Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 05:00
1936: la conquête des 40 heures! (institut d'histoire sociale de la CGT)... Et Fillon qui voudrait revenir 80 ans en arrière!
Partager cet article
Repost0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 19:52
Protection sociale. Les sénateurs PCF tentent de briser le consensus austéritaire
Protection sociale. Les sénateurs PCF tentent de briser le consensus austéritaire
SÉBASTIEN CRÉPEL
VENDREDI, 2 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

La reprise du débat sur le budget de la Sécurité sociale a tourné court, jeudi, avec le rejet du texte par la droite. Une opposition de façade aux choix libéraux du gouvernement, jugent les communistes, qui défendent l’option d’une couverture de base à 100 % pour tous.

Sitôt ouverte, sitôt close. La discussion sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) n’a même pas eu le temps d’en venir au débat sur les articles. Au Sénat, jeudi matin, la droite, majoritaire dans cet hémicycle, a opposé d’entrée de jeu un tir de barrage au texte de retour de l’Assemblée nationale en adoptant par 187 voix (« Les Républicains » et UDI) contre 154 (PS, PCF, écologistes et radicaux) une motion de procédure contre le projet. Principaux motifs avancés : le gouvernement n’est pas sincère dans sa présentation des comptes et les économies réalisées sont insuffisantes.

Un non-débat qui permet surtout au gouvernement et à la droite de sauver les apparences. « Faire apparaître un semblant d’opposition en seconde lecture est grossier », ont ainsi dénoncé les sénateurs communistes, républicains et citoyens (CRC), pour lesquels le débat en première lecture a mis en évidence « un accord idéologique entre la droite et le gouvernement pour imposer l’austérité aux personnels de santé dans le public et le privé, ainsi qu’aux patients », le désaccord portant surtout sur l’ampleur et le rythme des sacrifices.

C’est ce que s’est évertuée à montrer la sénatrice PCF-Front de gauche Laurence Cohen en dénonçant la « suppression par l’Assemblée nationale » d’améliorations introduites par des amendements de son groupe en première lecture. Ainsi de « celle consistant à étendre la responsabilité des entreprises mères vis-à-vis des entreprises qu’elles contrôlent en cas de fraude aux cotisations sociales ou encore celle concernant la révision de la liste des maladies » ouvrant droit au congé de longue durée pour les fonctionnaires pour y inclure la sclérose en plaques. « À aucun moment, vous n’avez infléchi vos choix de réductions des dépenses, à aucun moment vous n’avez voulu emprunter la piste de nouvelles recettes pour notre système de protection sociale », a regretté la sénatrice du Val-de-Marne, pointant les mesures néfastes de la politique de santé du gouvernement : suppression des cotisations des entreprises à la branche famille, mise en place des groupements hospitaliers de territoire (GHT) prétexte à de nouvelles baisses de dépenses, fin de l’universalité des prestations familiales, refus de diminuer les restes à charge des patients, ponction du fonds pour l’emploi des hospitaliers au profit du privé etc.

Une logique aux antipodes de celle du PLFSS

Des renoncements qui « sont autant de portes ouvertes dans lesquelles s’engouffre la droite », selon Laurence Cohen, citant le projet de François Fillon de cantonner la Sécu à la couverture des « affections graves » tandis que les autres seraient laissées aux assureurs privés, ou encore celui de créer une franchise médicale universelle sur les 200 à 300 premiers euros de soins dans l’année, qui ne seraient donc plus remboursés aux patients. À l’opposé de cette « conception marchande », le groupe CRC a voulu défendre « les principes de solidarité, d’universalité et d’égalité » de la Sécu avec une « prise en charge des frais de santé à 100 % » par cette dernière, au travers d’une centaine d’amendements déposés dès la première lecture du PLFSS.

Parmi ces propositions (consultables sous cet article sur humanite.fr), figurent la suppression des franchises médicales, un moratoire sur la fermeture de services et d’établissements de santé, le tiers payant intégral pour les étudiants, l’interdiction des dépassements d’honoraires pour les prestations pratiquées dans le cadre de missions de service public, l’affectation de l’excédent de la branche des accidents du travail et des maladies professionnelles (AT-MP) à l’indemnisation des victimes, l’extension à tous les salariés concernés du dispositif de cessation d’activité des travailleurs de l’amiante, l’encadrement et la transparence de la fixation du prix des médicaments… Côté financement, les communistes ne sont pas en reste avec, entre autres propositions, la fin du « dispositif Fillon » d’exonération de cotisations patronales et la mise en place d’une modulation assortie de cotisations additionnelles pour les entreprises qui privilégient la finance sur l’emploi, la mise à contribution des revenus financiers des sociétés pour l’assurance vieillesse, la suppression de la taxe sur les salaires dans les hôpitaux qui pèse pour 66 % de leur budget, un « audit citoyen » de la dette de la protection sociale… Une logique aux antipodes de celle du PLFSS version gouvernementale ou version droite sénatoriale.

Le coût exorbitant du projet Fillon

Vingt milliards d’euros de transfert de dépenses sur les ménages ou leurs complémentaires, ce qui revient au même puisque celles-ci sont financées par leurs cotisations : c’est ce que coûterait le projet Fillon de dérembourser les soins de ville pour les confier aux assureurs privés, selon la Mutualité française. Soit 300 euros de dépenses en plus par personne et par an, et 1 200 euros pour un couple avec deux enfants.

journaliste
Partager cet article
Repost0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 15:43
Gotlib est parti - hommage de l'Humanité
Gotlib est parti, il nous avait appris à rire
LAURENCE MAURIAUCOURT
DIMANCHE, 4 DÉCEMBRE, 2016
HUMANITE.FR

L'auteur de BD, Marcel Gottlieb, dit Gotlib, est décédé ce dimanche à l'âge de 82 ans. Pif perd un ami.   

Né le 14 juillet 1934 à Paris (18e), enfant d'un père victime des Nazis, Gotlib n'en cultivait pas moins l'art de déclencher des éclats de rires. Il a pris la poudre d'escampette, en ce dimanche de décembre. Le père de Gai Luron et de tant d'autres personnages dont les gags parlaient à toutes les générations est entré dans le monde du travail dans les années 50, comme lettreur chez Opera Mundi-Edi Monde.

Gotlib est parti - hommage de l'Humanité

Il en gardera un talent fou pour remplir ses bulles d'onomatopées aux formes graphiques explosant tous les canons du genre. Dessiner en se jouant de la frontière des cases, c'était la marque de fabrique du créateur des Dingodossiers et de la Rubrique-à-Brac. Mais, d'abord, en 1962, il débute officiellement une carrière de dessinateur dans Vaillant, puis dans Pif Gadget jusqu'en 1971. Gai Luron, mai aussi Nanar, Jujube, Piette...

On savait Gotlib malade depuis plusieurs années. "La famille de Marcel Gotlib vient de nous apprendre le décès ce jour de Gotlib", a immédiatement réagi l'éditeur Dargaud, aux prises avec une "immense tristesse", face à la disparition ce cet « humoriste fascinant ». « Un dessinateur virtuose, un touche à tout iconoclaste et un ami cher qui parvenait à provoquer le rire à la moindre de ses pages", a ajouté l'éditeur.

Gotlib, qui a beaucoup appris de Goscinny, a marqué l'histoire de la bande dessinée française, en créant son propre journal, Fluide Glacia,l en 1975. Le premier numéro est paru un 1er avril. De quoi nourrir l'esprit de dérision de millions de lecteurs, et ça, ça n'est pas une blague ! 

http://www.humanite.fr/gotlib-est-parti-il-nous-avait-appris-rire-627704

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 15:27

Compte-rendu du conseil municipal du 1er décembre 2016

 

Début du conseil : 19h.

 

Présence de  Odette Colas, Roger Héré, Joëlle Huon, Ludovic Jaouen, et Dominique Guizien pour l'opposition.

Jean-Yves Lecomte a donné pouvoir à Joëlle Huon.

 

Présence du Télégramme, absence de Ouest-France.

 

1° Compte rendu du conseil du 1er septembre 2016:

 

Comme à l'habitude, le document ne rend pas compte des débats, d'où l'abstention des élus de l'opposition (6 abstentions avec le pouvoir).

2° Pisciculture Bretagne truites, convention de rejet

 

La municipalité ayant invité la coopérative pour expliquer son projet (M. Charles, directeur de la coopérative et l'un de ses collaborateurs étaient présents), Mme le Maire demande s'il est possible d'évoquer ce point en début de conseil pour permettre aux représentants d'être libérés dès ce point examiné.

Invité à présenter le sujet, M. Charles indique que le système de traitement des eaux résiduaires avant rejet dans le réseau public date de 1991 et qu'il était à revoir. En raison d'un mauvais traitement de la graisse, la société a étudié par l'intermédiaire d'un bureau d'étude, l'installation d'un bassin de décantation (bassin tampon) beaucoup plus important (300 m3) que celui qui existe actuellement. Il s'agit d'un investissement de 400 000 .

 

Ce dossier a donné lieu à un projet de convention de rejet (contrat de 7 ans), élaboré en concertation avec les services compétents de Morlaix Communauté, entre la mairie de Plouigneau, la coopérative Bretagne Truites et Suez Eaux France, le fermier délégataire.

 

Il faut préciser que le précédent contrat était parvenu à échéance en 2015, que depuis lors la municipalité délivrait des autorisations de rejet successives, et que les services de la direction départementale de la protection des populations avaient demandé à la coopérative Bretagne Truites de se mettre en règle en signant une convention avec la commune de Plouigneau.

 

Dominique Guizien fait remarquer la précipitation suspecte avec laquelle on sollicite la mairie de Plouigneau, puisque c'est Morlaix Communauté qui aura la compétence assainissement au 1er janvier 2017. Ainsi, dit-il , on va signer un contrat pour 7 ans dont on n'aura plus la compétence dans un mois.

 

Le directeur de la coopérative admet que les choses ont un peu traîné, et qu'il en assume la responsabilité. Il indique toutefois que des groupes de travail ont eu lieu très régulièrement avec des représentants de la municipalité sur le sujet.

 

Roger Héré indique que le conseil municipal dans sa totalité aurait dû être informé au fur et à mesure des avancées du dossier, et que la majorité des conseillers municipaux n'est pas tenue informée des actions qui l'intéressent. Comme souvent dans ce conseil on lui demande de prendre une position sur le champ sans lui avoir communiqué tous les éclairages nécessaires en amont.

 

Dominique Guizien indique qu'il va saisir la sous-préfecture dans le cadre du contrôle de la légalité.

 

Compte tenu de la situation l'opposition ne donne pas son accord pour signer  une convention dans ces conditions.

 

3° Rapport annuel exercice 2015 SIE Pen ar Stang

 

Principaux éléments :

13 142 habitants concernés. 6 056 abonnés dont 2 325 sur Plouigneau.

Prix TTC au m3 = 2,22 (2,24 en 2014     ; 2,16 en 2013).

 

R. HERE fait remarquer que l'exposé contenu dans l'ordre du jour sur ce point se limite à quelques chiffres, alors que l'importance de la question de l'eau mériterait un autre débat qu'une simple présentation formelle, d'autant que le transfert à Morlaix communauté sera effectif à compter du 01/01/2017 et que d'autre part  le contrat de délégation de service public avec la Nantaise des eaux prend fin le 31/12/2016. Cependant les conseillers municipaux qui ne participent pas aux réunions du SIE sont loin d'avoir en leur possession toutes les informations, et une présentation plus détaillée de l'activité et des enjeux aurait été nécessaire.

 

Mme le Maire se borne à répondre qu'il s'agit d'un rapport qui concerne 2015 et que c'est du passé    !

 

Roger Héré ajoute que le peu d'intérêt de la majorité pour ce genre d'exercice démocratique, se manifeste aussi par le fait que le rapport annuel de l'année précédente (exercice 2014) du SIE de Pen ar Stang n'a même pas été présenté au conseil municipal de Plouigneau.

 

Manifestement la majorité ne s'en était pas rendu compte.

  

4° Morlaix communauté, rapport annuel,

Les mêmes remarques sont faites que pour le point précédent. Aucune réflexion de la part de la majorité autre que la simple énumération de quelques dispositifs.

5° SPANC, rapport annuel année 2015,

Roger Héré indique qu'il aurait été souhaitable de disposer de davantage de précisions sur les 843 dispositifs d'assainissement non collectif qui sont listé dans le documents pour 17 % de satisfaisants, 61% de satisfaisants avec réserve et 18% de non satisfaisants.

 

6° SDEF, rapport annuel,

Roger Héré indique que là aussi il aurait été souhaitable que la majorité fasse état de façon plus détaillée des démarches et discussions avec le SDEF de la part des représentants de la commune. Johnny Délépine répond que la commune n'est pas adhérente du SDEF, mais indique que des échanges ont eu lieu en matière d'économies d'énergie (éclairage public) et d'enfouissement des réseaux (rue du Maréchal Leclerc et rue des sports).

 

7° Mise à disposition des biens nécessaires à l'exercice de compétence «   eau et assainissement

 

Il est demandé au conseil d'autoriser le maire à signer les documents nécessaires au transfert des biens et des emprunts à Morlaix communauté.

 

Accord

 

8° Morlaix communauté, demande de fonds de concours,

 

La mairie demande l'autorisation de solliciter une subvention pour le projet de lotissement de Prat al Lan. Joëlle Huon fait remarquer la faiblesse du nombre de dossiers alors que la commune pouvait espérer bien davantage.

 

 9° Créances irrécouvrables

 

Mme le Maire demande l'autorisation d'admettre en créances éteintes huit dossiers représentant un montant total de 307,78 .

 

Accord

 

10° Subvention au CCAS

 

Il est demandé de verser une subvention exceptionnelle de 58 000   pour le paiement de l'indemnité de départ aux deux agents du service d'aide à domicile.

Roger Héré tient à faire remarquer que le départ dit volontaire des deux agents n'en était pas un véritablement, celles-ci étant contraintes de le faire en raison de la grave décision politique de la mairie de Plouigneau de fermer le service d'aide à domicile du CCAS à partir du 1er avril 2016. Cela revenait clairement à les conduire à un licenciement, même si cela en prenait une forme différente.

Quant à l'indemnité de 58 000 cela constituait un minimum de dédommagement des deux  salariées.

 

11° Virements de crédits et Fonds de péréquation

 

La commune propose divers virements de crédit suite à une dotation supplémentaire de 97 318 du Fonds national de péréquation des ressources intercommunales.

 

Roger Héré fait observer que le FNPIC avait été budgété à 30 000 dans le budget primitif et souhaite avoir des explications sur cet abondement. Il demande quelle est la nature des grosses réparations sur bâtiments communaux figurant au compte 2313 pour 10 000 .

 

Sur le premier point la secrétaire de mairie répond de façon évasive que cela tient sans doute au fait que suivant les seuils la commune se retrouve éligible ou non au FNPIC. Sur le second point il est indiqué qu'il s'agit de l'installation de luminaires dans les écoles.

 

L'opposition s'abstient sur ces virements de crédit.

 

12° Budget assainissement, virements de crédits

 

Diverses opérations sont prévues pour préparer le transfert de compétence eau et assainissement à Morlaix communauté  : facturations pour frais de personnel du budget principal vers le budget annexe assainissement, honoraires du CER en année «  N  »...

 

L'opposition s'abstient sur ces opérations.

 

13° Budget commune,

 

Comme chaque année, en l'attente du vote du budget, il est demandé au conseil d'autoriser d'engager des dépenses d'investissement dans la limite du ¼ des crédits de l'exercice précédent.

 

Comme l'an dernier Roger Héré rappelle le délai tardif du vote du budget primitif (fin mars) et que pour une commune de la taille de Plouigneau, cela nécessiterait d'avoir un débat d'orientation budgétaire beaucoup plus tôt. Pour autant et afin que la commune puisse fonctionner il dit donner son accord pour cette décision budgétaire.

 

Accord de l'opposition.

 

14° Loyer ADMR

 

Il est proposé de fixer le loyer à l'ADMR à la hauteur des dépenses engagées pour le local, soit pour 2017 80 HT par mois.

 

Accord

 

15° Tarif 2017 pour la bibliothèque

 

La majorité propose d'augmenter les tarifs de 1%.

 

Comme les années précédentes, Roger Héré indique que l'accès à la bibliothèque devrait être gratuit pour les enfants de moins de 12 ans et ne souhaite pas d'augmentation pour le tarif des moins de 18 ans. Il ajoute que ces tarifs pourraient être étendus aux demandeurs d'emploi, et que cela serait en tout état de cause insignifiant pour le budget communal.

 

Comme les autres années le premier adjoint rejette la demande et confirme son opposition idéologique au principe de la gratuité, précisant que toute sa vie il a pratiqué ainsi.

 

Vote contre de l'opposition.

 

16° Cimetière

 

La majorité propose de majorer de 1% les tarif des concessions.

 

Abstention de l'opposition

 

17° Ecomusée

 

La majorité rappelle la refonte des tarifs en 2016 et propose de maintenir les tarifs à l'identique pour l'année 2017.

L'opposition confirme son vote contre de l'année précédente.

 

18° Tarif des locations de mobilier

 

La majorité propose de les majorer de 1%.

 

Abstention de l'opposition.

 

19° Tarifs Foyer rural et autres salles

 

La majorité propose de majorer les tarifs de 1%, et d'appliquer une décote pour les réservations sur deux jours.

Roger Héré demande d'appliquer la gratuité pour les associations qui utilisent la salle de la Chapelle du Mur dans le cadre de leurs réunions ou assemblées générales dans la mesure où elles n'utilisent pas les équipements de la salle. Il trouve qu'il est en effet dissuasif de demander  un tarif de 121 pour une réunion de deux heures de l'association.

Johnny Délépine confirme l'option choisie par la majorité.

 

Abstention de l'opposition.

 

 

20° Relais des jeunes

 

A la demande de la CAF il est mis en place un tarif modulé en fonction des ressources des familles.

 

Roger Héré fait part de son accord pour l'application du quotient familial indiquant qu'il s'agit là d'une bonne initiative...de la CAF  !

 

Accord

 

21° Mise en souterrain des réseaux d'éclairage public et télécom avenue du Général Leclerc

Johnny Délépine informe le conseil que pour des raisons budgétaires (le budget 2017 est déjà bouclé) le projet est reporté sur l'année 2018. Il indique que la commune venait de l'apprendre durant la semaine.

 

22° Logements Habitat 29 à Prat Al Lan

 

Il est proposé au conseil d'accepter le projet d'alimentation en basse tension et éclairage public pour les logements sociaux.

Accord

 

23° Effacement des réseaux rue des sports

La majorité propose un projet d'effacement des réseaux de basse tension et de télécommunication ainsi qu'un projet d'éclairage public et la signature à cet effet d'une convention avec le SDEF.

Accord

 

24° Référent infra Polmar de Morlaix communauté

 

Chaque conseil municipal est invité à présenter un élu et un agent technique pour être le relais sur la commune.

Jean-Claude Billiet est l'élu proposé.

Abstention de l'opposition.

 

25°   Dotation d'équipement des territoires ruraux (DETR)

Les travaux de rénovation des bâtiments scolaires du premier degré entrent dans cette catégorie pouvant bénéficier d'un taux d'intervention de 20% à 30%.

La majorité propose  :

  • à l'école de Lannelvoëz, des travaux d'isolation et les changements de fenêtres  ;
  • à l'école de la Chapelle du Mur la construction d'un préau.

 

Accord

 

26° Repos dominical des salariés

 

Mme le Maire propose l'ouverture des commerce automobile et de l'entreprise Animotopia  5 dimanches en 2017.

Roger Héré rappelle son opposition de principe au travail des salariés le dimanche et constate que le nombre d'ouverture des professionnels de l'automobile passe de 4 en 2016 à 5 en 2017, et qu'ainsi plus cela allait plus le phénomène prenait de l'ampleur.

Abstention de l'opposition

 

27° Domaine public

 

Il est demandé l'autorisation de classer la nouvelle rue Yves Silliau (Prat al Lan) dans le domaine communal.

Accord

 

28° Convention ERDF

 

Autorisation de signer une convention avec ENEDIS pour la mise en place d'une ligne électrique souterraine sur la parcelle YX n° 23 à Goasbriant.

Accord

 

29° Délibérations prises par délégation du conseil

 

Pas d'observations

 

30° Questions diverses

 

Roger Héré souhaite évoquer deux questions diverses  :

1° Il souligne la dangerosité du carrefour situé juste après le pont de la Lande, et en particulier pour les véhicules sortant de la rue des Pins. Il demande la mise en place d'un dispositif à cet effet et ajoute que les traversées pour les piétons doivent également être sécurisées.

Johnny Délépine lui propose de se rendre sur place avec lui ce qui est accepté.

2° Il demande dans quel but sont effectués actuellement les travaux de d'élagage et de déboisement  en contrebas de la voie d'accès vers Plougonven qui mène au rond-point «  des champignons  ».

Il lui est répondu que c'est en vue d'aménager le nouveau point de rejet des eaux de la station d'épuration qui avait été demandé par les services départementaux compétents.

 

Fin du conseil                 : 20 h 40

Roger Héré, élu d'opposition PCF-Front de Gauche à Plouigneau

Roger Héré, élu d'opposition PCF-Front de Gauche à Plouigneau

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 14:57

Blitzkrieg sociale ou contre révolution néoconservatrice et anti démocratique selon Fillon.
La gauche doit sortir l'artillerie lourde pour l'arrêter !

Un grand démocrate...

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 13:11
Pour les salariés de Carrefour Quimper, le travail du dimanche doit rester exceptionnel. | Ouest-France

Pour les salariés de Carrefour Quimper, le travail du dimanche doit rester exceptionnel. | Ouest-France

Ouest-France

Samedi, la CGT hypermarché a mené une action à Quimper (Finistère), pour informer le public et les salariés de la volonté de la direction de généraliser le travail du dimanche matin toute l’année. « Nous sommes contre l’idée d’ouvrir les hypers tous les dimanches en dehors des jours d’ouverture exceptionnelle qui induise des salaires majorés de 300 %, les dimanches 11 et 18 décembre », explique Michelle Laurent, déléguée syndicale.

Samedi, la CGT hypermarché a mené une action pour informer le public et les salariés de la volonté de la direction de généraliser le travail du dimanche matin toute l’année. « Nous sommes contre l’idée d’ouvrir les hypers tous les dimanches en dehors des jours d’ouverture exceptionnelle qui induise des salaires majorés de 300 %, les dimanches 11 et 18 décembre », explique Michelle Laurent, déléguée syndicale.

Réunion le 8 décembre

« Une troisième réunion se tiendra le 8 décembre sur l’accompagnement du travail le dimanche matin. La notion de volontariat se transformera vite en une obligation, sans majoration salariale, ce que nous ne voulons pas pour les salariés. »

Un jour de repos commun revendiqué

La CGT revendique le droit à un jour de repos commun pour tous les salariés, le choix du dimanche permet à chaque famille de se retrouver. « Ces modifications de rythme de travail impactent aussi les entreprises partenaires, nettoyage et sécurité, dont les directions mettent déjà la pression pour satisfaire à ce travail supplémentaire. »

Conditions d'emploi

L’ouverture chaque dimanche matin obligerait aussi les commerçants de la galerie marchande à suivre le mouvement et modifierait les conditions d’emploi de leurs salariés.

http://www.ouest-france.fr/bretagne/quimper-29000/carrefour-quimper-le-travail-du-dimanche-doit-rester-exceptionnel-4656650

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 08:25
La destinée des mots, parfois, nous déconcerte, nous étourdit. Ainsi les mots « peuple » et « populisme », tels qu'on les emploie aujourd'hui. En 1927, Louis Guilloux publia « La maison du peuple » pour rendre hommage aux ouvriers de Saint-Brieuc qui, contre la vindicte bourgeoise, avaient bâti un foyer de lutte et d'éducation. Le même, en 1942, reçut le prix « populiste » pour « Le pain des rêves ». Je me rappelle m'en être entretenu avec lui, à la fin de sa vie
Populiste, disait-il, ça me va bien si cela évoque le monde dont je suis issu, mais je n'ai nul besoin d'aller vers lui à la manière des populistes russes qui souhaitaient arracher les moujiks à leur ignorance. Moi, j'ai ça dans les veines, point final. Aujourd'hui, l'épithète a basculé. Il ne s'agit plus d'aimer les petits mais de s'appuyer sur eux, sur leurs frustrations, sur leurs émotions, leurs rages et leurs peurs, pour disqualifier les corps intermédiaires et la caste des dirigeants. À cela, deux explications.

D'abord, l'écart, la faille, entre une poignée de riches qui deviennent plus riches et la masse des pauvres qui s'enfoncent ou craignent l'enfoncement, ne cesse de croître, jusqu'au vertige.

Ensuite, les politiciens, malgré les élections, se comportent plus en professionnels qu'en mandataires. Ils s'accrochent ou tentent de s'accrocher, et conçoivent la vie publique comme une carrière. Alors les démagogues de tout poil se targuent d'être les vrais représentants du peuple aux abois, d'incarner sa colère contre « le système ». Et ce processus est d'autant plus aigu que « ceux d'en haut » disent et redisent qu'on n'a pas le choix, qu'il n'est aucune alternative, que la pente de leur action est mono-directionnelle, que la dette, c'est la dette, que l'austérité, c'est l'austérité, que le monde, c'est le monde, et autres fatalités. Ils ont oublié la maxime de Machiavel : contenter le peuple et ménager les grands. Le deuxième terme, ils l'appliquent, ô combien.
Mais le contentement du peuple passe à l'as et les populistes rappliquent avec leur miroir aux alouettes. J'aimerais, moi, qu'on déleste le peuple de ces mirages, qu'on lui rende sa noblesse et son rôle. Quand La Bruyère ou Victor Hugo déclaraient « Je suis peuple », ils étaient aux antipodes du « populisme » de maintenant. La démocratie, par essence, est participative. Ou n'est que faux semblant.
 
Courant d'ère d'Hervé Hamon: vive le peuple! (Le Télégramme, dimanche 4 décembre)
Partager cet article
Repost0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 08:21
Partager cet article
Repost0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 08:03
Société lampaulaise de salaisons. Le site de Brennilis devrait fermer

Publié le 03 décembre 2016- Le Télégramme

 

C'est une très mauvaise nouvelle pour Brennilis, et plus largement pour les monts d'Arrée. L'usine locale de la Société lampaulaise de salaisons (ex-Salaisons de l'Arrée), le principal employeur du territoire, s'apprêterait à fermer ses portes dans trois mois. En revanche, selon nos informations, il n'y aurait pas de plan social.

« Ou on bouge ou on est virés »

Les 75 salariés, auxquels il convient d'ajouter la vingtaine de personnes en CDD longue durée qui doivent être titularisées, seraient en effet reclassés à Lampaul-Guimiliau ou Quimper. Deux sites qui appartiennent au même propriétaire, la Financière Turenne Lafayette, numéro français de la charcuterie, dont la présidente et actionnaire unique, Monique Piffaut, est décédée cette semaine à l'âge de 78 ans. « On a appris cette fermeture la semaine dernière, quelques jours avant sa mort. On n'a pas le choix : ou on bouge ou on est virés », confirme un salarié aux plus de deux décennies d'usine à Brennilis, qui souhaite garder l'anonymat.

Interrogé, Alexis Manac'h, maire de la commune, affirmait ne pas avoir eu de confirmation officielle de cette restructuration par la direction générale du groupe parisien. « Mais si c'est le cas, c'est un gros coup dur économique pour le secteur, les monts d'Arrée n'étant déjà pas très bien lotis en terme d'emploi ».

 

66e plus grande fortune de France

Hier après-midi, Philippe Beuve, directeur du site de Lampaul-Guimiliau, qui chapeaute aussi celui de Brennilis, n'a pas souhaité communiquer sur le sujet. Pas plus que le groupe Financière Turenne Lafayette, qui emploie 3.200 salariés sur 21 sites industriels.

À travers des acquisitions successives, sa P-DG Monique Piffaut avait réussi à en faire un acteur majeur dans trois filières de l'agroalimentaire : plats cuisinés, salaisons et foie gras, avant de s'attaquer au segment de la charcuterie.

Le groupe détient un impressionnant portefeuille de références telles que Paul Prédault, William Saurin, Garbit, Panzani, Petitjean, Soulié, Montagne noire ou les jambons Madrange. Cette année, Monique Piffaut avait été classée 166e plus grande fortune de France par la magazine Challenges (400 M€).

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 07:52
Israël-Palestine: le fiasco de l'initiative française (René Backmann- Médiapart, 4 décembre 2016)

Israël-Palestine: le fiasco de l'initiative française

Par René Backmann

Lancée début 2016, l’initiative française au Moyen-Orient était destinée à relancer le dialogue entre Israéliens et Palestiniens. L’opposition d’Israël et l’incapacité de Paris à assumer politiquement son projet ont rendu impossible l’organisation de la conférence internationale prévue.

C'était une forte probabilité, c’est désormais une certitude. La conférence internationale qui devait se réunir à Paris, avant la fin 2016, pour réanimer le processus de paix moribond entre Israël et les Palestiniens n’aura pas lieu. Une table ronde sera peut-être organisée aux environs de Noël, mais elle ne servira qu’à sauver les apparences puisque les principaux intéressés n’y seront pas réunis. Dans le silence embarrassé de ses promoteurs à l’Élysée et au Quai d’Orsay, l'« initiative française » pour la paix au Moyen-Orient est donc sur le point de rejoindre le cimetière des échecs de François Hollande.

Rien n’est pour l’heure officiel. Mais l’opposition réitérée par Israël et, aux États-Unis, les incertitudes nées de l’élection de Donald Trump semblent des obstacles infranchissables. D’autant que, au cours des cinq mois qui se sont écoulés depuis la conférence ministérielle préparatoire de juin, Paris s’est montré incapable d’assumer politiquement son projet, mais aussi de construire et de consolider autour de cette initiative un consensus international assez solide pour faire fléchir le gouvernement israélien. Et cela tandis que surgissaient, dans le monde arabe ou en Russie, des propositions concurrentes ou parasites pour l’instant tout aussi stériles.

Malgré l’expérience et l’implication de l’émissaire chargé depuis février 2016 de piloter cette initiative, Pierre Vimont, ancien ambassadeur aux États-Unis et responsable du service diplomatique de l’Union européenne, l’exécutif, sur ce dossier comme sur nombre d’autres, s’est montré dès le départ timoré et vulnérable aux pressions. Notamment à celles d’Israël et de ses relais d’influence à Paris.

Conçue à la fin de 2015 sous l’autorité de Laurent Fabius, puis adoptée et développée à partir de février 2016 par son successeur au ministère des affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, cette initiative obéissait, a priori, à d’excellentes intentions. Elle avait pour but de proposer une solution originale pour sortir la négociation israélo-palestinienne du coma dans lequel elle est plongée depuis l’échec de l’ultime tentative du secrétaire d’État américain John Kerry en avril 2014.

Au dispositif diplomatique utilisé depuis 1993 – un dialogue israélo-palestinien sous parrainage américain – Paris proposait de substituer un face-à-face israélo-palestinien sous supervision internationale. Organisé selon un calendrier rigoureux, cela devait permettre d’en finir avec la stratégie de procrastination utilisée à répétition par Israël. Assorti d’incitations diverses pour les deux parties, ce projet auquel Washington et Moscou n’avaient pas fait obstacle était soutenu par les Nations unies, l’Union européenne et la Ligue arabe. Il avait recueilli l’approbation des dirigeants palestiniens pour de multiples raisons. Reposant sur les termes de référence acceptés depuis longtemps par les Palestiniens, il convergeait avec la stratégie palestinienne d’internationalisation de la négociation et de recours aux Nations unies. Et il permettait, surtout, d’en finir avec le rôle dominant de Washington, de moins en moins considéré par les Palestiniens comme un intermédiaire impartial.

Pour des raisons diamétralement opposées, le projet français avait été, dès le départ, rejeté par Israël. Fort de son usage impuni, depuis des années, de la stratégie du statu quo, à l’abri duquel il poursuit et développe la colonisation de la Cisjordanie occupée, au point de rendre illusoire la création d’un État palestinien, le gouvernement de Benjamin Netanyahou se bornait à rappeler sa position constante : nous sommes prêts à ouvrir avec les Palestiniens un dialogue direct, sans conditions. Position d’autant plus facile à tenir pour le premier ministre israélien qu’il est adossé à une population plus réservée que jamais à l’idée de coexister avec un État palestinien et au sein de laquelle le “camp de la paix” résiste difficilement à l’intolérance du plus grand nombre.

Avant de formuler officiellement son initiative, Paris n’ignorait évidemment pas que cette position de principe israélienne constituait pour ce projet un obstacle majeur. Mais Laurent Fabius croyait avoir trouvé un levier pour vaincre l’obstination israélienne. À la veille d’abandonner ses fonctions, il avait brandi la menace de reconnaître l’État de Palestine si l’initiative française échouait en raison d’un refus israélien. Ce qui avait provoqué l’indignation de Benjamin Netanyahou et de ses alliés. « Israël est favorable aux négociations directes avec les Palestiniens mais s’oppose à toute tentative de prédéterminer le résultat des négociations », avait répliqué le porte-parole du ministère israélien des affaires étrangères, Emmanuel Nahson.

Pour convaincre Paris de renoncer à cette menace, Benjamin Netanyahou n’avait pas hésité à mobiliser l’ancien chef de l’État, Shimon Peres, alors âgé de 92 ans, et à l’envoyer en France avec mission d’expliquer à ses amis socialistes qu’ils devaient agir dans cette affaire avec la plus grande circonspection. Message reçu. Quelques jours après cette visite, Jean-Marc Ayrault s’était livré à une reculade remarquée : « Il n’y a jamais rien d’automatique, avait-il déclaré. La France prend cette initiative, va l’exposer à ses partenaires, et donc c’est la première étape, il n’y a pas de préalable. » En clair : contrairement à ce qu’avait avancé Laurent Fabius, la France ne reconnaîtrait pas automatiquement l’État de Palestine, si son initiative échouait.

Valls puis Ayrault font amende honorable

Ni Israël ni les Palestiniens n’étaient invités à participer à cette première conférence destinée à dresser un état des lieux du conflit, à faire le point des négociations précédentes, à arrêter la composition et le rôle d’un groupe de suivi et à ébaucher les modalités de la seconde conférence, autour, cette fois, des principaux intéressés. Mais les dirigeants israéliens considéraient la simple tenue de cette première réunion comme un début d’ingérence internationale. Ils s’étaient donc lancés dans une vaste offensive diplomatique préventive destinée à montrer aux amis d’Israël que l’initiative française était dangereuse pour la sécurité de l’État juif car Paris avait du conflit une vision biaisée. De ce point de vue, le vote par la France, à la mi-avril, d’une résolution de l’Unesco condamnant la politique d’Israël à Jérusalem-Est fut, pour Benjamin Netanyahou et ses conseillers, une divine surprise.

Consacré essentiellement à la sauvegarde du « patrimoine culturel palestinien et du caractère distinctif de Jérusalem-Est », ce texte déplorait notamment la poursuite des fouilles par Israël, « la  puissance occupante, dans Jérusalem-Est et en particulier à l’intérieur et aux alentours de la vieille ville » et « les irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne et de forces en uniforme sur le site de la mosquée Al-Aqsa/Al-Haram Al-Sharif ». La France figurait, avec la Russie, l’Espagne et la Suède, parmi les 33 pays qui avaient voté en faveur de la résolution. L’Allemagne, les États-Unis et le Royaume-Uni, parmi les 6 pays qui avaient voté contre.

Au lieu d’assumer son vote et de faire observer que la plupart des faits condamnés par la résolution avaient déjà été relevés dans des documents des Nations unies et dénoncés par les rapports annuels des diplomates de l’Union européenne à Jérusalem, Paris – deuxième reculade – avait choisi de renier sa signature en affectant d’avoir voté ce texte par inadvertance. Explication peu crédible, le document ayant été transmis au Quai d’Orsay plus de deux semaines avant le vote. Qu’importe. François Hollande, Manuel Valls, Jean-Marc Ayrault et même Bernard Cazeneuve déplorèrent publiquement le « texte fâcheux » à la « formulation malheureuse, maladroite ».

Dans les deux semaines qui suivirent, le premier ministre puis le ministre des affaires étrangères se rendirent à Jérusalem pour faire amende honorable devant Benjamin Netanyahou qui venait de constituer, grâce à l’appui de l’extrême droite et des colons, le gouvernement le plus à droite de l’histoire d’Israël. Difficile, dans ces conditions, pour Paris, d’espérer infléchir en quoi que ce soit la position israélienne.

Le document de travail communiqué à la trentaine de pays qui devaient participer à la conférence ministérielle du 3 juin, première étape de l’initiative française, reflétait d’ailleurs la prudence, c’est-à-dire la faiblesse, de la position française. Certes, ce “non-papier” rappelait que « la solution à deux États [était] la seule option viable » pour résoudre le conflit et soulignait que cette solution était « menacée au point d’être rendue presque impraticable par le développement incessant de la colonisation, y compris dans les zones les plus sensibles ».

Mais il se gardait de citer les dossiers essentiels, dont la plupart sont minés par les positions intransigeantes d’Israël : tracé des frontières, arrangements et garanties de sécurité, destin des réfugiés, partage de Jérusalem, questions des colonies et des échanges de territoires, répartition des ressources en eau. Et, surtout, il ne prévoyait aucun dispositif de pressions, voire de sanctions, pour faire respecter le calendrier des négociations et les décisions éventuellement adoptées.

Malgré cette accumulation de concessions, le “non-papier” français allait encore trop loin pour obtenir l’approbation des amis d’Israël. Le 3 juin, à la fin de la conférence ministérielle préparatoire, à laquelle avaient participé les représentants de 29 pays et organisations internationales (ONU, Union européenne, Ligue arabe), il ne restait plus du texte français qu’un communiqué de moins de vingt-cinq lignes, vigoureusement édulcoré sous l’influence, notamment, des États-Unis et de plusieurs pays de l’Union européenne. Après avoir constaté que « le statu quo n’est pas durable », les signataires accueillaient favorablement « l’offre de la France de coordonner l’effort des pays intéressés et d’organiser une conférence régionale avant la fin de l’année ». La conférence, en d’autres termes, n’avait accouché que d’un projet de conférence… Troisième reculade.

Il restait donc six mois à Paris pour organiser cette deuxième conférence, avec la participation, cette fois, des Israéliens et des Palestiniens, et maintenir en vie son « initiative ». Malgré l’aval, fin juin, du Conseil des affaires étrangères de l’UE, puis le soutien, début juillet, du Quartet, l’affaire s’annonçait mal.

Mais la perspective de l’élection présidentielle américaine et de la fin du mandat de Barack Obama laissait flotter un climat d’incertitude propice à toutes les rumeurs. Spéculant sur l’inimitié – réelle – entre le président américain et le premier ministre israélien et sur le dépit – tout aussi réel – de Barack Obama, face à l’échec de ses tentatives de médiation entre Israéliens et Palestiniens, des sources crédibles de la Maison Blanche et du Département d’État affirmaient qu’Obama avait l’intention de faire un geste spectaculaire en rapport avec le conflit israélo-palestinien avant de quitter la présidence.

Reculades françaises en série

L’interminable négociation entre les États-Unis et Israël, en cours depuis des mois, sur le renouvellement de l’aide financière américaine à l’armée israélienne semblait d’ailleurs offrir à Obama un levier exceptionnel pour agir sur le gouvernement Netanyahou. Alors que l’accord en cours (2009-2018) allouait à Israël un total de 30 milliards de dollars, l’accord signé en septembre porte sur un montant de 38 milliards, soit une augmentation de 20 %. C’est-à-dire l’aide militaire la plus généreuse de toute l’histoire des États-Unis.

En échange, Israël s’était engagé à ne pas construire de nouvelle colonie en Cisjordanie. Trois semaines après la signature de l’accord, alors que Barack Obama était en vol à destination de Tel-Aviv pour assister aux obsèques de Shimon Peres, le gouvernement israélien approuvait la construction de 300 nouveaux logements dans la colonie de Shilo, en Cisjordanie. À elle seule, cette séquence indiquait à quel point il était irréaliste d’attendre d’Israël la moindre concession.

Si Washington, son protecteur historique, n’était pas parvenu à obtenir même une trêve de la colonisation, et acceptait sans réagir un camouflet humiliant, comment Paris, loin de disposer des mêmes atouts, pouvait-il espérer obtenir, avant la fin de l’année, une volte-face d’Israël ? Sans l’avouer, le Quai d’Orsay avait intégré, dès septembre, la quasi-certitude d’un refus israélien, donc de l’impossibilité de réunir la seconde conférence et de maintenir en vie l’initiative française.

L’important étant, selon un familier du dossier, de « redonner du souffle à la solution à deux États », l’émissaire français planchait sur des options de substitution reposant notamment sur l’activation du volet économique de l’initiative ou la mobilisation, dans les deux camps, des ONG et des associations favorables à la coexistence des deux États. C’est à ce moment que la résolution sur Jérusalem, adoptée en avril par l’Unesco, est revenue devant le Conseil exécutif de l’organisation pour être définitivement adoptée. Pour éviter les critiques adressées par Israël et ses amis au texte d’avril, les promoteurs du texte – Palestine, Égypte, Algérie, Maroc, Liban, Oman, Qatar et Soudan – avaient accepté de le modifier. Le document rappelait donc, à deux reprises, que la Vieille Ville de Jérusalem et ses remparts, mais aussi le tombeau des Patriarches à Hebron et la tombe de Rachel à Bethléem, « revêtent une importance religieuse pour le judaïsme, le christianisme et l’islam ».

Peine perdue. Non seulement plusieurs pays qui avaient voté en faveur du texte, parmi lesquels la France, ont choisi cette fois de s’abstenir – quatrième reculade –, ce qui n’a pas empêché la résolution d’être adoptée, mais Benjamin Netanyahou, sans même discuter le fond de la résolution, a sur-le-champ manifesté son indignation en affirmant que « l’Unesco avait perdu le peu de légitimité qui lui restait », avant de décider le retrait de son ambassadeur de l’organisation culturelle internationale. Début novembre, après cette ultime escarmouche où Paris avait, une nouvelle fois, reculé face à Israël, le sort de l’initiative française était définitivement scellé.

En visite à Jérusalem, pour une dernière tentative de relance du projet, l’émissaire français Pierre Vimont se heurtait à un mur. « On ne parviendra à un accord que par des négociations directes entre Israël et l’Autorité palestinienne, lui répétaient le conseiller à la sécurité nationale, Jacob Nagel, et le représentant spécial du premier ministre, Yitzhak Molcho. Israël ne participera donc à aucune conférence internationale quelle qu’elle soit, qui irait à l’encontre de cette position. »

Sèchement éconduit, contraint d’admettre son échec, Paris était fondé à manifester un mécontentement ostensible. Sa réponse fut, au contraire, une manifestation de coopération militaire inédite : durant deux semaines, en novembre, des avions de combat israéliens participèrent, pour la première fois dans l’histoire des relations entre les deux pays, à des manœuvres communes avec des Rafale de l’armée de l’air dans le ciel corse.  

L’échec du projet français était pourtant d’autant plus clair que les informations en provenance de Washington, au lendemain de l’élection de Donald Trump, ne laissaient espérer aucun soutien américain. « Il est très peu probable, rapportaient les diplomates français, que Barack Obama prenne une dernière initiative à propos du processus de paix au Moyen-Orient. Pour deux raisons. Parce que, après la victoire de Trump, il tient à ce que la transition se déroule dans la sérénité, sans polémiques. Et parce que le dossier du processus de paix n’est la première priorité ni pour le gouvernement sortant, ni pour la prochaine équipe au pouvoir. »

Refus ferme et définitif d’Israël. Retraite en bon ordre de Washington. Passivité du monde arabe. Attentisme russe. Inconséquences et reculades françaises en série. Il ne reste plus aujourd’hui à Jean-Marc Ayrault et François Hollande qu’à annoncer officiellement l’échec de l’initiative française.       

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011