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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 18:00
Suspension de l'accord d'association Union Européenne-Israël (Jeunesse Communiste) : signez la pétition en ligne

[Palestine-BDS]

Face à la politique israélienne de colonisation et d’annexion des territoires palestiniens, nous demandons que la Commission européenne, mette en œuvre une procédure de suspension de l'Accord d’association Union européenne - Israël. 

Signez la pétition ici : http://cnpjdpi.org/appel/?p=4

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 17:57
Penelope Gate! (dernière affiche CGT Info-Com): jusqu'où Fillon portera t-il sa croix?
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 13:52
colonie israélienne en Cisjordanie (route en Naplouse et Jénine)

colonie israélienne en Cisjordanie (route en Naplouse et Jénine)

 

Le texte, qui légalise les avant-postes construits sur des terres privées en Cisjordanie, doit à présent être examiné par la Haute Cour de justice.

LE MONDE |

Par Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Lorsque sera écrit, un jour, le bilan politique de Benyamin Nétanyahou, le 6 février 2017 occupera une place particulière. A cette date, sous son autorité, les députés de la Knesset ont récompensé l’expropriation de terres palestiniennes et tenté d’imposer la loi israélienne en territoires occupés, au lieu de la loi militaire en vigueur depuis cinquante ans.

Pour cela, ils ont adopté en dernière lecture par 60 voix contre 52 un texte ouvrant la voie à la légalisation des avant-postes construits sur des terres privées palestiniennes. Ces avant-postes sont des communautés juives, de taille réduite, établies en Cisjordanie depuis près de vingt ans sans autorisation officielle, mais protégées par l'armée et bénéficiant de financements publics.

Lire aussi : Colonies israéliennes en Cisjordanie, près d’un demi-siècle d’installations illégales

Selon le décompte de l’ONG La Paix maintenant, 3 850 logements illégaux situés dans 53 avant-postes et des dizaines de colonies pourraient être ainsi blanchis. Les propriétaires doivent recevoir une compensation en argent ou sous forme de lot de terrain alternatif.

« C’est la première fois que les députés légifèrent en dehors du territoire israélien, explique la porte-parole de l’organisation, Anat Ben Nun. Cela donne un feu vert aux colons pour construire partout, y compris sur des terres privées palestiniennes. »

« Les victimes de la loi ne sont pas des Israéliens »

Dans l’avion entre Londres et Tel-Aviv au moment du vote, le premier ministre israélien ne voulait pas d’une adoption définitive du texte avant sa rencontre avec Donald Trump à Washington, le 15 février. Les Etats-Unis avaient demandé aux autorités israéliennes d’éviter toute action unilatérale, qui compromettrait les velléités de M. Trump dans le conflit israélo-palestinien.

Mais les considérations de politique intérieure ont pris le dessus. La base des colons pousse le gouvernement vers l’annexion de la Cisjordanie, ou tout du moins de la zone C (60 % de ce territoire). D’autant que le démantèlement de l'avant-poste d'Amona, le 1er février, a été vécu comme un traumatisme.

Lire aussi : Donald Trump, aiguillon de la colonisation israélienne

Avocat très engagé auprès de plusieurs ONG israéliennes, Michael Sfard met la dernière main à un ouvrage consacré à la lutte juridique contre l’occupation. Selon lui, le texte voté à la Knesset est « extrêmement grave et important ». D’abord, parce qu’il porte atteinte « aux principes fondamentaux que sont l’égalité, la dignité ou encore le droit à la propriété ». Mais, surtout, souligne-t-il, « parce que les victimes de cette loi ne sont pas des Israéliens et ne votent pas pour élire les députés. C’est la chose la plus antidémocratique qu’on puisse imaginer, c’est un trait de régime autocratique qui mérite une censure constitutionnelle. »

Lire aussi : « A aucun moment, en Cisjordanie, il n’y a d’égalité entre colons et Palestiniens »

Fuite en avant

Selon de nombreux commentateurs, il est probable que le texte de loi sera bloqué par la Haute Cour de justice, déjà violemment critiquée par les colons pour avoir ordonné la destruction d’Amona. Le procureur général, Avichai Mandelblit, a fait connaître son opposition à son contenu et ne représentera pas le gouvernement lors de l’audience.

A la fin de novembre 2016, c’est M. Nétanyahou lui-même qui mettait en garde ses ministres contre le projet de loi, en assurant qu’il ouvrirait la voie à des poursuites judiciaires internationales contre les dirigeants israéliens. Mais depuis l’entrée de Donald Trump à la Maison Blanche, le premier ministre découvre le vertige de la conduite sans feux rouges. Il est engagé dans une fuite en avant, dénoncée par l'UE et les Nations unies (ONU), avec une obsession : ne pas perdre l’électorat national religieux au profit de son ministre de l’éducation, Naftali Bennett.

Une fuite d’autant plus éperdue que le premier ministre est cerné par plusieurs enquêtes pénales pour corruption, mettant en cause à la fois son mode de vie luxueux, sa confusion entre intérêts publics et privés et ses sombres desseins pour contrôler  les médias.

Lire aussi : Sur la colonisation, Trump avance à tâtons sur Israël et la Palestine

« Maisons construites par accident »

Certains experts s’évertuent à défendre la légalité de cette initiative parlementaire, malgré les résolutions continues du Conseil de sécurité de l’ONU contre la colonisation. Parmi eux, Eugene Kontorovich, professeur à la faculté de droit de la Northwestern University et chef du département de droit international au Kohelet Policy Forum, un cercle de réflexion proche de la droite israélienne. Selon lui, le projet de loi « n’a rien à voir avec l’annexion ». « Il s’agit seulement de résoudre un problème délicat, dit-il. Des maisons ont été construites par accident sur des terres privées, mais les propriétaires ne se sont pas manifestés pendant des décennies. »

Le professeur Kontorovich rejette aussi l’argument selon lequel ce projet de loi pourrait activer des procédures judiciaires contre les dirigeants ou les hauts gradés israéliens. « Pour le procureur de la Cour pénale internationale [CPI], dit-il, chaque bâtiment en Judée-Samarie [nom biblique de la Cisjordanie] est un crime de guerre potentiel. Ne pas passer e projet de loi ne mettrait donc pas Israël à l’abri. »

Tel n’était pas l’avis du leader travailliste Isaac Herzog, lundi soir, qui dénonçait une « annexion de facto », dans l’enceinte de la Knesset, tandis que la droite nationale religieuse saluait un jour « historique ».

 

 

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 13:20

Ouest-France

Quimper. « Samedi soir, la charge des CRS était démesurée »

Modifié le

Gilbert Nicolas, un pasteur de 83 ans, militant de la première heure pour la défense des droits de l’homme, a pris quatre coups de matraque par des CRS, samedi soir, à Quimper (Finistère).
Gilbert Nicolas, un pasteur de 83 ans, militant de la première heure pour la défense des droits de l’homme, a pris quatre coups de matraque par des CRS, samedi soir, à Quimper (Finistère). | Ouest-France

Pierre FONTANIER

Gilbert Nicolas a 83 ans. Samedi, ce pasteur manifestait contre une réunion d’extrême droite à Quimper (Finistère). Trois coups de matraque dans le dos, un au visage : deux dents cassées, une balafre. Témoignage.

Une balafre sur la lèvre. Quand il sourit, il manque deux dents. Gilbert Nicolas, 83 ans, porte les stigmates de la soirée de samedi. Il est 19 h 40 lorsqu’il participe, à Quimper, à une manifestation extérieure contre le déroulement dans les halles d’une rencontre d’extrême-droite organisée par le site Breizh Info. « On était une centaine à crier le slogan : Bretagne ouverte et solidaire », raconte ce pasteur, militant de la première heure, membre de l’Union pacifiste de France et du Mouvement international de la réconciliation.

" Une charge démesurée "

Un cordon de CRS se déploie. « On était à vingt mètres. Je dois reconnaître que, dans notre groupe de manifestants d’extrême gauche, il y avait des gens incontrôlés qui portaient des foulards. » Le directeur de cabinet du préfet, Jean-Daniel Montet-Jourdran, leur demande de démasquer leur visage. Ils refusent : « Cela a été pris comme une provocation des antifascistes. Je pense que c’est ça qui a provoqué cette charge démesurée », dénonce Gilbert Nicolas.

« Je n’ai pas entendu les sommations. J’étais dans les trois premiers rangs et je ne suis pas parti tout de suite. Je sens trois coups qui me font très mal dans le dos. Je me penche et le même CRS me met un coup de matraque en pleine tête. » Bilan : deux dents supérieures de devant complètement cassées et une balafre à la lèvre. « D’autres copains ont été frappés à coup de matraque et un autre renversé violemment par un bouclier. »

Une vie d'engagement

Gilbert se réfugie dans l’entrée d’un restaurant. Sa femme, qui participe aussi à la manifestation, est prévenue. Elle le rejoint et ils retrouvent les manifestants. « J’ai mal dormi la nuit suivante. Mais on ne va pas en parler jusqu’au réveillon ! », minimise cet homme dont toute la vie a tourné autour de l’engagement avec son épouse, biologiste. Contre les essais nucléaires, pour le démantèlement de Brennilis et contre Notre-Dame-des-Landes. Ils sont aussi pros migrants, faucheurs volontaires d’OGM et Brigades de paix internationales.

S’il reconnaît que ce matraquage est « malheureux », Jean-Daniel Montet-Jourdran, le directeur de cabinet du préfet Pascal Lelarge, justifie la charge des CRS : « Un événement de la sorte a dégénéré la veille à Nantes. La manifestation antifasciste n’avait pas été déclarée et j’ai demandé à ceux qui avaient le visage caché de se démasquer : ils ont refusé. Le but était que les deux groupes ne se rencontrent pas. Et il fallait vraiment être sourd pour ne pas entendre les sommations. »

" C'est regrettable "

Elles ont été données par le commissaire Laurent Hurst : « C’est regrettable pour ce monsieur. Mais on peut faire usage de la force pour disperser des manifestants qui le refusent. »

Gilbert n’en démord pas : « Absolument rien ne justifiait l’intervention des CRS. On était là en dehors de toute organisation. Pour la promotion et la défense des droits humains, et nous opposer à toutes ces violations des droits de l’homme. Elles prennent une telle proportion au départ qu’on ne sait plus où ça finit. Les événements les plus abominables de l’histoire commencent par un peu de violence, puis un peu plus… Pour notre couple, c’est un combat quotidien. »

http://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/quimper-samedi-soir-la-charge-des-crs-etait-demesuree-4785941

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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 12:07
Ceta: les députés adoptent la proposition de loi des député-e-s Front de Gauche contre l'avis du gouvernement

CETA : Les députés adoptent la proposition de loi des député(e)s Front de gauche contre l’avis du gouvernement

mardi 7 février 2017

Retrouvez ci-dessous l’intégralité des débats du 2 février à l’Assemblée nationale suite à l’adoption de la proposition de résolution européenne des député-e-s Front de Gauche pour un débat démocratique sur l’accord économique et commercial flobal (CETA) entre l’Union européenne et la Canada.

Dans un communiqué, les députés du Front de gauche se réjouissent que l’Assemblée nationale ait adopté, contre l’avis du gouvernement, leur proposition de résolution européenne portant sur le traité de libre-échange signé entre l’Union européenne et le Canada (plus connu sous le nom de « CETA »). Notre résolution exige, d’une part, de consulter en urgence le Parlement avant la mise en œuvre provisoire du CETA, (prévu le 1er mars) et d’autre part, soumettre sa ratification à la volonté populaire via l’organisation d’un référendum. Ne pas répondre à cette double exigence ne fera que renforcer la fracture entre l’exécutif et le peuple. Dans l’immédiat, les député-e-s du Front de Gauche demandent donc l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, avant le 1er mars, de la consultation du Parlement sur l’application provisoire du CETA.
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 06:16
Fillon à la droite: c'est moi ou le chaos (Médiapart, 6 février 2017)
Fillon à la droite: c’est moi ou le chaos
 PAR FRANÇOIS BONNET ET ELLEN SALVI

« Droit dans ses bottes » comme l’était Juppé en 1995, Fillon a voulu démontrer à son camp qu’il n’y avait pas d’autre choix possible : ce sera lui et personne d’autre. Qui dit plan B dit « plan Bérézina », assure-t-il.

 

Il y eut la minute de contrition. « J’ai commis une erreur, je le regrette profondément et je présente mes excuses aux Français », a expliqué lundi 6 février François Fillon à l'occasion de cette conférence de presse convoquée comme un ultime exercice de sauvetage. Une erreur relative d'ailleurs, a aussitôt tempéré celui qui, « avec une énergie décuplée », est plus que jamais candidat de la droite à l'élection présidentielle. Car François Fillon, pour qui tout cela « est légal » (la justice le dira), s'interroge toujours sur la réalité de la question éthique et morale posée par les emplois familiaux présumés fictifs de sa femme et de ses enfants : « C’est aux Français de décider », tranche-t-il. Tout juste consent-il à noter que « cette pratique est désormais rejetée » et qu'il a sans doute« mis un peu de temps à comprendre les évolutions de la société ».

Mais plus qu'une opération de transparence sélective, tant les zones d'ombre demeurent nombreuses (lire notre article sur les oublis et imprécisions du candidat), François Fillon s'est surtout acharné à reprendre en mains sa famille politique et les cartes d'une campagne électorale qui lui échappe depuis la révélation du scandale. Alors que depuis une semaine, les responsables LR jouent au Rubik's cube « vite, changer de candidat », l'ancien premier ministre a brutalement sifflé la fin de partie : « Il n’y a pas de plan B. Le plan B, c'est un plan Bérézina. Il n’y a pas d’autre solution si nous voulons être présents au deuxième tour. »

 

Et pour que les choses soient bien comprises par son camp, François Fillon a soigneusement reprofilé sa candidature. « Je ne suis pas le candidat d’un parti », a-t-il assené, s'appuyant plus que jamais sur le vote des plus de quatre millions d'électeurs de la primaire de la droite et du centre pour faire taire ceux qui, chez Les Républicains, pointent les dégâts catastrophiques de l'affaire. Changer de candidat ? « Personne, aucune instance n’a la légitimité pour remettre en cause ce choix », a-t-il insisté, écartant publiquement tous les scénarios testés et discutés ces derniers jours (congrès exceptionnel, primaires fermées, etc.).

« La droite ne peut pas avoir d’autre candidat », assure l'ancien premier ministre, ajoutant au passage que « maintenant que la transparence est faite, elle doit s’appliquer à tous », donc également à ses très nombreux parlementaires et responsables de droite qui ont eux aussi cédé aux délices de l'enrichissement personnel via les emplois familiaux, les conférences rémunérées, les prestations de conseil ou les commissions occultes au sein du groupe UMP au Sénat, « des pratiques politiques très anciennes ». Voilà pour l'avertissement tendance « boules puantes »…

Et maintenant l'avertissement politique. Que ses rivaux et adversaires de droite cessent de rêver : « Personne ne pourra effacer le choix des électeurs de la primaire, on ne pourra leur voler ce vote. » Voilà même que François Fillon se décrit en candidat anti-système, cible de forces obscures qu'il ne veut nommer tout en suggérant qu'elles sont bien nombreuses, de Marine Le Pen au pouvoir actuel, sans exclure quelques bas-fonds bien peuplés dans son propre camp.

L'explication d'une telle affaire Fillon, « du jamais vu sous la Ve République », c'est le« système », assure désormais l'ancien premier ministre de Nicolas Sarkozy, reconverti en conseil de quelques grands groupes et ami proche du milliardaire Ladreit de Lacharrière ou de l'ancien patron d'Axa Henri de Castries. Le « système » qui veut à toute force organiser un second tour Le Pen-Macron en éliminant le candidat de la droite devenu un quasi-rebelle… « Mon programme dérange le désordre établi, croit-il savoir.Je suis le seul candidat à promettre de mettre en œuvre un programme de rupture. » D'où le déchaînement soudain de ces forces telluriques, d'un « tribunal médiatique »s'adonnant au « lynchage », sans parler d'une justice décrite comme aux ordres.

« J’ai entendu peu de voix prendre ma défense », a noté celui qui en trente-deux ans de carrière politique a empilé toutes les fonctions électives imaginables… Et cette adversité constatée, ou le silence embarrassé voire catastrophé de son propre camp, ne l'incite pas plus à quelques initiatives d'ouverture. « Je suis candidat et candidat pour gagner. »

François Fillon s'est livré ce 6 février 2017 à l'exercice tenté par Alain Juppé le 6 juillet 1995 lorsqu'il était mis en cause pour un logement du domaine privé de la Ville de Paris.« Je reste droit dans mes bottes. » Ce fut pour Juppé le début de la descente aux enfers.

À peine la conférence de presse achevée, les quelques voix qui s’étaient inquiétées, ces derniers jours, du maintien de la candidature de François Fillon ont changé de tonalité.« Il a la légitimité pour poursuivre, il bénéficie de tout ce qui est présomption d’innocence », a par exemple affirmé sur RTL le député LR Georges Fenech, qui était pourtant le premier à avoir jeté un pavé dans la mare la semaine dernière, en affirmant que « le résultat des primaires [était] caduc » et en lançant un appel à tous les parlementaires de sa famille politique pour la tenue d’un conseil national extraordinaire.

 

Mardi matin, l’ancien premier ministre réunira tous les parlementaires, avant de se rendre à Troyes (Aube), où il retrouvera François Baroin. La réunion, qui s’annonçait pour le moins délicate en raison des mauvais retours du terrain, devrait être plus calme qu’annoncé. Dès lundi soir, bon nombre d’élus LR saluaient la prestation de leur champion et réitéraient leur soutien, bien obligés de constater sa détermination et l’absence absolue d’un plan B quelconque.

« Ils sont tous rentrés à la niche, commente un élu, consterné. Ça va durer quelques jours, jusqu’au prochain mauvais sondage… » Pour « resserrer les rangs », selon les mots de son entourage, auprès de sa candidature, François Fillon a annoncé ce lundi la création d’un « comité de campagne », qui se réunira « tous les mardis midi ou un mardi sur deux » pour discuter du « pilotage et de la stratégie de campagne ». À l’issue de chacune de ces réunions, Thierry Solère, l’un des porte-parole du candidat, tiendra une conférence de presse.

Cette nouvelle instance ne présente aucune réelle surprise. Elle est composée de 23 membres (dont seulement deux femmes), pour beaucoup déjà présents dans son organigramme de campagne, qui, lui, ne bouge pas. En revanche, les équilibres des anciennes écuries ont clairement volé en éclats puisque ce groupe compte :

  • 8 sarkozystes : François Baroin, Luc Chatel, Éric Ciotti, Gérald Darmanin, Brice Hortefeux, Christian Jacob, Laurent Wauquiez et Éric Woerth ; 
  • 5 fillonistes : Bernard Accoyer, Jérôme Chartier, Gérard Larcher, Gérard Longuet et Bruno Retailleau ;
  • 3 juppéistes : Dominique Bussereau, Jean-Pierre Raffarin et Valérie Pécresse.

Auxquels s'ajoutent quatre anciens prétendants à la primaire (Jean-François Copé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Hervé Mariton et Bruno Le Maire), son organisateur (Thierry Solère), le patron de l’UDI (Jean-Christophe Lagarde). Le seul à faire son entrée dans la campagne est Xavier Bertrand, président du conseil régional des Hauts-de-France, jusqu’alors absent de l’organigramme.

En un sens, les sarkozystes, qui grommelaient depuis la victoire de François Fillon, ont obtenu gain de cause en reprenant la main sur la principale instance politique de son équipe. Mais en créant cette dernière, le candidat LR a également réussi à ramener dans son giron tous les plans B évoqués depuis une semaine, à l’exception d’Alain Juppé, dont la principale représentante, Virginie Calmels, ne figure pas dans ce comité.

L’ancien premier ministre a réuni cette nouvelle instance une petite heure après sa conférence de presse. Selon nos informations, chacun des membres a salué sa prise de parole devant la presse. Lui-même semble en être sorti ragaillardi : « J’ai stoppé l’hémorragie », leur a-t-il confié, avant de leur assurer que tout serait fini la semaine prochaine.

Fillon à la droite: c'est moi ou le chaos (Médiapart, 6 février 2017)
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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 19:12

Retour sur le meeting d’Emmanuel Macron qui s’est tenu samedi au Palais des Sports de Gerland, à Lyon

 

« Les bibliothèques seront ouvertes le dimanche ». Je répète. « Les bibliothèques seront ouvertes le dimanche ». Le petit homme entre dans l’arène. Les bras en croix devant la foule. Miracle ! Plus de 8000 pèlerins ont pu trouver place dans l’enceinte qui ne peut en contenir que 6500. Miracle ! Le peuple, appelé à se mettre et à demeurer « En marche ! » jusqu’au printemps, a supporté de rester assis. Assis pendant une heure et quarante cinq minutes pour entendre cette prophétie : « Les bibliothèques seront ouvertes le dimanche ».

Au cœur de l’enceinte, une tribune. Même design que celle qui, au siècle dernier, permit à un François Mitterrand de promettre une vie plus rose. La réverbération de type cathédrale (chapeau le sonorisateur!) donne du coffre à la voix du petit banquier en costume gris, qui veut se faire Général à la place du Général.

Le scénario messianique est léché. Le démon, c’est Hamon. Qui veut faire de nous des oisifs, en multipliant par deux le RSA. (Ah bon ? Douxékilavussa ?) Oui, oui, le méchant Hamon, veut multiplier le RSA par deux ! Juré, craché, vomi ! Une honte ! Seul le travail rend libre (traduction pour nos lecteurs d’Outre-Rhin :« Arbeit macht frei »). Alors, prenant son courage à deux mains, pour invoquer demain face à la force du passé qui habiterait le démon Hamon, le financier chausse son faciès d’exorciste et dégaine une autre prophétie : les budgets militaires seront multipliés. La foule exulte. Comblée. Gonflée d’espoir et d’envie. Seigneur ! En attendant l’ouverture des bibliothèques le dimanche, nous ne saurions trop conseiller à chacun des membres de cette foule galvanisée par le logo « En marche ! » de cliquer sur ce lien pour méditer la notion de « logorrhée ».

Comme dans toute séance de catéchisme, le silence se fait à la lecture d’un passage littéraire, choisi pour nourrir quelques réfléxions. Le banquier, décidément voué à l’art du copier-coller pour briller, plaque en particulier un extrait des « Feuillets d'Hypnos » de René Char. Des écrits courts, haletants, que l’écrivain couchait sur le papier entre deux scènes de guerre vécues dans les années 40. Hypnotique. La foule retient son souffle. Et toute la France est invitée à rester en apnée, en attendant de pouvoir lire enfin le programme d’Emmanuel Macron. Mars. Pas avant, mars. Et autant prévenir, il sera aussi court qu’ un Feuillet de Char. Pas 200 propositions, comme les autres. Non, non. Le monsieur qui a simplifié le Code du Travail, promet un projet politique simplifié pour gouverner la 5e puissance mondiale. Des idées simples, dans un corps de texte simple. Chez ces gens-là, chez ces gens de l’anti-système, on n’écrit pas. On cause.

De l’autre côté du miroir (de devant l’écran de son smartphone pour être précis), l’ex-ministre de la Culture se souvient qu’elle a eu à se coltiner les diktats du banquier lorsqu’il gouvernait depuis Bercy transformant les carrosses ferroviaires en vulgaires autobus. Aurélie Filippetti, rédige 140 signes sur le fond bleu de son compte Twitter : « J'ai déjà rappelé que début 2015 il a lui-même rejeté puis amoindri mon amendement à sa propre loi pour ouvrir les bibliothèques ». Diable ! C’est court, mais c’est vrai que ça en dit long !

Laurence Mauriaucourt

Journaliste pour l'Humanité


 


 

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 17:28
Abattoir Gad. Les plaies des ex-salariés toujours pas cicatrisées (Ouest-France, 4 février 2017)

Patrice MOYON.

Trois ans après la fermeture de l'abattoir finistérien, le plan d'accompagnement des 884 ex-salariés vient de s'achever. 275 sont encore inscrits à Pôle emploi.

À Lampaul-Guimiliau (Finistère) les plaies ne sont toujours pas cicatrisées. « 884 emplois supprimés dans une commune de 2 100 habitants », soupire le maire Jean-Marc Puchois. Le dossier l'a miné, hanté pendant des mois. Émotion d'un élu confronté à la détresse de ses administrés.

C'était encore le cas, hier, dans la salle de la Tannerie, quand il en a parlé, sur l'antenne de France Inter. Avec lui, Olivier Bras, ancien délégué syndical FO, Joëlle Crenn, présidente de l'association Sauvons Lampaul, et 400 personnes pour les soutenir.

« Vaisseau fantôme »

De l'immense bâtiment aujourd'hui désert, Jean-Marc Puchois parle aujourd'hui d'un « vaisseau fantôme ».Impression de gâchis. Avec un petit groupe, Jean-Yves Meudec, ancien porte-parole des cadres, avait proposé de reprendre l'activité avec 250 salariés pour commencer. Les obstacles administratifs et politiques rencontrés ont eu raison du projet. Car la Cecab, l'ancien propriétaire, a refusé de céder l'outil. « Ça ne coûtait rien, pourtant. Aujourd'hui, les porcs doivent traverser toute la Bretagne pour trouver un abattoir. Absurde ! » Depuis, il a vendu du matériel d'élevage dans le secteur laitier. « Mais la crise est arrivée, là aussi. » Nouveau licenciement. Jean-Yves Meudec travaille désormais comme commercial dans le transport.

Des 884 salariés licenciés, fin 2013, 275 étaient encore inscrits à Pôle emploi en décembre. Pour épauler les ex-Gad, l'État a mis en place un plan de trois ans avec de la formation et de l'accompagnement personnalisé. « Ce plan a donné des résultats, mais quarante-trois ex-Gad sont cependant dans une situation très difficile », observe Philippe Beuzelin. Pour le sous-préfet de Morlaix, trop peu avait été fait pour la formation continue dans l'ancien abattoir. « Et certains n'étaient pas mobiles. »

Le travail collectif et le dynamisme de TPE et PME du secteur a permis, malgré tout, d'éviter la catastrophe. « Le taux de chômage est aujourd'hui de 9,4 % sur le secteur de Morlaix, constate le sous-préfet. Il est un peu plus élevé qu'ailleurs en Bretagne, mais dans la moyenne nationale. » Et, comme Jean-Marc Puchois, il regrette les obstacles mis au redémarrage d'une activité sur le site. « Nous avons des propositions. Mais si le liquidateur judiciaire attend trop, on risque de passer à côté d'une opportunité économique. »

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:30
Les Français aiment leurs services publics de proximité (sondage IFOP - 6 février 2017)
Les Français aiment leurs services publics de proximité

lundi 6 février 2017

Les Français aiment leurs services publics de proximité et souhaitent majoritairement les conserver, quitte à les financer encore davantage. C’est ce qui ressort d’un sondage exclusif réalisé par l’Ifop pour Acteurs publics et EY.

Ils se déclarent à une large majorité être attachées à la quasi-totalité des services publics. Le service public hospitalier (hôpitaux publics, etc.) arrive en tête avec 90 % d’entre eux évoquant leur lien fort avec cette institution, de peu devant les services publics de sécurité – police, gendarmerie, etc. – (85 %) et la Sécurité sociale (85 %), héritée de l’après-Seconde Guerre mondiale. Le service public de l’enseignement (78 %) et les services publics de justice (72 %) se situent ensuite à un haut niveau. Ils sont en revanche très partagés s’agissant des services publics de l’emploi (50 %), lesquels pâtissent sans doute du haut niveau du chômage depuis de nombreuses années et du peu d’efficacité perçue qui leur est prêtée. Ce point fait d’ailleurs l’objet d’un clivage marqué en fonction de la proximité politique des personnes interrogées : les sympathisants de droite (38 %), plus libéraux sur le plan économique, font preuve de moins d’attachement que ceux de gauche (62 %).Une majorité d’entre eux (57 %) estime ainsi qu’il est nécessaire de garder des services publics à proximité des usagers sur l’ensemble du territoire quitte à augmenter les impôts, tandis que 43 % considèrent qu’il est nécessaire de faire des économies budgétaires compte tenu de l’ampleur des déficits publics et de la dette, quitte à fermer certains services.

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 16:07
L'appel des 100 réunit à gauche (L'Humanité, 5 février 2017)
L'appel des 100 réunit la gauche
STÉPHANE SAHUC
DIMANCHE, 5 FÉVRIER, 2017
HUMANITE.FR
La soirée organisée conjointement le 3 février par les collectifs Appel des 100-Alternative 2017, Les jours heureux, Pouvoir citoyen en marche et Utopia a réussi à mettre dans la même salle, Yannick Jadot le candidat d’EELV, Benoit Hamon celui du PS, Charlotte Marchandise candidate issue de « la primaire.org », Pierre Laurent le secrétaire national du PCF, Clémentine Autain d’Ensemble et Eric Coquerel responsable du PG et représentant la France Insoumise. 
L’espoir. C’était indéniablement le mot clef de la soirée organisée conjointement le 3 février par les collectifs Appel des 100-Alternative 2017, Les jours heureux, Pouvoir citoyen en marche et Utopia. Des collectifs qui depuis plusieurs mois travaillent à faire s’exprimer les convergences entre les différentes formations de « gauche critiques et écologistes » et des mouvements citoyens qui voient leur ténacité en passe d’être récompensée.
Ils ont d’ores et déjà réussi à mettre dans la même salle, Yannick Jadot le candidat d’EELV, Benoit Hamon celui du PS, Charlotte Marchandise candidate issue de « la primaire.org », Pierre Laurent le secrétaire national du PCF, Clémentine Autain d’Ensemble et Eric Coquerel responsable du PG et représentant la France Insoumise. L’objectif les faire débattre, entre-eux mais également avec les citoyens, sur ce qu’il est possible de faire ensemble et comment y arriver. Les animateurs de l’Appel des 100 ont d’ailleurs prémâché le travail, en quelque sorte, puisqu’ils ont cherché dans les programmes des différents candidats et des partis qui les soutiennent les points ou propositions convergentes autour de cinq grandes priorités : les questions sociales, les questions économiques et écologiques, les questions démocratiques et de défense des droits, l’Europe et les questions internationales. De cette analyse de textes, ils ont tirés 53 propositions susceptibles de faire consensus. Pour faire bon poids, les candidats et leurs représentants ont pu également entendre des interventions d’acteurs et d’actrices des luttes syndicales, associatives, citoyennes sur des questions touchant à la santé, au féminisme, à la défense des services publics, à l’uberisation de la société ou encore à la baisse du temps de travail.
 
Dans la salle les interventions, les apostrophes en direction des candidats et des partis vont toutes dans le même sens. Pour la première fois depuis de long mois l’espoir est de retour. L’engouement autour de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, la victoire de Benoît Hamon à la primaire socialiste confirment  « la rupture » de l’électorat de gauche avec le quinquennat. Ajoutez à cela le « dégagisme » et les déboires du candidat de droite, « un alignement de planètes » pour reprendre l’expression d’une intervenante qui peut permettre d’éviter la catastrophe annoncée d’un second tour droite/extrême droite et de législatives d’où disparaîtrait la voix de la gauche. "Rien ne serait plus catastrophique qu'une gauche d'alternative divisée qui assèche le potentiel de changement" estime ainsi Jean-Marc Canon, responsable de la CGT service public.  Car pour une bonne partie de la salle, il est possible « de faire gagner les idées que nous portons » à condition de dépasser le "narcissisme des différences".
"Immense responsabilité", « un moment historique », "obligation de résultats", c'est peu de dire que les candidats sont sous pression. Et tous reconnaissent la légitimité de cette aspiration. Reste cependant la question du comment faire ? Sur cet enjeu aussi les idées ne manquent pas : nouvelles primaires par internet, tirage au sort, assemblées citoyennes locales..."Enfermez vous dans une salle pendant 72 heures et sortez avec un accord comme au Portugal", lance même Gérard Filoche.
Pas si simple pourtant. Si pour Yannick Jadot il serait "irresponsable de ne pas essayer de dépasser les egos pour parler projet", "irresponsable de ne pas nous donner une chance".
Si Pierre Laurent appelle à "poursuivre et élargir le débat de projet" et affirme que les communistes seront parties prenantes de "tout ce qui peut être fait pour avancer" aussi bien au plan national que local, il n'en demeure pas moins que des contradictions existent bel et bien.
 
Contradictions à la fois sur les propositions avancées par les uns et les autres et sur la cohérence et la nature de la démarche de rassemblement. Pour tous, les premières celles sur le projet peuvent être dépassées notamment si les citoyens "débordent" les discussions d'organisations et se mêlent du débat.
Eric Coquerel pointe celles qui, selon lui, existent sur le rassemblement particulièrement autour de la nécessité de faire la "clarté" faute de quoi tout rassemblement sera perçu comme une magouille d'appareil et donc sanctionnée. Pour lui "présidentielle et législatives sont inséparables et si l'on veut aller jusqu'au bout cela implique de remettre à plat les investitures aux législatives".
"Il ne peut y avoir de majorité qui recycle ceux qui ont fait le quinquennat" estime-t-il pointant directement les candidatures de Myriam El Khomri et de Manuel Valls.
"Chaque fois que l'on a posé des préalables à l'unité, elle a échoué", répond Guillaume Balas, eurodéputé hamoniste.
Et de se faire très clair à propos de la réunion sur les investitures socialistes qui devait se tenir le lendemain même: "virer les députés qui ont soutenu le quinquennat est impossible". Alors est-ce à dire que rien ne se fera? Pas sûr. Guillaume Balas laisse deux portes ouvertes."La question n'est pas de nous imposer des préalables, lance-t-il. Mais de nous aider à faire grandir un mouvement dans la société pour nous pousser à la roue".  Et d'ajouter qu'il y a effectivement "besoin d'une discussion sans préalable avec Jean-Luc Mélenchon". Comme le souligne Pierre Laurent, sur cette questions comme sur les autres "il n'existe pas de raccourcis", "le vrai défi est de construire ce mouvement qui nous oblige". Il reste ne reste pas beaucoup de temps pour y parvenir et transformer cette élection de tous les dangers en celle de tous les espoirs.
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