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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:10
Ouest-France Morlaix, 8 février 2017

Ouest-France Morlaix, 8 février 2017

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:00
Article Ouest-France 8 février 2017

Article Ouest-France 8 février 2017

prison de Saidnaya (2013)

prison de Saidnaya (2013)

Personne ne pourra dire: je ne savais pas... 

Bien du plaisir à ceux qui plaident pour l'alliance avec le pouvoir "régulier et légal" de Syrie, et qui considèrent que le régime de Bachar-al-Assad est un moindre mal, un mal nécessaire, un garant de laïcité et de protection contre les impérialismes ou l'islamisme. 

On ne pactise pas avec Hitler! 

Voir cette enquête basée sur de multiples témoignages et des fuites d'Amnesty International. 

***

Entre 2011 et 2015, chaque semaine, des dizaines de prisonniers ont été exécutés. Des pendaisons de masse réalisées dans le plus grand secret lèvent le voile sur une véritable politique d’extermination.

Dans cette prison, les pendaisons se sont déroulées une à deux fois par semaine, habituellement le lundi et le mercredi, au milieu de la nuit.

DES PENDAISONS DE MASSE CHAQUE SEMAINE

En cinq ans, pas moins de 13 000 personnes ont été pendues en secret à Saidnaya

Jusqu'à 50 personnes peuvent être pendues en une seule nuit. Les corps des victimes sont emportés en camion et enterrés secrètement dans des fosses communes. Leurs familles ne sont pas informées du sort qui leur a été réservé. On assure aux détenus qu'ils vont être transférés dans une prison civile en Syrie. Au lieu de cela, ils sont emmenés dans une cellule située au sous-sol de la prison, où ils sont passés à tabac. Ils sont ensuite transférés vers un autre bâtiment de la prison, toujours sur le site de Saidnaya, où ils sont pendus. Pendant tout le processus, les victimes gardent les yeux bandés. Elles ne savent pas quand ni comment elles vont mourir, jusqu'à ce que la corde leur soit passée autour du cou.

Ils les laissent [se balancer] là pendant 10 à 15 minutes. Certains ne meurent pas parce qu'ils sont légers. Surtout les jeunes, car leur poids ne suffit pas pour les tuer. Des assistants les détachent alors et leur brisent la nuque.

Un ancien juge qui a assisté aux pendaisons.

Des détenus emprisonnés dans les étages situés au-dessus de la « salle d'exécution » ont signalé qu'ils entendaient parfois le bruit de ces pendaisons.

En collant l'oreille contre le sol, on pouvait entendre un bruit, comme une sorte de gargouillement. Cela durait environ 10 minutes... Nous dormions au-dessus de personnes en train de mourir étouffées. Cela me paraissait normal à ce moment-là.

« Hamid », ancien militaire arrêté en 2011.

UN VÉRITABLE ABATTOIR HUMAIN

Des victimes de Saidnaya ont livré des témoignages effrayants quant à la vie à l'intérieur de la prison. Ils évoquent un monde soigneusement pensé pour humilier, dégrader, rendre malade, affamer et au final tuer ceux qui s'y trouvent enfermés.

Nombre des prisonniers ont déclaré avoir été violés ou parfois contraints de violer d'autres détenus. La torture et les coups sont infligés régulièrement en vue de sanctionner et d’humilier, entraînant souvent des lésions durables, des handicaps, ou la mort. Les cadavres des détenus sont ramassés par les gardiens chaque matin, vers 9 heures.

Chaque jour, il y avait deux ou trois morts dans notre aile… Je me souviens que le gardien nous demandait combien il y en avait. Il disait : « Cellule n° 1 – combien ? Cellule n° 2 – combien ? Et ainsi de suite... 

« Nader », ancien détenu de Saidnaya.

La nourriture et l'eau sont régulièrement supprimées. Lorsque les gardiens apportent la nourriture, ils la jettent bien souvent sur le sol des cellules, où elle se mêle au sang et à la saleté. Les rares personnes qui arrivent à sortir de Saidnaya font en général la moitié du poids qu'elles avaient en arrivant. Par ailleurs, Saidnaya est régie par son propre ensemble de « règles spéciales ».   Les prisonniers ne sont pas autorisés à faire du bruit, à parler ni même à chuchoter. Ils sont contraints d'adopter certaines positions lorsque les gardiens entrent dans les cellules, et le seul fait de regarder les gardiens peut leur valoir la mort.

UNE POLITIQUE D’EXTERMINATION

Le but de cette politique et ces pratiques qui s’apparentent à des crimes deguerre et des crimes contre l’humanité, approuvées au plus niveau du gouvernement syrien, est d’écraser toute forme de dissidence au sein de la population. Aucun prisonnier condamné à la pendaison à la prison de Saidnaya n'a été jugé dans le cadre de ce qui pourrait ressembler à un véritable procès. Avant d'être pendues, les victimes ont droit à une procédure sommaire, qui dure une ou deux minutes, devant le soi-disant « tribunal militaire opérationnel ». Elle est si sommaire et arbitraire qu'il est impossible de la considérer comme une procédure judiciaire. Les témoignages d'anciens représentants du gouvernement, gardiens, juges et détenus permettent de se faire une idée précise de la procédure grotesque qui conduit aux pendaisons. L'ancien juge d'un tribunal militaire syrien a ainsi déclaré que le « tribunal » fonctionne en dehors des règles s'appliquant au système légal syrien.

Le juge demande le nom du prisonnier et s'il a commis le crime concerné. Qu'il réponde oui ou non, il sera déclaré coupable... Ce tribunal n'a rien à voir avec l'état de droit. Ce n'est pas un tribunal.

Ancien juge d’un tribunal militaire

Les condamnations prononcées par ce soi-disant tribunal se fondent sur de faux « aveux » extorqués sous la torture. Les détenus ne sont pas autorisés à consulter un avocat et n'ont pas la possibilité d'assurer leur défense – la plupart ont été soumis à des disparitions forcées, détenus dans des lieux secrets et coupés du reste du monde. Ceux qui sont condamnés à mort ne l'apprennent que quelques minutes avant d'être pendus.

Lire aussi : Prison de Saidnaya : ils témoignent

Les conclusions de ce rapport se fondent sur un travail de recherche poussé, mené sur une année, de décembre 2015 à décembre 2016. Au cours de nos recherches, nous nous sommes entretenues directement avec 84 témoins, dont des anciens responsables ou gardiens de la prison de Saidnaya, des anciens détenus, juges et avocats, ainsi que des experts nationaux et internationaux de la détention en Syrie. Dans notre rapport précédent publié en août 2016, nous avons dévoilé que plus de 17 000 personnes sont mortes dans les geôles syriennes en raison des conditions inhumaines et de la torture, depuis le début de la crise qui a éclaté en Syrie en 2011. Ce chiffre n'englobe pas les 13 000 morts causées par les exécutions extrajudiciaires exposées dans le présent document.

LES POURPARLERS DE PAIX, UN ESPOIR POUR LES VICTIMES DE SAIDNAYA ?

Les prochains pourparlers de paix sur la Syrie à Genève ne sauraient passer ces conclusions sous silence. Mettre fin à ces atrocités dans les prisons de l'État syrien doit figurer à l'ordre du jour. L'ONU doit immédiatement ouvrir une enquête indépendante sur les crimes commis à la prison de Saidnaya et exiger que des observateurs indépendants puissent se rendre dans tous les lieux de détention.

Nous enjoignons aux autorités syriennes de mettre fin sans délai aux exécutions extrajudiciaires, à la torture et aux autres traitements inhumains dans la prison de Saidnaya et dans toutes les prisons gérées par le gouvernement à travers le pays. La Russie et l'Iran, les plus proches alliés du régime syrien, doivent faire pression pour que cessent ces pratiques de détention meurtrières.

L'horrible prison syrienne de Saidnaya: une politique d'extermination contre les composantes sociales syriennes s'opposant au régime de Bachar-al-Assad: Amnesty International dénonce 13000 pendaisons secrètes dans la prison du boucher de Damas
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:00
8 février 1962-8 février 2017: Se souvenir de Charonne

Le 8 février 1962, les forces de police de De Gaulle dirigées par Maurice Papon assassinaient 9 manifestants, tous syndiqués à la CGT, au métro Charonne.

Ils protestaient contre les attentats sanglants de l'OAS (Organisation de l'Armée Secrète) qui comptait sur la terreur pour conserver l'Algérie française. Les manifestants exigeaient la paix en Algérie

Souvenons-nous en! 

 

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:50
Exclure ou ne pas exclure du PS les partisans de Macron, adeptes du libéralo-opportunisme et du ni-droite, ni-gauche, that is the question! Pendant ce temps, Cambadélis promet l'exclusion pour les élus socialistes qui donnent leur parrainage à Macron. Une grande confusion dont pourrait profiter la candidature de rassemblement de la gauche authentique de Maxime Paul dans la 6ème circonscription, opposée à celle de Richard Ferrand, porte-parole de Macron. Article de Christian Gouérou dans le Ouest-France, 8 février 2017

Exclure ou ne pas exclure du PS les partisans de Macron, adeptes du libéralo-opportunisme et du ni-droite, ni-gauche, that is the question! Pendant ce temps, Cambadélis promet l'exclusion pour les élus socialistes qui donnent leur parrainage à Macron. Une grande confusion dont pourrait profiter la candidature de rassemblement de la gauche authentique de Maxime Paul dans la 6ème circonscription, opposée à celle de Richard Ferrand, porte-parole de Macron. Article de Christian Gouérou dans le Ouest-France, 8 février 2017

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 07:02
Ces milliardaires qui soutiennent Macron, le candidat de rechange de la Finance
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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 06:57
La CGT se félicite de l'allongement des congés maternité et paternité grâce à une proposition de loi de Marie-Georges Buffet ( 6 février 2017)
La CGT se félicite de l’allongement des congés maternité et paternité
lundi 6 février 2017

Suite à une proposition de loi de Marie-Georges Buffet, l’assemblée nationale a voté le rallongement du congé maternité de 16 à 18 semaines, durée minimum préconisée par l’OIT, et du congé paternité de 11 à 14 jours. Ce vote a eu lieu malgré l’avis négatif du gouvernement, opposant des raisons budgétaires aux droits des femmes.

La CGT se félicite de ce vote qui fait suite à sa mobilisation pour renforcer la protection du congé maternité. 
La CGT dénonce le blocage opéré par le gouvernement, alors que de nombreux drames de fausses couches au travail sont venus rappeler ces dernières semaines l’insuffisante protection des femmes enceintes. 
Alors que le gouvernement a accordé sans aucune contrepartie 40 milliards d’euros de cadeaux aux entreprises avec le pacte de responsabilité, oser refuser l’allongement du congé maternité au prétexte qu’il coûterait 280 millions d’euros sonne comme une provocation.

La CGT se battra pour que les dispositions votées par les député-e-s soient définitivement adoptées et entrent en vigueur au plus vite. 
La CGT regrette, néanmoins, que les dispositions de la proposition de loi, visant à rendre effectives les sanctions contre les entreprises qui ne respectent pas la loi et à lutter contre la précarité des femmes sur des temps partiels de moins de 24h n’aient pas été adoptées.

La CGT rappelle ses revendications pour améliorer la protection de la maternité :
• le renforcement, dans le code du travail, de la protection des salariées enceintes : visite obligatoire de la médecine du travail, aménagement et/ou changement de poste dès lors qu’il expose la salariée et met en danger son enfant, allègement du temps de travail ;
• l’allongement du congé maternité de 16 à 24 semaines sachant que l’OIT préconise 18 semaines ;
• l’allongement de la protection contre le licenciement jusqu’à 6 mois après l’accouchement, comme le propose l’ensemble des organisations syndicales françaises avec la Confédération Européenne des Syndicats.

Montreuil, le 6 février 2017

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 06:36

 

 

C’est avec horreur que nous avons pris connaissance du témoignage de Théo Luhaka, jeune Aulnaysien relatant sa monstrueuse agression par des fonctionnaires chargés d’assurer la sécurité de tout notre peuple. Il dit l’arbitraire, les insultes racistes, la violence ignoble. Les communistes ressentent colère, indignation et condamnent ces actes. Ils assurent de leur soutien Théo Luhaka, la victime de cette agression ainsi que sa famille et tous ceux qui le connaissent. Ils mettent en garde tous ceux qui pourraient essayer de minimiser, amoindrir les faits ou jeter le doute sur ce jeune homme dans le but de défendre l’indéfendable.

L’enquête doit se poursuivre mais, après l'affaire Adama Traoré dans le Val-d'Oise et 12 ans après la traque de Zyed Benna et Bouna Traoré à Clichy-sous-Bois, la question de la formation comme de l'encadrement des policiers ne peut plus être contournée.

On le voit bien, les rapports sont tels aujourd’hui, l’incompréhension et la tension si élevée entre de nombreux jeunes de notre peuple et une part des forces de l’ordre, qu’il faut, au-delà de cette terrible agression, nous donner les moyens de sortir de cela. Pendant le procès de Zyed et Bouna, certains se demandaient pourquoi ils avaient couru pour fuir les forces de Police. Soit pour sous-entendre qu’ils avaient quelque chose à se reprocher, soit pour dessiner une sorte de rapport gendarme et voleur entre les jeunes et la Police. C’était honteux et nous l’avions dénoncé. Que cette nouvelle horreur permette à chacun de prendre en compte la méfiance et la peur qui se sont installées.

Il faut donc renforcer en nombre et en formation les forces de police sur tout le territoire et d’abord dans les endroits où il y en a le plus besoin. Il faut créer une police de proximité de forme nouvelle, attachée à son territoire de travail, à sa population par des liens plus durables et plus étroits. Il faut enfin mettre en place une règle de rapport entre la police et la population qui mette de la norme, qui permette de tracer les actions de la Police, de leur donner transparence et donc légitimité puisque basées sur des comportements clairs et encadrés. Pour cela, les parlementaires communistes ont déposé une loi sur le récépissé de contrôle d’identité afin de lutter contre le fléau que constitue la pratique du contrôle au faciès. Il faut qu’elle soit adoptée et mise en pratique. Ce serait un premier pas

Il est urgent que justice soit faite. Vraiment. Pour toutes et tous. Sur tout le territoire national. Suivant ce principe révolutionnaire et républicain à faire décidément (re)vivre en grand : l’égalité.

 

Commissions Sécurité, police et commission Discrimination du PCF

PCF – Discriminations

 

 

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 06:20
Marine Le Pen veut restreindre l'accès au système de santé et de sécurité sociale pour les étrangers: à quel prix?

Marine Le Pen propose que "quelqu'un qui arrive de manière légale en France devra attendre un certain temps avant de bénéficier de remboursement des soins, deux ans par exemple". 

Eric Le Bourg, chercheur au CNRS à l'Université de Toulouse commente: 

"Beaucoup d'étudiants, doctorants, post-doctorants, cadres d'entreprises internationales, chercheurs, ingénieurs, techniciens, ouvriers qualifiés, etc, venant en famille ou non, trouveront la parade: faire profiter d'autres pays que la France de leurs compétences. Pour ceux venant en France ou y étant déjà, les conséquences seront néfastes, mais elles le seront aussi pour la santé publique. 

Puisque ces travailleurs ne pourront pas prendre de congés maladie et ne seront pas remboursés de leurs soins combien de temps faudra t-il pour que leurs grippes, infections et autres maladies contagieuses non ou mal soignées contaminent d'autres personnes.

(...) Si un travailleur étranger ne peut payer au préalable l'opération de son enfant qui s'est fracturé le crâne, le laissera t-il mourir? Notons que même le régime de Vichy n'avait pas osé faire payer des cotisations sociales à des assurés sans verser des prestations correspondantes.

La mesure de Le Pen est dangereuse pour la santé publique".  

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 06:18
Israël: "Une opinion publique indifférente, c'est le plus grand ennemi de la paix" (Samy Cohen, L'Humanité Dimanche, 2 février 2017)
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 18:09
La Gauche et l'Europe: à l'heure des choix clairs (Francis Wurtz, 2 février 2017)

wurtz-l-humanite-dimancheLes débats de la primaire socialiste ont eu un mérite : celui de contribuer, à leur manière, à sensibiliser plusieurs millions de Françaises et de Français qui se sentent de gauche à quelques grands enjeux politiques. Certains sujets, notamment environnementaux, y ont bénéficié d’échanges suffisamment éclairants pour aider utilement celles et ceux qui les ont suivis à se forger une opinion sur les choix à opérer à l’occasion des prochaines échéances, présidentielles et législatives.

Sur l’ Europe, en revanche, l’on ne peut, hélas, pas en dire autant ! Ne parlons pas des positions de Manuel Valls : la politique qu’il a menée à Matignon le disqualifiait d’emblée aux yeux des partisans de véritables changements. Mais Benoît Hamon lui-même -qui représente réellement une sensibilité de gauche- en est resté, sur les questions européennes, à des propositions trop générales pour être convaincantes. Ainsi, sur la question si sensible de la dette publique, on regrettera une affirmation du type : « La mutualisation de la dette européenne sera une question sur laquelle, vous verrez, les dirigeants allemands évolueront rapidement » ? Suggère-t-il, pour sortir du cercle vicieux des déficits publics et de la dette, de compter sur une prochaine conversion de Madame Merkel à la solidarité financière vis-à-vis de ses partenaires européens ?

Ma conviction est qu’il n’existe pas, sur ce point, d’échappatoire à une bataille d’idées de grande ampleur, de concert avec les forces progressistes du plus grand nombre de pays de l’UE possible, pour un changement radical des missions de la Banque centrale européenne (BCE). Celle-ci doit mobiliser son pouvoir de création monétaire de façon très sélective : à savoir en faveur des projets les plus créateurs d’emplois et les plus orientés vers l’élévation des qualifications des salariés. Et j’ajoute : les plus favorables au développement des nouvelles technologies dans cette même optique. Elle aidera ainsi les pays concernés à créer des richesses réelles qui leur permettront de rembourser ces emprunts (à taux très faibles) sans gonfler leur dette et sans avoir à se plier aux exigences des « investisseurs » du marché aux capitaux. Sans attendre, même dans le cadre des traités actuels, il est possible d’engager cette inversion des politiques de financement : la BCE peut parfaitement, dès à présent, financer un « Fonds européen de développement social et environnemental » qui, à son tour, prêtera aux Etats qui respectent les conditions évoquées ci-dessus. C’est uniquement une affaire de volonté politique, donc de rapports de force. C’est pourquoi il faut en faire l’objet d’une bataille populaire d’envergure. Pas seulement franco-françaises, mais, dans toute la mesure du possible, à l’échelle européenne.

C’est aussi pourquoi je ne trouve pas très heureuses des formulations ambiguës, comme « sortir des traités européens » (Jean-Luc Mélenchon). Je crains que les forces authentiquement de gauche n’aient -surtout dans le contexte actuel- rien à gagner à instiller dans leur discours cette idée de « sortir », propice à toutes sortes d’interprétations. Parlons plutôt de « rupture » avec la logique des traités actuels. Ainsi, il sera clair pour toutes et pour tous que notre choix n’est pas de nous retirer du cadre européen, mais d’agir en son sein pour sa transformation en une construction démocratique et solidaire. Un ensemble fondé sur des coopérations librement décidées par ses membres. Ce que les communistes appellent une « Union de nations et de peuples souverains et associés » répondant aux aspirations souvent convergentes , mais parfois spécifiques, de ses composantes. Bref, nous gagnerions tous, à gauche, à confronter nos points de vue.

Pierre Laurent a raison lorsqu’il appelle à « poursuivre le débat de propositions » à gauche pour nourrir une dynamique constructive, rassembleuse et gagnante.

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