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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 12:58
Guerre d'Indochine - entretien de l'Humanité Dimanche avec Henri Martin (2008), disparu le 17 février

Henri Martin disparu le 17 février 2015


« Henri Martin, une conscience dans la sale guerre d'Indochine ».

On relira avec intérêt cet entretien réalisé par Claude Lecomte et publié dans l’Humanité Dimanche en 2008


En 2008, dans un entretien avec l'Humanité Dimanche, Henri Martin racontait son engagement, de maquisard FTP puis dans l'armée contre l’Allemagne nazie avant de s'opposer à la « sale guerre » engagée par la France pour garder ses colonies d’Indochine.

1948 : la guerre en Indochine déclenchée en 1946 avec le bombardement de Haiphong s'enlise. Le contingent français ne parvient pas à enrayer l'influence politique et militaire des combattants indépendantistes vietnamiens dirigés par le communiste Hô Chi Minh. De jeunes soldats français, anciens de la Résistance, s'opposent sur le terrain à cette guerre coloniale de reconquête où l'armée multiplie les exactions. Parmi eux Henri Martin. À 17 ans, il a rejoint les FTP, puis s'est engagé dans l'armée d'abord contre l'Allemagne puis contre le Japon, qui occupe la Cochinchine, avant d'être entraîné dans cette sale guerre qui finira en 1954. Son opposition à la guerre le conduit devant les tribunaux militaires. Il raconte.

Durant la Seconde Guerre mondiale, les Japonais avaient envahi l'Asie du Sud-Ouest, notamment l'Indochine, alors colonie française. Ils n'avaient pas rencontré de grande résistance de la part des chefs militaires ralliés à Vichy. Mais ils s'étaient heurtés à la Ligue pour l'indépendance du Vietnam, dirigée par Hô Chi Minh. À la fin de la guerre, les occupants japonais se livrèrent à un massacre d'officiers et de civils français avant de céder la place à l'armée chinoise de Tchang Kaï-chek. Des accords furent passés entre le Vietminh et le représentant de la France libre, Jean Sainteny. Ils prévoyaient la formation d'un gouvernement indépendant avec son armée, ses finances, tout en s'inscrivant dans une union française. Mais, dans le même temps, le gouvernement du général de Gaulle nommait responsable civil et militaire de l'Indochine l'amiral Thierry d'Argenlieu, lequel mettait en place un plan de reconquête.


HD. Henri Martin, vous sortiez de la Résistance, dans les rangs des FTP, et vous aviez signé un engagement pour la durée de la guerre. Ce qui vous a amené en Indochine, à bord d'un bateau de guerre. Vous avez vécu le début de la guerre. Vous étiez sur le croiseur « Chevreuil » quand ce bateau, avec les autres unités françaises présentes dans le port de Haiphong, a ouvert le feu sur la ville.


Henri Martin. Nous accompagnions une force de débarquement qui fut prise à partie par les forces chinoises. Quelques salves du croiseur « Émile-Bertin » ont fait cesser le tir.
On débarque alors, accueillis pacifiquement. Dans les mois qui suivent, les incidents se multiplient, particulièrement à Haiphong. L'accord signé avec Hô Chi Minh stipule que le Vietnam est indépendant dans le cadre de l'union française, qu'il a son gouvernement, son armée, sa police, sa douane... C'est là, sur les droits de douane, que les incidents sont les plus nombreux. C'est la ressource la plus importante du gouvernement vietnamien avec le port de Haiphong où transitent toutes les marchandises vers l'intérieur du pays et Hanoi, sa capitale. D'incidents en incidents d'Argenlieu décide de faire un exemple avant son départ. Il exige que, dans les 24 heures, les Vietnamiens se retirent à 20 kilomètres du port de Haiphong. Les Vietnamiens n'acceptent pas qu'on les chasse de leur port et restent sur leurs positions. À 10 heures du matin, le 6 mars 1946, les canons des troupes françaises à terre, des navires dans le port, de l'aviation ouvrent le feu. Haiphong est partagé entre des villes nettement séparées, française, chinoise et vietnamienne. C'est sur cette dernière, constituée essentiellement de paillotes, que porte le tir. Quelques minutes après le début du bombardement, on voit que ça flambe de partout. Nous sommes ancrés sur le fleuve Rouge et l'on voit les gens s'enfuir par la route de Hanoi, sur lesquels les canons tirent, prétextant qu'il s'agit de troupes vietnamiennes battant en retraite. Cette décision d'ouvrir le feu constitue un acte de guerre. Il marque le début de cette guerre d'Indochine qui va durer huit ans.

 

HD. Nous revenons à cette année 1948. Dès le début de l'année, deux événements marquent l'actualité. Le représentant de la France en Indochine, Émile Bollaert, annonce, lors d'une conférence de presse le 30 janvier, qu'il n'y aura plus de négociations avec Hô Chi Minh. Il est vrai qu'il a trouvé un interlocuteur, Bao Dai, prêt à toutes les concessions pour retrouver son titre d'empereur auquel il avait renoncé pour devenir un « simple citoyen ». Au plan militaire, le 5 février, une embuscade sur la RC4 (route coloniale numéro 4), entre Lang Son et Cao Bang, fait trente morts et autant de blessés, les Vietnamiens se repliant en bon ordre, emmenant leurs morts et leurs blessés. Le corps expéditionnaire réclame des renforts, les engagés pour la durée de la guerre étant peu à peu rapatriés. Où étiez-vous vous-même en ce début d'année 1948 ?

Henri Martin. Après deux ans passés en Indochine, qui était le temps de séjour du corps expéditionnaire, j'étais rentré en France, affecté à l'arsenal de Toulon, à la section des essais de combustible. Nous faisions des essais très sérieux sur tous les combustibles achetés pour toute la marine. C'était un travail passionnant. Ce qui ne m'avait pas empêché de refaire une troisième demande de résiliation de mon contrat, demande toujours refusée. Je m'étais engagé cinq ans pour combattre l'Allemagne nazie et le Japon militariste, pas le peuple vietnamien.

HD. Y avait-il beaucoup de demandes de résiliation ?

Henri Martin. La première année oui, sur le « Chevreuil », 80 % chez les mécaniciens et 50 % pour les matelots du pont. Tout le monde ne s'était pas engagé pour combattre les Japonais. La guerre était finie en Europe, elle touchait à sa fin en Asie, on croyait aller voir du pays. Il était même prévu que l'on aille à Tahiti.
Pour moi, c'était clair, et j'avais exprimé mon indignation sur ce que l'on faisait au Vietnam, à combattre un peuple. Car Haiphong n'a pas été une exception. Avant même d'opérer au nord, des villages avaient été anéantis au sud. On nous chargeait d'empêcher le riz du sud de monter au nord où régnait une famine qui a fait beaucoup de victimes.
Les avions mitraillaient ceux qui montaient vers le nord avec des chargements de riz et coulaient les embarcations avec leur équipage. Ma motivation était claire : je ne voulais pas faire cette guerre-là !

 

HD. Quel était l'état d'esprit dans un corps expéditionnaire où il y avait encore beaucoup de gens qui venaient de la Résistance ?

Henri Martin. Je ne peux parler que de ce que j'ai entendu sur mon bateau, où nous étions trois anciens FTP, de tendance communiste. Autrement, c'étaient des anciens de la marine sabordée à Toulon en novembre 1942 et qui reprenaient du service, des jeunes engagés venus de Bretagne et de Vendée, des pêcheurs avec la tradition du service dans la « royale » mais qui n'avaient pas des opinions politiques très définies.

HD. À ce troisième refus de résiliation, comment vous vient alors l'idée qu'il faut agir autrement ?
Henri Martin:  On avait, aux lendemains de la guerre, l'autorisation de recevoir dans l'arsenal les journaux communistes. À Toulon, c'était « le Petit Varois ». Il nous donnait des informations sur la situation en Indochine. Il me permettait d'engager des discussions à partir de ces informations. En juillet 1949, un décret a interdit l'entrée de journaux communistes dans les établissements militaires. C'est à ce moment-là que je réfléchis à la possibilité de donner un autre son de cloche que la propagande officielle et les autres journaux, qui étaient pour la poursuite de la guerre. Tout naturellement je pense à ce que je faisais pendant la guerre en diffusant des tracts interdits. J'avais déjà pris contact avec la fédération et la section de Toulon du Parti communiste français. Je décidais alors de rédiger moi-même des tracts en partant des discussions, en tenant compte de l'état d'esprit des marins.
Dans mon poste de mécanicien on discutait beaucoup et sans hostilité envers le peuple vietnamien, bien que la plupart soient des engagés. Sur les bateaux, il y avait des appelés qui faisaient leur service légal, et parmi eux j'ai rencontré des jeunes communistes. Avec eux, nous avons constitué un petit groupe de discussions. À mesure que la guerre se prolongeait, que les forces vietnamiennes se renforçaient, la menace d'un envoi en Indochine se précisait d'abord pour les engagés mais aussi pour le contingent.
Dans les tracts, on rappelait que nous étions des citoyens comme les autres, et en tant que citoyens nous nous prononcions pour des négociations mettant fin à cette guerre.

HD. Vous aviez des informations sur ce qui se passait réellement en Indochine ?

Henri Martin: Oui, car il y avait régulièrement des bateaux qui revenaient et sur lesquels on connaissait des marins. On se retrouvait dans les bistrots du port et on y commentait les nouvelles.


HD. Comment de cette distribution de tracts, on en est venu à l'affaire Henri Martin.

Henri Martin: J'en étais arrivé à connaître une soixantaine de marins. Quand on avait fini de discuter, que l'on avait collectivement apprécié les arguments à soutenir, ça ne se bousculait pas pour écrire, et c'est moi qui rédigeais le tract, qui le portais à la section pour qu'il soit tiré... J'étais en fait le porte-parole des marins qui étaient contre cette guerre. On se répartissait la diffusion mais c'est moi qui portais les tracts sur les bateaux, nous étions en tenue d'été, en chemise blanche, il fallait planquer le paquet de 50 tracts sous la chemise en rentrant bien l'estomac.
Ça va durer jusqu'à mon arrestation, le 14 mars 1950. La gendarmerie militaire avait récupéré des exemplaires des tracts et établi une liste des bateaux où ils avaient été trouvés. Ils ont alors mis en place une provocation en faisant venir à l'atelier des combustibles de l'arsenal un marin alsacien qui s'était engagé volontairement pendant la guerre dans les sous-marins allemands. Ce qui lui interdisait normalement d'entrer dans la marine de guerre française. Mais il fallait monter une opération allant plus loin que la recherche des fabricants de tracts, une provocation mettant en cause le Parti communiste français, accusé de sabotage, permettant de le mettre hors la loi.
Ce Liebert va rechercher ma compagnie et se dire en accord avec moi. Je ne me suis pas méfié d'autant qu'il venait de subir une peine de prison maritime pour s'être disputé avec un ingénieur. On s'est senti solidaires.
Un jour, il m'a annoncé qu'il avait un copain sur le « Dixmude » qui serait d'accord pour diffuser les tracts, qui voulait me rencontrer. J'apprends ensuite qu'il vient de faire une tentative de sabotage en versant une poignée de poudre d'émeri sur le porte-hélices. Ça ne pouvait même pas faire un échauffement, c'était plus un geste de colère qu'une véritable tentative de sabotage.
Les autorités maritimes décident alors de m'arrêter en flagrant délit de distribution de tracts mais je n'y participe pas, voulant amener mes camarades à diffuser tous seuls. Appréhendés, ils donnent mon nom comme responsable du groupe et je suis arrêté le lendemain. Mais plus que la guerre d'Indochine et même la distribution de tracts, ce qui les intéressait était de connaître la position du Parti communiste en cas de guerre avec l'Union soviétique.
Le juge d'instruction m'inculpe une première fois de tentative de démoralisation de l'armée et distribution de tracts, puis il revient le lendemain et m'accuse de sabotage. Mon avocat n'étant pas arrivé, il commence l'interrogatoire sur le sabotage. À ce moment, entre Me Paul Vienney qui s'indigne : « Vous interrogez mon client en dehors de ma présence ! »
Charles Heimburger, le marin manipulé par Liebert, est revenu courageusement sur des accusations qui lui avaient été dictées, disant qu'il ne voulait pas qu'un innocent soit condamné à sa place. Le tribunal maritime de Toulon devait finalement reconnaître mon innocence sur cette accusation. L'opération anticommuniste avait échoué. Il ne restait au tribunal qu'à me condamner pour démoralisation de l'armée, cela valait 5 ans de réclusion
Ce procès cassé pour vice de forme, un second se tint à Brest, confirmant l'acquittement pour le sabotage.


HD. Comment l'affaire Henri Martin est-elle devenue nationale ?
Henri Martin: La disproportion entre la distribution de tracts et une peine de 5 ans de réclusion a éclaté aux yeux de gens qui ne partageaient pas mes opinions sur la guerre mais qui trouvaient scandaleuse la décision du tribunal, confirmée par le jugement de Brest. Il y eut la campagne des communistes comme celle menée par Hélène Parmelin, dans « l'Humanité », celle des syndicalistes avec Madeleine Riffaud, dans « la Vie ouvrière », et celle de Jean-Paul Sartre recrutant autour de lui de nouveaux participants...
J'ai bénéficié de la libération pour bonne conduite sans avoir rien demandé. Je suis donc sorti de prison en août 1953.

 

HD. Quelle a été l'influence de l'affaire Henri Martin dans la lutte contre la guerre d'Indochine ?

Henri Martin: Un coup de fouet à la bataille pour la paix. Mon affaire n'a jamais été séparée de cette revendication de paix. Les deux choses étaient intimement liées. La guerre a duré encore un an. Ils n'y ont gagné que de faire tuer davantage de soldats français et vietnamiens, pour finir par la capitulation de Diên Biên Phu.
Malheureusement cette fin de guerre allait créer les conditions d'une intervention américaine pour soutenir un régime corrompu au sud.
Les accords de Genève étaient un engagement d'honneur pris par la France de réaliser une consultation sur l'ensemble du pays en vue de la réunification du Nord et du Sud. Celle-ci n'a pas eu lieu. Il y a eu de nouveau une guerre, américaine cette fois, qui a coûté 3 millions de victimes et qui tue encore aujourd'hui par les effets de l'agent orange.

 

Henri Martin avait l'internationalisme au coeur (Patrick Le Hyaric)

Guerre d'Indochine - entretien de l'Humanité Dimanche avec Henri Martin (2008), disparu le 17 février
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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 11:59
Un appel au vote Ismaël Dupont - par Jean Dréan: construire une société pour tous les âges

J'ouvre le site "Chiffon rouge". Apparaît le jeune candidat du PCF tenant bien un panneau.

"Pour un droit universel à l'autonomie des personnes âgées".

Pour raison de santé de mon épouse, nous avons quitté Morlaix (anciennement Annick professeur des écoles à Kerfraval, moi cheminot) pour Quimper, Quimper où résident nos enfants. Par carence du service public (manque de places) nous sommes hébergés dans un EHPAD congrégationiste dirigé par une sœur. Il y a quelques jours, l'aumônier de la structure, bien informé de mon engagement politique et syndical (y trouvant une certaine complicité entouré de prêtres ouvriers) me remettait un ouvrage expressif par le titre et le contenu:

"Le grand âge est à l'abandon. Propositions pour éviter le pire".

Ouvrage écrit par Nicolas Martinet directeur d'un EHPAD et fondateur de la Fédération nationale des institutions de santé et d'action sociale d'inspiration chrétienne. Tout ceci ayant un parfum de C.N.R tant appelé à la destruction, à l'oubli.

La lecture en est convaincante.

Je cite deux phrases.

- "Qui aura le courage de lancer une visée politique de la personne âgée qui ne soit pas de la poudre aux yeux?

- "Nous devons agir pour redonner une pleine existence à toutes les personnes âgées. La France a les moyens de relever le défi. Les parlementaires auront le devoir de voter enfin une véritable loi d'adaptation de la société au vieillissement.

Le bassin de Morlaix a connu un fait inédit: la manif de la structure Belizal relatée dans la presse locale: résidents - familles - personnels appelant à l'action sous le thème "On craint le retour aux hospices d'antan". On croit rêver.

Par ailleurs le programme de Hollande était éloquent.

2 simples mots: une aide à l'autonomie conduisant au vote d'une loi qualifiée par des gens en compétence. Une coquille vide. Loi votée par le député G. Bui. A qui les gens de progrès peuvent, doivent exiger des comptes. Loi conduisant aux résultats que l'on connaît.

Par exemple, le préfet du Finistère n'a t-il pas clamé à Lanmeur: "Avec la réduction des dépenses publiques, nous aurons des choix douloureux à faire pour les personnes âgées, les familles".

Après plusieurs drames, le président des Associations des directeurs d'EHPAD sonnait le tocsin.

"La situation est dramatique. Elle va devenir catastrophique. Il faut un plan d'urgence. Les politiques n'ont pas su ou voulu anticiper le vieillissement de la population".    

En connaissance de cause, vivant en maison de retraite depuis 3 ans, j'appelle donc au vote pour un député en capacité de mettre en place les fondations de la civilisation de la personne âgée. Selon les conclusions du dernier congrès de gériatrie, tout ou presque est à inventer. En commençant par voter une véritable loi d'adaptation de la société au vieillissement.

Voter Dupont - adepte de l'Humain d'abord - c'est faire renaître l'espoir à Morlaix. Il a la volonté de tracer un avenir meilleur pour tous.

En toute circonstance, saluer le courage, le dévouement d'un personnel en sous-effectif permanent. Mal rémunéré. Soumis à une amplitude de travail rendant difficile toute vie familiale.

S'occuper du vieux, c'est se préoccuper de l'avenir de chacun.

Jean Dréan, militant CGT, militant PCF, lourdement sanctionné pour s'être opposé à l'envoi d'appelés du contingent en Algérie sous Guy Mollet, partisan de la paix, adversaire de la torture et du napalm sur les populations algériennes.  

   

Jean Dréan - portrait dans le Télégramme, octobre 2010.

Jean Dréan - portrait dans le Télégramme, octobre 2010.

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 09:12

 

Trump-Netanyahou : répondre aux fossoyeurs de la paix

http://www.france-palestine.org/Trump-Netanyahou-repondre-aux-fossoyeurs-de-la-paix

La rencontre des deux compères à Washington le 15 février confirme que tout est à craindre de leur collusion. Benyamin Netanyahou a bien trouvé en Donald Trump un partenaire à la fois ignorant de la réalité et décidé à marquer sa totale adhésion au projet colonial israélien.

Désormais, plus besoin pour lui de s’embarrasser de la solution à deux États qui était depuis plus de 20 ans la position (théorique) de l’administration américaine et qui reste celle de l’ONU, inscrite dans le droit international. La nouvelle stratégie américaine peut se résumer ainsi : la paix, peu importe sa forme, viendra d’un bon gros deal obtenu en face à face entre Israël et Palestiniens, entre une puissance occupante surarmée et un peuple occupé désarmé, prié au passage « de se débarrasser de la haine qu’on (lui) a inculqué » (sic).

L’ignorance crasse du président américain comble un Netanyahou empêtré dans des affaires de corruption et le parti des colons qui n’ont qu’à applaudir bruyamment. Elle a une fonction : casser toute référence à la légalité internationale et ouvrir la voie à toutes les provocations au service du « Grand Israël ».

Le même jour, Saeb Erekat, secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine, rappelait une évidence : « La seule solution de rechange à une solution à deux États est un État doté de droits démocratiques égaux pour tous ».

Personne, et aucun État, ne peut accepter en 2017 l’institutionnalisation d’un État d’Apartheid entre Méditerranée et Jourdain, alors que c’est précisément en réponse à la demande de la communauté internationale que l’OLP a reconnu l’État d’Israël dans ses frontières de 1967 et accepté d’édifier l’État de Palestine sur seulement 22% du territoire de la Palestine historique.

La France, comme l’ensemble de la communauté internationale, doit affronter la réalité et s’opposer dans les faits à cette marche à l’abîme, reconnaître l’État de Palestine dans ses frontières du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale, interdire toute relation avec la colonisation, demander la suspension de l’accord d’association entre l’Union européenne et Israël.

Avec la complicité des États-Unis, l’État d’Israël se met délibérément au ban des nations : c’est une réalité qu’il va falloir affronter avec courage et détermination. L’histoire nous a appris que les reculades et la complaisance face au déni du droit ne conduisent qu’à la catastrophe.

Le Bureau national de l'AFPS

 

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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 08:49
EELV. 90 % des militants favorables à une alliance Jadot-Hamon-Mélenchon (Ouest-France, 17 février 2017)

Les électeurs de la primaire écologiste ont approuvé jeudi à une écrasante majorité le souhait de Yannick Jadot d'"ouvrir un dialogue" avec le socialiste Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, en vue notamment de présenter une candidature unique à l'élection présidentielle.

Selon les résultats de la consultation, les électeurs écologistes se sont déclarés à 89,70% favorables au rapprochement entre le candidat EELV, le candidat PS et celui de La France insoumise (LFI). A l'inverse, 7,91% se sont prononcés contre ce potentiel rassemblement et 2,39% ont voté blanc. Sur les 17 077 électeurs qui étaient appelés à voter entre mardi et jeudi, 10 155 ont effectivement donné leur avis sur le site de la primaire écologiste.

Yannick Jadot s'est aussitôt félicité sur BFMTV de ce résultat qui marque un « un fort soutien à une démarche d'ouverture, de dialogue, de rassemblement autour de l'écologie, du social, de l'Europe, de la démocratie, avec l'envie d'une grande aventure. » « Après, il faudra valider ou pas un accord qui serait passé et qui peut gagner l'élection présidentielle », a-t-il néanmoins prévenu. 

Yannick Jadot a également affirmé avoir rencontré cette semaine le candidat de La France insoumise (LFI) en marge de l'adoption du CETA par le Parlement européen. « On a discuté de tous les sujets qui nous concernent, on essaie de trouver s'il y a la possibilité d'un chemin ensemble. On a des différences avec Jean-Luc Mélenchon, on a aussi des choses qui nous rassemblent », a-t-il déclaré. 

Sur Twitter, le porte-parole du parti Julien Bayou a évoqué un « vote clair » qui « constitue un mandat qui nous engage au rassemblement des ego et au dépassement des appareils. »

Les entourages de Yannick Jadot et de Benoît Hamon avaient indiqué en journée qu'un accord entre les deux candidats pourrait être conclu « dans les prochains jours » et être officialisé dès lundi. EELV va désormais chercher avec les deux candidats les voies d'un accord portant sur le projet « candidature commune » à la présidentielle et les investitures aux législatives. Un tel accord serait à son tour soumis au vote des militants avant le 23 février.

Benoît Hamon avait annoncé, dès sa victoire à la primaire organisée par le PS, son intention de proposer à EELV et à La France insoumise de construire un contrat de gouvernement. Jean-Luc Mélenchon est « prêt à toutes les discussions » avec Benoît Hamon et Yannick Jadot, a indiqué jeudi au cours d'une conférence de presse son porte-parole, Alexis Corbière, tout en exigeant « des garanties ».

Jean-Luc Mélenchon avait proposé mercredi une rencontre à ses deux rivaux à gauche, mais en précisant que ce serait pour soutenir une candidature, « la sienne ». A plusieurs reprises, M. Mélenchon s'est montré très méfiant à l'égard de la candidature du candidat socialiste, qui devra selon lui composer avec certains cadres du PS qu'il souhaite « dégager ».

Lire aussi. Jean-Luc Mélenchon fixe rendez-vous à Hamon et Jadot... pour soutenir sa candidature

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:39
L'irruption des citoyens et citoyennes sur la question des contenus et de l'éthique en politique a bouleversé la donne.
Les jeux ne sont pas faits.
Une autre histoire peut s'écrire.
Certains, certaines tentent de profiter de la période pour ripoliner la façade. Les impostures seront démasquées si la bataille des idées est menée dans les semaines à venir.
Si rien n'est joué, rien n'est gagné.
La victoire d'une politique de gauche d'alternative à l'austérité reste à construire.
Nous sommes une majorité à vouloir le progrès social, écologique et démocratique.
Toutes celles et ceux qui se mobilisent sur ces questions, toutes celles et ceux qui les soutiennent veulent des suites politiques en adéquation avec leurs attentes, leurs espoirs. Elles et ils ont raison.
Fait inédit, le président sortant et son premier ministre ne seront pas candidats.
Le peuple de gauche vient de dire clairement oui à une ambition de transformation sociale. Les communistes y ont contribué et ils s'en réjouissent.
Benoît Hamon a appelé à « construire ensemble une majorité gouvernementale cohérente et durable pour le progrès social, écologique et démocratique ».
La Fédération du PCF du Finistère engagée dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon appelle à poursuivre, amplifier le débat public autour de l'affirmation d'une politique de transformation et des convergences nouvelles pour la gagner.
La Fédération et ses militants vont multiplier les initiatives pour permettre la victoire d'une gauche de progrès social et écologique en Finistère.
Nous visons une majorité politique à l'Assemblée Nationale mettant en œuvre une politique résolument à gauche.
 
Pour ce faire, 3 axes :
- amplifier la campagne contre la droite et l'extrême-droite
- amplifier la campagne pour démasquer Macron
- amplifier la campagne de rassemblement engagée par les communistes autour des propositions « la France en commun ».
 
Nos candidats et candidates issus des mouvements sociaux, écologiques, sont bien décidés à combattre le pouvoir de la finance et écrire des lois d'intérêt général, d'émancipation humaine afin de promouvoir une véritable alternative de progrès social.
 
Nous appelons toutes les forces de gauche en Finistère à retrouver le chemin du dialogue, à débattre de projets et des contenus afin de travailler au maximum de convergences permettant la construction d'un pacte de majorité.
 
Notre département comme notre pays a besoin :
 
1/ d'une grande ambition sociale
2/ d'une lutte acharnée contre le pouvoir de la finance
3/ d'une nouvelle manière de produire et de se développer
4/ d'une 6e république démocratisée
5/ d'une politique européenne progressiste pour sortir de l'austérité
 
Nous voulons faire entrer en juin au Parlement le peuple et ses attentes.  
 
Fédération du Parti Communiste du Finistère, le 16 février 2017
Fédération du Parti Communiste du Finistère, membre du Front de Gauche

Fédération du Parti Communiste du Finistère, membre du Front de Gauche

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:27

Pour mettre l’argent des banques au service des activités utiles, il faut nationaliser BNP-Paribas et Société Générale.

Des militants Front de gauche de Lorient ont mené une opération banques propres mercredi 15 février à Lorient. Armés de serpillières et de raclettes, ils procédaient au nettoyage de la Société Générale et de PNB, accusés de préférer les marchés financiers au financement de l’économie réelle. Le PCF revendique la nationalisation des 2 mastodontes financiers à base française pour reprendre la main sur la finance.

« Les banques créent 90 % de la monnaie qui circule dans le pays. Il est inconcevable qu’elles ne soient pas sous contrôle public. Aujourd’hui les grandes banques font d’énormes profits en plaçant l’argent sur les marchés financiers. Il faut que cet argent soit réorienté, par exemple en prêtant à taux Zéro aux PME qui créent de l’emploi. Pour cela il faut un service public de la banque », affirment Delphine Alexandre et Stéphane Le Roux, candidats du Front de gauche aux législatives.

C’est bon pour les riches…

  • En 2015 les banques ont touché 211 millions d’euros au titre du CICE. Parmi BNP Paribas (39 millions) et Société Générale (38 millions) battent des records.
  • La BNP détient 171 filiales dans les paradis fiscaux, et a réalisé en 2014 2,5 milliards d’€ de profits.
  • La Société Générale a fait 1,3 milliards d’€ de profits et annonce la suppression de 3 000 emplois et de 400 agences.
  • La banque HSBC a détourné 180 milliards d’€ de l’impôt, dont 5 milliards en France, par l’entremise de sa filiale suisse.

… C’est dur pour les autres

  • Les frais bancaires ont augmenté de  13 % en moyenne au 1er janvier 2017
  • BNP et SG financent allégrement les activités les plus polluantes, comme les centrales à charbon de Pologne et D’Indonésie.
  • 20 000 suppressions d’emplois sont annoncées dans le secteur bancaire.
 
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:10
"Amplifions la mobilisation pour faire échec à la ratification nationale du CETA" (Pierre Laurent)

 

Le parlement Européen adopte le CETA : « Amplifions la mobilisation pour faire échec à sa ratification nationale » (Pierre Laurent)

 

Par 408 voix pour, 254 voix contre et 33 abstentions, le parlement européen vient d’adopter le traité de libre-échange conclu entre l'UE et le Canada (ou CETA) qui de fait va entrer en vigueur de manière provisoire avant toute ratification des parlements nationaux.

Jusqu’au bout, les députés du groupe GUE-NGL se sont battus avec les nombreuses organisations et manifestants contre l’adoption de ce texte qui nie les droits de douanes pour plus de 90% de produits agricoles canadiens arrivant sur le marché européen, qui déréglemente les protections environnementales, les droits sociaux ou encore l’alimentation. Ce texte soumettra nos collectivités locales à appliquer les procédures du CETA dans de nombreux domaines comme l’ouverture des marchés publics, l'ouverture de leurs services locaux ou encore sur la réglementation des activités des entreprises canadiennes sur leur sol.

 

De plus, par des accords bilatéraux que Donald Trump pourra conclure au nom des Etats-Unis avec le Canada, s’ouvrira des passerelles pour continuer à commercer avec l’Europe sous les conditions du CETA, tout en poursuivant son discours d’apparat contre le Traité Transatlantique (TAFTA).

 

En ce sens, le CETA se révèle comme un véritable cheval de Troie, ouvrant la voie royale à une nouvelle génération de traités commerciaux qui nient les souverainetés nationales en dessaisissant les gouvernements et parlements de leur libre administration dans l'intérêt général, comprenant des dispositions d'arbitrage, de coopération réglementaire ou encore de libéralisation des services par voie de liste négative, ou d'ouverture de nos marchés publics à davantage d'entreprises étrangères. 

 

Plus que jamais la mobilisation doit s’amplifier pour faire échec à sa ratification nationale.

La semaine dernière, sur proposition des députés communistes et du FDG, une résolution a été adoptée à l’Assemblée Nationale exigeant une consultation d’urgence du parlement avant la mise en œuvre provisoire du CETA prévu le 1er mars et d’autre part de soumettre sa ratification à la volonté populaire par l’organisation d’un référendum.

Le PCF et ses élus vont continuer de rassembler autour de cette exigence de référendum faisant appel à l’intelligence collective des citoyens, à la fois pour mesurer le contenu réel du CETA et d’ouvrir le débat nécessaire sur une régulation de la mondialisation économique, commerciale, sociale, culturelle et environnementale à contrario de la priorisation de la concurrence effrénée sur les droits les plus fondamentaux, qui détruit nos sociétés et notre planète.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:07
Ceta: le Parlement européen ratifie le CETA
CETA : le Parlement européen adopte l’accord commercial UE-Canada

jeudi 16 février 2017

Le Parlement européen a approuvé le 15 février, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada (CETA) par 408 pour, 254 contre et 33 abstentions.

Jusqu’au bout, les députés du groupe GUE-NGL se sont battus avec les nombreuses organisations et manifestants contre l’adoption de ce texte qui nie les droits de douanes pour plus de 90% de produits agricoles canadiens arrivant sur le marché européen, qui déréglemente les protections environnementales, les droits sociaux ou encore l’alimentation.

Ce texte soumettra les collectivités locales à appliquer les procédures du CETA dans de nombreux domaines comme l’ouverture des marchés publics, l’ouverture de leurs services locaux ou encore sur la réglementation des activités des entreprises canadiennes sur leur sol.

Le Ceta va maintenant devoir passer devant tous les Parlements des États membres, alors que, par ailleurs, plusieurs recours devant des juridictions nationales ou communautaires – des procédures à haut risque pour le traité de libre-échange qui place les intérêts des multinationales au-dessus de l’intérêt général – ont été déposés. Au Parlement européen, les opposants au Ceta appellent à maintenir la pression sociale et citoyenne.

Pour rappel : Sur proposition des députés communistes et du Front de Gauche, une résolution avait été adoptée à l’Assemblée nationale début février (voir Cidefil du 3/02/2017) exigeant une consultation d’urgence du Parlement avant la mise en œuvre provisoire du Ceta, prévue le 1er mars, et d’autre part de soumettre sa ratification à la volonté populaire par l’organisation d’un référendum.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:30
2017-1917: Centenaire de la Révolution d'Octobre. Causerie de Greg Oxley sur la révolution russe, sa préparation, son déroulement, son retentissement, ses réussites et échecs le mercredi 15 février à 18h à l'invitation du PCF à Morlaix
2017-1917: Centenaire de la Révolution d'Octobre. Causerie de Greg Oxley sur la révolution russe, sa préparation, son déroulement, son retentissement, ses réussites et échecs le mercredi 15 février à 18h à l'invitation du PCF à Morlaix

2017- 1917: la Révolution, toujours au programme?

On commémore cette année le centenaire d'un événement qui a profondément marqué le XXème siècle et l'histoire mondiale: la Révolution Russe, et tout particulièrement la révolution bolchevique d'Octobre dirigée par Lénine, la première expérience politique communiste. 

Pour connaître et comprendre, s'interroger, tirer des enseignements et questionner le devenir des idées communistes à partir d'une réflexion attentive au contexte et aux circonstances, aux poids des idées et des hommes, comme à celui des déterminations historiques, sociales et internationales, pour mesurer les réussites et les échecs de cette expérience révolutionnaire au retentissement prodigieux, la section PCF du Pays de Morlaix invite:

GREG OXLEY, intellectuel marxiste et militant communiste parisien d'origine anglaise, spécialiste de cette période

et directeur du journal "La Riposte"

pour une Causerie-débat d'éducation populaire

LE MERCREDI 15 FEVRIER à 18H

au local du PCF Morlaix - 2, petite rue de CALLAC à Morlaix 

 

Cette réunion est ouverte à toute personne intéressée, militant du Parti Communiste ou pas. Un pot fraternel sera servi après la réunion. 

Greg Oxley était déjà venu à Morlaix, invité par la section du PCF, il y a deux ans, le 26 février 2015, pour une causerie très intéressante sur l'actualité de la pensée de Marx, confrontée à la crise européenne.     

 

 

     

 

Greg Oxley

Greg Oxley

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:24
Morlaix Communauté: compte rendu du Conseil Communautaire du 13 février 2017 dans le Ouest-France (Anaïg Dantec)
Ouest-France, 15 février 2017

Ouest-France, 15 février 2017

Morlaix Communauté: compte rendu du Conseil Communautaire du 13 février 2017 dans le Ouest-France (Anaïg Dantec)
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