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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 07:45
Marie-Monique Robin: si le PDG de Monsanto risquait la prison, il ferait autrement (L'Humanité Dimanche, 13 octobre 2016)
Marie Monique Robin : « Si le PDG de Monsanto risquait la prison, il ferait autrement... »
ENTRETIEN RÉALISÉ PAR PIA DE QUATREBARBES
JEUDI, 13 OCTOBRE, 2016
HUMANITÉ DIMANCHE

Pour juger les crimes contre l’environnement, la Cour pénale internationale dit vouloir étendre ses compétences. Depuis deux ans, associations, ONG préparent le « tribunal Monsanto ». Du 14 au 16 octobre, à La Haye, aux Pays-Bas, se tient le procès avec de « vrais juges, de vraies victimes et de vrais avocats ». Marie-Monique Robin, qui a révélé le scandale Monsanto, en est la marraine.

HD. Comment est né ce tribunal ?

Marie-Monique Robin. Il y a 2 ans, après avoir vu mon film « le Monde selon Monsanto », des militants m’ont dit qu’ils voulaient créer un tribunal pour juger la firme. Je me suis dit qu’ils étaient complètement fous. Mais je m’y suis associée. Avec l’ancien rapporteur à l’ONU du droit à l’alimentation Olivier De Schutter et la militante écologiste indienne Vandana Shiva, nous avons beaucoup travaillé pour le faire naître. Ce n’est pas un tribunal d’opinion comme le tribunal Russell-Sartre, qui dénonçait la politique des États-Unis au Viêt Nam en 1966. Il s’agit d’un véritable tribunal, au sens où il y a de vrais juges, de vraies victimes et de vrais avocats.

HD. Quel est son objectif ?

M.-M. R. Il est double. Le premier est d’estimer les dégâts causés par Monsanto avec ses produits. C’est une procédure civile. Car, aujourd’hui, c’est la seule qui puisse être lancée contre une entreprise. D’où le deuxième objectif, le plus important : faire reconnaître dans le droit international l’écocide, le crime contre les écosystèmes. Les juges vont faire des recommandations à la Cour pénale internationale.

La Cour pénale internationale ne reconnaît actuellement que quatre crimes : contre l’humanité, de guerre, de génocide et le crime d’agression. Cependant, le 15 septembre, elle a dit vouloir étendre ses compétences aux crimes contre l’environnement ! Le glyphosate (la molécule du Roundup, l’herbicide de Monsanto – NDLR) est un exemple parfait d’écocide : il affecte les sols, les animaux, les plantes et les humains.

HD. Pourquoi est-ce si important de reconnaître ce cinquième crime ?

M.-M. R. C’est la seule manière de stopper ces multinationales. Si on prend l’exemple du PCB (utilisé dans l’industrie jusqu’aux années 1970 – NDLR), qui a été produit à Anniston, en Alabama, par Monsanto, il a fallu des années pour que les habitants de cette ville, victimes de cancers, se réunissent dans une class action et parviennent à faire condamner la firme. Celle-ci a dû leur payer 700 millions de dollars de dédommagements. C’est la plus grosse amende jamais payée dans l’histoire de l’industrie. Mais c’est une goutte d’eau, comparé aux profits que Monsanto a engrangés. C’est la même chose pour l’agriculteur charentais Paul François, intoxiqué au Lasso, un herbicide de Monsanto, et qui a fait condamner l’entreprise.

Car, que font Monsanto, Bayer et les autres ? Ils provisionnent des fonds pour faire face à d’éventuels procès civils. La recherche du profit reste, pour les dirigeants de ces multinationales, la seule motivation. Mais, si Hugh Grant, le PDG de Monsanto, savait qu’il risque la prison, il ferait peut-être autrement.

HD. D’où viennent les victimes qui témoignent au tribunal ?

M.-M. R. De tous les continents et d’Argentine, où les milliers d’hectares de soja transgénique sont arrosés de glyphosate trois fois par an. Les victimes seront accompagnées d’experts qui vont apporter des preuves scientifiques. L’un d’eux, qui a fait 25 études épidémiologiques dans les villages entourés de soja transgénique, y a constaté une explosion des malformations congénitales et des cancers respiratoires. Une Américaine qui a un lymphome non hodgkinien, et qui cultivait du café en utilisant du Roundup, a porté plainte contre Monsanto quand le Centre international de recherche sur le cancer a classé le glyphosate comme « cancérigène probable », en 2015. Comme elle, plus de 1 000 paysans américains l’ont fait.

D’autres encore viennent du Sri Lanka. Si ce pays a été le premier à interdire le Roundup, en 2014, plus de 30 000 paysans sont morts à cause du glyphosate : ils utilisaient le Roundup pour désherber, avant de planter du riz.

En Argentine comme au Sri Lanka, des familles vivent un drame : elles ne peuvent plus boire d’eau ou se nourrir car les sols sont pollués. Tout cela fait partie d’un même système : le capitalisme mondialisé qui ne cherche que le profit, au détriment de tout. On ne réglera pas la crise sociale sans résoudre la crise écologique.

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 07:43
Retraités du Finistère. En colère contre le préfet (Le télégramme, 12 octobre 2016)

Retraités du Finistère. En colère contre le préfet / Le Télégramme / 12 octobre 2016

 

 

Les organisations syndicales et association de retraités du Finistère, CGT, FSU, FGR-FP, Solidaires, FO et LSR, ont adressé au préfet un courrier de protestation.

« Malgré nos demandes, lors de la journée d'action que nous avons organisée le 29 septembre, excepté à Brest, vous avez refusé de recevoir les délégations de nos organisations à Quimper et à Morlaix. Elles souhaitaient remettre une motion à transmettre au gouvernement et porter à sa connaissance la colère des retraités devant l'absence de prise en compte de leur situation ».

Les syndicats précisent ressentir ce « refus comme une marque d'indifférence voire de mépris envers les graves difficultés rencontrées par un grand nombre de retraités » et lui ont « fait part de leur mécontentement devant cette absence de volonté de dialogue social ».

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 07:29
Courant d'ère d'Hervé Hamon: vous avez dit Bob? (Le Télégramme, dimanche 16 octobre 2016)

Courant d'ère. Vous avez dit Bob ?
http://www.letelegramme.fr/france/vous-avez-dit-bob-16-10-2016-11256629.php
 

Ils avaient bonne mine, nos intellocrates parisiens, nos petits abbés comploteurs, nos graves éditeurs, nos piailleurs de cocktail, nos critiques prompts à s'émerveiller au signal. Sans compter, of course, les auteurs de manuels scolaires qui nomment ceux qui méritent de rester et enterrent les autres pour l'éternité. Quoi ? Bob ? Vous avez dit Bob ? Ce gamin de 75 ans à la voix nasillarde, qui n'en finit pas de donner des concerts mais en rate un sur deux ? Ce timide pathologique qui s'obstine à dérouler ses couplets et à glisser entre eux un couinement d'harmonica ? Bob, vous imaginez Bob entre Elias Canetti et Albert Camus, entre Garcia Marquez et Harold Pinter ? Non, mais c'est un gag, c'est un bug. Vous rangeriez Bob dans la Bibliothèque de la Pléiade, tout contre Jean d'Ormesson ? Ils sont fous, ces Suédois. Il faut dire qu'effectivement, le jury du prix Nobel est fréquemment à l'ouest, comme on dit chez nous. Attribuer le Nobel de la paix à Henry Kissinger, bourreau du Chili, cela défiait carrément le bon sens.

Pour une fois, rien qu'une fois, ils ont été géniaux, les Nobel, géniaux de décerner le prix de littérature à Mr Dylan. Peut-être qu'ils avaient fumé quelques joints exotiques, peut-être qu'ils avaient absorbé des alcools un brin relevés. Mais là, ils ont fait preuve de courage et de sensibilité. Dylan ne se réduit nullement au militant contre la guerre du Vietnam - même s'il avait mille fois raison de l'être - qui chantait « Blowing in the wind » sur toutes les scènes de tous les meetings. Très tôt, d'ailleurs, il a grincé qu'il en avait marre de son statut d'icône, du costard qu'on lui taillait trop vite. Et, comme tous les créateurs, les inventeurs sincères, il a cherché, tâtonné, risqué, il s'est fourvoyé, il a trouvé et il n'a pas trouvé. Avec cette sorte de fraîcheur intacte, avec ses musiciens complices et ses mots qu'il faut entendre et lire, lire très attentivement, qui lui échappent et parfois nous échappent. Ce qui s'appelle une oeuvre. Et puis ce sont des mots dans le vent, des mots jetés au gré d'un « No ending tour ». Ce prix salue le refus des textes gravés dans le marbre, la poésie vivante qui se dit en plein air. Les tristes Académiciens qui n'ont point voulu, parmi eux, de Charles Trenet, ne pourront jamais comprendre.

 

Lire aussi: 

Bob Dylan réagit à son Nobel de littérature… par le silence
http://www.lemonde.fr/prix-nobel/article/2016/10/15/bob-dylan-reagit-a-son-nobel-de-litterature-par-son-silence_5014180_1772031.html

Courant d'ère d'Hervé Hamon: vous avez dit Bob? (Le Télégramme, dimanche 16 octobre 2016)
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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 07:22
Finances publiques: distribution de tracts lundi à Morlaix pour protester contre la suppression de postes et les fermetures d'accès à l'accueil pour les citoyens usagers

Accompagnés par leurs organisations syndicales (Solidaires finances publiques, FO DGFIP, CGT finances publiques), les agents des finances publiques du Finistère organisent une distribution de tracts aux usagers, lundi, à partir de 10h, devant le centre des impôts du Pouliet. Cette action a pour but d'alerter sur "la situation catastrophique des finances publiques avec, dans le département, plus de 500 emplois supprimés en moins de 15 ans" indique l'intersyndicale dans un communiqué. 

"Conséquence, les agents n'ont plus les moyens d'assurer leurs missions de service public avec des réductions d'horaire d'ouverture au public et des fermetures certains jours" ajoute le communiqué. 

Ce mouvement intervient quelques semaines après la fermeture de la trésorerie de Morlaix banlieue à Saint Martin des Champs, qui va fusionner avec le centre des finances publiques du Pouliet. 

"Tous les services sont concentrés sur les villes de Brest, Quimper et Morlaix. Des pôles départementaux sont créés, les plate-formes téléphoniques et autres centres de contacts éloignent toujours plus les usagers des services publics de proximité. La volonté de notre administration est de promouvoir le tout internet au détriment de l'accueil physique de proximité des usagers", regrettent les syndicats. 

Le Télégramme, Vendredi 14 octobre. 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 17:51

La France entrave la fuite des Syriens en leur imposant un visa supplémentaire

 

L’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (ANAFE) dont AI France est membre, et le Groupe d’information de soutien aux immigrés (GISTI) ont décidé d’attaquer cette obligation nouvelle imposée aux Syriens.


Une obligation aux conséquences dangereuses

Le visa de transit aéroportuaire est un visa qui permet d'attendre une correspondance dans la zone internationale d’un aéroport. Il n'autorise pas l'entrée sur l'espace Schengen.

Ce document, difficile à obtenir, ne permet plus aux passagers de voyager sans son obtention préalable. Cette obligation entrave donc sciemment la possibilité pour les Syriens d’échapper au conflit qui fait rage dans leur pays.

Concrètement, si une personne fuyant le conflit en Syrie se présente aux frontières françaises démunie de ce visa, les autorités françaises peuvent la renvoyer vers son pays de départ.

En Syrie les civils sont en danger : demandez aux autorités syriennes de les protégerSIGNEZ

La seconde conséquence de cette obligation est de rendre très difficile pour des personnes en provenance de Syrie le dépôt d’une demande d’asile aux frontières françaises, à l’occasion justement de leur transit par un aéroport français.

Cette obligation imposée par la France aux personnes fuyant la Syrie tranche avec sa position officielle à l’égard du conflit en cours en Syrie.

Un procédé déjà connu

Le procédé n’est pas nouveau : depuis le milieu des années 1990, les États européens, et la France plus que tous les autres, se servent, à l'encontre des ressortissants de certains pays ciblés, du visa de transit aéroportuaire comme d'un instrument pour dissuader l'arrivée de demandeurs d'asile sur leur sol. 

La France est - de très loin - le pays qui a instauré le plus de VTA, ayant ajouté 23 pays à la liste commune (Afghanistan, Bangladesh, République démocratique du Congo, Erythrée, Ethiopie, Ghana, Irak, Iran, Nigeria, Pakistan, Somalie, Sri Lanka). Sont ainsi notamment soumis à cette obligation les pays suivants : Angola, Burkina Faso, Cameroun, Colombie, Congo Brazzaville, Côte d'Ivoire, Cuba, Djibouti, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Haïti, Inde, Libéria, Mali, Mauritanie, Pérou, République dominicaine, Togo, Sénégal, Sierra Leone, Soudan, Tchad, ainsi que les titulaires du document de voyage pour les réfugiés palestiniens et les ressortissants russes provenant d'un aéroport situé en Ukraine, Biélorussie, Moldavie, Turquie et Égypte.

POUR EN SAVOIR PLUS
  • Le site de l' Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers(ANAFE) : www.anafe.org
La France entrave la fuite des syriens en leur imposant un visa supplémentaire (Amnesty International)
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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 06:10
photo Ouest-France

photo Ouest-France

Migrants : manifs sous haute tension à Trébeurden et Trégastel
http://www.ouest-france.fr/bretagne/trebeurden-22560/migrants-manifs-sous-haute-tension-trebeurden-et-tregastel-4558831

Des heurts ont lieu actuellement à Trégastel entre groupes de manifestants frontistes et antifrontistes. Les premiers, en infériorité numérique, n'étaient pas au courant de l'appel lancé par Gilles Pennelle, le leader régional du Front national, à mettre fin au mouvement.

Peu après 19 h, des bagarres ont éclaté à Trégastel entre groupes de manifestants frontistes contre l'installation des migrants sur la côte de Granit et militants anti-frontistes. Les premiers seraient une dizaine, les seconds, une centaine.

Gilles Pennelle, le leader régional du Front national, qui participait au rassemblement anti-migrants de Trébeurden avait, peu avant 19 h à l'issue de cette première manifestation, demandé à ses troupes de ne pas rejoindre la commune voisine où était prévu un deuxième rassemblement. Disant l'avoir fait "à la demande des forces de l'ordre" en raison des risques de débordements pouvant être provoqués par certains groupes du rassemblement pro-migrants.

Mais certains de ses militants avaient déjà pris la route de Trégastel et n'avaient donc pas entendu ce coup de sifflet final. Ce sont eux qui sont actuellement en train d'en découdre avec leurs opposants en très nette supériorité numérique.

De nombreux partis politiques et organisations avaient appelé à participer à cette contre-manifestation anti-FN organisée par Ras l'front, Ensemble 22, Solidaires 22 et Alternative libertaire :  la Ligue des droits de l'homme, les socialistes des Côtes-d'Armor et l'UDB du Trégor-Goëlo, l'union locale CFDT, la CGT, le Parti communiste, la gauche indépendantiste bretonne, EELV (Les Verts), la FSU, le Parti de gauche et l'UDB.

Les militants et sympathisants de gauche ayant investi les abords de la mairie, les manifestants du Front national sont restés à quelques dizaines de mètres d'eux sur le parking près de l'église. Quelques insultes et jets d'œufs ont été relevés avant les prises de parole.

http://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/migrants-debut-des-rassemblements-trebeurden-4558631

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 05:37

C'est dans l'Humanité d'hier, un entretien avec Charlotte Girard, responsable du mouvement La France Insoumise, à l'occasion de la convention sur le programme du mouvement créé sur la base d'internet et des réseaux du PG par Mélenchon. 130 000 personnes aiment la candidature de Mélenchon sur internet, ce sont les Insoumis, mais n'y a t-il que 130 000 révoltés contre la domination de l'oligarchie, les institutions de l'UE et de la Ve République, la destruction de la planète par le capitalisme, les inégalités grandissantes, le libéralisme et l'austérité en France? 

Pour la responsable et porte-parole du Mouvement, Charlotte Girard, très carrée dans ces réponses et pleine d'assurance, le programme est déjà entièrement ficelé, construit de manière participative, et plus soumis à discussion. 

"On ne peut pas revenir sur la décision prise par les Insoumis au moment de leur convention"...

et ils prétendent dépasser la forme parti?

Quelques centaines de militants qui décident du programme présidentiel pour 5 ans pour la France sans que cela soit proposé, discuté, validé avec d'autres organisations potentiellement alliées, avec les citoyens surtout... Sans chercher des convergences avec d'autres qui ne seraient pas dans le  "mouv"  irrésistible de l'insoumission porté par le petit écran, le storytelling et les sondages, derrière le leader charismatique Mélenchon.

Voici en tout cas une insoumission bien réglée, bien formalisée, bien carrée. La population sous l'ère Mélenchon n'aura qu'à bien se tenir... Le petit livre rouge dira ce qu'il faut faire et penser. 

Voilà qui donne à réfléchir. Il faut être sacrément soumis et résigné à nier sa différence  pour rejoindre les Insoumis quand on ne partage pas la totalité et certains gros  détails de la "matrice" programmatique et stratégique d'où doit surgir la révolution citoyenne. 

Voici les réponses qu'elle donne ainsi à la journaliste de l'Huma, Julia Hamlaoui: 

"Votre programme pourra t-il encore évoluer après ce week-end dans la discussion avec d'éventuels nouveaux partenaires? 

Charlotte Girard: Par définition, ils prendront le train en marche. On ne peut pas revenir sur la décision prise par les Insoumis au moment de leur convention. En revanche, l'astuce qui nous permettra de poursuivre l'élaboration programmatique, ce sont des groupes de travail pour la rédaction de livrets thématiques en ce qui concerne non plus la trame générale, mais le détail des propositions. A ce moment-là, de nouvelles organisations pourront être associées. Mais ce sera une phase où il faudra aussi porter ce programme. L'Avenir en commun sera le petit livre qu'on se passera de main en main. Il faudra également, dans la perspective des législatives, réfléchir à la manière d'amener ce programme dans les élections. 

Certains de ceux qui appellent à soutenir Jean-Luc Mélenchon, comme le fait l'appel "En 2017, faisons front commun", estiment qu'il faut revoir le cadre de la France insoumise. Cela est-il envisageable?

Charlotte Girard: Non, je ne crois pas, parce qu'on ne peut changer ce cadre toutes lers cinq minutes. Il est proposé depuis février, a été appuyé par plus de 130 000 personnes et est reconnu dans l'espace public. On va perdre un  temps phénoménal et surtout on va brouiller le message. Nous sommes un outil mis à la disposition du plus grand nombre. Nous avons vu que ça marchait. Cet espace était vacant de toute façon et il a été complètement occupé. Aujourd'hui, la logique est plus celle d'une implication progressive et continue, d'une sédimentation. Il n'y a aucune raison que la porte est fermée, ce qu'on peut faire, c'est accueillir toujours plus d'Insoumis. Mais effectivement la matrice est celle de l'insoumission. "           

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 19:13

Migrants : pour une politique d'acceuil digne ! La vérité sur Calais

 

►Pierre Laurent, était à Calais, la ville symbole de la crise de l'accueil des migrants, pour rencontrer les acteurs économiques et associatifs. Le PCF propose de renouer avec « une politique d'accueil digne » et de « traiter en urgence le problème des mineurs isolés ». Il exige des «une autre réflexion sur le devenir des installations de Calais ainsi qu'une véritable politique d'accueil et d'accompagnement des réfugiés dans notre pays, en concertation avec l'ensemble des parties».

► Marie-Christine Vergiat, députée européenne Front de gauche a déclaré au Parlement européen : « Les barbelés de Calais sont devenus le symbole des nouveaux murs érigés en Europe ». Loin des stigmatisations médiatiques, le PCF révèle les enjeux de Calais.

Migrants: Pour une politique d'accueil digne. La vérité sur Calais (PCF)

Pierre Laurent s'est rendu lundi 10 octobre à Calais, la ville symbole de la crise européenne de l'accueil des migrants. Au nom du PCF, son secrétaire national a proposé de renouer avec «une politique d'accueil digne» et de «traiter en urgence le problème des mineurs isolés». Lydia Samarbakhsh, responsable du secteur international du PCF, exige des «une autre réflexion sur le devenir des installations de Calais ainsi qu'une véritable politique d'accueil et d'accompagnement des réfugiés dans notre pays, en concertation avec l'ensemble des parties». Au diapason, les associations élèvent le ton : «Il est hors de question de collaborer avec (ce qui est) sous le vernis de la communication une opération plus policière qu'humanitaire» déclare le Secours Catholique. Emmaüs demande «le report de l'opération pour la prise en charge de chacun dans le respect et la dignité» contre ce qui pourrait devenir «une chasse aux migrants». Ci-dessous, loin des stigmatisations médiatiques, la vérité sur Calais.

Le camp de Calais

Il compte 10 000 réfugiés et migrants provenant du Soudan, d'Erythrée, d'Irak, de Syrie, d'Afghanistan, du Sénégal, de Centre Afrique, du Mali, du Sri Lanka… Le Haut Comité aux Réfugiés les nomme "le prix de la guerre". A l'origine, la persistance des conflits au Proche Orient et dans la corne de l'Afrique et la surpopulation des camps de réfugiés au Liban en Turquie en Jordanie. Parmi ces 9000 réfugiés, on compte un nombre grandissant de femmes et des enfants y compris isolés .

 

Le démantèlement du camp

Il a été annoncé par le gouvernement et devrait prendre effet à compter de mi octobre. Une répartition est prévue sur l'ensemble du territoire dans des centres d'accueil et d'orientation en direction des personnes ayant fait le choix de demander asile en France. De véritables mesures incitatives doivent être mises en place avec de vraies garanties en matière d'intégration : un accueil digne et humain dans les centres, l'accélération les instructions de dossiers de demandes d'asile, l''accès à l'emploi, l'apprentissage du français… Problème : le gouvernement se fixe comme objectif le démantèlement complet avant la trève hivernale et au moins 30 % des places nécessaires sont manquantes. Pour celles et ceux qui maintiennent leur choix d'aller en Angleterre, le centre Jules Ferry doit conserver un rôle de protection pour les populations les plus fragiles et de nouveaux centres doivent être ouverts dans la région pour éviter un nouvel éparpillement.

 

Changer les relations France /Angleterre

Nous ne sommes plus en 2003 au moment de la signature de l'accord du Touquet par Sarkozy alors Ministre de l'Intérieur, déplaçant de fait la frontière anglaise sur le territoire français dont la "sécurité" passe alors sous responsabilité du gouvernement français. Aujourd'hui les deux pays se doivent de coopérer non seulement pour la sécurisation du passage de la Manche mais aussi pour un partage des responsabilités dans l'instruction des demandeurs d'asile. A cet égardl'Angleterre se doit d'ouvrir sa frontière en faveur des mineurs ayant de la famille sur son territoire et des demandeurs d'asile....une solidarité partagée. A ce jour, seuls 63 mineurs sur le millier de mineurs isolés ont été admis en Angleterre pour rejoindre leur famille.

 

Les passeurs

La lutte contre ce trafic ne peut avoir de véritables effets qu'à condition de mettre en place de voies de passages sécurisées par les moyens de l'UE et des états membres concernés. Cela rendrait caduque le recours aux passeurs et donnerait une garantie pour la sécurité des migrants évitant les drames successifs et des tensions. Cette demande est celle du HCR et des grandes associations engagées.

 

Appel d'air ?

C'est l'argument souvent employé par les gouvernements successifs pour justifier l'absence de véritable politique d'accueil digne, exemple Calais. C'est un leurre.Malgré la précarité extrême des conditions de vie imposées, celles-ci n'ont jamais empêché réfugiés et migrants de venir sur Calais. L'attractivité de l'Angleterre et surtout les zones de conflits, les risques de mort, de faim, de maladies sont les véritables motivations de leur venue.

 

Opposer réfugiés et migrants économiques ?

Non. Aux réfugiés de la guerre, il faut ajouter les réfugiés de la faim, de la misère, de la maladie venant de pays déstabilisés au plan social, économique et politique, parfois d'anciennes colonies françaises. En France, à la différence d'autres pays européens comme l'Allemagne, ceux qui demandent l'asile n'ont pas le droit au travail, d'où l'accusation "d'assistance" à leur encontre. L'intégration passe par l'emploi, répondant souvent à des besoins non pourvus par les travailleurs nationaux. Elle encourage aussi la mobilité de ces derniers vers des emplois plus qualifiés. Le PCF se prononce en faveur de l'établissement d'un statut de réfugiés pour raisons économiques et climatiques.

 

Le Droit International

La Convention de Genève, de 1951, précise les critères d'attribution du statut de réfugié, faisant devoir pour les états signataires d'assurer la protection à "toute personne craignant avec raison d'être menacée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un groupe social ou de ses opinions politiques" (article 1). "Les états n'appliqueront pas de sanctions pénales du fait de leur entrée ou de leur séjour irrégulier aux réfugiés arrivant directement du territoire où leur vie et liberté sont menacées au sens prévu à l'article premier" (article 31). Que signifie dès lors le sens de la qualification "d'entrée illégale", terme utilisé par les chefs de gouvernement lors du Sommet de Bratislava, appelant au renvoi des migrants dans leurs pays d'origine ? C'est le choix de l'Europe forteresse, abandonnant ainsi ses valeurs d'accueil et de solidarité.

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 18:38
Plus à droite que moi, tu meurs... Primaires de droite, ce qui nous attend s'il n'y a pas un sursaut unitaire à gauche sur un projet collectif de progrès tournant le dos à la calamiteuse expérience néo-libérale-autoritaire Hollande-Valls

Vous avez aimé le pacte budgétaire européen ratifié sans débat ni référendum, l'ANI, la loi travail, la casse de l'hôpital public, la loi Macron, les budgets d'austérité, la criminalisation du mouvement social, l'état d'urgence prolongée ad nauseam, et bien vous aurez mieux encore avec les champions de la droite divisés sur leurs ambitions de carrière, unis sur l'essentiel: la défense des intérêts des nantis, du patronat et de la finance, le mépris des intérêts populaires. 

Temps de travail

Sarkozy veut laisser le choix aux entreprises de définir le temps de travail par défiscalisation des heures supplémentaires et référendums internes...

François Fillon veut supprimer la durée légale et laisser les entreprises libres de décider. Le retour au XIXe siècle en somme. Dans la fonction publique, il prône le passage au 39h. 

Syndicats 

Copé les voit comme un "blocage pour la vie des entreprises" et tout régler par référendum, sous la menace du chantage au licenciement, à la délocalisation, aux suppressions de poste. La logique de la loi El Khomri poussée à l'extrême. 

Age de départ à la retraite    

Tous veulent élever l'âge minimum de départ à la retraite (et souvent pas à taux plein) de 2 à 3 ans: 64 ans pour Nicolas Sarkozy, 65 ans pour les autres. NKM propose la retraite à points chère à la CFDT et à l'UE qui veut individualiser les parcours et développer en contrepartie l'assurantiel privé. Bruno Le Maire et Alain Juppé disent qu'ils supprimeront les régimes spéciaux (SNCF, EDF...)

Impôts, cotisations

Fillon promet une baisse des "cotisations sociales" pour les employés afin d'asphyxier encore plus le régime général de la Sécurité Sociale et de développer les assurances et la couverture maladie par capitalisation. Sarkozy, Jupé, Fillon, Copé, prônent la suppression de l'ISF. Et en revanche Juppé, Fillon, Copé prônent une augmentation de la TVA, l'impôt qui pèse le plus lourdement sur les classes populaires. Comme il va de soi, tous promettent des allègements de charges nouveaux pour les entreprises, qui se sont déjà partagé, surtout entre les grosses, les 41 milliards d'euros de cadeaux du CICE: 21 milliards (Juppé), 35 milliards (Copé), 40 milliards (Fillon)

Allocation chômage

Tous se prononcent pour une dégressivité accrue et une baisse des indemnités. Pas de pitié pour ces fainéants de chômeurs et les pauvres. Quel plus grand aiguillon de l'ardeur à travailler dans un petit job ou un statut de salarié exploité que la misère? 

Ah, on oubliait, Fillon juge aussi que le niveau du SMIC est trop élevé, Copé veut la fin du statut de fonctionnaire à vie, NKM veut livrer l'enseignement à des contrats de mission, tous veulent augmenter le temps de travail des fonctionnaires, Le Maire veut supprimer 500 000 emplois de fonctionnaires (100 000 par an), là où les autres se contentent de la tête de 300 000 de ces salauds de fonctionnaires parasites qui ne rapportent rien et pèsent sur les profits et les patrimoines de leur clientèle électorale privilégiée. C'est vrai que ces gens là envoient leurs enfants à l'école privée, vont en clinique privée, n'ont pas recours aux centres sociaux, aux transports publics... Par contre heureusement qu'ils ont la police pour veiller sur leurs appartements chic et des armées de techniciens surdiplômés , les hauts fonctionnaires et conseillers sortis des grande école de la bourgeoisie pour penser et agir pour eux, en sortant le peuple de toute considération autre que sondagière !  

 

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 17:49
Introduction d'Ismaël Dupont à la réunion publique du Front de Gauche à Saint Pol de Léon, salle Cheminée du manoir Keroulas, le 13 octobre.
 
Le cadre de notre discussion ce soir sur « le travail, l'emploi, la précarité »
 
- C'est évidemment d'abord le passage en force du pouvoir sur la loi travail, dite loi El Khomri, voulu par Hollande, Macron, Valls, après un mouvement qui a duré + 6 mois, avec 12 journées nationales de mobilisations, + d'un million de citoyens dans la rue sur certaines journées d'action, une criminalisation du mouvement social, des violences sur les manifestants et de nombreuses arrestations arbitraires, trois 49-3, une impopularité constante du projet de loi, rejeté par les deux tiers des français, et notamment de l'article 2 sur l'inversion de la hiérarchie des normes et la marginalisation du rôle des syndicats, des garanties légales et des conventions collectives, la remise en cause des 35h.
 
60 % à 2 tiers des français opposés à la loi travail tout au long du parcours de cette loi. Malgré l'intense propagande médiatique et gouvernementale, la volonté de discréditer le mouvement social, et particulièrement la CGT… Une contre-offensive qui est d'abord venue des jeunes, de la société civile, en dehors des organisations traditionnelles : 1,6 millions de signatures pour la pétition « Loi travail : non merci. On vaut mieux que ça ! ». Une unité syndicale qui s'est prolongée… et même renforcée  au fil des mois, avec une résistance commune de la CGT, de FO, de Solidaires, de la FSU, et des bougés à l'UNSA, à la CFTC, tandis que ça tanguait dur en interne à la CFDT du fait du suivisme néo-libéral des dirigeants, Berger en tête. Un mouvement qui a bénéficié aussi de la pugnacité de nos parlementaires, et des tentatives de regroupement des parlementaires Front de Gauche, de certains Verts, et socialistes Frondeurs pour poser une motion de censure contre le gouvernement, préfiguration de l'arc de force à rassembler pour une vraie politique de gauche.
 
On peut parler d'un d'un demi-succès, d'un demi-échec du mouvement de mobilisation contre la loi travail : il a ouvert les yeux sur ce qu'était le pouvoir de Hollande, au service de la finance, il a délégitimé cette loi auprès des Français en en mettant à jour la logique profondément régressive… Et cela même si cette loi s'applique du fait de l'autoritarisme présidentiel, de même que le Traité Constitutionnel Européen et les Traités européens néo-libéraux… A chaque fois, un mépris complet de la démocratie, de la volonté populaire. Ce déficit de démocratie criant créé une distance de plus en plus grande entre les citoyens et les politiques, les élections, nourrit aussi le vote Front National en même temps que l'abstention.
 
Cette loi El Khomri est le point culminant d'une offensive néo-libérale engagée depuis plus de 30 ans par la droite et le PS sur les droits des salariés et les conquêtes sociales, souvent justifiée par la lutte contre le chômage, offensive qui se base sur un certain nombre de présupposés serinés par des médias complaisants au service des puissances d'argent:
 
- trop de protections des salariés nuit à la création ou à la conservation des emplois, il faut flexibiliser toujours davantage pour créer et maintenir des emplois.
 
- la seule carte à jouer de la France dans la mondialisation est l'intensification du libre-échange et de la dérégulation financière : on peut accepter la désindustrialisation, la concurrence des pays à bas coût de main d’œuvre, car en retour le capital financier mondial investit chez nous dans le secteur des services, dans le secteur bancaire et assurantiel, dans l'immobilier, les nouvelles technologies. L'aiguillon de la concurrence oblige nos entreprises et nos systèmes sociaux à s'adapter, à devenir plus innovants, compétitifs, rentables…
 
- le ressort essentiel de la compétitivité et du dynamisme des entreprises est la « modération » salariale, la précarisation des salariés, la réduction du salaire différé et des financements sociaux, vis des allégements de charges
 
Le contexte dans lequel nous engageons nos échanges sur un enjeu central des prochaines législatives et présidentielles, c'est aussi un chômage qui a augmenté depuis l'élection de François Hollande : au moins 100 000 chômeurs en plus, et encore, en comptant tous les sorties des listes pour cause de radiations, qui se multiplient, de formations professionnelles bidons, qui permettent de dissimuler les vrais chiffres du chômage.
En tout, 5,7 millions de chômeurs. 10 % de la population active.
Les médias parlent quasiment chaque mois, des chiffres du chômage, en légère augmentation surtout, diminution parfois, on commente ça comme on commente la météo, les rapportant aux évolutions mystérieuses de la croissance, rattachée à un contexte mondial sur lequel nous avons peu de prise, mais c'est toujours une manière de normaliser, de banaliser le chômage, d'en faire une réalité inévitable sur laquelle nous n'avons guère de prise, en esquivant le scandale de ce que cela représente en termes de licenciement abusif, de politique financière qui jette les salariés comme des kleenex, d'abandon des classes populaires, de souffrances pour les individus et les familles. 
Un chômage qui tue (14 000 décès par an imputable au chômage et à ses maux : anxiété, stress, hypertension, dépression, addictions…), qui désespère, qui plonge dans la pauvreté, qui paralyse, tétanise…
Le chômage de longue durée a été multiplié par deux entre 2008 et 2015 : de 2,5 % à 4,3 %. Les allers-retours entre emploi et chômage concernent 6 actifs sur 10 dans le même temps.
 
86 % des embauches aujourd'hui se font en CDD. On est en train de changer d'époque, grâce aux Macron et consorts, serviteurs zélés des intérêts capitalistes. Actuellement le CDI concerne encore 85 % des salariés même si en facilitant la rupture des CDI et les licenciements, on l'a en partie vidé de son contenu.
 
Dans le Finistère, il y avait en 2015 44 170 chômeurs de catégories A, 72 950 chômeurs de catégérie A, B, C. Chômage en augmentation forte sur les deux catégories. Un chômeur sur 4 dans le 29 a plus de 50 ans. Le chômage de longue durée s'est accru de 13,5 % en un an. Cela concerne tout de même 45 % des demandeurs d'emplois du département. Et 25 % d'entre eux touchent moins de 625€.
 
Sur le plan national, plusieurs phénomènes se conjuguent pour expliquer la stagnation ou l'augmentation du taux de chômage :
 
- 1. le chômage arrange les capitalistes : il permet de faire pression sur les salaires, les conditions de travail, d'installer la peur chez les salariés, de décourager les luttes et les exigences. Cette pseudo « crise » installée soi-disant depuis le choc pétrolier des années 1970 est en réalité une nouvelle phase, plus brutale de domination du capitalisme financier. Ce n'est évidemment pas la crise pour tout le monde, on a qu'a songé aux 35 milliards de dividendes versés aux actionnaires cette année en France.
 
- 2. la politique d'austérité est en réalité un transfert des dépenses publiques et sociales vers les profits privés et une politique de destruction de l'emploi public :
 
Pour exemples :
 
A la poste, c'est 7352 emplois qui ont été détruits en 2014, + de 5000 chaque année : on est passé de 13000 bureaux de poste dans les années 80 à 3000 aujourd'hui
 
A la SNCF, suppression de 30 000 emplois de cheminots depuis 2003
 
L'austérité , c'est aussi un manque de relance économique liée à la baisse de l'investissement public, au pouvoir d'achat des ménages en berne, à la hausse de la fiscalité sur les petits qui consomment au bénéfice des gros qui épargnent et sont sur d'autres circuits de consommation ostentatoire.
 
- 3. délocalisations liées à l'insertion dans une politique de libre-échange et de division mondiale du travail, portée notamment par l'Union Européenne qui a mené des politiques violemment opposées aux intérêts des classes populaires.
 
- 4. poids du coût du capital et de l'économie financière au détriment de l'investissement productif et de l'emploi :
 
En France, la désindustrialisation,c'est 620 fermetures d'usines entre 2009 et 2015. Depuis 2009, 168 458 emplois dans l'industrie manufacturière ont disparu.
 
Dans le pays de Morlaix, le taux de chômage (9,7%) est identique au taux national, plus important que dans les pays de Carhaix, Quimper, Brest.
 
Il est amplifié encore avec la crise de l'agro-alimentaire : 900 emplois perdus chez Gad en 2013, 400 emplois perdus chez Marine Harvest en 2013, aujourd'hui les emplois des Viviers de la Méloine et de Tilly presque condamnés.
 
Quelles propositions le Front de Gauche peut-il avancer et mettre en débat pour les prochaines élections présidentielles et législatives ?
 
- D'abord, car sans cela rien n'est possible, la remise en cause du cadre libéral et austéritaire des traités européens existants, la relance de nouveaux traités pour que l'Europe cesse de se mettre au service du monde de la finance contre les peuples. Cela suppose de la désobéissance aux traités européens sans doute, mais aussi un travail de convergence entre les forces progressistes européennes, car le repli sur soi national ne changerait strictement rien sur le fond à la nature de la domination capitaliste.
 
- Développement des emplois via une politique d'investissement dans les nouveaux champs économiques porteurs d'avenir et de développement durable : les productions énergétiques alternatives, l'écologie… Et dans la santé, l'aide à la personne âgée en perte d'autonomie…
 
- Abrogation du CICE et de la loi travail.
 
- Travailler moins, être plus à travailler, travailler mieux : Réduction du temps de travail à 32h, retour à la retraite à 60 ans, pouvoirs nouveaux d'intervention et de contrôle aux salariés dans l'entreprise.
 
- Fin des suppressions d'emploi dans la fonction publique : la droite à l'inverse nous promet 300 000 fonctionnaires de moins (sur 5,6 millions).
 
- Statut social pour les jeunes, revenu garant d'autonomie.
 
- Lutte contre la normalisation du travail précaire, en intérim, des stages, contrats au rabais, services civiques pour les jeunes.
 
- Revalorisation significative des minima sociaux, des allocations chômage, du SMIC et des retraites.
 
- restauration des cotisations sociales versées par les entreprises (aujourd'hui, 200 milliards par an d'exonérations de cotisations sociales), lutte contre l'évasion fiscale, et contre l' injustice fiscale :
Pendant que la TVA augmentait avec Hollande et Valls, que l'impôt sur le revenu est peu progressif et représente une part trop faible de la fiscalité globale, dans le cadre du plafonnement de l'ISF, 1,077 milliard d'euros ont été reversés par les finances publiques aux plus riches en 2015.

Nos débats doivent nous permettre de faire le point sur la situation de l'emploi, des salariés et des chômeurs dans le pays de Morlaix, d'analyser les suites à donner au mouvement contre la loi travail, et de préciser des propositions concrètes pour donner une perspective au citoyen et un projet au Front de Gauche afin d'aborder les prochaines élections présidentielles et législatives. 

Réunion publique du Front de Gauche à Saint Pol de Léon sur "le travail, l'emploi, la précarité": Introduction d'Ismaël Dupont
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