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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 20:07
Chez Véolia, le banquet des fauves (Martine Orange - Médiapart- 24 novembre 2016)
Chez Veolia, le banquet des fauves
 PAR MARTINE ORANGE

Deux dirigeants de la branche Eau de Veolia France sont devenus actionnaires d’une société luxembourgeoise après lui avoir confié un énorme contrat: le traitement des paiements de toutes les factures d’eau du groupe. Ils espéraient revendre par la suite cette société 200 millions d’euros au minimum. À Veolia de préférence.

 

La  machination était censée ne jamais venir au grand jour. Comment imaginer un tel dévoiement au sein de Veolia ? Alors que le groupe a supprimé plusieurs milliers d’emplois dans l’activité Eau au cours des quatre dernières années, et lancé un programme d’économies de plus de 600 millions d’euros, deux des plus hauts responsables de l’activité de la branche Eau travaillaient surtout à leur enrichissement, en utilisant les moyens financiers, les clients, la réputation du groupe pour leur seul profit personnel.

Dans la plus grande discrétion, ces dirigeants sont devenus actionnaires, avec une poignée d’acolytes, d’une toute petite structure basée au Luxembourg, Olky Payment Service Provider. Une société qu’ils venaient justement de choisir pour lui confier un énorme contrat : le traitement de tous les paiements des factures d’eau des abonnés de Veolia en France ! 

Cette plateforme, qui gère en particulier les paiements par TIP (titre interbancaire de paiement), a une technique particulière : elle  représente automatiquement les factures impayées auprès des banques et peut mettre en place des paiements fractionnés. Un huissier des temps modernes en quelque sorte.

Ce système est censé lutter contre les impayés, de plus en plus importants dans la gestion des services d’eau. Non pas parce que la pauvreté sévit de plus en plus en France, à entendre les grands concessionnaires d’eau (Veolia, Suez environnement, Saur), mais en raison de la loi Brottes, votée en 2013. Celle-ci, selon eux, serait une incitation à ne pas payer puisqu’elle institue un droit minimum à l’eau et interdit toute coupure définitive. Vent debout contre ce texte, les concessionnaires d’eau réclament désormais que les municipalités prennent à leur charge une partie des factures impayées, au titre de l’aide sociale.

Pendant ce temps, les deux dirigeants de la branche Eau avaient tout mis en place pour engranger les bénéfices. Avec l’espoir de faire une culbute encore plus grande dans un délai assez bref. Car le but était de revendre l’ensemble de la société au groupe, ou à d’autres, le plus rapidement possible. Le prix de revente avait déjà été fixé entre les différents actionnaires : 200 millions d’euros minimum ! 

200 millions d’euros ! La cupidité des dirigeants est décidément devenue sans limite. Depuis des années, la chronique des affaires de rémunération et d’enrichissement personnel dans le monde patronal ne cesse de s’étoffer.  Mais cette affaire traduit un degré supplémentaire dans l’effondrement moral, l’absence de toute éthique, de tout scrupule. Avec un sentiment complet d’impunité, ces dirigeants se sont appuyés sur leurs connaissances, ce petit monde de réseaux, de combines, d’entre-soi qui fait si souvent la marque du capitalisme français, pour monter leur machination. L’argent emportant tout.

L’affaire paraît avoir été pensée et orchestrée de longue date. Car tous les engrenages du mécanisme s’emboîtent en un temps record. Les sociétés nécessaires sont créées au moment voulu. Tout le monde semble jongler avec aisance dans l’opacité de la finance discrète et des paradis fiscaux.

Tout commence en 2014. Alain Franchi vient juste d’hériter de la responsabilité de l’activité Eau en France. Parachuté de l’extérieur en juillet 2013 pour la restructurer, ce responsable est présenté comme un manager de crise. Il est surtout le bras de droit de Serge Michel, parrain du BTP depuis plus de trente ans, qui a fait la pluie et le beau temps dans les conseils d’administration de Vinci et de Veolia (voir « Alain Minc m’a tuer »). Selon Challenges, c’est Serge Michel qui aurait imposé, en contrepartie du maintien d’Antoine Frérot à la présidence du groupe (voir notre enquête ici), la nomination de son plus proche collaborateur à la tête de la branche Eau, l’activité stratégique de Veolia. Ce qui nous a été confirmé par plusieurs sources.  Le groupe dément toute interférence de Serge Michel dans cette nomination. Les relations entre Serge Michel et Alain Franchi seraient distendues ces derniers temps, dit-on. Ils continuent cependant de partager au moins sept sociétés ensemble.

Alain Franchi connaît Olivier Boyadjian. Cet ancien de la Caisse des dépôts – il dirigeait l’équipe d’investissements de CDC Capital investissements – est responsable désormais du fonds d’investissement HIG Capital en France. Il est lui aussi présenté comme un « manager de crise ». Son fonds a repris notamment les actifs de l’usine Molex, mise en faillite par sa maison mère en 2009, des usines (ex-Pechiney) vendues par le groupe Rio Tinto en France ou des parcs de la Compagnie des Alpes.

Selon nos informations, c’est Olivier Boyadjian qui aurait parlé le premier de la société Olky Payment Service Provider à Alain Franchi. « En juillet 2014 », précise Franck Rouayroux, le dirigeant de la société luxembourgeoise dans un mail, en réponse à nos questions. Olivier Boyadjian n’a pas retourné notre appel(voir la Boîte noire).

Conseiller cette société à un groupe comme Veolia est des plus étonnants. Car des plateformes de paiement, il en existe des dizaines bâties sur le même modèle et qui ont pignon sur rue. Pourquoi recommander une obscure société, basée au Luxembourg, et qui n’a quasiment aucune référence dans ces métiers ? Créée en 2011, elle n’est d’abord qu’une filiale conçue dans le prolongement d’une des activités de sa maison mère, Olky International Holding : la location de scooters.

La maison mère n’est pas plus rassurante. C’est une holding financière qui n’a guère de surface. Elle a été créée en 1998 par des fonds basés aux îles Vierges britanniques et dans l’île de Niue, un des paradis fiscaux les plus opaques – un des trusts qui figurent parmi les actionnaires fondateurs d’Olky International se retrouve d’ailleurs dans les Panama papers. Puis elle a été rachetée, semble-t-il, par Franck Rouayroux, un ingénieur français installé au Luxembourg en 2000.

Pendant toutes ces années, la holding financière vivote. Elle a des activités dans la vente d’articles de sport, la location de scooters et surtout de voitures de luxe, cette dernière activité semblant avoir été un puissant ciment entre la société et ses clients. Tout va petitement, jusqu’à ce que les autorités luxembourgeoises de contrôle lui donnent un agrément bancaire en 2013. Ce qui lui permet de travailler dans toute l’Europe.

Un tour de table sur mesure

Sur quelles bases les autorités de contrôle luxembourgeoises ont-elles pu accorder un tel agrément à une plateforme de paiement qui n’a aucune surface financière affichée, aucune référence ? Mystère. « Olky Payment a développé une usine de traitement d’opérations SEPA (Système d’Information Bancaire appelé SIO4), dont la particularité repose sur le développement de fonctionnalités novatrices permettant d’améliorer significativement les chances de recouvrement des créances impayées pour les créanciers. Cette solution opérationnelle dès 2014 a permis à Olkypay d’être reconnue comme l’une des Fintechs les plus innovantes, récompensée à plusieurs reprises en France et au Luxembourg », nous a répondu son dirigeant Franck Rouayroux. Atteint d’une brusque « extinction de voix », il a préféré nous répondre par mail.

Comment Veolia peut-il se laisser convaincre de confier à une société basée au Luxembourg tous les abonnés de ses concessions d’eau en France payant par TIP, alors qu’elle a comme seuls clients connus le groupe Beaumanoir (prêt-à-porter) et la caisse sociale de Monaco ? Encore plus mystérieux. La société semble avoir eu des arguments convaincants. Un mois à peine après avoir été présentée, elle signe dès le début août un accord d’agrément avec Veolia. Olky Payment s’engage à lui « fournir des services de paiement ». Le 22 décembre 2014, le directeur général de Veolia Eau, Alain Franchi, signe un contrat définitif, confiant pour sept ans à la société luxembourgeoise le traitement de l’ensemble de la facturation par TIP de ses services délégués sur le territoire français, à l’exception des eaux de Marseille et du grand Lyon.

D’un seul coup, c’est un flux de 3 à 5 milliards d’euros par an assuré pour la société. Une vraie manne pour la toute petite entreprise. D’autant que Veolia accepte de prendre à sa charge tous les frais de développement (près de 2 millions d’euros) pour lui permettre de gérer sa facturation. Le groupe lui promet aussi son soutien et son nom pour proposer« une offre de service [de la plateforme – ndlr] à d’autres distributeurs d’eau et à d’autres secteurs d’activité ». Les offices d’HLM sont particulièrement visés.

« J’ai été informé qu’il y avait un transfert de notre facturation vers une société au Luxembourg. Mais cette opération m’a été présentée comme un simple recours à un prestataire extérieur pour aider nos services », reconnaît le PDG, Antoine Frérot. Pour lui, il n’y avait pas de raison de s’attarder beaucoup plus sur ce dossier : ce n’était qu’un contrat de sous-traitance qui ne justifiait pas d'aller voir plus loin.

En coulisses, pourtant, différentes personnes s’agitent beaucoup. Brusquement, des « investisseurs » veulent en être et participer au formidable succès à venir de cette société totalement inconnue. L’affaire, il est vrai, s’annonce prometteuse. Dès la première année du contrat Veolia, Olky Payment a réalisé quelque 6 millions d’euros de profit pour un chiffre d’affaires d’environ 13 millions d’euros. Des marges dignes de celles du secteur du luxe.

Le 11 mars 2015, lors d’une assemblée générale extraordinaire visant à acter une augmentation de capital de 1,2 million d’euros (pour le porter à 2,2 millions), de nouveaux actionnaires font leur apparition. On y retrouve Olivier Boyadjian, qui a permis de décrocher le contrat avec Veolia. Mais celui-ci ne passe pas par son fonds d’investissement. Il préfère investir à titre personnel avec sa femme, devenant le troisième actionnaire, derrière ceux qui possèdent 20 % du capital.

Avec lui arrivent des noms connus ailleurs : Didier Lombard, ancien PDG d’Orange, Jean-Yves Durance, vice-président de la chambre de commerce et d’industrie de Paris ; François Drouin, président du tunnel du Mont-Blanc ; Guy Tavenaud, ancien banquier chez Lazard. Ils arrivent souvent avec leur femme et pour des montants modérés (autour de 50 000 euros).

Comment ont-ils découvert cette société ? « Par des contacts normaux. C’est une fintech », nous a répondu François Drouin avant de couper court à la conversation. « Par l’intermédiaire de gens que je connaissais », a ajouté Jean-Yves Durance, avant de préciser qu’il n’avait « aucune intention de répondre » à nos questions. Aucun des autres n’a retourné nos appels. Olivier Boyadjian « s’est chargé d’organiser le tour de table des nouveaux entrants qu’il représente. Parmi ceux-ci se trouvent beaucoup de financiers ou ex-banquiers, séduits par le caractère innovant des solutions apportées par Olkypay dans un secteur qui leur était bien connu et qui s’est ouvert à la concurrence après la transposition de la Directive des Services de Paiement (DSP) », nous a répondu le dirigeant d’Olky Payment. S’il fallait trouver un autre point commun entre eux, la plupart entretiennent une grande proximité avec la Caisse des dépôts, dont le nom est malheureusement trop souvent cité dans des affaires obscures.

Mais une autre entité discrète prend aussi une participation significative (10 % du capital) à l’occasion de ce nouveau tour de table : Digital Transaction Services. Le dirigeant de cette société suisse n’est autre que Jean-Philippe Franchi, le frère du directeur général de Veolia Eau, Alain Franchi ! Il travaille lui aussi pour la branche Eau du groupe. Tout cela, bien sûr, n’est que pur hasard et ne pose aucun problème de conflit d’intérêts, ni d’abus de confiance.

À la suite de nos questions sur cette présence inattendue, Alain Franchi nous a fait parvenir la réponse écrite suivante : « Cette opération a été réalisée sans que j’en aie été informé. J’ai été informé de la prise de participation de Jean-Philippe dans cette société il y a environ un mois. J'ai immédiatement souhaité analyser les éventuels conflits d'intérêts qui se poseraient. Je n’avais pas encore toutes les réponses lorsque vous avez contacté le groupe Veolia. » Bref, il a découvert le pot aux roses juste avant notre enquête, mais n’avait pas encore pris la peine d’en informer le président du groupe, Antoine Frérot.

Comment le croire ? Car la prise de participations de Digital Transaction Services a vraiment des allures d’opération d’initiés. L’enchaînement, en tout cas, est parfait. Dès que le contrat entre Veolia et Olky Payment est signé, le 22 décembre 2014, la procédure pour créer la société Digital Transaction Services est lancée. Le 23 janvier 2015, elle fait enregistrer ses statuts fondateurs à Neuchâtel (Suisse). L’objet de la société est de concevoir et développer des solutions informatiques, mais aussi de prendre des participations dans des sociétés en Suisse ou à l’étranger. Elle entre au capital de Olky Payment le 11 mars.

Un pacte d'actionnaires en or

Le tour de table, toutefois, ne sera vraiment complété qu’en novembre 2015. Le 30 novembre 2015, la maison mère de la plateforme de paiement, Olky International Holding, qui se renommera à cette occasion Utoky International Holding, tient une nouvelle assemblée générale extraordinaire. Celle-ci doit entériner l’arrivée d’un nouvel actionnaire, la société Gaway.

En matière d’argent, l’imagination est toujours au pouvoir : l’entrée de cette nouvelle société se fait par le biais d’une seule « action traçante ». Un concept jusqu’alors totalement inconnu. Cette seule action, comme l’explique le procès-verbal de l’assemblée, donne le droit à « 21,7391 %[quatre chiffres après la virgule !] de toutes les performances et revenus des actions par la holding dans Olky Payment (…) ainsi que du produit de la vente de tout ou partie des actifs désignés ». En résumé, grâce à cette seule action, l’actionnaire qui la détient s’octroie 6 % des profits ou du prix de cession de Olky Payment Service Provider. Cette action est souscrite par la société Gaway, logée à Montbrison (Loire). Une société totalement inconnue mais qui semble particulièrement bien informée.

Mais pourquoi utiliser un mécanisme si compliqué en multipliant les sociétés écrans ? Le secret, de fait, s’imposait : le véritable propriétaire de cette société est Philippe Malterre, le directeur général adjoint de Veolia Eau France. L’homme est un des piliers de Veolia. Il est entré dans le groupe il y a plus de trente ans, du temps où celui-ci s’appelait encore la Générale des eaux et était présidé par Guy Dejouany. Philippe Malterre n’a pas retourné notre appel.

Ainsi, dans le plus grand secret, au mépris de toutes les règles, deux responsables de la branche Eau sont actionnaires directs dans une société prestataire du groupe, portée à bout de bras par Veolia, et espèrent en tirer un profit personnel. Et pas seulement dans la gestion quotidienne.

Car les actionnaires qui sont arrivés au capital d’Olky Payment tout de suite après que cette dernière a décroché le contrat avec Veolia sont de vrais entrepreneurs ! Le jour même où ils sont entrés au capital, ils ont signé un pacte d’actionnaires dont l’objet quasiment unique est de prévoir les conditions de sortie. Il est notamment prévu que tous devront céder leurs titres « si la société reçoit une offre d’achat au moins égale à 7 fois l’Ebitda (résultat brut d’exploitation) et que celle-ci est présentée pour un prix minimum de 200 millions d’euros » !

Franck Rouayroux minimise aujourd’hui la portée de ce pacte et des engagements écrits qui ont été pris. Le pacte d’actionnaires a surtout pour but, selon lui, « de réguler les relations entre les différents actionnaires et de prévoir les conditions de sortie pour ne pas léser les minoritaires. Il prévoit notamment un montant minimal de rachat de la société Olkypay en-deçà duquel seule l’unanimité des voix est requise pour autoriser une cession ».

Les actionnaires ont-ils déjà en tête un repreneur, quand ils signent cet acte ? À qui pensent-ils ? Qui peut mettre 200 millions d’euros sur la table pour une telle société ? Un fonds d’investissement comme celui dirigé en France par Olivier Boyadjian ? Peut-être. Mais sans doute plus Veolia, objet de toutes les attentions des actionnaires puisque le pacte prévoit un comité de pilotage pour suivre spécialement le contrat avec le groupe.

« Il n’existe aucun engagement de la part de Veolia sur un éventuel rachat. Il n’y a pas non plus de projet de cession à court terme », assure Franck Rouayroux. Pourtant, une note d’honoraires de l’avocat d’Olky Payment, par ailleurs actionnaire lui aussi de la société par la biais de la société Appia, Nicola di Giovanni, fait mention de l’existence d’une lettre d’intention de Veolia.

Et puis, il y a ce bruit de fond. À partir du moment où la société a décroché le contrat Veolia, celle-ci se lance dans la recherche de prix et d’articles de presse, comme s’il y avait urgence à se faire connaître. De son côté, Veolia fait quelques déclarations, disant penser à l’avenir se développer dans les activités high-tech et peut-être racheter quelques sociétés de haute technologie. Aujourd’hui, Veolia assure qu’il n’a jamais été question de racheter de telles sociétés et en tout cas, jamais à ce prix-là. Le groupe précise qu’une acquisition d’un tel montant doit être obligatoirement soumise au conseil d’administration du groupe et obtenir son approbation. Bref, selon lui, il n’y avait aucun moyen de lui faire racheter la société en douce.

Lorsqu’il a été informé de cette affaire, Antoine Frérot, le PDG de Veolia, n’y a pas cru. Puis devant l’accumulation des preuves, il a bien fallu se rendre à l’évidence : Veolia Eau était victime d’une fraude massive de la part de certains de ses dirigeants. « Eu égard aux éléments que vous avez portés à notre connaissance, nous avons décidé de lancer un audit interne portant sur l'opération incriminée, et plus largement sur toutes les sociétés de spécialité de Veolia Eau France. Cet audit sera réalisé en coopération avec les avocats du Groupe. Deux collaborateurs sont concernés par ces allégations. Ils ont fait l'objet d'une mise à pied à titre conservatoire, afin de permettre le bon déroulement de l'enquête interne. À l'aune des résultats de l'enquête, Veolia prendra toutes les mesures qui s'imposeront », nous a-t-il dit dans une déclaration officielle.

La fraude était-elle détectable avant ? Aujourd’hui, la bonne affaire espérée semble en tout cas éventée. Il y en a peut-être d'autres construites sur le même modèle dans le groupe. Il reste de tout cela un goût de cendres devant tant de cupidité, d’effondrement moral, de collusion affairiste. Comme si les métiers de l’eau n’arrivaient jamais à se sortir de leur passé, de cette culture de la corruption.

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 19:59
Fidèles, sarkozystes, droite extrême: les soutiens empoisonnés de Fillon
 PAR ELLEN SALVI

En devenant le favori de la primaire de la droite et du centre, François Fillon a vu revenir dans son escarcelle toute une série d’élus qui le méprisaient il y a encore quelques semaines. Parmi eux, beaucoup de sarkozystes, mais aussi plusieurs figures de la droite extrême, séduites par son discours ultraconservateur. À ses côtés, elles entendent relancer dès 2017 la vieille antienne de la « fusion des droites ».

 

François Fillon a plein de nouveaux amis. Ils le suivent partout, envahissent les plateaux de télévision pour prêcher sa bonne parole et arrosent les réseaux sociaux de hashtags à la gloire du nouveau favori de la primaire de la droite et du centre. Mardi 22 novembre au matin, à la Maison de la chimie à Paris, les nombreux parlementaires qui le soutiennent depuis toujours (Gérard Larcher, Bruno Retailleau, Jérôme Chartier, Valérie Boyer, Jean-François Lamour…) frayaient avec plusieurs sarkozystes ayant suivi le choix de leur champion déchu. Depuis qu’il est arrivé largement en tête du premier tour, avec 44,1 % des suffrages exprimés, l’ancien premier ministre a vu revenir dans son escarcelle toute une série d’élus qui le méprisaient il y a encore quelques semaines.

Au meeting qu’il a tenu à Lyon mardi soir, on a ainsi pu apercevoir au premier rang le président par intérim de LR Laurent Wauquiez, mais aussi Bruno Le Maire, candidat malheureux à la primaire, qui avait pourtant juré ses grands dieux qu’il ne se rallierait à personne pour le second tour. Le député de l’Eure fait également partie des 215 parlementaires qui ont publié ce jeudi une tribune dans laquelle ils déplorent les critiques qu’Alain Juppé a adressées à François Fillon ces derniers jours. Parmi la liste interminable des signataires, figure également toute une série d’élus qui avaient tourné le dos à l’ancien premier ministre et sont aujourd’hui contraints de faire preuve d’une souplesse exemplaire pour s’attirer de nouveau ses faveurs.

« On a eu des coups de fil dégoulinants, affirme un membre historique de l’équipe de campagne. C’est fou le nombre de gens qui n’ont pas de dignité. Courtisan un jour, courtisan toujours… » Dans le viseur des fillonistes, on trouve notamment Pierre Lellouche, qui passait de caméras en micros, mardi matin. Longtemps proche de Fillon, le député de Paris avait créé la surprise fin août en se ralliant à Nicolas Sarkozy. « C’est le traître permanent, s’agace un parlementaire soutien de l’ancien premier ministre. Il a même réussi à envoyer un long texto à François pour lui assurer qu’il avait toujours été filloniste et que ses prises de position l’avaient sans doute beaucoup aidé avant qu’il ne parte chez Sarko... »

 

Éric Ciotti a lui aussi fait grincer quelques dents. Jusqu’alors farouche soutien de l’ex-chef de l’État, le député des Alpes-Maritimes a immédiatement proposé ses services « pour emmener François ici ou là, pour l’accompagner dans des visites », indique un autre membre du premier cercle. « Lui, il rêve tellement d’être ministre de l’intérieur qu’il se vendrait à Hollande s’il le fallait », s’amuse encore un parlementaire filloniste. Mais le soutien le plus incroyable reste celui de Rachida Dati qui, après avoir traité Fillon de tous les noms –« déloyal », « désagréable », « petit ingrat », « mal élevé », etc. –, a fini par annoncer qu’elle voterait pour lui. « J’ai toujours été légitimiste. Je veux que ma famille politique gagne », a-t-elle expliqué sur Europe 1.

L’entourage de Nicolas Sarkozy est l’une des clefs de son échec. Depuis plusieurs années, l’image dégradée des Christian Estrosi, Nadine Morano et Brice Hortefeux n’a cessé de nourrir l’antisarkozysme. Les juppéistes l’ont bien compris, eux qui communiquent depuis dimanche sur le sujet. « Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est la reconstitution de l’équipe Fillon-Sarkozy qui nous a dirigés de 2007 à 2012 », a glissé le maire de Bordeaux au 20 heures de France 2, regrettant « ce tandem qui se reconstitue » et qui, à son sens, « montre bien l’orientation du programme de François Fillon ». « Il a été mon ministre. En votant pour lui, les gens ont voté un peu pour mon bilan », s’est d’ailleurs consolé Nicolas Sarkozy, cité par Le Parisien.

Si tout le monde reconnaît que l’ex-chef de l’État n’a pas franchement attaqué son ancien « collaborateur » pendant la campagne, réservant l’essentiel de ses coups à Alain Juppé, nul ne peut oublier les tensions qui ont dominé la relation des deux hommes jusqu’ici. De la présidence de l’UMP en 2012 à l’affaire Jouyet, le tandem a bien des fois vacillé. « Fillon, je le veux à terre et sans oxygène », aurait même lancé Sarkozy, en pleine affaire des pénalités financières de l’UMP. De son côté, l’ancien ministre a multiplié les allusions à peine voilées aux problèmes judiciaires de son adversaire, se présentant comme le Monsieur Propre du scrutin.

Sur Twitter, les mêmes qui défendent aujourd’hui Fillon face à l’offensive de Juppé lui tombaient dessus il y a encore quelques mois. Pour certains sarkozystes historiques, ce soutien était d’ailleurs loin d’aller de soi, comme le prouve cette conversation entre le président du comité d’organisation de la primaire Thierry Solère et le sénateur des Hauts-de-Seine Roger Karoutchi, enregistrée à leur insu quelques jours avant le premier tour :

Dans l’équipe de campagne historique de François Fillon, personne n’est dupe. « Il y a des gens dans l’entourage de Sarkozy que nous ne voulons pas voir, tranche le député du Loiret Serge Grouard, qui a chapeauté le projet de l’ancien premier ministre. Certains devraient avoir davantage de retenue, un peu plus de décence. » Pour autant, tous estiment que le « rassemblement sera nécessaire » après le 27 novembre. Un rassemblement qui inclura forcément des personnalités issues de toutes les écuries LR, mais pas seulement. Car en captant « toutes les composantes de ce qu’on appelle les droites profondes », pour reprendre les mots du chercheur Simon Labouret, Fillon a ramené dans son giron plusieurs figures de la droite extrême.

Pour la « fusion des droites »

Parmi ceux qui ont clairement affiché leur soutien à l’ancien premier ministre, apparaissent notamment Charles Million et Charles Beigbeder, cofondateurs de L’Avant-Garde, un « réseau collaboratif d’action politique », qui n’exclut pas l’idée d’une alliance électorale entre LR et le FN. Le 16 octobre dernier, les deux hommes s’affichaient dans le cortège de La Manif pour tous aux côtés du maire de Béziers Robert Ménard, du président de Souveraineté, identités et libertés (SIEL) – un parti associé au FN – Karim Ouchikh, et du patron du RPF Christian Vanneste, qui a lui aussi décidé de rejoindre Fillon, « l’homme d’une révolution conservatrice ».

Tout ce petit monde a commencé à se côtoyer en 2013 au sein des manifestations anti-mariage pour tous, auxquelles Fillon n’a jamais participé, estimant que « les hommes politiques doivent être dans l’action, pas dans la protestation », mais qu’il a toujours soutenues. Leur candidat naturel pour la primaire aurait dû être le président du Parti chrétien-démocrate (PCD, fondé par Christine Boutin), Jean-Frédéric Poisson, qui a toujours été très ferme sur la nécessité d’abroger la loi Taubira, là où l’ancien premier ministre se propose “simplement” de la réécrire. Poisson et Fillon figuraient d’ailleurs aux côtés de personnalités de la droite extrême, sur la pétition du collectif Vos Couleurs, lancée début octobre pour réclamer la « fusion des droites ».

Autre figure de cette droite qui entend rassembler la sensibilité de Marion Maréchal-Le Pen au sein du FN, l’eurodéputé Aymeric Chauprade a lui aussi affirmé qu’il voterait pour l’ancien premier ministre au second tour de la primaire. Ancien proche de Philippe de Villiers, en rupture avec le parti de Marine Le Pen dont il était encore conseiller aux affaires internationales en 2015, l’élu a même indiqué à L’Express sa volonté de se mettre « à la disposition de François Fillon » pour mieux « bloquer l’accès du second tour de la présidentielle à Marine Le Pen ». Avec de solides réseaux russes, qui dépassent la géopolitique, Chauprade a le profil parfait pour séduire le russophile Fillon.

Sans surprise, Patrick Buisson, ancien conseiller sulfureux de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, a lui aussi apporté son soutien au député de Paris qui incarne à ses yeux « une révolution conservatrice ». « Alain Juppé sera très probablement battu dimanche soir, il représentait cette tradition de cette droite qui ne s’assume pas, a assuré l’inspirateur de l’ultradroitisation sur Europe 1, jeudi matin. Cette hypothèque qui pesait sur la droite est en train de sauter, c’est en cela que, dans l’histoire des idées, c’est un moment 

Au sein de la cathosphère, le choix de soutenir Fillon n’est pas allé de soi, certains pointant notamment ses « ambiguïtés » sur l’adoption par les couples de même sexe. Mais qu’importent les querelles du premier tour, puisque Jean-Frédéric Poisson a lui aussi logiquement annoncé qu’il se ralliait au député de Paris. « J’ai toujours dit que le projet d’Alain Juppé était extrêmement technocratique, fondé sur l’idée d'une France multiculturelle que je refuse et très fédéraliste, pour ne pas dire mondialiste, sur le plan économique, a-t-il expliqué dans Le Figaro. Le projet de François Fillon, lui, a intégré un certain nombre d’éléments essentiels. Donc, je le soutiens pour que son projet l’emporte sur celui d’Alain Juppé. »

Revendiquant une forme de réalisme, le mouvement Sens commun, émanation politique de La Manif pour tous, a tout de même choisi de faire campagne pour Fillon. Tout comme Frigide Barjot, l’égérie des anti-mariage pour tous, séduite par les atermoiements de l’ancien premier ministre sur la question de l’avortement, mais aussi par ses prises de position contre la gestation pour autrui (GPA) et la procréation médicalement assistée (PMA). Face à un Alain Juppé jugé « un peu mou et pas net sur les questions sociétales », Sens commun a préféré « l’honnêteté de François Fillon et son combat pour les valeurs », expliquait à Mediapart la porte-parole du collectif, Madeleine de Jessey, quelques jours avant le premier tour.

La jeune femme a beaucoup œuvré pour mobiliser les réseaux de la cathosphère derrière la candidature de l’ancien premier ministre. En réunion publique, « à chaque fois qu’elle a pris la parole, c’était mesuré », tient à préciser le député de Paris Jean-François Lamour. Mardi soir, à Lyon, elle était encore au premier rang du meeting, aux côtés du président par intérim de LR, Laurent Wauquiez. Fin mai, la même Madeleine de Jessey posait tout sourire, dos à dos avec Marion Maréchal-Le Pen, en couverture d’un numéro de l’hebdomadaire Famille chrétienne titré« Les Frondeuses ».

Dans l’entretien croisé, les deux femmes devisaient sur une éventuelle alliance entre leurs mouvements respectifs. « Le drame aujourd’hui est que les partis censés incarner les clivages politiques, au demeurant légitimes, ne représentent plus les Français. Nous allons au-devant de recomposition majeure en 2017, assurait à l’époque la porte-parole de Sens commun. Il existe un espace politique – conservateur et souverainiste – qui n’est pas investi. Je verrais d’un très bon œil que cet espace se structure. Son objectif serait de voir se lever tous ceux qui, au sein des Républicains, n’en peuvent plus de cette ligne fédéraliste et laxiste. »

 

Pointant ses divergences avec les discours de Marine Le Pen et Florian Philippot – qui se résument à « leur étatisme en matière d’économie » et à « l’éducation qu’ils souhaitent centraliser encore plus » –, Madeleine de Jessey estimait que « les esprits sont mûrs pour faire quelque chose de neuf à droite », avant de lancer une perche à peine voilée à Marion Maréchal-Le Pen : « Il existerait d’autres alternatives qu’une fusion pure et simple dans le FN. Encore faudrait-il être prêt à se détacher de toute logique partisane ou dynastique… » Il n’en fallait pas plus à la députée frontiste pour tomber sous le charme. « Ce sont des gens [Sens commun – ndlr] avec qui j’aimerais travailler demain, confiait-elle au Figaro après la rencontre. C’est une génération avec laquelle on peut s’entendre. »

Gérard Longuet, Anne Méaux... les anciens d’Occident

Si François Fillon explique dans son livre Faire (Éd. Albin Michel) avoir « toujours combattu l’extrême droite parce qu’elle n’a jamais apporté dans notre histoire que le malheur et la honte [et] parce qu’elle incarne les traits les plus sombres de notre caractère », il lui a tout de même donné de sacrés gages. Rien d’étonnant, par conséquent, à voir le député et maire d’Orange Jacques Bompard, fondateur du parti d’extrême droite Ligue du Sud, ou encore le xénophobe Henry de Lesquen, patron de Radio Courtoisie, lui apporter leur soutien. Sur leur fil Twitter, les deux hommes ont repris à leur compte la polémique agitée par la fachosphère depuis des années autour de la proximité d’Alain Juppé – rebaptisé « Ali Juppé » – avec le très républicain imam de Bordeaux, figure de l’UOIF.

Les mêmes qui regrettent ce jeudi dans Le Figaro que le maire de Bordeaux emprunte« les mots que la gauche a forgés pour mieux emprisonner la candidature de François Fillon » ne disent rien du vocabulaire de l’extrême droite. Hors de question de fâcher d’éventuels électeurs. « La logique de rassemblement dans laquelle nous sommes s’adresse à tout le monde, souligne le député filloniste Serge Grouard. François Fillon n’est pas dans le compromis, il a un projet, qui l’aime le suive. Tant mieux si du point de vue politique, on évite que des gens ne finissent par voter FN. » Comprendre cette partie poreuse de l’électorat qui, depuis plusieurs années, oscille entre la droite de gouvernement et l’extrême droite. S’il s’arrête officiellement aux élus FN, le spectre de Fillon englobe Philippe de Villiers, reconnaissent plusieurs de ses proches interrogés par Mediapart.

Le fondateur du Mouvement pour la France (MPF), qui avait à maintes reprises affiché sa sympathie pour Jean-Frédéric Poisson, ne s’est pas encore exprimé sur le nouveau favori de la primaire de la droite et du centre. Il a en revanche lui aussi attaqué le maire de Bordeaux. « Pour moi Juppé c’est un dhimmi [...] qui est en situation d’infériorité et qui remercie l’islam de le protéger », a-t-il affirmé sur la web-télé d’extrême droite TV Libertés. Dans le fief vendéen de Philippe de Villiers, François Fillon a réuni 56,3 % des suffrages exprimés au premier tour. « Surtout grâce au travail de Bruno Retailleau dans la région », souligne Jean-François Lamour. Le président du conseil régional des Pays de la Loire, également patron du groupe LR au Sénat, fut très longtemps proche du fondateur du MPF. C’est d’ailleurs sous les couleurs du parti souverainiste qu’il est entré au Sénat en 2004.

 

 

 

Fidèles, sarkozystes, droite extrême: les soutiens empoisonnés de François Fillon (Ellen Salvi, Médiapart - 24 novembre 2016)

Soutien de la première heure, Retailleau fait partie de la garde rapprochée de l’ancien premier ministre. Il y côtoie bon nombre d’autres élus, tels les député(e)s Jérôme Chartier, Valérie Boyer, Serge Grouard, Isabelle Le Callenec et Philippe Houillon, ou encore les sénateurs Philippe Bas, Gérard Larcher ou Gérard Longuet. Dans l’équipe de campagne, l’ancien ministre de la défense a d’ailleurs retrouvé la communicante Anne Méaux, présidente de l’agence Image 7. Il y a cinquante ans, quand ils étaient « jeunes et libres » pour reprendre les mots de Longuet, les deux fillonistes militaient au sein du mouvement d’extrême droite Occident, dissous en 1968.

Parmi les politiques qui gravitent autour de François Fillon, on retrouve également le député des Français de l’étranger Thierry Mariani, vice-président du groupe d’amitié France-Russie à l’Assemblée et coprésident de l’association Dialogue franco-russe. C’est lui qui s’était rendu à Damas, au printemps dernier, pour rencontrer Bachar al-Assad, en compagnie de quatre autres députés LR – dont les fillonistes Valérie Boyer et Nicolas Dhuicq –, et de l’ancien président du Front national de la jeunesse (FNJ), Julien Rochedy. Lui aussi qui avait déjà suscité la controverse en juillet 2015, en partant en Crimée, péninsule ukrainienne annexée par la Russie. Dans l’équipe de campagne, Mariani fait partie de ceux chargés de « défendre la souveraineté de la France ».

Côté opérationnel, l’ancien premier ministre peut également compter sur une poignée de personnes qui ont mené toute la campagne à ses côtés. Certains, comme Éric Chomaudon, Antoine Gosset-Grainville, Igor Mitrofanoff, Myriam Lévy et Jean de Boishue, travaillaient déjà avec lui à Matignon. Mais celui à qui Fillon doit sans doute sa victoire reste Patrick Stefanini, qui anime depuis 2013 le club de réflexion politiqueForce républicaine, et s’est vu accorder la direction de campagne.

Ancien directeur adjoint du cabinet d’Alain Juppé à Matignon, aux côtés duquel il a été condamné dans l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris et à qui il avait d’abord proposé ses services, ce haut fonctionnaire de 63 ans avait déjà fait gagner Jacques Chirac à la présidentielle de 1995 et Valérie Pécresse aux régionales de 2015. Nommé à la tête du Comité interministériel de contrôle de l’immigration en mai 2005, il est aussi celui qui a conçu et fabriqué le ministère le plus controversé du mandat de Nicolas Sarkozy : celui de l’immigration et de l’identité nationale.

En 1997, alors qu’il est secrétaire général adjoint du RPR, Stefanini fait partie de ceux qui s’interrogent sur l’attitude à tenir vis-à-vis du FN. La même année, aux élections législatives, le parti de Jean-Marie Le Pen s’est retrouvé en triangulaire face à la droite et à la gauche dans 77 circonscriptions. Un record qui repose sur la table la question d’éventuels accord électoraux avec l’extrême droite. Pour contourner le problème, Stefanini et Pasqua imaginent l’introduction d’une dose de proportionnelle dans le mode de scrutin actuel, mais une partie de la droite reste farouchement opposée à l’idée de discuter avec les frontistes. Tout juste réélu député, François Fillon assure que son mentor Philippe Seguin « ne négociera jamais » avec le parti de Le Pen. Vingt années ont passé depuis.

 

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 15:14

La cure de rigueur de Fillon/Juppé pour les collectivités locales : les médias en parlent

jeudi 24 novembre 2016[]

Les principales mesures de Fillon/Juppé sur les dépenses publiques font les UNES des journaux :

Extraits :

François Fillon promet de réduire le déficit de la France grâce à une réduction de quelque 100 milliards d’euros des dépenses publiques et de les faire passer de 57 % à quelque 50 % du PIB pour ainsi ramener le budget à l’équilibre.

Dans son programme, il évoque cinq engagements pour assainir les finances dont la réduction de 500 000 postes dans la fonction publique, la réforme du cadre d’action des collectivités territoriales, porter l’âge de la retraite à 65 ans. Les économies réalisées seraient obtenues environ pour moitié par les actions sur l’État et les collectivités territoriales, et pour moitié sur la sphère sociale (dont 20 milliards d’euros par la réforme de la retraite).

De son côté, Alain Juppé propose des économies possibles dans une fourchette de 85 à 100 milliards d’euros le temps du quinquennat. Les baisses de dépenses passeront aussi par une coupe dans les effectifs de la fonction publique dans une limite de 250 000 à 300 000 postes. La mesure, avec entre autres un allongement du temps de travail, permettrait une dizaine de milliards d’euros d’économies.

Parmi les autres pistes, le programme d’Alain Juppé propose aussi un passage de la retraite à 65 ans (20 milliards d’euros d’économies sur les cinq ans du mandat), la révision du périmètre de l’intervention de l’État (10 milliards d’euros), la réforme de l’assurance-chômage pour un retour à l’équilibre (5 milliards d’euros) ou encore la lutte contre « la fraude et les abus du système social » (7 milliards d’euros).

Concernant le temps de travail, François Fillon veut faire repasser les 2 millions de fonctionnaires territoriaux de 35 à 39 heures, ce qui permettrait selon lui de "récupérer" l’équivalent du temps de travail d’une grande partie des 500.000 postes qu’il veut voir disparaître.

Alain Juppé propose de négocier une hausse du temps de travail sans plus de détail.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 15:06
Après les lois MPTAM et NOTRe: quelles nouvelles ruralités en Bretagne? - débat le samedi 3 décembre, 10h - à la fête de l'Humanité Bretagne

Après les lois MAPTAM et NOTRe : quelles nouvelles ruralités en Bretagne ? 

Chers amis,

je vous rappelle que se tiendra le 3 décembre à l'occasion de la fête de l'Humanité Bretagne à Lorient  une formation CIDEFE

avec comme intervenants :

Jean Pierre Dayras, secrétaire général de l'association Nouvelles Ruralités

Roland Le Sauce, président du conseil de développement du Pays d’Auray, Conseiller Municipal d’Auray

Maxime Paul, Ancien Vice-Président de Brest Métropole

Makan Rafatdjou, architecte urbaniste

Anne-Claire Le Vaillant, Architecte consultante, assurera l'animation de cette formation.

 

Ce sera la dernière formation de 2016, aussi nous comptons sur votre présence.

Samedi 3 décembre 2016

de 10h00 à 12h00

Fête de l'Humanité Bretagne

Parc des expositions de Lorient Sud Bretagne

286 rue  Rouget de lisle

56100 Lorient

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 15:47
Pour que la Bretagne devienne une terre de bonheur dans une France démocratique (diagnostic de territoire et projet du PCF Bretagne en 1964)
Pour que la Bretagne devienne une terre de bonheur dans une France démocratique (diagnostic de territoire et projet du PCF Bretagne en 1964)

... Les fédérations de Bretagne du Parti Communiste Français s'adressent à la population bretonne. 

Sous l'égide de la mémoire de Marcel Cachin, grand patriote breton, grande figure du Parti Communiste Français. 

On est en 1964, la brochure pédagogique de 30 pages, imprimée à l'Imprimerie Commerciale de Rennes, largement diffusée, coûte 0,20 centimes.

Le plan est simple et efficace:     

1. Ce n'est pas d'aujourd'hui...

Que la Bretagne est une région sous-développée. Ce "sous-développement de la Bretagne ne trouve pas non plus une explication satisfaisante dans la méconnaissance qui existerait à Paris des problèmes de notre province ou dans un mépris particulier pour les Bretons". C'est une résultante du régime capitaliste: "En régime capitaliste, les ressources nationales ne sont point exploitées en vue du bonheur des hommes. Une chose commande tout: le profit maximum pour les grosses sociétés qui détenant, directement ou indirectement, les principales richesses du pays, ont en main le pouvoir politique, pouvoir dont elles se servent uniquement pour satisfaire leurs intérêts privés. Si une région ne paraît pas à ces grosses sociétés susceptible de leur procurer des bénéfices rapides et massifs, on la délaisse".  

La situation de décrochage de la Bretagne s'aggrave

Les travailleurs bretons subissent un appauvrissement comme d'autres travailleurs français. Le revenu individuel moyen en Bretagne représente 66% du revenu moyen français contre 68,7% en 1958. "Les quelques implantations industrielles qui ont été opérées dans notre presqu'île sont loin de compenser une désindustrialisation constante qui fait qu'en ce moment, tous les ans, 20.000 bretons et bretonnes quittent les quatre départements "de la région de programme": Morbihan, Finistère, Côtes-du-Nord, Ille-et-Vilaine. En 1896, il y avait 201.000 personnes employées dans l'industrie; ce chiffre était tombé à 139.000 en 1954; en 1962, il n'y en avait plus que 128.000".  

Halte au mirage des délocalisations industrielles en Bretagne (pour profiter de l'aubaine d'une main d'oeuvre bon marché): "Ce serait une immense et dangereuse illusion de croire qu'on peut, sous l'actuel régime, résorber le chômage en Bretagne par des implantations. Le gros patronat a besoin d'une main-d'oeuvre bon marché; cela suppose une main-d'oeuvre surabondante. Les demandeurs d'emploi ont augmenté de près d'un tiers entre 1957 et 1962. Nous sommes favorables aux implantations dans la mesure où elles sont faites pour l'homme et non pour le capital; mais nous croyons qu'une industrialisation véritable devrait s'appuyer essentiellement sur les ressources naturelles de la région. Une telle industrialisation créerait de très nombreux emplois. D'autre part, une mesure générale de réduction de la semaine de travail, sans diminution des salaires, réduction demandée par tous les syndicats ouvriers irait dans le même sens. Aujourd'hui, la semaine de travail en Bretagne oscille entre 48 et 60 heures!". 

2.  La Bretagne est-elle un pays pauvre? 

Momentanément oui, essentiellement non, car les ressources et les potentialités existent: la Bretagne peut se développer énergétiquement, grâce à l'accès à des sources d'énergie (énergie marine, barrages, charbons bon marché acheminé dans les ports, utilisation de l'uranium). La Bretagne peut sauver ses forges d'Hennebont que le pouvoir gaulliste veut liquider. La Bretagne peut développer ses arsenaux, ses carrières de granit et d'ardoise, reconvertir les arsenaux militaires en arsenaux de marine marchande ou de pêche, lutter contre la tendance de notre commerce maritime à se faire sous pavillon étranger, développer l'industrie de transformation agricole, l'industrie alimentaire. Pour développer ces activités économiques, il faut aussi des moyens de transports appropriés: "dans ce domaine, on peut dire que notre province est la plus sous-équipée du pays". L'urgence est aussi de maintenir des prix agricoles rémunérateurs pour nos agriculteurs, pour cela, il faut aussi que les ouvriers soient payés suffisamment pour acheter à leur juste prix les produits agricoles. Cela suppose donc toute à la fois une lutte contre le dumping du Marché commun et une augmentation du SMIG. Contrairement aux préconisations du CELIB et du pouvoir gaulliste, il faut protéger les exploitations agricoles familiales, les petites exploitations agricoles et ne pas tout miser sur les gains de productivité dus à l'agrandissement, au progrès technique, au remembrement. Il faut développer au maximum les coopérations paysannes, les coopératives.  Dans le monde de la pêche, il faut défendre la pêche artisanale, contre les logiques de concentration capitaliste au main de grands armateurs, lutter contre les importations intempestives et la mise en concurrence, développer les installations des ports. 

Dans le domaine social 

Les efforts à accomplir sont immenses. Accès à l'électricité, accès au confort moderne (13% des maisons bretonnes sont équipées de W.C; 7% de lavabos et de douches, un poste de radio pour 10 habitants). 

Il faut développer l'enseignement agricole, la formation professionnelle, liquider la ségrégation sociale dans l'accès aux études, rapprocher la recherche scientifique de la vie, développer les infrastructures sportives. 

3. Comment faire...   

"Si dans cette bataille pour notre Bretagne on jetait l'exclusive contre une fraction démocratique quelconque, nous affaiblirions les forces qui, dans l'union, peuvent être victorieuses. Seule l'union peut assurer la victoire. L'union des communistes, des socialistes, des catholiques, de tous les démocrates. L'union de tous les travailleurs bretons, ouvriers, paysans, intellectuels, artisans, commerçants, marins-pêcheurs et tous ceux qui vivent de la mer. L'union de toutes les générations. Cette union est possible parce que des Bretons, de plus en plus nombreux, et des milieux les plus divers, comprennent que c'est la condition fondamentale de la surviev de notre région". 

Suit un exposé du programme national du PCF contre le pouvoir personnel, les institutions de la Ve République, pour l'élection d'une Nouvelle Assemblée Constituante, la proportionnelle à toutes les élections, l'épuration de l'Etat et de la police de ses éléments fascistes, le respect de la laïcité, l'extension des libertés communales, les nationalisations, la généralisation de la Sécurité Sociale pour ceux qui ont d'autres régimes, une réforme fiscale démocratique et égalitaire, une construction massive de logements. 

4. Ce qui est possible tout de suite, tous ensemble.    

I. Sauver les forges d'Hennebont 

II. Sauver les arsenaux

III. Moderniser le réseau ferroviaire et de transports breton

IV. Défendre l'agriculture bretonne en permettant aux produits agricoles de s'écouler à un juste prix, en protégeant les agriculteurs des calamités agricoles. 

V. Appeler les Bretons à lutter pour la Paix et le Désarmement, la réduction du budget de la guerre.

 

La conclusion est belle, optimiste, pragmatique:

"Nous avons voulu, dans ce court document, exposer devant nos frères bretons notre opinion sur l'essentiel. Nous approfondirons les problèmes dans notre presse et nos revues. Notre programme breton non plus, n'est pas à prendre ou à laisser.

Nous croyons qu'il est sérieux, réaliste, mais un programme commun d'action ne peut être élaboré que par tous ceux qui sont décidés à agir ensemble, après une discussion fraternelle et approfondie. 

En conclusion, formulons un dernier voeu: Souhaitons de tout notre coeur que les volontés engerbées de tous les démocrates bretons donnent un démenti, parce que les temps l'exigent, au chant dont nous berçaient nos pères: "Kousk, Breiz Izel...", "Dors, Bretagne"...     

 

 

  

 

 

   

Pour que la Bretagne devienne une terre de bonheur dans une France démocratique (diagnostic de territoire et projet du PCF Bretagne en 1964)
Pour que la Bretagne devienne une terre de bonheur dans une France démocratique (diagnostic de territoire et projet du PCF Bretagne en 1964)
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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 15:00
Elias Sambar

Elias Sambar

Elias Sanbar s’adresse à Anne Hidalgo

Choqué par le vœu adopté en Conseil de Paris à propos de la résolution de l’Unesco sur Jérusalem, Elias Sanbar, écrivain, poète et délégué permanent de la Palestine auprès de l’Unesco, a écrit le 9 novembre à la maire de Paris pour exprimer « l’indignation et le sentiment d’injustice » qu’il a fait naître chez les Palestiniens. 
Nous publions ci-dessous cette lettre. 
En pièce jointe, le vœu tel qu’il a finalement été adopté et qui ne figure toujours pas sur le site du Conseil de Paris. 
Les élus EELV, PCF et PG, ainsi qu’une élue socialiste ont voté contre. 

Elias Sanbar, vendredi 18 novembre 2016

Madame la Maire de Paris,

Je viens de prendre connaissance du "voeu" que vous venez d’adopter à la Mairie de Paris sur proposition de l’exécutif municipal et je vous écris pour vous dire la consternation de la délégation de la Palestine auprès de l’UNESCO.

Quant à la forme pour commencer avec sa liste de "considérants", qui ressemblent fort aux "attendus" d’un jugement émis par un tribunal de l’Inquisition qui, dans la grande tradition de cette dernière, ne se serait pas encombré d’entendre la version de la partie injustement incriminée.

Quant au fond également. Vous auriez-vous donné la peine de lire le texte de la Résolution coupable selon vous de négationnisme, vous auriez découvert que le texte en question souligne, en toutes lettres et à deux reprises, la centralité de Jérusalem d’une part, d’Hébron et de Béthléem d’autre part, pour les trois religions monothéistes.

Auriez-vous poussé un peu plus loin votre nécessaire quête de la vérité, vous auriez découvert que le texte que vous accusez de tous les maux est un projet conjoint rédigé à la fois par la Palestine et la Jordanie.

La Palestine que j’ai l’honneur de représenter, dont vous avez dernièrement honoré le Président pour son adhésion tenace à une paix juste et à une réconciliation véritable.

La Jordanie qui, comme vous le savez est signataire d’un Traité de paix avec Israël, et dont le monde entier, gouvernement israélien en tête, s’accorde à louer la politique constructive et pacifique.

La Palestine et la Jordanie qui se retrouvent accusées selon vous d’œuvrer à délégitimer une religion, "en l’espèce le judaisme", propos que nous jugeons proprement insultants pour sa Majesté le Roi de Jordanie et le Président de l’Etat de Palestine.

Insultants également pour les vingt-quatre Etats souverains qui ont voté en faveur de l’adoption de la résolution, rétifs aux pressions et menaces de représentant de l’actuel gouvernement d’extrême droite israélien.

Vous abordez la question d’une "dénomination", celle que nous avons effectivement refusé d’adopter.

Permettez-moi de vous dire qu’auriez-vous pris la peine de nous joindre, nous vous aurions expliqué que notre refus relève d’une seule et unique conviction : la demande persistante du délégué israélien, aux antipodes d’un quelconque respect des religions, ne vise qu’à une légitimation de l’annexion de la Ville occupée en 67 sous couvert du respect de la foi des citoyens juifs d’Israël. Pratique "toponymique" commune à tous les occupants de quelque religion qu’ils se prévalent.

Nous vous aurions également montré que notre mandat ne vise qu’à une seule délégitimation, celle de l’occupation de Jérusalem-Est, capitale occupée de l’Etat de Palestine.

Le ton de ma lettre peut vous paraître choquant. Il reflète l’indignation et le sentiment d’injustice flagrante que votre décision a fait naître chez nous. Vous ne nous avez pas habitués à cela.

Je termine en vous affirmant que, convaincu du grand danger que constitue le mélange de la religion et de la politique, je demeure à votre disposition pour toute explication claire et amicale.

Je joins à toutes fins utiles le texte de la Résolution incriminée et vous prie de croire, Madame la Maire de Paris, à mes respects et à notre désir de dissiper par le dialogue le malentendu né de cette décision injuste et malvenue.

Elias Sanbar

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 14:07
Présidentielles 2017: Débat en Assemblée Générale et vote des adhérents communistes de la section du pays de Morlaix les 24, 25, 26 novembre

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr                                                Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/                          

 

 

Jeudi 24, Vendredi 25 et samedi 26 Novembre : vote des adhérents.

Jeudi 24 Novembre : AG de section

 

 

Cher-e Camarade

 

° la résolution politique adoptée par 95% des 520 représentants des fédérations et parlementaires du PCF lors de la Conférence Nationale du 5 novembre : "Unis pour l'Humain d'abord - les communistes en campagne".

° Le bulletin de vote pour les votes des 24,25 et 26 novembre (bulletin que tu trouveras en pièce jointe).

 

Chaque communiste est donc appelé à faire connaître ses choix :

° Approbation ou non de la résolution politique

° Choix entre 2 options pour les élections présidentielles (Option 1 : appel à voter Jean Luc Mélenchon / Option 2 : présentation d’un candidat communiste à cette élection).

 

Il est de la plus haute importance que tous les adhérents exercent leur souveraineté en participant nombreux à ce vote.

 

Comment voter ?

° Il est possible de venir voter en se rendant au local de la section le jeudi 24 novembre à l’occasion de l’AG convoquée ce jour là (18 h – 20 h 30), le vendredi 25 novembre (18 h – 20 h) ou le samedi 26 novembre (10 h – 12 h).

° Il est possible, si tu ne peux pas venir à ces rendez-vous, de venir déposer ton vote dans la boîte aux lettre de la section (mettre le bulletin de vote complété dans une première enveloppe / mettre cette enveloppe dans une seconde enveloppe comportant ton nom et ta signature).

° Il est possible, si tu ne peux pas venir à ces rendez-vous, de voter en envoyant son vote par courrier postal à l’adresse de la section (mettre le bulletin de vote complété dans une première enveloppe / mettre cette enveloppe dans une seconde enveloppe comportant d’un coté l’adresse de la section et au dos ton nom et ta signature / timbrer cette seconde lettre et l'envoyer par la poste en s'assurant qu'elle peut arriver le samedi 26 au plus tard).

 

Pour voter, il faut bien sûr, être à jour de sa cotisation.

Les camarades qui ne le sont pas pourront régulariser leur situation lors des permanences de vote et donc voter.

 

Le Jeudi 24 novembre (18 h / local PCF) tu es invité à participer à l’AG de notre section PCF Morlaix

C’est le premier jour du vote des communistes suite à la conférence nationale du 5 novembre.

 

Bulletin de vote pour les adhérents communistes et la consultation des 24, 25, 26 novembre

Résolution politique adoptée par la conférence nationale

Base du projet communiste pour les élections présidentielles et législatives 2017

Courrier du secrétaire départemental aux adhérents - 14 novembre 2016

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 13:49

Le Ouest-France annonce aujourd'hui que 6 millions de ménage, contre 5 millions il y a deux ans, sont en précarité énergétique, c'est à dire qu'ils consacrent plus de 10% de leurs revenus à leur dépenses d'énergies pour leur logement ou qu'ils éprouvent une sensation de froid liée à un chauffage défaillant ou une isolation insuffisante. Un million de ménages cumulent les deux. 

Et c'est ce moment que choisit Enedis (ex ERDF) pour augmenter de 2,71% sa taxe sur la facture d'électricité des Français. 

Tout augmente... sauf les salaires, les retraites et les minima sociaux! 

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 13:32
Secours Populaire - Le Télégramme, 23 novembre 2016

Secours Populaire - Le Télégramme, 23 novembre 2016

Restos du coeur - Le Télégramme, 23 novembre 2016

Restos du coeur - Le Télégramme, 23 novembre 2016

Evidemment, la vraie réponse et la vraie responsabilité à la pauvreté et à la précarité sont politiques, à travers d'autres choix économiques que celui du chômage, du libéralisme, de la mise en concurrence généralisée. Une priorité donnée à la redistribution des richesses créés par les travailleurs, au partage du temps de travail, et au social!  

920 000 bénéficiaires des Restos du coeur l'an passé sur le plan national, 43 482 repas distribués à Morlaix pendant l'hiver 2015-2016 et 21 521 l'été dernier... c'est évidemment inacceptable pour ce que ça révèle de misère, touchant des personnes seules, des travailleurs précaires, des familles, des enfants.

Et en même temps, heureusement que ces associations et ces bénévoles sont là aujourd'hui pour pallier aux carences et au caractère inégalitaire des politiques publiques.

Voici deux beaux articles du Télégramme, dont un portrait de Sophie Prévost qui en dit long sur les difficultés sociales rencontrées par beaucoup de morlaisiens.    

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 13:07
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  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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