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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 12:00
Mercredi 11 janvier: les sénateurs communistes-Front de Gauche déposent un projet d'abrogation de la loi travail!

La proposition du groupe CRC est discutée demain au Sénat

mardi 10 janvier 2017

La proposition de loi d’abrogation de la loi travail, déposée par le groupe Communiste, Républicain et Citoyen du Sénat, sera discutée en séance publique demain dans l’hémicycle.

Une pétition est lancée par le groupe communiste, républicain et citoyen du Sénat


Au printemps dernier, nous avons été des millions à nous opposer à la loi Travail. Aujourd’hui, alors qu’elle entre progressivement en application, nous demandons son abrogation.

Cette loi a été imposée à coup de 49,3 au mépris de la démocratie, au mépris d’un puissant et long mouvement social soutenu par une majorité de nos concitoyens et contre lequel le gouvernement n’a pas hésité à déployer des forces policières hors-norme, recourant parfois à une répression d’une rare brutalité.

Mesure phare, l’inversion de la hiérarchie des normes qu’elle instaure constitue un recul social sans précédent. Avec elle, le Code du travail et les garanties collectives chèrement acquises volent en éclats. Les salariés se voient imposer la loi patronale dans chaque entreprise. Les licenciements sont facilités, les heures supplémentaires peuvent être moins payées, la médecine du travail est encore affaiblie, les syndicats contournés.

Cette loi n’est rien d’autre qu’une loi de soumission aux volontés du Medef. Elle ne favorisera ni l’emploi ni l’économie, mais encouragera les suppressions de postes ayant pour seul objectif d’augmenter les profits des actionnaires.
De multiples initiatives sont d’ores et déjà prises pour la combattre, comme au Sénat où une proposition de loi d’abrogation a été déposée par le groupe CRC et discutée le 11 janvier.

Nous sommes toujours une majorité à ne pas vouloir de ce retour à des rapports sociaux dignes du 19e siècle. Alors oui, en 2017, il faut abroger cette loi de régression qui met en cause des décennies de conquêtes sociales.

 

 

"Nous ne voulons toujours pas de cette loi, néfaste pour les salariés et notre modèle social" explique Dominique Watrin sur le site du groupe.

 Lire également son entretien dans l’Humanité du 10 janvier 2017

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 20:56

Lu sur la page Facebook Histoire Populaire

 

Louise Michel 29/05/1830 - 09/01/1905
Institutrice, féministe, antimilitariste, militante révolutionnaire et libertaire, très active pendant la Commune de Paris.
"La révolution sera la floraison de l'humanité comme l'amour est la floraison du cœur."

 

Retour sur les derniers instants de Louise Michel, morte à Marseille le 9 janvier 1905 à Marseille.

(journal La Marseillaise) 

Les conférences que donnent Louise Michel la mènent à Nice pour deux réunions, les 28 et 30 décembre 1904 (1), c’est là qu’elle tombe malade « mais n’en continua pas moins à poursuivre la série des réunions publiques qu’elle avait fait annoncer »  (2) : Draguignan, Barjols puis Oraison. « Là, le mal s’aggravant, Louise Michel, à bout de forces, fut obligée de rentrer à Marseille où elle arriva jeudi soir. Descendue à l’hôtel de l’Oasis, au boulevard Dugommier, elle s’alita aussitôt et le docteur Dufour appelé à son chevet, diagnostiqua une congestion pulmonaire double ». Il fait appel au docteur Bertholet, de Toulon qui l’avait soignée de la même affection en février 1904. L’état de santé de la malade est jugé « fort inquiétant ». « Louise, comme l’appelaient simplement ses familiers, conservait toute sa lucidité d’esprit, même aux moments les plus critiques et la résistance qu’elle opposait au mal était vraiment surhumaine ».

Le 9 janvier, « Vers 9 heures du soir, Louise Michel (…) entrait définitivement en agonie. Elle rendit le dernier soupir à 10 heures un quart très exactement, sans souffrance, comme le flambeau qui lentement s’éteint ».

« Un incident répugnant »

Le journal signale « un incident répugnant » : « de nombreux agents de la Sûreté » surveillaient l’hôtel « jusque dans les escaliers, à la porte même de la malade ». Ses amis télégraphieront à Clemenceau « Louise Michel mourante - Attitude ignoble de la police », lui demandant d’intervenir pour faire cesser le brouhaha.

« Toutes les persécutions subies - la prison, le bagne, la misère - (…) l’ont d’ailleurs suivie jusqu’à l’heure suprême : la police est demeurée en surveillance rigoureuse autour de la maison où la pauvre femme dépérissait d’heure en heure, osant aller jusqu’à épier ses hoquets d’agonie après avoir épié durant près de quarante années ses plus innocentes harangues de réunions publiques, et ne consentant à abandonner sa bonne garde qu’après avoir passé sa consigne à la Mort. » 

Louise Michel est « sur son lit de mort, dans la modeste chambre d’hôtel où elle était descendue, à peine plus pâle qu’elle ne l’était vivante, le corps maigre et comme desséché perdu dans la blancheur des draps ». Aussitôt le décès connu, dans la chambre « sans le décor d’aucun apparat funèbre » où seules des fleurs rouges seront déposées entre ses mains, et jusqu’aux obsèques, ce sera un « défilé ininterrompu, (…) attestant éloquemment quelles profondes et cordiales sympathies possédait Louise Michel dans le prolétariat et chez le peuple pour qui elle se dévoua durant toute sa vie ».

Des délégations de militants socialistes, républicains, syndicalistes, libre-penseurs, anarchistes, laïques, antimilitaristes… venues des Bouches du Rhône, du Var, du Vaucluse et des Basses Alpes.Le 11 janvier, « bien avant l’heure fixée pour les funérailles, une foule immense se porte aux alentours de la maison mortuaire. Le boulevard Dugommier est noir de monde. L’affluence est telle que la circulation des tramways est interrompue. (…) Le cortège imposant des funérailles ne tarde pas à se former. Il s’ouvre par le drapeau de la Bourse du Travail et celui de l’Union des Chambres syndicales ouvrières » (2).

« Je sens monter la révolution »

Le cortège de plus d’un kilomètre de long sillonne la ville, « la foule, massée sur les trottoirs est de plus en plus considérable » pour arriver « vers 5 heures, à la tombée du jour (…) sur l’esplanade du cimetière Saint-Pierre, littéralement noire de monde ». Le cortège « pénètre dans le cimetière et gravit la petite colline couverte d’une magnifique pinède où se trouve la salle du dépôt. Il commence à faire nuit. Tout là-bas, derrière les montagnes violacées, le soleil jette une dernière lueur rouge qui vient mourir à travers les branches des pins. (…) Le spectacle offert par la nature en cet instant de deuil et de douleur, est saisissant ». Devant « une forêt de drapeaux rouges » et « un amas de couronnes », tour à tour, prennent la parole le docteur Flaissières, maire de Marseille, Lafaille, au nom de la Bourse du Travail, Santini, en italien, au nom des groupes révolutionnaires transalpins et Girault.

Louise Michel avait manifesté le désir de reposer au petit cimetière de Levallois-Perret, auprès de sa mère. Dès son décès une grande souscription a été lancée pour le transfert du corps et de grandes funérailles à Paris.

Le 21 janvier, sa dépouille est conduite jusqu’à la gare Saint-Charles, suivie par plusieurs milliers de personnes. Le cortège traverse à nouveau Marseille, jusqu’à la gare où « une foule immense avait déjà envahi les abords ». Puis, « c’est entre deux haies de drapeaux que la bière est placée dans le fourgon ». Après une prise de parole, le train démarre, tandis que l’Internationale s’élève.

Le 22 janvier, tôt le matin, les policiers investissent la gare de Lyon. L’armée et la police sont sur le pied de guerre, environ 10 000 hommes ont été mobilisés. Treize jours après sa mort, elle les faisait toujours trembler !

Le corbillard est « un modeste char de 8e classe sans draperies ». Un drapeau rouge est déposé sur le cercueil. Dans le hall de la gare, on entend « Vive la Commune ! » Puis, monte l’Internationale. La police essaie en vain d’interrompre le chant. Il y a là les anciens de la Commune, les rescapés des bagnes et de la déportation et tous ses camarades de combat. Un immense cortège de 120 000 personnes l’accompagne.

Peu de temps avant sa mort, Louise avait acquis la conviction que la révolution viendrait de Russie, « au pays de Gorki et de Kropotkine, se passeront des événements grandioses. Je la sens monter, grandir, la révolution qui balaiera le tsar, et tous ces grands-ducs ».

Comme un clin d’œil de l’histoire, ce même 22 janvier 1905, à Saint-Pétersbourg, des milliers de manifestants marchaient sur le palais impérial pour réclamer du pain. Les soldats du tsar tiraient sur la foule, la révolution russe de 1905 débutait.

Raymond Bizot

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 17:47
Dimanche 5 février 2017: vide grenier à Landivisiau (salle de Kervenanous, 9h- 18h) pour financer la lutte contre le projet de Centrale à Gaz

Foire aux puces et collections

Dimanche 5 février 2017 à Landivisiau

9h- 18h Salle de Kervenanous

Entrée: 1,50€

3€ le mètre linéaire

Préinscription, renseignements: 02 98 68 01 09 / foireauxpuceslandivisiau@laposte.net

Organisé par Landivisiau Doit Dire Non à la Centrale

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 16:16
Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix: communiqué de soutien au mouvement des personnels de l'hôpital de Morlaix pour les Urgences le 12 janvier

Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix

 

Communiqué - Morlaix, le 9 janvier 2017

 

Le Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix soutient pleinement l'initiative des agents hospitaliers qui dénoncent la situation des urgences du CHPM de Morlaix, et réclament davantage de moyens en personnels et en matériels.

Encore une fois, pour des raisons purement comptables, on assiste à une dégradation de l'offre de soins au détriment des usagers et de la qualité du service public, tout comme aux moyens et conditions de travail du personnel.

Cette situation n'est pas acceptable pour les usagers. Elle nécessite une large mobilisation pour exiger le maintien et le développement des services hospitaliers de proximité.

Aussi le comité de défense appelle les usagers et la population à se rassembler et soutenir l'action des personnels le jeudi 12 janvier à 14 h devant le service des urgences de l'hôpital.

 

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 16:00
Manuel Valls arriverait en tête du premier tour de la primaire de gauche, mais serait battu au second par Arnaud Montebourg, avec 53% des suffrages contre 47%.

Manuel Valls arriverait en tête du premier tour de la primaire de gauche, mais serait battu au second par Arnaud Montebourg, avec 53% des suffrages contre 47%.

Manuel Valls arriverait en tête du premier tour de la primaire de gauche, mais serait battu au second par Arnaud Montebourg, avec 53 % des suffrages contre 47 %, selon un sondage Kantar Sofres-OnePoint pour RTL, Le Figaro et LCI, publié dimanche.

Dans l’hypothèse d’un duel de second tour entre l’ancien Premier ministre et Benoît Hamon, les deux sont donnés à égalité (50 %-50 % d'intentions de vote).

 

Au premier tour de cette primaire des 22 et 29 janvier, Manuel Valls serait en tête avec 36 % des voix, devant Arnaud Montebourg (23 %), Benoît Hamon (21 %), Vincent Peillon (10 %), Sylvia Pinel (6 %), Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy (2 % chacun).

73 % excluent de participer au scrutin

Ces chiffres, rendus publics avant le premier débat télévisé jeudi entre les candidats, proviennent des intentions de vote de 488 personnes tout à fait certaines de participer à la primaire.

Sur tout l’échantillon interrogé, soit 8 011 personnes, 73 % excluent de participer au scrutin.

Cependant, parmi les personnes tout à fait certaines d’aller voter, Manuel Valls ressort en tête des « souhaits » comme des « pronostics de victoire » à cette primaire lancée par le PS. 34 % souhaitent qu’il l’emporte, et 41 % pensent qu’il gagnera.

Enquête réalisée du 3 au 6 janvier sur internet, auprès d’un échantillon de 8 011 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 06:34
Hommage à Danièle Casanova par Robert Clément

Danielle Casanova, née le 9 janvier 1909, elle meurt à Auschwitz le 9 mai 1943.
 

« Dernière lettre de Danielle Casanova depuis le fort de Romainville avant le départ pour Auschwitz »


Demain, 5 heures lever, 6 heures fouille, puis départ en Allemagne.
Nous sommes 231 femmes, des jeunes, des vieilles, des malades et même des infirmes. La tenue de toutes est magnifique, et notre belle Marseillaise a retenti plus d’une fois.
Nous ne baisserons jamais la tête ; nous ne vivons que pour la lutte. Les temps que nous vivons sont grandioses.
Je vous dis au revoir ; j’embrasse tous ceux que j’aime. N’ayez jamais le cœur serré en pensant à moi.
Je suis heureuse de cette joie que donne la haute conscience de n’avoir jamais failli et de sentir dans mes veines un sang impétueux et jeune.
Notre belle France sera libre et notre idéal triomphera »
Lors de la dissolution du Parti communiste, Danielle passe dans la clandestinité pour mener le combat dès 1939 contre l’occupant nazi. Elle fut, avec Albert Ouzoulias à l’origine des « Bataillons de la jeunesse ». Consciente des risques encourus, elle adapte son organisation aux conditions de la vie illégale. Elle s’occupe de l’édition clandestine de l’Avant-Garde et d’autres publications, assure la liaison entre la direction illégale du PC et les intellectuels influents. Quelques jours avant l’arrivée des Allemands à Paris Danielle quitte la capitale avec Georgette Cadras-Laffitte. sauvant ainsi les archives du parti et rentre dès juillet à Paris . En octobre 41 avec l’aide de Josette Cothias, elle édite une « Humanité des femmes » Fin janvier 41 Danielle lance le n° 1 du bulletin « le trait d’union des familles de P.G » qui paraîtra jusqu’en 1944. Danielle est au cœur du mouvement de protestation contre l’occupant et la politique de Vichy. La direction du PC l’avait également chargée de rassembler les intellectuels patriotes, nouvelles activités qui la conduiront directement à l’arrestation. Danielle a été arrêtée le lendemain de sa rencontre avec Josette Cothias près du Pont Mirabeau le 15 février 1942, victime d’un « coup de filet » préparé de longue date. Elle reste au Dépôt de la Préfecture de Police jusqu’au 23 mars. Elle y a retrouvé des amies : Maï Politzer, M.C Vaillant-Couturier. Le 23 mars elles quittent le Dépôt pour la prison de la Santé. Elles y resteront 5 mois ½ souffrant de la faim et de la présence de la mort. Le 9 juin 1942 les femmes sont emmenées rue des Saussaies pour interrogatoire par la « Gestapo Incarcérée à Romainville elle devient la rédactrice en chef du « Patriote de Romainville rédigé par des patriotes de toutes opinions écrit et recopié à la main. Le 21 janvier 1943, presqu’un an après son arrestation, Danielle est déportée. Le convoi arrive à Auschwitz-Birkenau , elles sont 230. C’est le convoi des otages, des veuves, convoi-symbole des femmes de la résistance, elles avaient entre 17 et 69ans. 119 communistes ou proches du parti 12 appartenaient à des réseaux gaullistes, 51 arrêtées pour actes de résistance. A leur arrivée au camp le jour se lève à peine, sous l’œil médusé des SS les Françaises passent la porte du camp en chantant à tue-tête. La dentiste en fonction venait de mourir du typhus Danielle la remplace. Elle se trouve ainsi dans une situation exceptionnelle, elle distribue à ses camarades les plus démunies nourriture et lainages, et des médicaments volés. Elle a presque immédiatement établi le contact avec l’organisation clandestine. Et grâce à la complicité de Malhova (interprète slovaque) et la communiste Gerda Schneider elle trouve la filière internationale de la résistance.. Début mai 1943 des tracts dénonçant l’horreur d’Auschwitz circulent en France. Danielle connaît le block 26 où sont parquées ses camarades. Elle y va le soir soigner les malades console encourage. Les camarades meurent les unes après les autres .vaincues par le typhus.( Sur les 49 rescapées du convoi seules 3 réussirent à échapper au typhus Le 1er mai 1943 prise d’une violente fièvre, elle ne reconnaissait personne. Puis la fièvre est retombée, signe fatal. Le 9 mai 1943 Danielle n’est plus, elle est tombée sans avoir jamais cessé de croire dans la vie nouvelle.

 

Danielle Casanova et Maria de Perreti, deux figures de la résistance honorées à Ajaccio le 9 mai 2015

Danielle Casanova: l'hommage de Maurice Ulrich, L'Humanité - 19 juillet 2010

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 06:29

«Les terroristes appartiennent toujours à leur époque, ils ressemblent davantage à la civilisation qu’ils combattent qu’à l’idéologie dont ils se prévalent. L’État islamique ne fait pas exception.»

« La crise, c’est lorsque le vieux monde est en train de mourir et que le nouveau monde tarde à naitre. Et dans ce clair-obscur naissent les monstres.»

« Une toute nouvelle pauvreté s’est abattue sur les hommes avec ce déploiement monstrueux de la technique. Et l’envers de cette pauvreté c’est la richesse oppressante d’idées qui filtrent chez les gens […] Que vaut en effet tout ce patrimoine culturel s’il n’est pas lié pour nous justement à l’expérience ? […] cette pauvreté d’expérience ne concerne pas seulement nos expériences privées, mais aussi celle de l’humanité en général. Et c’est en cela une forme nouvelle de barbarie.»

Non Mr Valls, « expliquer ce n’est pas excuser », essayer de comprendre les meurtres de masse, les crimes violents et lâches, les violences arbitraires et monstrueuses, les douleurs indicibles et inimaginables que les terrorismes contemporains provoquent, ce n’est pas excuser, et encore moins pardonner. C’est combattre les coupables. Non pas aveuglément et en les suivant à la trace de leurs sinistres forfaits, pris que nous sommes dans un jeu de piste sanglant où nous épuisons nos forces de sécurité à devoir les poursuivre sans relâche, et sans pitié pour nos libertés publiques et privées. Mais en sectionnant à leurs racines les facteurs de risques qui ont permis dans notre monde l’émergence de ces symptômes morbides, et en les éradiquant.  Ce qui suppose que nous parvenions à reconstruire la sécurité au cœur même de nos sociétés malades.

Car il s’agit bien d’une maladie, d’une pathologie, celle d’une civilisation, celle d’« un monde sans esprit » auquel appartiennent les meurtriers comme leurs victimes.

Il s’agit bien de la maladie d’un monde livré à la religion d’un marché total, et totalitaire, qui par la globalisation et la fragmentation des cultures concrètes et régionales des peuples et des États-Nations, a pulvérisé le fragile équilibre sur lequel reposaient bien des régimes politiques, bien des souverainetés nationales. De ce chaos sont nés les terrorismes. Les terroristes appartiennent toujours à leur époque, ils ressemblent davantage à la civilisation qu’ils combattent qu’à l’idéologie dont ils se prévalent. L’État islamique ne fait pas exception.

Comme le taylorisme dans l’organisation du travail, et avant lui le fascisme en politique, le terrorisme islamiste est un nihilisme. C’est-à-dire qu’il a besoin d’idoles, faute d’avoir des idées, de vraies idées, de celles qui permettent d’exister, de fonder un « pacte d’humanité » entre tous ceux qui, pour un temps seulement, partagent la même terre.

A la place de ce « pacte d’humanité » nos démocraties libérales ont feint de se contenter de sceller en Europe un « pacte de stabilité » pour mieux mettre les citoyens et les peuples sous curatelle technico-financière. Du coup ces démocraties se sont trouvées « désarmées » face aux entreprises de terreur. Elles ont perdu la force morale et matérielle qui permet aux nations et aux peuples de défendre leur liberté lorsque celle-ci se trouve menacée par des tyrans ou des envahisseurs. Face à des « révolutionnaires » déterminés aux massacres de masse, aux pires exactions, aux crimes lâches et imprévisibles, l’appel à un « pacte de sécurité » est un peu assourdi ! La sécurité n’est pas uniquement dans la force qui tend toujours, nous dit Simone Weil, à transformer celui qui la subit, comme celui qui l’exerce, en cadavre, tôt ou tard. La sécurité résulte aussi de la culture, de la civilisation des mœurs, du lien social et de ses fabriques. Or, la révolution symbolique du néolibéralisme a largement altéré les fabriques du lien social, les prérogatives des États en matière de protections sociales et de services publics.

Une révolution symbolique est une forme de conversion, analogue aux conversions religieuses, qui transforme la manière de voir le monde et d’éprouver l’expérience sensible. Une révolution symbolique répond à l’exigence de devoir construire un nouvel ordre intellectuel et politique permettant aux humains de supporter les contradictions sociales et les conflits inévitables dans lesquels ils sont pris.

 Une révolution symbolique s’impose lorsqu’une hégémonie culturelle a fait son temps, devient obsolète et se doit d’être remplacée par d’autres catégories de penser et d’éprouver. C’est ainsi que la « globalisation » de notre planète, bien au-delà de la mondialisation marchande, est venue se substituer aux cultures d’un monde bipolaire. Contrairement aux illusions progressistes nourries d’évolutionnisme naturaliste, l’histoire n’avance pas en sens unique, les révolutions symboliques ne suivent pas la marche du progrès. Les révolutions symboliques se succèdent, avec des périodes de transition, de superposition et de crises, sans pour autant suivre la flèche duprogrès, dans le clair-obscur des crises elles permettent aux monstres de renaitre.

La globalisation, marchande autant qu’éthique et culturelle, a permis une redistribution des cartes où mondialisation devenait aussi synonyme de fragmentations. Le jeu politique et moral en a été bouleversé. A commencer par celui de nos démocraties libérales toujours avides de devoir trouver un équilibre entre les principes philosophiques de liberté et d’égalité citoyennes, leur conférant une légitimité éthico-politique, et les inégalités sociales réelles que fabriquent les économies capitalistes. Le néolibéralisme a fait litière de cette utopied’un système politique libéral où les ratés des inégalités sociales se seraient trouvés compensés par le dédommagement des libertés individuelles et des protections sociales régulatrices. Du coup le néolibéralisme a fait litière du libéralisme.

Cette utopie a cédé la place à une autre fiction faisant de tout humain un « entrepreneur » de lui-même, et des États des soutiens indéfectibles aux Grands Groupes Nationaux lancés dans la compétition internationale. Quitte à devoir délaisser leur rôle d’arbitre et de garants de l’intérêt général, pour devoir contraindre et civiliser les citoyens à cette nouvelle Réforme de la religion du marché.  C’est au chevet de cette clinique des nouvelles formes sociales d’organisation du travail que l’on pourra approcher les méfaits de cette utopie, laquelle isole les individus, les transforme en instruments techniques, « mis sous pression », au motif d’accroitre leur productivité. Il y a un rapport étroit entre l’organisation sociale du travail humain, le gouvernement politique des peuples et la politique internationale de leurs gouvernants. A la géopolitique des uns, tend à répondre l’organisation sociale et culturelle des autres.

Le néolibéralisme a fait un pas supplémentaire dans le « désenchantement » du monde. C’est ce « monde sans esprit », ce « monde sans cœur » qui impose aux uns comme aux autres « la terreur rationnelle » et la morale utilitaire et cynique fabriquant le chaos d’où émergent les terrorismes, les populismes et autres figures monstrueuses du politique. Ce chaos est celui que produit sur les scènes intimes comme publiques, locales comme globales, un monde sans esprit, un monde guidé par les intelligences algorithmiques, taylorisées à l’extrême. Ce ne sont pas les algorithmes qui nous aliènent, mais nos aliénations qui nous conduisent à en user de cette manière. Il nous faudrait retrouver la qualité sacrée de la parole et du récit pour que nous puissions faire œuvre de nos vies, avec ou sans les algorithmes, et en finir avec la prolétarisation généralisée des peuples. Les atrocités commises par DAESH nous empêchent de voir que le problème est politique : la panne du sacré fabriquée par l’hégémonie culturelle des révolutions néolibérales a produit ce « monstre » qui se nourrit davantage de spectacles que de recueillement. Ce monstre qui ressemble à la civilisation nihiliste qui l’a engendré.

L’utopie néolibérale a conduit au cynisme le plus total, celui-là même qu’utilisent également les terroristes pour déstabiliser les démocraties.

Ces terrorismes appartiennent bien à notre civilisation, ils en sont les enfants monstrueux. Cela nous arrangerait bien qu’ils en soient les « exclus », les barbares étrangers, les astres morts d’époques révolues. Mais hélas, par leur cynisme « négationniste » de l’humanité, par l’utilitarisme de la terreur, par le « rationalisme morbide » de leurs méthodes, ils se révèlent bien comme des « entrepreneurs » néolibéraux redoutables. Ils tentent par une « propagande par les actes » d’imposer leur « marque » sur le marché des idéologies, dans la lutte pour une nouvelle hégémonie culturelle au moment où les lunes mortes du néolibéralisme brillent de ses derniers feux. Ils s’emploient sur les marchés de la terreur à nier, à leur manière, l’humanité de l’homme, à ne se soucier que de la productivité de l’horreur, à la fourguer comme une marchandise et un spectacle. L’exploitation de la « matière humaine » comme masse d’ajustement, de camouflage et de « pièces de munitions », avant d’être le lot d’extrême misère et de désespoir de ces scènes de guerre totale, a été « rôdée » sur les scènes de production industrielle d’abord, financière et administratives ensuite. Comme avec Taylor : « dans le passé, l’homme était tout, ce sera désormais le système. » Les populations qui servent de « boucliers humains » en savent quelque chose…

Le système technicien, les progrès considérables des nouvelles technologies, la financiarisation de l’économie, l’effondrement des idéologies et des pratiques réformatrices et le discrédit des mouvements et des États se revendiquant des révolutions socialistes, ont permis, dans le domaine du travail, une extension inégalée dutaylorisme. Cette nouvelle révolution symbolique dans les mœurs et cette manière de voir le monde, d’éprouver nos expériences, se sont installées sur un mode quasitotalitaire avec les révolutions industrielles d’abord, le marché globalisé ensuite. Les (contre)-révolutionnaires s’y opposent tout en lui ressemblant.

Que devient ce monde vidé de tout esprit, ou presque, que seules tendent à recouvrir et à masquer les pratiques de distraction et de divertissement ? L’humain y devient superflu. Les machines intelligentes le rendent obsolète. Cette culture a fabriqué une prolétarisation généralisée des existences concrètes et singulières. Dans ce « désert », au sens d’Hannah Arendt, les humains sont « esseulés », « désolés », livrés à la cupidité des fascismes de toutes sortes, césarismes divers et variés, techno-fascismes newlook, populismes nationalistes agressifs, totalitarismes contre-révolutionnaires… ou théo-fascismes.

Alors, oui j’affirme, en accord avec l’anthropologue Scott Atran, que l’État Islamique s’apparente à une révolution,une révolution conservatrice, réactionnaire, accouplant des pratiques terroristes à une idéologie, au sens gramscien du terme, à une forme symbolique de discours et de vie qui rencontre, à un moment historique donné, des forces matérielles, des infrastructures économiques et politiques en mouvement ou plongées dans un chaos. Ce chaos que nous avons fabriqué en Occident, par nos manières de vivre ensemble, et à l’extérieur en essayant de les « greffer » dans d’autres régions du monde. De ce chaos nait l’État Islamique et les nationaux-populismes qui l’accompagnent. Ils partagent la haine conjointe des principes des Lumières et des projets d’émancipation sociale et subjective qui les ont prolongés.

 Ne nous y trompons pas : l’ennemi est bien un révolutionnaire, un révolutionnaire des anti-Lumières. Il appartient de pied en cap à tous ces ennemis des Lumières qui font sans cesse résurgence. Ce n’est pas méconnaitre sanouveauté et son originalité que de le rapprocher de tous ces mouvements contre-révolutionnaires, réactionnaires et conservateurs toujours, totalitaires et fascistes parfois, qui font éternellement retour, et donnent l’impression que « l’univers piétine sur place », comme le criait du fond de sa prison le révolutionnaire Blanqui.

Toute la philosophie de l’histoire de Walter Benjamin montre que la remémoration d’un passé s’écrit dans le texte de l’actualité qui offre à la fois ce qui est primordial et originel, et ce qui est radicalement nouveau. Depuis le début des Lumières, des (contre)-révolutionnaires n’ont eu de cesse de contester ce qui dans la culture en recueille l’héritage. Paradoxalement, le néolibéralisme a favorisé la crise du libéralisme et dilapidé bien des notions qui en étaient l’héritage. Les terrorismes et les nationaux-populismes aujourd’hui poussent telles des fleurs vénéneuses sur l’humus du néolibéralisme décomposé.

On n’efface pas impunément la souveraineté des nations sans prendre le risque de voir des communautés se reformer selon de nouveaux alliages, et sous la pression de nouvelles divisions. Les identifications humaines, collectives comme singulières, sont symboliques, en aucune manière « naturelles » ou évidentes. Elles résultent de rapports de forces et sont d’une certaine façon, arbitraires. Ce qui explique les violences qui les fondent et l’autorité qu’elles revendiquent. A la révolution symbolique des nations, parfois imposées par les colonisateurs, a succédé aujourd’hui de nouvelles révolutions symboliques qui tentent de recycler les identifications anciennes des religions, des sectes, des tribus, des clans et des ethnies.

L’humanité de l’homme est fragile, toujours à construire, déjà-là et à venir, elle affleure dans ces traces que laissent les œuvres et les actes d’émancipation, comme autant d’instants d’éternité actualisés dans un présent dont le « diagnostic » éclaire l’avenir… faute de quoi « l’esprit erre dans les ténèbres » disait déjà Alexis de Tocqueville. Nous risquons d’y entrer dans ces ténèbres, si nous ne faisons pas l’effort de comprendre « comment nous en sommes arrivés là ? Qu’est-ce que nous pouvons espérer ? » C’est cette injonction à connaître, qui constitue le défi lancé depuis le XVIIIe siècle par les Lumières, que nous nous devons, une fois encore, à l’orée des révolutions, relever.

Il importe de percevoir à travers les terrorismes actuels l’« éternel retour » du même : quand les conditions historiques ne permettent plus de lier l’actualité à la tradition, le nouveau à l’éternel, la civilisation fuit dans lamode fugitive et contingente, ou opère un retour obscurantiste à l’origine fétichisée et momifiée. Le néolibéralisme appartient au premier choix, l’islamisme salafiste au second. L’un comme l’autre procèdent de « coups d’État » divers et variés, ou d’épisodes (contre)-révolutionnaires. Ils résultent d’un temps dissocié, d’une temporalité en panne de dialectique, cristallisée dans son origine imaginaire ou exhalée dans l’instant. Face à la fumée du libéralisme et à la pierre marmoréenne du salafisme, il nous faut construire et inventer une nouvelle temporalité, une nouvelle conscience critique et partagée.

Cette nouvelle conscience collective et politique ne saurait venir au monde qu’à la condition que nous soyons capables de reconnaitre à l’art et à la culture une fonction sociale, la puissance sacrée des droits de « la pensée humiliée », dont parle l’œuvre d’Albert Camus. Là où les fascismes, anciens ou nouveaux, tendent à esthétiser la politique et ses actions, il nous faudra politiser l’esprit. Tel a été l’enseignement de Walter Benjamin : politiser l’intelligence.

Ce n’est donc pas sur la scène des idéologies, de leurs affrontements, que nous parviendrons à combattre les terrorismes, ce qui constituerait une manière de s’y inclure et de s’y aliéner.

Mais bien plutôt en essayant de comprendre et d’analyser les moments historiques où ces formes rencontrent des conditions favorisantes qui leur redonnent la vigueur de forces révolutionnaires. Lorsqu’une idéologie parvient à recueillir « le souffle des opprimés », « le cœur d’un monde sans cœur », cela veut dire que le politique a failli, pas seulement le personnel politique. Non, le politique en tant que synonyme de culture, ce politique authentique qui affecte les foules pour le meilleur, et parfois pour le pire, les met magiquement en émotion. C’est alors qu’adhérant à de nouvelles fictions sacrées, les foules deviennent des peuples.

C’est, en partie, l’objectif de cet essai que de montrer que la panne du politique, aujourd’hui, consécutive à la révolution conservatrice néolibérale, produit, en retour, de nouvelles idéologies concurrentes portées par le désir et la nécessité de résoudre et d’affronter les contradictions d’un régime libéral en proie à la violence tayloriste du capitalisme financier. Ce qui suppose un autre rapport à la mémoire et au temps, dont l’art seul peut-être, peut rendre compte.

Ce qui suppose une autre posture éthique et politique, véritablement humaniste que seule une nouvelle hégémonie culturelle permettrait. Une posture éthico-politique qui reconnaîtrait à l’art et à la culture authentique sa pleine fonction sacrée, sa puissance symbolique à relier les humains entre eux, à transformer la foule en Peuple, à donner aux « populations » la substance d’une « spiritualité politique » sans laquelle l’humain vit, mais n’existe pas.  A cette condition, nous résisterons à la terreur, à son empire, en sectionnant les racines des forces matérielles et symboliques qui permettent aux formes vides des idéologies, aux spectres sortis de ténèbres, de reprendre vie.

Antonio Gramsci, Cahiers de prison, I à V, Paris, Gallimard, 1996.

Walter Benjamin, Expérience et pauvreté (1933), Paris : Payot, 2011, p. 39-40.

Frederic Winslow Taylor, Principes d’organisation scientifique (1911) ; Paris, Dunod, 1927, p. 20.

Roland Gori, Un monde sans esprit, La fabrique du terrorisme, Les Liens qui Libèrent.
240 pages, 18€50, parution le 4 janvier.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 06:27
Palestine: l'Europe au pied du mur, par Francis Wurtz (L'Humanité, 8 janvier 2016)

Lire la chronique de Francis Wurtz, député honoraire du Parlement européen. 

(*) Député honoraire du Parlement européen. 

Contre toute attente, la cause palestinienne vient d'être propulsée au rang des priorités sur l'agenda diplomatique international ! Le vote de la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l'ONU, le 23 décembre, exigeant d'Israël d'arrêter « immédiatement et complètement » la colonisation des territoires palestiniens, est, dans le contexte abominable du ProcheOrient, une chance inespérée : celle de pouvoir s'appuyer sur le droit international, désormais gravé dans le marbre. Le fait que Washington ait enfin renoncé à mettre son veto à la condamnation officielle de la colonisation, rompant avec une pratique vieille de près de 40 ans, met plus que jamais en lumière l'isolement international de Tel-Aviv dans son torpillage systématique de toute perspective de création d'un État palestinien viable et acceptable. Dans cette situation inédite, toute initiative pour une paix juste au ProcheOrient acquiert une dimension nouvelle : c'est le cas de la conférence internationale sur le conflit israélo-palestinien qui se tiendra à Paris à la mi janvier avec la participation de quelque 70 pays. À plus forte raison s'il s'ensuivait un nouveau vote consensuel au Conseil de sécurité sur un plan de paix global conforme au droit international.
Certes, en elle-même, une résolution ne règle rien. Certes, le fait que Obama ait attendu la veille de son départ de la Maison-Blanche pour prendre une position que l'on attendait dès le début de son premier mandat retire une grande partie de son effet à ce texte. Certes, Israël a le gouvernement le plus ultra de son histoire et le plus hostile à des négociations. Lourde est la responsabilité de tous ceux qui ­ de part et d'autre de l'Atlantique ­ ont encouragé cette dérive désastreuse : malgré l'annexion de Jérusalem-Est, l'installation progressive de 590 000 colons (1) dans les territoires palestiniens occupés, la construction du mur, les massacres de Gaza, les arrestations de résistants ou les assassinats ciblés..., ils ont garanti l'impunité aux dirigeants et accordé des aides colossales, y compris militaires, à leur gouvernement, fût-il peuplé de racistes assumés et de va-t-enguerre d'extrême droite. Leur réveil est assurément tardif alors qu'un dangereux aventurier s'apprête à prendre les rênes du pouv ir dans la première puissance mondiale !
Raison de plus pour mettre coûte que coûte à profit le consensus arraché in extremis au plus haut niveau des Nations unies afin de favoriser un sursaut devant l'abîme ! En particulier, l'Union européenne ­ comme telle ainsi qu'à travers chacun de ses gouvernements ­ doit être mise devant ses responsabilités (2) ! Nul ne lui demande de se montrer anti-israélienne (le « camp de la paix » en Israël soutient d'ailleurs la résolution de l'ONU) ni pro-palestinienne : il s'agit simplement de se mettre au service du droit international, qui vient d'être solennellement réaffirmé et qu'il n'est au pouvoir de personne, pas même de Donald Trump, d'effacer ! Si l'équipe de M. Netanyahou continue de témoigner son mépris à l'égard des exigences du droit international, réaffirmées comme jamais, la seule issue sera que d'innombrables voix s'élèvent pour demander que soit appliquée au régime d'occupation israélien la même mesure d'exception qui finit jadis par être imposée ­ avec succès ! ­ au régime d'apartheid sud-africain : des sanctions économiques, cette mesure ultime, ainsi qu'une saisine du Tribunal pénal international ! L'Union européenne cherche à jouer un rôle dans le monde ? La voici au pied du mur.
 
(1) Chiffre cité par l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU elle-même !
2) L'UE est le premier partenaire commercial d'Israël. Elle finance nombre de programmes israéliens comme la recherche-développement dans les hautes technologies.
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 06:21
Des revenus bretons moins inégalitaires que dans les autres régions mais avec de fortes disparités territoriales et un Centre-Bretagne en difficulté (Le Télégramme, 7 janvier 2016)
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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 06:19
A quand la reconstitution d'une filière de déconstruction navale en France et en Bretagne?

A quand la reconstitution d'une filière de déconstruction navale en France et en Bretagne?

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