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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 07:23
Appel pour préserver l'avenir du service public de la Poste lancé à la fête de l'Humanité par des communistes et syndicalistes

Nous sommes usagers, syndicalistes, élus locaux, réunis à la fête de l’humanité, ce jour du 10 septembre 2016 : nous décidons de lancer un appel à toutes nos concitoyennes et concitoyens pour défendre et développer le service public de la poste

L’objectif principal du contrat de présence postale territoriale pour les 3 ans à venir , en cours de discussion entre la poste, le gouvernement et l’AMF , au nom de « l’adaptation du réseau aux contraintes économiques » est la fermeture de très nombreux bureaux de poste, en continuant les fermetures dans le monde rural, et en les accélérant dans les villes.

Il s’agit de passer d’un réseau où les Bureaux de Poste étaient largement majoritaires , encore en 2014 ( ils ne sont plus aujourd’hui qu’à 54 %) à un réseau largement dominés par les « partenariats » où les bureaux de poste seront en forte régression.

Le nombre de points de contacts restant inchangé ( 17 000 ) puisque les Bureaux de Poste seront transformés en agences postales communales ou en relais commerçants .

Pour imposer cette régression, il faut lever l’obstacle de l’opposition des maires, des conseils municipaux, de l’action des usagers et des syndicalistes dans les territoires.

Il est donc créé trois sortes de points de contacts et pour ceux qui ne relèvent pas du fonds de péréquation et qui ont plus de 18h d’horaires hebdomadaires , il n’y aura plus de diagnostic partagé ni d’accord préalable du maire et du conseil municipal pour fermer le bureau de poste . Or, aucun bureau de poste ne doit évoluer sans l’accord préalable du conseil municipal et des CDPPT.

Cette politique s’accompagnera de la création de MSAP, maisons de services au public, et des facteurs guichetiers.

L’objectif de ces MSAP rejoint celui des missions nouvelles confiées aux facteurs pour compenser la régression des services publics sociaux et de santé , missions financées par les habitants concernés.

La poste deviendrait la béquille de cette régression généralisée .

Il est possible de mener un combat offensif pour faire de ces MSAP des « MSP », des véritables maisons de services publics , en posant des conditions de créations d’emplois en nombre suffisant, de formation des salariés concernés, de gestion démocratique et participative de ces maisons de service public

La poste doit orienter sa politique vers ce qui est sa mission : le service public, et non pas empocher le CICE ( 300 millions par an) pour supprimer des emplois et privilégier la rentabilité financière.

Nous appellons nos concitoyens à

  1. Refuser l’orientation adoptée pour ce nouveau contrat de présence postale pour 2017-2019.
  2. Se battre partout, pied à pied, pour empêcher toute fermeture d’un bureau de poste . Objectif : zéro fermeture de bureau de poste !
  3. Agir pour mettre en place de vraies maisons de services publics , ce qui implique des objectifs en termes de créations d’emplois , de formation, de gestion démocratique …
  4. Demander que les CDPPT soient élargies aux associations d’usagers et organisations syndicales représentatives du personnel et qu’elles soient consultées sur l’ensemble des évolutions en cours au sein du réseau postal local ou sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers.
  5. Demander la hausse des ressources du fonds de péréquation qui permettent de financer les rénovations et accompagnements du public dans les bureaux de postes et que ce périmètre soit élargi au-delà des quartiers en politique de la ville
  6. Créer partout des collectifs locaux et départementaux avec le tryptique gagnant usagers-syndicalistes- élus et partis politiques . Une coordination nationale impulsera ce mouvement en lien avec la « convergence des services publics »

Premiers signataires:

Paulette AGNEL conseillère municipale de Velleron

François AUGUSTE collectif départemental 38

Marie-Christine BASTIEN collectif départemental 54

Sylvie BAYLE secrétaire générale CGT postaux de Paris

Nicolas BONNET OULADJ président du groupe pcf-fg de paris, président de la commission départementale de présence postale

Jean Claude CHAILLEY résistance sociale

Ismaël DUPONT élu à Morlaix et communauté, sd du pcf finistère

Jean-Philippe GILLET militant cgt, secrétaire section pcf poste paris

François JACQUART conseiller régional auvergne rhône alpes

Michel JALLAMION président convergence des services publics

Michel LANNEZ postier militant syndical

Gilles LE PROUST maire d’Allones, membre du bureau de l’AMF

Daniel LINOSSIER comité vigilance : mettre la poste sous protection citoyenne

Joël MARSEILLE adjoint au maire de TENCIN 38

Martial PASSY maire de Givors vice président métropole de Lyon

Pour signer l'appel, demander des renseignements complémentaires:

Nicolas BONNET : nicolas.bonnet@paris.fr

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 07:06

Question orale qui sera présentée par Jean-Pierre Cloarec au nom de l'opposition (Coopérative citoyenne, Front de gauche)

AGIR CONTRE LA POLLUTION DE L'AIR

Une étude récente de l'agence « Santé publique France » vient d'estimer la mortalité due à la pollution de l'air dans notre pays à 48 000 personnes par an (chiffre équivalent à celui dû à la consommation d'alcool).

Le problème ne vient pas tant des pics de pollution ponctuels que de l'exposition chronique aux polluants, et notamment aux particules fines, qui provoquent maladies cardio-vasculaires et respiratoires, naissances prématurées et troubles de la reproduction.

En Bretagne, selon les données d'Air Breizh, les particules fines PM10 (10 représente la taille en µm) proviennent pour 60% de l'agriculture, pour 21% des secteurs résidentiel et tertiaire, pour 13% des transports et pour 6% de l'industrie.

Pour les particules PM2,5, plus dangereuses encore, les données sont respectivement de 42% pour le résidentiel/tertiaire, 30% pour l'agriculture, 21% pour les transports et 7% pour l'industrie. Air Breizh dispose de 17 stations de mesure en Bretagne, mais plus aucune entre Brest et Saint-Brieuc depuis décembre 2008, puisque la ville de Morlaix avait à l'époque décidé de se retirer d'un dispositif considéré comme trop coûteux (et qui était partiel puisqu'il ne mesurait pas les concentrations en particules fines).

Compte tenu de l'enjeu majeur de santé publique que représente la qualité de l'air : Ne serait-il pas opportun de remettre en place une station de mesure, afin de pouvoir suivre l'évolution sur notre territoire de manière régulière, éventuellement en partenariat avec Morlaix-Communauté ? Ne pourrait-on pas utiliser le magazine municipal pour informer la population sur les origines et les effets de la pollution atmosphérique ? La ville ne devrait-elle pas mettre en œuvre, à son niveau, un plan de réduction des sources de cette pollution ?

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 18:51
A ne pas manquer à la Salamandre: ciné-débat avec le nouveau film documentaire engagé de Gilles Perret "La Sociale" à Morlaix le jeudi 29 Septembre à 20h!

Résumé

Il y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la Sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République.
Un vieux rêve séculaire émanant des peuples — vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain — voyait enfin le jour.
Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humanistes qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd’hui ?
Il est temps de raconter cette belle histoire de « la Sécu » : d’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, quels en furent les bâtisseurs et ce qu’elle est devenue au fil des décennies.
« La Sociale » retrace l’histoire d’une longue lutte vers la dignité tout en dressant, en parallèle, le portrait d’un homme et celui d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien.

  • Le réalisateur Gilles Perret
  • Gilles Perret a réalisé 12 documentaires. Ses films ont pour lien ce pays qui est le sien, les Alpes. A s’attarder chez ses voisins de vallée, il aborde la réalité du monde politique, économique et social. Partir du local pour raconter le global. C’est ce regard singulier qui a fait le succès de ses derniers films sortis en salle comme « Ma Mondialisation », « Walter, retour en résistance », « De mémoires d’ouvriers » ou dernièrement en 2014, « Les jours Heureux ». Aujourd’hui, il nous raconte l’histoire de la Sécurité Sociale, d’où elle vient, ce qu’elle est devenue et ce qu’elle pourrait devenir. Une Histoire peu ou pas racontée jusqu’à ce jourmême si elle nous concerne tous. L’histoire d’une lutte qui n’est jamais finie.
  • Les principaux protagonistes :
  • Jolfred Frégonara

    96 ans, militant CGT, chargé de la mise en place des caisses de sécurité sociale en 1946 en Haute-Savoie.

  • Colette Bec

    Sociologue, professeur à Paris Descartes

  • Michel Etievent

    Historien, biographe d’Ambroise Croizat
    en savoir plus

  • Frédéric Pierru

    Sociologue, spécialiste des questions de santé
    en savoir plus

  • Bernard Friot

    Economiste, Réseau Salariat
    en savoir plus

  • Anne Gervais

    Médecin hépatologue, hôpital Bichat (Paris)

Le 29 septembre à Morlaix (La Salamandre, 20h), et à Brest (cinéma Les Studios) le 20 octobre à 20h en présence de Gilles Perret

www.lasociale.fr/

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 18:42

« Ville sans migrant » : Steeve Briois ne reflète pas le visage d’Hénin-Beaumont

Steeve Briois vient d’annoncer la création par le FN d’une charte pour une associations des villes refusant d’héberger le moindre réfugié. Nul doute que la délibération sera mise à l’ordre du jour du prochain conseil municipal.

Depuis le début du printemps arabe en 2011, la guerre civile en Syrie a fait plus de 300 000 morts. Selon Amnesty International, depuis 2011, plus de 17 000 prisonniers ont été assassinés dans les prisons syriennes.
Il y a 2,7 millions de réfugiés en Turquie, 650 000 en Jordanie.
Actuellement, 75 000 réfugiés affamés, dont des bébés, sont aux frontières de la Jordanie. Selon des sources humanitaires citées par Amnesty International, depuis la fermeture de la frontière au mois de juin, 10 personnes sont mort d’hépatite et il y a eu au moins neuf décès lors d’accouchements.
Plus de 2 500 migrants sont morts noyés en Méditerranée depuis le début de l’année 2016 : pour la plupart, ils fuient la dictature en Érythrée, les milices pro-gouvernementales au Soudan ou les djihadistes libyens.

Et la France, le pays de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, le pays de la liberté, ne pourrait pas accueillir quelques milliers de réfugiés politiques fuyant la guerre, les massacres et les persécutions ?
Notre ville, bâtie par la sueur des travailleurs de toutes origines au fond de la mine ne pourrait pas accueillir une poignée de réfugiés politiques ?
Il y a quatre-vingt ans, alors que les forces franquistes déclenchaient la guerre civile espagnole, notre ville s’est mobilisée. Certains, comme Nestor Calonne, se sont engagés dans les Brigades Internationales. La municipalité dirigée par Adolphe Charlon a accueilli plusieurs familles de réfugiés espagnols.

C’est notre ville, c’est notre histoire que Steeve Briois salit. Steeve Briois ne reflète pas le visage d’Hénin-Beaumont. Si Steeve Briois entend faire voter sa charte ignoble lors du prochain conseil municipal, les communistes s’y opposeront pour défendre l’honneur de notre ville et de ses valeurs de solidarité abîmées par l’inhumanité de la majorité d’extrême droite.

David Noël, conseiller municipal PCF d'Hénin-Beaumont, dénonce la campagne xénophobe "Ville sans migrant" du maire FN Steeve Briois
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 18:02

SYNTHESE

DES ARGUMENTS PRESENTES

PAR LA CGT AU SOUS-PREFET DE MORLAIX

POUR LE MAINTIEN ET LE DEVELOPPEMENT

DE LA LIGNE FERROVIAIRE MORLAIX ROSCOFF

05 AOUT 2016

- Mise en place rapide d'une véritable table ronde sur l'avenir de la ligne, pourquoi pas pilotée par le conseil régional.

- Augmentation de la vitesse à 100km/h pour mettre Roscoff à 20 min de Morlaix et à moins de 3h de Paris.

- Augmenter le cadencement en priorisant les trajets domicile travail ainsi que les élèves. 4 cars partent de Roscoff tous les jours.

- Etudier la possibilité d'un affrètement permanent d'un autorail sur la ligne.

- Si plus de correspondances par rail, il y aura des gains de places sur les parkings de Morlaix car plus de voitures ventouses.

- Le rail autorise mieux le transport de vélos et de fauteuils.

- On peut imaginer des trains spéciaux tourisme en forte saison, circulant à faible allure avec des arrêts aux points de vue.

- Si véritable réfection de la ligne, on repart pour 50 ans.

- Recherche de nouveaux marchés avec l'aide des collectivités locales, pourquoi pas renouveler l'opération 1000 tickets pour la plage.

- Etudier pour certains trains des arrêts à Plouénan, Taulé, PN 24 bis, Henvic.

- L'arrivée sur le même quai que le TGV à Morlaix est un atout.

- Si on maintien la ligne c'est tout un patrimoine qu'on conserve.

- Des taxes sont payées par la ligne aux collectivités.

- Il faut une vérité sur les coûts.

- Pourquoi ne pas imaginer la mise en place d'un laboratoire ferroviaire (tester des nouveaux engins).

- On peu imaginer la création de Projets d'actions éducatifs avec des établissements scolaires (faire découvrir le train, le bus, le bateau).

- Création d'un petit musée du chemin de fer afin d'étoffer l'offre touristique.

- Location de vélos sous la marquise de Roscoff l'été avec pourquoi pas la création d'emploi saisonnier.

- Quel sera l'avenir d'à fer et à flots si fermeture ?
- 2017, Conseil régional, seul organisateur des transports collectifs.

- Le maintien de la ligne, c’est le renforcement des emplois locaux.

- La plate-forme pourrait-elle intégrer un cheminement piétons et vélos ?

- La plate-forme pourrait servir pour le transport de l’énergie et des communications.

La CGT continue à se battre pour la rénovation de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff: signez et faites signer la pétition!
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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 15:36

Un débat passionnant et qui ouvre des questionnements de grande importance:

Révolution numérique: Quels bouleversements dans la Santé?

avec Sophie Pène

Professeur à l'Université Paris Descartes, anthropologue des pratiques numériques

Yann Le Pollotec

Membre de l'exécutif national du PCF, responsable du secteur "révolution numérique"

Irène Franchon

Pneumologue, CHU de Brest

Lanceur d'alerte du médiator

Isabelle Lorand

Membre de l'exécutif national du PCF

Chirurgienne, maire adjointe de Vitry-sur-Seine

Débat animé par Christiane Caro, membre de la Commission nationale santé du PCF, responsable de l'atelier citoyen de Bretagne PCF-Front de Gauche

Photos Jean-Luc Le Calvez (PCF Morlaix)

Photos du débat sur les impacts de la révolution numérique dans la Santé organisé à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma par Christiane Caro et l'atelier citoyen santé du PCF-Front de gauche: avec Irène Frachon, Sophie Pène, Yann Le Pollotec, Isabelle Lorand
Photos du débat sur les impacts de la révolution numérique dans la Santé organisé à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma par Christiane Caro et l'atelier citoyen santé du PCF-Front de gauche: avec Irène Frachon, Sophie Pène, Yann Le Pollotec, Isabelle Lorand
Photos du débat sur les impacts de la révolution numérique dans la Santé organisé à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma par Christiane Caro et l'atelier citoyen santé du PCF-Front de gauche: avec Irène Frachon, Sophie Pène, Yann Le Pollotec, Isabelle Lorand
Photos du débat sur les impacts de la révolution numérique dans la Santé organisé à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma par Christiane Caro et l'atelier citoyen santé du PCF-Front de gauche: avec Irène Frachon, Sophie Pène, Yann Le Pollotec, Isabelle Lorand
Photos du débat sur les impacts de la révolution numérique dans la Santé organisé à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma par Christiane Caro et l'atelier citoyen santé du PCF-Front de gauche: avec Irène Frachon, Sophie Pène, Yann Le Pollotec, Isabelle Lorand
Photos du débat sur les impacts de la révolution numérique dans la Santé organisé à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma par Christiane Caro et l'atelier citoyen santé du PCF-Front de gauche: avec Irène Frachon, Sophie Pène, Yann Le Pollotec, Isabelle Lorand
Photos du débat sur les impacts de la révolution numérique dans la Santé organisé à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma par Christiane Caro et l'atelier citoyen santé du PCF-Front de gauche: avec Irène Frachon, Sophie Pène, Yann Le Pollotec, Isabelle Lorand
Photos du débat sur les impacts de la révolution numérique dans la Santé organisé à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma par Christiane Caro et l'atelier citoyen santé du PCF-Front de gauche: avec Irène Frachon, Sophie Pène, Yann Le Pollotec, Isabelle Lorand
Photos du débat sur les impacts de la révolution numérique dans la Santé organisé à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma par Christiane Caro et l'atelier citoyen santé du PCF-Front de gauche: avec Irène Frachon, Sophie Pène, Yann Le Pollotec, Isabelle Lorand
Photos du débat sur les impacts de la révolution numérique dans la Santé organisé à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma par Christiane Caro et l'atelier citoyen santé du PCF-Front de gauche: avec Irène Frachon, Sophie Pène, Yann Le Pollotec, Isabelle Lorand
Photos du débat sur les impacts de la révolution numérique dans la Santé organisé à l'espace Bretagne de la fête de l'Huma par Christiane Caro et l'atelier citoyen santé du PCF-Front de gauche: avec Irène Frachon, Sophie Pène, Yann Le Pollotec, Isabelle Lorand
Photo discussion Irène Franchon et Ismaël Dupont - photo Yoann Daniel

Photo discussion Irène Franchon et Ismaël Dupont - photo Yoann Daniel

photo Yoann Daniel

photo Yoann Daniel

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 15:03
Festival des Utopies: un millier de visiteurs (Le Télégramme)

Hier après-midi, le temps d'un festival des Utopies, l'agglomération était réservée aux piétons. C'est en toute détente et décontraction que le public a pu déambuler dans les rues sans le moindre risque. Si quelques averses sont venues contrarier la fête le matin, l'après-midi, les éclaircies ont été légion et les rayons du soleil sont venus réchauffer une ambiance bon enfant. D'un stand à l'autre, d'une scène à l'autre, petits et grands ont trouvé leur bonheur. Pour une première, les organisateurs peuvent être satisfaits, le cap du millier de visiteurs a été dépassé et, le soir, ils allaient sans doute être aussi nombreux au concert donné stade municipal sur les hauteurs de la commune. Les Utopistes en Action ont réalisé un joli coup, les exposants comme les visiteurs ont apprécié cette journée et ils ne demandent qu'à ce qu'elle soit reconduite.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 14:46
Apple : la France ne demandera pas sa part des 13 milliards d’arriérés d’impôt

LUNDI, 12 SEPTEMBRE, 2016

HUMANITE.FR

Si plusieurs pays européens ont annoncé leur intention de demander à Apple de leur rembourser une partie des 13 milliards d'euros d'impôt qu’Apple a escamotés en Irlande, Michel Sapin lui a déclaré que non, la France ne réclamerait rien…

"Il est inacceptable qu'alors que nos concitoyens ont dû faire face à d'importantes hausses d'impôts depuis 2012, très supérieures à la petite baisse annoncée pour 2017, le ministre exonère Apple et d'autres multinationales d'une imposition plus conséquente et ne fasse pas tout ce qui est possible pour qu'elles contribuent à la hauteur des gigantesques profits qu'elles engrangent en vendant leurs produits dans nos pays", s’est insurgé la sénatrice de Paris Marie-Noëlle Lienemann dans un communiqué. "La commission européenne a été claire", poursuit-elle: "Si un pays s'estime lésé d'avoir vu le produit de ventes réalisées sur son territoire partir en Irlande pour fuir l'impôt, il pourrait lui aussi réclamer sa part réduisant mécaniquement le montant dû à Dublin. Ce que font l'Espagne et l'Autriche, la France doit aussi le faire".

La somme due à Dublin est de 13 milliards d’euros, même si deux appels, l’un du gouvernement irlandais, l’autre d’Apple, sont en cours. Cette somme représente les '"avantages fiscaux indus" (Apple ne paye que 0,05 % d’impôt sur les sociétés en Irlande…) estimés par la Commission européenne. Celle-ci avait précisé que l'Irlande n'était pas le seul Etat concerné par ce remboursement. Si un pays s'estimait lésé d'avoir vu pendant des années le produit de ventes réalisées sur son territoire partir en Irlande pour échapper à l'impôt, il pourrait lui aussi réclamer sa part. "Si ce que la Commission européenne dit est légal, vous pouvez être sûr que moi, en tant que ministre des Finances je vais le réclamer", a donc déclaré le ministre autrichien des Finances Hans Joerg Schelling, lors d'une réunion des ministres européens des Finances à Bratislava. Selon une source gouvernementale espagnole, Madrid compte également demander le remboursement.

Mais le ministre français des Finances, Michel Sapin estime lui que la France juge la décision de la Commission européenne légitime mais qu'il ne réclamera aucune somme… Marie-Noëlle Lienemann a demandé l'audition du ministre par la commission des Finances du Sénat "afin qu'il expose les raisons pour lesquelles le gouvernement renonce à cette recette substantielle". "Il en va de l'exemple et de la lutte contre l'évasion et l'optimisation fiscale", souligne-t-elle.

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 14:00

Les communistes de la 6è circonscription du Finistère ont tenu leur assemblée de rentrée à Huelgoat ce matin. Voici l'appel qu'ils ont lancé:

"La 6è circonscription du Finistère a besoin d'un député de gauche et de progrès.

De « mon ennemi la finance » à la loi El-Khomri, de renoncements en trahisons, la politique du gouvernement Hollande/Valls a produit des gâchis et des dégâts considérables. Le départ de Richard Ferrand, député sortant, vers la formation d'Emmanuel Macron n'est que la poursuite de cette fuite en avant libérale menée par le gouvernement depuis 4 ans.
Pour autant, nous communistes, nous ne pouvons pas nous résigner à voir la montée de l'extrême droite et le retour de la droite car leurs propositions pour le pays c'est plus de précarité, plus de pauvreté, moins de services publics, moins de solidarité.
Le PS, LR et le FN ont tout intérêt à ce que le débat politique se focalise sur les dramatiques actes terroristes qu'a connu notre pays ces derniers mois. En stigmatisant une partie de la population, en restreignant nos libertés, en développant la thématique de l'identité « heureuse », le Parti Socialiste cherche à masquer son bilan désastreux sur le plan économique et social, la droite et l'extrême droite cherchent à cacher qu'elles n'ont pas d'alternative crédible.

Ce que nous voulons, nous communistes, c'est un nouveau pacte républicain avec une République sans 49-3 donc une République démocratique, limitant le cumul des mandats en nombre et dans le temps, défendant une laicité qui n'exclut pas. Cette République nous la voulons aussi sociale avec un emploi pour chacun et qui traite la question du pouvoir d'achat, des conditions de travail dégradées comme dans l'agroalimentaire par exemple, un retour de services publics de proximité en zone rurale notamment et plus globalement s'attaque à la réduction des inégalités.
Avec notre consultation « Que demande le peuple ? », depuis des semaines nous sommes allés à la rencontre de la population pour leur donner la parole car rien ne se fera sans intervention populaire, notamment de celles et ceux qui par dégoût des pratiques politiques actuelles ont renoncé à aller voter. La synthèse de ces 200 000 questionnaires sera faite nationalement le 08 octobre avant de décider le 05 novembre de notre choix pour la présidentielle. D'ici cette date, nous ferons tout pour construire une candidature de rassemblement à la gauche de la ligne Valls-Macron-Hollande.
Le projet que nous voulons porter dans le cadre des élections législatives, nous voulons qu'il soit victorieux le 18 juin. C'est pourquoi nous lançons aujourd'hui un appel sans exclusive à l'ensemble des habitants et organisations de la 6ème circonscription pour construire une candidature de gauche rassemblée qui portera à l'assemblée nationale la parole des électeurs écologistes, communistes, socialistes, du Front de Gauche ou tout simplement de gauche, la parole de toutes celles et ceux qui se sont mobilisés contre la loi travail, la voix de toutes celles et ceux qui veulent que ça change vraiment à gauche. Face à la résignation ambiante, nous disons à tous les progressistes qu'il est possible de construire une alternative de justice sociale, de solidarité et de bien vivre ensemble. C'est pourquoi il est urgent de se rassembler, pour notre part nous y sommes disposés. Nous travaillerons jusqu'au bout pour faire du commun afin que les citoyennes et citoyens de notre circonscription, de notre pays, soient en situation d'être respectés et de vivre dans la dignité.


Contact : Maxime PAUL 06 75 65 23 21 pcf6circo29@gmail.com "

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 13:50
"Cette jeune femme est érythréenne. Elle pensait trouver refuge à Paris. Pendant des semaines, elle a dormi au milieu de la circulation sur le terre-plein central en-dessous du métro aérien à Stalingrad. Jeudi 8 septembre, la police a délogé ceux qui se réfugiaient sous cet abri de fortune. Incarcérant ceux qui n'avaient pas encore eu le temps de déposer leur demande d'asile et chassant dans les rues avoisinantes les autres. Des barrières entourent désormais le terre-plein pour empêcher ceux qui voudraient se protéger de la pluie d'y revenir. Tout l'été, des barrières ont été dressées tout le long du métro aérien pour empêcher les réfugiés de s'y réinstaller. Eté 2016, Paris, championne du barriérage." (©Hind Meddeb)

"Cette jeune femme est érythréenne. Elle pensait trouver refuge à Paris. Pendant des semaines, elle a dormi au milieu de la circulation sur le terre-plein central en-dessous du métro aérien à Stalingrad. Jeudi 8 septembre, la police a délogé ceux qui se réfugiaient sous cet abri de fortune. Incarcérant ceux qui n'avaient pas encore eu le temps de déposer leur demande d'asile et chassant dans les rues avoisinantes les autres. Des barrières entourent désormais le terre-plein pour empêcher ceux qui voudraient se protéger de la pluie d'y revenir. Tout l'été, des barrières ont été dressées tout le long du métro aérien pour empêcher les réfugiés de s'y réinstaller. Eté 2016, Paris, championne du barriérage." (©Hind Meddeb)

Journaliste et réalisatrice franco-tunisienne, Hind Meddeb est la fille du grand intellectuel Abdelwahab Meddeb. Elle vient de passer plusieurs semaines parmi les réfugiés pour le tournage d'un documentaire. Elle livre ses réflexions, dans ce texte qui dénonce l'urgence de leur situation à Paris.

Jusqu’ici, l’Etat français répond à la question de l’afflux de réfugiés par la violence, l’humiliation et le déni. Par Hind Meddeb.

Ils sont une cinquantaine par jour à arriver du Soudan, d’Ethiopie, d’Érythrée, de Somalie, du Tchad, du Niger, d’Afghanistan. Ils fuient la guerre, le terrorisme, la dictature militaire, le nettoyage ethnique… Certains arrivent de Calais n'ayant pas réussi à passer en Angleterre, d’autres ont passé la frontière italienne à Vintimille, d’autres encore ont traversé toute l’Europe en passant par la Turquie puis la Grèce ou la Bulgarie. Sur le chemin de l’exil, la France est souvent le dernier guichet, si on les rejette, ils n’auront nulle part où aller.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, Paris n’avait jamais eu à faire face à un tel afflux de réfugiés. Malgré un gouvernement et une Mairie de gauche, l’accueil qui leur est fait est indigne. Pour déposer leur demande d’asile, ces hommes et ces femmes doivent faire la queue dans la rue des nuits entières. L’administration n’a pas obtenu de moyens supplémentaires malgré l’urgence. Il y a donc, de fait, beaucoup plus de candidats que de personnes reçues. Et naturellement, autour des bureaux de «France Terre d’Asile», entre Jaurès et Stalingrad, des campements sauvages se font et se défont au gré des «démantèlements administratifs» effectués par la police. Dans les faits, à Paris, des milliers de réfugiés dorment dans la rue. A Berlin où ils sont bien plus nombreux à avoir été accueillis, pas un seul réfugié n'est livré à lui-même.

Imaginez la situation d’un réfugié qui vient d’arriver à Paris: il est épuisé par un voyage qui a parfois duré plusieurs mois et pourtant aucun lieu n’est prévu pour le mettre à l’abri, il n’a aucun interlocuteur officiel, et donc aucune information sur la procédure à suivre pour demander à l’asile, il n’a rien à manger, nulle part où aller.

Dans un premier temps, il ne survit que grâce aux dons et à l’engagement personnel des riverains qui distribuent comme ils peuvent les besoins de première nécessité: une couverture, de la nourriture, des vêtements… Et qui se retrouvent aussi à soutenir les réfugiés dans leurs démarches administratives. Car le dossier OFPRA du demandeur d’asile doit être rempli en français et tout le monde sait qu’il faut éviter de laisser les traducteurs de l’administration le faire pour vous, au risque de voir le récit bâclé voir tronqué, car tous les moyens sont bons pour saper votre démarche et rejeter votre demande d’asile.

Lami, son épouse Besh et ses trois toutes jeunes soeurs sont arrivés il y a deux semaines à Paris. Ils font partie de la communauté oromo persécutée par le pouvoir militaire en Ethiopie. L’ethnie oromo représente près de la moitié de la population éthiopienne. Mais ils sont considérés comme des citoyens de seconde zone. Un grand projet urbain autour de la capitale Addis Abeba prévoit d’exproprier de leurs terres agricoles les paysans oromos. Chaque fois que la communauté oromo manifeste pacifiquement, la police tire à balles réelles. Les intellectuels, les leaders politiques oromos, les étudiants sont arrêtés arbitrairement, torturés, humiliés publiquement.

Dans son pays, Lami était un étudiant comme un autre. Mais depuis que les manifestations ont commencé, tout le monde est suspecté. N’importe qui peut être arrêté, exécuté. S’il n’était pas oromo, il aurait pu vivre normalement dans son pays. Mais un racisme institutionnel s’est instauré contre sa communauté. Il a tout abandonné pour sauver sa vie. Avec sa femme et ses soeurs, ils ont pris la route pour un long périple qui se termine à Paris. Anglophone, il rêverait d’aller en Angleterre ou au Canada, mais il sait que les frontières sont fermées.

Chaque jour, sur le campement, il entend des rumeurs contradictoires sur le meilleur guichet où entreprendre les premières démarches : vaut-il mieux déposer sa demande à Paris, à Melun, à Evry? Jamais il n’aurait imaginé qu’un jour, il dormirait dans la rue à Paris. Lami est chrétien. Avec sa femme et ses belles soeurs, il s’est rendu à l’église la plus proche pour demander de l’aide. Il a dû essuyer un refus poli.

Depuis son arrivée, Lami et sa famille n’ont jamais rencontré un fonctionnaire de la Mairie, une assistante sociale ou une quelconque aide officielle de l’Etat. Tous les deux jours, ils voient des dizaines de cars de CRS encercler le campement de l’avenue de Flandres. Par chance, Lami s’est installé en contre-haut de la Rotonde, à l’abri des regards. Et à chaque fois que la police arrive, il est tenté d’aller à leur rencontre pour se faire arrêter parce qu’il espère qu’en montant dans le car de police, il serait enfin logé en attendant de faire ses premières démarches.

Il m’a fallu lui expliquer à plusieurs reprises de s’éloigner du périmètre quand la police arrive. Car cela fait des semaines que la Préfecture de police de Paris organise de fausses mises à l’abri et ramasse tous ceux qui n’ont pas encore eu le temps de déposer leur demande d’asile (15 interventions purement répressives depuis le 31 juillet).

Une fois arrivés au commissariat, les réfugiés ne savent pas qu'ils ont droit à un avocat et un traducteur, ils ressortent avec des OQTF (obligation de quitter le territoire), d’autres sont incarcérés dans des centres de rétention administrative dans l'attente de les renvoyer dans le pays par lequel ils sont entrés dans l'Union européenne (procédure Dublin), ce qui voudrait dire que l'Italie, la Bulgarie et la Grèce devraient supporter à elles seules l'afflux de réfugiés? L'équation est impossible et pourtant cette procédure absurde existe bel et bien.

La plupart des personnes arrêtées sont libérées le jour-même. Et quand elles reviennent dormir sur le trottoir qu’elles ont quitté quelques heures plus tôt, toutes leurs affaires, leurs matelas et leurs couvertures de fortune ont disparu, jetés dans des bennes à ordure par la «Propreté de Paris». En utilisant ce procédé vicieux, la France viole sciemment les droits fondamentaux de personnes vulnérables et le droit d’asile.

Jusqu’ici, l’Etat français répond à la question de l’afflux de réfugiés par la violence, l’humiliation et le déni. Cette politique est le fruit de la montée d’une opinion hostile aux migrants. La haine anti-migrants augmente à chaque attaque terroriste qui frappe la France.

En choisissant de suivre la ligne imposée par l’extrême droite, le gouvernement socialiste tombe dans le piège tendu par les organisations terroristes islamistes qui fleurissent de la Mauritanie à l’Irak… L’un des objectifs poursuivi par Daech, Aqmi, Boko Haram et consorts est en bonne voie: semer la discorde et la haine en Europe. Cette situation tragique pourrait dégénérer. Aujourd’hui les migrants sont malmenés par la police en France, en Allemagne ils sont parfois attaqués par les populations civiles, quelle sera la prochaine étape, lorsqu’ils arriveront encore plus nombreux?

La plupart des Afghans que j’ai rencontrés autour du métro Stalingrad à Paris ont fui leur pays parce qu’ils refusaient de se faire enrôler par les Talibans. Certains Maliens ont tout perdu parce que leur village a été pris par Aqmi. Mais dans l’imaginaire commun, le migrant est un potentiel terroriste et les derniers événements survenus en France et en Allemagne ne font que confirmer cette opinion commune. Au lieu de déconstruire ce préjugé fallacieux, nos politiques l’alimentent à des fins électoralistes. L’échec d’Angela Merkel aux dernières élections régionales confortent l’actuel gouvernement français dans l’idée qu’il faut continuer à réprimer et surtout ne pas accueillir.

Pourtant, ne pas accueillir est encore plus dangereux. Ceux qui arrivent sont naïfs et plein d’espoir. Ils sont prêts à travailler dur pour s’en sortir. Certains sont éduqués, volontaires et inventifs, ils représentent une énergie positive et une immense richesse pour la France. Mais si on les laisse à la rue, dans des situations vulnérables, sans papiers, sans perspective, ils ne disparaîtront pas. S’ils retournent dans leur pays, c’est la mort. Et le droit international nous interdit de renvoyer une personne dans un pays en guerre.

Si nous les laissons errer dans les rues de Paris, alors nous nions leur existence en tant qu’êtres humains et ils deviendront l’ombre d’eux-mêmes, on aura réussi à les casser, ils deviendront des sans-logis, et le coût social de ce gâchis humain sera beaucoup plus élevé pour l'Etat que si nous leur donnons une chance de faire partie de notre société. Et le plus grave, c'est que si l'Etat français continue cette politique répressive sans vision à long terme, ces réfugiés deviendront aussi des proies faciles pour les réseaux mafieux et les réseaux intégristes.

Croire que le réfugié est un potentiel terroriste quand il arrive, est une contradiction dans les termes, puisqu’il fuit précisément des régimes terroristes et croit que la France est le pays de la liberté. Le processus actuellement mis en oeuvre à Paris vise à déshumaniser la figure du réfugié. Chaque fois que j’assiste à ce que l’administration appelle «évacuation» ou «mise à l’abri» et que je vois avec quel mépris les policiers s’adressent aux migrants, avec quelle violence ils éloignent les caméras et les appareils photo, je pense aux plus sombres heures de l’histoire européenne.

Nous, Parisiens, sommes aujourd’hui confrontés à une terrible contradiction, à laquelle, nous assistons chaque jour sous nos fenêtres. La France est victime d’attentats terroristes sur son sol. Comment peut-elle refuser d’accueillir des hommes et des femmes qui fuient ce même terrorisme qui a mis leur pays à feu et à sang? Nous ne pouvons pas continuer à pleurer nos morts tout en ignorant le sort réservé aux réfugiés qui arrivent chez nous parce qu’ils fuient précisément ce qui désormais nous concerne aussi à intervalles réguliers depuis les attentats de «Charlie Hebdo», les attaques du 13 novembre ou le drame de Nice. Notre destin est intimement lié à celui des réfugiés afghans, syriens, kurdes, nigérians, maliens, mauritaniens ou soudanais, qu’on le veuille ou non.

Nous avons le devoir et la responsabilité d’accueillir dignement ces hommes et ces femmes qui méritent notre respect parce qu’ils ont eu le courage de traverser la mer ou un continent pour échapper à l’horreur. Ou alors, nos larmes pour les victimes du 13 novembre ou de Nice ne sont que des larmes de crocodile. Les attentats qui ont endeuilléParis en 2015 devraient nous faire prendre conscience de la situation de ces milliers de candidats à l’exil qui arrivent sur nos trottoirs parce qu’ils fuient cette même terreur.

Les attentats qui frappent Kaboul, Bagdad, Niamey, Nouakchott, ou Mogadiscio ne sont pas sans conséquence. Nous les regardons de loin mais ils frappent aujourd’hui à notre porte. Dans un monde mondialisé, qu’on le veuille ou non, nous partageons le même destin que ces réfugiés et nous ne pouvons pas détourner le regard ou refuser notre solidarité, à moins de renoncer aux principes mêmes de notre République, principes que nos politiques s’empressent d’invoquer au lendemain de chaque attentatqui frappe notre sol.

Baktash est afghan. A Kaboul, il faisait partie de l’équipe nationale de taekwondo. Il est aussi ingénieur en informatique. Les Talibans considèrent que le sport est haram, le capitaine de son équipe se fait assassiner. Baktash se rend alors sur les plateaux de télévision pour dénoncer ce crime ignoble. Sa prise de position publique en fait une cible. A son tour, le voilà menacé de mort. A plusieurs reprises, il échappe de peu à ses assassins. Il n’a plus le choix, il doit partir, sinon tôt ou tard ils finiront par le tuer. Il laisse derrière lui une bonne situation, sa famille. S’il avait eu le choix, il serait resté vivre dans son pays.

Dans son village, Arman vivait heureux avec sa mère. Jusqu’au jour où son oncle taliban l’enrôle de force. Il n’a pas le choix, soit il obéit aux ordres, soit c’est la mort. Il décide de fuir. Il part seul, traverse à pied les montagnes qui séparent l’Afghanistan de l’Iran avant d’arriver en Turquie puis de traverser la Bulgarie où il vit plusieurs semaines dans la forêt. Il a décidé qu’il irait en France, c’est le pays dont il rêve.

Des histoires comme celles de Baktash et d’Arman, il y en a par milliers. Mais on ne nous les raconte pas le soir à la télévision. Au 20h, les migrants sont juste cette masse informe qui s’échoue en mer et s’accroche aux barbelés que l’Europe dressent à ses frontières.

Nous, Parisiens, qui vivons dans l’une des plus belles villes du monde, commençons par regarder, descendre de chez nous, nous arrêter sur les campements, engager la conversation, et pourquoi pas tisser des liens d’amitié. Car au-delà des problèmes humanitaires ou administratifs, le dialogue avec ces hommes et ces femmes est précieux, pour eux comme pour nous.

La manière dont la France gère la crise migratoire est symptomatique de son manque d’engagement pour déconstruire les arguments qu’utilisent les islamistes radicaux pour recruter dans notre jeunesse.

A la suite des attentats du 13 novembre, la réponse de notre gouvernement a été sécuritaire et identitaire, en votant l’état d’urgence et en proposant d’instituer la déchéance de nationalité. Le débat sur la déchéance de nationalité a déchiré notre société, établissant une hiérarchie entre Français de souche et binationaux, créant ainsi une inégalité de fait, et donnant des arguments supplémentaires à Daech qui s’empressa de s’adresser à la jeunesse musulmane de France : «Vous voyez, ils ne vous considèrent pas comme des Français comme les autres, rejoignez-nous, nous vous donnerons un statut, une reconnaissance que vous n’aurez jamais en France.»

Il me semble que jusqu’ici, nos politiques ont un discours convenu sur l’Islam et le terrorisme et qu’ils n’ont toujours pas entamé le travail nécessaire pour résister à cette propagande venue d’ailleurs et proposer des alternatives sérieuses à une jeunesse musulmane désenchantée.

Si les autorités continuent de considérer que les migrants ne sont pas des hommes, qu’ils sont de potentiels terroristes et qu’en les maltraitant on les fera disparaître comme par miracle, alors oui, la France deviendra immanquablement une fabrique de terroristes.

Et c’est ce qu’il nous faut absolument éviter.

Ayons le courage de le dire et d’oeuvrer en ce sens.

Hind Meddeb

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