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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 14:16
Rassemblement contre les expulsions de réfugiés à Calais ce mardi 24 octobre à Morlaix, et le samedi 29 octobre à Quimper
En réaction aux expulsions débutées aujourd'hui  à Calais, rassemblement ce soir 18h devant la mairie de Morlaix et samedi 15h devant la préfecture de Quimper.

 

« On est bien conscients que la « Jungle » est un lieu où les conditions de vie sont

 
 indignes et inhumaines et que ça ne peut pas durer. Mais on annonce des délais de
 
 démantèlement tellement courts qu'on ne peut pas penser que les droits seront
 
 respectés »
 
 
a déclaré à l'AFP Flor Tercero, présidente de l'Association des avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE).
 

Démantèlement de la jungle de Calais

 

 

Aujourd'hui, lundi 24 octobre, commence le démantèlement de la jungle de Calais.

Les modalités du démantèlement, présentées par le ministre de l'intérieur et la ministre du logement comme une opération humanitaire, ont été dénoncées par onze associations qui accompagnent les migrants de Calais dans leur vie quotidienne.

 

Nous sommes favorables à un accueil de qualité dans les CAO (centres d'accueil et d'orientation) pour les migrants qui en font la demande. Mais la précipitation dans laquelle s'effectue les départs nous inquiète.

 

Quand au sort réservé aux personnes qui font le choix de tenter le départ vers l'Angleterre, il est tout simplement inhumain. La préfète du Pas de Calais a indiqué que les forces de l'ordre interpelleront tous les migrants qui souhaitent absolument passer en Angleterre et refuseront donc de se rendre dans les CAO. Les réfractaires seront envoyés en centre de rétention. Ce qui signifie qu'ils pourront être renvoyés dans un pays dangereux qu'ils ont souvent quitté dans des conditions dramatiques.

 

La France doit oeuvrer pour que les demandeurs d'asile qui veulent s'établir en Angleterre y soient accueillis. Elle doit dénoncer les accords du Touquet et éviter un démantèlement qui va provoquer affrontements, répression et dispersion dans le Calaisis des migrants qui ont fait le choix du passage en Angleterre.

 

Lors du rassemblement qui a lieu le lundi 24 octobre à 18 heures devant la mairie de Morlaix , le collectif des personnes concernées par l'accueil des réfugiés et migrants du pays de Morlaix exprimera sa volonté de voir les migrants respectés dans leur droit de vivre en paix dans le lieu qu'ils ont choisi.

 

Collectif des personnes concernées par l'accueil des réfugiés et migrants du pays de Morlaix

 

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 14:04
Fraude fiscale: pomme de discorde entre le PCF et Apple (L'Humanité, 24 octobre)
Pomme de discorde entre le PCF et Apple
Evasion fiscale
SÉBASTIEN CRÉPEL
LUNDI, 24 OCTOBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Les communistes ont manifesté à Paris, samedi, pour que la firme paie les 13 milliards dus à l’Europe.

Apple est familier des attroupements devant ses magasins à chaque sortie d’un nouvel iPhone. Mais ce samedi après-midi, ce ne sont pas des consommateurs qui avaient rendez-vous près de l’AppleStore de Paris Opéra, mais des citoyens venus demander des comptes à la firme, à l’appel du Parti communiste. Motif : le champion de l’informatique et du téléphone mobile l’est aussi de la évasion fiscale à très grande échelle. La Commission européenne a ainsi réclamé cet été la somme de 13 milliards d’euros à la société, en réparation du manque à gagner pour les États généré par le rapatriement de ses bénéfices en Irlande, où elle a échappé en grande partie à l’impôt depuis 1991 grâce à un arrangement passé avec Dublin. « Vu le prix de ses produits, Apple a largement de quoi payer ses impôts. Ces entreprises doivent cesser de se penser au-dessus des lois », fulmine César, un lycéen parisien venu protester contre les pratiques de la multinationale.

Pour une fois, la décision des commissaires de Bruxelles fait l’unanimité chez les manifestants. Mais il faut qu’elle soit suivie d’effet. « L’Irlande refuse de récupérer cet argent. Il est pourtant d’abord dû aux citoyens, explique Nicolas Bonnet-Oulaldj, le président du groupe PCF-Front de gauche au Conseil de Paris. Tous les fiscalistes sont d’accord pour reconnaître que l’impôt pèse davantage sur les ménages que sur les entreprises », tandis que les services publics fournis aux usagers, eux, font les frais de l’austérité. « L’Europe pourrait récupérer cet argent au profit des peuples », poursuit l’élu, qui préconise avec son collègue Jean-Noël Aqua la création d’un « fonds européen » abondé notamment par les milliards d’Apple pour aider les États en difficulté et « l’investissement des collectivités ».

« Les entreprises comme Apple bénéficient des infrastructures publiques, elles doivent aussi les financer », appuie Xavier, retraité de la SNCF vivant à Colombes (Hauts-de-Seine) et qui plaide avec ses camarades communistes pour la fin du « verrou de Bercy », cette obligation d’obtenir l’aval du ministère des Finances avant toute poursuite des fraudeurs. « Les frères Bocquet ont montré dans leur livre (1) que l’évasion fiscale coûte chaque année plus de 1 000 milliards d’euros à l’Europe », ajoute Anne Sabourin, représentante du PCF au Parti de la gauche européenne (PGE). Pour elle, cette question doit être aussi « traitée à l’échelle européenne, avec l’implication des gouvernements ».

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 14:01
Espagne: les socialistes préfèrent la droite de Mariano Rajoy à l'alliance avec Unidos Podemos (L'Humanité, 24 octobre 2016)
Espagne : les socialistes préfèrent la droite
LUNDI, 24 OCTOBRE, 2016
HUMANITE.FR

Le Parti socialiste d'Espagne a choisi de laisser la droite de Mariano Rajoy revenir au pouvoir. Par peur d'Unidos Podemos, le PSOE s’abstiendra lors du vote de confiance pour laisser la droite, minoritaire, poursuivre sa politique conservatrice.

Le roi d'Espagne a donc entamé ce lundi les consultations avant de confier au conservateur Mariano Rajoy la formation d'un nouveau gouvernement. Il se présentera alors devant le Parlement, où il est assuré d'être investi avec le soutien des 137 députés de son Parti populaire (PP) et des 32 libéraux de Ciudadanos, grâce à l'abstention des 85 élus socialistes.

Sans majorité au Parlement Rajoy aura les mains liées. Le Parti socialiste (PSOE) laisse la droite gouverner mais incarner l'opposition, et ne pas la laisser à l’alliance Unidos Podemos. Mais surtout le PSOE avait le pouvoir de déclencher de nouvelles législatives, les troisièmes, lors desquelles les socialistes risquaient une sacré déroute électorale. "La répétition des élections serait nuisible aux intérêts de l'Espagne et des Espagnols" essaye de se justifier le parti. Le comité fédéral du PSOE, qui fixe la ligne du parti entre les congrès, a pris sa décision après un débat bien ordonné, contrairement aux invectives et aux menaces de la réunion chaotique du 1er octobre, qui a abouti à la démission forcée du secrétaire général du parti, Pedro Sanchez. Celui-ci refusait catégoriquement de laisser le conservateur Mariano Rajoy se maintenir au pouvoir, après un premier mandat marqué par les scandales de corruption, la volonté de limiter l’IVG et des inégalités croissantes. Les socialistes ont pourtant préféré Rajoy plutôt que de risquer un résultat électoral encore plus humiliant qu'en décembre 2015 et en juin 2016. Avec une ligne bien à gauche et sans compromission, l’alliance entre Izquiedra-Unida et Podemos pourrait les dépasser.

Le Parti populaire (PP) avait remporté de peu ces deux derniers scrutins, mais sans majorité absolue et sans alliés. Le PSOE préfère l’opposition et espère des concessions de la droite sans majorité, plutôt que de gouverner fermement à gauche.
Malgré le vote de dimanche, certains députés PSOE, notamment les catalans, refusent de se plier à la discipline de parti. "Nous désobéissons, et nous sommes prêts à en assumer les conséquences", a déclaré lundi à la radio leur chef, Miquel Iceta.
Ils accusent le PP d'être responsable de la montée de l'indépendantisme et dénoncent le divorce entre les organes dirigeants du parti et les militants, plus favorables au "non à Rajoy".
Pablo Iglesias a déclaré dès dimanche soir que "les masques sont tombés", dénonçant la formation d'une "grande coalition" entre les socialistes et la droite.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 13:58
Des réfugiés syriens de 15 ans exploités dans des usines textiles turques fabriquant des vêtements pour les grandes marques européennes
Des réfugiés syriens de 15 ans exploités dans des usines turques
LUNDI, 24 OCTOBRE, 2016
HUMANITE.FR

Des adolescents syriens réfugiés en Turquie sont exploités 12 heures par jours et pour un salaire de misère dans des usines textiles fabriquant des vêtements pour de grandes marques européennes. La BBC va diffuser un documentaire explosif ce lundi soir à ce propos.

Les images montrent de jeunes Syriens âgés de 15 ans et qui travaillent des journées entières pour des salaires dérisoires, confectionnant ou repassant des vêtements livrés acheminés en Grande-Bretagne.
Certains réfugiés travaillaient jusqu'à 12 heures par jour sur un site de production de jeans pour les marques Zara, propriété de l'espagnol Inditex, et Mango. Les enfants utilisent des produits chimiques sans protection adéquate. Les salaires sont bien inférieurs au Smic turc : à peine plus d’un euros de l’heure.

La Turquie compte de très nombreuses usines de vêtements. Le pays est proche de l’Europe et les livraisons dans les boutiques sont ainsi rapides. Mais avec l’arrivée de 3 millions de réfugiés, l’exploitation illégale de Syriens dans les usines devient préoccupante. Dans un atelier d’Istanbul, sous-traitant pour les pyjamas Next, les journalistes de la BBC auraient trouvé des enfants de 10 ans, travaillant auprès d’adultes dans des conditions déplorables.

Un représentant de Marks & Spencer a fait part de sa stupéfaction auprès de la BBC, assurant que les recherches menées par le distributeur britannique n'avaient pas mis en lumière la présence de travailleurs syriens dans les usines des sous-traitants du groupe. "Nous sommes choqués par ces révélations qui sont graves et inacceptables." La défense des marques reste la même : ce sont des sous-traitants, on ne savait pas.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 13:55
Camille Lainé (MJCF) et Pierre Laurent (PCF) rendent hommage aux 27 fusillés dans la carrière de la Sablière. Photo : Patrice Morel

Camille Lainé (MJCF) et Pierre Laurent (PCF) rendent hommage aux 27 fusillés dans la carrière de la Sablière. Photo : Patrice Morel

À Châteaubriant, des appels à « être dignes » des 27 fusillés de 1941
COMMÉMORATION
GÉRALD ROSSI
LUNDI, 24 OCTOBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Sur le site de la Sablière, plusieurs centaines de personnes ont rendu hommage, hier, en présence de personnalités comme Pierre Laurent (PCF), Philippe Martinez (CGT), ou encore le secrétaire d’État Jean-Marc Todeschini, aux 27 otages assassinés par les nazis, il y a 75 ans.

 

Châteaubriant (Loire-Atlantique), envoyé spécial.

Le souvenir est toujours vif. En dépit d’une météo particulièrement médiocre, c’est un public à la fois attentif, ému et combatif, qui a participé hier à la cérémonie marquant le 75e anniversaire de l’exécution de 27 otages par l’armée allemande, le 22 octobre 1941, dans la carrière de la Sablière, à Châteaubriant (Loire-Atlantique). Ce jour-là, à 15 h 50, 16 heures et 16 h 30, trois salves ont ôté la vie à ces jeunes hommes morts en chantant la Marseillaise, après avoir refusé de se laisser bander les yeux. Le même jour, 16 otages ont été exécutés à Nantes, au champ de tir du Bêle, et cinq autres au Mont-Valérien. « Leur massacre est le départ des exécutions massives perpétrées à titre de représailles par les Allemands », rappelle un fascicule édité par le ministère de la Défense.

Samedi, une nouvelle stèle devait être inaugurée sur le terrain du camp de Choisel, qui, qui a compté jusqu’à 45 000 prisonniers, était le plus important centre d’enfermement de Châteaubriant. Les cérémonies organisées sous l’égide de l’Amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt, présidée par l’ancienne résistante Odette Nilès, étaient marquées cette année par la présence de Pierre Laurent et Philippe Martinez, respectivement dirigeants du PCF et de la CGT, du secrétaire d’État à la Mémoire et aux Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini, ou encore du directeur de l’Humanité et député au Parlement européen, Patrick Le Hyaric.

« Soyons dignes d’eux »

En marge du défilé qui a conduit les participants du rond-point Fernand-Grenier à la carrière, avec dépôts de gerbes de fleurs, nombreux sont ceux qui ont tenu à se recueillir devant les stèles portant les noms et la photo des 27, dont Claude Lalet, « 21 ans, de Paris, étudiant » ; Jules Auffret, « 29 ans, maire adjoint communiste de Bondy (Seine-Saint-Denis) », ou encore Guy Môquet, « 17 ans, de Paris, étudiant, militant de la Jeunesse communiste clandestine ». Dans la foule, parmi les autocollants de la CGT, du PCF, du Mouvement jeunes communistes de France (MJCF), de nombreux badges sont arborés reproduisant le monument érigé dans la carrière avec la mention sobre mais chargée de sens : « Soyons dignes d’eux. »

Un message que Pierre Laurent a relayé à son tour : « Nous n’avons pas le droit d’oublier le crime, ni ceux qui en ont été les acteurs, nous sommes là en mémoire de nos frères. » Le secrétaire national du PCF a évoqué « ces hommes qui ont rallumé les étoiles de la fraternité humaine » et « qui ne voulaient renoncer ni à leur humanité, dans leur diversité, ni à l’humanité du monde ». Accompagné à la tribune par Camille Lainé, secrétaire générale du MJCF, Pierre Laurent a insisté sur la toujours actuelle « détermination qu’il faut démultiplier pour déjouer les scénarios du pire ». « Allons nous plier ou résister ? » a-t-il interrogé, dénonçant la criminalisation des syndicalistes, car « ce n’est pas un honneur à la mémoire » de ceux célébrés ce 23 octobre. Pierre Laurent a alors « renouvelé l’appel au rassemblement des hommes et des femmes de progrès » dans la perspective des prochaines échéances. « Nous devons ensemble construire un monde de fraternité » contre les exclusions, la xénophobie, a-t-il invité, en lançant : « Oui, nous serons unis pour revendiquer le droit à la paix et au bonheur. »

Philippe Martinez a lui aussi salué « ces militants exemplaires dont la mémoire ne peut pas s’effacer ». En dénonçant « la haine de l’autre », le secrétaire général de la CGT a fustigé « un FN qui parfois séduit avec ses idées simplistes, alors qu’il ne peut y avoir aucune place pour la xénophobie dans notre pays ». Pour lui, le « combat » à mener est celui pour « accentuer encore (les) actions pour être des héritiers fidèles » des 27. « Nous comptons sur cette jeunesse, ici présente, pour mener ce combat », a-t-il poursuivi.

Avant le spectacle au cours duquel des bénévoles, dont de nombreux jeunes communistes, ont incarné les 27, Jean-Marc Todeschini, concluant l’hommage, a rappelé lui aussi que « le choix des otages ne s’est pas fait pas hasard. Ils étaient syndicalistes, ils étaient communistes ». « Leur combat demeure. (...) Puisse cette confiance en l’avenir nous inspirer pour les défis à venir », a insisté le secrétaire d’État à la Mémoire et aux Anciens combattants, qui a annoncé le versement d’une aide de 110 000 euros à l’Amicale de Châteaubriant pour faire vivre cette mémoire.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 12:45
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 12:30
Patrick Le Hyaric. "Il faut maintenant déchirer le CETA"
PATRICK LE HYARIC
VENDREDI, 21 OCTOBRE, 2016
HUMANITE.FR
 

Déclaration de Patrick Le Hyaric, Député Européen, directeur de L’Humanité

Ainsi, malgré les pressions de toutes sortes, le gouvernement de Wallonie a tenu bon et refuse de donner son accord au traité de libre-échange avec le Canada négocié depuis des années dans le plus grand secret. La Commission européenne a  choisi une fois de plus le passage en force, refusant même de négocier sur les points soulevés par M. Magnette, Ministre-Président de Wallonie.
 
Aujourd’hui une situation nouvelle se crée. Il n’est pas possible de tenir le sommet de l’Union européenne prévu jeudi prochain pour la signature de ce texte. C’est une première victoire de celles et ceux qui refusent ce traité ultralibéral qui abaisserait toutes les normes sociales, sanitaires et environnementales, tout en créant un droit des affaires contre les droits humains.
 
Nous refusons toute pression, toute mesure de rétorsion contre la Wallonie dans l’octroi des crédits européens. 
Le combat n’est pas terminé. Le Conseil et la Commission européenne vont tout tenter pour faire avaliser ce traité, y compris en essayant sa mise en œuvre provisoire. L’attitude des élus de Wallonie oblige maintenant à ouvrir un vrai débat sur les contenus de ce texte dont la teneur est cachée au plus grand nombre alors qu’il aura de redoutables conséquences sur la vie quotidienne de chacune et chacun.
 
Pour l’intérêt général et la démocratie nous nous y attacherons.
 
 
Patrick Le Hyaric: "Il faut maintenant déchirer le CETA"
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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 12:14
SUICIDES À LA POSTE : LE CLIMAT SOCIAL MIS EN CAUSE

Alors qu’une factrice de 34 ans a tenté de se suicider sur son lieu de travail en début de semaine, 8 cabinets d’experts en santé et travail dénoncent un climat social qui n’a cessé de se détériorer depuis 2012 au sein de La Poste et un refus du dialogue social par la direction. Ils ont adressé une lettre ouverte à Philippe Wahl, PDG du groupe, pour l’enjoindre à prendre ses responsabilités.

C'est une démarche pour le moins inhabituelle. Huit cabinets d'expertise en santé et travail agréés et indépendants (1) ont adressé, le 13 octobre, une lettre ouverte au PDG de La Poste, Philippe Wahl. Ils dénoncent une "dégradation rapide de l'état de santé des agents" et "un refus du dialogue social", évoquant même "des cas de suicide au travail".

Une façon de sonner l'alarme, alors que cette semaine encore, une factrice âgée de 34 ans a tenté de mettre fin à ses jours en avalant des médicaments dans le bureau de poste central de Montpellier. Elle faisait l'objet d'une procédure disciplinaire pour avoir pris sa pause déjeuner pendant sa tournée.

Avant elle, un postier de 53 ans s'était pendu cet été dans le Doubs, après 34 ans de bons et loyaux services. Il expliquait dans une lettre que La Poste avait "petit à petit détruit ses employés, les vrais postiers, ceux qui avaient le contact avec les gens".

 

"Une logique purement taylorienne"

 

Les experts qui mènent des études sur l'état des conditions de travail et les conséquences potentielles de réorganisations à la demande des CHSCT (comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) critiquent les "réorganisations permanentes qui réduisent les effectifs et soumettent les agents à des cadences accélérées". Ils évoquent une "aggravation de la pénibilité physique dans une logique purement taylorienne", des "situations de détresse individuelle", de "fréquents conflits ouverts entre agents", "un climat social dégradé"et "un mépris vis-à-vis des instances représentatives du personnel".

"Les conséquences en termes de santé au travail sont d'ores et déjà dramatiques : le groupe La Poste continue de rencontrer des cas de suicide au travail", écrivent les cabinets d'expertise. Depuis la vague de suicides de 2012, neuf employés se seraient suicidés pour des raisons professionnelles. La direction n'en reconnaissant "que" trois.

Par ailleurs, les experts dénoncent des "entraves [...] à leur travail" et "une absence de prise en compte de leurs alertes".

 

66 expertises en 2015

 

Dans un communiqué daté du 19 octobre, La Poste annonce l'ouverture prochaine d'une négociation nationale sur les métiers et les conditions de travail des facteurs et des encadrants de la branche Services-Courrier-Colis. "L'enjeu de cette nouvelle négociation sera de travailler à l'amélioration des conditions de travail des facteurs et des agents courrier", peut-on lire.

Interrogé par l'AFP, le groupe dit avoir pris connaissance de cette lettre "avec beaucoup de sérieux" et vouloir proposer de rencontrer les experts. "La politique de La Poste est de contribuer à la bonne réalisation des expertises votées par les CHSCT et de tenir compte de leurs conclusions", explique La Poste, disant compter "748 CHSCT qui ont demandé la réalisation de 66 expertises en 2015 sur tout le territoire (il y en avait 103 en 2013)". Tout en précisant que "sur les huit cabinets d'expertise signataires de la lettre, quatre n'ont réalisé aucune expertise à La Poste en 2015. Les 4 autres ont réalisé 10 expertises locales à La Poste en 2015".

À Montpellier, un CHSCT extraordinaire s'est réuni et a décidé de diligenter une enquête.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 12:06
Photo Ouest-France Concarneau, 22 octobre 2016 : La seconde partie de la cérémonie s'est déroulée au lycée Pierre Guéguin. | Ouest-France

Photo Ouest-France Concarneau, 22 octobre 2016 : La seconde partie de la cérémonie s'est déroulée au lycée Pierre Guéguin. | Ouest-France

Il y a 75 ans, le 22 octobre 1941, le Concarnois Pierre Guéguin et le Tréguncois Marc Bourhis étaient, avec 25 autres otages, fusillés à Chateaubriant après l’assassinat d’un officier allemand par un jeune Nantais.

Un hommage matinal a été rendu samedi à Pierre Guéguin et à Marc Bourhis au cimetière de Concarneau et au lycée Pierre Guéguin. Élus, porte-drapeaux des associations patriotiques et Concarnois à l’issue du dépôt de gerbe se sont recueillis sur la tombe des fusillés.

Le 22 octobre 1941, 27 patriotes dont Pierre Guéguin, l’ancien maire de Concarneau et conseiller général, Marc Bourhis, instituteur à Trégunc, tombèrent sous les balles des nazis à Châteaubriant. Ces exécutions faisaient suite à la mort du responsable des troupes d’occupation de la région nantaise, le lieutenant-colonel Holtz, abattu, le 20 octobre, par deux jeunes résistants communistes. Parmi les fusillés de Châteaubriant, il y avait également Guy Môquet.

Une époque où « s’installait une nouvelle pratique barbare de la terreur nazie, un régime de terreur accompagné par l’état collaborateur de Vichy, a rappelé  Christian Colimard, du comité du souvenir des fusillés de Châteaubriant. Pierre Guéguin, Marc Bourhis en furent victimes au motif qu’ils étaient militants antifascistes d’avant même l’Occupation. Ce sont des dimensions qu’il faut garder à l’esprit en leur rendant hommage. Des dimensions à mettre en regard des tentatives de les extraire de nos mémoires, comme pour mieux effacer ces pages de l’histoire, jusqu’à en nier la leçon essentielle qu’incarnaient Pierre Guéguin et Marc Bourhis inscrite sur de nombreux monuments : maudite soit la guerre. Leçon à réapprendre en ces temps où les discours sont construits sur un registre de résurgence de soif d’autorité qui s’imposerait par tous les moyens, y compris militaires. La dimension pacifiste célébrée à travers cet hommage est une note discordante dans ce concert. Nous l’assumons. »

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 12:00
Ceta: lettre ouverte de soutiens de parlementaires européens aux parlements de Wallonie et de Wallonie-Bruxelles
CETA : Lettre ouverte de soutien aux Parlements de Wallonie et de Wallonie-Bruxelles

lundi 24 octobre 2016

Quatre-vingt huit députés au Parlement européens, de gauche et écologiste, regroupés au sein de « Progressive Caucus » apportent leur soutien aux Parlements de Wallonie et de Wallonie-Bruxelles pour leur opposition au CETA.

 
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