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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 08:00
Lu sur le site de la section de Quimper du PCF: http://quimper.pcf.fr/95230

25 500 tonnes de maïs traité avec un pesticide hautement toxique bloquées dans des silos du port de Brest : pas un sujet de santé publique selon la préfecture du Finistère !

 

Ci-dessous l'article paru dans Le Télégramme du 10 janvier :

Pesticides. 25.500 t de maïs bloquées au port de Brest

À la mi-décembre, 25.500 tonnes de maïs traité à la phosphine - un pesticide hautement toxique - étaient débarquées dans le port de Brest. Depuis, la quasi-intégralité de la marchandise est stockée, sur place, dans des silos. En cause, une teneur en gaz non conforme... malgré trois semaines de ventilation.

Que vont devenir les 25.500 tonnes de maïs venues de Roumanie et arrivées dans le port de Brest le 16 décembre dernier ? Depuis cette date, l'importante quantité de nourriture pour animaux (l'équivalent de 830 camions) est toujours là, régulièrement ventilée.

« Des relevés sont ponctuellement réalisés. Tout sortira quand les derniers résidus de phosphine auront été éliminés. Mais il n'y a rien d'extraordinaire », certifie Alain Castanier, le secrétaire général de la préfecture du Finistère. La phosphine ? Un gaz « extrêmement inflammable, provoquant des brûlures de la peau et des lésions oculaires graves, mortel par inhalation et très toxique pour les organismes aquatiques » selon la fiche de l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité). Le pesticide est couramment utilisé dans les bateaux pour tuer les insectes et éviter les moisissures.

La phosphine placée directement sur le maïs

Selon la version officielle, c'est lors d'un contrôle de routine en magasin portuaire, réalisé quelques jours après le débarquement, qu'une teneur en phosphine non conforme a donc été détectée. La date de ce contrôle ? « Je ne la connais pas précisément », répond Alain Castanier, soucieux aujourd'hui de comprendre pourquoi les taux ne baissent pas, alors que la phosphine « ne laisse habituellement pas de trace ». L'un des dockers brestois qui a procédé au déchargement a, sans doute, un début de réponse. « Nous nous sommes rendu compte assez vite qu'il y avait de la phosphine en quantité importante. Normalement, ce pesticide est placé dans des grandes chaussettes. Mais là, il avait été mis directement en contact avec le maïs ». Et le docker de poursuivre : « Les taux sont vite montés. Cela aurait pu être très dangereux si l'un d'entre nous avait respiré le gaz juste au-dessus de la cale. Avec ce truc-là, on peut partir en un quart d'heure (*)».

« Pas un sujet de santé publique » selon la préfecture

Personne ne parlerait aujourd'hui de la phosphine si, le 21 décembre dernier, le syndicat Solidaires et plusieurs associations de victimes des pesticides n'avaient rendu le dossier public (le Télégramme du 22 décembre), après avoir été alertés que 59 tonnes de maïs roumain traité à la phosphine avaient quitté le port de Brest, direction Plouisy (22) et les silos de l'entreprise Nutréa. Depuis, les services de l'État multiplient les investigations. La Direction du travail, les affaires maritimes, la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement (Dréal), ainsi que la Direction régionale de l'agriculture et de la forêt (DRAF) ont été saisies. « Mais il n'y a pas de sujet de santé publique », affirme Alain Castanier. En attendant, l'entreprise Cobrena, une filiale de Triskalia spécialisée dans l'approvisionnement en matières premières destinées à la nutrition animale, attend toujours de récupérer ses 25.500 tonnes de maïs.

* Selon l'INRS, l'inhalation d'une dose massive de phosphine provoque rapidement des troubles neurologiques (coma, convulsions), respiratoires (oedème aigu du poumon) et cardiaques (foyers de nécrose du myocarde).

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Voir aussi l'article d'Alexandra Chaignon dans l'Humanité du 23 décembre dernier :

Pesticides. Peur sur la coopérative

En 2014, la coopérative bretonne Nutréa-Triskalia avait déjà été condamnée pour « faute inexcusable de l’employeur » pour avoir intoxiqué deux de ses salariés, en 2011.

Les salariés de l’usine Nutréa-Triskalia s’inquiètent des risques sanitaires encourus après la livraison de maïs traité avec un produit toxique.

L’inquiétude est à nouveau palpable chez les salariés de la coopérative Nutréa-Triskalia de Plouisy (Côtes-d’Armor), qui craignent d’avoir été exposés cette semaine à un produit antiparasitaire hautement toxique. « D’anciens salariés ont déjà été empoisonnés par des produits dangereux. Alors, forcément, on s’inquiète », lâche Serge Le Quéau, de l’Union syndicale Solidaires Bretagne, faisant référence aux multiples affaires d’intoxication aux pesticides en cours au sein de cette entreprise spécialisée dans les aliments pour bétail, qui a, en outre, toujours nié ses responsabilités.

La phospine, un gaz incolore mortellement toxique

« Nous avons été contactés en ce début de semaine par des salariés qui nous ont fait part de leur grande inquiétude concernant leur santé, après avoir découvert incidemment sur leur lieu de travail que plusieurs tonnes de maïs, en provenance du port de Brest, avaient été fumigées et traitées par de la phosphine, un biocide hautement toxique, sans en avoir été informés préalablement », explique le militant, qui, avec les collectifs de soutien aux victimes de pesticides, tire la sonnette d’alarme. Le 15 décembre dernier, une cargaison de 25 000 tonnes de maïs destinée à l’alimentation animale et traitée à la phosphine est en effet arrivée à Brest. 59 tonnes ont été acheminées vers l’usine Nutréa de Plouisy, près de Guingamp, mais plusieurs autres usines de Bretagne sont également concernées par cette cargaison. Alors que la phosphine peut entraîner des complications neurologiques, respiratoires et cardiaques, « les salariés n’avaient pas été prévenus qu’ils devaient se protéger », indique SergeLe Quéau, d’autant plus soucieux que « les dockers de Brest, qui ont réceptionné la marchandise, ont indiqué qu’il y avait une grande fermentation dans le cargo ». « Des instructions ont immédiatement été données pour qu’aucun salarié ne reste à proximité de la zone de déchargement », assure de son côté la direction dans un communiqué, tout en précisant qu’un contrôle de la marchandise « a révélé une absence totale de résidus ».

Alertées, les autorités devaient procéder jeudi à des analyses

Une allégation qu’ont bien du mal à croire les militants antipesticides, d’autant que certains signes ne trompent pas : le salarié qui les a alertés s’est aussitôt rendu chez Laurent Guillou, l’un des ex-salariés qui a réussi à faire condamner la coopérative pour faute inexcusable et souffre d’hypersensibilité aux produits chimiques multiples, lequel a aussitôt eu une crise très violente. « Le salarié était chez moi depuis quelques minutes à peine que j’ai commencé à me sentir mal. Je connais les symptômes, j’ai été moi-même exposé à ce produit. Le salarié avait sans doute été contaminé, au sein de l’usine, par des poussières chargées de phosphine. Comment se fait-il que j’aie réagi si violemment si le salarié n’a pas lui-même été contaminé par ce produit ? » interroge Laurent Guillou.

Alertées mercredi, les autorités devaient procéder jeudi à des analyses des céréales et de l’air, là où était stockée une partie de la cargaison, ainsi que dans les usines de fabrication d’aliments pour bétail. « Les céréales ont été stockées et n’ont pas encore été manipulées. Mais les déchargements provoquent une poussière intense qui fait que tout le monde se retrouve exposé. Au passage, d’autres professions sont susceptibles d’être exposées, marins, dockers, ouvriers, chauffeurs, agriculteurs », rappelle le syndicaliste. Et le pire, c’est que tout ça finit dans la chaîne alimentaire…

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Pas de problème de santé publique pour la préfecture du Finistère ?

 

Qu'en pensent les paysans, les marins, les dockers, les salariés des transports et de l'agroalimentaire exposés à ces produits hautement toxiques ?

Et particulièrement ceux de Nutréa, filiale du géant agroalimentaire breton Triskalia, qui sont depuis plusieurs années victimes de l'exposition aux pesticides dans leur travail ?

Avec pour certains la double peine : licenciés et malades !

Un premier procès vient d'aboutir en septembre pour deux d'entre eux, près de 7 ans apès leur contamination, devant le tribunal des affaires de sécurité sociale de St Brieuc qui a condamné Nutréa à les indemniser. Pour d'autres, comme cet ancien salarié qui s'est suicidé, c'est déjà trop tard.

Et comme le souligne l'Huma, tout cela finit dans la chaîne alimentaire.

Pour la santé des salariés, celle du monde paysan, celle des consommateurs, pour la souveraineté et la sécurité alimentaire, il est urgent de tourner le dos à cette agriculture intensive polluante et financiarisée et d'encourager une agriculture paysanne, relocalisée, permettant aux agriculteurs de vivre de leur travail et aux consommateurs d'accéder à une alimentation saine et de qualité, répondant à leurs attentes et à leurs besoins.

Yvonne Rainero

membre de la commission nationale santé protection sociale du PCF

 

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 15:41
RENTRÉE 2017 EN BRETAGNE : LE RÉSEAU PRIVÉ SE REFERAIT-IL UNE SANTÉ ?
Communiqué de presse

Le rectorat de Rennes a dévoilé les prévisions d’effectifs pour la rentrée 2017. La tendance amorcée à la rentrée 2016 est confirmée : le réseau privé gagnera pour une seconde année consécutive plus d’élèves que le réseau public.

A la rentrée 2016 et pour la première fois depuis des années, la progression des effectifs dans le 2nd degré privé (+1600 élèves) a été supérieure à celle du public (+1071). Pour la rentrée 2017, le réseau privé maintiendrait cette avance avec 1991 élèves supplémentaires contre 1437 pour le public.

En lycées généraux et technologiques, depuis 2013 les augmentations sont toutefois favorables au réseau public avec 6000 élèves supplémentaires sur 5 ans (2013/2017) contre 3263 dans le privé. Mais le retard pris par la Région Bretagne pour accompagner la hausse démographique avec des extensions et de nouvelles constructions de lycées publics a permis au réseau privé de réduire l’écart, jouant du manque de place dans le public. Ainsi à la rentrée 2017, +603 élèves sont attendus dans les lycées privés et +662 dans les lycées publics. La FSU reste mobilisée pour que la construction des lycées publics de Ploermel (56) et de Liffré (35) n’accuse plus aucun retard.

En collège et malgré les discours du gouvernement sur la laïcité, le réseau privé catholique a poursuivi sans contrainte son développement depuis 5 ans (2013/2017) avec +2084 élèves supplémentaires contre +717 dans le public. L’accélération aux rentrées 2016 et 2017 est d’ailleurs notable (+1649 élèves contre -44 pour le public) !

Plus finement, les prévisions pour la rentrée 2017 dans les Côtes d’Armor annoncent cependant un rebond du public à l’entrée en 6ème (+234 contre +26 en 6ème du privé), preuve s’il en fallait qu’une meilleure densité du réseau permet aux collèges publics de s’imposer sans difficulté. Pour l’Ille et Vilaine, la tendance est proche (+256 contre +193 en 6ème privé) mais freinée par le manque de places dans les collèges (40 élèves n’ont pas trouvé de place dans les collèges publics à la rentrée 2016). En revanche, dans le Finistère (+146 élèves en 6ème public contre +185 en 6ème privé) et surtout dans le Morbihan (+80 élèves 6ème public contre +287 en 6ème privé) les prévisions à l’entrée en 6ème restent favorables au réseau privé.

Outre une implantation forte du privé dans l’académie, des choix politiques, portés de longue date dans la région par de nombreux élus, affaiblissent le réseau public. Le SNES-FSU dénonce tout particulièrement la fermeture de 4 collèges publics sur 2 ans (Kérichen Brest, Commana, Montaigne Vannes, Surcouf St Malo), l’absence d’écoles, de collèges et de lycées publics sur des territoires (St Avé et Guidel, deux communes du Morbihan de plus de 10 000 habitants, sont sans collège public mais ont chacune un collège privé !), les resectorisations précipitées de la carte scolaire qui favorisent le réseau privé (à Pluneret toujours dans le Morbihan, un projet est particulièrement exemplaire).

De plus, le réseau public a été grandement fragilisé par les réformes imposées aux personnels quand l’enseignement privé disposait lui de certaines libertés. Ainsi l’an dernier, le rectorat, pour afficher un plan d’accompagnement des professeurs, a désorganisé les collèges publics. Et surtout, comme le souligne le Ministère, dans une brochure remise aux parents en juin sur la réforme du collège, « L’organisation des horaires peut varier dans les collèges privés ». Comment ne pas mieux encourager des parents à la recherche d’une offre de formation diversifiée et soutenue à se tourner vers le réseau privé catholique ?

Le SNES-FSU exige des moyens pour accueillir tous les élèves qui le souhaitent dans le public : il est inacceptable que des familles qui font le choix de l’école publique gratuite et laïque, en soient réduites à se tourner vers le réseau privé catholique, faute de place ou d’établissement à proximité dans le réseau public. C’est aussi une autre réforme qu’il faut pour le collège, respectueuse des personnels et des disciplines et encourageant une réelle mixité sociale dans les établissements.

SNES-FSU: rentrée 2017 en Bretagne: le réseau privé se referait-il une santé? (Communiqué de Presse du 9 janvier 2017)
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 08:18

Il faut abroger la loi dite « Travail » !

 

Aujourd’hui, 11 janvier 2017, les sénatrices et sénateurs communistes présentent une proposition de loi visant à abroger la loi Travail.

Au Printemps dernier, nous avons été des millions à nous opposer à la loi Travail. 
Il faut rappeler que cette loi a été imposée à coup de 49-3, sans majorité parlementaire et au mépris total de la démocratie. Cette loi a également été imposée au mépris total d’un puissant et large mouvement social soutenu par une majorité de citoyen.
Au nom de l’adaptation « du droit du travail aux besoins des entreprises », elle s’attaque frontalement aux garanties collectives, aux acquis sociaux si durement conquis par 100 ans de luttes sociales. 

L’inversion de la hiérarchie des normes prévues par la loi Travail constitue un recul social sans précédent.

Depuis les Accords de Matignon de 1936, les conventions collectives et les accords de branche ne pouvaient qu'améliorer les conditions des salariés prévues par le Code du travail. Désormais, un simple accord d'entreprise permettra de déroger à ces règles, la hiérarchie des normes est inversée. Les salariés sont laissés seuls face à leur employeur dont les moyens de pression sont élargis au détriment des droits, des conditions de travail. 

Avec la loi Travail, les licenciements seront facilités, la précarité renforcée car elle permet aux entreprises qui réalisent des bénéfices de licencier pour motif économique. Les salariés pourront être obligés de travailler plus sans gagner plus, ceux qui refuseraient pouvant alors être licenciés….

Comment prétendre lutter contre le chômage en favorisant les licenciements ?!

Avec la loi Travail, par un simple accord d'entreprise, il sera possible de revenir sur le temps de travail et sur les 35h.

De même, la majoration des heures supplémentaires passe de 25 % à 10 % ce qui se traduira dans les faits par des baisses de salaires alors que le pouvoir d'achat a déjà considérablement baissé ces dernières années.

Avec la loi Travail, la santé au travail est menacée. Nombre de mesures de la loi contribuent à durcir les conditions de travail (plus de flexibilité, temps de travail, pressions de l'employeur). Dans le même temps, les missions de la médecine du travail sont dénaturées et l'intervalle entre deux consultations passe de 2 à 5 ans.

Cette loi n’est rien d’autre qu’une loi de soumission aux volontés du Medef.

Elle ne favorisera ni l’emploi ni l’économie, mais encouragera les suppressions de postes avec pour objectif d’augmenter les profits des actionnaires.

Je regrette que ni Gwenegan Bui, ni Marylise Lebranchu ne se soient opposés à la loi El Khomri imposée par Valls. Qu'ils n'aient pas soutenu la motion de censure de gauche contre le gouvernement Valls. Qu'ils se soient tu face à la criminalisation du mouvement syndical et de la jeunesse en lutte. 

Nous sommes toujours une majorité à ne pas vouloir de ce retour à des rapports sociaux dignes du 19e siècle. 

Alors oui, en 2017, il faut abroger cette loi de régression qui met en cause des décennies de conquêtes sociales !

Si les électeurs m'élisent député, je porterai l'objectif d'abrogation de la travail et je proposerai un vaste plan de sécurisation de l’emploi et de protection du salariat :
- l'adoption d'une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation permettant à chaque salarié-e d'alterner période d'emploi et de formation choisie sans perte de salaire et sans passer par le chômage

- la refonte du Code du travail, rétablissant la hiérarchie des normes et garantissant de nouveaux droits aux travailleurs à l'entreprise

- le doublement des effectifs de l'Inspection du travail

- des négociations pour une réduction du temps de travail avec les 32h hebdomadaires pour objectif.

- de faire du CDI la norme et de limiter le recours à l'intérim

Ces mesures me semblent indispensables pour que le droit du travail et l’humain reprennent toute leur place dans un monde économique sans merci. 

 

Ismaël Dupont, 

 

Candidat aux législatives sur la 4 ème circonscription du Finistère, « Rassembler à Gauche, pour l’Humain d’Abord ! »

Prise de parole d'Ismaël Dupont lors de la manifestation contre la loi travail du 5 juillet 2016

Prise de parole d'Ismaël Dupont lors de la manifestation contre la loi travail du 5 juillet 2016

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 08:05
«Je le fais parce qu'il y a des gens qui ont un problème, je le fais parce qu'il faut le faire. Il y a des gens qui sont morts sur l'autoroute, il y a des familles qui souffrent, il y a un État qui a mis des frontières en place et qui n'en gère absolument pas les conséquences», a déclaré Cédric Herrou lors de l'audience, mercredi dernier au tribunal de Nice.

«Je le fais parce qu'il y a des gens qui ont un problème, je le fais parce qu'il faut le faire. Il y a des gens qui sont morts sur l'autoroute, il y a des familles qui souffrent, il y a un État qui a mis des frontières en place et qui n'en gère absolument pas les conséquences», a déclaré Cédric Herrou lors de l'audience, mercredi dernier au tribunal de Nice.

Cédric Herrou, ma grand-mère et la « famille » de Mazamet
MARDI, 10 JANVIER, 2017
HUMANITE.FR

Par José Fort. Le sort des réfugiés et de leurs soutiens en France me rappelle les durs moments passés par ma grand-mère et ses deux filles.

Leur mari et père, leur fils et frère étaient morts au combat pour la défense de Madrid pendant ce qu’on qualifie encore et encore de guerre civile espagnole alors qu’il s’agissait d’un putsch fasciste commis contre une République démocratiquement élue. Passons.

Ma grand-mère et ses deux filles avaient trouvé refuge à Barcelone. Peu de temps avant que la ville tombe aux mains des troupes franquistes, comme des centaines de milliers d’autres Espagnols, elles prirent le chemin de la France. C’était en février 1939. Il neigeait. Elles n’avaient comme seul bagage que deux baluchons. En arrivant au Perthus sous un froid glacial, à la frontière française, les gardes mobiles encadraient, bousculaient, insultaient ces hommes et ces femmes qui croyaient en la France solidaire. La plupart d’entre eux étaient dirigés vers les camps de concentration d’Argelès et de la région. Sauf quelques chanceux au nombre desquels ma grand-mère et ses deux filles. Elles comptaient, bien entendu, des complicités locales.

L’espace d’un instant, le cordon des gardes mobiles s’écarta laissant passer les trois femmes. Un homme les attendait, les entraîna vers une voiture, leur donna trois billets de train. Et il leur dit : « Vous allez jusqu’à Mazamet sans prononcer un mot ». Un couple vous attendra sur le quai. J’insiste pas un mot ».

Jusqu’à la fin de leur vie, ma grand-mère et ses deux filles ont évoqué avec tendresse la « famille » de Mazamet chez qui elles ont trouvé réconfort, amitié, solidarité. De la chaleur humaine, tout simplement.

Cédric Herrou, élu par 4 000 internautes « Azuréen de l’année »

Pourquoi  vous raconter cette histoire ? C’est le comportement de Cédric Herrou qui me pousse à le faire. Ce jeune agriculteur de la vallée de la Roya près de la frontière franco-italienne est menacé de huit mois de prison avec sursis pour avoir nourri, hébergé, soigné des réfugiés. Vendredi, quatre de ses voisins ont été arrêtés pour les mêmes raisons.

Cédric Herrou est un citoyen généreux, comme la famille de Mazamet Cédric Herrou est un homme courageux, comme la famille de Mazamet.

Cédric Herrou est l’honneur de la France, comme la famille de Mazamet.

Cédric Herrou, élu par 4000 internautes «  Azuréen de l’année », donne à voir une autre France que celle représentée par le très mussolinien président du conseil général des Alpes maritimes, Eric Ciotti.

Il y a bien deux France : celle qui peut voler en toute impunité la République, pourchasser les malheureux et celle qui au prix de sa propre liberté refuse l’injustice et fait simplement preuve de générosité. Dans la vallée de la Roya, on peut à juste titre chanter Bellaciao. Ecoutons et chantons cet hymne à la résistance.

José Fort est un internationaliste passionné du monde, journaliste, ancien chef du service monde de l’Humanité.
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 06:32
André Chassaigne déplore des candidatures du Mouvement France Insoumise de Mélenchon contre des députés communistes sortants (Paris Normandie, 10 janvier)

La mobilisation des communistes sur le terrain pour Jean-Luc Mélenchon pourrait pâtir de « l’incompréhension » née de candidatures aux législatives au nom de « La France insoumise », mouvement du candidat à la présidentielle, contre des communistes sortants, a estimé mardi André Chassaigne, patron des députés Front de gauche.

« Pour les parrainages, je pense que c’est réglé pour Jean-Luc Mélenchon -il ne lui en manquerait que quatre ou cinq- et qu’il ne va pas courir après les parrainages PCF », a déclaré M. Chassaigne, lors d’une conférence de presse.

Mais « la mobilisation pose problème sur le terrain, quand on apprend par exemple que des députés sortants ont des candidats Insoumis contre eux, comme dans ma circonscription ou dans celle de Nicolas Sansu », a-t-il expliqué.

Cette situation suscite « de grandes interrogations, une incompréhension, alors qu’il y avait chez des militants très attachés au Front de Gauche une volonté de s’inscrire dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon après le choix majoritaire des adhérents PCF » de le soutenir pour 2017, a poursuit le député du Puy-de-Dôme.

Le chef de file des députés Front de Gauche compte discuter mercredi de cette situation « extrêmement compliquée » liée aux législatives avec le numéro un du PCF, Pierre Laurent.

« J’espère que chacun prendra ses responsabilités dans les élections législatives », a déclaré de son côté mardi M. Laurent sur LCP, regrettant des décisions pour l’instant « ultra-centralisées » de la part de la France insoumise.

« Nous voulons être présents dans le pays avec nos idées, avec nos candidats. (...) On aura tellement besoin d’un groupe communiste, du Front de gauche et d’autres alliés peut-être demain, dans l’Assemblée nationale, il faut que tout le monde se rassemble autour de ces candidatures », a poursuivi le secrétaire national.

« Nous travaillons de manière ouverte et rassembleuse avec tous ceux qui sont disponibles », a-t-il promis, promettant qu’il s’adressait « aux militants de la France insoumise », a-t-il assuré.

« Mais pour le moment, j’ai compris que leur décision était ultra-centralisée, donc j’espère que le dialogue national sur ce point sera aussi possible », a-t-il déclaré.

Il a assuré que des « contacts » étaient prévus « au cours du mois de janvier ». Le Parti communiste réunit son conseil national samedi au cours duquel il devrait avaliser une première série d’investitures pour les législatives.

Regrettant que le PCF fasse « une séparation très nette entre les élections présidentielle et législatives », M. Chassaigne a estimé qu’il n’y avait « pas de négociations avec Jean-Luc Mélenchon, qui ne souhaite pas négocier et qui a pris acte du soutien du PCF, point ».

Il a assuré qu’il n’aurait néanmoins « pas un comportement en opposition avec la décision prise majoritairement par les adhérents de son parti » en faveur de la candidature Mélenchon, à laquelle il était opposé.

Mais, a-t-il prévenu, il n’ira « pas en première ligne avec le drapeau à la main et le mégaphone », préférant se concentrer sur les législatives.

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 06:20
Une "histoire mondiale de la France" par Patrick Boucheron: contre toutes les assignations à résidence et les assignations identitaires (entretien de l'Humanité, 10 janvier 2017)
Patrick Boucheron : « Il faut réinventer une manière de mener la bataille d’idées »
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR STÉPHANE SAHUC ET LUCIE FOUGERON
MARDI, 10 JANVIER, 2017
HUMANITÉ DIMANCHE

 

L’«Histoire mondiale de la France » paraît le 12 janvier aux éditions du Seuil, sous la direction de Patrick Boucheron, médiéviste, dont la leçon inaugurale au Collège de France, « Ce que peut l’histoire », fin 2015, avait eu un écho inhabituel pour cette institution. Avec 122 autres auteurs, ils se sont donné pour programme d’« écrire une histoire de France accessible et ouverte », un livre enthousiasmant qui réconcilie l’art du récit et l’exigence critique. Entretien.

Qui a dit que nos ancêtres étaient les Gaulois ? Qu’il fallait retrouver les racines chrétiennes de la France ? Restaurer notre « récit national » ? Etc., etc. L’histoire et son enseignement sont encore et encore convoqués à la barre d’un débat public crispé sur l’identité nationale, comme ultime rempart contre les divers maux de la société française. Entretien avec Patrick Boucheron, historien, professeur au Collège de France

HD. Pourquoi une histoire « mondiale » de la France et pas une simple histoire de France ?
Patrick Boucheron. Le monde étant notre souci, notre travail, notre effort permanent, c’est notre histoire dans son ensemble qui devient mondiale. Ce livre ne propose rien d’autre qu’une histoire de France telle que la mondialisation de notre regard l’a transformée. Elle ne se réduit pas à l’histoire de la France mondiale, une histoire impériale, des conquêtes ou des influences. C’est juste une histoire transnationale : une histoire longue de la France qui ne peut se réduire au prisme national.

HD. Les chapitres sont ouverts par des dates : pourquoi ce choix également surprenant d’une présentation chronologique de cette histoire ?
P. B. Nous savons ce que la chronologie fait manquer, en particulier en surévaluant l’histoire politique par rapport à l’histoire économique et sociale. Notre geste éditorial consiste à raconter l’histoire par dates précisément pour l’arracher à la nostalgie et à la facilité du légendaire patriotique. On peut parler de l’an 800 et du couronnement de Charlemagne sans en faire une histoire étriquée et réactionnaire. Entre ceux qui s’abandonnent au récit entraînant du roman national et ceux qui font profession de déconstruire cette entreprise idéologique, les premiers seront les plus facilement entendus. Voilà pourquoi il est nécessaire de réinvestir la forteresse de l’histoire exemplaire. On ne peut plus se contenter aujourd’hui d’opposer à ces récits simplificateurs et mensongers le démenti de la déconstruction des discours, sur l’air lassant du « c’était plus compliqué que cela ». Mais à partir de cette pensée critique qui est notre seule méthode, il convient de relancer un récit qui soit également entraînant tout en étant scientifiquement rigoureux. Abandonner la narration serait inconséquent car on connaît son efficacité.
 
HD. Comment avez-vous retenu les 146 dates qui composent le livre ? Certaines sont des classiques, comme 987 ou 1515, quand d’autres sont plus déroutantes, voire inconnues…
P. B. C’est une chronologie qui propose des moments et des séquences mais n’a pas l’ambition de repériodiser l’histoire. Nous ne prétendons nullement proposer un contre-récit, encore moins un anti-manuel. La date est un moyen puissant de donner à voir l’histoire mais qui n’en saisit pas tout. C’est cette faiblesse de la chronologie qui nous permet d’intercaler des dates plus surprenantes ou des dates factices comme « 1105, mort de Rachi », ou « 2008, mort d’Aimé Césaire » : elles ne sont pas des événements en soi, mais permettent de raconter une histoire. Rachi, rabbin de Troyes, est peut-être le premier écrivain français. Aimé Césaire met en jeu le rapport de la France avec la diversité, la francophonie… Autour d’une date, les auteurs nouent une intrigue théorique. C’est pour cela que le trait est souvent très large : pour raconter l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539) et l’histoire de l’empire du français, on commence au XIIIe siècle et on termine au référendum de Maastricht…
 
HD. Cet ouvrage est-il aussi une réponse au traitement de l’histoire dans les mass media, de la réédition du Lavisse « augmenté et complété » par Dimitri Casali en passant par les émissions de Stéphane Bern ?
P. B. La réédition « complétée » d’Ernest Lavisse est une escroquerie intellectuelle et éditoriale. Il faut donc organiser la résistance face à ce type d’offensive idéologique, car ce sont aussi des impostures. Je suis moins inquiet du succès de Stéphane Bern ou de Lorànt Deutsch. L’histoire éditoriale récente montre que l’écart a toujours été important entre une histoire savante popularisée et une histoire populaire de très grand public. Au moment où Georges Duby et Emmanuel Le Roy Ladurie vendaient beaucoup de livres, André Castelot et Alain Decaux en vendaient bien davantage. Ce qui ne doit pas décourager les historiens de sortir de leur zone de confort pour aller chercher d’autres lectorats.
 
HD. La première date est 34 000 avant notre ère : pourquoi ?
P. B. Elle correspond à notre volonté de neutraliser la question des origines. C’est un tic journalistique que de prétendre traiter tous les problèmes « De l’Antiquité à nos jours » ou pire « Des origines à nos jours ». Ce n’est pas parce que je suis médiéviste qu’il me faut être un militant des généalogies reculées. Prenons un exemple : si l’on travaille sur la vague actuelle de terrorisme islamiste, on peut légitimement se poser la question de savoir s’il trouve son point de départ dans les années 1990 avec le GIA et les conséquences de la guerre civile algérienne. Mais si l’on croit pouvoir le faire remonter au temps des croisades et de la secte des « assassins » dans la Syrie du XIIIe siècle, on tombe dans le piège idéologique commun à tous les fondamentalismes identitaires qui exaltent l’origine pour nier l’histoire. Les origines de la France, ce n’est pas Clovis, ni saint Louis. Une des manières de déjouer le piège est de dire : dans les frontières de la France, quelle est la plus ancienne attestation archéologique de présence humaine ? Il semble que ce soit la grotte Chauvet. On commence donc avec la préhistoire.
 
HD. Est-ce que ce besoin de défendre l’histoire montre que la bataille idéologique autour de cette discipline s’est renforcée et va encore s’intensifier avec la campagne présidentielle ?
P. B. L’histoire n’est pas un art d’acclamation ou de détestation mais un savoir critique sur le monde. Or, cette évidence que l’on croyait acquise rencontre tant d’adversaires aujourd’hui qu’il est bon de la défendre à nouveau. Il a été surprenant de voir resurgir intactes des questions qui nous semblaient réglées depuis longtemps. Le sentiment d’être sur le reculoir peut être décourageant. Mais il faut trouver les moyens de se remettre dans le sens du jeu, comme disent les rugbymen – et pas seulement dans le domaine de l’histoire…
 
HD. Cela ne va-t-il pas de pair avec un discours très « âge d’or de la IIIe République » : retour de l’uniforme à l’école, présentation par certains candidats, particulièrement à droite, de la colonisation comme une œuvre de civilisation ?
P. B. On constate effectivement une tendance générale à ce que l’on appelle aujourd’hui la « post-vérité » : plus que le mensonge, c’est l’indifférence au déni du réel. Mais c’est la même chose sur les chiffres de l’immigration, sur la question climatique… Et malheureusement cela ne vient pas que de la droite. Une partie de la gauche et même de la gauche radicale se perd dans cette pratique d’une histoire qui exalte et simplifie, au mépris de la complexité du réel : ce n’est pas le même tri que celui fait par la droite, mais c’est tout de même un tri.
 
HD. Cette cristallisation du débat politique sur l’histoire est-elle quelque chose de nouveau ?
P. B. Dans « les Origines de la France », Sylvain Venayre (1) montre que la question des origines et de l’identité enfle au XIXe siècle puis perd de son intensité dans les années 1920, avant de connaître un regain dans les années 1930 puis de s’effacer à nouveau… avant de resurgir aujourd’hui. Pourtant cette question des origines de la France est réglée sur le plan scientifique dès le début des années 1960. Ce retour de flamme ne repose donc sur rien de scientifique. Peut-être avons-nous été inconséquents de nous cantonner dans un procès en récusation. À partir du moment où on nous pose cette question, et de manière obsessionnelle, il faut lui apporter une réponse. Ne pas le faire devient trop dangereux. Nous sommes dans un moment paradoxal où l’histoire est convoquée comme science auxiliaire d’un discours idéologique, ce qui la transforme en fausse science.
 
HD. Dans votre « Ouverture », vous revendiquez l’héritage de Michelet…
P. B. Le Michelet qui nous intéresse, celui qui écrit : « Ce ne serait pas trop de l’histoire du monde pour expliquer la France », se dit fils de la Révolution française, écrit une histoire en totale rupture avec ce qui se faisait avant lui, et aboutit à une fusion lyrique entre son moi et la France. Il l’a fait une fois, pourquoi le recommencer ? Relire Michelet, c’est se vacciner contre ses vils imitateurs. Il y a au fond deux manières de comprendre le lyrisme micheletien. La France est un pays qui, comme tout autre, ne peut s’expliquer uniquement par lui-même : on fera donc une histoire mondiale de la France. Mais en même temps, à certains moments de son histoire, on peut avoir le sentiment que la France n’est pas tout à fait un pays comme les autres et a une capacité à mobiliser émotionnellement quelque chose comme l’universel. Dans la plupart des pays du monde, l’enseignement de l’histoire est strictement national, et ne cesse de l’être qu’au moment d’aborder la Révolution française. Et là aussi c’est micheletien : cette histoire mondiale de la France relève le pari de l’universel que portent les Lumières et la Révolution. Remarquons que l’on est aujourd’hui dans un moment très intéressant : la Révolution française semble historiquement un thème pour demain, moins peut-être du point de vue de l’écriture de l’histoire, comme c’était le cas lors du grand débat Soboul-Vovelle-Furet, que parce qu’elle est énergiquement réinvestie par la littérature (le « 14 Juillet » d’Éric Vuillard), le théâtre (Joël Pommerat et sa pièce « Ça ira, fin de Louis »)… 
 
HD. à ce sujet, une entrée est consacrée à « 1989 : la Révolution est terminée »… Est-ce à dire que la tentative de « tuer » la Révolution française aurait échoué ?
P. B. Dans notre ouvrage, la dernière séquence, qui va de 1989 à 2015, est intitulée « Aujourd’hui en France » : cela ne veut rien dire de précis, sinon que nous touchons à la limite de notre capacité historienne à la lucidité politique. Il ne s’agit pas de dire que l’histoire du temps présent n’existe pas, il s’agit juste de remarquer que nous entrons dans une période incertaine où ce que nous vivons ne peut pas encore être qualifié. Cet événement en cours a commencé en 1989 et nul ne sait sur quoi il débouchera. Voilà pourquoi l’image que nous avons choisie pour l’illustrer est celle de Jessye Norman chantant « la Marseillaise » lors de la cérémonie du bicentenaire de 1789. Cette parade du publicitaire Jean-Paul Goude, qui a été tellement insultée, était peut-être une réponse à la question de l’identité française, avec la mise en scène des « tribus planétaires »… Il s’est passé là quelque chose de déterminant dans notre rapport à l’identité nationale. Et celle-ci était à l’époque un thème de gauche ! Dans son ouvrage « Dire la France », Vincent Martigny (2) montre que le thème de l’identité française naît à la fin des années 1970, plutôt à gauche, intègre les cultures minoritaires, est fondé sur l’anti-américanisme, et est repris par Jack Lang comme grand thème de sa politique pour inspirer « l’exception culturelle » : l’identité française est alors culturellement définie par sa diversité. Puis, en 1985, cela bascule : le thème est repris par la droite, la gauche s’en dessaisit. Et l’ouvrage de Braudel, « l’Identité de la France », est pris dans ce basculement : au moment où il paraît, il est mort, et le thème est passé à droite et devient une critique de la diversité… On pourrait faire cette histoire en racontant les commémorations : 1987, le millénaire capétien, « la création de la France » ; 1996, le 1 500e anniversaire du baptême de Clovis, avec Jean-Paul II… Ce que peut l’histoire, c’est organiser, contre la falsification par les discours politiques, un rappel à l’ordre du réel, qui est celui de la complexité historique.
 
HD. Vous allez rencontrer des écoliers pour parler avec eux de « Comment se révolter »… Ce n’est pas courant pour un professeur du Collège de France…
P. B. J’essaie de parler à tous les publics ! Ce sujet – les révoltes médiévales – m’est venu du contraste entre la manière dont on parle du Moyen Âge à l’école – la seigneurie, la féodalité, une sorte d’enfance de l’obéissance, une vision incroyablement normative – et les rayons jeunesse des bibliothèques municipales où l’on trouve « Robin des Bois », « Ivanhoé », des histoires d’enfants qui se révoltent, de gens en rupture de ban. Le Moyen Âge est plutôt une période énergique, créative, encourageante. Or, l’histoire ne vaut que si elle devient un art de l’émancipation. La première de ces conférences a eu lieu en janvier 2016, dans une ambiance très lourde, et j’ai essayé de raconter aux enfants qu’on se sort toujours de n’importe quelle situation, qu’il y a toujours une fin, pas forcément celle qu’on attend, et que ceux qui disent que l’on est condamné à toujours reproduire les mêmes haines ont tort.
 
HD. Dans votre leçon inaugurale au Collège de France, le 17 décembre 2015, vous disiez d’ailleurs : « Pourquoi se donner la peine d’enseigner sinon, précisément, pour convaincre les plus jeunes qu’ils n’arrivent jamais trop tard… »
P. B. Oui, parce que c’est un sentiment que ma génération – je suis né en 1965 – a pu avoir, de vivre à l’ombre de « la » Génération, celle qui a vécu les grandes choses… C’est après que j’ai compris qu’eux-mêmes étaient dans la répétition, la reprise, peut-être même la parodie : ils refaisaient la geste de la Résistance… Il ne faut pas s’étonner d’une forme de désenchantement, à ce moment-là, et du sentiment que les choses importantes étaient derrière nous. Ce qui est absurde car nous avons vécu des événements considérables depuis 1989. La seule chose dont mon fils de 19 ans est persuadé, comme tant d’autres de son âge, est qu’il vivra plus mal que son père, une croyance aussi solidement ancrée que l’était celle de mon propre père, persuadé de vivre mieux que le sien. Le monde va à sa perte : voilà ce qui apparaît à mon fils comme une évidence, presque une fatalité. Le défi qui est devant la gauche est celui de réarmer l’idée de progrès. On voit comment il a été compromis, par ceux qui le contrarient, par ceux qui le critiquent, et de quel prix et de quelles compromissions on l’a payé. Il faut réinventer une manière d’y croire à nouveau et de mener la bataille d’idées.
 
HD. Ne vous semble-t-il pas que l’histoire « vue d’en bas », celle des vaincus, des opprimés ou des oubliés, ou encore des imprévus, parvient à dépasser les cercles militants de l’histoire critique ?
P. B. En effet, et ma génération s’est peut-être enfermée dans une sorte de « chic intellectuel », une conception un peu « artiste » de l’histoire, de son écriture, inévitablement élitiste dans son allure et dans ses sujets. Quand j’étais étudiant en histoire à la Sorbonne, lieu légitime par excellence, les sujets les plus courus en histoire médiévale portaient sur les révoltés, les marginaux, les prostituées… Aujourd’hui, il n’y en a plus que pour l’histoire de l’Église, des intellectuels, des dominants. Ma génération a sans doute une responsabilité : elle n’a pas vu que cette histoire se poursuivait dans un cadre « militant », par exemple sur la Première Guerre mondiale, poursuivant quelque chose que nous avions délaissé. Maintenant il faut s’en ressaisir. On voit bien que l’histoire des mémoires coloniales, par exemple, s’est développée dans les bas-côtés de l’histoire universitaire légitime – elle n’avait pas vraiment droit de cité dans « les Lieux de mémoire » de Pierre Nora. Aujourd’hui, quelle est l’histoire militante qui se développe de manière véhémente sans doute, approximative peut-être, mais énergique, et qui pour cela mérite d’être considérée ? Où est notre angle mort ? Si on n’y prend pas garde, les hiérarchies symboliques des positions académiques calquent les hiérarchies des sujets et de leur dignité supposée.
 
HD. Vous avez été nommé il y a un an professeur au Collège de France, et, en particulier depuis votre leçon inaugurale, « Ce que peut l’histoire », vous êtes sorti d’une certaine ombre médiatique. Comment vivez-vous cela ?
P. B. Je mentirais si je disais que je n’ai pas souhaité l’écho donné à cette leçon. Cette notoriété nouvelle m’a par exemple permis de participer activement à l’organisation au Collège de France du colloque de rentrée sur « Migrations, réfugiés, exils », un thème en plein dans l’actualité, ce qui était une réponse. La question est de savoir quel projet d’influence on a…
(1) « Les Origines de la France. Quand les historiens racontaient la nation », de S. Venayre. Éd. du Seuil, 2013.
(2) « Dire la France », de V. Martigny. Presses de Sciences-Po, 2016.
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 06:03
Présidentielles et législatives 2017: le programme du PCF, "La France en Commun". En 2017, votre avenir est en jeu!

 

Pour les classes populaires et moyennes la crise est une réalité quotidienne. Le chômage comme les inégalités explosent alors même que les profits des actionnaires et les salaires des grands patrons s’envolent. Les renoncements et les lois de régression sociale votées sous le quinquennat de François Hollande n’ont fait qu’aggraver la situation et ouvert la voie au retour d’une droite ultra-réactionnaire. Il est plus que temps de changer la donne.

En 2017, nous avons l’avenir de la France entre nos mains !

 

La droite a dorénavant son candidat : François Fillon. Son programme, mélange d’ul­tra-libéralisme et d’ultra-conservatisme, est d’une rare violence. Complaisant avec les plus aisés, le patronat et le monde de la finance, François Fillon s’attaque sans vergogne à nos droits sociaux, à notre pouvoir d’achat et aux plus fragilisés d’entre nous. Avec François Fillon c’est la régression sociale à tous les étages !

Pendant ce temps, le FN de Marine Le Pen continue son entreprise de manipulation. Pour lui, le problème n’est pas le banquier, c’est l’immigré, le chômeur, le pauvre. Il n’est pas du côté des salariés. Comme la droite il prône la baisse des dépenses publiques, autrement dit le recul des services publics. La France du FN est celle du repli nationaliste et de la division.

Pour nous, ce sera toujours l’Humain d’abord ! Les communistes se lancent dans la campagne avec la ferme volonté de faire émerger un grand mouvement à gauche pour une véritable politique de transformation sociale. Une autre politique est possible, celle du progrès social, du renforcement des services publics et de la démocratie. Chacun d’entre nous peut être l’acteur de ce changement en s’engageant. Nous voulons ouvrir la voie d’une nouvelle majorité populaire à gauche. C’est dans cet esprit que nous appelons à voter pour Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle et pour des candidatures de large rassemblement soutenues par le PCF dans toutes les circonscriptions pour les législatives.

                                                                                            

   Présidentielles et Législatives 2017: les Principaux engagements du PCF

 

Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses

PRENDRE LE POUVOIR SUR LES BANQUES

  • Pôle public bancaire autour de la caisse des dépôts et consignations, de la banque publique d'investissement, de la banque postale, des banques mutualistes, avec nationalisation de BNP Paribas et de la Société Générale.
  • Le droit pour les représentants des salariés de suspendre

les plans de licenciement et d'imposer le financement par les banques de propositions alternatives.

  • Fonds régionaux publics d'investissement finançant des projets en fonction de critères d'entreprises économiques, sociaux, écologiques

 

AGIR CONTRE L’EVASION ET POUR LA JUSTICE FISCALE

  • Renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale en donnant les moyens nécessaires à la justice financière par la  suppression du « verrou de Bercy »
  • Doublement de l'ISF et une réforme de l'impôt sur le revenu visant à renforcer nettement sa progressivité. Taxation à 100 % au dessus des 400 000€ nets de revenus par an (moins de 0,1 % de la population française concernée)

 

  • Allègement de la fiscalité indirecte (TVA ; TICPE) qui pèse lourdement sur les ménages les plus modestes.
  • Taxation au prorata des flux de clics reçus des plateformes numériques (Airbnb, Uber, Google, Facebook).
  •  

1

Suppression du CICE et une réforme de l'impôt sur les sociétés autour du principe de la modulation de l'impôt en fonction de la taille de l'entreprise et de l'affectation des profits

DES SALAIRES QUI PERMETTENT DE BIEN VIVRE, DE MEILLEURES RETRAITES

  • Revalorisation de 23% du SMIC (1800 euros brut, 1700 euros net en fin de mandat) et augmentation en conséquence des salaires de chaque premier niveau des grilles de classification des différentes branches, dans le privé comme dans le public.
  • Encadrement des rémunérations dans les entreprises (échelle de 1 à 20). Suppression des stock-options et interdiction des parachutes dorés.
  • Transparence des avantages en nature dans la haute

fonction publique et chez les hauts cadres des entreprises privées et publiques.   

  • De meilleures retraites autour d’un principe : un taux de remplacement de 75 % minimum pour les retraites et en aucun cas inférieur au smic revalorisé
  • Renégociation de l'indemnisation chômage avec comme objectif 80 % du salaire brut perçu au cours de l'activité antérieure. 

 

De la nouvelle République au renouveau de la politique

LUTTES CONTRE TOUTES LES DISCRIMINATIONS ET GARANTIR L’EGALITE DES DROITS

  • Reconnaissance de la citoyenneté de résidence, droit de vote des résidents étrangers aux élections locales
  • Levée d'interdiction de travailler des demandeurs d'asile et régularisation des sans-papiers
  • Refonte des politiques de lutte contre le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie, l'homophobie
  • Droit d'adoption pour les LGBT, étendre la PMA à tous les couples de femmes.
  • Lutte contre les contrôles aux faciès, contre toutes les discriminations.
  • Amnistie des militants syndicaux

 

SORTIR DU PREDIDENTIALISME ET REDONNER LA PRIMAUTE AU PARLEMENT

Sortir du présidentialisme et redonner la primauté au Parlement : supprimer le domaine réservé du Président de la République (c'est à dire les pouvoirs exécutifs qu'il exerce et la présidence du Conseil des Ministres), dissocier élection présidentielle et législative. Maîtrise de l'ordre du jour du Parlement par les parlementaires. Contrôle organisé de l'action du gouvernement par le Parlement. Suppression du 49-3 et des dispositifs qui restreignent les pouvoirs du Parlement.

 

UN RENOUVEAU POLITIQUE, NOUVEAUX POUVOIRS CITOYENS A L’APPUI

  • Stricte limitation du cumul et du renouvellement des mandats.
  • Instauration de la proportionnelle à toutes les élections avec obligation de parité.
  • Transformation du Sénat en une chambre composée de citoyens et d'élus locaux.
  • Renforcement du contrôle des conflits d'intérêt
  • Un statut protecteur pour les lanceurs d'alerte.
  • Initiative législative et référendaire (nombre significatif

réparti sur le territoire) et droit pétitionnaire pour les citoyens.

  • Nouveaux pouvoirs d'intervention pour les fonctionnaires et usagers des services publics et pour les travailleurs dans l'organisation du travail comme sur les choix de gestion dans les entreprises (droit de veto suspensif des élus du personnel en cas de fermeture ou de délocalisation d'activité avant d'examiner les propositions des salariés, facilitation de la reprise des entreprises en coopératives par les salariés).

 

UNE NOUVELLE ORGANISATION TERRITORIALE DE LA REPUBLIQUE

  • Conforter la commune comme le niveau essentiel de la vie démocratique
  • Rétablir la clause de compétence générale à tous les niveaux de collectivités et promouvoir la libre coopération entre collectivités autour de projets partagés.
  • Fixer à la région l'ambition de contribuer à un nouveau mode de développement économique, agricole et urbain.
  • Organiser la participation citoyenne au fonctionnement de toutes les collectivités territoriales (droit d'initiative, structures de participation, budget participatif, référendum local).

 

DROIT A LA VILLE, RURALITE ET EGALITE DES TERRITOIRES

  • Fin des politiques ciblées (zonage des quartiers dits sensibles, traitement stigmatisant de publics ciblés), suppression du ministère de la Ville et réorientation des politiques de droit commun vers l’accès au droit à la ville pour toutes et tous.
  • Le renforcement des outils publics pour la maîtrise du foncier et le maintien de la  fonction agricole des terres et l’attribution immédiate d’aides aux jeunes agriculteurs pour leur installation et leurs premiers équipements.
  •  

2

Lancement de la troisième phase de rénovation urbaine pour une conception nouvelle de la ville, dense, ouverte, humaine, écologique et favorisant la cohésion entre les habitants et le vivre-ensemble
  • Un plan pluriannuel de développement des administrations publiques et services publics dans les territoires ruraux

 

 

GARANTIR LE DROIT A LA JUSTICE, SON INDEPENDANCE ET MODERNISER NOTRE SYSTEME D’INCARCERATION

  • Donner la priorité aux peines alternatives telle que la contrainte pénale pour les courtes peines et à l'aménagement des peines (suppression des peines planchers, aménagement obligatoire des peines de moins de trois ans...).
  • Réouverture, en partie, des tribunaux abusivement fermés

pour garantir une justice de proximité.

  • Refonte de l’aide juridictionnel pour garantir le droit à la défense.
  • Un plan de recrutement des personnels (surveillance ; conseiller d’insertion et de probation).

 

PROMOUVOIR LE PLURALISME ET GARANTIR L’INDEPENDANCE DES MEDIAS

Adopter une loi contre les concentrations dans la presse, les médias et l'audiovisuel pour les libérer des logiques financières.

       

Investir pour demain

TRAVAIL ET EMPLOI : ON VAUT MIEUX QUE ça

  • Abrogation de la loi travail et adoption d'une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation permettant à chaque salarié d'alterner les périodes d'emploi et les périodes de formation choisie sans perte de revenu et sans passer par le chômage ;
  • Reconstruction d'un grand service public de la formation continue.
  • Limitation stricte du nombre d'intérimaires et de contrats précaires par entreprise à 5 % des effectifs dans les grandes entreprises et 10 % dans les PME : le CDI doit redevenir la norme des contrats d'embauche.
  • Refonte du droit du travail comprenant notamment le rétablissement de la hiérarchie des normes et l'instauration de nouveaux pouvoirs des travailleurs sur l'organisation du travail comme sur les choix de gestion, le doublement des effectifs de l'inspection du travail.
  • Négociations pour la réduction du temps de travail avec l'objectif du passage aux 32 heures hebdomadaire
  • Supprimer les mesures d'extension du travail du dimanche.

 

 

UN STATUT PROTECTEUR POUR LA JEUNESSE

  • Revenu minimal pour les jeunes de 18 à 25 ans.
  • Gratuité de l'éducation et des transports pour les jeunes, accès renforcé au logement social

 

CONSTRUIRE L’ECOLE DE L’EGALITE

Dans l'éducation nationale : revalorisation des salaires et des métiers, plan pluriannuel de création de postes, création d'un dispositif de pré-recrutement des enseignants sous statut de la fonction publique ; Rétablissement d'une carte scolaire contraignante et démocratiquement construite, sectorisation de l'enseignement privé.

 

SPORT, CULTURE, NUMERIQUE

  • 1% du PIB réparti entre l'Etat et les collectivités locales pour la culture.
  • Aller vers la gratuité des activités physiques et sportives.
  • Abrogation des lois liberticides sur la surveillance administrative numérique de masse.

 

 

 

 

 

 
 

3

 

L'égalité Femmes-Hommes maintenant

  • Créer un ministère de plein droit avec un budget dédié multiplié par 10 : comment accepter que les femmes continuent à gagner 23 % de moins que les hommes à
  • Une éducation qui lutte contre les stéréotypes et les inégalités de genre dans la réussite scolaire.
  • Garantir l'égalité salariale, lutter contre les temps partiels subis en garantissant un plancher minimal de 24 heures hebdomadaires et en mettant fin aux dérogations à cette obligation.
  • Créer un service public de la petite enfance de la naissance à 5 ans avec possibilité d'entrer en maternelle à 2 ans pour les enfants dont les parents le souhaiteraient.

poste équivalent, que cet écart monte à 47 % pour les retraits, que 216 000 femmes déclarent être victimes de violences conjugales chaque année ?

  • Plan de rattrapage des retraites des femmes.
  • Inscrire dans la constitution le droit à l'IVG comme droit fondamental des femmes. Augmentation des moyens humains et financiers qui sont consacrés à l'Interruption Volontaire de Grossesse.
  • Assurer la gratuité et la meilleure accessibilité des moyens contraceptifs
  • Interdiction de la GPA (Gestation pour Autrui)

 

Une France protectrice et solidaire

LA LUTTE CONTRE LES INEGALITES ET LA RELANCE DES SERVICES PUBLICS

  • Un plan d'urgence contre l'exclusion et la grande pauvreté : suppression de la TVA sur les produits de première nécessité, interdiction des coupures d'énergie et d'eau, des expulsions locatives et de la privation de restauration scolaire pour cause de précarité.
  • Renforcement du maillage des services publics, en particulier dans les territoires suburbains et ruraux.
  • Gestion démocratique et participative des services publics avec élus, personnels, usagers.
  • Fin de la baisse de dotations aux collectivités locales qui doivent retrouver progressivement des ressources fiscales autonomes.
  • Construction de 200 000 logements par an et renforcement de la loi SRU.
  • Augmentation de la taxe sur les logements vacants et les résidences secondaires.
  • Renforcement de l'encadrement des loyers
  • Abrogation des lois de libéralisation du rail, de la loi Macron.

 

  • Reconquérir la prise en charge à 100 % des soins par la Sécurité Sociale en commençant par la prise en charge à 80 % pour tous et à 100 % pour les jeunes de moins de 25 ans.
  • Garantir le droit à la retraite à 60 ans à taux plein.
  • Abrogation des lois Bachelot et Touraine pour la santé et l'hôpital public.
  • Suppression de la tarification à l'activité.
  • Développement des centres de santé de proximité.
  • Création d'un pôle public du médicament.
  • Adoption d'une nouvelle loi cadre sur le handicap qui prenne en charge l'accessibilité du bâti, l'accompagnement et l'accueil à l'école publique, l'intégration professionnelle et qui prévoie un revenu de remplacement équivalent au SMIC pour des personnes qui seraient dans l'incapacité de travailler.
  • Création d'un service public de l'autonomie pour les personnes âgées.
  • Nationalisation des autoroutes

 

ASSURER NOTRE SECURITE QUOTIDIENNE ET AGIR CONTRE L’INSECURITE INTERNATIONALE  ET LE TERRORISME

  • Donner les moyens nécessaires pour assurer la sécurité quotidienne de nos concitoyens, la présence humaine.
  • Abandon de la stratégie de « guerre au terrorisme » qui a renforcé les groupes terroristes ces dernières années et refonte de la politique étrangère de la France.

 

PROMOUVOIR LA CULTURE DE LA PAIX POUR EN FINIR AVEC LE « CHAOS MONDIAL »

  • Promouvoir une politique de paix, agir pour le désarmement nucléaire, la dissolution de l'OTAN, la reconnaissance de l'Etat Palestinien.
  • Œuvrer à donner à l’ONU ses moyens de sa mission initiale affirmée dans sa charte.
  • Faire reculer les logiques de privatisation, de libre-échange, d'exploitation des peuples du sud.
  • Une défense nationale garantissant notre indépendance et au service de la paix.

 

4

UN PLAN AMBITIEUX POUR RESOUDRE LA CRISE MIGRATOIRE

  • Engager un plan d'aide et d'accueil des réfugiés à hauteur de 4 milliards d'euros dont au moins de 2 milliards pour les collectivités.
  • Relancer l'aide publique au développement avec le respect des promesses la portant à 0,7 % du PIB et monter progressivement cette aide à 1 %.

 

  • Respect absolu de la convention de Genève sur les réfugiés politiques et création de deux statuts spécifiques pour les réfugiés économiques et les réfugiés climatiques.
  • Abrogation des règlements Dublin qui organisent l'Europe forteresse, les déplacements mortels des migrants.
  • Régularisation des sans-papiers et refonte de la politique des visas en France.

 

    Produire autrement et protéger la planète

    IMPULSER UN NOUVEAU MODE DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION

    • Élaborer un plan de développement d'une vingtaine de filières industrielles stratégiques pour une nouvelle industrialisation. 1 million d'emplois seront créés dans les filières d'avenir : énergie, et notamment les énergies renouvelables, l'automobile propre, transports urbains et ferroviaires, rénovation thermique des bâtiments, aérospatiale, réparation navale, agriculture paysanne, économie circulaire et des matières recyclées.
    • Moratoire immédiat sur les licenciements, les fermetures de site, les cessions ou externalisations de sites ou de services, les délocalisations.
    • Favoriser le développement du modèle coopératif.

     

     

    PLAN D’URGENCE POUR LE CLIMAT ET LA QUALITE DE L’AIR

    • Transférer le transport des marchandises vers le fret ferré, développer le ferroutage et les voies navigables.
    • Augmenter le montant des aides financières afin d’accélérer considérablement l’isolation et la rénovation thermique des bâtiments et logements anciens avec un objectif de 500 000 rénovation par an.
    • Favoriser les circuits courts agricoles comme industriels (produire local, relocaliser).

     

    ACCELERER LA TRANSITION ENERGETIQUE, GARANTIR LE DROIT A L’ENERGIE ET A L’EAU

    • Agir pour créer des groupes publics européens en matière d'énergie, de transport, de télécommunications, de recyclage et de traitement des déchets, de médical, d'aérospatiale.
    • Création d'un pôle public de l'énergie.
    • Un engagement fort dans la recherche (captage des CO2, stockage de l'électricité, sûreté nucléaire) et la création de filières nationales.
    • Service public national déconcentré de l'eau et des déchets pour accompagner les compétences des collectivités dans la création de régies publiques démocratiques ou de sociétés coopératives d'intérêt collectif de l'eau et de la gestion des déchets.
    • Interdiction de l'exploitation des gaz de schistes.

     

    ENCLENCHER LA TRANSITION DE NOTRE MODELE AGRICOLE

    • Encadrement des marges de la grande distribution sur les produits agricoles. Prix minimum garanti aux agriculteurs. Conférence annuelle avec des négociations interprofessionnelles par production.
    • Création d'un fonds de soutien à l'agriculture paysanne aux

    filières relocalisés, courtes, vivrières, de proximité et écologiques.

    • Une agriculture sans OGM, autonome en ressources non renouvelables et participant à la santé publique et à la lutte contre le réchauffement climatique.

     

    PRESERVER LES RESSOURCES NATURELLES

    • Interdire toute appropriation de la biodiversité, la brevetabilité du vivant.
    • Impulser un nouveau processus de co-élaboration démocratique des projets d’infrastructures.

     

     
     

    5

     

    A l'offensive pour changer l'Europe

    INVESTIR DANS LE DEVELOPPEMENT COMMUN

    • Une conférence annuelle pour la restructuration des dettes des États, annulation partielle et révision des conditions de remboursement
    • Action pour l'abrogation du traité budgétaire
    • Création d'un fonds européen de développement solidaire et écologique abondé par la BCE
    • Initiative de la France pour un sommet européen engageant une révision complète de la politique économique et monétaire contenue dans les traités, des statuts et missions de la BCE, les critères du crédit...
    • Organisation du « Cop » fiscale pour lutter contre l'évasion et la fraude fiscale.

     

    L’HUMAIN AU CŒUR DES POLITIQUES EUROPENNES

    • Organisation d'un sommet social européen avec les représentants du monde du travail pour obtenir l'abrogation de la directive des travailleurs détachés, la mise en place de visas sociaux et environnementaux pour les entreprises souhaitant entrer sur les marchés européens.
    • Préserver de la concurrence les secteurs répondant aux besoins humains élémentaires (logement, santé, transports, protection des éco-systèmes).
    • Refonte de la PAC avec comme ambitions la sécurité et la souveraineté alimentaire, une agriculture paysanne non soumise aux logiques productivistes, la garantie de prix rémunérateurs et d'une nourriture de qualité, saine et variée, accessible au juste prix.

     

     

    UNE EUROPE DES PEUPLES ET DES NATIONS, LIBRES, SOUVERAINS ET ASSOCIES

    • Lancement d'une consultation nationale inédite en vue de la rédaction d'un nouveau traité avec les forces politiques, les élus locaux, les syndicats, les ONG, monde associatif, projet de nouveau traité européen qui serait soumis par référendum aux français et qui constituerait le mandat de la France pour la scène européenne.
    • Garantir les choix souverains des peuples contre les coups d'Etat financiers et austéritaires de l'Europe.
    • Vote au Parlement d'un mandat de l'exécutif pour chaque sommet européen.

     

     

    L’EUROPE MOTEUR DU CHANGEMENT MONDIAL

    • Abandon des négociations TAFTA, CETA, TISA et ouverture d'une réflexion pour des traités internationaux de maîtrise des échanges pour le développement de biens communs partagés.
    • Tenue d'une conférence européenne pour la paix et le désarmement, pour faire de l'Europe un espace libéré de l'emprise de l'OTAN, exempt d'armes nucléaires, pour diminuer et contrôler la vente d'armes. 
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    10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 18:34
    La condamnation d’un soldat-assassin fissure la société israélienne
     PAR CHLOÉ DEMOULIN

    La condamnation pour homicide du soldat franco-israélien qui a abattu un Palestinien gisant au sol montre les contradictions d’une société israélienne éprouvée par le conflit et rongée par la tentation de l’ultranationalisme.

     

     notre correspondante à Jérusalem.-  La scène a été filmée par un militant de l’ONG de défense des droits de l’homme B’Tselem. Le 24 mars 2016, un soldat franco-israélien, Elor Azaria, a achevé un Palestinien gisant au sol, qui avait été neutralisé après avoir blessé un autre soldat à Hébron, au sud de la Cisjordanie. Au terme d’un procès fleuve, largement relayé par la presse israélienne, ce sergent, aujourd’hui âgé de 20 ans, a été reconnu coupable d’homicide le 4 janvier 2017 par un tribunal militaire israélien. Le verdict des juges est sans équivoque : « Puisqu’il nexiste aucune circonstance atténuante quant à la culpabilité criminelle du défendeur, nous ne pouvons que statuer que les éléments du crime dhomicide ont été prouvés devant nous au-delà de tout doute raisonnable », peut-on y lire (voir ici pour les conclusions du verdict en anglais).

    Les juges militaires ont ainsi rejeté les deux principales lignes de défense des avocats d’Elor Azaria : la première consistait à dire que l’assaillant palestinien était déjà mort, la seconde, que le soldat avait tiré, car il s’était senti menacé. « Vous ne pouvez pas soutenir les deux à la fois », a tranché le colonel Maya Heller, l’une des trois magistrates chargées de l’affaire, ajoutant que le témoignage du soldat n’était pas fiable. Au début de son interrogatoire en mars 2016, Elor Azaria avait assuré avoir vu le Palestinien bouger et lui avoir tiré dans la tête, de peur qu’il ne porte une ceinture d’explosifs. Une version très vite contredite par le témoignage d’un autre soldat, qui se tenait à ses côtés avant le tir et l’aurait entendu déclarer qu’un « terroriste qui poignarde un soldat mérite de mourir ». « Le terroriste ne présentait aucune menace », a précisé Maya Heller, rappelant qu’Elor Azaria avait enfreint le protocole de l’armée israélienne. Ce dernier oblige les soldats à maintenir un périmètre de 25 mètres autour des « menaces potentielles », comme celle d’un terroriste susceptible de déclencher un engin explosif.

    Pourtant, aux yeux d’une grande partie de la société israélienne, Elor Azaria aurait dû bénéficier de circonstances atténuantes, et même échapper à un tel procès. Deux jours après les faits, un sondage dévoilé par la chaîne Arutz 2 avait montré le regard tolérant porté par les Israéliens sur l’attitude du jeune soldat : 57 % des sondés condamnaient l’arrestation du militaire, 42 % jugeaient son comportement « responsable » et seulement 5 % considéraient son tir comme un meurtre. Un élan de solidarité s’était alors amorcé au sein de l’opinion, avec de nombreuses manifestations et une déferlante de commentaires sur les réseaux sociaux qualifiant le soldat de « héros ». Aujourd’hui, un nouveau sondage réalisé pour Arutz 2 par l'institut iPanels indique que plus des deux tiers des Israéliens (67 %) sont favorables à une grâce pour le soldat, 19 % y étant opposés.

     

    Elor Azaria attend son verdict dans l'enceinte du tribunal le 4 janvier 2017 © ReutersElor Azaria attend son verdict dans l'enceinte du tribunal le 4 janvier 2017 © Reuters

     

    Pour mieux appréhender cette vague d’indulgence, plusieurs explications sont avancées, la plus répandue consistant à dire que les Israéliens ont cédé à la tentation de l’ultranationalisme. « C’est une longue tendance : depuis les années 2000, la société israélienne glisse vers la droite. Le cas Azaria en est un reflet », confirme Daniel Bar-Tal, professeur à l’Université de Tel-Aviv, spécialisé en psychologie sociologique et politique.

    Cet ultranationalisme, dans sa version la plus enragée, s’est donné à voir le 4 janvier à l’extérieur du tribunal, au cœur de Tel-Aviv. Des dizaines de manifestants, pour la plupart très jeunes et appartenant à la frange la plus radicale de la droite israélienne, certains faisant partie des supporteurs de l’équipe de football Beitar Jérusalem, connus pour leurs dérives racistes, s’étaient réunis pour soutenir le soldat.

    « La juge est la putain d’un Arabe ! », « Elle collabore avec l’ennemi », a-t-on pu entendre dans la foule après l’annonce du verdict. Le slogan « Sois prudent Gadi, Rabin cherche un ami » a aussi été entonné, par référence au chef d'état-major de l’armée, Gadi Eizenkot, qui défend la procédure lancée contre le soldat, et à l’ancien premier ministre Yitzhak Rabin, assassiné par un extrémiste juif en 1995. « Le peuple d’Israël n’abandonne pas l’un de ses soldats sur le champ de bataille », pouvait-on également lire sur une pancarte. Des échauffourées ont éclaté entre certains des participants et les forces de l’ordre qui avaient été mobilisées en nombre. Deux personnes ont été arrêtées pour avoir tenté de bloquer une artère voisine.

    Ces manifestations de violence se sont également déversées sur les réseaux sociaux, avec notamment la publication de photos des trois juges affublés d’une moustache à la Hitler. Le lendemain, la police a arrêté un homme de 54 ans à Jérusalem et une femme de 22 ans à Kyriat Gat, dans le centre du pays, pour avoir posté des messages de menaces. « Le colonel Maya Heller ne finira pas l’année », avait écrit le premier sur Facebook, tandis que la seconde appelait à employer une grenade contre la juge. Pour les protéger de toutes représailles, l’armée a posté des gardes du corps auprès des trois magistrats.

    Cette violence et ce mépris pour les institutions ont été relayés, au sein même du gouvernement, par le ministre de l’éducation, fervent défenseur de la colonisation et chef du parti HaBayahit HaYehudi (Le Foyer juif), Naftali Bennett. « Ce soldat qui a tué un terroriste qui méritait de mourir a été condamné comme un criminel », a-t-il déploré, reprenant mot pour mot l’expression prêtée à Elor Azaria.

    Mais cette dérive raciste et amorale, qui prétend décider de qui mérite de mourir sans passer par la case justice, ne suffit pas à expliquer la résonance du cas Azaria au sein de la société israélienne. Plus globalement, on ne peut ignorer « la situation psychologique » dans laquelle le conflit israélo-palestinien a plongé les Israéliens. Le cas Azaria « reflète très bien tous les dilemmes » auxquels elle est confrontée, analyse Daniel Bar-Tal. Selon l’expert en psychologie, toutes les sociétés confrontées à un tel conflit construisent une « narration fonctionnelle » qui leur permet de faire face à la situation. Cette narration est fondée sur trois principes : « la déshumanisation du rival », « l’auto-glorification » et « l’auto-perception d’être la victime du conflit ».

    « Occuper une société, de tout temps et partout, a toujours suscité une résistance violente »

    « Les Israéliens refusent de s’écarter de la narration qu’ils ont intégrée depuis leur plus jeune âge. C’est l’idée que les Palestiniens ne sont pas humains, que les Israéliens, eux, ont une morale et que, finalement, ils sont les victimes dans ce conflit », résume-t-il. « Cela fonctionne particulièrement bien dans le cas d’Azaria, puisque le Palestinien avait tenté de tuer un soldat israélien. Mais dans le contexte israélien, je dirai que c’est peut-être le prix de l’occupation. Car occuper une société, de tout temps et partout, a toujours suscité une résistance violente », estime Daniel Bar-Tal. L’expert en psychologie souligne qu’Elor Azaria « a évolué dans un milieu de droite très extrémiste, proche des thèses du Kahanisme [mouvement nationaliste et anti-arabe fondé par le rabbin américain Meir Kahane – ndlr] », particulièrement porteur de cette narration.

    Autre élément d’explication, les Israéliens ont quasiment tous un fils, une fille ou un membre de leur famille en uniforme. L’armée reste un rite de passage obligé, à quelques exceptions près, pour chaque génération, au minimum deux ans pour les filles, trois ans pour les garçons. Certains, comme Elor Azaria, insistent pour être dans des unités combattantes et sont très vite confrontés à la réalité du terrain, à Gaza ou ailleurs en Cisjordanie. D’autres tentent de s’en tenir éloignés. Mais tous deviennent des cibles privilégiées, comme l’a encore montré l’attentat au camion-bélier qui a tué quatre soldats dimanche 8 janvier, à Jérusalem.

    « Ces soldats sont nos enfants. Quand ils sont tués, comme dimanche, c’est un désastre dont tout le monde a conscience. Car ils n’avaient pas à mourir. Ils auraient pu tranquillement profiter de la vie. Pour les Israéliens, Azaria ne fait pas exception. Il a été envoyé sur le terrain, alors qu’il aurait pu rester chez lui », explique Daniel Bar-Tal. Un sentiment parfaitement exprimé par la ministre de la culture et des sports Miri Regev : « Ce procès n’aurait jamais dû avoir lieu. Elor Azaria est notre fils, notre enfant », s’est-elle émue. Les déclarations du premier ministre Benjamin Netanyahou vont aussi dans ce sens : « Les soldats de Tsahal sont nos fils et nos filles, et doivent être placés au-dessus de tout différend », a-t-il réagi, se disant « favorable » à ce que le soldat « soit gracié ».

    On peut en outre se demander si certains Israéliens, auparavant modérés, n’ont pas atteint un seuil critique de tolérance face au conflit, estimant impossible d’avoir encore à en payer le prix, quel qu’il soit. Un seuil au-delà duquel ils commencent à devenir plus sensibles au discours de la droite radicale. Dans les conversations autour du cas Azaria, il n’est pas rare que surgisse l’argument d’une certaine violence haineuse cultivée par les Palestiniens à l’égard des Israéliens. Pourquoi continuer à jouer selon les règles face un « ennemi » qui ne les respecte pas ?

    C’est pourtant au nom de l’argument inverse qu’une autre partie de la société israélienne, certes plus minoritaire, et qu’un grand nombre de gradés de l’armée soutiennent la procédure lancée contre Elor Azaria. « Nous ne pouvons pas et nous ne nous laisserons pas entraîner au niveau de ceux qui cherchent à nous annihiler. Parce que notre moralité est au centre de notre légitimité, et que cela n’a rien à voir avec ce que le monde pense de nous », affirmait le 5 janvier le rédacteur en chef et fondateur du journal en ligne Times of Israel, David Horowitz. Quelques jours avant le verdict, le chef d'état-major Gadi Eizenkot avait tenu à rappeler sa position : « Un homme de 18 ans servant dans l’armée nest pas “lenfant de tout le monde”. [...] Cest un combattant, un soldat qui doit consacrer sa vie à accomplir les tâches que nous lui donnons. Nous ne pouvons pas nous tromper à ce sujet. » Au lendemain du verdict, pas moins de cinq de ses prédécesseurs au poste de chef d’état-major se sont élevés contre le mouvement remettant en cause le jugement, exprimant leur ferme soutien à l’armée et à son système judiciaire. Ce mouvement « pose la question de savoir qui nous sommes, quelles valeurs sont les nôtres et comment les protéger », s’est notamment indigné Shaul Mofaz, ministre de la défense de 2002 à 2006.

    La classe politique israélienne, pour sa part, n’a pas cessé de tergiverser sur le cas Azaria et a finalement suivi, dans sa grande majorité, le sens de l’opinion. À gauche, l’ancienne chef du parti travailliste, Shelly Yachimovich, a elle aussi plaidé en faveur de la grâce du soldat. « Les épaules du sergent Elor Azaria sont trop minces pour porter le lourd fardeau et la peine des divisions grandissantes au sein de la société israélienne », a-t-elle jugé. Elle avait pourtant tenu un tout autre discours sur sa page Facebook il y a plusieurs mois, refusant l’idée que le jeune soldat soit « notre enfant à tous ». « Mes enfants n’aurait pas fait une telle chose », avait-elle assuré.  

    Le cas Azaria risque encore d’agiter la société israélienne pendant plusieurs semaines. Des milliers de personnes, 3 000 selon la police, se sont rassemblées samedi 7 janvier, place Rabin, à Tel-Aviv, pour dénoncer le mouvement « d’incitation à la haine » déclenché après la condamnation du soldat et militer en faveur de « la solidarité et de l’unité du peuple israélien »

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    10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 17:32
    Avec le Comité de défense de l'hôpital, le PCF et le collectif des retraités CGT appellent à se rassembler devant les Urgences de l'hôpital de Morlaix pour soutenir les personnels le 12 janvier

    Parti Communiste Français

    Membre du Front de Gauche

    Section de Morlaix

    2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

    Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr                                                Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/                          

     

     

    Jeudi 12 janvier 2016

    Rassemblement pour soutenir l’action des personnels de l’hôpital de Morlaix

    14 h – Service des urgences de l’hôpital

     

    Le jeudi 12 janvier 2016, les agents hospitaliers seront dans l’action pour dénoncer la situation des urgences du CHPM de Morlaix et la souffrance des personnels des urgences, pour réclamer davantage de moyens en personnels et en matériel, une prise en compte du malaise de l’équipe soignante des urgences et de leur épuisement professionnel.

     

    Le Parti Communiste Français (Sections du Pays de Morlaix) soutient pleinement cette action.

    Encore une fois, pour des raisons purement comptables, on assiste à une dégradation de l'offre de soins au détriment des usagers et de la qualité du service public, tout comme aux moyens et conditions de travail du personnel.

    Cette situation n'est pas acceptable pour les usagers et les personnels. Elle nécessite une large mobilisation pour exiger le maintien et le développement des services hospitaliers de proximité.

    Aussi le PCF soutient l’initiative du comité de défense de l’hôpital de Morlaix qui appelle les usagers et la population à se rassembler et soutenir l'action des personnels le jeudi 12 janvier à 14 h devant le service des urgences de l'hôpital.

    Daniel RAVASIO, secrétaire de section du PCF pays de Morlaix


     

     

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    10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 16:55
    A la MJC de Morlaix, un mois de janvier détonnant: concerts, ciné-débat, spectacles...
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    Ciné-Débat "Howard Zinn, une histoire populaire américaine" 1ère partie. De Daniel Mermet et Olivier Azam Année de production 2015 - durée 1h46 Mardi 31 janvier 2017 à 20h30 En présence de Brice Gravel, archiviste du film

    Ciné-Débat "Howard Zinn, une histoire populaire américaine" 1ère partie. De Daniel Mermet et Olivier Azam Année de production 2015 - durée 1h46 Mardi 31 janvier 2017 à 20h30 En présence de Brice Gravel, archiviste du film

    Le Piston ! de Manoche Théâtre d'humour musical Tarif: 8€ et 5€ Vendredi 3 février à 20h30

    Le Piston ! de Manoche Théâtre d'humour musical Tarif: 8€ et 5€ Vendredi 3 février à 20h30

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