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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 14:01
Deux mois après l’évacuation de Calais, incertitudes et promesses oubliées

Il y a neuf semaines, 7 153 personnes étaient évacuées de la plus grande « jungle » de France et réparties sur le territoire. Depuis, des mineurs ont fugué des centres d’accueil.

A travers les vitres de son café, Au Cabestan, Laurent Roussel suit parfois du regard « un groupe de trois ou quatre migrants, discrets, mais si faciles à reconnaître ». Hier grande épicerie des Afghans et des Soudanais, le Lidl, en face, est redevenu une supérette comme les autres à Calais. Si, pour l’heure, le barman ne croise pas plus de dix exilés par jour en ville, il lance volontiers des « attendez le printemps », de l’air entendu de ceux qui ont vu se faire et se défaire plus d’un campement, au gré des coups de menton politiques.

Derniers partis de la « jungle » démantelée en octobre, les adolescents sont aussi les premiers à être revenus. La soixantaine de centres d’accueil et d’orientation pour mineurs (Caomi) ouverts à travers la France se vident peu à peu, en silence. Mis en place par l’Etat pour retarder l’entrée massive de ces adolescents étrangers dans le dispositif français d’aide sociale à l’enfance (ASE), ces centres d’accueil, créés hors cadre légal, courent après leurs pensionnaires.

« Sur la commune, il reste 8 jeunes sur les 36 du départ, alors que 4 seulement sont partis légalement en Grande-Bretagne dans le cadre du regroupement familial. Nos effectifs sont même descendus à 3 avant que la police n’en ramène quelques-uns », explique Bernard Marconnet, le maire de Châtillon-d’Azergues (Rhône). A Fouras-les-Bains (Charente-Maritime), Sylvie Marcilly en a vu 7 partir vers la Grande-Bretagne, sur les 20 qu’hébergeait sa commune. « Quatre auraient quitté le centre d’eux-mêmes, mardi », rappelle l’édile, inquiète aussi pour les deux jeunes que son département n’a pas reconnus comme mineurs. « Cet accueil manque de lisibilité. Les jeunes ignorent ce qu’ils vont devenir ; c’est humainement difficile », déplore-t-elle.

Crochet par la Belgique

Pour elle, cette incertitude des lendemains explique les fugues hivernales. Le défenseur des droits, Jacques Toubon, n’est pas loin de cette analyse. Dans son rapport rendu public le 21 décembre, il ne partage pas le satisfecit que le gouvernement s’est accordé, qualifiant de « grande opération humanitaire » une évacuation que M. Toubon assimile plutôt à de la « gestion de flux ». Le défenseur des droits y regrette notamment que « les mineurs n’aient pas fait l’objet d’une priorité, que ce soit avant le démantèlement, pendant ou après ». 866 des 1 900 jeunes qui vivaient sans parent dans ce no man’s land, parfois depuis des mois, ont pu rejoindre légalement la Grande-Bretagne ; la Place Beauvau reste muette sur le taux de fuite des autres mineurs des Caomi.

Quand ils reviennent à Calais, beaucoup sont interpellés dès la gare ou en ville. Le quadrillage policier reste assez dissuasif pour que les adolescents fassent un crochet par la Belgique pour rallier Londres. A moins qu’ils ne se cachent dans le fond d’un véhicule sur un parking du sud ou de l’ouest de la France. « Au ferry ou au tunnel, les véhicules sont d’autant moins contrôlés qu’ils viennent de loin », observe un responsable policier qui explique que « la prise en charge se fait donc désormais à 400 ou 500 kilomètres du Pas-de-Calais ».

Hébergés chez l’habitant

Pour l’heure, aucun campement ne s’est reconstitué. Bien antérieurs à l’évacuation, les petits regroupements de Norrent-Fontes (Pas-de-Calais) ou Steenvoorde (Nord) n’ont pas connu d’afflux. Selon plusieurs sources, une soixantaine de Soudanais, Afghans ou Erythréens seraient hébergés chez l’habitant, dans cette ville frontière ; des mineurs revenus de Caomi ou des adultes jamais partis. Des mini-squats assez éphémères existent aussi, mais même les associations évitent de s’y rendre pour en préserver la discrétion.

Globalement, les adultes s’accommodent mieux de leur séjour en centres d’accueil et d’orientation (CAO), que les jeunes. Selon une communication officielle du directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), Didier Leschi, 9 % seulement avaient refait leur sac, fin décembre. « C’est peu, comparé aux 20 % ou 30 % de fuites qu’ont connus les CAO à leurs débuts », observe M. Leschi, pour qui « ce dispositif fonctionne bien ». En fait, la situation reste assez différenciée, selon les associations gestionnaires. Ainsi, l’Auvergne enregistre 27 % de départs, le Limousin 17 %, la Lorraine 16 %, quand la Basse-Normandie est à 3 %, les Pays de la Loire à 5 %. Mais les humanitaires craignent que ce bilan d’étape ne s’assombrisse dans les temps à venir.

Tout à sa volonté de réussir l’opération très politique d’évacuation du plus grand campement de France, Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’intérieur, avait promis aux associations que les migrants déjà enregistrés dans un pays d’entrée en Europe n’y seraient pas refoulés, contrairement à ce que prévoit le règlement européen de Dublin. C’était en effet le seul moyen d’inciter ces migrants « dublinés » à monter dans les cars. Aujourd’hui, une majorité des préfets ont préféré les consignes administratives de la direction des étrangers de France à la parole politique. Une partie des préfets s’estiment donc légitimes à appliquer le règlement de Dublin, avec pour seule limite de ne pas utiliser la « contrainte ».

 

 

LE MONDE |   05.01.2017

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 12:43

2017, une année pour se souvenir de trois sombres anniversaires dans l’histoire de la Palestine

Seuls la résistance pacifiste des Palestiniens face aux épreuves qu’ils traversent depuis de nombreuses années et l’activisme de la société civile à l’échelle internationale semblent avoir la capacité d’agir positivement sur le statu quo.

Richard Falk, Middle East Eye, lundi 2 janvier 2017

Un drapeau national palestinien flotte au passage des soldats israéliens lors d'une manifestation commémorant le jour de l'indépendance de la Palestine à Hébron, en Cisjordanie, le 15 novembre 2016 (AFP)

Les Palestiniens semblent un peu plus chaque jour voués à se soumettre ou, tout au mieux, à devenir des citoyens de deuxième zone sur leurs terres natales. L’expansionnisme israélien, combiné au soutien inconditionnel affiché par les États-Unis et à l’impuissance des Nations-unies ne laissent entrevoir que des perspectives moroses quant à l’autodétermination du peuple palestinien et à une paix négociée qui prendrait à la fois en compte les droits et les attentes des Palestiniens et des Juifs.

Le fait de commémorer, en 2017, trois anniversaires majeurs pourrait nous aider à mieux comprendre l’histoire douloureuse du peuple palestinien au cours de ces 100 dernières années.

De telles commémorations pourraient peut-être même permettre de corriger les erreurs du passé et, mieux vaut tard que jamais, de soutenir les efforts, aussi modestes soient-ils, visant à trouver un moyen d’aller de l’avant. À l’heure actuelle, les initiatives les plus prometteuses sont celles qui s’inscrivent dans le cadre d’un mouvement de solidarité mondiale croissant dont l’objectif est d’instaurer une paix équitable pour les deux peuples.

Jusqu’à aujourd’hui, ni les Nations unies, ni les voies de recours diplomatiques traditionnelles n’ont semblé avoir un poids suffisant pour agir sur les forces sociales et politiques qui sont au cœur de la lutte palestinienne. Seules la résistance pacifiste des Palestiniens face aux épreuves qu’ils traversent depuis de nombreuses années et l’activisme de la société civile à l’échelle internationale semblent avoir la capacité d’agir positivement sur le statu quo et de leur permettre de garder espoir.

Des partisans pro-palestiniens appellent à la reconnaissance de l'État palestinien au Parliament Square de Londres le 13 octobre 2014 (AFP)

1917

Le 2 novembre 1917, le ministre britannique des Affaires étrangères, Arthur Balfour, a adressé une lettre ouverte au baron Lionel Rothschild, l’un des plus ardents défenseurs de la cause sioniste au Royaume-Uni, afin d’exprimer son soutien quant aux aspirations du mouvement. Le message est le suivant :

« Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays. »

Un premier questionnement est immédiatement soulevé par cette lettre : qu’est-ce qui a poussé le Royaume-Uni à prendre une telle initiative au beau milieu de la Première Guerre mondiale ? L’explication la plus spontanée est que la guerre ne se déroulait pas bien, ce qui a poussé les dirigeants britanniques à croire et à espérer que le fait de se rallier au mouvement sioniste inciterait les Juifs des quatre coins de l’Europe, en particulier en Russie et en Allemagne, à soutenir la cause des alliés.

Une seconde motivation consistait à servir les intérêts britanniques en Palestine que Lloyd George, alors Premier ministre, considéraient comme stratégiquement essentiels afin de protéger la route commerciale terrestre vers l’Inde et de garantir l’accès au Canal de Suez.

La Déclaration Balfour a fait l’objet de nombreuses controverses dès le jour de sa publication et ce, même au sein de la communauté juive. Le fait que le ministère britannique des Affaires étrangères se prononce en faveur d’un tel engagement constituait une initiative purement colonialiste qui ne traduisait pas la moindre volonté de prendre en compte les sentiments de la population, essentiellement arabe, vivant en Palestine à cette époque (les Juifs représentaient moins de 10 % de la population en 1917), ni le soutien international croissant affiché quant au droit à l’auto-détermination de tous les peuples.

L’opposition des Juifs face à Balfour

À l’initiative d’Edward Montagu, alors secrétaire d’État à l’Inde, d’éminents Juifs ont exprimé leur opposition à la déclaration, craignant qu’elle ne fasse naître un sentiment antisémite, en particulier dans les villes d’Europe et d’Amérique du Nord.

Le peuple arabe s’est par ailleurs senti trahi par l’initiative de Balfour car elle venait briser la promesse qui lui avait été faite d’obtenir son indépendance politique à l’issue de la guerre en contrepartie de son engagement dans les combats contre la Turquie. Elle présageait en outre de difficultés à venir du fait de la promotion, par la population sioniste, de l’immigration juive en Palestine face à la résistance de la population arabe indigène.

Il convient de signaler que même les dirigeants sionistes n’étaient pas pleinement satisfaits de la Déclaration Balfour. Son contenu laissait planer un certain nombre d’ambiguïtés délibérées. Les sionistes auraient par exemple préféré l’utilisation du déterminant « le » plutôt que « un » devant l’expression « foyer national ». Aussi, la promesse de protéger le statu quo des collectivités non juives était perçue comme une source de conflits dans le futur, même si cette déclaration de responsabilité colonialiste n’a au final jamais été suivie d’effets.

Enfin, le soutien affiché aux sionistes était en faveur d’un foyer national, et non d’un État souverain, alors que les Britanniques avaient accepté, lors de discussions non officielles, l’éventualité de l’émergence d’un État juif dès lors que la population juive serait devenue majoritaire en Palestine.

Il est bon de se souvenir de la Déclaration Balfour car elle témoigne de la transformation d’une simple ambition coloniale en un sentiment de responsabilité et une empathie humanitaire vis-à-vis du sort des Juifs d’Europe au sortir de la Seconde Guerre mondiale, alors qu’elle plongeait la population palestinienne dans un cauchemar sans fin qui lui offrait la déception et l’oppression comme seules perspectives d’avenir.

Le ministre britannique des Affaires étrangères, Arthur James Balfour, et sa lettre de 1917 (Wikipédia)

1947

À l’issue de la Seconde guerre mondiale, alors que le conflit palestinien atteignait des sommets et que l’Empire britannique se trouvait en mauvaise posture, le Royaume-Uni a fait le choix de renoncer à son mandat sur la Palestine et de laisser aux Nations-unies, qui n’en étaient alors qu’à leurs balbutiements, le soin de décider du sort du pays.

Les Nations-unies ont mis en place un groupe de haut niveau qui avait pour objectif d’élaborer une proposition, laquelle s’est traduite par un ensemble de recommandations débouchant sur la division de la Palestine en deux États : un État juif et un État arabe. Jérusalem a été placée sous contrôle international : la population juive, tout comme la population arabe ne pouvaient y exercer leur autorité dirigeante, pas plus qu’elles n’étaient en droit de revendiquer la ville au nom de l’appartenance à une identité nationale. Le rapport des Nations-unies a été adopté en tant que proposition officielle par le vote de la résolution 181 de l’Assemblée générale.

Le mouvement sioniste a accepté la résolution 181, tandis que les gouvernements arabes et les représentants du peuple palestinien l’ont rejetée, affirmant qu’elle allait à l’encontre de leur droit à l’auto-détermination et qu’elle était totalement injuste. À cette époque, les Juifs représentaient moins de 35 % de la population et se voyaient attribuer plus de 55 % du territoire palestinien.

Comme l’on pouvait s’y attendre, une guerre a éclaté et les armées des pays arabes voisins qui s’étaient engagés dans le conflit en Palestine ont été vaincues par les milices sionistes, particulièrement bien formées et armées. Israël a remporté la guerre ; ayant dépossédé plus de 700 000 palestiniens et détruit plusieurs centaines de villages palestiniens, son territoire s’étendait sur 78 % de la Palestine au moment de la signature de l’armistice. Cette période marque les heures les plus sombres de l’histoire de la Palestine, et reste connue sous le nom de nakba, ou catastrophe.

Des réfugiés palestiniens quittent la Galilée en octobre et novembre 1948 (Wikimédia)

1967

Le troisième anniversaire de l’année 2017 est associé à la guerre de 1967 qui a vu, une nouvelle fois, la défaite des armées des pays arabes voisins de la Palestine, ainsi que l’occupation par Israël de la totalité du pays, y compris de la ville de Jérusalem et de la bande de Gaza.

Le partenaire stratégique des États-Unis

La victoire israélienne a changé considérablement la donne. Autrefois perçue comme un fardeau stratégique, Israël a subitement été reconnue par les États-Unis comme un partenaire stratégique en droit de bénéficier d’un soutien géopolitique inconditionnel. En date du 22 novembre 1967, le Conseil de sécurité des Nations-Unies a décidé de manière unanime, par le vote de la célèbre résolution 242, que le retrait des forces israéliennes devait faire l’objet de négociations et que certaines frontières devaient être redessinées après accord des pays concernés, afin de parvenir à un accord de paix reposant notamment sur une résolution équitable du différend concernant les réfugiés palestiniens vivant dans toute la région.

Au cours des 50 années qui ont suivi, la résolution 242 n’a jamais été mise en œuvre. Bien au contraire, Israël a continué d’agrandir le territoire palestinien occupé en établissant des colonies et en construisant des infrastructures, à tel point qu’aujourd’hui, peu de personnes estiment qu’une coexistence entre un État palestinien indépendant et Israël est encore possible ou souhaitable.

Des manifestants palestiniens lors de la Journée de Jérusalem commémorant la « réunification » de la ville par Israël à l'issue de la guerre des Six jours, en 1967 (AFP)

Ces anniversaires marquent trois étapes à l’origine de la détérioration de la situation en Palestine. Ils témoignent également de l’incapacité des Nations unies et de la diplomatie internationale à résoudre le problème du partage du territoire entre Palestiniens et Juifs.

Il est désormais trop tard pour inverser complètement ces tendances fermement ancrées dans l’histoire. Tout le défi est aujourd’hui de trouver une alternative permettant à ces deux peuples de vivre, d’une manière ou d’une autre, soit ensemble soit au sein de communautés politiques distinctes.

Espérons qu’une solution satisfaisante puisse être trouvée avant qu’un nouvel anniversaire n’attire notre attention.

Richard Falk est un spécialiste en droit international et relations internationales qui a enseigné à l’université de Princeton pendant 40 ans. En 2008, il a été nommé par l’ONU pour un mandat de six ans en tant que Rapporteur spécial sur les droits de l’homme dans les territoires palestiniens.

 
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 12:27
Le député François Asensi (Front de Gauche) demande au Président de la République de reconnaître enfin l'Etat de Palestine

Le député François Asensi demande au Président de la République de reconnaitre enfin l’Etat de Palestine

mercredi 4 janvier 2017

François Asensi, député de Seine-Saint-Denis et Vice-Président du groupe d’amitié France-Palestine, a envoyé un courrier à François Hollande pour lui demander de procéder enfin à la reconnaissance officielle de l’Etat de Palestine par la France.

Le vote historique d’une résolution de l’ONU réaffirmant la solution à deux Etats vivant en paix côte à côte et condamnant la colonisation, tout comme le tournant diplomatique opéré par Barack Obama constituent une avancée majeure que la France doit saisir.

EXTRAITS :

"A quelques semaines de la fin de son mandat, conscient des menaces que fait peser l’administration Trump sur le processus de paix, le Président Obama a choisi de se hisser à la hauteur de sa responsabilité personnelle devant l’Histoire."

"Face à ce tournant positif de la position américaine, il serait inconcevable que la France n’accomplisse pas à son tour une étape décisive pour le droit du peuple palestinien à disposer de son propre Etat."

"Monsieur le Président, il vous reste quelques mois pour accomplir un acte d’une portée historique considérable et qui remettra la France au cœur du concert des Nations. Saisissez, vous aussi, cette opportunité pour procéder à la reconnaissance de l’Etat de Palestine."

"Hissez la France à la hauteur de son Histoire et de son soutien au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes."

Lire l’intégralité du courrier

Le député François Asensi (Front de Gauche) demande au Président de la République de reconnaître enfin l'Etat de Palestine
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 12:15

Soutien de l’Adecr des Alpes Maritimes à Cedric Herrou

jeudi 5 janvier 2017

Jean-François Téaldi (Président de l’ADECR), Martine Nativi (conseillère municipale de Cagnes-sur-Mer), Claude Guigo (Maire Venanson), Emile Tornatore (conseiller municipal de Le Broc et conseiller communautaire étaient présents au Palais de justice de Nice en soutien à Cédric Herrou, cet agriculteur de la Vallée de la Roya traduit en justice pour aider les migrants réfugiés.

 

 

 

Le procureur du tribunal de Nice a requis huit mois d’emprisonnement avec sursis.

Devant la presse, avant le procès, Cédric Herrou a tenu à rappeler le fondement de son engagement. L’Humanité de ce jour publie son intervention.

 

 

Le procureur du tribunal de Nice a requis huit mois d’emprisonnement avec sursis.

Devant la presse, avant le procès, Cédric Herrou a tenu à rappeler le fondement de son engagement. L’Humanité de ce jour publie son intervention.

Solidarité avec les migrants: Soutien de l'ADECR des Alpes-Maritimes à Cédric Herrou
Jean François Téaldi, PCF - ADECR Alpes Maritimes

Jean François Téaldi, PCF - ADECR Alpes Maritimes

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 12:00
Hommage de l'ADECR Alpes-Maritimes à Louis Fiori, à l'homme, au résistant, à l'élu communiste

Une autre image de Nice que les Medecin, Estrosi et consorts!

Hommage de l’ADECR des Alpes-Maritimes à Louis Fiori, à l’Homme, au Résistant, à l’élu communiste

mercredi 4 janvier 2017

Louis Fiori ancien Président de l’ADECR 06 nous a quitté.

Pour des générations de militants, d’écoliers, il a représenté un idéal à suivre. Car Loulou, au delà de son engagement de toute une vie était avant tout un Homme respecté de tous.

Comme instituteur tout d’abord à Saorge, Fontan, au Broc, à Nice St. Philippe, puis
comme directeur d’école à St. Pierre d’Arène et à la Bornala.

En janvier 1943 âgé de 17 ans il entre en Réssitance dans un groupe de FTPF du Lycée de Nice. Il participe avec un groupe Combat-ORA au combat de La Clapière dans le secteur de Carros pour lequel il recevra la Croix de Guerre avec citation. En septembre 1944 il s’engage pour la durée de la guerre au Bataillon 22/15 puis au sein du 3e RIA avec lesquls il combat dans le mentonnais et à Saint-Martin de Vésubie.

En novembre 1946 il adhère au Parti Communiste Français, dont il restera membre jusqu’à ce jour, après avoir de longues années été membre de sa direction départementale.

Dès 1948 il milite syndicalement. En 1960 il devient secrétaire du Comité départemental d’Action Laïque et anime les luttes contre les Lois Debré et Barangé.

Il est conseiller municipal du Broc de 1953 à 1965, puis de Carros de 1965 à 1977.

Mais c’est par son activité à Nice où il mènera de 1978 à 1995, avec Charles Caressa, un combat sans concession en Conseil Municipal contre Jacques Médecin qu’il restera dans l’histoire du Comté.

Il sera Conseiller Général du 9e Canton de Nice de 1973 à 1982, puis Conseiller Régional de 1986 à 1998.

Il était depuis 2006 vice-président de l’Association azuréenne des amis du Musée de la Résistance Nationale.

L’ADECR rend hommage à sa mémoire et s’associe au deuil de sa famille.

L’ADECR demande qu’une rue de Nice porte désormais son nom.

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 06:53

L’HUMANITE

Mercredi 4 janvier 2016

 

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR ÉMILIEN URBACH

 

 

Paysan dans la vallée de la Roya et « passeur-citoyen », Cédric Herrou comparaît aujourd'hui devant le tribunal de Nice pour avoir aidé de jeunes exilés. Son cas suscite un vaste soutien populaire.

 

Depuis le blocage de la frontière franco-italienne, au printemps 2015, des milliers de migrants vivent dans une situation humanitaire alarmante et ne peuvent compter que sur la solidarité de quelques citoyens français et italiens indignés. Paysan dans la vallée de la Roya, Cédric Herrou fait partie de ces dizaines de « passeurs-citoyens » qui tentent de pallier les défaillances de l'État. Au risque d'être inquiétés par les forces de police et de se

retrouver à la barre. Ce sera aujourd'hui le cas de Cédric, qui doit être jugé par le tribunal de Nice pour « aide à l'entrée irrégulière sur le territoire français ». Lui s'est fait interpeller à l'automne, lors de l'ouverture d'un centre d'accueil provisoire géré par un collectif d'associations qui souhaitaient aider les exilés bloqués à Vintimille, en Italie. Loin d'ê isolé, le cas de Cédric bénéficie d'un large soutien populaire (lire encadré). À tel point qu'il vient même d'être désigné « Azuréen de l'année 2016 » par les lecteurs de NiceMatin, au grand dam du très droitier Éric Ciotti (LR), président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes...

 

VOUS ALLEZ ÊTRE JUGÉ AUJOURD'HUI POUR DES ACTES DE SOLIDARITÉ AVEC LES EXILÉS BLOQUÉS À LA FRONTIÈRE FRANCO-ITALIENNE. COMMENT APPRÉHENDEZ-VOUS CE PROCÈS ?

CÉDRIC HERROU Quand on a décidé de médiatiser ce qu'on faisait, c'était en sachant qu'on en arriverait là. Ce procès, c'est un peu une tribune. Un moyen d'expliquer ce qu'il se passe, de médiatiser la lutte, de la démocratiser.

 

C'EST-À-DIRE ?

CÉDRIC HERROU Dans cette affaire, c'est l'État et le département qui sont dans l'illégalité, notamment en ce qui concerne les étrangers les plus jeunes. Les mineurs isolés non accompagnés sont tous systématiquement reconduits à la frontière. C'est illégal. Lorsqu'ils arrivent en France, dans nos vallées, c'est à l'État de les prendre en charge et de les soigner, pas aux paysans de la Roya. Nous, on fait comme on peut.

 

VOUS AVEZ DÉJÀ EU AFFAIRE AVEC LA JUSTICE À CE SUJET ?

CÉDRIC HERROU Oui. Je me suis fait arrêter une première fois, le 13 août 2016, avec huit Érythréens à bord de mon véhicule, dont deux enfants et deux femmes. À l'époque, je ne faisais partie d'aucune association. C'est la première fois de ma vie que j'avais affaire à la police. J'ai fais 36 heures de garde à vue. Le juge a classé l'affaire sans suite pour « immunité humanitaire ». Tandis que le procureur m'a demandé pourquoi mon véhicule n'était pas plus grand et pourquoi je n'agissais pas dans le cadre d'une association. Je suis sorti du tribunal en me disant que ce que je faisais était une bonne chose et qu'on me demandait simplement de le faire avec plus de traçabilité au sein d'une association.

 

C'EST À CE MOMENT QUE VOUS RENCONTREZ ROYA CITOYENNE ?

CÉDRIC HERROU Oui. Ça a été un peu difficile, au début, parce qu'il s'agissait d'actions illégales. J'ai avancé l'argent pour qu'on achète un fourgon de neuf places. Et on a décidé d'amplifier l'action et de la médiatiser.

 

COMMENT VOUS FAITES-VOUS ARRÊTER, LA SECONDE FOIS ?

CÉDRIC HERROU Le 4 octobre, un article paraît dans le New York Times. Il relate les passages, l'hébergement des mineurs, etc. Et dans le même temps, la police mène une enquête sur moi. Elle s'attend sans doute à me prendre en flagrant délit. À la mi-octobre, avec plusieurs associations, on décide d'ouvrir un lieu d'accueil provisoire à Saint-Dalmas-deTende. J'avais soixante personnes chez moi. On a ouvert le lieu le lundi 17 octobre et les policiers sont arrivés le jeudi. Je me suis fait arrêter. On m'a attribué cette occupation, mais en réalité, elle a été revendiquée par un collectif d'associations: Médecins du monde, RESF, la Ligue des droits de l'homme... Alors, le chef d'inculpation retenu pour le procès est resté « l'aide à l'entrée illégale sur le territoire » pendant la première quinzaine d'octobre. Les seules preuves qu'ils ont à ce sujet sont les propos d'un journaliste dans la presse. Et encore, l'article du New York Times traite de mes agissements remontant au mois de septembre.

 

DEPUIS VOTRE ARRESTATION, LA SITUATION A-T-ELLE CHANGÉ DANS LA VALLÉE DE LA ROYA ?

CÉDRIC HERROU Non, pas vraiment. Il y a quelques semaines, quinze mineurs accompagnés arrivent chez moi. J'appelle l'Aide sociale à l'enfance (ASE), qui accepte de les prendre en charge et les place au Claj (Club de loisirs et d'action de la jeunesse ­ NDLR) de Nice. On pense alors que les autorités ont décidé de mieux faire leur travail. Trois des jeunes décident de partir du centre avec l'idée de rejoindre l'Allemagne. Le Claj leur fournit un papier où sont inscrits leur âge, leur identité et le numéro de téléphone d'un référent. Ils vont pour prendre le bus en direction de Marseille. Ils n'ont pas d'argent. Le chauffeur refuse de les faire monter et appelle la police. Les trois mineurs montrent leurs papiers. Mais les agents refusent d'appeler au numéro indiqué. Les jeunes essaient avec leur propre téléphone, mais les policiers le leur arrachent des mains et les conduisent à la Police aux frontières (PAF) de Menton, qui les abandonne à la frontière. Ils marchent pendant huit kilomètres, de Menton à Vintimille. Puis de Vintimille à Breil-sur-Roya, par la voie ferrée.

 

DONC, LES RECONDUITES ILLÉGALES CONTINUENT?

CÉDRIC HERROU De source policière, je sais qu'un officier de police judiciaire a fait un rapport sur les agissements des agents de la PAF. Ils se cachent. Une militante d'Amnesty international a des photos de véhicules banalisés qui transportent des mineurs en faisant le tour par le bord de mer.

 

QUE S'EST-IL PASSÉ ENSUITE POUR LES TROIS JEUNES ?

CÉDRIC HERROU Lorsqu'ils arrivent chez moi, je rappelle l'ASE. On me demande de refaire une demande de prise en charge. Je refuse. Ils sont censés déjà l'être. J'appelle alors l'avocate qui les suit, Mireille Damiano. On décide de les accompagner au parquet des mineurs. On se fait arrêter par la gendarmerie, qui prétend qu'un fourgon de l'ASE va venir les chercher. Mais pendant qu'on prend notre déposition, les enfants sont à nouveau conduits à la PAF de Menton. On contacte alors le préfet, qui ordonne la prise en charge des trois jeunes, mais dit ne pas comprendre pourquoi les enfants ont fugué vers l'Italie... On lui explique que ce n'est pas le cas, qu'ils y ont été reconduits par la PAF. Et là, silence... tout le monde ferme les yeux.

 

«MÊME SI JE FAIS QUELQUES SEMAINES DE PRISON FERME, JE SAIS QU'IL Y AURA DES MILLIERS DE PERSONNES DEHORS AVEC MOI.» VOUS VENEZ D'ÊTRE DÉSIGNÉ « AZURÉEN DE L'ANNÉE » PAR LES LECTEURS DE NICE-MATIN. VOUS LE VIVEZ COMMENT ?

CÉDRIC HERROU C'est une élection complètement dérisoire, mais il y a quand même eu plus de 7 000 participants et je suis passé haut la main. Ça ne représente rien pour moi. Mais la réaction d'Éric Ciotti, le lendemain, m'inquiète beaucoup. Ce que je fais, je le base sur l'amour, la compassion, le respect des gens et des valeurs républicaines. Il dit que des terroristes sont potentiellement passés par chez moi. Ses accusations sont graves et dangereuses. Ce sont les discours de haine qui fabriquent les terroristes. Éric Ciotti représente la haine et le mépris. C'est quelqu'un qui ne sait pas de quoi il parle. Il n'est jamais venu dans la vallée voir ce qu'il se passe. S'il veut qu'on lui explique comment ça marche dans la vallée de la Roya ou à Vintimille, il est le bienvenu. On n'est pas des animaux. On peut discuter sans se cracher dessus. Mon avocat me conseille de porter plainte pour diffamation. Je n'ai pas envie de tomber aussi bas.

 

COMMENT EXPLIQUEZ-VOUS QU'IL S'ACHARNE AINSI ?

CÉDRIC HERROU Qu'il y ait autant de monde à m'élire le met en porte-à-faux. Il a l'habitude de dire que, dans les Alpes-Maritimes, personne ne veut des réfugiés. Il fait voter avec Estrosi sa motion honteuse contre l'accueil des migrants. Mais, en fait, peut-être que les citoyens des Alpes-Maritimes veulent bien les accueillir, peut-être que les gens sont humains au-delà de leur appartenance politique...

 

JUSTEMENT, IL DIT QUE VOUS NE FAITES PAS DE LA SOLIDARITÉ, MAIS DE LA POLITIQUE...

CÉDRIC HERROU Sait-il au moins ce que c'est que de faire de la politique ? La démocratie, ce n'est pas attendre chez soi que des élus nous représentent. C'est participer. S'impliquer est un devoir du citoyen. Il est choqué que nous fassions notre devoir. Je ne suis pourtant pas un militant. Je ne me suis impliqué activement que depuis le printemps dernier. Avant, il m'arrivait occasionnellement de prendre quelqu'un sur la route et de le conduire à la gare de Breil-sur-Roya, c'était facile. Après, j'ai voulu me renseigner. Je suis allé à Vintimille. J'ai compris que ce qui se passe à la frontière est une injustice et que si on accepte, aujourd'hui, de nier leurs droits aux étrangers, demain, c'est nous qui perdrons les nôtres.

 

NE CRAIGNEZ-VOUS PAS D'ÊTRE CONDAMNÉ POUR L'EXEMPLE LORS DU PROCÈS ?

CÉDRIC HERROU La médiatisation de l'affaire mobilise beaucoup de soutiens. C'est très rassurant. Même si je fais quelques semaines de prison ferme, je sais qu'il y aura des milliers de personnes dehors avec moi. Quand les premiers articles sont parus dans la presse régionale, au début, j'ai eu peur. J'ai pensé que les groupes identitaires, les fachos, allaient monter dans la vallée pour me chercher. J'avais peur pour ma vie professionnelle. Mais c'est tout le contraire. Moi, de plus, je n'ai tué personne. L'État, lui, est coresponsable des cinq morts retrouvés sur l'autoroute. L'Europe s'est construite sur l'idée que les frontières entre les peuples sont dangereuses. Des personnes se blessent et meurent à cause d'elles. On dépense énormément d'argent pour faire mal à ces gens. On en dépenserait beaucoup moins en les accueillant tout simplement. Cette situation est une honte.

______________________________________________________________________

UNE POPULARITÉ QUI MET EN RAGE LE DÉPUTÉ ÉRIC CIOTTI

Chaque année, Nice-Matin organise un sondage par Internet pour désigner « l'Azuréen de l'année ». Et Cédric Herrou a décroché le titre. Un soutien populaire qui a mis en rage le président du conseil départemental, Éric Ciotti. Dans une tribune haineuse, le député LR lui conteste cet honneur et accuse le passeur-citoyen de « mettre en danger notre pays », de faire « insulte aux policiers » ou encore de risquer l'entrée de « terroristes » Pas de quoi freiner l'élan de solidarité envers Cédric. Des centaines de personnes sont attendues au rassemblement de soutien prévu aujourd'hui, à 13 h 30, devant le palais de justice de Nice.

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 06:49

L’HUMANITE

Mercredi 4 janvier 2016

 

Christian cavaillé, professeur de philisophie a la retraiteet auteur de poesie

 

 

 

LETTRE OUVERTE DE JUAN MANUEL FANGIO *

Monsieur, j'ai suivi d'en haut vos performances de coureur automobile amateur et d'homme politique ambitieux. Vous conduisez assez bien et vous ne vous débrouillez pas trop mal. Dernièrement, vous avez spectaculairement et nettement remporté la primaire de la droite et du centre: encore en quatrième position deux tours avant la fin vous avez remonté et doublé tous vos concurrents. Vous savez négocier les plus sinueux virages et vous déclarez en même temps que vous mettrez en oeuvre une politique « radicale » ­ entendons, particulièrement brutale ­, si vous parvenez au sommet de l'État. Vous ne ressemblez pas seulement à un pilote de course automobile, vous ressemblez aussi et surtout au conducteur du camion qui a foncé sur la foule à Nice, le 14 juillet, et à celui qui a perpétré un acte semblable à Berlin, le 19 décembre: amputation du temps et des moyens de vivre des travailleurs par augmentation du temps de travail sans compensation salariale, hausse de la TVA, nouveau recul de l'âge ouvrant droit à la retraite, démembrement par désétatisation de la Sécurité sociale, dispersion et volatilisation des services publics bradés au privé. Pendant ce temps, installés dans le camion, les bénéficiaires de la réduction des impôts payés par le capital et de la suppression de l'ISF sablent déjà le champagne.

Ne froncez pas les sourcils d'indignation devant ma comparaison: évidemment, vous n'êtes pas un terroriste prêt à faire couler le sang sur les avenues et les trottoirs, d'autant que vous arrondissez déjà les angles de vos pare-chocs économiques et que vous faites briller vos enjoliveurs souverainistes et traditionalistes, mais vous vous apprêtez à faire plus de victimes que les djihadistes car votre projet est bien de tailler dans la masse.

Avant de vous écrire, j'ai relu et revu le Camion, de Marguerite Duras, revu Duel, de Steven Spielberg, réécouté Putain de camion, de Renaud. Il faut dire que, depuis mon départ de votre monde, j'ai eu le temps de perfectionner ma culture littéraire et artistique, ma culture politique et ma pratique de la langue française.

Philippe Séguin, ce « gaulliste social » que vous avez bien connu, m'a beaucoup aidé et a corrigé cette lettre; il ne vous adresse pas ses voeux. Moi non plus. Je les réserve aux victimes survivantes de tous les camions écrabouilleurs et à ceux qui tentent d'en arrêter la course. Un dernier mot, monsieur Fillon, ne vous accordez pas trop d'importance, vous n'êtes pas le seul à concevoir et à pratiquer la politique comme la conduite d'un camion-bélier.

J'arrête là-dessus la lettre de non-voeux qui vous est destinée, en confiant au journal l'Humanité le soin de la transmettre et de la rendre publique.

 

 

bernard lamirand animateur du comite national ambroize croizat

 

 

 

 

MENACE SUR LA SÉCURITÉ SOCIALE, CETTE CONQUÊTE DU MONDE DU TRAVAIL

Le candidat officiel de la droite et du patronat s'appelle François Fillon. Nous avons eu à le connaître quand il fut dans le gouvernement de Balladur, en 1993, puis de Raffarin, en 2002, et enfin comme premier ministre de Sarkozy, de 2007 à 2012. Une longue carrière antisociale. Ce personnage, conservateur libéral, admirateur de Margaret Thatcher, la Dame de fer premier ministre britannique, et de Gerhard Schröder, ancien chancelier allemand, qui ont démoli respectivement le système social de leur pays. En 1993 (il était déjà ministre), quand Balladur proclama les ordonnances ravageuses de la Sécurité sociale sur les retraites, notamment concernant la durée de cotisation nécessaire pour avoir droit à une pension à taux plein (de 150 à 160 trimestres concernant le calcul de la retraite du régime général et le calcul sur les 25 meilleures années au lieu des 10 meilleures années), ainsi que le décrochage des revalorisations à partir de l'indice des prix à la consommation au lieu des salaires, Fillon approuva toutes les mesures prises par la droite de 1993 à 2012.

Ce personnage a le toupet de dire qu'il a toujours défendu le devenir de la Sécurité sociale. Des milliards d'euros ont été ainsi pris aux retraités pendant toutes ces années, contribuant à les appauvrir. Il fut l'ordonnateur de la remise en cause de la retraite à 60 ans et fut celui qui la fixa sous son gouvernement à 62 ans. Il participa à toutes les « saletés » faites concernant la Sécurité sociale, ce qui amènera des manifestations importantes dans le pays pour les retraites en 2010.

Il serait long de mettre en évidence tous les méfaits de ce gouvernant venu du gaullisme et ayant toujours en vue de mettre par terre la plus belle conquête du monde du travail, la Sécurité sociale, car il s'agit de cela, même s'il jure, la main sur le coeur, qu'il n'en est pas question. Cet homme déteste ce qui relève de la solidarité et de régimes sociaux à caractère collectif, et il fait partie de cette caste de dirigeants politiques liés au capital et aux forces de l'argent décidés à abattre cette grande conquête sociale. Ces gens-là n'ont jamais accepté qu'on passe d'un système inégalitaire où régnaient les assurances privées et les mutuelles avant guerre à un système solidaire et par répartition à la Libération avec le programme du Conseil national de la Résistance (CNR). De Gaulle ne l'a accepté que contraint et forcé par le rapport de forces qui donnait à la CGT et au Parti communiste un réel pouvoir pour imposer la Sécurité sociale. En 2007, dans la revue patronale Challenges, Denis Kessler, ancien vice-président du Medef, indiquait ceci : « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer (...). La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. »

La Sécurité sociale fut mise en place par Croizat et Laroque avec rapidité, et, devant les bienfaits qu'elle apportait aux travailleurs, ne put être remise en cause sur ses fondements par les pouvoirs successifs après le départ des ministres communistes en 1947. L'universalité de la Sécurité sociale proclamée par Croizat fut, dès 1946, l'objet d'une bataille pour en réduire la portée et, si elle fut votée, ne fut jamais appliquée parce que les forces de la réaction, notamment les professions libérales, les gros agriculteurs, les commerçants et artisans, n'en voulaient pas. L'arrivée, demain, au pouvoir de Fillon et la présence du FN aboutiraient à mettre un terme à cette grande conquête de la classe ouvrière qui fait encore la fierté de la France dans le monde malgré les coups de boutoir qui lui sont portés depuis plusieurs décennies. Cette Sécurité sociale, Fillon et ses acolytes du Medef ne peuvent plus la supporter et, dans le sillage des remises en cause de Hollande et de Valls, il s'agit, demain, d'en faire une sorte de valise de secours et de transférer la plus grande partie de l'assurance-maladie vers le privé. Ils entreprennent le dépècement en mille morceaux de la Sécurité sociale et de sa cuirasse, la solidarité intergénérationnelle. La Sécurité sociale deviendrait alors un système rabougri, inégalitaire et à plusieurs vitesses.

Il y aurait ceux et celles qui pourront se payer les meilleurs soins, et les autres, qui auraient le minimum vital, comme aux États-Unis. Le travail de sape engagé depuis plusieurs décennies nous montre que les droits ne sont plus à la dimension de ce que ses créateurs envisageaient, c'està-dire une Sécurité sociale remboursant tous les soins à 100 %. Derrière tout cela, se cache la main patronale, celle qui vise à se débarrasser de toutes

les cotisations sociales. L'objectif est aussi de placer la retraite à 65 ans du régime général ; une nouvelle attaque de grande ampleur qui pourrait coïncider avec une fusion du régime général avec les retraites complémentaires pour parfaire la réduction des prestations retraite. Une retraite à 65 ans qui conduirait à ce que des travailleurs n'ayant pas le nombre d'années de cotisations n'ayant pas le nombre d'années de cotisations suffisantes soient obligés d'attendre les 70 ans pour une retraite pleine et entière.

Cet homme est dangereux pour tous les travailleurs de ce pays, en particulier pour les générations qui vont accéder, dans les années prochaines, à la retraite dans les pires conditions et subiront une autre peine : des droits en matière de santé amputés et des allocations familiales réduites. La Sécurité sociale est née pour mettre un terme à des systèmes inégalitaires d'avant-guerre, des systèmes où demeuraient des formes de charité. Avec Fillon, réactionnaire et catholique orthodoxe, il ne restera pour les pauvres que d'aller, la sébile à la main, réclamer quelques pièces de la part de ces riches débordant de magnanimité après avoir détroussé le monde du travail. Cet homme est un danger public.

 

 

olivier caremelle president du collectif des elus démocrates et republicain pour l’education (cedre) – adjoint au maire de lomme (nord)

 

 

 

« LE PROGRAMME DE FRANÇOIS FILLON, C'EST UNE PURGE (...) JAMAIS PROPOSÉE DEPUIS LA SECONDE GUERRE MONDIALE », A DÉCLARÉ HENRI GUAINO SUR EUROPE 1. LA REMISE EN CAUSE DU SERVICE PUBLIC D'ÉDUCATION

N'ayons pas la mémoire courte. François Fillon, alors premier ministre entre 2007 et 2012, a légué à la France et aux Français une immense dette éducative. Ses gouvernements, sous l'autorité de Nicolas Sarkozy, ont détruit pendant la période près de 200 000 postes de fonctionnaires, dont 80 000 pour l'éducation nationale. Ces retraits massifs ont eu des conséquences concrètes : fermetures de classes dans le primaire, fermetures de sections dans les lycées professionnels et d'options dans les lycées généraux et technologiques, quasi-disparition des Réseau d'aide à l'enfance en difficulté (Rased), éradication de la scolarité des moins de 3 ans, mise en place de l'école sur quatre jours, montée des effectifs par classe, fin de la formation des enseignants... Toutes ces conséquences ont, ellesmêmes, provoqué pendant dix ans des effets nocifs mis en lumière par le classement Pisa, qui évalue les acquis et les compétences des élèves. Comme les classements précédents, la nouvelle vague d'enquêtes met en lumière les inégalités scolaires, fruit des inégalités sociales et du déterminisme. Ce que Bourdieu appelait opportunément les « exclus de l'intérieur ».

Tous les efforts entrepris depuis 2012, notamment la loi de refondation de l'école, ont cherché à reprendre le fil du combat pour l'éducation et pour l'émancipation. Tous les efforts, incontestables, entrepris depuis 2012, ont permis de renouer avec la formation des enseignants, la réattribution, pour l'heure, de plus de 50 000 équivalents temps plein, la priorité au primaire par la réforme des rythmes scolaires et le dispositif « Plus de maîtres que de classe », le combat contre le décrochage et la promotion du raccrochage scolaire, ou encore la réforme du collège qui s'installe dans le paysage éducatif. Un lien entre tout cela ? La promotion viscérale de l'égalité et la vision claire d'un système éducatif qui doit être plus bienveillant et plus inclusif, en particulier sur les liens entre l'éducation, la formation et l'insertion sociale et professionnelle.

Oui, tout ce travail peut être réduit, demain, à néant avec les propositions de suppressions de fonctionnaires et la remise en cause du service public d'éducation. Combien d'enseignants, de personnels éducatifs pourtant indispensables ne seront ni remplacés, ni recrutés pour faire face aux difficultés d'une école massifiée et démocratisée ?

Propose-t-on, demain, de raréfier l'accès à l'école, de trier les élèves, de filtrer, voire empêcher les lycéens d'accéder à l'université, alors qu'est déjà sur la table la disparition des lycées professionnels ? Scandaleux ! Comment, demain, faire mieux avec beaucoup moins, alors que l'école, au sens large, sera vécue comme une variable d'ajustement budgétaire ? Faudra-t-il renvoyer une nouvelle fois aux familles la charge et le coût de l'éducation pour consolider la fortune des officines privées ou asseoir davantage le privé sous contrat ? Inacceptable !

 

 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 20:58
le Chemin des Dames après le carnage

le Chemin des Dames après le carnage

2017: le Chemin des Larmes ou un renouveau de l'espérance révolutionnaire?

2017, centenaire de l'offensive manquée du Chemin des Dames, paroxysme de l'absurdité, de l'imbécillité et de la violence de la Grande Guerre. Au terme de cette offensive mal préparée moururent 30 000 poilus en 10 jours, pour gagner 500 mètres de terre picarde dévastée par les bombardements.

2017, centenaire des explosions de colère qui suivirent cette boucherie et qu'on appela, à tort peut-être car les soldats ne braquèrent pas leurs armes contre les gradés, les mutineries du printemps 1917. Des dizaines d'exécutions et de condamnations aux travaux forcés pour les malheureux qui osaient relever la tête s'ensuivirent.

2017, centenaire de la révolution d'Octobre, révolution des partisans de la Paix, du Communisme, de la rupture avec le colonialisme et l'impérialisme, qui alluma un feu d'espoir et de rêve pour les dominés partout dans le monde pendant plusieurs décennies.

Le Parti Communiste Français allait naître sur la foulée du Congrès de Tours de décembre 1920, trois ans plus tard.

Que de chemin parcouru depuis cent ans, que de progrès, d'inventions, de bouleversements culturels, sociaux, anthropologiques, que de désillusions aussi, de tragédies et de boucheries aussi.

Depuis 30 à 40 ans, chacun le constate, le vivant plus ou moins mal et intimement suivant sa condition, le monde est complètement sous la botte du capitalisme financier et les peuples se débattent face à la pauvreté tolérée de millions d'hommes, la précarisation, la montée des inégalités, des prédations des ultra-riches, des multinationales, tandis que les démocraties occidentales sont de plus en plus formelles, vidées de toute souveraineté populaire et menacées par les progrès des idées réactionnaires, autoritaires et xénophobes, et que guerres, impérialismes, terrorisme mettent aussi, avec souvent l'argent comme ressort et moteur, la planète à feu et à sang.

Il y a quelques semaines, Fidel Castro mourrait, Donald Trump était élu aux États-Unis, nommant, tout en prétendant représenter les laissés pour compte du libéralisme et de la mondialisation, un cabinet ministériel de milliardaires pesant à eux seuls le niveau de richesse des 60 pays les plus pauvres de la planète.

Un symbole de l'état actuel du rapport de force international en faveur du capital, de la difficulté à mettre au pouvoir et en œuvre des politiques progressistes d'émancipation humaine.

Est-ce à dire qu'il faut rendre les armes, se résigner aux régressions sociales et démocratiques, à la montée de la barbarie, cultiver son jardin ? C'est évidemment impossible pour qui se soucie de ses devoirs d'humanité, des hommes autour de lui, des générations futures.

Le centenaire de 1917 doit nous convaincre que la volonté humaine, la résistance, le sursaut et le courage des peuples peuvent toujours renverser des montagnes, changer et réenchanter l'histoire.

L'important est de ne pas proportionner nos rêves et nos projets à l'existant mais à notre idée de la grandeur essentielle et potentielle de l'homme, aux exigences d'une société pleinement humaine, libre, solidaire et juste, où chacun pourrait se réaliser individuellement et collectivement dans l'égalité des droits des peuples et des hommes, le dépassement de l'exploitation, de l'impérialisme, de la guerre. En cette année d'élections présidentielles et législatives en France, l'enjeu est la possibilité de faire échec au scénario catastrophe de l'élection d'un Fillon ou d'une Le Pen, tous deux capables d'enfoncer le pays dans une crise démocratique et sociale encore plus grande. Nous devons impérativement rendre possible une dynamique victorieuse pour une gauche de progrès social, écologique, démocratique qui rompe avec le libéralisme austéritaire et autoritaire du quinquennat Hollande. Rien n'est perdu ! Nous sommes condamnés à y croire et à tout faire pour faire mentir les prévisions raisonnables qui débouchent sur des régressions de civilisation parfaitement déraisonnables dont il est difficile de mesurer les conséquences.

Ensemble, allumons et entretenons l'étincelle de l'espoir de progrès humain, d'une révolution citoyenne et sociale. Ne laissons pas la droite et les ultra- libéraux saborder ce qui a été l'héritage des luttes des travailleurs et en particulier des perspectives, des engagements et des combats communistes : la Sécurité Sociale, les retraites par répartition, les conquêtes inscrites dans le droit du travail.

Soyons exacts au rendez-vous de l'histoire en affirmant l'exigence de l'unité et du rassemblement du camp des hommes de progrès, des dominés, des exploités, de tous ceux qui ont intérêt à un changement de politique se traduisant par un combat contre les logiques capitalistes et néo-libérales.

Faisons en sorte que l'année 2017 soit utile pour construire une société, un monde meilleur.

Bonne année 2017 à tous.

En vous souhaitant une bonne santé, une vie familiale et personnelle épanouissantes et heureuses.

Je conclus avec les paroles qui "raisonnent bien" en nous de poètes si chers à la mémoire communiste, Eugène Pottier et Louis Aragon. 


« Il n'est pas de sauveurs suprêmes
Ni Dieu ni César ni Tribun
Producteurs sauvons-nous nous-mêmes
Décrétons le salut commun »

( L'Internationale, 1871) 


«  Je salue ici
ceux qui se mutinèrent au Chemin des Dames
en mil neuf cent dix-sept
Je salue ici
ceux qui surgirent de la boue avec
à la bouche un grand cri
et tournèrent
leurs armes du côté de la Marseillaise

Et ceux qui dirent Feu
sur eux
sont encore de ce monde

Je salue ici
les ouvrières de Saint-Étienne qui sesont couchées
en travers des rails pour arrêter les trains
porteurs d'hommes et d'obus cahotants de chants et de cocardes
et que les trains écrasèrent
Je salue ici
le Prolétariat contre la guerre
pour la transformation de la guerre
en Révolution
Je salue ici
l'Internationale contre la Marseillaise
Cède le pas ô Marseillaise
à l'Internationale car voici
l'automne de tes jours voici
l'Octobre où sombrent tes derniers accents »

« Aragon, Hourra l'Oural – extrait de « Réponse aux Jacobins » (1932) 

Fraternité,  

Ismaël Dupont, secrétaire départemental de la fédération du Finistère du Parti Communiste   

 

Eugène Pottier

Eugène Pottier

Louis Aragon

Louis Aragon

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 19:14
STX: La navale française n'est pas à vendre (PCF)

Au terme de longs mois d'incertitudes, seul l'italien Fincantieri s'est manifesté pour racheter le chantier naval STX de Saint-Nazaire.

Nous payons aujourd'hui des années d'inactions de l'état français plus préoccupé par expérimenter à STX un accord de « compétitivité » au détriment des salariés qu'à construire la filière industrielle navale Française dont notre siècle a besoin.

Les capacités de productions italiennes et françaises sont concurrentes plus que complémentaires. Le partenariat de Fincantieri avec le chinois CSSC fait peser de réelles craintes sur les transferts de compétences. Alors que l'état italien est actionnaire majoritaire de Fincantieri, peut-on imaginer que l'outil central de la filière navale française passe sous la souveraineté d'un état voisin ?

Le secrétaire d'état à l'industrie annonce un déplacement à Saint-Nazaire dans les prochains jours.

Il doit entendre ce qu'expriment les salariés, leurs organisations syndicales, les forces politiques et les élu(e)s qui exigent d'autres choix pour la navale française.

L'Etat a toutes les cartes en mains pour s'opposer à la prise de contrôle italienne. Il n'est pas trop tard pour mettre en œuvre une solution nationale utile au pays en renforçant la participation de l'Etat au capital du chantier, en y associant ses partenaires historiques mais aussi des industriels nationaux. Les besoins en matière de construction navale sont connus au-delà des paquebots (Ferries, câbliers, gaziers....). Avec le chantier de Saint-Nazaire, la navale française dispose de tous les atouts pour y répondre.

La navale française n'est pas à vendre.

Les communistes seront de toutes les mobilisations pour s'opposer à une nouvelle opération capitalistique contraires aux intérêts des salariés et de notre territoire.

 

Aymeric Seassau, PCF Loire-Atlantique

 

Paris, le 2 janvier 2017.

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 19:11

L’extension du tiers payant aux patients en ALD et aux femmes enceintes est une des dispositions « phares » de la loi Touraine, en application depuis le 1er janvier 2017, la généralisation étant annoncée pour le 1er septembre 2017.

Nous regrettons sa conception de manière indissociable avec l’obligation d’adhérer à une complémentaire santé. La droite tente d'ailleurs une récupération politique des mouvements de grève ou de boycott d’une partie des médecins d’exercice dit libéral.

 

Il est réel que la mise en œuvre du tiers payant, c'est à dire de la possibilité de ne pas faire l'avance des frais, est génératrice d'une surcharge de travail administratif. Il y a environ 600 structures dites complémentaires dans le pays. Vérifier que les « droits du patient-e sont ouverts », solliciter les complémentaires pour le remboursement des frais est une tâche administrative réelle. Le conseil constitutionnel l’a d’ailleurs rendue facultative.

La généralisation est aussi génératrice de frais de fonctionnement qui sont évalués à environ 3,50€ par consultation. C'est pour cela que le mouvement des centres de santé demande une prise en charge de ces frais. Pourquoi le gouvernement renonce-t-il à répondre à cette demande ?

Mais, le tiers-payant est une mesure très utile pour favoriser l’accès aux soins. L’expérience des centres de santé le démontre ainsi que celle des hôpitaux publics. Nous la défendons pourvu qu’elle soit organisée de façon efficace, universelle, avec les moyens nécessaires et qu’elle se situe dans une politique générale.

Pour que le remboursement soit supérieur à celui de la Sécurité sociale, il faut qu'il y ait une assurance complémentaire. Hors, depuis des années, il y a un phénomène très sensible de désaffiliation des « complémentaires santé » pour cause financière. Pour ces patient-e-s là, le tiers payant n'a qu’un effet limité. Pour les autres, le tiers payant est une invitation forte à prendre une complémentaire, c'est une aide indirecte aux complémentaires et au monde assuranciel plutôt que de promotion de la sécurité sociale solidaire.

 

Au contraire, le PCF est pour une Sécurité sociale qui rembourse à 100% les soins prescrits, afin d’agir concrètement contre le renoncement aux soins qui touche actuellement près d’un tiers de la population et plus de la moitié des jeunes étudiant-es.

Notre proposition concrétise notre volonté de reconquête de la Sécurité sociale qui est toujours une idée d’avenir. 

Le tiers-payant, mesure très utile pour favoriser l'accès aux soins (PCF)
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