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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 13:01
3 sondages s'accordent sur un duel Macron-Le Pen si la présidentielle avait lieu aujourd'hui (Ouest-France, 9 février 2017)

Trois sondages (Ifop-Fiducial, Opinonway et Harris Interactive) publiés ce mercredi 8 février s'accordent sur le duel final de la prochaine élection présidentielle. Selon les résultats publiés par les trois instituts, Marine Le Pen arriverait en tête au premier tour, devant Emmanuel Macron.

Selon ces trois sondages, si l'élection se tenait aujourd'hui, Marine Le Pen et Emmanuel Macron accèderaient au second tour de l'élection présidentielle, avec respectivement 24% et 21% des intentions de vote au premier tour. Si les éléments du sondage d'Harris Interactive ne mentionnent pas le second tour, Emmanuel Macron battrait, selon Opinionwa et Ifop-Fiducial, la présidente du FN par 64% des voix contre 36%.

Selon le sondage d'OpinionWay, François Fillon, qui a présenté ses excuses lundi et publié une lettre aux Français mardi, reste à 20% d'intentions de vote, contre 25% pour la présidente du Front national et 22% (23,5 % si Bayrou ne se présente pas) pour l'ex-ministre de l'Economie. Benoît Hamon émarge à 15% d'intention de vote alors que le candidat de la « France insoumise », Jean-Luc Mélenchon, reste pour sa part stable à 12%, selon cette enquête effectuée du 5 au 7 février auprès de 1 487 personnes.

Enquête effectuée du 5 au 7 février auprès de 1 487 personnes.

Pour Harris Interactive, avec 24 % et 21 % des intentions de vote, la candidate du Front national et le candidat d'En marche ! devanceraient le candidat de la droite (19%), le vainqueur de la primaire de la gauche, Benoît Hamon (14%) et Jean-Luc Mélenchon (12%). A noter que ce sondage retient l'hypothèse d'une candidature du centriste François Bayrou, qui n'a pas encore dit s'il serait ou non candidat, et qui recueille 5% des intentions de vote.

Enquête réalisée en ligne du 6 et 8 février auprès de 5.432 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 0,6 à 1,4 points.

Pour Ifop-Fiducial, François Fillon, en nette baisse sur une semaine (-3), serait devancé par Marine Le Pen (26 %) et Emmanuel Macron, tout les deux en hausse. Empêtré dans la polémique sur les soupçons d'emplois fictifs de son épouse, François Fillon perd trois points en une semaine à 18% et ne parviendrait pas à se qualifier pour le second tour, selon cette enquête pour Paris Match, iTélé et Sud Radio. Après une forte poussée au lendemain de sa victoire à la primaire organisée par le PS, Benoît Hamon recule de 3,5 points, à 14,5%. Jean-Luc Mélenchon repart parallèlement à la hausse avec 10,5% d'intentions de vote (+1,5). François Bayrou est crédité de 5,5%, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan de 2% et l'écologiste Yannick Jadot de 1,5%.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 12:57
Hennebont. En Bretagne, les Palestiniens se sentent libres (Ouest-France, 9 février 2017)

Pendant une semaine, Imad, Nermin, Shaker et Rasha, quatre Palestiniens, sont reçus par la ville d’Hennebont dans le cadre du jumelage Hennebont-Halhul.

Pour trois d’entre eux, poser le pied sur le sol français est une première. Venir ici est une véritable bouffée d’air frais. Sept jours d’accalmie dans un quotidien souvent miné par l’angoisse et les tensions dans une région sensible.

« Nous n’arrêtons pas de rigoler »

Imad, qui travaille dans les services techniques de la ville d’Hahlul, a deux enfants, de 14 et 16 ans. Il y a encore quelques mois, ils séjournaient tous les deux dans une prison israélienne à la suite d’une énième « Intifada » (soulèvement) entre les deux pays.

Hennebont représente un autre monde pour eux. Arrivés dimanche en Bretagne, ils décompressent totalement. « Nous sommes tellement heureux que nous n’arrêtons pas de rigoler pour un rien », se marre Shaker, employé au service santé de la mairie d’Halhul.

 
Le parcours du combattant

Venir en France relève presque du parcours du combattant. Imad sort de sa poche plusieurs tickets. Ils correspondent à tous les « checkpoints » tenus par l’armée israélienne qu’ils ont dû franchir pour atteindre l’aéroport d’Amman (Jordanie). « À chaque fois, on paye », raconte le Palestinien. Il a déboursé environ 100 € à l’aller, en plus d’une taxe de sortie d’Israël et d’une taxe d’entrée en Jordanie.

Ils ne pourraient pas être là aujourd’hui si le comité de jumelage d’Hennebont n’avait pas pris en charge leur voyage. « C’est grâce à la vente de produits palestiniens sur le marché d’Hennebont que nous arrivons à financer des projets comme celui-ci », explique Béatrice Toussaint, la présidente du jumelage.

 

Samedi 11 février, à 19 h, réunion publique du comité de jumelage, à la maison pour tous, salle Chevassu.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 12:05
Projet de loi pour la sécurité publique: les députés Front de Gauche s'abstiennent

Projet de loi sur la Sécurité publique : Les député(e)s Front de gauche s’abstiennent

jeudi 9 février 2017

Lors de la discussion du projet de loi relatif à la Sécurité publique, Marc Dolez, au nom des député(e)s Front de gauche, a expliqué pourquoi le groupe s’abstiendrait :

"Ce projet de loi est présenté comme une réponse au mouvement de protestation des policiers qui a débuté à l’automne dernier, à la suite de la dramatique agression de quatre d’entre eux à Viry-Châtillon.

Notre groupe tient d’abord à saluer le travail des forces de l’ordre, particulièrement éprouvées depuis les attentats et la mise en œuvre de l’état d’urgence. Il souhaite rendre hommage à leur dévouement au service de nos concitoyens.

Ce projet de loi, qui a été élaboré dans un contexte particulier et difficile, fait aujourd’hui l’objet d’un examen en procédure accélérée, à quelques jours de la fin de la législature. Je ne suis pas sûr que cela favorise un débat suffisamment éclairé, sachant aussi que les principales revendications des forces de l’ordre sont avant tout matérielles et salariales.

Cela étant précisé, j’en viens au fond du texte.

La première évolution concerne l’élaboration d’un cadre commun d’usage des armes pour les policiers, les gendarmes, les douaniers et les militaires déployés sur le territoire national pour exercer des missions de sécurité intérieure.

Nous nous interrogeons sur l’utilité et la portée de cette mesure puisque la jurisprudence nationale et européenne a déjà considérablement unifié le régime applicable à la police et à la gendarmerie, en exigeant en particulier que soient réunis les critères d’absolue nécessité et de proportionnalité, quel que soit le cas de recours aux armes. L’Union syndicale des magistrats, dans ses observations sur le projet de loi, rappelle d’ailleurs que le droit jurisprudentiel en matière de légitime défense « est empreint des notions de nécessité absolue et de proportionnalité applicables indistinctement aux policiers et aux gendarmes. Ainsi, la différence de régime juridique apparaît purement théorique et dépourvue d’incidence pratique ».

De même, la mission indépendante de réflexion sur la protection fonctionnelle des policiers et des gendarmes présidée par Mattias Guyomar et instituée en juin 2012 conclut que « les critères de la légitime défense priment finalement la question du respect des cas légaux d’ouverture du feu puisque, quoi qu’il en soit du respect du cadre légal, l’atteinte à la vie doit toujours, sous le contrôle des juges, être strictement proportionnée à la menace qui la justifie ».

J’ajoute que l’extension de l’usage des armes par les forces de l’ordre a fait l’objet de plusieurs initiatives parlementaires ces dernières années, qui ont toutes été rejetées, le Gouvernement considérant alors, au regard des jurisprudences convergentes et constantes de la Cour européenne des droits de l’homme et de la Cour de cassation, que l’harmonisation était déjà réalisée, de fait, dans l’ordre juridique français.

À vrai dire, le dispositif proposé n’apporte pas de protection supplémentaire mais il pourrait donner l’illusion aux policiers qu’ils pourraient user plus facilement de leurs armes alors même que les principes de la légitime défense, absolue nécessité et proportionnalité, resteront primordiaux.

Enfin, pour notre part, nous sommes opposés à toute extension à des fonctionnaires de police municipale, police nationale et police municipale ayant des missions diamétralement différentes. C’est pourquoi nous sommes satisfaits que la commission des lois ait supprimé une disposition introduite par le Sénat et qui allait dans ce sens.

La deuxième évolution proposée vise à protéger l’identité des agents de la police et de la gendarmerie lorsque sa révélation constitue un danger pour eux-mêmes ou pour leur famille. Alors que l’anonymat est aujourd’hui limité aux questions de terrorisme et aux unités spécialisées, il sera étendu à de nombreuses procédures. Or, selon une jurisprudence constante de la CEDH sur le respect des droits de la défense, imposé par le troisième paragraphe de l’article 6 de la Convention européenne des droits de l’homme, l’anonymat des témoins appartenant aux forces de l’ordre doit répondre à des exigences de nécessité et de proportionnalité et ne doit être utilisé que dans des circonstances exceptionnelles.

L’autorisation de l’anonymat sera délivrée par un responsable hiérarchique d’un niveau suffisant, défini par décret. Comme le souligne le défenseur des droits, « cela constitue un changement majeur par rapport à l’autorisation actuellement délivrée en matière de terrorisme, qui relève du procureur général près la cour d’appel de Paris. Ici, l’autorisation sera seulement communiquée au parquet. En outre, la qualité du responsable hiérarchique reste à définir par décret ».

Là aussi, nous sommes dubitatifs. Les conditions de délivrance de l’autorisation par un supérieur hiérarchique et l’étendue du champ d’application de cette mesure permettront-elles réellement de garantir le caractère exceptionnel de l’anonymat qu’exige le respect des droits de la défense ? Je serais heureux de vous entendre sur ce point précis, monsieur le ministre.

Le texte propose par ailleurs de doubler les peines encourues en cas d’outrage à toute personne dépositaire de l’autorité publique, en les alignant sur celles qui sont prévues en cas d’outrage à magistrat. L’objectif de cette mesure, adoptée au Sénat, est la protection et le respect des forces de l’ordre. Cependant, comme l’a précisé la mission présidée par Hélène Cazaux-Charles, le taux de réponse pénale pour les outrages atteint déjà 95,5 % : on peut s’interroger sur l’utilité d’une telle disposition.

Nous sommes par ailleurs défavorables à la réduction du nombre d’assesseurs dans la composition de la cour d’assises spéciale et réservés quant à l’élargissement des prérogatives des agents de surveillance de l’administration pénitentiaire.

En revanche, nous approuvons l’expérimentation tendant à la création d’un volontariat militaire d’insertion et nous saluons l’expérimentation d’une double prise en charge des mineurs en danger par l’aide sociale à l’enfance et la protection judiciaire de la jeunesse, qui permet de réaffirmer la possibilité pour la PJJ d’intervenir en assistance éducative.

Pour conclure, compte tenu de l’ensemble de ces réflexions, réserves et interrogations, les députés du Front de gauche s’abstiendront sur ce projet de loi, à condition toutefois, bien sûr, que l’équilibre du texte tel qu’il est issu de la commission des lois ne soit pas remis en cause à l’issue de nos travaux."

Les député(e)s adoptent le projet de loi de sécurité publique

jeudi 9 février 2017[]

L’Assemblée nationale a approuvé, le 8 février en première lecture, le projet de loi relatif à la sécurité publique.

Députés et sénateurs vont travailler à rédiger une version commune pour que le projet de loi soit définitivement adopté d’ici la fin des travaux parlementaires, à la fin du mois fin février.

Le projet de loi liste cinq situations dans lesquelles les forces de l’ordre, ainsi que les douaniers et les militaires de l’opération Sentinelle, pourront utiliser leurs armes :

 - face à la menace de personnes armées
 - lorsqu’elles ne peuvent défendre autrement le terrain qu’elles occupent après deux sommations
 - lorsqu’une personne cherche à échapper à leur garde, qu’elles ne peuvent l’arrêter autrement et que cette personne présente une menace
 - lorsqu’elles ne peuvent arrêter autrement un véhicule présentant une menace dans le but d’empêcher un "périple meurtrier".

Mais aussi :

Les conditions d’usage des armes ne sont pas étendues aux policiers municipaux.

Les "fiches S" ne seront pas communiquées aux maires.

Il n’y aura pas d’expérimentation du récépissé de contrôle d’identité.

Le texte le projet de loi rend également possible l’anonymat des enquêteurs

Le projet de loi adopté n’est pas encore disponible sur le site de l’Assemblée nationale.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 11:09

Front de gauche de la Région île-de-France

"Aulnay-sous-Bois : Il faut en finir avec l’impunité !"

jeudi 9 février 2017

Pour le groupe Front de gauche de la Région Ile-de-France un débat public et citoyen sur le rôle de la police, notamment dans les quartiers populaires, est indispensable

Lire leur communiqué du 8 février 2017 :

Des millions de Francilien-ne-s sont choqué-e-s et en colère après les violences commises par quatre policiers, dont un est mis en examen pour viol, à l’encontre d’un jeune vivant à Aulnay-sous-Bois. Elu-e-s de la Région, nous partageons cette émotion et souhaitons témoigner toute notre solidarité à Théo Luhaka, à sa famille et à ses proches. Nous saluons la dignité et la lucidité dont ils font preuve en appelant au calme face au risque de montée des violences.

La sécurité est un droit essentiel qui doit être garanti à tous nos concitoyen-ne-s, quel que soit leur lieu de domicile. Que de tels actes soient commis par des dépositaires de l’autorité publique les rend encore plus inacceptables : quand la police dérape, c’est la République qui vacille. La justice doit maintenant agir avec rapidité.

A l’évidence, l’État doit aujourd’hui donner aux forces de police davantage de moyens humains et matériels pour qu’elles accomplissent leur mission de service public dans de meilleures conditions. Mais il doit aussi, dans le même temps, veiller à ce que les forces de police respectent scrupuleusement les droits des citoyens et les valeurs républicaines, qui ne tolèrent aucune forme de discrimination ni de racisme.

Au-delà, un débat public et citoyen sur le rôle de la police, notamment dans les quartiers populaires, est indispensable.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 06:50
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 06:46

Alors que les débats politiques s’enlisent dans les affaires politico-financières et judiciaires des candidats « Fillon » et « Le Pen », les députés communistes et Front de gauche font voter quatre propositions législatives au service du progrès social.

 

 

 

Organisation sous l’égide de l’ONU d’une « COP de la finance mondiale », pour l’harmonisation et la justice fiscale

Revalorisation des retraites agricoles

Allongement de la durée des congés maternité et paternité

Proposition de résolution européenne demandant que le Parlement français soit consulté avant la mise en œuvre du traité de libre-échange commercial entre l’Europe et le Canada (traité CETA)

 

En déposant de telles propositions législatives, et en les faisant adopter , ils ont une nouvelle fois fait la démonstration de l’importance d’avoir à l’Assemblée Nationale un groupe de députés communistes et Front de gauche qui agissent en permanence au service du plus grand nombre, loin des lobbies et des pression de toutes sortes.

 

Proposition de « COP de la finance mondiale »

Cette proposition vise à lutter contre la fraude, l’évasion, et l’optimisation fiscale, qui représentent à l’échelle planétaire des milliards de dollars qui sont soustrait des politiques publiques au service du développement, en particulier dans les pays les plus pauvres. Cette « évaporation » fiscale est devenue un frein au développement. Une telle conférence internationale, à l’image de la COP environnementale, permettrait de réunir dans l’action les représentants des Etats, mais aussi les Banques, les syndicats, les ONG et les lanceurs d’alerte.

 

Proposition de revalorisation des retraites agricoles

Cette proposition de loi vise à élever le niveau minimum de pension agricole, à rétablir l’équilibre financier du régime de retraite complémentaire obligatoire, à la revalorisation des pensions de retraite dans les outre-mer. La première mesure pose le principe d’une retraite à 85 % du SMIC net au 1er janvier 2018. Cette revalorisation sera rendu possible par un prélèvement de 0.1% sur les transactions financières.

 

Allongement de la durée des congés maternité et paternité

Cette mesure était initialement contenue dans une proposition de loi relative à l’égalité femmes-hommes prévoyant notamment des pénalités renforcées pour les employeurs qui ne négocient pas d’accord de réduction des inégalités salariales et qui recourent abusivement au temps partiel. Malheureusement des amendements adoptés ont supprimé ces mesures, l’allongement du congés maternité à 18 semaines et paternité à 14 jours (initialement proposé à 4 semaines).

 

Proposition demandant la consultation du Parlement avant toute mise en œuvre de l’accord CETA

La catastrophe économique, sociale et environnementale que nous promet ce traité de libre-échange entre l’Europe et le Canada est rendue possible par le mépris avec lequel les Parlements nationaux et l’opinion publique ont été traités. Une telle situation exige plus que jamais que cet accord soit débattu. Cette proposition de résolution invitait le Gouvernement à consulter le Parlement avant toute mise en œuvre.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 11:12

Face au « blanchiment » de la colonisation, agir d’urgence

http://www.france-palestine.org/Face-au-blanchiment-de-la-colonisation-agir-d-urgence

Le 6 février la Knesset a adopté en 3ème lecture la loi « légalisant » le vol des terres au profit des colonies qui n’étaient pas jusqu’ici officiellement reconnues par l’Etat d’Israël. Cette mesure est un feu vert et un encouragement donné à la frange la plus extrême des forces au pouvoir en Israël. Elle est une provocation et un défi lancé à toutes les nations comme à l’opinion mondiale.

En réponse, l’Union européenne, avançant l’argument d’une absence de consensus en son sein, a fait connaître le report sine die du Conseil d’association prévu pour le 28 février dont l’objet pouvait aboutir à un « rehaussement » de fait des relations UE-Israël. Il était effectivement insupportable qu’une telle réunion puisse se tenir.

Mais c’est de réactions urgentes à une toute autre échelle dont nous avons besoin aujourd’hui et aucun Etat européen ne doit s’abriter derrière des divergences entre pays membres pour fuir ses responsabilités.

La France et les pays de l’UE qui ont soutenu la résolution 2334 du Conseil de sécurité doivent aujourd’hui dire non. Non à cette opération de « blanchiment » et à l’extension accélérée de la colonisation, crime de guerre au regard de la 4ème Convention de Genève.

La France, qui avait réuni en janvier à Paris 70 pays pour rappeler les paramètres d’une solution politique sur la base de la coexistence de deux Etats, ne peut se borner à répéter mécaniquement sa condamnation de la colonisation alors que les faits accomplis sur le terrain la minent chaque jour un peu plus. Et quelle crédibilité à se réclamer de la solution à deux Etats, alors qu’on en a reconnu un depuis 68 ans et que l’autre reste en attente d’une décision indéfiniment repoussée ?

La France doit prendre des mesures politiques à hauteur de la gravité de la situation. Elle peut et doit interdire l’entrée sur son territoire des produits et services issus de la colonisation. Elle peut et doit immédiatement cesser toute relation commerciale avec les colonies israéliennes en Palestine occupée. Elle peut et doit, en application des clauses de son article 2, engager tous les moyens en son pouvoir pour la suspension de l’Accord d’association UE-Israël. Elle peut et doit, comme elle l’avait annoncé et comme le Président de la République s’y était engagé, reconnaître l’Etat de Palestine dans les frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale.

A défaut, elle aura à assumer les graves conséquences qui s’en suivront pour les peuples sachant que rien ne fera disparaître l’existence et la résistance du peuple palestinien.

Le Bureau national de l'AFPS

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 10:46
Pierre Laurent : "Le projet d'Estrosi pour les transports est dangereux" (La Marseillaise, 8 février 2017)

Une visite chez les cheminots de la gare Saint-Charles à Marseille. Un débat le soir à Port-de-Bouc. Pierre Laurent a pris le temps d'un détour par La Provence, hier, pour parler transports et présidentielle, où il soutient Jean-Luc Mélenchon, avec des nuances.

Tous les candidats se disent anti-système. Vous qui n'êtes pas candidat n'êtes-vous pas, au fond, le vrai anti-système ?
Pierre Laurent : Je ne crois pas à la personnalisation extrême de la vie politique. Je ne suis pas candidat, mais je suis en campagne pour soutenir Jean-Luc Mélenchon avec la volonté de faire progresser un projet collectif de rassemblement. Je ne pense pas qu'on s'en tirera avec un homme providentiel. Derrière, il doit y avoir un programme solide.

Vous évoquez le rassemblement. Est-il possible entre Mélenchon et Hamon ?
Pierre Laurent : Ce sera difficile pour la présidentielle, mais on peut faire progresser nos idées. J'appelle les candidats de gauche à débattre publiquement. Les citoyens en ont envie. Il y a deux mois, on pensait que les scénarios de la présidentielle étaient verrouillés. On voit bien que les cartes sont totalement rebattues. Tout peut encore bouger.

Et le PCF dans tout ça ? Est-il en train de s'effacer ?
Pierre Laurent : La présidentielle efface les partis. C'est le cas pour le PCF, mais il y a un travail militant, un débat politique très actif comme à Port-de-Bouc (hier) qui nourrit la démocratie de proximité. Au moment où la politique est salie, éclaboussée par l'affaire Fillon, heureusement que des partis comme le PCF sont là pour conserver une éthique et la faire vivre.

Votre débat à Port-de-Bouc s'intitule "le progrès social est une idée neuve". En quoi l'est-il ?
Pierre Laurent : On nous a habitués à comprimer nos salaires, nos services publics et on a neuf millions de pauvres. Il faut inverser la logique. Promouvoir les droits sociaux en développant la sécurité sociale et les transports propres, en proposant un système de sécurité d'emploi et de formation. Au lieu de l'assurance chômage, on doit passer par des périodes de formation. Avec cette idée de revenu pour tous. Nous sommes preneurs de la réflexion de Benoît Hamon, mais sans la couper de la question du travail. On doit converger vers les 32 heures.

Vous semblez choqué par la campagne d'affichage de la Région Paca contre la SNCF...
Pierre Laurent : C'est très choquant. La campagne d'Estrosi fait passer les cheminots pour des fainéants et ils seraient responsables de ce qui ne va pas dans le service public. Mais ce qui ne va pas, c'est qu'on ne développe pas assez les services publics ferroviaires. Estrosi veut offrir des marchés au privé pour en profiter. On risque d'assister à un report du trafic vers la route. Son projet est dangereux car il oppose les cheminots aux usagers.

Vous amuseriez-vous à vous dédoubler en hologramme comme le fait Jean-Luc Mélenchon ?
Pierre Laurent : Je ne sais pas si je ferais ça. La prouesse technologique a étonné, c'est positif. Mais je ne suis pas sur que l'avenir soit au dédoublement des personnalités. Il y a suffisamment de diversité pour qu'on utilise la parole de tous. Les citoyens veulent qu'on joue le collectif et l'unité.

François Fillon doit-il quitter la piste présidentielle ?
Pierre Laurent : Les électeurs le sortiront d'eux-mêmes.

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:54
Article du Ouest-France du 8 février 2017 sur la déclaration de candidature de Jacqueline Héré et Eric Guellec (à Brest Centre) et de Jean-Paul Cam et Yasmine Tanguy à Brest-Rural

Article du Ouest-France du 8 février 2017 sur la déclaration de candidature de Jacqueline Héré et Eric Guellec (à Brest Centre) et de Jean-Paul Cam et Yasmine Tanguy à Brest-Rural

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8 février 2017 3 08 /02 /février /2017 08:39
Ouest-France Morlaix, mercredi 8 février 2017

Ouest-France Morlaix, mercredi 8 février 2017

Mirbeau en 1900

Mirbeau en 1900

Mirbeau et l’Humanité
GILLES CANDAR HISTORIEN, PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ D’ÉTUDES JAURÉSIENNES
VENDREDI, 27 JANVIER, 2017
L'HUMANITÉ

L’écrivain, critique d’art et journaliste meurt le 16 février 1917 à Paris. Quelques années auparavant, le 18 avril 1904, il répond à l’appel lancé par Jaurès, dans son éditorial « Notre but », lorsque celui-ci crée le journal.

Écrivain moderne, étonnant, parfois dérangeant, Octave Mirbeau (1848-1917) appartint à la première rédaction de l’Humanité. Le fait peut surprendre. Pamphlétaire, romancier et homme de théâtre, Mirbeau semble bien loin du milieu socialiste parlementaire (Jaurès, Briand, Viviani…) qui se trouve dominer le journal. Ne vient-il pas de faire jouer à la Comédie-Française Les affaires sont les affaires, une pièce des plus critiques contre les requins de la finance ? Son personnage principal, le fameux Isidore Lechat, archétype des aventuriers destructeurs nés pour devenir milliardaires, se présente aux élections comme « agronome socialiste » avec un programme anticlérical et même « révolutionnaire en économie ». Depuis longtemps, Mirbeau s’est affirmé comme un critique de la société, d’esprit très libertaire, méfiant envers les politiques et leurs belles paroles, plus encore envers l’État à la discipline étouffante que les bonnes âmes de la réforme sociale, républicaine ou progressiste, semblent vouloir préparer… Et le voici maintenant cité en deuxième position, juste après l’académicien Anatole France, parmi les collaborateurs littéraires du quotidien, devant Jules Renard, Gustave Geffroy, Tristan Bernard et quelques autres…

L’Humanité est avant tout « le journal de Jean Jaurès », un homme que Mirbeau a appris à connaître et à estimer. L’affaire Dreyfus a permis ce rapprochement : des années de lutte et de combat passionnés et difficiles qui mettent à l’épreuve les caractères. Jaurès s’est battu sans se laisser impressionner par la « loi du mensonge triomphant qui passe », ni par « les applaudissements imbéciles » ou « les huées fanatiques ». Il cherche à comprendre, à définir ce qu’il croit bon, vrai et juste, et il agit en conséquence, de manière certes habile et judicieuse si possible, mais sans oublier le sens de son action. C’est ce qui le différencie de ses amis Millerand ou Viviani, qui ont leurs mérites, mais qui n’oublient jamais d’accorder toute l’importance qu’elle mérite à leur destinée personnelle au sein du combat politique. Pierre Michel, le grand spécialiste et biographe de Mirbeau, a bien mis en valeur l’entente profonde entre son héros et le fondateur de l’Humanité : le combat pour Dreyfus n’est pas seulement d’ordre individuel, car toute action pour la justice enrichit le combat commun. Justice sociale et justice individuelle marchent et doivent toujours marcher ensemble. Jaurès sait attendre, mais il n’oublie pas la parole donnée à Dreyfus de tout faire pour sa réhabilitation (1903-1906).

C’est pourquoi lorsqu’il lance son propre journal, le 18 avril 1904, Mirbeau l’aide. Il n’a nul besoin de cette collaboration. Il est alors un écrivain très connu dont les chroniques publiées dans la grande presse se paient fort bien, mais il se reconnaît dans le programme défini par le premier éditorial : « réaliser l’humanité (…) par des moyens d’humanité ». Mirbeau et Jaurès rêvent de « la diversité vivante de nations libres et amies ». En 1904, la principale menace vient de la Russie tsariste, de son régime oppressif et sanglant, de ses brutales interventions extérieures…

« L’œuvre d’art ne s’explique pas et on ne l’explique pas »

Mirbeau publie plusieurs nouvelles, espérant pêle-mêle la victoire du Japon contre la Russie, une révolution intérieure, voire, poussé par la colère, l’indignation et l’angoisse, une intervention à rebours des puissances libérales… En France, l’ennemi, c’est le cléricalisme, c’est-à-dire, dans les conditions de l’époque, l’esprit de soumission, de superstition et de fanatisme, servi par un clergé allié indéfectible des châteaux, de l’autorité et de l’oppression… Comme le journal, Mirbeau soutient à fond l’action anticléricale du gouvernement Combes, le soutien à l’école publique, la laïcisation de l’enseignement et de la société qui préparent la future séparation des Églises et de l’État… Enfin, l’humanité se prépare par la culture dont tous les hommes doivent pouvoir bénéficier. L’auteur du Journal d’une femme de chambre écrit aussi dans l’Humanité sur le théâtre, la poésie, la peinture… Il le fait à sa manière, avec verve, en raillant les pédagogues progressistes, fussent-ils amis du journal : « L’œuvre d’art ne s’explique pas et on ne l’explique pas. » Il l’évoque pourtant longuement, donne envie au lecteur d’aller voir ces tableaux de Monet ou de Pissarro dont il parle avec tant de fougue et de sens, mais sans faire de concession à la facilité ou à la vulgarité. Mirbeau journaliste est toujours un pessimiste aspirant à un peu d’humanité, de générosité et de beauté… Il cesse d’écrire dans le journal à la fin de 1904, mais il en reste un ami, comme il est toujours celui de Jaurès qu’il emmène un jour dans son automobile au musée d’Épinal pour admirer de concert un tableau de Rembrandt.

un écrivain dans la société française de la belle époque »

Dans le cadre de la commémoration internationale du centième anniversaire de la mort de l’écrivain et critique d’art Octave Mirbeau (1848-1917), la Société Octave- Mirbeau, association littéraire fondée en 1993, organise un colloque « Octave Mirbeau et la société française de la “Belle Époque” », qui aura lieu le 27 janvier 2017, de 9 heures à 19 heures, au palais du Luxembourg, salle Monnerville (26, rue de Vaugirard, 75006 Paris). Avec Gérard Cogez, Ludivine Fustin, Yannick Lemarié, Alain Leduc, Noëlle Benhamou, Martina Diaz, Vida Azimi, Françoise Sylvos, Jean-Yves Mollier, Pierre Michel, Gilles Candar et Zeev Sternhell.

 

repères
16 février 1848 Naissance  d’Octave Mirbeau à Trévières dans le Calvados. 1898 Il paye de sa poche l’amende à laquelle a été condamné Émile Zola pour son « J’accuse »,
paru le 13 janvier de la même année dans l’Aurore. 1900 Publication du Journal d’une femme de chambre.

 

 

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