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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 06:00
photo Jean-Marc Nayet (Marie-Jo Chombart de Lauwe, Maryvonne Moal, et Lucienne Nayet)

photo Jean-Marc Nayet (Marie-Jo Chombart de Lauwe, Maryvonne Moal, et Lucienne Nayet)

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

Dans le cadre de concours de la Résistance et de la Déportation, ces élèves ont pu rencontrer des victimes du nazisme. L’une d’elles les a invités "à la vigilance".

La présentation du thème 2017 du concours départemental de la Résistance et de la Déportation s’est déroulée au Roudour, à Saint-Martin-des-Champs. Thème choisi cette année : « La négation de l’homme dans l’univers concentrationnaire nazi ».

Citoyenneté

Près de 300 collégiens et lycéens y participeront. Ce concours, mis en place en 1961 afin de perpétuer chez les jeunes générations la mémoire de la Résistance et de la Déportation, s’inscrit également dans une démarche de citoyenneté.

Les élèves pourront soit participer aux épreuves individuelles, soit élaborer une réalisation collective, dossier, montage, panneaux, films.

Témoignages

Étaient présents d’anciens résistants, qui ont témoigné sur leur engagement de jeunesse, et des enfants de déportés qui ont évoqué le vécu concentrationnaire de leurs proches.

Âgée de 94 ans, l’ancienne résistante Marie-José Chombard de Lauwe a apporté un témoignage poignant sur son expérience de déportée au camp de Ravensbrück. Elle a lancé aux jeunes générations « un appel à la vigilance et à la résistance ».

Rester en éveil

Les intervenants ont répondu ensuite aux questions des élèves, qui s’interrogeaient sur les raisons d’un engagement de certains jeunes de l’époque. « La question se pose aussi aujourd’hui pour vous », a répondu Lucienne Nayet, enfant cachée durant l’Occupation et fille de Michel Lerman, déporté en tant que juif à Auschwitz.

« Aujourd’hui aussi, il y a des choses insupportables. Le questionnement est permanent. Il faut être éveillé à tout ce qui nous révolte et se forger une citoyenneté. »

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 09:33

Le dernier débat télévisé entre les deux finalistes, Benoit HAMON et Manuel VALLS, avant le scrutin de la primaire PS  du dimanche 29 janvier a donné du grain à moudre à Maurice ULRICH journaliste à l’Humanité.

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 09:28

LE PEN, FILLON et MACRON disent vouloir revaloriser le pouvoir d’achat, mais sans jamais prendre sur les profits.

 

Chassez le naturel, il revient au galop. Se revendiquer de la défense des travailleurs, comme Nicolas Sarkozy l'avait feint en son temps avec sa « France qui se lève tôt » peut faire long feu jusqu'à ce que la supercherie soit mise au jour... et que sous la peinture sociale de piètre qualité apparaisse le béton armé des intérêts du capital.

Marine Le Pen l'a elle-même avoué en évoquant, mercredi, sur Europe 1, « la charge supplémentaire pour les entreprises » que représenterait une augmentation du Smic, en pleurnichant sur leur « très grande difficulté dans notre pays ». Avec le FN, pas de risque pour le capital de se voir ponctionner pour accroître les salaires puisque c'est par une sibylline « contribution sociale à l'importation », que sa candidate dit vouloir verser une « prime de pouvoir d'achat » en lieu et place d'une augmentation du taux salarial horaire qui rémunère le travail.

Dans la liste de ces candidats qui prétendent augmenter les ressources tout en donnant d'une main et en prenant de l'autre, François Fillon n'est pas en reste puisqu'il dit vouloir « concentrer ses efforts sur la classe moyenne, cette classe silencieuse qui », dit-il, « n'est souvent pas payée en retour de ses efforts ». Comment donc ? Eh bien en diminuant les cotisations salariales « afin d'augmenter le salaire net des classes moyennes (suppression de la cotisation salariale maladie) ».

Là encore, le transfert de la partie socialisée du salaire sur sa partie nette ne peut s'apparenter à une augmentation de la fiche de paye puisque l'assiette n'évolue pas. La recette d'Emmanuel Macron s'inspire elle aussi des mêmes principes puisque le candidat d'En marche ! veut « diminuer les cotisations sociales de trois points pour augmenter le salaire net » en prévoyant «une augmentation plus limitée de la CSG ». Dans les trois cas, les candidats se placent objectivement du côté du capital puisque, à aucun moment, il n'est question de prendre sur les profits pour revaloriser les grilles salariales.

La synthèse de leurs propositions en matière d'augmentation des revenus pourrait se résumer en ces mots : « Donne-moi ta montre et je te donnerai l'heure. »

Olivier Morin (journal l’Humanité du 27 janvier 2017)

 

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 18:19
Marie-José Chombart de Lauwe discutant avec des lycéens et collégiens participant au concours de la résistance et de la déportation 2017 sur le thème: "La négation de l'homme dans l'univers concentrationnaire nazi"

Marie-José Chombart de Lauwe discutant avec des lycéens et collégiens participant au concours de la résistance et de la déportation 2017 sur le thème: "La négation de l'homme dans l'univers concentrationnaire nazi"

Marie-Jo Chombart de Lauwe, Maryvonne Moal, et Lucienne Nayet en fin d'après-midi pour la causerie sur le livre "Résister toujours!" de Marie-José Chombart de Lauwe (photo JM Nayet)

Marie-Jo Chombart de Lauwe, Maryvonne Moal, et Lucienne Nayet en fin d'après-midi pour la causerie sur le livre "Résister toujours!" de Marie-José Chombart de Lauwe (photo JM Nayet)

Marie-José Chombart de Lauwe (photo Jean-Marc Nayet)

Marie-José Chombart de Lauwe (photo Jean-Marc Nayet)

photo de la tribune avec les photos des pères et soeurs déportés, et pour plusieurs, jamais revenus, en arrière plan (photo Jean-Marc Nayet)

photo de la tribune avec les photos des pères et soeurs déportés, et pour plusieurs, jamais revenus, en arrière plan (photo Jean-Marc Nayet)

le groupe des quatre résistants finistériens qui ont témoigné: Alain Bodivit de Pleuven (Réseau Durma-Vengeance, Force Française Combattante), Marcel Cledic (FTP de Huelgoat), Jean-Louis Huitorel (qui ayant rejoint les Forces Frances Libres en Afrique du Nord via l'Espagne, a participé au débarquement d'Italie, de Provence, à la Libération de Lyon, aux combats des Vosges et de l'Alsace), Alexis Le Gall de Douarnenez (France Libre)

le groupe des quatre résistants finistériens qui ont témoigné: Alain Bodivit de Pleuven (Réseau Durma-Vengeance, Force Française Combattante), Marcel Cledic (FTP de Huelgoat), Jean-Louis Huitorel (qui ayant rejoint les Forces Frances Libres en Afrique du Nord via l'Espagne, a participé au débarquement d'Italie, de Provence, à la Libération de Lyon, aux combats des Vosges et de l'Alsace), Alexis Le Gall de Douarnenez (France Libre)

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet: témoignage de Lucienne Nayet, fille de déportée, après celui des autres enfants ou soeurs de déportés

photo Jean-Marc Nayet: témoignage de Lucienne Nayet, fille de déportée, après celui des autres enfants ou soeurs de déportés

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

photo Jean-Marc Nayet

Un après-midi extraordinaire au Roudour de Saint Martin des Champs pour le lancement du Concours de la Résistance et de la Déportation pour les collégiens de 3ème et les lycéens, avec une dizaine de grands témoins, résistants, enfants ou soeurs de déportés, dont Marie-José Chombart de Lauwe, 94 ans, résistante à 17 ans, travaillant dans le renseignement pour l'Intelligence Service depuis les Côtes d'Armor, puis Rennes, déportée à Ravensbrück avec d'autres grandes résistantes comme Germaine Tillon, Geneviève de Gaulle Anthonioz, Marie-Paule Vaillant Couturier, une militante des droits de l'homme qui dégage une force de vie, une sagesse et une intelligence extraordinaire! 

Voici quelques photos, avant un compte rendu plus détaillé, de notre ami Jean-Marc Nayet.  

 

Marie-Jo Chombart de Lauwe, présidente de la fondation de la mémoire de la Déportation:

Vivant à Bréhat, où son père était médecin pédiatre et sa mère sage femme, Marie-Jo Chombart de Lauwe, comme ses parents qui avaient déjà facilité des évasions par la mer vers l'Angleterre en 40 et pris contact avec l'Intelligence Service, travaillait à repérer les défenses allemandes pour les réseaux de renseignement anglais. C'est une élève brillante qui passe son baccalauréat et commence sa première année de médecine à Rennes en continuant ses activités de renseignement grâce à son laisser-passer obtenu grâce à sa résidence à Bréhat qui lui permet de circuler sur la côte: à Saint Brieuc où elle a sa grand mère, à Bréhat, sur la côte costarmoricaine. Elle fait partie du réseau 31 Georges France. En novembre 41, toute une partie du réseau est déjà arrêtée, mais ils continuent à exercer leurs activités de résistance, parfaitement lucides sur les risques. Le 22 mai 1942, Mairie-Jo Chombart de Lauwe est arrêtée par la Police allemande. Les jours suivants, enfermée à Rennes, elle reçoit un colis avec son ami Jean Livinnec, arrêté lui aussi, de ses camarades de première année de médecine. C'est un réconfort inouï. "Comme dans la chanson de l'auvergnat", dit-elle. "Elle n'est pas oubliée, on sait où elle se trouve". 13 autres membres du réseau ont été arrêtés avec elle, dont son père, de constitution fragile, qui mourra à Buchenwald. C'est leur nouvel agent de liaison, agent double, qui les a trahis, avec deux autres infiltrés: deux d'entre eux seront pendus en Normandie à la Libération. Elle est transférée à Angers, puis à la prison de la santé à Paris où elle subit de nouveaux interrogatoires et rencontre des gens extraordinaires, dont Toto, 20 ans, condamné à mort qui lui demande de dire au monde si elle survit qu'il est "tombé pour que la France vive dans la paix et dans la joie". Mais aussi France Bloch Sarrasin, qui fabriquait des explosifs pour faire exploser des armes allemandes, qui sera guillotinée à Hambourg, tandis que son mari a été fusillé dans les maquis. Son fils, Roland, est devenu un militant des droits de l'homme.

Marie-Jo Chombart de Lauwe est déportée à l'été 43 avec 58 femmes qui partent de la gare de l'Est et dont le convoi s'arrête début août 43 à Ravensbruck, au nord de Berlin. Son alliance arrachée, son triste pyjama rayé endossé, elle hérite du numéro 21 706. Commence alors une vie d'enfer, où l'on se réveille à 3h20, boit un jus blanc baptisé café, puis reste attendre l'appel pour la totalité du camp (qui compte 32 barraques) pendant 1h ou 2H, puis part au travail forcé, une soupe claire et infâme en milieu de journée avec des rutabagas, une mauvaise paillasse pour 2 le soir avec la vermine, les poux, la faim qui tenaille. Elle est classée "Nuit et Brouillard", ceux qui doivent disparaître, avec qui on ne peut correspondre, qui doivent mourir. Elle fait d'abord des routes, travaille dans des carrières de sable où les coups pleuvent, ainsi que les accidents mortels. Jusqu'au jour où elle est embauchée chez Siemens, pour un travail de finition électrique. Puis au Revier, à l'infirmerie, où pendant des mois, elle va essayer de sauver des nourrissons nés dans des conditions atroces de déportées arrivées enceinte. Elle et ses camarades de lutte, grâce à leur pugnacité (on négocie avec l'infirmière SS du lait en poudre, on trouve des nourrices tsiganes qui viennent de perdre leurs enfants) en sauveront finalement 20 sur 500, dont 3 français. Au début du camp de Ravensbruck, les bébés étaient noyés comme des chiots ou des chatons dans des bassines. Dans la barraque de Marie-José Chombart de Lauwe, il y a les lapines, ces étudiantes polonaises résistantes que les médecins SS sadiques utilisent comme des cobayes humaines pour faire des opérations, leur inoculer la gangrène, le staphylocoque. C'était le bloc 32 des Nuit et Brouillard où les politiques, les résistantes françaises, très nombreuses, s'organisaient pour résister aux "droits communs" et surtout aux SS, notamment par le sabotage et la lenteur volontaire sur son lieu de travail. "On était toujours en train d'"organiser", de voler les SS".  

Marie-Jo Chombart de Lauwe, devant l'approche soviétique, est envoyée à Mathausen dans les convois de la mort. Arrivés à la gare, on leur fait monter à pied une pente de 5 kilomètres. Il faut s'accrocher, celles qui s'arrêtent et qui tombent sont abattues. Et celles qui montent dans le camion, sans doute aussi. 

Finalement, cela fait partie des aberrations de la machinerie nazie, elle est cédée à la Croix Rouge avec d'autres prisonnières encore "présentables", et sa mère, et rapatriée vers la Suisse. 

Dans ces réponses aux élèves et aux adultes, Marie-Jo Chombart de Lauwe a souligné plusieurs choses: 

" Dans le camp, on cherchait à tout noter, à récupérer toute information, document, qui nous permettrait plus tard de témoigner"

"Avec Geneviève de Gaulle Anthonioz, Marie-Paule Vaillant Couturier, Germaine Tillon, on a su surmonter sans aucun problème nos différences politiques pour écrire ensemble un livre de témoignage commun: "Les Françaises à Ravensbrück". 

"Ravensbrück après guerre est devenu un camp militaire soviétique, quand je suis retourné, il ne restait plus grand chose, les barraques en bois avec été détruites pour désinfection"  

" Walter Wolf, un des organisateurs des chambres à gaz, organisait la torture dans le Chili de Pinochet. Du fait de mon expérience, j'ai su me battre quand j'ai appris qu'on pratiquait la torture en Algérie, au Chili. Ce qui était un objet de souffrance est devenu un objet de réflexion et de lutte"

" Comment on garde le moral? L'espoir: l'espoir de revenir, d'avoir une vie belle. On accepte les risques malgré tout. On ne regrette rien. On sait pourquoi on l'a fait. L'amitié, les solidarités, se réconforter entre nous, c'était essentiel, c'était notre contre-force. On espérait cet après qui serait beau. Je suis aujourd'hui parmi les dernières survivantes. Méfiez vous de la haine, des idées racistes près de chez vous. Cela a commencé comme cela. Informez-vous, ayez de l'information politique. Soyez vigilants. Ne supportez pas que l'on bafoue les libertés, la dignité de l'homme. Montez des collectifs de défense, signez les pétitions. Battez-vous pour les valeurs de notre démocratie "Liberté, égalité, fraternité". 

"J'ai survécu car j'avais un fond profond de santé qui n'a pas été détruit".         

" J'ai surmonté mon histoire, je n'ai pas de difficulté à vous en parler. Ce n'est pas notre souffrance personnelle qui compte, ce sont nos actions, c'est la vigilance au moment présent"

" Quand je suis rentré de déportation, j'ai tout écrit, jusqu'au numéro des cellules où j'ai été enfermée. Les camarades demandaient à ce que l'on puisse témoigner de ce qu'ils, de ce qu'elles avaient vécu avant de disparaître". 

" La force de survie de l'être humain est très grande"

" On se repérait sur les repères de l'ennemi"

" Avec la résistance intérieure du camp, on passait notre temps à essayer de rouler les SS, de les tromper"

"On n'a jamais perdu espoir: il y avait un lendemain possible" .    

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 17:15
Soirée crêpes à Fouesnant organisée par les amis du PCF en 2015

Soirée crêpes à Fouesnant organisée par les amis du PCF en 2015

Les amis du P.C.F de la Forêt-Fouesnant

organisent leur traditionnel pot au feu le dimanche 29 janvier 2017 à midi à la salle

polyvalente de la Forêt-Fouesnant (sur le vieux port)

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, y fera une intervention politique. 

Menu

- Apéritif (kir,vin blanc,rosé)

- Soupe

- Pot-au-feu

- Fromage

- Dessert

- Boisson (vin rouge,rosé)

- Café

 

Prix 15 euros

 

VENEZ NOMBREUX

 


     
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 16:47

Résistance. « Méfiez-vous de la haine »

Publié le 26 janvier 2017- Monique Kéromnès

 
Marie-José Chombart de Lawe a longuement témoigné, hier, de son histoire de résistante et de la déportation en Allemagne devant 200 collégiens et lycéens. Son message : « Il ne faut pas que ça recommence ».

Témoigner. Inlassablement. C'est ce qui motive encore, plus de 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les résistants présents, hier, à Saint-Martin-des-Champs, pour l'annonce du thème du concours national de la résistance et de la déportation.

Ne rien occulter

Pendant près de trois quarts d'heure, Marie-José Chombart de Lawe a raconté son histoire : son engagement dans la Résistance, à 17 ans, « au quasi même âge que vous », précise-t-elle aux 200 collégiens et lycéens présents dans la salle du Roudour, captivés par le récit. Le réseau, à Rennes, pour faire circuler des cartes d'état-major vers l'Angleterre, puis l'arrestation, en 1942, « sur dénonciation » et la déportation, dans le camp de Buchenwald*, un an plus tard. Marie-José Chomabrt de Lawe n'occulte rien, l'horreur de voir des personnes « cadavériques » à son arrivée, les journées rythmées par le travail, « l'appel, debout, qui peut durer des heures », la faim, les maladies... « J'ai été témoin de crimes contre l'humanité. Des camarades de baraquement ont été utilisées pour faire des expériences sur la gangrène, par exemple ».

 
Survivre « malgré tout »

Pourtant, la jeune femme originaire de l'île de Bréhat, dans les Côtes-d'Armor, survivra « malgré tout ». Ce « malgré tout » qu'elle utilise sans cesse quand elle raconte comment la vie reprenait le dessus à chaque moment de désespoir. « J'ai toujours eu l'espoir de revenir. J'étais jeune. Je tenais en me disant que j'aurai une belle vie. Et j'ai eu une belle vie après. Et des enfants ! » Elle évoque aussi comment, alors qu'elle était affectée à la nurserie du camp, elle a réussi, avec ses camarades, à sauver quelques bébés - « trop peu mais nous avons fait ce que nous pouvions... », souligne-t-elle - grâce à l'organisation parallèle des femmes dans le camp. « On a fait preuve d'imagination et de sens pratique, jusqu'à faire des tétines de biberon avec des bouts de gants en caoutchouc ! ». Aujourd'hui, à 94 ans, c'est sans haine qu'elle témoigne : « Mon histoire n'est plus un objet de souffrance. Je n'en fais pas des cauchemars. Je l'ai surmontée pour en faire un objet d'étude, de réflexion et de lutte », explique celle qui est devenue pédopsychiatre, sociologue et qui est co-auteure, avec d'anciennes détenues, d'un recueil de témoignages sur la vie à Buchenwald.

« Il faut dire non ! »

À la fin de son témoignage, les questions ont littéralement fusé : des questions pratiques comme les repas, l'hygiène féminine, les horaires mais aussi des questions sur son combat et son état d'esprit à l'époque et aujourd'hui. Dès qu'elle l'a pu, elle a rappelé aux jeunes de rester vigilant : « Mes camarades qui ne sont plus là pour témoigner m'ont chargé de passer le message. Méfiez-vous de la haine, tout simplement ! Restez attentifs à ce qu'il se passe ici mais aussi dans le monde. Informez-vous. Dès que les fondamentaux liberté, égalité, fraternité sont atteints, il faut dire non ! Il faut éviter que les horreurs ne recommencent ».

Le thème du concours 2017 annoncé
Cette année, le sujet du Concours national de la Résistance et de la Déportation est « La négation de l'Homme dans l'univers concentrationnaire nazi ». Les collégiens et lycéens peuvent participer. Les lauréats iront deux jours en Normandie, sur les plages du Débarquement et au Mémorial de Caen.

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/resistance-mefiez-vous-de-la-haine-26-01-2017-11377087.php

 

* en réalité Ravensbrück, camp de déportation pour les femmes résistantes, les "politiques": note du Chiffon Rouge

Marie-José Chombart de Lauwe au Roudour de Saint Martin des Champs- Photo Jean-Marc Nayet (25 janvier 2017)

Marie-José Chombart de Lauwe au Roudour de Saint Martin des Champs- Photo Jean-Marc Nayet (25 janvier 2017)

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 16:44
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 16:25

Un soldat soviétique se souvient de la libération dAuschwitz Mercredi 27 janvier c'est le 65ème anniversaire de la libération d'Auschwitz. Le 27 janvier 1945, l'armée rouge entrait dans ce camp d'extermination nazi bas...

C’ÉTAIT IL Y A 72 ANS… L'ARMÉE ROUGE LIBÈRE LE CAMP D’AUSCHWITZ.

Le 27 janvier 1945, l'Armée Rouge libérait le plus grand camp d'extermination jamais créé.


Nous connaissons tous, plus ou moins bien, les raisons du conflit qui opposèrent les Alliés et l'Axe. Nombre de films ont tenté d'illustrer les faits.

Cependant, nous sommes probablement loin d'imaginer ce qu'ont réellement vécu tous ces Juifs, à l'époque, persécutés, et exterminés. Le 27 janvier 1945 marque la fin d'un calvaire pour beaucoup d'hommes, de femmes et d'enfants, détenus au camp d'Auschwitz, situé près de Cracovie en Pologne… Néanmoins, s'ouvrit le début d'un autre calvaire pour bon nombre de survivants, qui furent évacués du site par les nazis…
Quatre mois à partir de janvier 1945, c'est le temps qu'il aura fallu pour libérer totalement les camps de concentration.

Mais pour beaucoup, ce fut l'épreuve la plus rude. Les nazis, observant l'avancée des armées des Alliés, décidèrent d'évacuer un à un tous les camps. À partir de ce moment là, des milliers de personnes furent conduites sur des chemins longs, au cours desquels énormément perdirent la vie, affamés, et affaiblis. On donna le nom de « marches de la mort » à cette étape, étant donné les déportés qui moururent d'épuisement, ou furent exécutés par les SS, car ne parvenaient plus à mettre un pied devant l'autre.

 

Le camp d'Auschwitz libéré

Les soldats russes de l'Armée Rouge sont ceux qui délivrèrent le camp d'Auschwitz. Au préalable, les nazis avaient pris le soin de détruire les chambres à gaz et les crématoires, ainsi que de brûler leurs archives. Ce faisant, ils espéraient dissimuler l'ampleur du massacre perpétré. Tous les juifs valides furent évacués du camp par les soldats allemands. Seuls les malades ont donc été retrouvés par l'Armée Rouge.
C'est avec effroi que les soldats russes découvrent l'état des quelques 7.000 juifs ayant survécu, malades et épuisés, mais aussi un nombre importants de cadavres, que les allemands n'arrivaient plus à éliminer. Les soviétiques prirent donc la décision de ramasser et d'ensevelir les corps…
Perspective historique d'un camp de l'horreur

Construit en 1940, en Pologne, le camp d'Auschwitz-Birkenau, autrement appelé « camp de la mort », aura fait environ 1,5 million de morts. Parmi les survivants, l'horreur restera à jamais gravée dans leur mémoire. Il s'agit du plus grand massacre perpétré dans toute l'histoire de l'humanité…
Vaste complexe militaro-industriel, Auschwitz était composé de trois camps, à savoir Auschwitz I, Birkenau, et Monowitz. Il s'agit du plus grand camp de concentration et d'extermination ayant été construit. Au départ, il s'agissait de camps de travail, dédiés à l'économie de guerre. Pourtant, le site prit vite une tournure toute autre… Le but recherché par les nazis était en fait l'extermination en masse des juifs déportés. Il s'agit en fait du lieu où les soldats allemands testaient leurs « techniques » pour tuer massivement, des méthodes plus abominables les unes que les autres.

Au départ, étaient emprisonnés à Auschwitz des prisonniers politiques polonais susceptibles d'être des obstacles pour le pouvoir nazi. Très vite cependant, ils sont rejoints, en 1942, par des milliers de juifs, coupables d'appartenir et de pratiquer une religion.
Au début, les soldats allemands emmenaient des groupes afin de les exécuter en les fusillant. Touchés par balles, leurs corps tombaient ainsi dans une fosse contenant déjà un grand nombre de cadavres.
En 1942, quatre chambres à gaz furent installées à Auschwitz, permettant ainsi detuer 6.000 personnes chaque jour. Ce qui initia le début du massacre des juifs, perpétré par les nazis allemands… Ces derniers commencèrent dès lors à ratisser l'Europe pour envoyer les juifs dans les camps.

C'est donc le 27 janvier 1945 que l'Armée Rouge délivre ce camp de la mort, comme précédemment expliqué. Durant les deux années qui suivirent, le camp fut laissé à l'abandon.
En 1947, le Parlement polonais fait d'Auschwitz un musée, dédié à la mémoire des victimes.
En 1979, le camp de concentration fut inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco. Cela afin que personne n'oublie jamais l'ampleur de l'horreur vécue par des milliers de personnes.
En 2005, l'assemblée générale de l'ONU décide de faire de la date du 27 janvier la « Journée internationale commémorative de la Shoah ».

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 16:18
MARION D’ALLARD
MARDI, 24 JANVIER, 2017
L'HUMANITÉ

En France, les femmes, tous contrats confondus, gagnent en moyenne 27/% de moins que les hommes

Déposée par le PCF, une proposition de loi de lutte contre les inégalités salariales était examinée le 24 janvier à l’Assemblée.

Dans un contexte électoral où la droite tait scrupuleusement la question et où Manuel Valls se borne à proposer « une baisse de 50 % des inégalités salariales sur cinq ans », les députés doivent examiner ce soir, en commission, la proposition de loi « visant à agir concrètement en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes », déposée le 21 décembre dernier par Marie-George Buffet (PCF-Front de gauche). « En dépit de quarante ans de loi sur l’égalité professionnelle (...), notre législation reste peu contraignante pour les employeurs », déplorent les parlementaires communistes, qui entendent inverser la tendance alors que « la France demeure au 134e rang mondial sur 144 pays en matière d’égalité salariale, selon le dernier rapport du Forum économique mondial ».

La prédominance des contrats précaires

Les chiffres sont en effet édifiants. En France, les femmes, tous contrats confondus, gagnent en moyenne 27 % de moins que les hommes. Une inégalité qui s’explique, selon les parlementaires, non seulement par la prédominance des contrats précaires chez les salariées – 82 % des temps partiels et deux tiers des travailleurs pauvres sont des femmes – mais également par « l’inertie des schémas de domination patriarcale qui continuent de freiner les femmes dans le déroulement de leur carrière professionnelle ». À cela s’ajoute un écart de 10 % entre les salaires des hommes et des femmes « à contrats, diplômes, expériences et responsabilités égaux ». Une lame de fond qui ne s’explique que « par le sexe des salariées » et se conjugue au « machisme ordinaire, au harcèlement sexuel, (à la) récurrence des comportements sexistes » qui touchent les femmes dans leur environnement professionnel, déplorent les élus.

Pour agir enfin dans le sens d’une égalité réelle, les députés communistes veulent imposer des sanctions financières aux employeurs « qui ne s’engagent pas à supprimer les écarts de rémunérations » et à ceux « qui ont l’obligation de négocier un accord (comme la loi le leur impose depuis août 2014 – NDLR) ou de produire un plan d’action, mais qui ne produisent pas les informations sur la situation comparée des femmes et des hommes au sein de l’entreprise ». Autre angle d’attaque, le recours abusif aux temps partiels contre lequel la proposition de loi entend agir en « réduisant les allégements généraux de charges sociales sur les bas salaires » et en prévoyant « la majoration des heures complémentaires à 25 % dès la première heure ».

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 16:15
Sous-rémunérés, des producteurs de lait de l'ouest de la France bloquaient l'entrée du siège de Lactalis à Laval en août 2016.

Sous-rémunérés, des producteurs de lait de l'ouest de la France bloquaient l'entrée du siège de Lactalis à Laval en août 2016.

Lactalis rompt le contrat de cinq producteurs de lait suite à un reportage diffusé sur France 2
LAURENCE MAURIAUCOURT
VENDREDI, 27 JANVIER, 2017

 

es producteurs de lait ayant témoigné leur mécontentement vis-à-vis de Lactalis dans un reportage d’Envoyé Spécial sur France 2  voient leur contrat rompu par le géant laitier.

 

L'été dernier, la crise provoquée par Lactalis avait fait couler beaucoup d'encre. Le torchon brûle à nouveau, cet hiver.  "S'il vous appartient d'être en désaccord avec notre politique d'approvisionnement lait, celle-ci reste cependant de notre ressort et ne peut en toute hypothèse faire l'objet d'un tel dénigrement. Au regard du contexte général ayant entouré vos déclarations, nous avons pris la décision de mettre un terme à nos relations", peut-on lire sur un courrier envoyé par Lactalis à l'un des éleveurs dont l'AFP a obtenu une copie.

Le reportage intitulé "Sérieusement ? Lactalis: le beurre et l'argent du beurre ?" avait été diffusé le 13 octobre dans l'émission "Envoyé Spécial" sur France 2 et mettait en cause le groupe laitier et son PDG, Emmanuel Besnier.

"Je ne pensais pas qu'ils oseraient le faire", explique l'un des producteurs de lait ayant requis l'anonymat de crainte de ne pas trouver de laiterie de remplacement. Cinq producteurs sont concernés par cette rupture de contrat, avec préavis de 12 mois.

Le porte-parole de Lactalis, Michel Nalet, a confirmé à l’AFP l'envoi du courrier et expliqué qu"il n'est pas possible de poursuivre une relation avec des producteurs qui dénigrent leur employeur". Sur les contrats liant Lactalis aux producteurs de lait, il est spécifié que ces derniers ont l'obligation de respecter l'image du groupe, auquel cas ils peuvent craindre une rupture de leur contrat, a-t-il rappelé.

Ce même reportage avait fait l'objet d'une plainte de la part de M. Besnier qui avait dénoncé des "attaques injustifiées", "la diffusion d'une émission uniquement à charge" et une atteinte à sa vie privée en montrant des images de sa résidence, le château du Vallon à Entrammes (Mayenne).

Mardi, la cour d'appel d'Angers a jugé que "la diffusion à une heure de grande écoute de l'extrait litigieux (...) puis son maintien en ligne sur le canal de rediffusion Pluzz" était "susceptible de porter atteinte" à la vie privée de M. Besnier.

En revanche, elle a débouté le PDG de sa demande d'interdiction de rediffusion par France 2, qui a argué que "le reportage litigieux n'était plus en ligne sur les sites" du groupe "à la date du 26 octobre 2016 et qu'aucune diffusion n'était établie". 

(Avec AFP)

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