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12 février 2023 7 12 /02 /février /2023 08:29
Maryam Madjidi à la librairie Dialogues de Morlaix en 2019

Maryam Madjidi à la librairie Dialogues de Morlaix en 2019

Vous avez entendu la députée Renaissance ? Elle a parlé de nous, il y a quelques jours, c’est tellement insultant ce qu’elle a dit et très loin de notre réalité.

« Ce sont les premiers mots de L. lorsque je l’appelle. Elle est accompagnante d’enfants en situation de handicap. J’ai contacté deux accompagnantes d’enfants en situation de handicap (AESH) pour qu’elles me parlent elles-mêmes de leur travail.

La députée se nomme Claire Guichard. Voici un extrait de son discours : "La vie est faite de choix. Je connais beaucoup d’AESH, elles choisissent ce statut pour avoir les mercredis et les vacances scolaires et elles assument. C’est un choix et elles sont heureuses de ce qu’elles font. Arrêtez de victimiser les professions. La vie est faite de choix."

 On reconnaît la belle philosophie du libéralisme macronisé : j’ai choisi d’être pauvre, j’ai choisi d’être riche.

En somme, dans la vie, on n’a que ce qu’on mérite. Merci madame la députée pour cette belle leçon de morale.

L’école où travaillent L. et K. compte 12 enfants en situation de handicap notifiée, c’est-à-dire reconnue par la Maison départementale pour les personnes handicapées. En majorité, ils souffrent de troubles autistiques. Elles ne sont que trois AESH pour 12 enfants. Elles devraient être le double normalement, au regard des effectifs d’enfants à accompagner.

L. me raconte qu’un jour elle a reçu un coup de poing dans l’œil. Elle tentait de calmer un enfant en pleine crise. Depuis, des taches noires apparaissent dans son champ de vision. L. ne se plaint pas. Elle me dit juste qu’elle se sent totalement démunie face à cet enfant en grande souffrance, pour qui un IME (institut médico-éducatif) serait la solution.

Elles touchent un salaire qui va de 800 à 900 euros pour 24 heures par semaine. L. et K. travaillent le mercredi toute la journée, de 8 heures à 18 h 30, en périscolaire, afin de compléter leur salaire d’AESH. Elles choisissent ce statut pour avoir les mercredis ? Sans commentaire.

Elles aimeraient être formées, pouvoir accompagner au mieux ces enfants, mais aucune formation en relation avec leur métier ne leur a été proposée. La loi de 2019 pour une école de la confiance, qui renforce les principes de l’école inclusive, arrange bien le gouvernement.

Derrière ces beaux mots se cache une triste réalité : un accueil spécialisé pour des enfants en situation de handicap coûte cher ; et selon la logique du libéralisme ambiant, pourquoi dépenser des sous pour des êtres non rentables ? Créer plus de places en hôpital de jour, IME, Itep, Ulis, créer des passerelles entre ces instituts et l’école, former les personnes accompagnantes, valoriser leur statut, tout cela coûte.

Les AESH permettent aux parents de travailler et aux enfants d’être gardés. Point. École inclusive ? C’est purement et simplement de l’exclusion déguisée. Encore une forme de ce mépris que le gouvernement voue à tous ceux qui ne valent pas grand-chose. Finalement, le seul choix des AESH c’est d’aider les enfants. K. me l’a dit avec des mots simples et justes : 

"Moi, je veux simplement aider ces enfants, mais pas n’importe comment."

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12 février 2023 7 12 /02 /février /2023 08:12
Photo de Fabien Gay, parlementaire communiste et directeur de l'Humanité, dans la manif parisienne du 11 février 2023, vendant L'Humanité (page facebook Moh Djennane)

Photo de Fabien Gay, parlementaire communiste et directeur de l'Humanité, dans la manif parisienne du 11 février 2023, vendant L'Humanité (page facebook Moh Djennane)

Et les chiffres de manifestants du 11 février qui nous sont parvenus des fédérations et des sections communistes:

FINISTÈRE - 80 000 manifestants (record depuis le début du mouvement, un tout petit peu plus de manifestants que le 31 janvier, 70 000)

35 000 à BREST, 20 000 à QUIMPER, 15 000 à MORLAIX, 6000 à QUIMPERLÉ, 2700 à CARHAIX, 300 à CROZON, 120 à OUESSANT

RENNES: 40 000 manifestants

A Fougères: la plus grosse manifestation depuis 1976 (fermeture de plusieurs usines de chaussures, industrie historique de la ville)

PARIS: 500 000 manifestants

LYON: 35 000 manifestants

MANCHE - 24 350 manifestants

CALVADOS - 37 000 manifestants (dont 33 000 à CAEN)

ORNE - 8 800 manifestants

EURE- 14 120 manifestants

SEINE-MARITIME: 48 350 manifestants (dont 20 000 à ROUEN, 20 000 au Havre)

GARD: 30 000 à Nîmes, 15 000 à ALES

EPINAL: 15 000 manifestants

NEVERS: 8 300 manifestants

POITIERS: 12 000 manifestants

TOULON: 15 000 manifestants

TARBES: 10 000 manifestants

 

 

Plus de 2,5 millions de manifestants. Les syndicats réussissent leur pari d’élargir la mobilisation contre la réforme des retraites

L’appel à manifester nationalement ce samedi contre le projet de loi Borne-Dussopt, lancé par les syndicats et organisations de jeunesse et soutenus par la gauche a suscité des cortèges plus importants que mardi dernier. La CGT revendique 2,5 millions de manifestants partout en France. Les leaders des confédérations envisagent un durcissement du mouvement social.

Publié le Samedi 11 Février 2023
 

Les journées records de mobilisation contre la réforme des retraites s’enchainent et Emmanuel Macron ne voit toujours rien. À son habitude hors de France à chaque fois que la contestation contre son projet de recul de l’âge légal de retraite de 62 à 64 ans envahit les rues de toutes les villes, grandes et petites, le président de la République s’est contenté de souhaiter, depuis le sommet européen de Bruxelles, que « le travail puisse se poursuivre au Parlement », sans que la contestation « bloque (…) la vie du reste du pays ».

L’appel des syndicats et organisations de jeunesse à manifester ce samedi a pourtant été couronné de succès. À Clermont-Ferrand, 50 000 participants ont été comptabilisés (8 000 selon la préfecture). À Toulouse, la CGT a revendiqué un nombre record de « plus de 100 000 manifestants », contre 25 000 selon la police. A Lille, 70.000 personnes ont fait le déplacement.

À Paris, la CGT a annoncé 500 000 marcheurs contre le projet Borne-Macron. Mais ce sont dans les villes moyennes et petites que l’ampleur des cortèges a frappé à nouveau les esprits. Comme à Roanne (Loire) où la police a compté 6 000 manifestants, contre 3 000 mardi. Même tendance à Périgueux, où 5 200 personnes ont défilé contre 3 700 quatre jours plus tôt, selon les statistiques des forces de sécurité. Ou encore à Guéret, avec 4 000 participants contre 2 900 en début de semaine. Dans le Gard, un nouveau record est établi à 30.000 personnes

Quelles que soient les méthodes de comptage, les confédérations syndicales ont plus que réussi leur pari d’élargir le mouvement social à des cortèges d’opposants n’ayant pas pu manifester jusqu’alors, et ce, alors que deux zones sont en vacances scolaires. Si bien que ce « quatrième acte » a rassemblé plus de monde que le troisième, mardi 7 février dernier et relance la dynamique du combat contre la réforme des retraites.

Cette dynamique prend une nouvelle tournure, avec un appel à un cinquième acte de manifestation le jeudi 16 février prochain, et des leaders syndicaux qui défileront côte à côte d’Albi, cette fois. Ces derniers ont annoncé être prêts « à durcir le mouvement » et à « mettre le pays à l’arrêt le 7 mars », si le gouvernement et le Parlement « restent sourds » aux mobilisations. Le 8 mars, journée internationale des droits des femmes, devrait connaître des actions d’envergure « pour mettre en évidence l’injustice sociale majeure de cette réforme », insiste le communiqué des 8 confédérations unies contre la réforme des retraites. « Ça laisse un peu de temps s’ils veulent réagir », a commenté Laurent Berger (CFDT), précisant que l’ « on n’est pas dans la logique de grève reconductible ». Pour Philippe Martinez (CGT), « la balle est dans le camp » de l’exécutif.

L’examen du projet de loi gouvernemental reprend ce lundi à l’Assemblée nationale et s’achèvera quoi qu’il arrive vendredi soir. « Si le gouvernement n’entend pas (la mobilisation) c’est très grave. Il met en danger la démocratie » a déploré dans le cortège lillois Fabien Roussel (PCF).

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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 19:16
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)
Morlaix-Saint-Martin-des-Champs - 11 février: Mobilisation record contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants! (Photos Pierre-Yvon Boisnard)

Photos Pierre-Yvon Boisnard et Ismaël Dupont

Manifestation record à Morlaix / Saint-Martin-des-Champs ce samedi 11 février contre la réforme des retraites Macron: 15 000 manifestants!

C'est dans la rue que ça s'passe!

Et peut-être qu'au bout du compte la députée Sandrine Le Feur se sentira moins "obligée" de voter la réforme des retraites du Méprisant de la République, rejetée par 75% des Français qui n'ont ni envie de travailler deux ans de plus pour un gouvernement qui ne cesse de faire des cadeaux au Capital, ni d'être condamnés à des pensions de misère pour alimenter les fonds de pension!

Tous ensemble, avec l'unité syndicale, la mobilisation des citoyens, nous allons réussir à faire plier ce gouvernement et Macron. 

Nous étions 80 000 dans la rue ce samedi dans le Finistère! :

- 120 à Ouessant
- 300 à Crozon
- 2700 à Carhaix
- 6000 à Quimperlé.
- 15 000 à Morlaix / Saint-Martin-des-Champs
- 20 000 à Quimper.
- 35 000 à Brest.
 
Mobilisation du 7 février battue et du 31 janvier plus qu'égalee.
2,5 millions pour la deuxième fois après le 31 janvier partout en France!

Diaporama de Pierre-Yvon Boisnard

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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 18:52
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron
Mobilisation record à Quimper ce samedi 11 février: 20 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron

20 000 manifestants à Quimper ce samedi 11 février

Photos Roberte Saint-jalme/ PCF 29

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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 18:46
11 février: tonnerre de Brest: 35 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron dans la ville du bout de l'Europe
11 février: tonnerre de Brest: 35 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron dans la ville du bout de l'Europe
11 février: tonnerre de Brest: 35 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron dans la ville du bout de l'Europe
11 février: tonnerre de Brest: 35 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron dans la ville du bout de l'Europe
11 février: tonnerre de Brest: 35 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron dans la ville du bout de l'Europe
11 février: tonnerre de Brest: 35 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron dans la ville du bout de l'Europe
11 février: tonnerre de Brest: 35 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron dans la ville du bout de l'Europe
11 février: tonnerre de Brest: 35 000 manifestants contre la réforme des retraites Macron dans la ville du bout de l'Europe

Énorme manifestation à Brest ce 11 février: 35 000 manifestants, + que le 7 février, le 31 janvier (30 000 manifestants) et le 19 janvier.

La mobilisation contre la réforme des retraites Macron et son monde monte en puissance!!!

Photos Jacqueline Héré et CGT FAPT-Nord.

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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 09:16
Liberté de la presse, menaces de l'extrême-droite: la fédération du Finistère du PCF exprime son soutien plein et entier à la rédaction du Poher

La Fédération du Finistère du PCF adresse son plein et entier soutien aux journalistes de la rédaction du Poher, et singulièrement à son rédacteur en chef Erwan Chartier Le Floch, visés par des menaces extrêmement graves de militants d'extrême-droite mêlés de propos d'une vulgarité et d'un racisme débridés. 

Ce sont les mêmes personnes, très actives sur les réseaux sociaux et très certainement aussi dans des réseaux actifs plus obscurs de la fachosphère bretonne, qui ont été à la manoeuvre avec les méthodes les plus répugnantes et les arguments les plus délirants pour empêcher le projet d'accueil des réfugiés à Callac.

Nous demandons que l’État, la justice et la police, prennent la mesure du danger de l'extrême-droite radicale pour la démocratie, les valeurs de la République et nos vies, et mènent sérieusement et avec des moyens l'enquête pour trouver et condamner les auteurs des menaces de mort contre les journalistes du Poher.

Nous voulons aussi par là-même exprimer notre soutien à l'ensemble des journalistes de la presse régionale et nationale dans leur travail pour produire une information honnête, indépendante, basée sur l'objectivité et les faits.

Les communistes seront toujours du côté de ceux qui défendent et pratiquent la liberté d'informer contre l’obscurantisme haineux, d'où qu'il vienne.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.

Le 11 février 2023

 

Communiqué de presse

Après des menaces de mort, l’hebdomadaire Le Poher veut pouvoir travailler sereinement

Le Poher, hebdomadaire fondé en 1996, est un média d’informations générales qui couvre le centre Bretagne.

C’est à ce titre que nous avons relaté les événements, polémiques et manifestations autour de l’accueil de réfugiés à Callac (Côtes-d’Armor). Malgré un climat tendu, nous avons rendu compte de cette actualité et interrogé des habitants et des élus sur ce projet.

Notre intention n’était pas de prendre parti pour ou contre ce projet ni de nous prononcer sur la légitimité à le défendre ou à le critiquer, mais, répétons-le, de rendre compte.

Nous avons fait notre travail de journalistes. De journalistes locaux, nous qui connaissons ce territoire où nous travaillons quotidiennement.

Mardi 31 janvier, nous avons reçu un e-mail à connotation raciste et particulièrement menaçant et injurieux, intitulé « Chartier on va te crever » sur la boîte e-mail de la rédaction du Poher. Une plainte pour « menaces de mort » a été déposée le jour même à la gendarmerie de Carhaix.

Il est inadmissible de voir des journalistes insultés ou menacés, c’est pourquoi nous avons saisi la justice. Nous laissons cette dernière faire son travail. Quant à l’équipe du Poher, elle ne demande qu’à continuer à faire son travail de journaliste sereinement et à rendre compte de l’actualité de ce territoire sans pressions d’aucune sorte et d’où qu’elles viennent.

Erwan Chartier-Le Floch

Rédacteur en chef

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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 08:25

Entre 1:22 et 1:25 sur la vidéo de la séance plénière du Conseil Départemental du 9 février 2023

Monsieur le président, cher.e.s collègues,

J'ai été un peu surpris par rapport à l'argument que vous avez donné pour justifier votre soutien à la réforme des retraites en opposant l'argent qui manquait pour les services publics, les EHPAD, l'éducation, la santé, et la nécessité de financer ces retraites. Je voulais vous rappeler monsieur le président que ce n'était pas principalement l'Etat qui finançait les retraites des salariés mais les cotisations sociales payées par les employeurs et les salariés. L’État verse ses cotisations au titre de ses fonctionnaires mais si on veut s'intéresser au déséquilibre du financement des retraites, il faut principalement se tourner du côté des baisses de montant des cotisations sociales. C'est lié au chômage qui frappe notre pays depuis les années 80, c'est lié aussi aux politiques de lutte contre le chômage d'inspiration néo-libérale qui se traduisent par des politiques de baisse des cotisations sociales notamment sur les bas salaires, c'est lié à la politique d'individualisation du rapport au travail où on préfère donner des primes plutôt que d'augmenter les salaires intégrant les cotisations sociales, et c'est lié également à des politiques qui favorisent plutôt les actionnaires des entreprises. Parce que si l’État manque d'argent pour tout comme vous l'avez dit, monsieur le président, ce qui est vrai en partie, c'est bien parce que d'un autre côté le coût du capital augmente et que depuis la période de la crise sanitaire notamment chaque année les revenus des milliardaires augmentent de 50% à 100% et c'est le cas des grands groupes du CAC 40 et des dividendes versés aux actionnaires. Il n'y a qu'à voir hier le chiffre de 17 milliards de reversement à ses actionnaires par l'entreprise Total. Cette réforme des retraites a essentiellement pour but de réduire le coût du travail pour favoriser les profits des entreprises et notamment des grandes entreprises et de nourrir la spéculation en favorisant l'émergence des fonds de pension, mais pour la grande masse de la population ça va se traduire par une baisse drastique des pensions par le jeu des décotes et c'est ce qu'ont bien compris les finistériens qui ont été présents comme jamais dans la rue depuis 1995 et 2010, et ce n'était pas 36 000 personnes qu'il y avait dans la rue le 7 février dernier dans notre département, mais bien plutôt 50 000, et 70 000 le 31 janvier. Donc je pense qu'il faut prendre la mesure de cette mobilisation. Cela fait plus de 20 ans qu'on avait pas vu 2,5 millions de personnes dans la rue dans notre pays pour des journées de mobilisations syndicales. Une réforme qui est rejetée par 75% des Français et que le gouvernement voudrait nous imposer de force via un tour d'artifice réglementaire et un raccourcissement du débat parlementaire. Sur cette réforme les Français doivent avoir la parole et il faut un référendum. On ne peut pas s'attaquer à un des piliers de notre république et de notre contrat social sans consulter les Français. 

Ismaël Dupont

Conseil Départemental du Finistère du 9 février - Ismaël Dupont répond à Maël de Calan sur son soutien à la réforme des retraites Macron
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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 08:17
Intervention au Conseil Départemental du Finistère du 9 février sur les aides à l'équipement pour les aidants de personnes handicapées

Plan d’action Handicap: subventions aux associations d’aidants - Intervention Ismaël Dupont

Cher-e-s collègues,

Sur cette délibération concernant le dispositif de financement croisé public-privé pour le soutien aux associations d’aidants, notre groupe a décidé de s’abstenir.

Nous reconnaissons bien entendu l’intérêt de beaucoup de ces projets pour améliorer la vie quotidienne des aidants et de leurs enfants. Ces associations sont essentielles pour nombre de Finistériennes et Finistériens, et nous souhaitons saluer l’engagement de leurs bénévoles. Actuellement, aucune subvention d’investissement n’existe à destination des associations d’aidants/personnes en situation de handicap. Cette subvention est donc naturellement bien accueillie et va permettre à des associations d’acheter des équipements, matériels spécifiques ou véhicules adaptés. En effet, l’aide de la MDPH (5000€ + fond de compensation) ne fonctionne pas pour les associations, est uniquement destinée aux particuliers et est arbitrée par la CDAPH, organe de décision de la MDPH. Le fonds de compensation est attribué en dernier recours, une fois que le particulier a épuisé l’ensemble des aides possibles (mutuelle, asso, CE d’entreprise, action sociale du secteur public (ASA, IGESA…)…

Mais il y a des questions résiduelles sur la méthode qui justifient pour nous une abstention. 

Pour certains, nous avons des doutes sur la pertinence du croisement des fonds de subventions départementaux avec des dons liés au mécénat d’une entreprise privée, ouvrant droit à des défiscalisations. N’y a t-il pas une forme de mélange des genres qui peut nous questionner. Si c’est un champ de solidarité qui nous semble prioritaire dans le cadre de nos compétences, pourquoi vouloir mêler nos subventions avec celle d’une entreprise privée ?

On se demande aussi comment sont répartis les projets retenus pour un financement Crédit Mutuel de Bretagne, ou pour un financement Département. Comment les collectivités se partagent-elles les projets à subventionner ? Faut-il qu’elles se mettent d’accord pour les mêmes projets ? Nous aurions aimé, élus d’opposition à la commission Action Sociale, avoir connaissance d’un cahier des charges et des règles de fonctionnement précise d’attribution de ces fonds.

Concernant cet appel à projet, nous ressentons une certaine forme d’opacité, de manque transparence, sur l’existence et la détermination d’un périmètre, de critères, le degré ou la proportion de financement des projets des aidants en fonction de leur coût et de la nature. Il peut y avoir des interrogations sur l’équité dans la sélection des projets, le choix des montants attribués, tant que les critères ne seront pas plus explicités.

 Parmi les projets subventionnés, il y a des projets qui bénéficient à des associations centrées sur les intérêts d’un seul enfant, d’une seule famille. Nous aurions plutôt tendance à penser que l’argent public dédié aux associations devait pouvoir financer prioritairement des outils mutualisables pour plusieurs. C’est le cas de certains projets retenus aussi, nous en sommes conscients. Mais s’agissant des besoins des familles individuellement, nous pensons qu’il aurait été préférable d’abonder le fonds de compensation de la MDPH pour soutenir de plus nombreux Finistériens.

A notre sens, concernant l’appel à projet, s’agissant d’argent public, un cahier des charges plus précis aurait dû être construit : par exemple pour promouvoir des actions utiles sur la politique de soutien aux aidants, pour une cause commune, ayant un impact sur plusieurs aidants

Nous n’avons pas non plus de visibilité sur le nombre de projets et d’associations à avoir candidaté,  sur les financements complémentaires dont peuvent bénéficier ou non ces associations. 

Enfin, nous avions pointé votre annonce de cet appel à projet à la presse avant même son adoption par notre assemblée. Aujourd’hui, vous nous demandez d’approuver ces subventions alors que les associations lauréates ont été informées par courrier en décembre dernier. Nous ne pouvons que déplorer une nouvelle fois que des principes démocratiques élémentaires ne soient pas pris en compte au nom de la rapidité/de l’efficacité/ des exigences de communication.

Pour le Groupe Finistère et Solidaires, ce sera donc une abstention sur cette délibération dans l’attente d’avoir un travail commun avec vous pour cerner la méthode et les critères d’attribution de ces subventions, au bénéfice des Finistériennes et Finistériens qui s’investissent au quotidien pour leurs proches

 

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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 08:11
Intervention à la séance plénière du Conseil départemental du Finistère du 9 février pour la relance des lignes ferroviaires de proximité et de desserte du territoire
Intervention à la séance plénière du Conseil départemental du Finistère du 9 février pour la relance des lignes ferroviaires de proximité et de desserte du territoire

Intervention sur les lignes ferroviaires de proximité,

Michel Loussouarn, conseiller départemental du canton de Concarneau, maire de Rosporden, a développé cette intervention préparée avec Ismaël Dupont, au  Conseil Départemental du 9 février 2023

Comme au mois de décembre, à ce moment là du débat budgétaire, nous souhaiterions intervenir sur la question des trains du quotidien, autrement appelés lignes de desserte fine du territoire.

Il n’y a pas que l’enjeu des dessertes entre métropoles à grande vitesse.

Cet été, le président de la SNCF Jean-Pierre Farandon a demandé à l’État un investissement supplémentaire de 100 milliards d’euros sur 15 ans pour doubler le trafic voyageurs et fret.

Un train de marchandise a la capacité de transport de 50 camions. A ce jour, la part du transport de marchandise par rail n’est que de 1 % en Bretagne (contre 9 % en France et 16 % en Europe).

Les enjeux sont nombreux :

- Le train est un transport écologique et durable, à favoriser pour faire face au bouleversement climatique.

- La question du pouvoir d’achat liée à l’envolée des prix du carburant

- L’aménagement équilibré du territoire, la cohésion sociale et territoriale

- Le ferroviaire concourt au développement économique et au dynamisme des territoires desservis.

On pense notamment :

- à la ligne Morlaix-Roscoff pour laquelle nous étions 400 à nous mobiliser à l’occasion d’un rassemblement unitaire le 21 janvier dernier en gare de Roscoff, avec plusieurs maires et vice-présidents d’agglomération, des conseillers départementaux et régionaux. Nous avons regretté votre absence, et celle d’Aline Chevaucher, sur « votre » canton, alors que vous avez été présents sur des rendez-vous précédents en 2019 et en 2022, et que vous avez exprimé en décembre dernier votre accord avec les arguments que j’avais développé sur les investissements nécessaires à engager pour relancer cette ligne Ferroviaire.

Pour les voyageurs, bien sûr (9 millions de voyages sur la ligne à l’année, un potentiel de 400 000 voyages à l’année), avec un arrêt à prévoir au Bloscon pour desservir les ferrys, et le port, et pour le fret ferroviaire

Une certaine déception aussi de voir que vous n’avez pas évoqué à nouveau la ligne Morlaix-Roscoff dans votre nouveau courrier au Préfet de région, le 18 janvier 2023, que vous avez eu la transparence de nous communiquer.

Nous ne reviendrons pas sur tous les arguments en faveur du déploiement des investissements pour la réouverture de l’exploitation sur la ligne ferroviaire. Je m’étais assez longuement étendu dessus au dernier conseil départemental. Le 15 décembre 2022.

- la ligne Concarneau-Rosporden, ou Rosporden-Coat Conq, où se pratiquait du fret ferroviaire encore jusqu’en 2021. Cette voie ferrée nécessite des travaux d’entretien et de modernisation mais c’est un ligne électrifiée, qui présente des avantages compétitifs, même si l’entreprise agroalimentaire qui l’exploitait ne voulait pas prendre les travaux à sa seule charge, sachant que l’infrastructure va servir durablement. Y compris potentiellement pour du trafic voyageur avec des nouveaux trains écologiques innovants, avec de nouveaux modes de propulsion.

- à la ligne Brest-Landerneau-Châteaulin-Quimper, qui relie Brest et Quimper, les deux pôles économiques du territoire

Ligne qui a fait l’objet d’une conférence de presse récemment par le Conseil de Développement de la métropole de Brest

On partait d’une très forte dégradation de la qualité de service pendant plusieurs années, le temps de parcours est même monté à 1h50 de Quimper à Brest, avec une vitesse abaissée à 60 km h rendant le train véritablement dissuasif.

Cette ligne a fait l’objet de travaux en 2017 (68M€) avec une participation à 25 % du Département (à 31 % de la Région), mais on a pas été au bout des aménagements, travaux et investissements nécessaires pour rendre cette liaison ferroviaire pleinement attractive. Et surtout la question de l’ambition ferroviaire sur cette liaison se pose au niveau de l’exploitation, pour ce qui est des horaires, de la fréquence, des correspondances (un seul train est prolongé jusqu’à Nantes), des locomotives et wagons qui circulent sur la ligne, des suppressions de trains, du nombre d’aller-retour par jour (on est passé de 6 à 9 ; à titre de comparaison Quimper-Lorient a 13 trajets TER par jour auxquels il faut ajouter les trajets TGV).

La ligne Brest-Quimper souffre aujourd’hui d’un manque de fiabilité dans son exploitation qui pénalise la fréquentation, notamment pour les trajets domicile-travail, ou domicile-études.

L’automatisation de la signalisation entre Landerneau et Quimper permettrait un gain de temps de parcours. Électrification de la liaison Quimper-Landerneau pour permettre la circulation de matériels plus performants.

La réouverture de la gare de Hanvec sera également une nécessité en terme de déplacements de quotidien.

Une communication à améliorer sur les horaires, l’attractivité des tarifs dans certains cas (50 % qui peuvent être pris en charge par les employeurs sur du domicile-travail). Des tarifs aussi à revoir pour rendre la ligne plus attractive et accessible : 20€ hors abonnement pour un trajet occasionnel.

- Nous demandons aussi que l'on se penche sérieusement sur la restructuration de la dorsale Sud de Brest à Nantes, avec la restructuration de Redon-Nantes via Pontchâteau

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11 février 2023 6 11 /02 /février /2023 08:00
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