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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:18
Zéro fermeture de bureaux de poste dans le pays de Morlaix: voeu présenté au Conseil Communautaire du 13 février 2017 par Ismaël Dupont

Vœu qu'Ismaël Dupont, élu communautaire Front de Gauche de Morlaix, demande à pouvoir être présenté et soumis au vote au conseil de communauté du lundi 13 février 2017.

 
Nous refusons la fermeture des bureaux de poste dans le pays de Morlaix
 
Le 2 février dernier, le chef d'établissement de la poste à Morlaix annonçait aux salariés un nouveau plan de réorganisation drastique des bureaux de poste, après celui de 2010-2011 qui avait occasionné une longue grève des salariés pour défendre le service public postal.
Cette fois-ci, la société anonyme La Poste dont l'actionnaire principal est l’État mais qui est gérée comme une entreprise privée avec des objectifs de rentabilité qui marginalisent les missions de services publics traditionnelles, a décidé de supprimer le bureau de Poste de La Boissière qui emploie deux agents fonctionnaires de La Poste en externalisant l'activité si possible auprès d'un commerçant, le bureau de poste se transformant en relais commerçant.
Celui-ci évidemment ne pourrait dispenser les mêmes services bancaires, n'ayant pas accès aux comptes des clients, ne pouvant faire des retraits excédant 150 euros, ne pouvant garantir la même confidentialité et les mêmes activités de conseil. Or, la banque postale, du fait de son statut encore récent de services publics et de ses tarifs encore attractifs, est perçue comme une banque d'intérêt général fréquentée par les catégories populaires et les personnes âgées notamment.  
Ce plan de réorganisation annoncé le 2 février 2017 prévoit aussi la suppression des bureaux de poste de Taulé, de Plourin-les-Morlaix, de Plouigneau, avec un transfert possible, dans le cadre d'une négociation et si les communes concernées l'acceptent, des charges vers les communes pour créer des Agences Postales Communales, ou alors une création de relais commerçants. A chaque fois, la Poste externalise et se décharge des activités de service public les moins rentables.
Le contrat de présence postale négocié au niveau national entre la direction de la poste, le gouvernement et l'Association des Maires de France, prévoyait une multiplication des partenariats, agences postales communales ou relais commerçants remplaçant progressivement des bureaux de poste, qui ne représentent aujourd'hui plus que 54 % des points de vente, et supprimait le droit de veto du maire et du conseil municipal pour la suppression des bureaux de poste.
La Poste a reçu pourtant ces dernières années 300 millions d'euros dans le cadre du CICE, tout cela pour détruire année après année des emplois (entre 3500 et 5000 emplois supprimés par an, avec des tournées de plus en plus impossibles pour les facteurs) et privilégier la rentabilité financière. 
 
Nous élus de Morlaix Communauté, confrontés aux risques de désertification des bourgs et des quartiers, aux besoins de services publics et de services au public de la population, à la réduction des marges de manœuvre budgétaires communales, réclamons le maintien des bureaux de poste concernés par le plan de restructuration sur le pays de Morlaix : le bureau de poste de La Boissière à Morlaix, de Plouigneau, de Plourin les Morlaix, de Taulé.
 
 
 

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:18
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Le lundi 13 février aura lieu le prochain Conseil Communautaire de Morlaix-Co à la CCI de Morlaix, à 18h. 

Avant ceux des lundi 20 et 27 mars 2017. 

On y discutera entre autres choses du rapport d'orientation budgétaire 2017. 

Ordre du jour: 

- Rapport d'orientation budgétaire

- convention de gestion de la halle Jézequel avec la commune de Garlan

- convention de délégation de service public pour la gestion et l'exploitation de l'espace aquatique communautaire - désignation du délégataire

- commission d'appel d'offres mixte Morlaix-Communauté-Lannion Trégor Communauté -désignation des représentants de Morlaix-Co pour la ligne 30 Morlaix-Lannion

- Programme d'accès à l'emploi titulaire et modalités d'organisation de la "sélection professionnelle"

- Création des astreintes Service Eau et Assainissement

- Organigramme des services. Tableau des emplois et créations de poste

- Substitution de la société Capitaine Houat SAS par la société Global Seafood SAS au port de Primel (contrat d'occupation du sîte)

- dispositif 2016 d'aide financière à la destruction de nids de frelons asiatiques

- Schéma territorial des ZAE (zones d'activités économiques): plan de financement

- Bilan 2016 du Foncier économique de Morlaix-Co

- Bilan des aides économiques 2016 (Jeunes agriculteurs, immobilier d'entreprise, et commerce en milieu rural)   

Le prochain Conseil Municipal de Morlaix est fixé lui le jeudi 16 Mars, à 18h30. 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:08
12 février 1934: acte fondateur du Front Populaire, naissance d'un front unique ouvrier contre le fascisme
12 février 1934: acte fondateur du Front Populaire, naissance d'un front unique ouvrier contre le fascisme

Le 9 février 1934, à l'appel du PCF et de la CGT-U, a lieu un rassemblement place de la République contre le fascisme dont le danger est apparu imminent avec la manifestation des ligues le 6 février.  La SFIO préfère, quant à elle, relayer par une manifestation l'appel à la grève générale de la CGT pour le 12 février. Le PCF décide de se joindre à cette manifestation en plaçant le long du cortège des groupes de militants et des orateurs pour attirer des socialistes. Or, conscient du danger fasciste imminent, le peuple de gauche va déjouer le scénario établi. Communistes et socialistes vont défiler côte à côte aux cris d'unité. Cette manifestation unitaire, contre les décisions d'état major et des directions politiques et malgré les très forts ressentiments entre ces deux familles politiques de gauche séparées depuis seulement 15 ans, va être le début d'un front unique ouvrier contre le fascisme, pour les libertés démocratiques et pour assurer la paix humaine. Le 12 février 1934 est l'acte fondateur du Front populaire.

 

Le Front Populaire dans le Finistère: C'était 1936, le Front Populaire vu de Bretagne

"C'était 1936 - Le Front Populaire en Bretagne" - un livre collectif à acquérir de toute urgence! (Le Télégramme, 16 décembre 2016)

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:00
"Un local pour les Utopistes en action?": Question orale que Ismaël Dupont a déposé pour le Conseil de Communauté du lundi 13 février à Morlaix

Question Orale : un local pour les « Utopistes en action » ?

L'association « Les Utopistes en action » abat un gros travail et fédère de multiples énergies pour organiser des friperies solidaires partout sur le territoire, pour collecter des vêtements et d'autres fournitures de première nécessité pour les réfugiés, sans-abris et démunis de tout, qu'ils soient présents sur le territoire, à Calais, ou à Paris, organisant plusieurs convois, 5 ou 6 depuis un an, vers Calais ou Paris et suscitant d'innombrables manifestations de solidarité vis-à-vis des réfugiés et migrants de citoyens de la région de Morlaix.

Depuis plusieurs mois, en assistant aux Conseils Communautaires, s'entretenant avec les élus, communiquant avec la presse, le groupe des « Utopistes en action » demande un appui de la Communauté d'agglomération et des élus des communes de Morlaix-Communauté pour accéder à un nouveau local d'environ 300 m² qui permettrait de mettre à l'abri les vêtements donnés, d'organiser une friperie permanente, et de faciliter le tri des vêtements pour leur distribution.

Aujourd'hui, le hangar privé dont les Utopistes dispose est saturé et ne permet ni de trier convenablement les vêtements, ni d'assurer des services de friperie sur place.

Les « Utopistes en action » qui ont organisé avec succès le « Festival des Utopies » le 17 septembre au Cloître-Saint-Thégonnec l'année dernière en fédérant plusieurs dizaines d'associations et de collectifs ont fait la preuve de leur capacité à travailler avec d'autres associations qui viennent en aide aux migrants et aux plus démunis : Secours Populaire, Comité de Chômeurs, Chiffonniers de la joie, Restos du cœur...

Ils souhaiteraient qu'en cas de possibilité d'accéder à un nouveau local, soit par une mise à disposition de bâtiments communautaires,  soit par un co-financement de Morlaix-Communauté, sachant qu'ils peuvent avoir aussi un apport financier propre, celui-ci puisse servir aussi de lieu d'échange et de concertation pour toutes les associations et collectifs qui travaillent dans la solidarité avec les plus démunis, et les migrants et réfugiés.

Dans le cadre des compétences de la Communauté d'agglomération en terme de cohésion sociale, n'est-il pas temps de rechercher activement une solution pour que les Utopistes en action puissent accéder à un local adapté à leurs ambitions et à l'intérêt public et social indéniable du travail qu'ils réalisent. Où en est la réflexion de l'exécutif de Morlaix-Communauté sur ce sujet ?

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 20:57

Le tract du collectif STOP TAFTA appelant à cette manif contre CETA.

Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg
Quelques photos du rassemblement contre CETA samedi 11 février à Brest, place de Strasbourg

Avec d'autres militants brestois et finistériens, quatre candidats communistes aux législatives dans le Finistère étaient présents hier à la manif (organisée par le collectif Stop Tafta) contre CETA hier à Brest avant le vote du Parlement Européen: Jacqueline Héré ( Brest), Jean-Paul Cam (Brest Rural), Maxime Paul (Centre-Finistère-Crozon- Ouessant) et Ismaël Dupont. 

Nous avons rappelé le vote des parlementaires français la semaine passée, sur une proposition de loi des députés du PCF et du Front de Gauche, contre CETA, cela contre l'avis du gouvernement.

 

Pour un référendum sur le CETA - Communiqué du MODEF

jeudi 9 février 2017

Dans un communiqué la Confédération Syndicale Agricole des exploitants familiaux (MODEF) se réjouit que l’Assemblée Nationale ait adopté le 2 février une résolution européenne des députés du Front de Gauche sur le traité de libre-échange signé entre l’Union Européenne et le Canada le CETA. La résolution exige de consulter en urgence le Parlement avant la mise en œuvre provisoire du CETA prévu le 1er mars et d’autre part de soumettre sa ratification à la volonté populaire par l’organisation d’un référendum.

Le CETA serait catastrophique pour les exploitants français. En effet, les droits de douane seraient supprimés et 92 % des biens agricoles seraient concernés.

Cette suppression des droits de douane couplée à l’adoption de quotas d’importations de viande bovine et porcine c’est-à-dire 65 000 tonnes de viande bovine et 75 000 tonnes de viande porcine par an suscitent de nombreuses inquiétudes dans le contexte actuel de crise de nos filières d’élevage en France.

Ce traité aurait des effets très négatifs sur notre environnement, notre Agriculture, nos territoires ruraux, nos emplois et surtout notre santé.

Ce traité représente une menace pour l’Agriculture française et européenne.

Le principe de précaution n’existe pas au Canada c’est-à-dire on pourra retrouver des céréales OGM et de la viande hormonée dans nos assiettes.

Le MODEF souligne le manque de reconnaissance des produits certifiés français. Or, ce sont plus de 1 400 indications géographiques protégées qui sont actuellement reconnues par l’U.E.

Le CETA va porter un coup fatal à ce qui reste de souveraineté alimentaire européenne.

En ouvrant totalement ses frontières, l’Union Européenne va importer aussi le modèle américain et canadien avec toutes ses conséquences sanitaires, environnementales et culturelles.

Par exemple, les produits laitiers canadiens entreront librement en Europe, sans droit de douane, alors que l’Europe est en pleine crise laitière ! En ce qui concerne l’Agriculture, ces accords menacent directement la qualité de notre alimentation et la vitalité de nos territoires.

Le MODEF s’inquiète des conséquences du TAFTA et du CETA et appelle les sénateurs et les députés français à défendre et à protéger l’Agriculture familiale. Le MODEF revendique un référendum avant les élections présidentielles pour soumettre la ratification du CETA. Le MODEF organisera une marche dans les semaines à venir pour dénoncer l’impact du CETA sur notre Agriculture française de qualité et respectueuse des femmes et des hommes.

 

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 20:56
Brest. Un rassemblement contre le traité de libre-échange Ceta (Ouest-France, 11 février 2017)

Le parlement européen doit se prononcer mercredi 15 février sur cet projet d’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Ce samedi, faute de pouvoir aller à Strasbourg pour le dénoncer, une cinquantaine d’opposants sont montés place de Strasbourg !

Place de Strasbourg, à Brest, le rassemblement a été organisé par un collectif de syndicats, d’associations et de partis politiques appelé "Stop Tafta Ceta Cisa" du Pays de Brest. Les opposants dénoncent des traités commerciaux perçus comme trop libéraux, "contre la démocratie, contre les travailleurs et contre l’environnement".

Le Ceta sera présenté au parlement européen mercredi 15 février. Récemment, il a connu un petit empêchement en raison d’une opposition de la Wallonie belge. " Il n’a pas été modifié dans le fond, regrette Monique Le Guillou, d’Attac. Nous demandons aux députés européens de refuser cet accord taillé sur mesure pour les multinationales au seul profit des actionnaires !"

 

Selon Monique Le Guillou, "l’accord ne reconnaît pas le principe de précaution environnemental qui est une particularité européenne"; il "favoriserait les très grosses exploitations agricoles"; il "détruirait des centaines de milliers d’emplois"; il entraînerait une "libéralisation des services publics".

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 20:40
11 février 1990: Libération de Nelson Mandela (Robert Clément)

11 février 1990 : Libération de Nelson Mandéla
Il y a vingt sept ans, Nelson Mandela, le leader du Congrès national africain (ANC), symbole de la lutte contre le pouvoir ségrégationniste blanc, sortait enfin libre du bagne de Robben Island. 
Le 15 octobre 1989, sept compagnons de Nelson Mandela emprisonnés avec lui dans le sinistre bagne de Robben Island, au large de la ville du Cap, sont libérés par le pouvoir de l'apartheid. « Je savais que je n'aurai plus longtemps à attendre'», écrit Mandela dans son autobiographie, Un long chemin vers la liberté. De fait, le 11février 1990, il y a vingt ans jour pour jour, le leader du Congrès national africain (ANC), symbole de la lutte contre le pouvoir ségrégationniste blanc, sort de sa prison. Une libération fêtée dans le monde entier par tous ceux qui se sont mobilisés depuis des années parce que c'est la première grande victoire contre ce régime honni, soutenu presque jusqu'au bout par les «démocraties occidentales».
Lui dont on ne connaissait que quelques photos réalisées dans les années cinquante, alors qu'il n'avait que la quarantaine, stupéfait le monde entier, ému, avec sa chevelure grisonnante. Mais avec le recul, ce qui a sans doute le plus surpris lorsqu'on l'a vu avec, à ses côtés, celle qui était encore son épouse, Winnie, c'est la dignité de cet homme que le pouvoir blanc ne voulait pas seulement faire plier: il voulait le briser. Il n'y parviendra pas. En avril 1964, déjà emprisonné (il a été arrêté le 5 août 1962), devant ses juges qui le condamneront à la perpétuité, Mandela déclare : « J'ai combattu la domination blanche, j'ai combattu la domination noire. J'ai chéri l'idée d'une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. C'est un idéal pour lequel j'espère vivre et atteindre. Mais s'il en était besoin, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. » Nelson Mandéla est décédé le 5 décembre 2013.

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 20:36
Guerlesquin. Au Roudour, la suppression de classe ne passe pas
Parents d'élèves et élus se sont rassemblés pour dire non à la suppression d'une classe, hier matin.
Parents d'élèves et élus se sont rassemblés pour dire non à la suppression d'une classe, hier matin. | Ouest-France

Les élus et parents d’élèves sont en désaccord avec l’inspection académique au sujet du nombre d’élèves prévu à la rentrée prochaine. Depuis le début de la semaine, ils se mobilisent.

Les règles d’arithmétique ne sont pas partout les mêmes. C’est en tout cas ce qui ressort du différend qui oppose les parents d’élèves de l’école du Roudour et l’inspection académique. Ainsi, soixante-treize élèves franchiront le portail en septembre, selon l’inspection académique. Quatre-vingt-un pour les parents d’élèves et les élus guerlesquinais, le maire, Gildas Juiff, en tête.

Un différentiel de chiffres qui ne serait pas si grave en soi, s’il n’y avait pas cette éternelle épée de Damoclès : la suppression de classe. Et c’est ce qui est annoncé pour l’école du Roudour. Une décision pas au goût des parents d’élèves, qui se mobilisent depuis quinze jours pour faire infléchir la décision.

« Sauvons notre école », peut-on lire sur une banderole accrochée au portail de l’école. La semaine dernière, une délégation s’est rendue à Quimper pour défendre sa cause auprès de deux inspecteurs académiques. En vain. Et ce, malgré un vote unanimement « contre » des syndicats.

Trois nouvelles inscriptions

En réponse, depuis le début de la semaine, les parents d’élèves ont occupé une classe. Et ce jeudi, Gildas Juiff a invité les élus et maires des communes voisines à un rassemblement dans la cour de l’école. « Nous voulons un suivi de qualité pour les élèves de l’école du Roudour, insiste Gildas Juiff. Nous avons aussi quelques élèves en grande difficulté, accompagnés par des auxiliaires de vie scolaire. En supprimant une classe, ce ne sera plus possible. »

Car les effectifs exploseront. CP et CE1 accueilleraient 28 à 30 élèves, tout comme le CE2 et les cours moyens, regroupés dans une classe à trois niveaux. Quant au chiffre de la rentrée prochaine, le maire le répète : « Ils seront 81 élèves, les effectifs sont stables. En plus, nous venons d’enregistrer trois nouvelles inscriptions, et deux enfants de Bolazec viendront également à la rentrée. Et en novembre, nous allons inaugurer sept logements locatifs. Ce qui est également un signe encourageant pour l’avenir de l’école. ».

L’école accueille 24 élèves des communes voisines. Autre signe encourageant, la reprise de l’activité saucisses à Tilly-Sabco. En d’autres termes, estime le maire, « les prises de décisions doivent prendre en compte non seulement les données statistiques, mais aussi la situation économique et sociale du territoire ».

Ce vendredi, juste avant les vacances, le dossier repassera devant l’inspection académique, à Quimper. Une délégation d’élus et de parents s’y rendra, en espérant être enfin entendue.

http://www.ouest-france.fr/bretagne/guerlesquin-29650/guerlesquin-au-roudour-la-suppression-de-classe-ne-passe-pas-4791433

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 20:32

Certes il n’est pas encore relié, chapitré ou imprimé mais le programme de M. Macron et des forces qui l’entourent existe bel et bien. Tout est écrit dans les notes de France stratégie, dans les rapports Attali ou Jouyet /Lévy qui recommandent « de traiter économiquement le capital humain ». Celui qui veut détruire ce qu’ils appellent « les rentes », depuis tous les conquis sociaux jusqu’aux droits d’auteurs, n’a pas caché à Lyon qu’il voulait encore exonérer le capital de ses devoirs de rémunération du travail et de financement de la sécurité sociale.

Déjà, dans une précédente déclaration, il expliquait que « l’Etat doit continuer à donner plus de souplesse au marché du travail », après dix-sept contre-réformes pour le « flexibiliser » sans que le chômage ne recule, bien au contraire. « Toute autre politique est un mirage » s’était-il déjà écrié. Voilà qui est clair. Le programme caché est simple et peu original : amplifier les contre-réformes libérales des deux derniers quinquennats en s’émancipant des contradictions qui agitent la famille socialiste.

Les discours du candidat qui se revendique « et de gauche et de droite », comme le faisait il y a déjà bien longtemps M. Lecanuet, entassent lieux communs et lapalissades en usant d’un vocabulaire algorithmique et interchangeable selon les auditoires. Ils ont pour fonction précise de masquer la cohérence d’un programme violemment libéral. Enfiler les évidences comme des perles permet de ne pas affronter le débat politique, social, économique, écologique, culturel, démocratique. Du même coup, se trouve camouflée l’opposition qui s’exacerbe entre le capital et le travail au profit d’une opposition fantasmée et dangereuse entre prétendus modernes et archaïques.

Sa candidature est celle qui, aujourd’hui, répond le mieux aux objectifs du capitalisme mondialisé et financiarisé qui souhaite s’affranchir du pouvoir des citoyens et des travailleurs comme de la politique pour imposer directement ses vues à l’ensemble de la société.

Face à la crise qui n’arrête pas de secouer l’économie mondiale, il leur faut impérativement extorquer une plus-value de plus en plus rare. Les ressources naturelles s’amenuisent et leur prédation fait courir des risques majeurs à la planète. Quant au salariat, il progresse partout et avec lui les revendications sociales et salariales. Il faut donc impérativement mettre de l’huile dans les rouages de la machine folle et se serrer les coudes pour dégager de nouvelles marges de profit en s’attaquant au droit du travail, aux richesses socialisées et à la propriété publique. Le bouleversement induit par le numérique devient prétexte à dissocier le travail de la richesse produite, quand il pourrait être mis au service d’une nouvelle conception du travail humain, de la réduction du temps de travail, de la transition écologique de nos modes de productions. Autant de choix qui permettaient de créer massivement de nouveaux emplois.

Ce capitalisme rechigne à faire vivre le compromis désormais trop coûteux qui lui fut imposé par les luttes ouvrières et salariales. Cette contre-offensive est en gestation depuis des années dans les différents clubs et rapports, repris dans la vulgate médiatique, visant à adapter la France à une construction européenne mise au seul service de la loi de l’argent.

Ce phénomène est mondial, à l’image de la globalisation capitaliste. Il existe un point commun entre M. Trump, M. Fillon ou M. Macron. Tous ont déjà mis ou envisagent de mettre aux commandes de l’Etat et à la tête des ministères des hommes issus de l’oligarchie capitaliste maquillés en personnalités dites de « la société civile » quand, jusqu’ici s’affirmait malgré tout la nécessité d’un compromis entre les élus issus du suffrage universel et les exigences des oligarques. « Être élu est un cursus d’un ancien temps » a d’ailleurs déclaré M. Macron avec d’autant plus d’aplomb qu’il ne l’a jamais été !

Il s’agit au fond de mettre au pas cadencé de la mondialisation capitaliste les Etats-Nations et leurs colossaux moyens d’action. C’est la copie de « l’ordo-libéralisme », à l’allemande, un ultra-libéralisme dans lequel la puissance publique n’est plus garante de l’égalité sociale et politique mais de la mise en concurrence de tous contre tous. C’est le modèle des taxis Uber ou des cars chargés de porter des coups au service public des transports. La promotion de l’extrême droite lepéniste sur fond de décomposition politique vient à point pour faire accepter ce projet au nom du moindre mal.

Cette violente offensive réclame une gauche à la hauteur. Elle doit s’attacher à réhabiliter l’engagement social, citoyen, culturel, associatif et la politique comme manifestation de la souveraineté populaire. Cela suppose de placer une puissance publique démocratisée, décentralisée et émancipée de la finance et du marché capitaliste au cœur des choix économiques fondamentaux, dans le secteur bancaire et industriel comme pour assurer la transition écologique.  Sans cet effort, le capitalisme débridé continuera sa course folle en détruisant l’environnement comme les droits sociaux et démocratiques, alimentant encore  plus la crise de la politique dont se nourrit l’extrême droite. Le sursaut et l’unité nous appellent !

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 20:24
Le programme commun de Fillon et Macron ruine encore nos paysans !
VENDREDI, 10 FÉVRIER, 2017
HUMANITE.FR
Lors d'une session de questions au gouvernement en juin 2009 à l'Assemblée, les députés communistes Jean-Jacques candelier, Maxime Gremetz et Marie-georges Buffet réagissent à la loi de modernisation de l'économie (LME) votée en août 2008. Photo : Jacky Naegelen/Reuters
Lors d'une session de questions au gouvernement en juin 2009 à l'Assemblée, les députés communistes Jean-Jacques candelier, Maxime Gremetz et Marie-georges Buffet réagissent à la loi de modernisation de l'économie (LME) votée en août 2008. Photo : Jacky Naegelen/Reuters

Selon les sondages, Emmanuel Macron et François Fillon seraient en concurrence pour se qualifier en seconde position pour le second tour de l’élection présidentielle face à Marine Le Pen. Mais, cette semaine, les négociations commerciales entre les distributeurs et leurs fournisseurs nous montrent que le rapport rédigé par Macron pour Fillon en 2008 et la loi qui en est sortie en 2009 servent depuis cette date à ruiner les paysans et les PME de l’industrie agroalimentaire.

Pour mieux comprendre la ressemblance entre les projets de François Fillon et d’Emmanuel Macron, il faut regarder ce qui se passe en ce moment dans le cadre de la négociation annuelle entre les grandes enseignes de la distribution et leurs fournisseurs de denrées alimentaires. Ces dernières doivent négocier chaque année entre novembre et février les prix qu’elles recevront pour les denrées référencées durant douze mois dans les linéaires des magasins Leclerc, Carrefour, Auchan, Casino et autres. Dans un communiqué en date du 9 février, l’Association nationale des industries alimentaires (ANIA) écrit à propos de l’attitude des grandes enseignes : « Les demandes de déflation sont systématiques et déconnectées de la réalité économique des fournisseurs (…) Dans le même temps, les pressions promotionnelles s’accélèrent. Les demandes insistantes  d’investissements supplémentaires sur les mécaniques promotionnelles se multiplient. Depuis 2015, le chiffre d’affaires des produits sous promotions a augmenté de 7% pour atteindre un niveau record depuis 5 ans ».

Mais en quoi Emmanuel Macron et François Fillon sont-ils  coresponsables de cette situation ? Il faut ici se souvenir que Macron fut le rapporteur final de la Commission Attali voulue par Nicolas Sarkozy dès la fin de l’été 2007 sur une suggestion de Michel-Edouard Leclerc. La feuille de route confiée à Jacques Attali par Nicolas Sarkozy était de produire un texte visant à introduire plus de concurrence dans les négociations commerciales en donnant plus de pouvoir aux distributeurs pour piller leurs fournisseurs. Ce que proposait le rapport confié à Macron par la commission Attali et remis à Fillon au début de l’année 2008. Sur la base de ce rapport, Fillon fit voter la Loi de Modernisation Economique (LME) par les députés et les sénateurs de droite cette année-là. Elle est entrée en vigueur dès 2009 et elle donne depuis des pouvoirs accrus aux grandes enseignes pour piller leurs fournisseurs  moyennant un chantage annuel, voire permanent au déréférencement si  on ne leur cède pas sur les prix. Dans les négociations annuelles, elles vont même jusqu’à exiger des baisses de prix supplémentaires correspondant à 50% des sommes versées aux entreprises agroalimentaires au titre du CICE que les enseignent perçoivent de leur côté !

Les promotions  ne coûtent rien aux distributeurs

Quand l’ANIA parle de « demandes de déflation » de la part des enseignes, il faut lire baisse des prix payés aux fournisseurs. Quand ces fournisseurs sont des laiteries, la baisse des prix est répercutée aux paysans en faisant chuter le prix du lait au départ de la ferme. C’est ainsi que le prix du lait avait baissé de 17% en juillet 2015 par rapport à juillet 2014 et ça continue depuis. Même quand le prix du beurre remonte sensiblement sur les marchés à terme, le prix du lait ne repart pas à la hausse tant la pression des distributeurs est forte. Cette pression passe souvent par les promotions. Il faut savoir ici que les promotions ne coûtent rien aux distributeurs. Ce sont les fournisseurs qui financent des promos en baissant les prix sur un volume donné de produits laitiers ou de viande. Ils financent même les journaux édités à cet effet et distribués dans nos boîtes aux lettres. Mais pourquoi les fournisseurs cèdent-ils ainsi au chantage des distributeurs ? De peur de perdre des débouchés via un déréférencement. Car les enseignes importent aussi des produits laitiers et de la viande dans le seul but de faire chuter les cours. Rien n’est plus facile que d’importer de la viande de vache de réforme de Pologne, d’Irlande ou d’Allemagne pour acheter moins de viande française et faire ainsi chuter les cours via une moindre demande sur les champs de foire hexagonaux. Au point que le revenu des éleveurs spécialisés à chuté de 40 à 50% en 2016 tandis que les dépôts de bilans ont augmenté de 30% dans les élevages laitiers et de 83% dans les élevages de porcs. Ainsi, les mêmes politiques de pillage des distributeurs produisent les mêmes effets dévastateurs en raison du pouvoir que leur a donné la LME de Fillon dont le contenu fut dessiné par le rapport de Macron.

Quand Fillon tenta de recruter Macron à Matignon

Hier, Michel Sapin et Stéphane Le Foll ont déclaré dans un communiqué qu’ils avaient réuni le jour même « les représentants des secteurs agricoles, agroalimentaires et de la distribution pour faire le point sur le déroulement de la négociation commerciale ». Selon ce même communiqué, « Stéphane Le Foll a rappelé la nécessité que les négociations en cours s’appuient prioritairement sur des éléments objectifs de conjoncture et a insisté sur la nécessité de mieux articuler à l’avenir les relations commerciales entre l’amont et l’aval de la filière, en s’appuyant notamment sur les nouvelles dispositions de la loi de transparence, la modernisation de la vie économique et la lutte contre la corruption dite Sapin 2 ». Cette loi « Sapin 2 » devait corriger les excès de la LME de Fillon. Sauf qu’elle ne semble rien changer au comportement des distributeurs dans les négociations commerciales. C’est bien ce que redoute la FNSEA quand elle écrit dans un communiqué à l’issue de cette réunion où elle était représentée : « Dans la Loi Sapin 2, des outils sont prévus pour prendre en compte les coûts de production agricoles tout au long de la chaîne alimentaire: c’est le moment de juger de leur efficacité (…) Le temps est venu une bonne fois pour toutes d’inverser la logique de construction du prix et de sortir de la spirale infernale de la LME qui s’avère être une véritable machine à casser de la valeur ». A l’issue de cette même réunion, le syndicat Jeunes Agriculteurs a publié un communiqué qui commence par ce constat : « Alors qu’en Europe la plupart des distributeurs ont accepté de payer leurs fournisseurs de produits laitiers plus chers que l’année dernière compte tenu des hausses des cours mondiaux, la France semble faire exception ».

Il est bien là le résultat de la LME, œuvre commune de Fillon et de Macron. Fillon fut d’ailleurs tellement satisfait du travail effectué par Macron qu’il chargea en 2010 l’intermédiaire Antoine Gosset-Grainville de le contacter pour lui proposer le poste de directeur adjoint de son cabinet à Matignon. Macron déclina l’offre, préférant garder son salaire de banquier en train de négocier un gros contrat qui lui rapporta plus de 2 millions d’euros à l’époque.  

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