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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 16:07
L'assemblée prolonge l'état d'urgence qui devient plus long que pendant la guerre d'Algérie. Seul le groupe Front de Gauche vote contre, avec quelques députés frondeurs et écologistes (Ouest-France, 14 décembre 2016)

L'Assemblée nationale a adopté cette nuit la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 15 juillet à une large majorité. Une décision motivée par le risque d'un attentat terroriste qui reste très élevé alors que des élections présidentielle et législative sont prévues au printemps.

Adoptée par 288 voix contre 32, et cinq abstentions, la prolongation de l'état d'urgence devrait être votée conforme demain, jeudi au Sénat afin d'éviter une interruption automatique de l'état d'urgence le 22 décembre, quinze jours après la démission du gouvernement Valls.

La très grande partie de la majorité et de l'opposition ont voté pour. Seuls les députés Front de gauche, les écologistes contestataires et une poignée de députés LR ont voté contre.

« Risque terroriste d'un niveau extrêmement élevé »

La France connaîtra ainsi sa plus longue période d'état d'urgence ininterrompue - 20 mois - depuis la création de ce régime d'exception pendant la guerre d'Algérie. L'état d'urgence est en effet entré en vigueur après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis. Durci par le Parlement depuis un an, le régime permet des assignations à résidence, perquisitions administratives, interdictions de cortèges, contrôles d'identité et fouilles de bagages et de véhicules, fermetures de lieux de réunion...

Le nouveau ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux a souligné en préalable que « pèse aujourd'hui sur la France un risque terroriste d'un niveau extrêmement élevé ». Depuis la dernière prolongation votée peu après l'attentat de Nice, « nous avons déjoué pas moins de 13 attentats, impliquant une trentaine d'individus », a-t-il plaidé.

Avec de multiples rassemblements publics, le successeur de Bernard Cazeneuve a fait valoir que « l'intense période électorale dans laquelle nous entrons accroît encore le risque de passage à l'acte des terroristes ».

Quelques contestataires

En cette période, a jugé le nouveau président du groupe PS Olivier Faure, « si le pire advenait après une levée préalable de l'état d'urgence, il serait forcément instrumentalisé par l'extrême droite pour en appeler à un changement de régime ».

Vu le calendrier serré, le groupe LR n'a pas cherché à durcir le texte comme en juillet et réservera ses amendements « pour réarmer la Nation », selon Guillaume Larrivé, pour le dernier projet de loi sécuritaire du quinquennat modifiant les règles de la légitime défense pour les forces de l'ordre, qui sera débattu en janvier.

Une poignée de députés LR n'ont cependant pas soutenu cette prolongation, comme Pierre Lellouche, pour lequel « l'état d'urgence n'a pas permis d'empêcher des attentats ».

La principale contestation est venue des députés Front de gauche, écologistes non inscrits ou ex-PS. L'écologiste Cécile Duflot a déploré « une forme de résignation et d'habitude à débattre de mesures exceptionnelles », se demandant « quel gouvernement osera mettre fin à cet état d'urgence » et dans quelles « mains » il risque de tomber.

Malgré les nombreuses critiques, l'état d'urgence maintenu dans sa forme la plus répressive
http://www.huffingtonpost.fr/2016/12/12/malgre-les-nombreuses-critiques-letat-durgence-maintenu-dans/

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 07:43
 
 
Une soirée dédiée à la Palestine est organisée au  
 
BAR DES DEUX RIVIERES 
(quartier de la Madeleine) 
 
par nos amis Alain, Claude et Antoine.
 
VENDREDI 16 DECEMBRE à 20h 30 
 
C'est à l'occasion de la sortie du "Carnet de Voyage en Palestine" de Thierry Seigland qu'ils sont
en train de nous concocter une soirée Palestine toute en témoignages
en contes et en poésie 
le tout forcément dans la bonne humeur.
 
L'occasion de passer une bonne soirée entre ami-e-s du peuple palestinien et pour ceux
qui ne l'ont pas encore fait d'acheter le magnifique "Carnet de Voyage en Palestine" pour
nous aider à financer notre projet auprès des réfugiés du camp de Jalazone... 
 
On vous expliquera tout ça vendredi soir !
 
Venez nombreux-ses. 
 
AFPS du Pays de Morlaix
19, rue Waldeck Rousseau
29600-Morlaix

 

 
 
 
La Palestine au bar des deux rivières vendredi soir, 16 décembre
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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 07:32

APPEL AUX CITOYENS, AUX ORGANISATIONS POLITIQUES, AUX MILITANTS SYNDICAUX, AU MOUVEMENT ASSOCIATIF

 

NOUS AVONS BESOIN D'UNE OU D'UN DEPUTE DE GAUCHE

ICI COMME AILLEURS...

 

A l’issue d’une mandature de François Hollande, le constat est sans appel

 

6 200 000 chômeurs toutes catégories confondues;

20% des français en dessous du seuil de pauvreté;

1,9 millions de travailleurs pauvres;

Une politique économique véritable copié/collé des désirs du MEDEF;

Une politique étrangère sous le contrôle de l'OTAN, prisonnière des visées impériales

Une Europe au service unique des entreprises multinationales et des marchés

 

Oui vraiment c'est un beau bilan...

 

Venant de Nicolas Sarkozy – le Président des riches- pouvait-on s'attendre à autre chose ?

Mais François Hollande et ses gouvernements, qui proclamait : "mon ennemi c'est la finance"a désespéré le peuple de gauche à force de reniements et de renoncements :

  • Loi El Khomri et la casse du Code du Travail,

  • Le CICE, 40 milliards de crédits aux entreprises sans aucune contrepartie

  • Non renégociation du Pacte de stabilité européen et de sa politique d’austérité

 

Les dégâts sont considérables, la déception profonde chez nombre de ceux qui avaient cru à l’apport d’un gouvernement de gauche. Ces renoncements successifs entraînent une violence sociale accrue vis-à-vis des travailleurs et une droite qui s’apprête à enfoncer le clou avec un programme profondément réactionnaire.

 

La violence sociale, les dérégulations, les privatisations, la destruction systématique et systémique des services publics et des biens communs, la confiscation de l'Etat au seul profit des classes dirigeantes, la captation par les actionnaires des richesses créées par les travailleurs, le non respect de la parole donnée, le mépris des citoyens, la culture mortifère de la compétition à tous crins érigée en marqueur des rapports sociaux, sont en France, en Europe et dans le Monde les véritables marchepieds pour les droite extrémisée et l’extrême droite

 

C’est pourquoi il est temps d’affirmer haut et fort qu’ y a d'autres solutions que ces politiques libérales dévastatrices pour les peuples et la planète.

 

Elus progressistes, membres du Font de Gauche, communistes,signataires de cet appel, nous ne nous résignons pas au scénario catastrophe qui s'annonce.

 

A celles et à ceux qui se sont levés contre la loi Travail; à celles et à ceux qui chaque jour se battent pied à pied pour défendre les services publics piliers du pacte social; à celles et à ceux qui luttent dans les entreprises malgré la répression pour défendre leurs droits, leur travail, leur savoir faire; à celles et à ceux qui espèrent et qui savent qu'un monde meilleur est possible nous disons:

 

RASSEMBLONS NOUS !

 

Rassemblons nous , pour prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses

Rassemblons nous, pour un nouveau pacte républicain, pour une République limitant le cumul des mandats en nombre et dans le temps,

Rassemblons nous pour un France protectrice et solidaire, une République qui s’attache à la réduction des inégalités,

Rassemblons nous pour investir et produire autrement, protéger la planète

Rassemblons nous, pour changer l'Europe

 

Retrouvons nous citoyens, militants associatifs, syndicaux, politiques, soucieux de reconstruire l'espoir à Gauche, retrouvons nous pour élaborer ensemble notre programme législatif et désigner notre candidat commun.

 

Signataires

 

Djelloul Benhenni Conseiller municipal Rosporden

Pierre François Bonneau Conseiller municipal Concarneau

Jean Marie Cloarec Maire adjoint Kernevel-Rosporden

Marianne Jan Conseiller municipal Concarneau

Karen Le Moal Maire adjoint Ropsorden

Jean Michel Lemieux Conseiller municipal Scaer

Thierry Leguennou Maire adjoint Baye

Michel Le Goff Conseiller municipal Bannalec

Pierig Morcan Conseiller Municipal Kernevel-Rosporden

Françoise Nioche Conseillère municipale Kernevel-Ropsorden

Jacques Rannou Maire délégué de Kernervel Conseiller communautaire CCA

Anita Richard Conseillère municipale Kernevel-Rosporden conseillère communautaire CCA

 

 

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 07:30
Alep: Halte au massacre! Arrêt immédiat des bombardements! Rassemblement à Brest le mercredi 14 décembre à 18h

Pluies de bombes, missiles ravageurs, populations civiles prises en otages, gazées, massacrées, affamées, privées d'assistance médicale... Alep-Est aujourd'hui, c'est l'horreur au quotidien.

Face à ce drame humanitaire qui se déroule sous nos yeux et contre le silence et l'oubli, le Collectif Paix au Moyen-Orient appelle à un:

RASSEMBLEMENT

MERCREDI 14 DECEMBRE A 18h

au Monument aux morts (Place de la Liberté à Brest)

pour:

- manifester notre indignation et notre solidarité avec le peuple syrien

- exiger l'arrêt immédiat des bombardements des populations civiles et l'ouverture de corridors humanitaires sous contrôle de l'ONU

- réclamer l'ouverture d'un sommet de l'ONU réunissant tous les acteurs concernés afin de trouver une issue politique au conflit,

Soyons nombreux à ce rassemblement car, seule la mobilisation populaire pourra forcer l'arrêt des surenchères guerrières qui mettent aujourd'hui à feu et à sang le Moyen Orient et dont les populations civiles - comme à Alep aujourd'hui - sont toujours les victimes.

Le Collectif Paix au Moyen Orient regroupe des réprésentants d'organisations politiques et syndicales, d'associations et de muvements pacifistes et, à titre personnel, des citoyens et citoyennes. 

univpaix29@numericable.fr

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 07:30
opposition au Conseil Municipal (photo Ouest-France): Jean-Paul Vermot n'est pas sur la photo

opposition au Conseil Municipal (photo Ouest-France): Jean-Paul Vermot n'est pas sur la photo

Ordre du jour du prochain Conseil Municipal, le mercredi 14 décembre à 18h30 en mairie de Morlaix: 

- dérogations au travail du dimanche pour les commerces de détail

- vote du budget primitif 2017

- vote des taux d'imposition 2017

- demande de subventions pour des travaux dans le cadre de la dotation d'équipement pour les territoires ruraux pour l'année 2017: sécurisation cheminement piéton Langolvas (167 000€), travaux du Théâtre de Morlaix (50 600€), salle multifonctions théâtre de Morlaix (47 500€), aménagement d'une aire de jeu à la Vierge Noire ( 70 000€), réfection et amélioration des réseaux aérauliques de la piscine de la Boissière (50 000€).

- marché des travaux d'éclairage public

- avenant au contrat de maîtrise d'oeuvre pour la réhabilitation du musée de Morlaix

- projet éducatif local

- subventions aux associations et structures conventionnées pour l'année 2017 (proposition de maintien des subventions à leur niveau de 2016)

- rapport annuel d'activité du SIVOM

- rapport annuel du SDEF (syndicat départemental d'équipement du Finistère)

- convention avec l'association recherche travail (ART)

- Dispositif d'effacement de graffitis, tags, et inscriptions

- Chapelle St Joseph derrière l'église Saint Matthieu confiée à "L'Oeuvre St Joseph" de Philippe Abjean

- Droits à congé exceptionnels pour les personnels

- Renouvellement de conventions pour les associations Les Moyens du Bord, La Salamandre, Le Théâtre du pays de Morlaix.

 

Question orale écrite par Jean-Pierre Cloarec et signée par les 8 élus d'opposition: 

Jean-Philippe Bapcérès, Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin,Jean-Paul Vermot, 

 

Encore une question de communication!

Le lundi 7 novembre dernier, plus de 40 automobilistes se sont retrouvés à la sortie de la gare sans leurs véhicules , ceux-ci ayant été mis en fourrière pour cause de démarrage de chantier.
Les 2 panneaux d'avertissement disposés à l'entrée du parking n'étaient pas éclairés , aucune
barrière , plots de chantier, panneau lumineux ou autre système visible n'interdisaient l'accès au stationnement longue durée en contrebas du pont Bellec.
Nombre d'usagers y laissent leur véhicule pendant plusieurs jours , voire une semaine et plus en raison de déplacements familiaux , professionnels ou autres .
Le parking longue durée à l'emplacement de l'ex-école Léon Blum, n'est connu que de quelques habitués (la signalisation est la aussi défaillante) du fait de son seul accès sous la voie ferrée en empruntant la rue Général Le Flo.
A cette date, le nouveau parking au nord des voies était encore en travaux
Pénaliser de cette manière les usagers de la gare soit 230€ de frais par voiture , ne peut être accepté sans se soucier du défaut de communication.D'autres faits d'enlèvement sans motif de véhicules, en particulier rue Gambetta ,nous ont été rapportés .Ce problème d'information risque fort de ne pas favoriser l'image de l'attractivité de notre ville .
Nous avons voté cette année ,le remboursement d' amendes indues suite à un défaut d'affichage concernant un feu d'artifice en centre ville , de la même manière il nous semble essentiel d'opérer de même pour les automobilistes concernés par cette opération .
Quelle est votre position sur cette affaire?

 

 

Lire aussi: 

Conseil de Municipal de Morlaix du 17 novembre 2016, débat d'orientation budgétaire: revue de presse

Interventions d'Ismaël Dupont, conseiller municipal du Front de Gauche, au Conseil Municipal de Morlaix du 17 novembre (et vidéo du Conseil)

Permanences des élus d'opposition à Morlaix en mairie le samedi de 10h à 12h: novembre-décembre 2016

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 07:27
Déclaration de politique générale d'André Chassaigne à l'Assemblée: le groupe Front de gauche refuse la confiance au gouvernement

André Chassaigne Député - Déclaration de politique générale

 

Intervention d’André CHASSAIGNE

mardi 13 décembre 2016

 

Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames et Messieurs les Ministres, Chers collègues,

Depuis le début de ce quinquennat, les déclarations de politique générale se suivent et se ressemblent.

«Roma locuta causa finita». Rome a parlé, la cause est entendue.

Votre déclaration, Monsieur le Premier Ministre ne fait pas exception, si ce n’est qu’elle intervient après la déclaration de candidature présidentielle de votre prédécesseur, Manuel Valls, qui incarne la dérive droitière du pouvoir socialiste, ressentie comme une trahison par le peuple de gauche.

La législature se termine comme elle a débuté, sur fond de profonde déception, de désenchantement et de rejet de nos concitoyens toujours plus nombreux à être confrontés au chômage et à la précarité.

Ils pensaient avoir mis la gauche au pouvoir, et ils ont finalement subi une politique libérale et austéritaire.

Certes, nous avons pu vous suivre sur un certain nombre de mesures conduites durant ce quinquennat et nous les avons votées. Nous vous avons également soutenu lorsque vous avez créé des postes dans l’enseignement, la justice et la sécurité, qui avaient été si malmenées sous la précédente législature. Pour autant, ces quelques mesures n’ont pas suffi à bâtir une véritable politique de progrès.

Telle est la source de la fracture entre le pouvoir et le peuple, fracture qui explique la renonciation du Président de la République à se représenter devant les électeurs pour défendre cet indéfendable bilan… qu’il vous faut cependant défendre aujourd’hui !

Certes, le temps du nouveau gouvernement est compté, Monsieur le Premier Ministre, et l’heure n’est donc plus à un quelconque changement de cap ou tournant progressiste.

D’accord ou pas avec vous-même, vous êtes de fait condamné à assumer le rôle d’exécuteur testamentaire de la politique conduite. Un sombre testament qui prépare une accélération de la régression sociale si la droite sortait victorieuse des prochaines échéances électorales.

***

Le Gouvernement comme le président de la République n’échapperont pas à leur bilan. Vous avez déjà dit l’assumer pleinement. Or, l’effet de sidération n’est pas prêt de s’estomper au regard de l’espoir déçu de ces cinq dernières années, quels que furent les visages des premiers ministres en place. 

« Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire », disait Jean Jaurès dans son « Discours à la jeunesse ». Aussi, pourquoi occulter aujourd’hui le constat des promesses non tenues ?

Le candidat Hollande s’était engagé à renégocier le « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance », signé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Il n’en a rien été et le Président Hollande comme sa majorité ont au contraire approuvé, sans la moindre contrepartie, ce funeste corset budgétaire qui fait de l’austérité l’unique projet de société européen.

Le candidat Hollande avait proclamé que le monde de la finance était son adversaire, mais là encore les promesses n’ont pas été tenues. Le Président Hollande et sa majorité ont au contraire multiplié des dispositifs en trompe l’œil, tant pour ce qui concerne la lutte contre les paradis fiscaux, la séparation des activités bancaires ou l’encadrement des rémunérations délirantes des dirigeants des grandes entreprises…

François Hollande s’était engagé à inverser la courbe du chômage et combattre la pauvreté. Il a lui-même tiré les leçons de son échec.

Au-delà des promesses non tenues et des renoncements successifs, comme sur le droit de vote des étrangers, nos concitoyens ont assisté médusé à l’adoption d’un chapelet de lois régressives sur le plan des libertés comme sur le plan économique et social.

Ce quinquennat aura en effet été rythmé par des textes qui, à de rares exceptions près, sont étrangers à tout idéal progressiste, animés par une même volonté de remise en cause de notre pacte social :

- La loi de transposition de l’Accord national interprofessionnel (ANI), intervenue en 2013, a marqué à cet égard un tournant. Elle restera comme la première loi dite « sociale » de l’ère Hollande qui, plutôt que de garantir la « sécurisation » de l’emploi, garantit la sécurité des seuls employeurs.

- Dans le prolongement de ce mouvement de soumission aux exigences patronales, nous avons eu ensuite le mal nommé « pacte de responsabilité » et le fameux Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, le CICE. Ces mesures qui devaient créer, selon l’inénarrable Pierre Gattaz, un million d’emplois !

Au final, ces aides, financées par des coupes budgétaires, auraient créé ou sauvegardé de l’ordre de 50 à 100 000 emplois, chacun revenant de fait à plus de 300 000 €. Consenties sans contreparties, elles ont appauvri nos hôpitaux, nos services publics, nos collectivités, alimentant la fracture sociale et territoriale.

La « loi Macron » est venue étoffer cette série noire législative, avec en prime le coup de force démocratique et le premier usage de l’art. 49-3. Preuve que le libéralisme économique se marrie mal avec le principe du pluralisme politique et du débat démocratique.

Derrière l’apparence d’un fourre-tout, ce texte portait un message clair reposant sur une doctrine cohérente.

L’abandon du ferroviaire au profit de sociétés privées d’autocars, l’affaiblissement du service public de la justice au profit de cabinets à l’anglo-saxonne, l’abandon des commerces de proximité́ au profit du développement de la grande distribution, l’extension du travail dominical, la privatisation de la gestion de nos aéroports au profit de sociétés étrangères domiciliées dans des paradis fiscaux, ou encore l’allégement des obligations patronales en matière de licenciements économiques, ont été autant de coups portés à notre modèle social , afin de privilégier une logique de déréglementation tous azimuts, frappant aussi bien les marchés des biens et services, que le marché du travail et la protection sociale.

- Ultime trahison d’un pouvoir présidentiel soumis aux marchés financiers, la loi travail qui représente la plus importante régression de notre droit social depuis des décennies. Si, demain, la droite s’installe au pouvoir, elle pourra s’appuyer sur ce texte pour parachever la quadrature du cercle, pour boucler la boucle.

Sur ce texte indigne, le gouvernement est passé en force, méprisant la mobilisation sociale exceptionnelle partout dans le pays.

François Hollande, Manuel Valls et leur majorité portent ici une responsabilité historique car ce sont ces choix qui ont fracturé la gauche dans toutes ses composantes.

Au-delà de la fracture de la gauche, c’est un gouffre qui se creuse entre le peuple et ses dirigeants, en France comme en Europe et outre-Atlantique. Les votes intervenus aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Italie en sont la parfaite illustration. Ils appellent à reconsidérer en profondeur le fonctionnement de nos institutions afin de juguler le phénomène de confiscation du pouvoir par les intérêts des grandes firmes multinationales.

***

Le changement de majorité, en 2012, offrait l’espoir d’un changement dans la conduite des affaires internationales. Il était temps, en effet, de rompre avec la politique menée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, politique dont nous payons encore aujourd’hui les dérives et les échecs. Pourtant, la France n’a pu retrouver sa voix sur la scène internationale et notre diplomatie, sa crédibilité.

Ses errements, notamment au Moyen-Orient, et ses liens avec les pétromonarchies nourrissent les logiques de guerre. La dérive atlantiste s’est renforcée.

La France n’est plus dans le monde cet acteur singulier œuvrant pour la paix et les peuples et nous en payons malheureusement le prix fort en contribuant au chaos sur lequel prospère Daech.

Monsieur le Premier Ministre, notre pays a connu des évènements tragiques et vous avez eu la lourde tâche de les affronter en première ligne. Pourtant, le choix de reconduire indéfiniment le régime d’exception de l’état d’urgence n’est pas la réponse pour prévenir de manière pérenne la menace terroriste qui pèse sur notre pays. Nous aurons l’occasion d’y revenir ce soir.

***

Dans ces circonstances, et malgré ce triste bilan, les élus du Front de gauche restent mobilisés. Nous continuons sans relâche de faire entendre la voix des sans voix, pour que soit respectés les principes et valeurs de la gauche.

Nous restons fidèles à nos engagements, ceux d’une gauche mue par les valeurs de justice sociale, de développement durable et de solidarité internationale.

Une ligne morale et politique pleinement assumée durant toute la législature et qui s’est traduite à la fois par une série d’initiatives et propositions législatives, mais aussi par un travail permanent de contrôle politique de l’action gouvernementale allant jusqu’à la censurer pour rejeter les textes les plus régressifs.

Persuadés, comme le poète René Char, qu’«il faut souffler sur quelques lueurs pour faire de la bonne lumière», nous avons cependant voté les textes, trop rares, qui allaient selon nous dans le bons sens. Malheureusement, le compte n’y est pas.

Nous restons pourtant convaincus qu’une alternative progressiste à la politique actuelle est possible. Elle exige une lutte déterminée, créative et rassembleuse, contre le capital financier, avec une cohérence de propositions au service du mouvement social. Par le rassemblement le plus large, elle seule pourra permettre à la gauche de faire barrage à une droite et une extrême droite revanchardes et réactionnaires.

 

***

C’est donc avec responsabilité que les députés du Front de gauche refusent de voter la confiance à votre gouvernement.

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 20:18
Alep: L'armée syrienne accusée de massacres (Médiapart, 13 décembre 2016)
L’armée syrienne est accusée de massacres
 PAR LA RÉDACTION DE MEDIAPART

Les forces du régime syrien et ses alliés ont repris la quasi-totalité de la ville. 

« L'humanité semble s'être totalement effondrée à Alep », dénonce l’ONU.
 

 Manifestations à Paris: «On laisse mourir Alep»

Les forces du régime syrien, appuyées par les combattants du Hezbollah et l'armée russe, ont repris la quasi-totalité des quartiers d'Alep encore tenus par les rebelles, a annoncé mardi matin une source militaire syrienne. Les défenses des insurgés dans la grande ville du nord de la Syrie se sont effondrées dans la journée de lundi, laissant aux forces gouvernementales plus de la moitié des derniers secteurs que tenait encore la rébellion.

Les forces gouvernementales pourraient annoncer « d'une minute à l'autre »l'achèvement de la reconquête de la ville, selon un porte-parole militaire du régime cité par Reuters. Au terme d'un mois d'une offensive militaire massivement appuyée par les bombardements russes, le régime d'al-Assad reprend ainsi le contrôle de la ville dont la partie est était tenue par la rébellion depuis l'été 2012. Dès lundi, les témoignages et accusations se sont multipliées, faisant état de massacres de civils dans les derniers quartiers reconquis par les forces gouvernementales. 

Des dizaines de milliers de civils restaient piégés dans ces zones pilonnées par les forces gouvernementales, également massivement engagées sur le terrain. Après une journée d'intenses pressions diplomatiques sur Moscou, un accord était conclu mardi en fin d'après-midi qui devrait permettre l'évacuation de civils. L'ambassadeur russe aux Nations unies a confirmé mardi soir cet accord, insistant sur le fait qu'il portait également sur l'évacuation des rebelles tenant encore des positions dans les quartiers est. De son côté, la télévision d’État syrienne a diffusé des images filmées dans les quartiers repris aux rebelles et montrant des centaines d’hommes et de femmes quittant les zones de combats.

« L'humanité semble s'être totalement effondrée à Alep », où de multiples sources signalent des assassinats de civils par des soldats syriens et des miliciens iraniens alliés au régime, ont déclaré mardi des porte-parole de l'ONU à Genève. Rupert Colville, porte-parole du Haut Commissaire de l'ONU pour les droits de l'homme, a exprimé son « appréhension la plus viscérale » pour le sort des milliers de civils qui seraient toujours dans cette « enclave infernale de l'est d'Alep assiégé », redoutant pour leur sort.

« Au total, en date d'hier soir (lundi), nous avons reçu des informations sur l'assassinat par les forces pro-gouvernementales d'au moins 82 civils dont 11 femmes et 13 enfants dans quatre quartiers différents – Boustan Al Qasr, Fardous, Al Kalasah et Salihine 
»
, a-t-il poursuivi, ajoutant que ces civils auraient été abattus en tentant de fuir de chez eux. 
« Il pourrait y en avoir bien plus », a-t-il dit, réclamant que des organismes extérieurs comme l'ONU puissent surveiller ce qui se passe à Alep. 

« Selon un rapport très alarmant d'un docteur présent dans la ville, beaucoup d'enfants, peut-être plus de cent, seuls ou séparés de leurs familles, sont piégés dans un immeuble visé par de violentes attaques dans l'est de la ville », a déclaré l'Unicef dans un communiqué : «Nous appelons toutes les parties à autoriser une évacuation immédiate et sûre de tous les enfants.»

La France a obtenu mardi la tenue d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU pour évoquer les exactions qui auraient été commises à Alep par les forces de Bachar al-Assad et de ses alliés. « Face aux allégations d'exactions à Alep, la France demande une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies », écrit le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault sur son compte Twitter. Pour Ayrault, les soutiens du régime, « à commencer par la Russie, ne peuvent pas laisser faire et admettre cette logique de vengeance et de terreur systématique sans prendre le risque d’en être complices ».

À l'image de la dizaine de pays occidentaux et arabes réunis samedi à Paris, la France apparaît démunie face à l'opération de reconquête en cours des quartiers est de la ville par les forces de Bachar al-Assad, appuyées par leurs alliés russe et iranien, poussant à la fuite des milliers de civils. Depuis la reprise des bombardements mi-septembre des quartiers tenus par les rebelles par les aviations russe et syrienne, la communauté internationale a tenté, en vain, de convaincre les alliés du régime – Russie et Iran – d'user de leur influence pour mettre en place un cessez-le-feu immédiat.

Des appels jusqu'à présent restés lettre morte. Pour la sixième fois depuis le début du conflit en Syrie en 2011, la Russie a mis son veto le 5 décembre dernier à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. Le texte demandait notamment l’arrêt des bombardements sur les quartiers est d’Alep, pour permettre l’acheminement d’aide humanitaire. Malgré ce blocage à l'ONU, la France entend maintenir « la pression sur le régime et ses soutiens », a souligné une source diplomatique, pointant une contradiction russe. « On ne peut pas être dans une stratégie à la Grozny, raser tout le pays, et réclamer en même temps des négociations politiques. Le régime syrien ne gagnera pas cette guerre, les Russes ne gagneront pas cette guerre. Il ne faut pas penser que, une fois la Syrie utile reconquise, tout va reprendre comme avant, les fleurs vont repousser, l'Union européenne va payer la reconstruction et on tournera la page du conflit syrien. »

 

Dans la partie gouvernementale de la ville, des manifestations de joie se sont poursuivies jusque tard dans la nuit de lundi à mardi pour fêter ce que les autorités syriennes présentent comme la reconquête imminente de toute la ville. Le général syrien Zaïd al-Saleh a annoncé lundi que la reconquête des quartiers rebelles d'Alep est était entrée dans sa « phase finale ». « Nous sommes dans les derniers instants avant la proclamation de la victoire de l’Armée arabe syrienne dans la bataille d’Alep-Est. Nous pouvons l’annoncer à tout moment », a-t-on ajouté par la suite de source militaire. L’OSDH a également estimé lundi que la bataille d'Alep touchait à sa fin.

Alors que les défenses des insurgés cédaient, plusieurs milliers de personnes ont fui les combats. D'après le « centre de réconciliation » mis en place par le ministère russe de la défense sur la base aérienne de Hmeimin, d'où décollent les avions russes, plus de 8 000 civils, dont une moitié d'enfants, ont fui Alep-Est au cours des dernières 24 heures. La télévision publique syrienne a diffusé les images d'une véritable marée de réfugiés marchant par centaines dans la pluie et le froid.

Dans les secteurs perdus lundi par les insurgés, des informations non vérifiées font état d'atrocités commises par les soldats syriens et leurs alliés, miliciens chiites libanais du Hezbollah ou iraniens. Selon des activistes locaux et le témoignage de deux habitants toujours présents dans la dernière poche rebelle, au moins 79 civils ont été exécutés sommairement dans les quartiers de Fardous et Salihine par des milices pro-gouvernementales.

« Il y a plus d’une centaine de corps, et dautres pourraient encore être vivants, ensevelis sous des décombres que personne ne peut aller fouiller », a déclaré Ammar al-Selmo, de la protection civile. Dans un communiqué, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon s'est dit « alarmé par les informations faisant état datrocités contre un grand nombre de civils, des femmes et des enfants notamment, ces dernières heures à Alep », tout en signalant que l'ONU ne pouvait les vérifier.

Le ministre turc des affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, s'est déclaré « horrifié » par ce qu'il qualifie de « massacres de civils ». « Nous assistons à la forme la plus cruelle de sauvagerie à Alep, et le régime et ceux qui le soutiennent sont responsables. Des blessés ne sont pas évacués et des gens meurent de faim », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à Ankara, précisant que son pays tentait de négocier un cessez-le-feu avec la Russie.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a réitéré ses appels à « protéger » les habitants d'Alep-Est avant qu'« il ne soit trop tard », ajoutant qu'il était prêt à assurer l'évacuation des civils si un accord était conclu avec le régime d'Assad. « Nous devons agir maintenant, a déclaré Pawel Krzysiek, du CICR, présent à Alep, nous devons dépolitiser ce processus de protection des civils et dabord sauver leurs vies. Nous devons le faire avant quil ne soit trop tard. »

« Le secrétaire général exprime sa préoccupation aux parties concernées. Il a donné pour instruction à son émissaire spécial pour la Syrie de sinformer auprès des parties concernées », a ajouté le porte-parole de Ban Ki-moon, Stéphane Dujarric. En France, François Hollande, qui recevait lundi à l'Élysée le coordinateur général du Haut Comité de l'opposition syrienne Riyad Hijab, a une nouvelle fois condamné les attaques du régime de Bachar al-Assad sur Alep. « Le régime croit avoir gagné une partie alors quil a simplement gagné une horreur supplémentaire après tant d’autres commises », a dit le président français.

 

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 20:13
Groupe CRC au Sénat - photo L'Humanité

Groupe CRC au Sénat - photo L'Humanité

Parlement, une proposition de loi pour abroger la loi Travail
DANIEL ROUCOUS
LUNDI, 12 DÉCEMBRE, 2016
HUMANITE

Le Sénat examine actuellement une proposition de loi du groupe CRC visant à abroger la loi Travail. Explications et arguments.

Et si le Parlement (Assemblée Nationale et Sénat) abrogeait la loi Travail ? C’est en tout cas la  que vient de déposer le groupe CRC au Sénat.

Après les syndicats CGT, FO, Solidaires, FSU qui ont attaqué la loi Travail sur le terrain de la juridiction européenne - notre article , c’est au tour des sénateurs Communistes, Républicains et Citoyens d’investir le terrain législatif. L’exposé des motifs exigeant l’abrogation de la loi Travail est le suivant :

« - l’absence de concertation avec les organisations syndicales en application de l’article  qui dit bien : « tout projet de réforme envisagé par le Gouvernement qui porte sur les relations individuelles et collectives du travail, l'emploi et la formation professionnelle et qui relève du champ de la négociation nationale et interprofessionnelle fait l'objet d'une concertation préalable avec les organisations syndicales de salariés et d'employeurs représentatives au niveau national et interprofessionnel en vue de l'ouverture éventuelle d'une telle négociation. »

« - le refus d’entendre des millions de citoyennes et citoyens qui se sont mobilisés dans les conditions difficiles de l’état d’urgence contre cette loi démontrant qu’elle n’est pas légitime ;

« - l’utilisation à trois reprises de la procédure du 49-3 - de la Constitution pour imposer l’adoption de cette loi ;

« - l’acceptation des  défendues par le MEDEF pour « moderniser » le code du travail;

«  - l’application de la  sur la décentralisation du dialogue social au niveau des entreprises qui se traduit par les fait que les accords d’entreprise s’imposent au code du travail comme outil du patronat pour imposer le dumping social, l’assouplissement des règles relatives aux  et aux 

« - la loi Travail est en contradiction avec plusieurs accords internationaux puisque l’OIT (organisation internationale du travail) prévoit que « la mise en place de procédures favorisant systématiquement la négociation décentralisée (accords d’entreprises) de dispositions dérogatoires dans un sens moins favorable que les dispositions nationales vont à l’encontre de la et de la  de l’OIT. »  

« - la loi Travail est également en infraction avec le Pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Celui-ci non seulement se dit préoccupé par les dérogations à des protections acquises en matière de conditions de travail prévues par la loi Travail, mais encore, exhorte l’Etat français à « s’assurer que toute mesure rétrograde concernant les conditions de travail est inévitable et pleinement justifiée, nécessaire et proportionnée à la situation, non discriminatoire. »  

« - en cédant au MEDEF, le gouvernment n’a pas respecté le choix des électrices et des électeurs de François Hollande en 2012. »

En occupant le terrain juridique et législatif, l'action contre la loi Travail est loin d'être finie.

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 18:06
Présidentielles, Législatives: les propositions et sujets de mobilisation portés par les communistes

Parti Communiste Français

Présidentielles et législatives 2017

Les principaux engagements et propositions portées et mises en débat par le PCF  

 

1. Prendre le pouvoir sur la finance et partager les richesses

PRENDRE LE POUVOIR SUR LES BANQUES

  • Pôle public bancaire autour de la caisse des dépôts et consignations, de la banque publique d'investissement, de la banque postale, des banques mutualistes, avec nationalisation de BNP Paribas et de la Société Générale.
  • Le droit pour les représentants des salariés de suspendre les plans de licenciement et d'imposer le financement par les banques de propositions alternatives.
  • Fonds régionaux publics d'investissement finançant des projets en fonction de critères d'entreprises économiques, sociaux, écologiques

 

AGIR CONTRE L’EVASION ET POUR LA JUSTICE FISCALE

  • Renforcement de la lutte contre l’évasion fiscale en donnant les moyens nécessaires à la justice financière par la  suppression du « verrou de Bercy »
  • Allègement de la fiscalité indirecte (TVA ; TICPE) qui pèse lourdement sur les ménages les plus modestes.
  • Doublement de l'ISF et une réforme de l'impôt sur le revenu visant à renforcer nettement sa progressivité. Taxation à 100 % au dessus des 400 000€ nets de revenus par an (moins de 0,1 % de la population française concernée)
  • Suppression du CICE et une réforme de l'impôt sur les sociétés autour du principe de la modulation de l'impôt en fonction de la taille de l'entreprise et de l'affectation des profits
  • Taxation au prorata des flux de clics reçus des plateformes numériques (Airbnb, Uber, Google, Facebook).

 

DES SALAIRES QUI PERMETTENT DE BIEN VIVRE, DE MEILLEURES RETRAITES

  • Revalorisation de 23% du SMIC (1800 euros brut, 1700 euros net en fin de mandat) et augmentation en conséquence des salaires de chaque premier niveau des grilles de classification des différentes branches, dans le privé comme dans le public.
  • Encadrement des rémunérations dans les entreprises (échelle de 1 à 20). Suppression des stock-options et interdiction des parachutes dorés.
  • Transparence des avantages en nature dans la haute fonction publique et chez les hauts cadres des entreprises privées et publiques.   
  • De meilleures retraites autour d’un principe : un taux de remplacement de 75 % minimum pour les retraites et en aucun cas inférieur au smic revalorisé
  • Renégociation de l'indemnisation chômage avec comme objectif 80 % du salaire brut perçu au cours de l'activité antérieure. 

 

2. De la nouvelle République au renouveau de la politique

LUTTES CONTRE TOUTES LES DISCRIMINATIONS ET GARANTIR L’EGALITE DES DROITS

  • Reconnaissance de la citoyenneté de résidence, droit de vote des résidents étrangers aux élections locales
  • Levée d'interdiction de travailler des demandeurs d'asile et régularisation des sans-papiers
  • Refonte des politiques de lutte contre le racisme, l'antisémitisme, la xénophobie, l'homophobie
  • Droit d'adoption pour les LGBT, étendre la PMA à tous les couples de femmes.
  • Lutte contre les contrôles aux faciès, contre toutes les discriminations.
  • Amnistie des militants syndicaux

 

SORTIR DU PREDIDENTIALISME ET REDONNER LA PRIMAUTE AU PARLEMENT

Sortir du présidentialisme et redonner la primauté au Parlement : supprimer le domaine réservé du Président de la République (c'est à dire les pouvoirs exécutifs qu'il exerce et la présidence du Conseil des Ministres), dissocier élection présidentielle et législative. Maîtrise de l'ordre du jour du Parlement par les parlementaires. Contrôle organisé de l'action du gouvernement par le Parlement. Suppression du 49-3 et des dispositifs qui restreignent les pouvoirs du Parlement.

 

UN RENOUVEAU POLITIQUE, NOUVEAUX POUVOIRS CITOYENS A L’APPUI

  • Stricte limitation du cumul et du renouvellement des mandats.
  • Instauration de la proportionnelle à toutes les élections avec obligation de parité.
  • Transformation du Sénat en une chambre composée de citoyens et d'élus locaux.
  • Renforcement du contrôle des conflits d'intérêt
  • Un statut protecteur pour les lanceurs d'alerte.
  • Initiative législative et référendaire (nombre significatif réparti sur le territoire) et droit pétitionnaire pour les citoyens.
  • Nouveaux pouvoirs d'intervention pour les fonctionnaires et usagers des services publics et pour les travailleurs dans l'organisation du travail comme sur les choix de gestion dans les entreprises (droit de veto suspensif des élus du personnel en cas de fermeture ou de délocalisation d'activité avant d'examiner les propositions des salariés, facilitation de la reprise des entreprises en coopératives par les salariés).

 

UNE NOUVELLE ORGANISATION TERRITORIALE DE LA REPUBLIQUE

  • Conforter la commune comme le niveau essentiel de la vie démocratique
  • Rétablir la clause de compétence générale à tous les niveaux de collectivités et promouvoir la libre coopération entre collectivités autour de projets partagés.
  • Fixer à la région l'ambition de contribuer à un nouveau mode de développement économique, agricole et urbain.
  • Organiser la participation citoyenne au fonctionnement de toutes les collectivités territoriales (droit d'initiative, structures de participation, budget participatif, référendum local).

 

DROIT A LA VILLE, RURALITE ET EGALITE DES TERRITOIRES

  • Fin des politiques ciblées (zonage des quartiers dits sensibles, traitement stigmatisant de publics ciblés), suppression du ministère de la Ville et réorientation des politiques de droit commun vers l’accès au droit à la ville pour toutes et tous.
  • Lancement du troisième phase de rénovation urbaine pour une conception nouvelle de la ville, dense, ouverte, humaine, écologique et favorisant la cohésion entre les habitants et le vivre-ensemble.
  • Un plan pluriannuel de développement des administrations publiques et services publics dans les territoires ruraux
  • Le renforcement des outils publics pour la maîtrise du foncier et le maintien de la  fonction agricole des terres et l’attribution immédiate d’aides aux jeunes agriculteurs pour leur installation et leurs premiers équipements.

 

GARANTIR LE DROIT A LA JUSTICE, SON INDEPENDANCE ET MODERNISER NOTRE SYSTEME D’ INCARCERATION

  • Donner la priorité aux peines alternatives telle que la contrainte pénale pour les courtes peines et à l'aménagement des peines (suppression des peines planchers, aménagement obligatoire des peines de moins de trois ans...).
  • Réouverture, en partie, des tribunaux abusivement fermées pour garantir une justice de proximité.
  • Refonte de l’aide juridictionnel pour garantir le droit à la défense.
  • Un plan de recrutement des personnels (surveillance ; conseiller d’insertion et de probation).

 

PROMOUVOIR LE PLURALISME ET GARANTIR L’INDEPENDANCE DES MEDIAS

Adopter une loi contre les concentrations dans la presse, les médias et l'audiovisuel pour les libérer des logiques financières.

 

3. Investir pour demain

TRAVAIL ET EMPLOI : ON VAUT MIEUX QUE ça

  • Abrogation de la loi travail et adoption d'une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation permettant à chaque salarié d'alterner les périodes d'emploi et les périodes de formation choisie sans perte de revenu et sans passer par le chômage ; reconstruction d'un grand service public de la formation continue.
  • Refonte du droit du travail comprenant notamment le rétablissement de la hiérarchie des normes et l'instauration de nouveaux pouvoirs des travailleurs sur l'organisation du travail comme sur les choix de gestion, le doublement des effectifs de l'inspection du travail.
  • Négociations pour la réduction du temps de travail avec l'objectif du passage aux 32 heures hebdomadaire
  • Limitation stricte du nombre d'intérimaires et de contrats précaires par entreprise à 5 % des effectifs dans les grandes entreprises et 10 % dans les PME : le CDI doit redevenir la norme des contrats d'embauche.
  • Supprimer les mesures d'extension du travail du dimanche.

 

UN STATUT PROTECTEUR POUR LA JEUNESSE

  • Revenu minimal pour les jeunes de 18 à 25 ans.
  • Gratuité de l'éducation et des transports pour les jeunes, accès renforcé au logement social

 

CONSTRUIRE L’ECOLE DE L’EGALITE

Dans l'éducation nationale : revalorisation des salaires et des métiers, plan pluriannuel de création de postes, création d'un dispositif de pré-recrutement des enseignants sous statut de la fonction publique ; Rétablissement d'une carte scolaire contraignante et démocratiquement construite, sectorisation de l'enseignement privé.

 

SPORT, CULTURE, NUMERIQUE

  • 1% du PIB réparti entre l'Etat et les collectivités locales pour la culture.
  • Aller vers la gratuité des activité physiques et sportives et
  • Abrogation des lois liberticides sur la surveillance administrative numérique de masse.

 

4. L'égalité Femmes-Hommes maintenant

  • Créer un ministère de plein droit avec un budget dédié multiplié par 10 : comment accepter que les femmes continuent à gagner 23 % de moins que les hommes à poste équivalent, que cet écart monte à 47 % pour les retraits, que 216 000 femmes déclarent être victimes de violences conjugales chaque année ?
  • Une éducation qui lutte contre les stéréotypes et les inégalités de genre dans la réussite scolaire.
  • Garantir l'égalité salariale, lutter contre les temps partiels subis en garantissant un plancher minimal de 24 heures hebdomadaires et en mettant fin aux dérogations à cette obligation.
  • Plan de rattrapage des retraites des femmes.
  • Créer un service public de la petite enfance de la naissance à 5 ans avec possibilité d'entrer en maternelle à 2 ans pour les enfants dont les parents le souhaiteraient.
  • Inscrire dans la constitution le droit à l'IVG comme droit fondamental des femmes. Augmentation des moyens humains et financiers qui sont consacrés à l'Interruption Volontaire de Grossesse.
  • Assurer la gratuité et la meilleure accessibilité des moyens contraceptifs
  • Interdiction de la GPA (Gestation pour Autrui)

 

5. Une France protectrice et solidaire

LA LUTTE CONTRE LES INEGALITES ET LA RELANCE DES SERVICES PUBLICS

  • Un plan d'urgence contre l'exclusion et la grande pauvreté : suppression de la TVA sur les produits de première nécessité, interdiction des coupures d'énergie et d'eau, des expulsions locatives et de la privation de restauration scolaire pour cause de précarité.
  • Renforcement du maillage des services publics, en particulier dans les territoires suburbains et ruraux.
  • Gestion démocratique et participative des services publics avec élus, personnels, usagers.
  • Fin de la baisse de dotations aux collectivités locales qui doivent retrouver progressivement des ressources fiscales autonomes.
  • Construction de 200 000 logements par an et renforcement de la loi SRU.
  • Augmentation de la taxe sur les logements vacants et les résidences secondaires.
  • Renforcement de l'encadrement des loyers
  • Reconquérir la prise en charge à 100 % des soins par la Sécurité Sociale en commençant par la prise en charge à 80 % pour tous et à 100 % pour les jeunes de moins de 25 ans.
  • Garantir le droit à la retraite à 60 ans à taux plein.
  • Abrogation des lois Bachelot et Touraine pour la santé et l'hôpital public.
  • Suppression de la tarification à l'activité.
  • Développement des centres de santé de proximité.
  • Création d'un pôle public du médicament.
  • Adoption d'une nouvelle loi cadre sur le handicap qui prenne en charge l'accessibilité du bâti, l'accompagnement et l'accueil à l'école publique, l'intégration professionnelle et qui prévoie un revenu de remplacement équivalent au SMIC pour des personnes qui seraient dans l'incapacité de travailler.
  • Création d'un service public de l'autonomie pour les personnes âgés.
  • Abrogation des lois de libéralisation du rail, de la loi Macron.
  • Nationalisation des autoroutes.

 

ASSURER NOTRE SECURITE QUOTIDIENNE ET AGIR CONTRE L’INSECURITE INTERNATIONALE  ET LE TERRORISME

  • Donner les moyens nécessaires pour assurer la sécurité quotidienne de nos concitoyens, al présence humaine.
  • Abandon de la stratégie de « guerre au terrorisme » qui a renforcé les groupes terroristes ces dernières années et refonte de la politique étrangère de la France.

 

PROMOUVOIR LA CULTURE DE LA PAIX POUR EN FINIR AVEC LE « CHAOS MONDIAL »

  • Promouvoir une politique de paix, agir pour le désarmement nucléaire, la dissolution de l'OTAN, la reconnaissance de l'Etat Palestinien.
  • Œuvrer à donner à l’ONU ses moyens de sa mission initiale affirmée dans sa charte.
  • Faire reculer les logiques de privatisation, de libre-échange, d'exploitation des peuples du sud.
  • Une défense nationale garantissant notre indépendance et au service de la paix

 

UN PLAN AMBITIEUX POUR RESOUDRE LA CRISE MIGRATOIRE

  • Respect absolu de la convention de Genève sur les réfugiés politiques et création de deux statuts spécifiques pour les réfugiés économiques et les réfugiés climatiques.
  • Abrogation des règlements Dublin qui organisent l'Europe forteresse, les déplacements mortels des migrants.
  • Régularisation des sans-papiers et refonte de la politique des visas en France.
  • Engager un plan d'aide et d'accueil des réfugiés à hauteur de 4 milliards d'euros dont au moins de 2 milliards pour les collectivités.
  • Relancer l'aide publique au développement avec le respect des promesses la portant à 0,7 % du PIB et monter progressivement cette aide à 1 %.

 

6. Produire autrement et protéger la planète

IMPULSER UN NOUVEAU MODE DE PRODUCTION ET DE CONSOMMATION

  • Moratoire immédiat sur les licenciements, les fermetures de site, les cessions ou externalisations de sites ou de services, les délocalisations.
  • Élaborer un plan de développement d'une vingtaine de filières industrielles stratégiques pour une nouvelle industrialisation. 1 million d'emplois seront créés dans les filières d'avenir : énergie, et notamment les énergies renouvelables, l'automobile propre, transports urbains et ferroviaires, rénovation thermique des bâtiments, aérospatiale, réparation navale, agriculture paysanne, économie circulaire et des matières recyclées.
  • Favoriser le développement du modèle coopératif.

 

PLAN D’URGENCE POUR LE CLIMAT ET LA QUALITE DE L’AIR

  • Transférer le transport des marchandises vers le fret ferré, développer le ferroutage et les voies navigables.
  • Augmenter le montant des aides financières afin d’accélérer considérablement l’isolation et la rénovation thermique des bâtiments et logements anciens avec un objectif de 500 000 rénovation par an.
  • Favoriser les circuits courts agricoles comme industriels (produire local, relocaliser).

 

ACCELERER LA TRANSITION ENERGETIQUE, GARANTIR LE DROIT A L’ENERGIE ET A L’EAU

  • Agir pour créer des groupes publics européens en matière d'énergie, de transport, de télécommunications, de recyclage et de traitement des déchets, de médical, d'aérospatiale.
  • Création d'un pôle public de l'énergie.
  • Service public national déconcentré de l'eau et des déchets pour accompagner les compétences des collectivités dans la création de régies publiques démocratiques ou de sociétés coopératives d'intérêt collectif de l'eau et de la gestion des déchets.
  • Un engagement fort dans la recherche (captage des CO2, stockage de l'électricité, sûreté nucléaire) et la création de filières nationales.
  • Interdiction de l'exploitation des gaz de schistes.

 

ENCLENCHER LA TRANSITION DE NOTRE MODELE AGRICOLE

  • Encadrement des marges de la grande distribution sur les produits agricoles. Prix minimum garanti aux agriculteurs. Conférence annuelle avec des négociations interprofessionnelles par production.
  • Création d'un fonds de soutien à l'agriculture paysanne aux filières relocalisés, courtes, vivrières, de proximité et écologiques.
  • Une agriculture sans OGM, autonome en ressources non renouvelables et participant à la santé publique et à la lutte contre le réchauffement climatique.

PRESERVER LES RESSOURCES NATURELLES

  • Interdire toute appropriation de la biodiversité, la brevetabilité du vivant.
  • Impulser un nouveau processus de co-élaboration démocratique des projets d’infrastructures.

 

7. A l'offensive pour changer l'Europe

INVESTIR DANS LE DEVELOPPEMENT COMMUN

  • Une conférence annuelle pour la restructuration des dettes des États, annulation partielle et révision des conditions de remboursement
  • Action pour l'abrogation du traité budgétaire
  • Création d'un fonds européen de développement solidaire et écologique abondé par la BCE
  • Initiative de la France pour un sommet européen engageant une révision complète de la politique économique et monétaire contenue dans les traités, des statuts et missions de la BCE, les critères du crédit...
  • Organisation du « Cop » fiscale pour lutter contre l'évasion et la fraude fiscale.

 

L’HUMAIN AU CŒUR DES POLITIQUES EUROPENNES

  • Organisation d'un sommet social européen avec les représentants du monde du travail pour obtenir l'abrogation de la directive des travailleurs détachés, la mise en place de visas sociaux et environnementaux pour les entreprises souhaitant entrer sur les marchés européens.
  • Préserver de la concurrence les secteurs répondant aux besoins humains élémentaires (logement, santé, transports, protection des éco-systèmes).
  • Refonte de la PAC avec comme ambitions la sécurité et la souveraineté alimentaire, une agriculture paysanne non soumise aux logiques productivistes, la garantie de prix rémunérateurs et d'une nourriture de qualité, saine et variée, accessible au juste prix.

 

UNE EUROPE DES PEUPLES ET DES NATIONS, LIBRES, SOUVERAINS ET ASSOCIES

  • Garantir les choix souverains des peuples contre les coups d'Etat financiers et austéritaires de l'Europe.
  • Lancement d'une consultation nationale inédite en vue de la rédaction d'un nouveau traité avec les forces politiques, les élus locaux, les syndicats, les ONG, monde associatif, projet de nouveau traité européen qui serait soumis par référendum aux français et qui constituerait le mandat de la France pour la scène européenne.
  • Vote au Parlement d'un mandat de l'exécutif pour chaque sommet européen.

 

L’EUROPE MOTEUR DU CHANGMENT MONDIAL

  • Abandon des négociations TAFTA, CETA, TISA et ouverture d'une réflexion pour des traités internationaux de maîtrise des échanges pour le développement de biens communs partagés.
  • Tenue d'une conférence européenne pour la paix et le désarmement, pour faire de l'Europe un espace libéré de l'emprise de l'OTAN, exempt d'armes nucléaires, pour diminuer et contrôler la vente d'armes.            
Présidentielles, Législatives: les propositions et sujets de mobilisation portés par les communistes
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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 18:04
Intervention des élus communistes brestois pour la défense du service public postal

En 13 ans, 100 000 emplois supprimés à la Poste, soit 30% des effectifs. Qui dit mieux?  Le plus vaste plan social qu'ait connu la France sur la période. 124 000 jours de grève en 2015. Un management néo-libéral qui ressemble fortement à celui qui avait cassé les salariés de France Télécom, surtout depuis que l'entreprise publique est devenue société anonyme en 2010 par la grâce de Sarkozy. Aujourd'hui, les fonctionnaires ne représentent plus que 50% de l'effectif total. A France Télécom comme à la Poste, les suicides ne sont que la face émergée de l'iceberg. D'autres indicateurs reflètent le mal-être des facteurs, tels que le taux d'absentéisme dans le groupe, 5°% supérieur à la moyenne des entreprises privées. Et pourtant, l'Etat détient encore 74% du Capital.

C'est donc lui qui conduit activement cette politique de casse du service public, car La Poste remplit bien sa fonction de machine à cash, la seule qui lui semble dévolue depuis la libéralisation: au total, le groupe a versé 171 millions d'euros de dividendes à l'Etat l'année dernière, soit autant qu'en 2014.

Usagers des services publics, militants, personnels, syndicalistes, élus locaux, beaucoup se battent pour la défense d'un service postal de proximité, le maintien des bureaux de poste, c'est le cas des élus communistes brestois qui ont présenté un voeu au Conseil Municipal de Brest afin d'éviter une nouvelle transformation du bureau du phare de l'Europe, des nouvelles réductions de postes en présence des usagers, voeu qui a été adopté à l'unanimité du Conseil Municipal.   

 

Vous trouverez ci-joint le vœu qui a été présenté par le groupe communiste durant le conseil municipal de 8/12/16. Il a trait à la défense du Service Postal sur la Région de Brest et se prononce contre la fermeture programmée du bureau de Poste du Phare de l’Europe. Thème d’actualité d’autant qu’on est dans une semaine de mobilisation nationale

 

Suite au travail politique mené par les élu-e-s communistes en interne auprès des autres groupes, ce vœu a été voté à l’unanimité par le Conseil du Municipal. Les élu-e-s s’en félicitent !

 

Ce vœu est un outil de pression démocratique et un point d'appui afin d’éviter une nouvelle transformation du bureau du Phare de l’Europe si elle était décidé par la direction de la Poste. Des emplois seraient perdus ce serait une nouvelle dégradation du service public postal.

 

Intervention des élu-e-s communistes : Vœu sur la défense du Service public postal local.

 

Monsieur Le Maire,

Chers collègues,

Le Groupe des élu-e-s communistes a souhaité soumettre un vœu au vote de cette Assemblée concernant la défense du service public postal. Ce vœu fait écho à une certaine actualité car cette semaine est une semaine de mobilisation nationale contre la fermeture des bureaux de Poste

Sur le plan national, en ce moment même, l’AMF, l’Etat et le Groupe La Poste négocie un contrat de présence postale sur les territoires pour les années 2017-2020. Le résultat des négociations à la fin du mois de septembre était inquiétant.

L’AMF a d’ailleurs décidé de prolonger ces négociations en raison des  points de tension qui apparaissent.

Rappelons-le, le Groupe a supprimé presque 8000 EPT en raison de restructurations, de réorganisations répétitives. La stratégie mise en place actuellement est préjudiciable tant pour les intérêts des salariés que pour ceux des usagers.

Revenons sur les enjeux locaux et la nécessité d’un Service Public Postal de qualité. A Brest, on observe d’ores et déjà les effets de la stratégie du Groupe la Poste. Sur 13 bureaux, 2 bureaux ont déjà changé de statuts (Le Port et les 4 Moulins), un 3ème est menacé, celui du Phare de l’Europe, possiblement transformé en relais commerçant.

Il faut rappeler l’absolue nécessité d’un tel service public de proximité pour tous. Le type de partenariat qui concerne le Bureau de la Poste du Phare de l’Europe ne permet pas une qualité de service public équivalente et pose question de l’avenir du personnel.

Au sens des élu-e-s communistes, nous sommes complétement en phase avec les Brestois et les brestoises qui ont manifesté, par voie de pétition, leur attachement à un service public postal de qualité.

Des villes comme Paris, Allonnes, Le Mans, Bagneux se sont déjà saisies de ce combat de préservation du service public postal local en faisant voter ce type de vœu.

Le monde change et la Poste doit changer, mais dans quel sens?

Nous ne sommes pas de celles et ceux qui ont les yeux fixés sur le rétroviseur, bien au contraire, nous pensons que le service public postal a un avenir. Nous en sommes certains.

Il faut maintenant que l’AMF négocie un nouveau contrat de présence postale, tourné vers l’emploi  et le développement de service public postal de proximité. Nous souhaitons donc que le Conseil Municipal, réuni aujourd’hui, s’associe au vote de ce vœu. Ainsi, il se prononcera contre la fermeture du Bureau de Poste du Phare de l’Europe et participera à ce large mouvement de défense d’un service public postal local de qualité.

Je vous remercie,

Jacqueline Héré 

 

 

 

 

Jacqueline Héré, présidente de groupe des élus communistes brestois

Jacqueline Héré, présidente de groupe des élus communistes brestois

Voeu des élu-e-s communistes de Brest :


Défendre et développer un service public postal de qualité et de proximité, pour toutes et tous.
Le 15 novembre 2016, à Brest,

Présenté par le groupe des élu-e-s communistes,

Le Conseil municipal, réuni dans sa séance du 8 décembre 2016,


1/ Constatant, sur le contrat tripartite de présence postale territoriale 2017-2020 et sur la présence du groupe postal à Brest :

- Que ce contrat, fixant la présence postale sur les territoires, est en cours de discussion entre l’Etat, la Poste et l’AMF. Qu’il a pour objectif affiché, au nom de « l’adaptation du réseau aux contraintes économiques » de fermer de nombreux bureaux de postes et ainsi de faire perdurer les suppressions d’emplois au groupe La Poste.
- Qu’avec ce contrat, il s’agit de passer d’un réseau où les bureaux de poste étaient largement majoritaires, jusqu’en 2014, à un réseau largement dominé par des « partenariats » type relais-commerçant ou géré par des associations bénévoles.
- Que le bureau de l’AMF sensible aux mobilisations des postiers, de leurs organisations syndicales, des élus, des usagers et à l’interpellation des élu-e-s communistes a refusé de signer le contrat en l’état et reporté sa décision au mois de décembre.
- Que précisément le territoire de Brest est concerné par ces mesures. En effet, le service postal brestois est impacté et se transforme déjà : les bureaux de poste du Port de Brest et des 4 Moulins, durant le mois d’octobre, ont fermé, changé de statut, pour être hébergé chez un commerçant concernant celui du Port et sous le statut « La Poste Relais » pour les 4 Moulins.
- Que, le Bureau de Poste du Phare de l’Europe à Brest est également concerné par ce type de changement de statut car il est prévu qu’il ferme pour être remplacé par un relais-commerçant.

2/ Considérant,

- Que compte tenu des impacts cités, cette évolution globale et locale sur la région brestoise (Bureau du Port, des 4 Moulins et de l’Europe) du service public postal est plus que préoccupante autant pour les salariés que pour les usagers brestois.
- Que si ce contrat est signé tel quel, en particulier dans les moyennes et grandes villes urbaines et aussi dans les communes rurales, cela augurerait une fois de plus de nouvelles fermetures de bureaux de poste, de nouvelles transformations, dont la Ville de Brest, les salariés et les habitants brestois ont déjà à subir les conséquences.
- Que dans une société de plus en plus divisée, sous tension, générant nombre d’inégalités, nos concitoyens ont plus que jamais besoin de protections, de solidarités donc plus de Services Publics de qualité et de proximité.

En conséquence, le Conseil Municipal demande à l’Association des Maires de France, de négocier l’élaboration d’un nouveau contrat de présence postale 2017-2020 avec l’Etat et la Poste, tourné vers l’emploi, le développement des services publics de proximité, le renforcement d’un maillage territorial des services publics postaux.
Le Conseil Municipal de Brest affirme son soutien au développement et à la défense d’un service public postal de qualité, de proximité, pour toutes et tous, sur la région de Brest.
Que de ce fait, le Conseil Municipal de Brest se prononce contre la transformation du bureau postal du Phare de l’Europe en relais commerçant.

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