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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 07:04
« Merci, Ayele, d’oser face à O’Marché frais »
Mobilisation
LAURENCE MAURIAUCOURT
VENDREDI, 28 OCTOBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Rassemblement de soutien, hier. 5 000 signatures en deux jours sur la pétition. L’affaire de la caissière licenciée un mois après avoir fait une fausse couche sur son lieu de travail à La Courneuve appelle une suite.

«Ça fait du bien, ça donne du courage », confie Ayele avant de prendre la parole devant cette centaine de syndicalistes et de militantes féministes venus la soutenir hier devant le supermarché O’Marché frais de La Courneuve (Seine-Saint-Denis). À vrai dire, c’est Ayele qui a donné du courage à l’auditoire, tant la jeune femme est apparue concrète, combative, humaine, altruiste. La caissière de 33 ans ayant été victime d’une fausse couche au travail, la patronne, membre de la riche famille de commerçants franciliens Quattrucci, l’a licenciée un mois après (lire l’Humanité du 25 octobre). « Sans les femmes, sans les enfants, je ne sais pas ce que serait ce monde. Le capitalisme ne doit pas nous faire oublier cette idée. Les entrepreneurs ne sont rien sans nous. » Ayele est applaudie. Elle poursuit : « Toutes les caissières qui sont à l’intérieur de ce magasin souffrent. Ce n’est pas un lieu de travail, c’est l’enfer (…). Nous étions 80 il y a un an. Il en reste une vingtaine. » Et la jeune femme de décrire les situations d’humiliation, les insultes de la part de la hiérarchie, la surcharge de travail… « J’ai un DUT de gestion logistique. Il faut justifier d’au moins deux ans d’expérience pour décrocher un emploi dans ce secteur, voilà pourquoi j’ai pris cet emploi de caissière », argumente-t-elle en se remémorant la fois où la chef de caisse de 20 ans, « qui n’a même pas le bac », a convoqué toutes les caissières en les traitant de « racailles », les obligeant à faire du ménage. « Comment peut-on traiter de racaille des femmes sans connaître leur histoire. Et puis, le ménage, c’est un métier. Nous ne sommes pas embauchées pour ça. » Ayele remercie les soutiens présents et leur demande de « continuer ». De ne pas en rester au rassemblement d’aujourd’hui. « Il faut faire quelque chose avant que quelqu’un meure. » Ayele a en tête le cas d’une collègue « qui ne va pas bien », qui ne vit plus sans anxiolytiques.

Muriel Wolfers, secrétaire de l’union locale CGT de La Courneuve, mobilisée depuis des mois face à la situation de maltraitance salariale dont sont victimes les employées, abonde dans le sens de la jeune femme. Au micro, elle évoque « le système d’isolement » qui prévaut dans le magasin. « Est-ce que c’est l’homme qui doit s’adapter au monde du travail ? Ou l’inverse ? » La syndicaliste juge aussi « extraordinaires » les 5 000 signatures déjà recueillies sur la pétition, qui réclame une enquête sur cette affaire et des évolutions en matière de droits des femmes enceintes et d’aménagement de leur poste de travail.

« Si le patronat ose bafouer les droits, c’est qu’il y a impunité »

Une responsable de la fédération CGT du commerce souligne que la direction refuse de rencontrer les instances syndicales. « On ne peut pas laisser des mauvais patrons faire leur loi », intime-t-elle. Pour Sophie Binet, responsable du collectif Femmes mixité de la CGT, « si le patronat ose bafouer les droits, c’est qu’il y a impunité ». Face à cela, elle aussi remercie Ayele d’avoir « osé parler », rappelant que la maternité reste le premier motif de saisine du Défenseur des droits en France. « C’est au travail que les droits des femmes sont les moins respectés », a renchéri Gwendoline Coipeault, de Femmes solidaires.

Des élus PCF de La Courneuve, Corinne Delhomme et Anthony Couteau-Roussel, étaient présents, porteurs d’un message de soutien du maire, Gilles Poux, invitant chacun à œuvrer au sein du comité des droits des femmes de la ville. Le besoin de voir grossir le mouvement et de s’organiser, pour Ayele, pour ses collègues n’a échappé à personne. Des tracts vont circuler dans tout le secteur.

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 07:01
Can Dündar appelle l’Europe à se mobiliser contre «la plus grande prison de journalistes du monde»
JEAN-JACQUES RÉGIBIER
JEUDI, 27 OCTOBRE, 2016
HUMANITE
Depuis le Parlement européen où il avait été nominé pour le prix Sakharov, l’ancien rédacteur en chef de Cumhuriyet, réfugié en Allemagne, dénonce la situation catastrophique de la presse en Turquie. Il appelle à l’aide tous les journalistes d’Europe et les députés européens.

« Je vous le demande : laissez une petite place dans vos journaux pour ce combat pour la liberté de la presse en Turquie, c’est important pour l’avenir de l’Europe ! » En lançant son appel depuis le Parlement européen de Strasbourg, Can Dündar a voulu faire d’une pierre deux coups.

D’abord c’est là qu’il peut plus facilement toucher un grand nombre de journalistes venus des quatre coins du continent pour suivre la session parlementaire. Mais c’est aussi là que sont réunis les députés de toute l’Europe, chargés en principe de défendre les libertés fondamentales. La situation des journalistes en Turquie était d’ailleurs au menu des débats du Parlement européen mercredi soir, et massivement, tous les députés européens se sont prononcés contre la répression féroce qu’exerce le régime d’ Erdogan à l’encontre des journalistes et de la presse. Une résolution pour les défendre a été votée en ce sens jeudi midi. Quel en sera l’effet ?

En tous cas, il y a urgence.

La journaliste française Julie Majerczak a dressé le tableau, désormais connu et vérifié, de la situation catastrophique de la presse sous le joug du gouvernement Erdogan, notamment depuis le coup d’état manqué du mois de juillet : 125 médias fermés - journaux et maisons d’édition -, suspectés d’appartenir au mouvement Gülen. 130 journalistes actuellement en prison, « plus qu’en Chine et en Iran », explique la journaliste, ce qui fait de la Turquie « la plus grand prison de journalistes du monde », remarque Can Dündar. Sans oublier, conséquence des fermetures de médias, que 2500 journalistes ont déjà perdu leur emploi en 3 mois, que 660 cartes de presse ont été supprimées, que 49 journalistes se sont vus retirer leur passeport, et que des sites Internet sont bloqués sans aucune décision judiciaire. «  Il n’y a pratiquement plus de médias indépendants en Turquie », estime Can Dündar qui explique, à propos des journalistes emprisonnés : « ce sont beaucoup plus que des chiffres. Pour nous, ce sont nos amis qui sont en prison, ce sont des personnes qui souffrent, ils sont détenus dans des conditions inhumaines. Beaucoup se sont battus pour moi lorsque j’étais moi-même emprisonné. »
 
Can Dündar, ancien rédacteur en chef de Cumhuriyet, avait en effet été arrêté après la publication en mai 2015, d’une vidéo montrant des camions appartenant aux services de renseignement turcs qui transportaient des armes vers les zones contrôlées par les rebelles en Syrie. Son arrestation, ainsi que celle d’Erdem Gül, le chef du bureau d’Ankara de Cumhuriyet, avaient eu lieu en novembre 2015. Ils étaient accusés d’avoir divulgué des secrets d’état, mais aussi d’espionnage et d’appartenance à une organisation terroriste. Ils ont été relâchés en février dernier après avoir passé 92 jours en prison. Can Dündar, après avoir échappé à une  devant le tribunal d’Istanbul où venait de se dérouler son procès,  de 5 ans et 10 mois, mais laissé en liberté en attendant l’appel. Il en a profité pour partir en exil en Allemagne. « Faire confiance aux juges, c’était placer ma tête sur le billot, » dit-t-il.

Chasse aux sorcières

Can Dündar décrit cette « chasse aux sorcières » engagée par Erdogan contre les journalistes : « chacun attend son tour pour être emprisonné, » explique-t-il. Des détentions totalement arbitraires, fondées sur aucun motif, et aux conséquences graves pour l’ensemble de la société, le régime pouvant désormais utiliser les médias qui n’ont pas encore fermer, comme arme pour diffuser sa propagande. « Les médias sont maintenant verrouillés par le régime. Un mur de peur s’est abattu sur le pays, » dit-il.
 
L’appel lancé aujourd’hui par le journaliste turc devenu le symbole de la résistance contre la répression des médias dans son pays, est d’autant plus pressant que jusqu’à maintenant, l’Europe s’est très peu faite entendre pour condamner fermement Ankara. Ce que confirme Can Dündar, « l’Europe ferme les yeux sur ce qui se passe en Turquie, » ajoutant que « c’est décevant pour tous ceux qui soutiennent les idéaux européens, de voir comment l’Europe a si facilement renoncé à défendre ses valeurs. »
Parmi les raisons qui font que l’Europe est peu loquace sur la répression contre les médias, Can Dündar évoque bien sûr l’accord passé par l’U-E avec Ankara pour que la Turquie se charge, contre finances, de retenir les réfugiés venus de Syrie ou d’Irak, sur son territoire . Un accord qu’il qualifie de « marché de dupes » fondé sur « un tissu de mensonges. »
Il reste cependant convaincu que les négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, doivent se poursuivre.  « Il ne faut pas isoler la Turquie », soutient-il, expliquant que la situation serait encore pire si le pays était coupé du restant de l’Europe. La Turquie, rappelons-le, est membre du Conseil de l’Europe.
 
Nominé pour le prix Sakharov 2016, Can Dündar n’a finalement pas été choisi. Le prix a finalement été attribué à deux jeunes femmes Yezidies soumises à l’esclavage sexuel par L’Etat islamique et devenue depuis les porte-étendards de la lutte contre la répression aveugle qui s’abat sur leur communauté. Dans cette spirale des horreurs qui frappe aux portes de l’Europe, le Parlement européen aura finalement préféré désigner l’Etat islamique comme le fléau principal, plutôt que le régime turc. Même si, dans le reportage qui lui a valu d’être jeté dans les geôles d’Erdogan, Can Dündar avait réussi à montrer que l’un n’était finalement pas si étranger à l’autre.
 
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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 06:57

" Un débat a eu lieu à notre demande au Parlement européen sur la situation des journalistes en Turquie.

A cette occasion j’ai demandé à la Vice-présidente de la Commission des sanctions contre la Turquie.

Voici mon intervention lors de ce débat :

« Madame la Présidente,
Madame la Vice-présidente de la Commission européenne,

Au delà de condamnations verbales, nos institutions européennes doivent être fermées et énergiques à l’égard du pouvoir turc dont le prix Nobel Orhan Pamuk dit qu’il institue un « régime de terreur ».

Contre cela il faut des actes forts et clairs pour obtenir la libération de tous les journalistes, celle des magistrats, des syndicalistes et le rétablissement des élus dans leurs droits et fonctions.

Cessons donc cette hypocrisie qui consiste à faire de la Turquie, en échange de milliards d’euros et de silences complices, un espace de rétention de réfugiés.

Je demande que les services de l’action extérieure de l’Union européenne diligentent des missions d’informations et de soutien aux journalistes, aux magistrats, et aux syndicalistes.

Enfin, il faut stopper immédiatement tout processus de rehaussement de nos relations commerciales et envisager des sanctions économiques et commerciales tant que la liberté ne sera pas rétablie.

Je vous remercie. »

Patrick Le Hyaric

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29 octobre 2016 6 29 /10 /octobre /2016 06:41
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 12:52

 Le refus de la Wallonie de donner son accord à la signature du traité de libre-échange Union Européenne – Canada révèle l’importance déterminante de l’engagement collectif et la force de la volonté politique. En faisant le choix de ne pas céder aux oukases des chantres de l’ultralibéralisme, qu’ils viennent d’Ottawa ou de la commission de Bruxelles, le ministre-président de Wallonie, Monsieur Paul Magnette, fait surtout preuve d’une immense lucidité. En rappelant « avoir toujours refusé de s’inscrire dans un calendrier contraignant  afin de donner suffisamment de temps à l’examen démocratique et parlementaire des textes », et que « l’établissement d’un éventuel ultimatum n’est pas compatible avec l’exercice de ce droit démocratique », il signifie simplement aux responsables des institutions européennes que les droits démocratiques des citoyens sont encore, en Belgique, supérieurs aux injonctions des magnas de la finance. 
 Car, parallèlement, on peut légitimement s’interroger sur le degré d’atteinte par le cancer de la finance du Président de la Commission européenne et du Président du Conseil : alors que leur logiciel libéral est en panne, ils continuent de proposer toujours plus de libre-échange, brandissant les ultimatums envers des représentants élus par les citoyens. Aux côtés de trop nombreux chefs d’Etat et de Gouvernement, ils semblent incapables de mesurer l’ampleur des conséquences politiques, économiques et sociales de leur course mortifère au libre-échange.
Le parcours du CETA est aussi le parfait révélateur des errements et des absences de notre Président de la République, de son Gouvernement et de sa majorité sur le terrain européen. Ainsi, le 17 juillet, j’interrogeais sous la forme d’une question écrite le Ministre des Affaires étrangères et du développement international en France sur le respect des principes démocratiques dans le cadre de l'examen du traité de libre-échange entre le Canada et l'Union européenne (CETA)… question restée sans réponse.

 

 Comme je le rappelais alors, depuis 2009 et le début des négociations de la Commission européenne sur ce traité, l'absence de transparence et de prise en compte des intérêts et des attentes des peuples a constitué le fil conducteur de ces discussions. 
Le contenu de ce traité est ainsi similaire aux premières propositions du traité transatlantique. CETA et TAFTA, bonnet blanc et blanc bonnet, visent l’abaissement des normes sociales, sanitaires et environnementales, et une vaste mise en concurrence de secteurs clés comme l’agriculture, la santé publique et les marchés publics, en créant aussi « un droit des affaires contre les droits humains » pour reprendre la formule de Patrick Le Hyaric. Une sorte de petit frère caché, dont les défenseurs n’avaient qu’un souhait : rester sous le radar, dans l’ombre des négociations du grand TAFTA ! 
 Signé en 2014 par le gouvernement canadien, le Conseil et la Commission européenne, ce cheval de Troie de l’ultralibéralisme était ainsi en passe de s’affranchir de la barrière démocratique des peuples qu’exècrent tant les transnationales et les gardiens de l’ordre libéral.  
Mais, le 13 mai 2016, devant les mobilisations populaires contre ces traités depuis 2 ans, les 28 États membres de l'Union européenne ont demandé qu'il ne soit définitivement ratifié qu'après un vote des parlements nationaux en plus de celui du Parlement européen. En effet, qualifié « d'accord mixte » puisque son contenu aborde la question des barrières non tarifaires aux échanges internationaux, il porte directement atteinte aux normes sociales, sanitaires et environnementales des États. Il prévoyait même la création d'un tribunal arbitral privé permettant aux multinationales de porter plainte contre les États. 
 Malgré cette demande, le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, renouvelait publiquement le 29 juin 2016 son intention de tout faire pour se passer du débat et du vote des parlements nationaux sur cet accord. Mais le 5 juillet 2016, sous la pression citoyenne et politique, le collège des commissaires européens a dû finalement décider que ce texte ne relevait pas de la compétence exclusive des institutions européennes mais aussi des États. Il a donc renoncé à adopter ce traité commercial sans l'aval des parlements nationaux. 
 Mais la Commission européenne, jamais avare en propositions malhonnêtes, a imaginé et prévu une application« provisoire » de l'accord dès sa ratification par le seul Parlement européen. Un provisoire d’une durée de 3 ans sans attendre le vote des parlements nationaux ! Ainsi, pendant cette période, la clause dite d'arbitrage entre une multinationale et un État s'appliquerait « provisoirement », même en cas de rejet de l'accord par un parlement national, ce qui revient pour les États à accepter de se faire dicter leur loi par des intérêts privés. La Commission européenne souhaitait ainsi déroger aux plus élémentaires principes démocratiques alors même que le contenu de cet accord aura immédiatement de très lourdes conséquences pour de nombreux secteurs économiques et au regard du respect des normes sociales et environnementales adoptées souverainement. L’importation programmée de dizaines de milliers de tonnes de viande sans droits de douane en est un exemple flagrant.
 

 Devant ce nouveau déni de démocratie, restait donc à savoir si la France comptait refuser toute application provisoire de cet accord sans débat et vote des parlements nationaux. Interrogé le 19 octobre dernier à l’Assemblée nationale par mon collègue Marc Dolez, député Front de Gauche, la réponse du Secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur fut la suivante : « D’abord, concernant la ratification des parlements, comme je m’y étais engagé devant vous, Sigmar Gabriel et moi avons écrit à la Commission européenne avant l’été pour obtenir la reconnaissance du caractère mixte de l’accord, afin que vous, mesdames et messieurs les parlementaires, puissiez avoir le dernier mot. Ensuite, nous nous sommes battus, hier encore, en conseil des ministres européens, à Luxembourg, sur la question de son application provisoire. Il est maintenant clairement acté au niveau européen qu’en cas d’opposition des parlements nationaux à cet accord, son application provisoire devra être remise en question, conformément aux procédures européennes. C’est la première fois que la démocratie est respectée à ce point. Enfin, l’arbitrage privé a été remplacé par une cour de justice commerciale internationale publique, ce qui est inédit. Je suis fier que cette initiative, portée par la France, ait abouti au niveau européen."
 

 A Paris, on cherchait donc encore une porte d’accord pour un traité que les peuples rejettent. Mais cette réponse prouve tout l’intérêt d’une large mobilisation pour mettre à jour le contenu de ces textes cachés… au point de permettre de renverser le cours des choses après 7 années d’entre-soi néolibéral ! Oui, néolibéralisme ou démocratie, il faut un jour choisir.
 Et quand certains tergiversent et hésitent à fermer la porte, quelle leçon que ce magistral coup de pied venu de Wallonie !
 Et même si nous sommes conscients que beaucoup poussent derrière la porte, ne boudons pas notre bonheur…

 

CETA: néolibéralisme ou démocratie? il faut choisir (Par André Chassaigne, 25 octobre 2016)
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 11:55
photo Ouest-France: Gultan Kisanak

photo Ouest-France: Gultan Kisanak

Turquie. La maire de la ville kurde de Diyarbakir arrêtée

 

La police turque a arrêté mardi la maire de la ville majoritairement kurde de Diyarbakir, dans le sud-est. Gultan Kisanak et son adjoint Firat Anli ont été placés en garde à vue sur des soupçons de liens avec une organisation terroriste. Diyarbakir est jumelée avec Rennes.

Ces arrestations s'inscrivent dans une vaste campagne de répression menée à l'encontre des responsables politiques soupçonnés d'être liés au Parti des travailleurs du Kurdistan qui a repris les armes cet été contre le pouvoir central après des années de trêve.

Les bureaux et le logement de Gultan Kisanak ont été perquisitionnés, selon des sources sécuritaires qui n'ont pas pu donner de précisions sur le résultat de ces recherches.

Ville jumelée avec Rennes

La ville de Diyarbakir est jumelée avec Rennes. Samedi dernier, la mairie de Diyarbakir accueillait un projet culturel monté par l'association Amitiés kurdes de Bretagne, à destination des enfants d'un camp de réfugiés yézidis.

Ankara a désigné en septembre plusieurs nouveaux exécutifs dans une trentaine de municipalités kurdes après avoir révoqué leurs exécutifs.

 

 

Turquie: la police torture sous couvert d'Etat d'urgence (L'Humanité, 26 octobre 2016)

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 11:00
Elles sont la voix des esclaves yezidis de Daesh: Nadia Mourad Bassi Taha et Lamia Aji Bachar viennent de recevoir le prix Sakharov (Ouest-France, 28 octobre)

Lire aussi sur le Chiffon Rouge, ces témoignages de la monstruosité des pratiques de Daesh en Syrie et en Irak dont les populations civiles dans ces pays sont les principales victimes: 

 

Père Patrick Dubois: "Daech commet un génocide contre le peuple yézidi"

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 10:36
Non aux traités libéraux (TAFTA, CETA): c'est à nous de décider

►     A l’instar du TIPP (ou TAFTA) avec les États-Unis, le CETA est un traité de libre-échange négocié depuis plusieurs années et dans le plus grand secret entre l’Union Européenne et le Canada.

►     Ce traité ultralibéral abaisserait toutes les normes sociales, sanitaires et environnementales, tout en créant un droit des affaires contre les droits humains. Tous les États, dont la France, s'apprêtaient à la signer, manquait juste la Wallonie Belge.

►     A la suite de pressions inouïes qui se sont exercées sur lui, le gouvernement de la Wallonie (Belgique), qui avait rejeté le CETA dans un premier temps, a finalement accepté de retourner aux négociations afin de trouver un accord. La signature a été retardée mais la question de la démocratie est plus que jamais d’actualité !

 

Tout était prêt pour célébrer jeudi 27 octobre, à Bruxelles, et en présence de tous les chefs d’État de l’Union européenne, une nouvelle victoire de la mondialisation capitaliste contre les peuples et le droit. La signature du traité CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement) qui devait avoir lieu a dû être retardée. A l’issue de ses débats, le Parlement Wallon de Belgique a décidé de ne pas donner son accord pour la signature, refusant de « se couper du débat démocratique et de l’opposition au traité qui s’est exprimée dans la population ». Depuis, les pressions exercées ont reconduit le parlement belge à la table des négociations.

 

 

Le CETA, qu’est-ce que c’est ?

Alors que le projet de traité transatlantique (TIPP) commence à chanceler sous la pression populaire, l’Union européenne s’est engagée à ratifier ce qui en serait les prémices, le traité avec le Canada, dans les meilleurs délais. Ce projet d’accord bilatéral  ne traite pas seulement des tarifs douaniers, mais oblige aussi les États à modifier leurs normes sanitaires, sociales, environnementales, fiscales…

C’est donc bien plus qu’un traité, mais un modèle de développement, un modèle de société qui se négocie dans le secret.

  • Le Ceta c’est la suppression de 93,8 % des droits de douane agricoles, et donc encourager la course à l’industrialisation agricole.
  • Le Ceta propose la libéralisation de tous les services publics qui ne sont pas financés publiquement à 100 %.
  • Le Ceta, c’est le détricotage des normes alimentaires, comme par exemple l’autorisation des « lavages » de viande ou l’autorisation du soja transgénique.
  • Le Ceta prévoit l'association des lobbies industriels canadiens à la formulation des nouvelles réglementations y compris dans le domaine des biotechnologies (OGM inclus).
  • Le Ceta permet aux entreprises d’attaquer un Etat en raison de ses décisions légales ou réglementaires.
  • Le Ceta, c’est un traité tellement opaque que personne n’a pu prendre connaissance des textes de négociation avant août 2014.

Son rejet serait donc une bonne nouvelle !

Une bataille démocratique

L’Union Européenne n’entend pas baisser les armes et la volonté de passer en force s’exprime clairement avec les menaces qui pleuvent sur la Wallonie, notamment celle de privation des fonds européens pour les zones les plus défavorisées.

L’enjeu est considérable, l’échec de l’accord Ceta contribuerait également à mettre un coup d’arrêt à l’accord avec les États-Unis, le TIPP ou TAFTA.

La situation oblige maintenant à ouvrir un vrai débat sur les contenus de ce texte dont la teneur est cachée au plus grand nombre alors qu’il aurait de redoutables conséquences sur la vie quotidienne de chacune et chacun.

#CETA NOUS DE DÉCIDER

Pour l’intérêt général et la démocratie, ce Traité ne devrait pas voir le jour. L’engagement des communistes et de leurs élus sera total pour contribuer à construire une Europe des peuples.

 

 

Non aux traités libéraux (TAFTA, CETA): c'est à nous de décider
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 10:13
La poste: une direction timbrée... et violente (L'Humanité, 27 octobre 2016): Appel pour la défense du service public de La Poste

Suicides de facteurs, abstentéisme en hausse, grèves à répétition, tous les voyants sociaux sont au rouge à la Poste, malmenée par des restructurations et des suppressions d'emplois (plus de 4000 par an). Pourtant, la direction continue de mettre la tête dans le sable. Pire, elle tente par tous les moyens de contrer les cabinets d'expertise indépendants, désignés par les CHSCT (comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) pour enquêter sur les conditions de travail. Des documents internes montrent les ficelles utilisées par la direction. Première méthode: contester devant le tribunal de grande instance le principe même des expertises. Deuxième option: dénoncer en justice le montant des honoraires desdits cabinets, quitte à en mettre certains au bord du dépôt de bilan. La direction nie en bloc, malgré des documents accablants. 

A quoi joue La Poste? 

Gérard Filoche, L'Humanité Dimanche, 27 octobre 2016 

Incroyable: ce printemps, il y a eu 214 jours de grève, record historique, dans un bureau de poste à Rivesaltes. C'était à propos d'une simple réorganisation et d'une diminution du nombre d'emplois, 11 grévistes ont tenu bon et gagné pour un de leurs collègues injustement sanctionné et tout s'est terminé par la signature d'un protocole de fin de conflit. La direction services-courrier-colis golfe du Lion a démontré sa rigidité et son incompétence en imposant ces 7 mois de grève. 

Cet automne, on assiste à un conflit de 37 jours dans 3 bureaux de poste du 13e arrondissement de Paris. Et un autre de 31 jours, avec 200 salariés, dans le centre de tri du Havre. A Paris, le mouvement a duré 37 jours pour obtenir, avec la CGT, FO, et SUD, 2 emplois supplémentaires et une uniformisation des horaires d'ouverture des 3 bureaux (8h30-19h). Ce qui est inédit sur Paris depuis 10 ans. Au Havre, le conflit portait sur la délocalisation de l'activité de tri automatique vers le centre de Rouen, la suppression de 3 tournées de facteurs sur 37 existantes, la prise de service retardée entraînant la perte d'une indemnité de collation (50 euros par mois) et la mise en place d'une pause méridienne de 45 minutes à une heure non rémunérée qui remplaçait une pause de 20 minutes rémunérée. C'est ce dernier point qui a cristallisé la contestation. Incroyable qu'il faille 31 jours de grève pour se faire entendre!

Qui sont donc les dirigeants de centres postaux pour faire durer à ce point les conflits avec leurs salariés? Est-ce cela la nouvelle "négociation" entreprise par entreprise? Nous sommes pourtant dans un service public. Les revendications sont modestes, elles sont à chaque fois le fait d'une majorité de salariés et d'une intersyndicale, la conviction et l'unité des agents démontrent leur sérieux. Quelles sales visées se cachent derrière ces pratiques de la direction de La Poste qui a reçu 300 millions de CICE pour l'emploi? Encore une question à poser à Hollande. Avouera t-il "ce qu'un gouvernement ne devrait pas dire"?

***

Vous trouverez ci-dessous le lien permettant de signer et faire signer une pétition en ligne reprenant un appel signé par des élu-e-s dans leur diversité politique (PCF, Ensemble ! , EELV, PS, PG), des syndicalistes (CGT, Sud, FSU), des collectifs d'usagers. Ce appel est porté par un collectif et Convergence des services publics

Après avoir obtenu de l'AMF un refus de signer en l'état le contrat de présence postale entre AMF, Etat et La Poste pour 20017-2020 qui entérinait un recul de la démocratie locale, il s'agit maintenant d'engager une mobilisation nationale pour confirmer ce refus et faire prévaloir une autre politique centrée sur le maintien des bureaux de poste et la réintroduction des services publics dans les territoires, le développement de la démocratie locale et citoyenne, le respect des salariée-es, la création d'emplois, le dialogue avec les syndicats pour une politique de progrès social et humain, à la Poste comme dans tous les services publics .

L'adresse www.lapostepourtouspartout.fr renvoie directement sur la pétition. 

 

La Poste, service public pour toutes et tous, partout

Nous sommes usagers, syndicalistes, militants associatifs, élus locaux : nous décidons de lancer un appel à toutes nos concitoyennes et concitoyens pour défendre et développer le service public de la poste.

Le contrat tripartite de présence postale territoriale pour 2017-2020 est en cours de discussion entre l’État, la Poste et l’Association des maires de France

Le contrat prévoit de ne plus solliciter l’accord préalable du conseil municipal pour les transformations de bureau de poste. Seul l’accord préalable du maire serait sollicité. Si cela était acté dans le contrat cela ouvrirait la voie à un grave recul de la démocratie locale, à une absence de débat démocratique dans les instances élues et à de nombreux conflits dans les territoires. Pire, l’accord préalable du maire lui-même ne serait plus sollicité dans plus de 2000 bureaux de poste, au profit d’une « concertation renforcée » vide de sens.

C’est une attaque sans précédent pour imposer la fermeture de très nombreux bureaux de poste qui se prépare si ce contrat est signé tel quel, en particulier dans les moyennes et grandes villes urbaines et aussi dans les communes rurales. Les directions de La Poste ont notamment pris les devants dans les grandes villes, comme Paris où Rennes où des bureaux doivent fermer et une infime partie de leurs activités transférées dans des commerces, sans que la concertation ou l'avis conforme des conseils municipaux ou d'arrondissements n'aient été acquis.

Le bureau de l’AMF sensible  aux mobilisations des postiers, de leurs organisations syndicales, des élus, des usagers et à notre interpellation a refusé de signer le contrat en l’état et reporté sa décision au mois de décembre, en raison de l’insuffisance du fonds de péréquation et du recul de la démocratie communale. Ce refus, qui demande confirmation, est un appui important.

Dans une société de plus en plus inhumaine, agressive, générant nombre d’inégalités nos concitoyens ont besoin de protections, de solidarités donc plus de Services Publics de qualité et de proximité.

Les évolutions du Service Public Postal impulsé par le groupe La Poste sont préoccupantes et même inacceptables. Il en est ainsi des fermetures de bureaux de poste, de réductions des horaires d’ouvertures de bureaux, de suppression de tournées de facteurs, de transfert d’activités postales dans des commerces, de réduction du nombre d’agents... Elles se traduisent simultanément par une dégradation importante du service rendu aux usagers et des conditions de travail des agents.

Il est possible de faire autrement.

C’est pourquoi, nous appelons et vous appelons à signer pour

1. Refuser le contrat de présence postale pour 2017-2019 tel qu’il est et en élaborer un autre tourné vers l’emploi, le développement des services publics, la démocratie, notamment l’accord préalable du maire et du conseil municipal avant toute fermeture.

2. Se battre partout, pied à pied, pour empêcher toute fermeture d’un bureau de poste. Objectif : zéro fermeture de bureau de poste !

3. Demander que les CDPPT (Commissions Départementales de Présence Postale et Territoriale) soient élargies aux associations d’usagers et organisations syndicales représentatives du personnel et qu’elles soient consultées sur l’ensemble des évolutions en cours au sein du réseau postal local ou sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers.

4. Agir pour augmenter sensiblement les ressources du fonds de péréquation en faveur du maintien et de la rénovation des bureaux de postes

5. Agir pour maintenir et renforcer le maillage des services publics. Dans les territoires suburbains et ruraux, agir pour leur réimplantation avec une gestion démocratique et participative associant directions, usagers,  élus et représentants des personnels tout en les dotant de moyens financiers et en personnels publics suffisants pour assurer l'entièreté de leurs missions ce qui implique un plan de création d’emplois et de formation.

Premiers signataires :

Dominique ADENOT Maire de Champigny
Paulette AGNEL Conseillère municipale de Velleron
Fatah AGGOUNE Adjoint au maire de Gentilly
Michel ANTONY Animateur du Comité Vigilance Pour le maintien des services publics de proximité en Haute-Saône
François AUGUSTE Collectif départemental Poste Isère
Marinette BACHE Conseillère de Paris
Bally BAGAYOKO Adjoint au Maire de Saint-Denis
Marie-Christine BASTIEN Collectif départemental Poste 54
Sylvie BAYLE Syndicaliste CGT
Marie-France BEAUFILS Sénatrice-maire de Saint-Pierre-des-Corps
Jacqueline BELHOMME Maire de Malakoff, Conseillère métropolitaine, vice-présidente du Territoire Vallée sud-Grand Paris
Fabienne BELLIN FSU services publics
Pierrette BIDON Co-animatrice Collectif Services publics Creuse 
Habiba BIGDANE Adjointe au Maire de Nanterre
Michèle BIOT Secrétaire de la Mayenne CGT FAPT
Bernard BOISSIER Collectif Services Publics des Combrailles
Nicolas BONNET Président de la commission départementale de présence postale territoriale de Paris 
Yasmine BOUDJENAH 1ère Adjointe au maire de Bagneux 
Jacques BOUTAULT Maire du 2ème arrondissement de Paris
Fanélie CARREY-CONTE Conseillère Régionale Ile-de-France
Jean-Claude CHAILLEY Secrétaire général de Résistance Sociale
Sandrine CHARNOZ Conseillère de Paris
Gaby CHARROUX Député maire de Martigues, vice-président métropole 
François COCQ Adjoint au Maire de Champigny-sur-Marne
Raymond COMBAZ Conseiller municipal Givors, membre de la CDPPT du Rhône
Eric COQUEREL Conseiller Régional IDF
Michel COSNIER Maire de Château-Renault
Alain CROCE Adjoint au maire de Gignac la Nerthe, ancien postier syndicaliste
Graziella DANGUY Co-animatrice Convergence Gironde, FSU
Annie DAVID Sénatrice de l'Isère
Bernard DEFAIX secrétaire de la Convergence service Public, Collectif de l'Ardèche 
Hélène DERRIEN Présidente de la Coordination Nationale des hôpitaux publics et maternités de proximité
Ismaël DUPONT Conseiller Communautaire de Morlaix
Michelle ERNIS Conseillère municipale de Saint-Etienne-du-Rouvray
Patricia FERNANDEZ PEDINIELLI Maire de port de bouc, membre de la CDPPT 13
Léa FILOCHE Conseillère de Paris
Gérard FRAU Conseiller départemental des Bouches-du-Rhône
Nicolas GALEPIDES Secrétaire général de Sud-PTT
Michel GALIN Secrétaire général de la FSU-IDF
Francisco GARCIA Président E&S UNRPA
Vanessa GHIATI Conseillère régionale, Adjointe à la Maire de Malakoff
Jean-Philippe GILLET militant CGT Poste
Jérôme GLEIZES Conseiller de Paris
Bernadette GROISON Secrétaire générale de la FSU 
Patrick HALLINGER Animateur Collectif Services Publics Indre-et-Loire
Catherine HERVIEU Vice-Présidente du Grand Dijon
Gilles HOUDOUIN Conseiller Régional de Normandie
Vincent HUET Adjoint au Maire de Saint Denis
Michel JALLAMION Président de la Convergence nationale des Collectifs de défense et de développement des services Publics
Cathy JEAN Co-animatrice Collectif Services publics Creuse
Yamina KRARIA Co-animatrice Convergence Gironde, Fédération CGT Finances
Annie LAHMER Conseillère Régionale Ile-de-France
Jean-Pierre LALBAT Secrétaire union syndical CGT des retraités de Paris
Michel LANNEZ militant syndical CGT
Nathalie LEFEBVRE Adjointe au maire et Conseillère communautaire- MARTIGUES
Gilles LE PROUST Maire d'Allones, membre du bureau de l'AMF
Didier LERESTE Conseiller de Paris
Daniel LINOSSIER Comité Vigilance Loire : mettre la poste sous protection citoyenne
Marc MANGENOT Fondation Copernic
Nathalie MAQUOI Conseillère de Paris
Joël MARSEILLE Adjoint au maire de Tencin
Pierre MATHIEU Vice-Président de la région Grand-Est
Pierre MENARD Président de la Convergence Nationale Rail
Françoise MICHEL Convergence Services Publics Alpes-Maritimes
Didier MIGNOT Conseiller Régional IDF
Blandine NEME Syndicaliste, Rennes
Evelyne NGO Secrétaire nationale de Solidaires, déléguée adjointe Fonction Publique
Christian NGUYEN co-animateur Collectif Services publics Creuse 
Jean-Claude OLIVA Président de la Coordination Eau Bien Commun
Laurence PACHE Collectif Services Publics Creuse
Martial PASSI Maire de Givors , vice-président métropole de Lyon ,
Vice-président des Maires de France
Françoise PENCALET Conseillère communautaire de Douarnenez
Rozenn PERROT ATTAC France
Carine PETIT Maire du 14ème arrondissement de Paris 
Dominique PILHON Porte-Parole d'Attac
Jacques POIRIER Animateur du Collectif Services Publics de la Mayenne
Philippe PONSARD Maire de Savennes
Jean-Louis PUYDEBOIS Co-animateur Collectif Services Publics Corrèze
Danielle ROLLAT Vice-Président E&S UNRPA
Danielle SIMMONET Conseillère de Paris, 
Denis THOMAS FSU services publics
Philippe TOUZET Co-animateur Convergence Gironde, Solidaires
Aurélie TROUVÉ Porte-Parole d'Attac
Hugues TUPIN Conseiller Communautaire de Douarnenez
Denis TURBET-DELOF Secrétaire national Solidaires, Délégué général Fonction Publique
Janine VAUX Co-animatrice du collectif services publics Corrèze
Nicolas WALLET Secrétaire général de la FSU Paris

      

 

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 06:15
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