillaume Roubaud-Quashie, « nous avons un objectif de civilisation qui n’est pas le populisme de gauche et qui est autrement plus vaste : le communisme. C’est le projet du siècle car il n’est pas certain que la planète ait le luxe de survire à un siècle de capitalisme de plus. La France a besoin d’un parti communiste comme force politique forte et organisée mais nous continuons de tendre la main ».

Le Parti devra néanmoins affronter l’épreuve des sénatoriales lors desquelles l’existence de son groupe est mis en danger. Un enjeu politique majeur pour Pierre Laurent qui a déclaré que seul le PCF serait en mesure de former un groupe de gauche au Sénat face à l’éclatement des socialistes. Le secrétaire national a jugé que si la haute chambre devait se vider d’élus de gauche cela laisserait les mains libres au Président de la République pour modifier la Constitution à sa guise sans passer par la voie référendaire.

 
 
 
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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 07:29

Contrats aidés

Les victimes de la précarité basculent dans le néant

 

Les APL nourriraient l’appétit spéculatif des propriétaires ? Alors le gouvernement s’en prend aux locataires bénéficiaires. Les contrats aidés coûteraient cher et sont inefficaces contre le chômage ? Alors Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, préconise leur arrêt. Des salariés témoignent d’une décision qui leur met la tête sous l’eau. Premier député à avoir interpellé la ministre, le communiste Alain Bruneel réagit sur l’absence de solutions viables pour l’emploi portées par le gouvernement. Pour la CGT, dans un communiqué rendu public vendredi, « 7 500 euros par emploi (cela) n’est-il pas moins élevé que le montant du Cice, de 340 000 euros par emploi, bien souvent au seul profi t des entreprises du CAC 40, sans autre résultat que de nourrir les dividendes versés aux actionnaires »… À La Réunion, où 75 % de ces contrats sont supprimés, la rentrée a dû être reportée, démontrant la place prise par ces emplois dans le secteur public et associatif.

Le gouvernement a annoncé la réduction drastique des enveloppes allouées aux contrats aidés, laissant des milliers de bénéficiaires brutalement sur le carreau et mettant à mal un secteur associatif sacrifié aux économies budgétaires.
Le coup de massue a surpris tout le monde. Le 9 août, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, déclarait que les contrats aidés étaient « coûteux » et « pas efficaces dans la lutte contre le chômage ». Le gouvernement a rapidement mis son plan d'économie drastique à exécution. Dans la foulée, la direction de Pôle emploi en Île-de-France a reçu l'ordre de la délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle (DGEFP) de geler toutes les prescriptions de CUI (contrats uniques d'insertion) et de CAE (contrats d'accompagnement dans l'emploi). Une mesure brutale qui concerne aussi bien les renouvellements que les nouveaux contrats. Les seules exceptions admises étant notamment dans le domaine de l'éducation nationale et pour les adjoints de sécurité. Les premières lueurs d'inquiétude ont commencé à poindre chez les titulaires de ces contrats, réservés aux allocataires du RSA, aux personnes éloignées de l'emploi ou sans formation.
DES CENTAINES DE MILLIERS DE PERSONNES SUR LE CARREAU

Laura, 28 ans, en CUI depuis un an dans une structure culturelle à Rennes (Illeet-Vilaine), n'a pas tardé à recevoir un mail alarmiste de son conseiller Pôle emploi. « Il m'a demandé de renvoyer au plus vite ma convention signée pour espérer que mon renouvellement soit pris en compte. » Pour la jeune femme, les vacances deviennent source d'angoisse. « Mon prolongement ne devait pas poser de problème ; là, je suis dans l'incertitude la plus totale, sans savoir si je vais pouvoir continuer au mois de septembre. Je suis méga stressée rien qu'à l'idée de retourner au chômage. » En charge de tâches administratives, de la gestion, de la production, elle est un maillon central de la petite association. « Je suis investie sur un projet qui ne se fera pas si je ne suis plus présente ; mon départ mettrait aussi en péril le devenir de la structure. Mon employeur aurait éventuellement les moyens de me faire un CDD de deux mois, mais pas plus. » Elle ne fait pas pour autant l'apologie de ce type de contrat. « Ce CUI est clairement une béquille. Avec 1 200 euros d'indemnités par mois, on ne va pas bien loin. Mais j'ai eu la chance que les 150 heures de formation obligatoire soient respectées par l'employeur, ce qui n'est pas le cas de nombre de gens que je connais. »

Avec ces coupes claires dans les budgets, ce sont des centaines de milliers de personnes qui vont se retrouver sur le carreau. Sur l'année 2017, le gouvernement prévoit seulement 293 000 contrats aidés, dont 110 000 nouveaux contrats au deuxième semestre (dont une moitié irait à l'éducation nationale). Une chute drastique par rapport l'année 2016 qui avait vu 459 000 emplois signés.

DES BÉNÉFICIAIRES SANS AUCUNE SOLUTION

« Les contrats aidés sont un pis-aller en termes de politique de l'emploi, mais on s'attaque encore à l'emploi précaire, considère François Millet, du Snu-Pôle emploi Île-de-France. Je pense que toute la violence sociale de cette décision n'a pas encore eu le temps d'émerger, beaucoup de gens ne sont pas au courant. » Si le gouvernement évoque un grand plan d'investissement à venir sur la formation professionnelle et l'apprentissage en contrepartie de cette coupe massive, en attendant, les bénéficiaires privés de leurs contrats se retrouvent sans aucune solution. « Leur argument est assez creux. L'arrêt de certains CUI-CAE ne se traduira pas par des formations à la hauteur », poursuit le syndicaliste.

Ces contrats aidés, qui coûtent chaque année en moyenne 3 milliards d'euros à l'État, sont largement utilisés comme une arme antichômage à court terme depuis la création des travaux d'utilité collective (TUC), en 1984. Ils n'ont cessé de servir d'amortisseur en période de crise économique et de tenter de palier les échecs des politiques sur le front de l'emploi, comme cela a été le cas durant le quinquennat de François Hollande. À moyen terme, leur bilan est mitigé. « Une amélioration limitée de l'insertion professionnelle des bénéficiaires » est constatée par la Dares dans une étude datée de mars 2017.

« On est critique de ce genre de contrat, lance d'emblée Florian Martinez, porteparole du syndicat Asso, les bénéficiaires ne touchent pas de prime de précarité, n'entrent pas dans les seuils sociaux de la structure, mais leur suppression ne sera pas remplacée par un emploi. C'est un vrai plan social éclaté, un drame humain qui se prépare. »

Les associations n'ont pas tardé à tirer la sonnette d'alarme. Déjà prises à la gorge par la faiblesse des subventions publiques, ces structures n'ont souvent pas d'autre choix que de recourir à ce type de contrats pris en charge par l'État à hauteur de 55 % à 80 %.

La nouvelle passe d'autant plus mal que certaines structures remplissent des missions d'utilité publique. Comme l'Association des quartiers du marché-gare, spécialisée dans l'aide aux devoirs à Montauban (Tarn-et-Garonne), qui n'a pas vu renouveler son contrat aidé. Une catastrophe pour son président, André Gréder. « Notre activité existe depuis trente ans ; comme un de nos professeurs ne peut pas rester, nous allons devoir réduire la voilure. Nous

sommes une des pièces maîtresse de la vie sociale du quartier, mais nous n'avons même pas de quoi embaucher un emploi statutaire. Nous sommes tout le temps obligés de nous battre pour trouver des financements, pour chercher des fonds. Nous avons interpellé le préfet, le conseil régional, le député, nous attendons des réponses.» Tout un pan des services publics est aussi menacé de rupture par ce tour de vis. Sur l'île de La Réunion, la rentrée des classes a même dû être décalée de cinq jours faute de personnel (voir article cicontre). Si la CGT déplore « une grosse erreur» quant à la soudaineté de la réduction des contrats aidés, elle réclame aussi que les postes habituellement en contrats de ce type dans l'éducation nationale « soient budgétés » pour des contrats normaux et que les actuels bénéficiaires du dispositif « soient ainsi recrutés sur des postes », à un moment où les besoins en service public n'ont jamais été aussi croissants. Au Secours populaire de Montauban, en pointe sur les questions de solidarité et de lutte contre la pauvreté, l'impact est également redoutable : « Nous avons cinq contrats aidés, dont deux qui ne seront pas prolongés, lance Francette Noël, présidente de l'association. Ça va être très compliqué de continuer à fonctionner, à recevoir 30 à 40 familles tous les après-midi. »

Gérard, en charge de la communication au Secours populaire, est un de ces employés contraints au départ. À 57 ans, avec un statut de travailleur handicapé, il n'a pas grand espoir de retrouver un emploi. « J'ai appris ça du jour au lendemain, bim, c'était fini. Je vais rédiger des CV, aller à Cap emploi (équivalent de Pôle emploi pour les personnes en situation de handicap), mais je ne me fais pas d'illusions. » Malgré la faiblesse des revenus de son contrat aidé, 650 euros par mois, « juste une blague », précise-t-il, Gérard regrette que ces économies budgétaires frappent une nouvelle fois en priorité « des hommes et des femmes qui n'ont pas besoin de ça. Cela complique aussi la marche d'associations aux missions plus qu'utiles et qui ont déjà subi la suppression de la réserve parlementaire »...

Pour ces laissés-pourcompte, le retour au chômage ou la perspective de postes encore plus mal payés est un crève-coeur.Frédéric Martinez entrevoit déjà une entourloupe: «On n'arrête pas d'entendre que les objectifs de services civiques ne sont pas remplis; une partie des contrats aidés pourrait basculer sur ces missions encore plus précaires (indemnisés 570 euros par mois en moyenne), alors qu'il faudrait au contraire plus de moyens pour le secteur associatif pour créer de l'emploi de qualité. Seules 53 % des personnes travaillent en CDI.» Mais avec ces tailles budgétaires à la serpe sur les contrats aidés et une réforme du Code du travail en voie de casser le CDI, la précarisation généralisée est bien en marche.

 

__________________________________________________

 

« LA SUPPRESSION DES CONTRATS AIDÉS, C’EST 280000 PERSONNES QUI SE VERRONT RELÉGUÉES DE CONTRATS PRÉCAIRES AU RANG DU CHÔMAGE», LA CGT.

 

« C'EST UN VRAI PLAN SOCIAL ÉCLATÉ, UN DRAME HUMAIN QUI SE PRÉPARE. » FLORIAN MARTINEZ, PORTE-PAROLE DU SYNDICAT ASSO

 

 

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 19:24
A Angers, le PCF organise la "riposte" (Ouest-France, 27 août 2017)

Nathalie HAMON.

Les militants communistes préparent la rentrée sociale, à Angers (Maine-et-Loire), lors de leur université d’été qui se termine ce dimanche soir. Ils prônent « une mobilisation XXL ».

Quelque 1 100 militants et élus communistes sont rassemblés à Angers, sur le site du campus de Belle-Beille, à l’occasion de leur université d’été. Pour la deuxième année consécutive.

L’heure est à la préparation de la rentrée sociale. Déjà, avant la Fête de l’humanité les 15, 16 et 17 septembre et les sénatoriales où 16 des 18 sièges du PCF sont renouvelables, se profile une journée de mobilisation syndicale, le 12. « La réussite sera capitale pour envoyer un signal qui puisse monter en puissance », martèle Pierre Laurent, secrétaire national du PCF (120 000 adhérents).

« Austérité inégalée »

Comme il l’a répété lors de son allocution devant un amphithéâtre comble, samedi, le patron du PCF et sénateur de Paris veut « continuer de tendre la main à toutes les forces de gauche »,plutôt que de polémiquer sur l’absence de la France insoumise à l’université d’été à laquelle elle était invitée.

A Angers, le PCF organise la "riposte" (Ouest-France, 27 août 2017)

Ironisant sur « 26 000 € de frais de maquillage [qui] n’auront pas suffi à masquer très longtemps le vrai visage du nouveau pouvoir », il dénonce la baisse de l’APL de 5 €, la suppression de 293 000 emplois aidés, les ordonnances, la hausse de la CSG et "l’austérité inégalée pour les communes et les services publics".

Pierre Laurent promet un mois de septembre « effervescent ». Son combat vise le Président Macron et son gouvernement. « On a un nouveau pouvoir en place, qui avance vite, qui frappe fort. Il faut construire, dialoguer, approfondir une riposte la plus large possible. » Une mobilisation « XXL » capable, selon lui, d’« imposer des reculs à ce gouvernement ».

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 18:42

Les Débats de la fête de l'Humanité sur l'espace Bretagne, co-animé et regroupant les 4 fédérations de la Bretagne administrative (Ille et Vilaine, Morbihan, Côtes d'Armor, Finistère), commencent à se préciser: 

Vendredi 15 septembre à 17h: le débat organisé par les Jeunesses Communistes Bretagne sur la jeunesse face à la précarité.

Samedi 16 septembre à 14h30: débat avec Xavier Compain, la CGT Indecosa, des producteurs: sur le thème de l'agriculture, de l'alimentation, de l'environnement et de la santé "Le danger dans vos assiettes: pas de capitalisme sans casser des oeufs

Samedi 16 septembre à 17h: débat organisé avec la Fédération du Finistère et le secteur International du PCF sur le thème : la Grande-Bretagne, l'Irlande du Nord après le Brexit: quelles conséquences sociales et politiques? - avec des invités membres du Sinn Féin, journaliste, responsables communistes.

Dimanche 17 septembre à 11h: le débat de l'atelier citoyen régional santé PCF-Front de Gauche: Aluminium dans les vaccins: Pourquoi et comment faut-il s'en passer? Rôle des pouvoirs Publics, du corps médical face aux laboratoires pharmaceutiques.

 

Venez nombreux à nos débats dont certains seront précisés quand à leurs intervenants exacts par la suite.

 

Fête de l'Huma - vendredi 15 au dimanche 17 septembre: les débats de l'espace Bretagne se précisent
Fête de l'Huma - vendredi 15 au dimanche 17 septembre: les débats de l'espace Bretagne se précisent
Fête de l'Huma - vendredi 15 au dimanche 17 septembre: les débats de l'espace Bretagne se précisent
Fête de l'Huma - vendredi 15 au dimanche 17 septembre: les débats de l'espace Bretagne se précisent
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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 15:43
Motion du festival de cinéma de Douarnenez pour la libération de Salah Hamouri

MOTION

 

A l'occasion de la journée plus particulièrement dédiée à la Palestine, lors de la quarantième édition du Festival de Cinéma de Douarnenez (Finistère), les participants ont pris connaissance de l'arrestation, le mercredi 23 août, de Salah HAMOURI par l'armée israélienne à Jérusalem-Est.

Citoyen franco-palestinien, aujourd'hui avocat des prisonniers palestiniens, Salah HAMOURI à déjà passé 7 ans dans les prisons israéliennes, condamné sans la moindre preuve, au terme d'un procès inique, sous l'accusation d'avoir préparé un attentat contre un rabbin d'extrême-droite. La justice militaire l'a soumis à un scandaleux chantage:14 ans de prison ou une peine réduite s'il plaidait coupable.

Sa conjointe, citoyenne française et leur enfant sont eux-mêmes interdits de séjour à Jérusalem-Est par les autorités israéliennes.

Les participants au Festival de Cinéma de Douarnenez :

-s'associent au mouvement de protestation contre l'arrestation de Salah HAMOURI,

-demandent au Président de la République et au gouvernement français d'agir rapidement et de tout mettre en œuvre pour obtenir sa libération,

-exigent des autorités israéliennes sa libération comme celle de tous les prisonniers politiques palestiniens.

 

Cette motion a été adoptée à l'unanimité, le jeudi 24 août 2017, à l'issue du débat sur le thème « Israël-Palestine: quelles perspectives face à l'occupation »,avec la Dr Samah Jabr, Leïla Shahid, Gadi Algazi, le modérateur étant Dominique Vidal.

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 15:11
ouverture de l'Université d'été photo de nos camarades des Côtes d'Armor

ouverture de l'Université d'été photo de nos camarades des Côtes d'Armor

Université d'été du PCF 2017 à Angers: encore une fois, une très belle expérience et un moment de partage intellectuel et humain très fort des communistes!
Eric Bocquet, sénateur communiste du Nord, auteur de plusieurs rapports parlementaires contre l'évasion fiscale et de "Sans domicile Fisc" , et Quel plaisir d'accueillir Raoul Hedebouw brillant porte-parole du Parti des Travailleurs Belges

Eric Bocquet, sénateur communiste du Nord, auteur de plusieurs rapports parlementaires contre l'évasion fiscale et de "Sans domicile Fisc" , et Quel plaisir d'accueillir Raoul Hedebouw brillant porte-parole du Parti des Travailleurs Belges

Eliane Assassi présidente du groupe communiste au Sénat

Eliane Assassi présidente du groupe communiste au Sénat

Jacquy Hénin, ancien député européen communiste, et ancien maire de Calais

Jacquy Hénin, ancien député européen communiste, et ancien maire de Calais

Discours de Pierre Laurent le samedi matin

Discours de Pierre Laurent le samedi matin

Université d'été du PCF 2017 à Angers: encore une fois, une très belle expérience et un moment de partage intellectuel et humain très fort des communistes!
Université d'été du PCF 2017 à Angers: encore une fois, une très belle expérience et un moment de partage intellectuel et humain très fort des communistes!
Rencontre avec Raoul Peck, réalisateur de l'excellent film "Le jeune Marx" - ici avec Pierre Laurent, Alain Hayot, Camille Lainé

Rencontre avec Raoul Peck, réalisateur de l'excellent film "Le jeune Marx" - ici avec Pierre Laurent, Alain Hayot, Camille Lainé

Université d'été du PCF 2017 à Angers: encore une fois, une très belle expérience et un moment de partage intellectuel et humain très fort des communistes!
Université d'été du PCF 2017 à Angers: encore une fois, une très belle expérience et un moment de partage intellectuel et humain très fort des communistes!
André Chassaigne au centre, a présenté son dernier livre lors d'une de ses conférences

André Chassaigne au centre, a présenté son dernier livre lors d'une de ses conférences

atelier prise de parole en public avec l'ancien journaliste de l'audiovisuel, responsable de la CGT du syndicat des journalistes, militant communiste, Jean-François Téaldi

atelier prise de parole en public avec l'ancien journaliste de l'audiovisuel, responsable de la CGT du syndicat des journalistes, militant communiste, Jean-François Téaldi

Université d'été du PCF 2017 à Angers: encore une fois, une très belle expérience et un moment de partage intellectuel et humain très fort des communistes!
avec Minh Ha Duong, prix Nobel de la paix 2007 pour le GIEC, qui nous a parlé des différentes manières de mettre en oeuvre la transition écologique

avec Minh Ha Duong, prix Nobel de la paix 2007 pour le GIEC, qui nous a parlé des différentes manières de mettre en oeuvre la transition écologique

la délégation des communistes morbihanais

la délégation des communistes morbihanais

avec Jean-François Téaldi, en séance dédicace et discussion avec mon ancien voisin du CN

avec Jean-François Téaldi, en séance dédicace et discussion avec mon ancien voisin du CN

Une université d'été intense, riche, chaleureuse, avec plus de 1100 communistes rassemblés aux campus de Lettres et de Sciences d'Angers Belle Meille pendant 3 jours, du vendredi 25 au dimanche 27, sous un soleil rayonnant, et dans une très belle ambiance, avec un effort d'organisation très important de la fédération PCF du Maine-et-Loire dirigée par Alain Pagano, avec l'aide d'Aurélien Guillot, nouveau secrétaire départemental d'Ille et Vilaine, du secteur Formation du parti et notamment de Guillaume Roubaud-Quashié, et des Jeunesses Communistes. 

Comme on pouvait s'y attendre, les médias n'ont eu globalement une présence qu'à la convention des Insoumis et au conclave interne des cadres du PS.  Et la couverture médiatique de notre université d'été a été riquiqui, limitée à la presse malheureusement. 

Pourtant, notre université avait de la gueule, avec trois députés européens Front de Gauche (Marie-Christine Vergiat, Patrick Le Hyaric, Marie-Pierre Vieu), une grande partie des parlementaires communistes, des dirigeants syndicaux, des scientifiques et universitaires, philosophes et sociologues, des journalistes. Aucun représentant du Parti de Gauche ou de la France Insoumise qui avaient pris soin de fixer leur convention le jour de notre Université d'été, et qui n'ont pas répondu à notre invitation... 

La délégation finistérienne était composée de 9 camarades: Dominique, Yvonne, Gérald, Eric, Paul, Yann, Martine, Anne-Marie et moi-même.

Nous avons tous eu un grand plaisir à voir en avant-premier le film "Le jeune Marx" de Raul Peck, décrivant la naissance de l'amitié, de la théorie et de l'engagement politique de Marx et Engels, entre 1844 et 1848, et à rencontrer ce réalisateur engagé. 

Le banquet du samedi, les soirées au bar de la JC, ont été d'autres moments forts. 

Toutes les heures et demi, 6 ateliers de conférences-débats étaient proposés en même temps, sur les sujets les plus divers, avec des intervenants différents. 

Outre la l'intervention de Pierre Laurent le samedi midi, avec beaucoup de hauteur, nous avons ainsi pu assister quant à nous à un débat sur la loi travail avec un syndicaliste CGT du Val de Marne très percutant et le député communiste du Havre Jean-Paul Le Coq, à de très bonnes interventions sur la situation politique allemande (avec le journaliste de l'Huma Bruno Odent et Anne Sabourin) et anglaise (une analyse du labour de Jeremy Corbyn avec un excellent exposé d'Eleanor Moody, une camarade du Nord), à deux brillants exposés philosophiques de Denis Kermen sur Georges Politzer, philosophe marxiste résistant fusillé en 42, et d'un autre camarade philosophe et universitaire, Jean Quétier, sur la philosophie du populisme de gauche post-moderne et critique du marxisme de Chantal Mouffe et Laclau qui inspirent Mélenchon, France Insoumise et Podémos, mais aussi à un atelier très marrant et instructif avec le journaliste et militant cégétiste et communiste Jean-François Téaldi sur la prise de parole en public et un exposé drôle et brillant du sociologue bourdieusien Gérard Mauger sur le Populisme. 

Si nos débats, à part ceux du Conseil National réuni en Séminaire de Travail le vendredi, n'étaient pas spécifiquement portés sur les enjeux du prochain congrès national du PCF en 2018, mais plutôt sur le monde, l'histoire (communiste particulièrement, évidemment), la science, la théorie marxiste dans un esprit d'ouverture et d'exigence intellectuelle, critique et non dogmatique, ce moment de formation de haut niveau et de partage fraternel avec des camarades de toute la France, de toutes générations, de toutes origines et milieux sociaux, incarnant la très grande diversité et richesse humaine du Parti Communiste, donne l'envie de continuer à se battre et se creuser les méninges pour construire une réponse et une riposte communiste forte et rassembleuse à la domination capitaliste et libérale, pour bâtir les moyens d'une relance efficace de la lutte pour les dominés, ceux qui subissent la dictature de la finance, celle des 1% de la grande bourgeoisie, pour ne pas en rester à l'empire de l'arrivisme, des effets de manche et des prétentions messianiques personnelles. 

Ismaël Dupont           

      

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 15:02
Messieurs Macron et Le Drian, agissez! Israël doit libérer Salah Hamouri! (PCF)

Pierre Laurent est intervenu auprès du ministère des Affaires étrangères pour que la France demande la libération immédiate de Salah Hamouri. 

 

Messieurs Macron et Le Drian, agissez ! Israël doit relâcher Salah Hamouri !

 

L'emprisonnement de Salah Hamouri, avocat franco-palestinien arrêté par l'armée israélienne dans la nuit du 22 au 23 août à son domicile de 
Jérusalem-Est, a été prolongé jusqu'à demain mardi sans qu'aucune information ni preuve sur les charges qui lui sont reprochées ne lui 
soit communiquée, ni à ses avocats ni à sa famille. Il lui serait reproché d' « appartenir à une organisation ennemie » en Israël mais l'arrestation à Jérusalem-Est et l'emprisonnement sur présomption ne sont en aucun cas conformes au droit.


Cette violation des droits de la défense sont inacceptables, et cette détention arbitraire infligée à Salah Hamouri, dont les autorités israéliennes sont coutumières, est totalement illégale au regard du droits et des conventions sur les droits humains internationales.

Le président Emmanuel Macron et le ministre Jean-Yves Le Drian, qui sont restés silencieux depuis l'arrestation de Salah Hamouri, ont le devoir  d'intervenir fermement aujourd'hui auprès de leurs homologues israéliens pour que notre concitoyen soit immédiatement relâché sans condition.

Sans intervention avec force et détermination de leur part, notre compatriote Salah Hamouri risquerait de subir la détention 
administrative, c’est-à-dire une détention de plusieurs mois sans jugement ni accès au dossier.



Le Parti communiste français engage le gouvernement français à agir sans plus tergiver
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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 14:29
photo Ouest-France

photo Ouest-France

Recueilli par Patrice Moyon.

Pour Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, la réforme du Code du travail ne créera pas d’emplois. La CGT a d’ores et déjà appelé à une mobilisation le 12 septembre alors que le gouvernement s’est gardé de révéler ses arbitrages sur les sujets sensibles. Entretien.

Alors que des concertations sur les mesures de la réforme du Code du travail s’achèvent aujourd’hui entre les partenaires sociaux et le gouvernement, Philippe Martinez, le secrétaire général de la GT répond à Ouest-France.

Relancer le dialogue social, c’est plutôt une bonne idée ?

Philippe Martinez : Le dialogue social existe déjà dans les entreprises. L’objectif, avec la réforme du Code du travail, c’est d’abord de poursuivre ce qui a été entamé l’an dernier avec la loi El Khomri et n’a pu être achevé grâce aux mobilisations que l’on a connues. On en est à la septième ou huitième réforme du droit du travail depuis Chirac. Est-ce que cela a permis de faire baisser le chômage ? Non. Un petit boulot plutôt que pas de boulot : c’est la phrase que Macron aime prononcer. La volonté, c’est donc clairement de renforcer la précarité.

Vous avez appelé à une mobilisation pour le 12 septembre sans connaître le contenu de ces ordonnances. Surprenant.

On n’a pas joué la politique de la chaise vide. On a participé aux réunions qui ne sont pas des négociations. Même si le gouvernement se refuse toujours à nous donner un texte, on a des tendances lourdes qui nous permettent aujourd’hui d’assumer nos responsabilités.

Mais Force ouvrière (FO) ne vous suit pas. Pourquoi ?

C’est à eux qu’il faut le demander. Et pour l’instant, on ne connaît pas le contenu exact des ordonnances. La CGC n’appelle pas à manifester. Mais elle reste très critique. Des étudiants pourraient être là, tout comme les retraités et ceux qui sont concernés par la réforme de l’APL (Aide personnalisée au logement). Tous les ingrédients sont là pour une mobilisation.

Que craignez-vous avec cette réforme ?

L’inversion de la hiérarchie des normes nous inquiète. Un certain nombre de primes aujourd’hui négociées dans le cadre de la branche pourraient l’être dans le cadre de l’entreprise. C’est le cas des primes d’ancienneté.

De la même façon, aujourd’hui ce qui fait foi, c’est le contrat de travail. Demain, un accord d’entreprise prévoyant de travailler plus et de gagner moins pourrait être rendu obligatoire avec un licenciement en cas de refus. Et sans aucune possibilité de recours.

Une multinationale faisant des profits pourra mettre en avant des pertes dans une filiale française pour justifier des licenciements. On sait bien que par un simple jeu d’écriture comptable, on peut mettre un établissement dans le rouge.

Vous restez opposé à la fusion des institutions représentatives du personnel ?

Le comité d’entreprise, les représentants du personnel et le CHSCT seraient réunis dans une même instance. Je ne comprends pas qu’on fasse disparaître le CHSCT (Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail) au moment où l’on constate de plus en plus de souffrance au travail.

Sans CHSCT, plus de possibilité de recourir à une expertise indépendante ou d’agir en justice pour savoir si une réforme de l’organisation du travail aura des conséquences sur la santé. C’est aussi moins de moyens pour les salariés.

Et l’extension des contrats de chantier qui pourraient être étendus à d’autres secteurs que le bâtiment ?

Je ne sais pas comment ils vont les appeler. Mais ce sont des contrats précaires. On est dans l’inconnu. Là encore, on diminue les droits collectifs des salariés et leur rémunération.

Moins de 10 % des salariés français sont syndiqués. Pouvoir négocier sans passer par les syndicats pourrait sembler logique ?

Pas pour nous. Qu’est-ce qui mesure la représentativité des syndicats : le nombre d’adhérents ou les élections ? Est-ce que vous diriez que les partis politiques ne sont pas représentatifs. Et à elle seule, la CGT compte plus d’adhérents - 690 000 - que tous les partis réunis. Et les salariés votent. Vous voyez qu’on est représentatif. Se passer des syndicats, c’est le grand rêve du Medef

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 05:51

 

L’échange CSG contre cotisations sociales patronales épargne la finance et sera source de divisions.

Avec la baisse des APL, la fin des contrats aidés ou encore la rédaction des ordonnances de la loi travail, on croyait épuisée la réserve de mauvais coups de l’été. C’était sans compter l’annonce, hier, d’une hausse de la CSG dès le 1er janvier qui ne sera pas intégralement compensée par la baisse des cotisations maladie et chômage, comme Emmanuel Macron s’y était engagé initialement pour prétendument « augmenter le pouvoir d’achat ». Le ministère des Comptes publics a en e­ et indiqué que, si la hausse de 1,7 point de la CSG s’appliquerait bien dès la nouvelle année, la suppression des cotisations pour les salariés du privé qu’elle est censée financer se ferait en fait « en deux temps », avec une première baisse au 1er janvier et une seconde qui n’interviendra qu’à l’automne 2018. Plusieurs milliards d’euros seront ainsi subtilisés au pouvoir d’achat des Français entre les deux échéances pour réduire le déficit public, a confirmé le ministre Gérald Darmanin, sur Twitter. 

Avec la hausse de la CSG, le pouvoir d’achat va bel et bien être globalement amputé. Philippe Turpin/Photononstop

 

Le gouvernement a annoncé hier qu’il étalerait en 2018 la baisse des cotisations sociales des salariés du privé. Mais la hausse de la CSG, elle, s’appliquera dès le 1er janvier. Bilan : la promesse de « hausse » du pouvoir d’achat se transforme en purge au nom de l’austérité.

La manœuvre du gouvernement est astucieuse. D’une main, il rehausse la CSG pour tous ou presque, puisque l’assiette de cet impôt s’applique à tous les types de revenus : salaires du privé, du public, retraites, épargne, allocations chômage. Seuls les retraités percevant une pension de moins de 1 200 euros pour une personne seule et 1 800 euros pour un couple ne seront pas assujettis à la hausse de 1,7 point, ainsi que les chômeurs. De l’autre main, il rend une part de cet argent en baisse de cotisations sociales aux salariés du privé (les fonctionnaires et retraités n’étant pas concernés par cette mesure) pour que le solde sur leur salaire net soit positif, c’est à dire que le montant de la baisse des cotisations dépasse légèrement celui de la hausse de la CSG. Cela afin de faire croire que la promesse annoncée n’est pas différée : « Dès le 1er janvier, un gain de pouvoir d’achat bénéficiera aux salariés et aux indépendants », assure Bercy.

depuis le début, la mesure sent l’arnaque

Mais ce transfert ne sera que partiel : pour le reste, les sommes récupérées serviront à boucher les trous des budgets d’austérité de l’équipe Macron-Philippe pour rentrer dans les clous de la prévision de déficit public ramené à 2,7 % du PIB l’an prochain. Et, grâce à ces recettes nouvelles, à financer indirectement les autres priorités du gouvernement, comme la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sur les patrimoines en actions.

Dans son communiqué, le ministre des Comptes publics n’indique pas le montant de ce qui sera ponctionné ainsi dans le porte-monnaie des ménages. Les Échos parlaient hier de plusieurs « milliards d’euros par rapport à la facture totale de cette réforme si la baisse totale des cotisations avait été immédiate ». « C’est gravissime », s’insurge le président du groupe de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale, le député PCF André Chassaigne, pour qui ce choix met à nu « les vraies priorités » du gouvernement. « Une fois le voile déchiré de l’effet trompeur sur le pouvoir d’achat, reste un projet de liquidation du système de financement de notre protection sociale par la substitution de la CSG aux cotisations sociales. C’est la porte ouverte à une prise en main par l’État de la Sécurité sociale et à la baisse de ses recettes pour ouvrir petit à petit le secteur au privé », alerte l’élu du Puy-de-Dôme.

Tollé également à droite, sous la plume du président (LR) de la commission des Finances de l’Assemblée, Éric Woerth, sur Twitter : « L’augmentation des impôts c’est pour tout de suite, la baisse des cotisations c’est pour après, on dirait de la vieille politique. » Même le dernier carré des hollandistes a condamné la manœuvre, le député PS Stéphane Le Foll estimant que la hausse de la CSG va servir à faire « de la trésorerie. (…) Ce sont des choix politiques que je ne partage pas », a déclaré l’ex-ministre hier sur BFMTV.

De quoi alimenter l’opposition à une mesure qui, depuis le début, sent l’arnaque : faire supporter aux salariés du privé eux-mêmes une partie de la « hausse » de leur salaire net en piochant dans leurs cotisations, c’est-à-dire dans la partie brute de leur salaire. Les retraités et fonctionnaires étant mis à contribution pour financer l’autre partie. Une « opération blanche » pour le pouvoir d’achat total des Français, puisque les sommes distribuées d’un côté devaient être exactement compensées par la hausse de la CSG pour tous. Le capital n’étant que très peu mis à contribution grâce à la future taxe forfaitaire plafonnant l’imposition de leurs revenus à 30 % tout compris, inclus les prélèvements sociaux comme la CSG, ce qui les mettra à l’abri d’une mauvaise surprise fiscale. La répartition des richesses produites entre salaires et capital promet ainsi de ne pas être affectée par la mesure, à la différence de vraies augmentations de salaires.

Avec la publication du détail de sa mise en œuvre, le dispositif risque de tourner au jeu de massacre pour le pouvoir d’achat, car celui-ci va bel et bien être globalement amputé dans un premier temps. D’autant que Bercy n’évoque nullement un rattrapage du produit de la hausse de la CSG non reversé aux salariés du privé les trois premiers semestres de 2018 : le « gain (sic) sera amplifié par une seconde baisse des cotisations à l’automne », se contente de préciser le communiqué. Les Français « vont faussement gagner du pouvoir d’achat. On va leur donner ce qu’on leur prend dans leur poche. (…) Tout cela est une arnaque », a taclé hier le député de la France insoumise Éric Coquerel sur Europe 1.

Pour Macron, mieux vaut taxer les retraités que les riches

Les retraités et les fonctionnaires ont particulièrement du souci à se faire. Pour les premiers, aucune compensation ne viendra soulager la facture de l’alourdissement de la CSG. Sur ce point, Emmanuel Macron ne se renie pas : celui-ci estimait dès 2008, en tant qu’inspecteur des finances rapporteur au Conseil d’orientation des retraites (COR), que « la substitution progressive de la CSG aux cotisations sociales » contribue « à mieux répartir les prélèvements entre classes d’âge dans la mesure où la CSG est moins concentrée sur les classes d’âge d’actifs ». En clair : il vaut mieux taxer les retraités. Quant aux fonctionnaires, Bercy promet des « discussions » à l’automne pour « définir les modalités d’une compensation », sans que l’on en sache davantage aujourd’hui. Or, avec le gel du point d’indice décidé au début de l’été, leur pouvoir d’achat est déjà sévèrement entamé.

 

 

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 05:48

A moins de 3 semaines du lancement de la fête de l’humanité 2017, bâtisseuses et bâtisseurs sont à pied d’œuvre.

Tous les savoirs faire sont au rendez-vous.

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