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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 05:47
Notre-Dame-des-Landes: Bruxelles conseille au gouvernement de suspendre les travaux (Ouest-France, 28 septembre)

Christophe JAUNET. Ouest-France, 28 septembre 2016

Sur le dossier Notre-Dame-des-Landes, la France est en infraction avec le droit européen, à cause de l'impact environnemental global du projet d'aéroport.

En attendant la régularisation, qui est en cours, la Commission européenne conseille à l'État de ne pas commencer les travaux. Depuis un bon moment déjà, la Commission européenne a mis en demeure la France de se mettre en conformité avec le droit européen sur le projet de construction de l'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. L'impact environnemental global pour le territoire a été jugé trop saucissonné.

Pour régulariser l’infraction, la préfecture a produit, en juin 2015, une évaluation environnementale sur l’aéroport, sa desserte routière et les projets connexes.

Elle vaut réponse de l’État à la Commission et est annexée au prochain schéma d’aménagement du territoire (Scot) Nantes Saint-Nazaire. Il est en cours de révision et servira donc de document de cadrage pour lever l'infraction au droit européen. Ce Scot, actuellement en enquête publique jusqu'au 21 octobre, sera adopté au début de l'année 2017. Au mieux fin 2016. « assurer le respect des procédures » Question : ce précontentieux européen bloque-t-il tout démarrage des travaux pour le transfert de l'aéroport en octobre, comme promis par Manuel Valls ? Les anti-NDDL veulent croire que oui. Mais les pro-aéroport affirment que non.

La Commission européenne tranche : « La Commission suit de près la procédure de régularisation en cours. Dans l’intervalle, les travaux de construction au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes devraient rester suspendus afin d’assurer le respect des procédures convenues pour se mettre en conformité », précise bien le service légal de la Commission européenne. Il faut comprendre que Bruxelles conseille à Paris de ne pas lancer les travaux avant la fin de cette procédure européenne. Si le gouvernement français respecte les injonctions de la Commission européenne, les forces de l'ordre et les pelleteuses ne reviendront pas dans la Zad cet automne.

Ouest-France, 28 septembre 2016

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 05:44
Leila Shahid: "Pour les Palestiniens, Shimon Peres restera l'homme qui n'a pas mis en oeuvre les accords d'Oslo" (France Info, 28 septembre 2016)

Sur france info, Leila Shahid, ex-ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, a jugé Shimon Peres "décevant pour les partisans de la paix palestiniens mais aussi israéliens". L’ancien premier Ministre israélien est mort mercredi 28 septembre à l’âge de 93 ans.

France info, mercredi 28 septembre 2016

L’ancien premier ministre d’Israël et prix Nobel de la paix, Shimon Peres, est mort mercredi 28 septembre à l’âge de 93 ans, deux semaines après avoir été victime d’une attaque cérébrale. Leila Shahid, ancienne déléguée générale de l’Autorité palestinienne en France et ex-ambassadrice de la Palestine auprès de l’Union européenne, a estimé sur franceinfo que "pour les Palestiniens, il restera l’homme qui n’a pas mis en œuvre les accords d’Oslo."

franceinfo : Avez-vous le sentiment qu’il y a eu deux Shimon Peres ?

Leila Shahid : Oui, je dirais qu’il y a eu plusieurs Shimon Peres. L’homme qui a eu l’image respectable, cosmopolite, internationaliste et plutôt laïc d’Israël. Il y a eu plusieurs personnages parce que, comme tous les grands hommes politiques, il était complexe. Mais, pour les Palestiniens, il restera l’homme qui n’a pas mis en œuvre les accords d’Oslo, celui qui n’a pas su succéder à Yitzhak Rabin après son assassinat, celui qui a d’ailleurs perdu les élections face à Netanyahu et, pour cette raison-là, il a été décevant pour les partisans de la paix palestiniens mais aussi israéliens. Et puis surtout, l’homme qui a, au lieu de continuer à défendre le parti travailliste, a choisi d’aller avec Ariel Sharon.

Le dernier fondateur de l’Etat d’Israël a disparu. Pensez-vous que seuls les fondateurs avaient peut-être la capacité de faire la paix et que la "génération héritage" n’en a pas la capacité ?

Non ce n’est pas seulement cela. La société israélienne a changé, pas seulement les dirigeants. On est passés d’une société à majorité laïque, pionnière qui fondait un Etat qu’elle pensait être la protection ultime du peuple juif dans le monde, à un Etat qui est fait de religieux, fanatiques, nationalistes, dirigés par des racistes, fiers de l’être comme monsieur Lieberman qui est aujourd’hui ministre de la Défense. La société a changé, la Knesset a changé. C’est pour cela que c’est extrêmement tragique et que nous devons juger le legs de Shimon Peres à la lumière de sa trajectoire politique et historique. Je le juge assez sévèrement malheureusement.

>>Ecouter l’interview

i 28 septembre 2016

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 05:31
Le maire (FN) de Hayange prive de local le secours populaire, jugé trop "pro-migrants"

Ils ont bien raison, les fachos, de considérer que le "Secours Populaire" n'est pas de chez eux et ne mange pas de leur pain xénophobe. Julien Lauprêtre, le président du Secours Populaire depuis 58 ans, a été arrêté comme résistant avec le groupe Manouchian et est l'infatigable avocat d'une France d'accueil, d'inclusion de tous, d'égalité des droits, de fraternité et de tolérance. Sa dernière émission sur France Inter dans Périphéries animée par Claire Servajean le 2 septembre était juste bouleversante tant son discours humaniste et profond détonne dans l'ambiance du moment:

https://www.franceinter.fr/emissions/une-semaine-en-france/une-semaine-en-france-02-septembre-2016

Le maire (FN) de Hayange prive de local le Secours populaire, jugé trop "pro-migrants"

JEUDI, 29 SEPTEMBRE, 2016

L'Humanité

La municipalité (FN) de Hayange (Moselle) menace d'expulser dans les jours à venir l'antenne locale du Secours populaire qui occupait jusqu'à présent un local municipal à titre gratuit, et à qui elle reproche de mener une "propagande pro-migrants", a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

Le Secours populaire est prié de quitter les lieux au plus tard vendredi, a dit à l'AFP le maire (FN) Fabien Engelmann, précisant que ce jour-là un huissier de justice se présenterait sur place et qu'ensuite, le cas échéant, une procédure d'expulsion serait lancée. "Nous n'avons pas l'intention de rendre les clefs, ni de partir. Nous n'avons pas vidé ni nettoyé le local. Nous voulons continuer à venir en aide à nos 776 bénéficiaires", a dit de son côté à l'AFP Anne Duflot-Allievi, la présidente du comité local de l'association caritative.

Les locaux en question, où sont stockés des denrées alimentaires et des vêtements à destination des personnes à faible revenu, "sont occupés sans bail", par une "succursale du Parti communiste", s'est justifié le maire. "Je n'ai rien contre le Secours populaire", mais (à Hayange) la présidente et le trésorier sont des militants du PC, qui font de la propagande pro-migrants toute l'année" et "utilisent l'image du Secours Populaire pour faire de la politique".

"On n'est pas dans la politique, le seul combat qu'on mène c'est contre la misère", a répondu Mme Duflot-Allievi. "Le maire nous reproche d'aider les migrants, mais nous on aide tout le monde", a-t-elle ajouté. "Ce qui me fait le plus mal au coeur, c'est que si on perd le local, on ne pourra plus aider les personnes dans la misère. Ce sera la mort du Secours populaire à Hayange", a déploré la responsable.

Selon la présidente de l'association caritative, le maire lui reproche des propos qu'elle a tenus au journal Libération en décembre 2015, à propos d'un goûter de Noël dont les enfants de migrants auraient été exclus sur décision de la municipalité.

"Engelmann a décidé que seuls pourraient venir (à ce goûter) ceux dont les parents touchent les minima sociaux, donc exit les migrants!", avait alors déclaré Mme Duflot-Allievi au quotidien national. Selon elle, le maire reproche également au Secours populaire d'avoir travaillé, lors d'un événement caritatif, avec l'association "Hayange, plus belle ma ville", opposante notoire à la munipalité FN.

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 05:00

Nous vous proposons de revenir sur un chapitre peu connu de la conquête coloniale de l'Algérie : l'histoire de combattants algériens fusillés, puis décapités au milieu du XIXème siècle pour avoir combattu la colonisation française. Plus de 150 ans après leur mort, les crânes de ces résistants font partie des collections anthropologiques du Musée de l'Homme à Paris. Comment sont-ils arrivés là ? Seront-ils un jour rapatriés en Algérie?

Emission proposée par Patrick Lovett et Aline Schmidt.

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 17:34
Alep: leur massacre, notre impuissance? - Ziad Majed et Renaud Girard sur France Culture

Alep : leur massacre, notre impuissance ?

Nous recevons Renaud Girard, grand reporter et chroniqueur international au Figaro, Il est accompagné par Ziad Majed, politologue, professeur des études du Moyen-Orient à l'Université américaine de Paris, auteur du blog Vendredis arabes et de l’ouvrage Syrie, la révolution orpheline paru en 2014 aux éditions Actes Sud.

http://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-2eme-partie/alep-leur-massacre-notre-impuissance

Ziad Majed était l'invité de l'université d'été d'Ensemble à Guidel. Nous devons le lien avec cette émission à un camarade d'Ensemble, François.

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 15:05
A ne pas manquer jeudi 29 septembre: Ciné-débat à La Salamandre Morlaix autour du dernier grand film documentaire historico-politique de Gilles Perret: La Sociale

La Salamandre propose la projection du film La Sociale. Ce film documentaire de Gilles Perret retrace ce qui reste l'une des plus belles réussites de l'après-guerre, la Sécurité Sociale, créée il y a 70 ans. Son principal bâtisseur, un humaniste (et communiste envoyé au bagne pour cela pendant l'occupation) se nommait Ambroise Croizat. Qui le connaît aujourd'hui? A partir de cet homme, le film explique comment la Sécurité sociale est devenue possible, quels sont ses principes de base, et ce qu'elle est devenue au fil des décennies.

A l'occasion de la projection, Stephane Perriot, monteur et collaborateur de Gilles Perret, échangera avec les spectateurs sur cette grande histoire.

Jeudi 29, à 20h30 à La Salamandre

A lire aussi:

A l'origine du système des Retraites, de la Sécurité Sociale: "Ambroise Croizat ou l'invention sociale" par Michel Etiévent

Ambroise Croizat, batisseur de la Sécu

A ne pas manquer à la Salamandre: ciné-débat avec le nouveau film documentaire engagé de Gilles Perret "La Sociale" à Morlaix le jeudi 29 Septembre à 20h!

http://www.lasociale.fr/

LA SOCIALE de Gilles Perret (France - 2016 - 1h24)

Documentaire

Il y a 70 ans, les ordonnances promulguant les champs d’application de la sécurité sociale étaient votées par le Gouvernement provisoire de la République. Un vieux rêve séculaire émanant des peuples à vouloir vivre sans l’angoisse du lendemain voyait enfin le jour. Le principal bâtisseur de cet édifice des plus humaniste qui soit se nommait Ambroise Croizat. Qui le connait aujourd’hui? 70 ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de « la sécu ». D’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, qui en sont ses bâtisseurs et qu’est-elle devenue au fil des décennies ? Au final, se dresseront en parallèle le portrait d’un homme, l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien.

Rencontre avec Stéphane Perriot, monteur du film, le jeudi 29 septembre à 20h30

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 12:56
Shimon Pérès: l'homme des rendez-vous manqués avec la paix et la solution à deux Etats (PCF)

Décès Shimon Pérès : "L’homme des rendez-vous manqués avec la paix et la solution à deux Etats" (PCF)

Shimon Pérès, ancien président de la République d’Israël, ancien ministre de la Défense et plusieurs fois premier ministre, est décédé ce 28 septembre à l’âge 93 ans. Ancien co-récipiendaire du prix Nobel de la Paix (1994) pour les accords d’Oslo, Shimon Pérès aura néanmoins, après l’assassinat d’Yitzhak Rabin en 1995, accompagné leur lente agonie.

Malgré les lourdes concessions palestiniennes, ces accords n’ont jamais été respectés par la partie israélienne et auront ouvert la voie à la prise du pouvoir des colons extrémistes sous les mandats de Benyamin Netanyahu.

En 2009, alors président de la République, Shimon Pérès approuvait sans état d’âme les bombardements israéliens sur Gaza (opération « Plomb durci »); en 2014, après avoir quitté ses fonctions, il en appelait au contraire à mettre un terme à l’ « opération Bordure protectrice » : Shimon Pérès aura entretenu les ambiguïtés comme l'illustre la fin du parcours politique qui fut marquée par son départ du Parti Travailliste et son ralliement à Ariel Sharon et à son parti, Kadima (droite dite centriste), dont il devint l'une des figures de proue. C’est que Shimon Pérès sans avoir jamais fait de carrière militaire fut l’un des principaux artisans de la puissance militaire israélienne, et en particulier — avec l’appui de la France et des Etats-Unis — de sa capacité nucléaire puissance nucléaire qu’il tenait pour principal moyen de garantir la pérennité de l’Etat d’Israël.

Au fond, Shimon Pérès aura été l’homme des rendez-vous manqués avec la paix et la solution à deux Etats dans le respect des conventions et résolutions de l’ONU.

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 12:52
Budget 2017: optimisme béat et poursuite de l'austérité au menu

Budget 2017 : optimisme béat et poursuite de l’austérité au menu

Le budget 2017 est un exercice d'autojustification de la politique d’austérité mise en œuvre depuis 2012.

Pour les locataires de Bercy : la croissance serait relancée, les comptes publics assainis et la justice sociale au rendez-vous en 2017.

La réalité est bien différente comme le confirme le Haut Conseil des Finances Publiques qui doute fortement des prévisions de croissance et d’inflation retenues pour 2016 et 2017. Aussi, l’affichage d’un déficit public à 2.7 % signifierait une contraction encore plus violente de la dépense publique.

S’agissant des recettes, l'optimisme béat du gouvernement ne survit pas à la réalité : atonie de la relance de l’activité économique et poursuite de la baisse de la fiscalité des entreprises. Côté dépenses, les économies prévues sont improbables : UNEDIC, dépenses des collectivités territoriales et de l’Etat qui devra recapitaliser EDF, Areva, etc…

Pire, le gouvernement diffère l’entrée en application de l’augmentation du point d’indice de la Fonction Publique et transforme la dernière tranche du pacte de responsabilité en une hausse du CICE, ce qui décalera l’impact budgétaire de 4.2 milliards d’aides aux entreprises de 2017 à 2018. Malgré l’annonce d’un allègement de 1 milliard de leurs prélèvements fiscaux, l’austérité pour les ménages se poursuit.

Depuis 2012, 35 milliards d’euros de contributions supplémentaires ont été mis à la charge des ménages alors que la facture des entreprises était allégée de 20 milliards. Plus grave, le budget 2017 propose de ramener le taux d’IS à 28 % et annonce son plus faible produit jamais connu (29 Mds), de quoi anticiper de nouvelles ponctions sur les familles.

Tombé à pic, le projet de prélèvement à la source pour 2018 : arme massive de restructuration des prélèvements publics et sociaux au profit du capital. Présenté comme une simple mesure technique de recouvrement de l’impôt, il camoufle un nouveau transfert des prélèvements fiscaux et sociaux sur les familles : par la mise à contribution à un nouvel impôt fusionné (IR/CSG) de contribuables jusque-là non imposables et la possible intégration à ce type de prélèvement d’un impôt comme la taxe d’habitation dont on connaît les risques d’augmentation. Enfin, il accentue le désengagement des entreprises du financement de la protection sociale notamment dans un premier temps de la branche santé.

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 12:05

En onze ans, le nombre de SDF augmenté de 50%

jeudi 29 septembre 2016

Selon une étude de l’Insee et de l’Ined le nombre des SDF a progressé de près de 50% entre 2001 et 2012.

En 2012, il y avait ainsi 140 000 sans abris en France.

- un quart d’entre eux travaillent

- 10% ont fait des études après le bac

Dans les agglomérations de 20 000 habitants ou plus, le nombre de sans-abris dans ces villes a progressé en onze ans de 58%, et la progression du nombre d’enfants a été plus rapide que celle du nombre d’adultes (respectivement 85% et 49%).

Au cours d’une semaine de collecte, 103 000 adultes ont utilisé les services d’hébergement ou de distribution de repas.

Parmi eux, 81 000 sont sans domicile (80 %) ; les autres bénéficiaires sont soit locataires ou propriétaires de leur logement (11 %), soit dans une autre situation sans logement personnel (9 %).

Ces derniers peuvent alors être hébergés par un tiers (famille ou connaissance), occuper un squat, ou louer une chambre d’hôtel.

Le nombre de sans-domicile en 2012 n’est pas directement comparable à celui de l’enquête Sans-domicile de 2001.

En effet, en 2012, le champ de l’enquête a été élargi, avec notamment la prise en compte des bénéficiaires de distributions de petits-déjeuners. Si l’on se limite aux mêmes types de services qu’en 2001, le nombre d’adultes sans-domicile dans les agglomérations de plus de 20 000 habitants a progressé de 44 % entre 2001 et 2012.

Parmi les 81 000 adultes sans-domicile usagers de ces aides, 47 % sont de nationalité française, 18 % sont des étrangers non francophones, 35 % sont des étrangers francophones. Un cinquième des sans-domicile étrangers sont nés en Europe (22 %).

La part des étrangers parmi les sans-domicile est ainsi passée de 38 % en 2001 à 53 % en 2012. Elle est près de neuf fois plus élevée que dans la population de France métropolitaine.

Cette hausse s’explique en partie par l’augmentation du nombre de demandeurs d’asile qui n’ont pas de place dans les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) et s’orientent donc vers les services d’aide aux sans-domicile. Les 81 000 adultes sans domicile usagers des services d’aide étaient accompagnés de 30 000 enfants. En incluant les 8 000 personnes sans-domicile des communes rurales et des agglomérations de moins de 20 000 habitants et les 22 500 personnes dépendant du dispositif national d’accueil des étrangers (essentiellement les CADA), on estime qu’environ 141 500 personnes étaient sans-domicile en France métropolitaine. L’augmentation depuis 2001 est de l’ordre de 50 %.

La suite de l’étude porte uniquement sur les 66 300 adultes francophones sans-domicile des agglomérations d’au moins 20 000 habitants.

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 11:48

Où sont les 60 000 postes promis dans l’éducation ?

LE MONDE | 28.09.2016

Par Camille Stromboni et Aurélie Collas

Sur le papier, le compte est bon : 60 000 postes auront été créés dans l’éducation sur le quinquennat.

Le ministère de l’éducation nationale a annoncé, mercredi 28 septembre, la création de 12 800 postes en 2017.

Si on y ajoute les 47 200 emplois déjà créés depuis 2012, l’objectif est atteint.

L’engagement du candidat François Hollande à l’élection présidentielle de 2012 « est tenu », s’est félicitée sa ministre de l’éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem. « A ceux qui doutaient qu’on y arriverait, et bien ça y est, c’est fait ! »

Après des années de disette budgétaire sous la droite (près de 80 000 postes supprimés), la gauche s’était engagée à « réinvestir dans les moyens humains » au nom de la « priorité à la jeunesse ».

La programmation de 60 000 nouveaux emplois sur cinq ans était un préalable à sa « refondation de l’école » inscrite dans la loi d’orientation de 2013.

Dans le détail, 54 000 postes sont affectés à l’éducation nationale, 5 000 à l’enseignement supérieur et 1 000 à l’enseignement agricole.

Des moyens concentrés sur certains territoires

Reste à savoir où sont passés ces postes. Si les crédits sont bel et bien affichés dans les lois de finances successives, dans la réalité, le ressenti est différent. Les moyens mis en œuvre ne sont pas toujours visibles, comme le pointait le rapport du comité de suivi de la loi sur l’école, paru en janvier. Les parents se plaignent toujours d’absences de professeurs non remplacées, les syndicats d’enseignants dénoncent toujours des classes trop chargées, et les rectorats ont toujours recours à du personnel précaire pour pallier les besoins. L’explication de ce paradoxe tient à plusieurs facteurs.

Interrogée à ce sujet lors de la présentation du budget 2017, mercredi 28 septembre, la ministre a rappelé que « les moyens n’étaient pas affectés indifféremment partout. Ils ont été concentrés dans les territoires qui en avaient le plus besoin ».

Surtout, tous les postes créés ne correspondent pas à des enseignants titulaires en plus dans les classes.

Dans l’éducation nationale, près de la moitié des nouveaux moyens (26 000) sont en réalité des postes de stagiaires, dont le nombre est dû au rétablissement de l’année de formation en alternance que la droite avait supprimée en 2007.

Dans sa répartition, le ministère inclut aussi des personnels non enseignants – 600 personnels médico-sociaux et 450 administratifs –, ainsi que des contractuels – 4 250 emplois d’aide aux élèves handicapés et 2 150 assistants d’éducation (AED, principalement des surveillants).

Dans les rangs syndicaux, le fait que ces contrats soient intégrés dans le calcul des 60 000 postes agace un peu : « Les AED ne sont jamais comptabilisés dans les emplois de fonctionnaires. Il nous semble un peu opportun de les comptabiliser pour une fois, dans le but d’arriver au compte à l’unité près… », observe Fabienne Bellin, du SNES-FSU.

Reste 20 600 postes d’enseignants titulaires, dont environ 10 600 dans le primaire, 7 850 dans le secondaire, 1 800 dans l’enseignement privé et 350 conseillers principaux d’éducation.

A quoi servent-ils ? En premier lieu, une bonne partie de ces postes ont été « absorbés » par une démographie galopante. Selon le syndicat SNUipp-FSU, les écoles primaires ont scolarisé 66 000 élèves de plus entre 2012 et 2016.

De leur côté, les collèges et lycées ont accueilli 39 000 élèves supplémentaires à la rentrée 2015, 53 000 à la rentrée 2016, et 58 000 élèves de plus sont attendus en 2017, selon le SNES.

Autre « difficulté » à laquelle le gouvernement a été confronté : la reconstitution des bataillons cassés par l’ancienne majorité : Réseaux d’aide aux élèves en difficulté (Rased), remplacements, etc. Objectifs non atteints pour deux dispositifs clés

Conséquence, dans le premier degré : les deux principaux dispositifs créés par la gauche dans le cadre de la « priorité au primaire » – scolarisation précoce et « plus de maîtres que de classes » (deux enseignants par classe), destinés en priorité aux zones en difficulté – ne seront pas suffisamment abondés.

Pour l’heure, 1 200 emplois ont servi à créer des classes accueillant des enfants de moins de 3 ans (sur les 3 000 prévus) ; 3 500 ont été déployés dans le cadre du « plus de maîtres que de classes » (sur 7 000). «

Comme 4 000 créations de postes sont prévues au budget 2017 pour le premier degré, on sait déjà que les objectifs, pour ces deux mesures, ne seront pas atteints », avance Francette Popineau, secrétaire générale du SNUipp.

Dans le secondaire, la ministre de l’éducation nationale s’est engagée à déployer 4 000 postes pour mettre en œuvre la réforme du collège sur deux ans (rentrées 2016 et 2017) – ces postes serviront notamment à « dédoubler » les classes, c’est-à-dire à proposer aux élèves plus de travail en groupes.

Pour le reste, absorbés par la hausse démographique, les nouveaux moyens n’auront pas permis, selon le SNES, de rétablir le vivier de remplaçants, ni de diminuer le nombre d’élèves par classe. C’est même plutôt l’inverse qui se produit au lycée : « La part des classes comptant de 35 à 39 élèves est passée de 25 % à 41 % », écrit-il dans un communiqué. Par ailleurs, qui dit poste créé ne dit pas forcément poste occupé. Dans certaines disciplines, comme les lettres classiques, l’allemand ou les mathématiques, la crise du recrutement perdure et les concours ne font pas le plein. Quand un poste n’est pas pourvu, ou bien il est occupé par un contractuel, ou bien les crédits sont réaffectés ailleurs. Selon la Cour des comptes, près du quart des postes supplémentaires n’ont pas été « consommés » entre 2013 et 2015. Un décompte qui fait débat pour l’enseignement supérieur

Enfin, s’agissant des 5 000 postes promis à l’enseignement supérieur, le décompte fait véritablement débat. Ces emplois correspondent à des dotations qui ont bien été versées aux universités – environ 60 millions par an pour 1 000 postes, répartis de manière à soutenir les établissements les plus sous-encadrés.

Mais les universités autonomes n’ont pas pu forcément les créer en raison de leurs difficultés financières. Thierry Mandon, le secrétaire d’Etat, a avancé mercredi une fourchette de 75 % à 80 % de ces emplois qui auraient été créés par les universités. Une proportion qui laisse sceptique les syndicats : « Entre 2012 et 2015, nous avons surtout perdu près de 1 200 emplois de titulaires à l’université d’après la Cour des comptes, souligne Hervé Christofol, secrétaire général du Snesup-FSU. Seul le nombre de contractuels a augmenté, de 4 110. »

« Il s’agirait plutôt de 60 % de ces emplois réellement pourvus, évalue de son côté Franck Loureiro, secrétaire national du SGEN-CFDT en charge de l’enseignement supérieur, qui souligne la difficulté d’un tel calcul. Il est dans tous les cas évident que cela ne suffit pas à répondre au boom démographique à l’université. »

D’où ce sentiment de décalage avec la réalité que ressentent les universitaires, avec encore 30 000 étudiants supplémentaires qui rejoignent les bancs de la fac en cette rentrée.

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