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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:38
Attaque de Londres de la nuit du 3 juin: halte à la haine, solidarité avec les londoniens et les victimes du terrorisme

Le fanatisme meurtrier d'individus gonflés de haine a encore frappé à Grande-Bretagne et à Londres hier soir, une attaque de trois personnes à la camionnette faisant au moins six morts et 48 blessés. 

Le mode opératoire de cet acte criminel ressemble à un acte de terreur djihadiste comme on en a connu plusieurs ces derniers mois en Europe, une conception folle et totalitaire de la religion, et une psychologie pathologique construite par l'endoctrinement sectaire et la fragilité de parcours humains et sociaux accidentés, conduisant à l'horreur du massacre de civils au nom d'une idéologie bête et méchante.  

La colère et la tristesse nous gagnent devant ces actes vils et nihilistes qui veulent mettre à mal le lien de bienveillance, de fraternité et de communauté entre les citoyens de nos sociétés multiculturelles, qui pour l'écrasante majorité d'entre eux vivent et pratiquent leurs idées religieuses, morales, philosophiques et politiques dans la tolérance et sans prétendre nier ceux qui pensent différemment. 

Nos pensées émues et solidaires vont aux victimes de cette attaque, à leurs familles et aux londoniens.

Nos démocraties doivent combattre intelligemment le terrorisme djihadiste par le renseignement, la prévention, l'action internationale, sans contredire leurs principes comme on en a eu de nombreux exemples dans le passé et aujourd'hui encore.  

Ismaël Dupont, le 4 juin 2017

  

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:34

Journée de carence dans la fonction publique, le retour de l'injustice

Pour la CGT Finances Publiques les premières annonces du  gouvernement Macron confirment les orientations libérales entrevues lors de la campagne des présidentielles et les choix dogmatiques du nouveau président élu, comme la suppression de 120 000 fonctionnaires, le gel du point d'indice en 2018 et le rétablissement de la journée de carence...

Alors que les fonctionnaires de Bercy sont dans l'attente d'un véritable dialogue social, la CGT Finances Publiques porteuse des revendications légitimes des agents d'une administration à bout de souffle attend lors des prochaines rencontres autre chose que des positions idéologiques !

Ainsi le Président Macron reprend à son compte les ficelles démagogiques avec la restauration de la journée de carence, paraphrasant l'argumentaire de la sacro-sainte équité entre salariés du public et du privé: «Je le restaure, et je l’ai dit et je porte cette mesure parce qu’il y a une protection légitime en matière d’emploi quand on est fonctionnaire : on a un devoir de neutralité, une indépendance et donc des protections légitimes. Mais ces protections légitimes, elles ne justifient pas d’avoir des droits exorbitants.»

Droit exorbitant ? La contrepartie de cette abrogation en 2014 avait été l'instauration d'un contrôle renforcé « des arrêts maladie de courte durée et des arrêts répétitifs », dans le but d’arriver à « un niveau de contrôle équivalent à celui du privé ».

Une mesure d’équité ? Ce n'est pas ce que disait le Ministre de l'économie et des finances Emmanuel Macron en mai 2015, estimant que « si l’on examine de près la situation des salariés du privé, on s’aperçoit que les deux tiers d’entre eux sont couverts par des conventions collectives qui prennent en charge les jours de carence. Donc, « en vrai », comme disent les enfants, la situation n’est pas aussi injuste [...]». Et le ministre de conclure que ce n'était pas « une bonne mesure » !

Pour la CGT Finances Publiques, l'annonce de ce rétablissement confirme qu'il n'y a jamais eu de changement de cap dans la vision des arrêts maladies des agents publics, les différents gouvernants s’entêtant dans le dogme qui consiste à ne voir les services publics que sous une logique comptable.

C'est pourquoi elle appelle les agents des Finances publiques à maintenir la mobilisation engagée depuis plusieurs mois autour des emplois, des missions et des conditions de travail !

La CGT-Finances Publiques condamne l'annonce de la restauration du jour de carence, mesure injuste, inutile et inefficace

Réintroduction par Macron de la journée de carence dans la fonction publique en cas de maladie: le retour de l'injustice (CGT Finances)
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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:27
Précarité. La chasse aux bénéficiaires du RSA bat son plein
CAMILLE BAUER ET CÉCILE ROUSSEAU
VENDREDI, 26 MAI, 2017
L'HUMANITÉ

Contrôle des comptes bancaires, chantage au bénévolat… certains départements dirigés par la droite organisent un flicage très serré des plus pauvres, sautant sur le moindre prétexte pour réduire ou supprimer leurs maigres allocations.

Deux allocataires du RSA errent en plein désert. Dessins tristes, sombres. Régis (1), illustrateur de 43 ans, a rangé ses pinceaux de couleur. Désormais, son quotidien, il le dessine en noir et blanc, miroir d'une vie qui s'obscurcit. Précaire depuis des années, l'artiste bénéficiait jusqu'ici sans problème du RSA activité en complément de son travail. Mais le renforcement des contrôles dans son département du Maine-et-Loire a transformé ses fins de mois difficiles en descente aux enfers.
En septembre 2016, Régis reçoit un courrier et doit tout à coup présenter trois mois de relevés de comptes, de quittances de loyer et prouver que sa fille est bien scolarisée. Une intrusion dans sa vie privée qui se poursuit avec la venue à domicile des contrôleurs de la caisse d'allocations familiales (CAF). « Ils ont continué leur enquête en remontant l'historique sur deux ans, raconte Régis. Et là, j'ai dû justifier les chèques que ma mère m'avait faits pour le Noël de mes deux enfants et pour payer le trajet en train ! On m'a aussi demandé des comptes sur 1 euro symbolique que j'avais gagné lors d'un procès. Ça va très très loin. »
Sonné, l'allocataire apprend en mars dernier que le RSA et une partie de son APL sont suspendus le temps de la « régulation » de son dossier. Régis se voit aussi réclamer 7 000 euros de trop-perçu. Sa compagne est entraînée dans la galère. « Comme nous sommes en RSA couple, elle non plus ne touche plus rien et devient solidaire des indus. » En compensation, Régis reçoit une aide d'urgence de... 70 euros octroyée par le département. « Mais je suis tellement traumatisé que je ne sais pas si on ne va pas me demander de déclarer cette aide. J'ai aussi eu droit à des bons alimentaires, car pendant un temps, nous avons eu du mal à manger. » Pour survivre à cette attente insoutenable, il a fait appel à la solidarité sur Facebook. « On voit bien que le seul objectif du conseil général est de faire du chiffre. Plein de personnes précaires de mon entourage se retrouvent dans cette situation. »

Régis n’est pas un cas isolé. Depuis quelques années, certains départements, pour l’essentiel dirigés par la droite, ont décidé de renforcer les contrôles des bénéfi ciaires du RSA. Aux avant-postes du fl icage, le Nord, l’Isère, la Drôme, le Haut-Rhin et le Bas-Rhin qui, tous, se sont dotés de fonctionnaires spécialisés dans la chasse aux fraudeurs, alors même que, pour la plupart, ils s’étaient désengagés de toute politique d’insertion. « Les mêmes qui n’ont rien fait pour nous aider à nous en sortir nous accusent maintenant parce qu’il n’y a plus d’argent », constate, amer, Alain Guézou, fondateur de RSA 38 et qui avait marché en 2013 jusqu’à l’Élysée pour alerter sur le sort des allocataires. Le département le plus emblématique reste le Nord. Autorisé par la Cnil à recouper le fi chier du RSA avec celui de Pôle emploi, son service de lutte contre la fraude a identifi é 45 000 allocataires qui, faute d’inscription à l’ex-ANPE, risquent de voir leur RSA réduit ou supprimé

Ailleurs, c’est la mesure prônée un temps par l’actuel ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, le contrôle des comptes bancaires des allocataires, qui est choisie. Tout revenu annexe pouvant être retranché du montant des allocations (536,78 euros pour un bénéficiaire célibataire), la moindre économie, le plus petit cadeau, peuvent se retourner contre le bénéficiaire du RSA.

C’est ce qui est arrivé à Régis, mais aussi à Alain Guizou. Ce père célibataire de trois enfants s’est vu retirer un mois de RSA parce qu’il avait eu la mauvaise idée de déclarer les 800 euros que son fils avait gagnés l’été en travaillant dans une colonie de vacances. En principe, demander à quelqu’un au RSA de produire ses relevés de comptes n’est pas légal, la loi stipulant qu’il doit faire une déclaration sur l’honneur, mais cela n’a pas arrêté les départements. « Depuis un an, ça c’est beaucoup durci. On doit justifier absolument tout ce qu’on perçoit et, dans certains cas, on nous demande nos relevés de comptes », confirme François Garnier, du Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP) à Belfort et Thann (Haut-Rhin).

« Conditionner l’obtention du RSA à des heures de bénévolat contraint »

Même constat en Isère. Depuis le démarrage, en octobre 2016, d’un plan de lutte contre les fraudes, « ils se sont mis à tout éplucher et à chercher la fraude, y compris en demandant des bulletins de salaire ou des relevés de banque », raconte Pierre-Louis Serrero, président de l’association RSA 38. Il n’est pas hostile au principe du contrôle, mais s’indigne du fait qu’il y ait « une suspicion systématique » alors qu’il y aurait, selon une étude de la Caisse nationale des allocations familiales, seulement 2 % de fraudeurs, pour des montants dérisoires, comparés à la fraude fiscale des entreprises.

Le soupçon de « laisser-aller » alimente d’autres types de mesures. « Il y a eu une offensive, l’année dernière, déclenchée par le Haut-Rhin et qui a été depuis suivie par d’autres départements. Ils ont décidé de conditionner l’obtention du RSA à des heures de bénévolat contraint », rappelle Florent Gueguen, directeur de la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS). La mesure a été jugée illégale en octobre 2016 par le tribunal administratif. Mais elle a été réintroduite sous la forme d’un « contrat d’engagement réciproque » que le demandeur du RSA est incité à signer et qui comporte l’obligation d’une activité bénévole.

En principe, il s’agit d’une politique incitative. Mais, dans les faits, la marge de manœuvre des allocataires est limitée. « Pour les chômeurs qui signent un contrat d’engagement PPAE (projet personnalisé d’accès à l’emploi – NDLR), le bénévolat peut être inscrit dans le dispositif, on présume donc de l’accord de la personne. Dans le Haut-Rhin, on peut être radié si on refuse d’effectuer ces heures. Dans le Bas-Rhin, on a obtenu l’engagement de ne pas pouvoir radier les personnes qui ne respectent pas ce contrat d’engagement », explique Marc Desplats, responsable du MNCP dans le Grand Est.

À ces mesures, s’ajoute la complexité amenée par la dématérialisation. « Pour les gens les plus éloignés, ça a compliqué les démarches en multipliant les risques d’erreurs et en rendant les recours plus difficiles, faute d’interlocuteurs », estime Jean-Christophe Sarrot, coauteur du livre Pour en finir avec les idées fausses sur les pauvres. L’absence d’Internet à domicile, la difficulté à rédiger ou même à réceptionner un mail, l’incompréhension du langage souvent alambiqué des documents administratifs… autant de raisons qui expliquent un rendez-vous raté ou la mauvaise case cochée par le bénéficiaire. S’y ajoutent des méthodes plus discrètes. « Parfois, des consignes sont tout simplement données aux services sociaux des départements pour qu’ils compliquent la tâche aux demandeurs d’aides sociales », assure Jean-Christophe Sarrot.

« La conséquence, c’est beaucoup de stress et de souffrance »

L’argument derrière ce raidissement est en partie budgétaire. Depuis la crise de 2008, la courbe des allocataires s’est envolée, suivant celle du chômage. Entre 2012 et 2014, leur nombre a crû de 12,5 %, pour atteindre 1,9 million de foyers, selon une étude de la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees). Parallèlement, l’État n’a cessé de réduire le montant de ses dotations, laissant les départements payer seuls la majorité des coûts. Faute de système de péréquation, « ce sont les départements les plus pauvres qui ont à la fois le plus de chômeurs et le moins de rentrées fiscales », souligne Florent Gueguen.

Mais, si l’argument budgétaire est réel, il sert surtout à mettre en avant un discours de suspicion systématique contre les pauvres, accusés de vivre sur le dos de la collectivité et d’être seuls responsables de leur situation. « Il y a une volonté de caresser l’opinion publique dans le sens du poil sur le thème de ‘‘l’assistanat’’ », estime Florent Gueguen. « On considère que les plus modestes sont a priori malhonnêtes ! » tempête de son côté Pierre-Louis Serrero, qui s’indigne qu’on laisse courir Pénélope Fillon quand un allocataire du RSA devient un paria pour quelques euros non déclarés.

Pour les allocataires, cette suspicion croissante est coûteuse. « La conséquence, c’est beaucoup de stress et de souffrance », souligne Jean-Christophe Sarrot. Déjà obligés de remplir quatre déclarations de revenus par an, les allocataires se sentent infantilisés. Ils soulignent le caractère intrusif de ces nouvelles demandes, qui les obligent à dévoiler toute leur vie. Le moindre courrier devient une source d’angoisse. « On vit du soir au matin dans la peur », résume Alain Guizou. Pas vraiment des conditions idéales pour se reconstruire et chercher un emploi. Pour ceux qui sont radiés ou qui ont vu leurs allocations réduites, c’est rapidement la perte du logement et la descente aux enfers. « In fine, ces gens, nous allons les retrouver dans nos structures d’hébergement d’urgence. Cette approche est une machine à produire de la grande précarité ! » martèle Florent Gueguen.

Écœurés par le système, certains allocataires ont choisi de prendre la tangente, alors que, déjà, plus de 30 % de ceux qui pourraient prétendre au RSA n’en font pas la demande. Daniel fait partie de ceux qui ont jeté l’éponge. Après de multiples galères pour que la CAF accepte le cumul de l’allocation avec ses droits d’auteur et une pension militaire de 56 euros, le compositeur-interprète, artiste protéiforme, a dit stop : « J’ai été victime d’un véritable acharnement. De 2009 à 2016, je me suis retrouvé sur plusieurs périodes de trois mois avec zéro revenu. » Désormais, il vit sur un terrain prêté par un ami, cultive son potager et a installé son atelier en pleine nature, en périphérie de Strasbourg. « Je me suis enfin stabilisé. »

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:14

Avril 1977-juin 2017. Quarante ans après, la CGT a redonné vie, hier, au rallye des bradés, cortège pour l'emploi sur les routes du Finistère. Les jeunes syndiqués de l'époque ont bien sûr pris quelques rides, les modèles des voitures ont changé mais le combat, lui, reste plus que jamais d'actualité. 

« On lâche rien, on lâche rien, on lâche rien ». Une manif sur les coups de 18 h devant la maison des syndicats ? La scène a de quoi surprendre. Les passants se demandent ce qu'est ce cortège de véhicules qui arrive en klaxonnant, musique à fond, drapeaux CGT aux vitres et revendications sur le capot ! C'est le retour du rallye des bradés. En 1977, dans la France de Valéry Giscard d'Estaing et Raymond Barre, les syndicats avaient eu l'idée de se lancer sur les routes du Finistère pour alerter sur la situation de l'emploi. 80 véhicules, 220 militants, 500 km de trajet, l'opération avait été une réussite. Quarante ans après, la CGT a décidé de renouveler l'opération pour s'en souvenir mais aussi pour continuer à tirer la sonnette d'alarme.

 

« On était plein d'espoir »


Le rallye des bradés version 2017, ce sont 32 véhicules et environ 80 personnes mobilisées. Parti hier d'Ergué-Gabéric, le cortège est passé par Douarnenez, Pont-l'Abbé, Concarneau, Rosporden et Scaër avant de faire escale à Carhaix en début de soirée. Avec partout, un « super accueil » comme en 1977. Alors évidemment, les looks vestimentaires ont bien changé. Les voitures aussi. Exit les R16 et autres 404. Mais l'ambiance bon enfant reste la même. Jean Pirou l'a constaté hier. En 1977, il avait 33 ans et faisait partie de la dizaine de Carhaisiens à participer au rallye. « On avait fait une journée de Carhaix à Saint-Pol-de-Léon en passant par Huelgoat et Morlaix. C'était très sympa », se souvient Jean qui, lui, avait pris place dans un pick-up 404, prêté par un copain artisan.
 

 Sur les photos d'époque, on voit aussi une R16 portant un slogan carhaisien « Carhaix, réseau breton. 1967 = 550 agents. 1977 = 200 » sur le toit. « Et en 2017, c'est à peine 50 personnes », explique Fañch Laporte, militant CGT et jeune retraité de la gare. En 1977, Jean Pirou était, lui, salarié de Negobeureuf, à Lamprat. Et il se souvient, qu'à l'époque, il y avait trois laiteries à Carhaix. « On était 150 chez Nego, autant chez Unicopa et une quarantaine chez Entremont. Nego a été racheté par Unicopa qui a été racheté par Entremont. Et aujourd'hui, il n'y a plus que les Chinois », constate-t-il, amer. En quarante ans, la situation de l'emploi ne s'est guère améliorée. « Pourtant, à l'époque, on était plein d'espoir. On voulait faire changer les choses », confie Jean Pirou.

 

20.000 chômeurs en 1977 73.000 en 2017


« Il y a 40 ans, seul le privé était mobilisé. Aujourd'hui, les services publics sont aussi concernés parce que les conditions de travail se sont fortement dégradées », observe, de son côté, Anne-Véronique Roudaut, secrétaire de l'union départementale CGT. Les 20.000 chômeurs recensés en 1977 dans le Finistère semblent très, très loin. « Aujourd'hui, on en est à plus de 73.000. La population a augmenté mais sans doute pas dans ces proportions », poursuit Anne-Véronique Roudaut. Pour y remédier, la CGT dit aussi vouloir faire des propositions. Selon le syndicat, l'arrivée de Synutra à Carhaix serait, par exemple, une opportunité de relancer l'activité fret à la gare de Carhaix en transportant la production de l'usine vers Brest, via le rail. Aujourd'hui, le cortège prend la direction de Morlaix, Saint-Pol-de-Léon, Landerneau et du port de Brest.


 

 

 

Le Télégramme

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:12
Avec le PCF, pas de trêve estivale pour Emmanuel Macron
MAUD VERGNOL
VENDREDI, 2 JUIN, 2017
HUMANITE.FR
Pierre Laurent : « Tout ce que nous aurons semé pendant cette campagne sera utile pour la suite car évidemment la bataille ne fait que commencer »  Photo : Bruno Arbesu
Pierre Laurent : « Tout ce que nous aurons semé pendant cette campagne sera utile pour la suite car évidemment la bataille ne fait que commencer » Photo : Bruno Arbesu

Pierre Laurent a lancé jeudi, devant le conseil des prud’hommes du 10è arrondissement de Paris le top départ de la campagne du PCF « L’été, c’est pas fait pour casser le code du travail ».

Des militants arrivent panneaux sous le bras et tracts en mains devant le conseil des prud’hommes de la rue Louis Blanc, dans le 10è arrondissement de Paris. L’un d’entre eux arbore fièrement une pancarte « Un code du travail par entreprise, c’est comme un code de la route par rue ». C’est face à cette juridiction symbolique, fragilisée par la loi EL Khomri, où se jugent les conflits du travail et où les injustices peuvent être réparées, que le secrétaire national du PCF a choisi de lancer la campagne « L’été, c’est pas fait pour casser le code du travail ». A ses côtés, Didier le Reste, candidat communiste de la 5e circonscription de Paris, rappelle comment Emmanuel Macron compte pousser au bout la logique qui a guidé la loi travail, pourtant rejetée massivement par les Français. « Le président de la République veut poursuivre la démolition des droits des salariés entamée sur le temps de travail au cours du quinquennat Hollande, en l’étendant à toute l’organisation du travail. Et au pas de charge ! » alerte l’ancien secrétaire général de la CGT cheminots. « Le patron du MEDEF applaudit à tout va et piaffe d’impatience » lance Didier le Reste sous les applaudissements. « Si on laisse faire ce gouvernement, il sera fort avec les faibles et faibles avec les forts » avance le candidat, qui compte proposer l’abrogation de la loi El Khomri s’il est élu, « car on ne négocie pas les reculs sociaux ! ». « L’idée d’une majorité absolue pour Macron me rend malade, glisse un militant. Leur projet était minoritaire, et voilà qu’ils vont avoir les mains libres pour tout casser pendant les vacances ».

« Vous pourrez compter sur nos députés pour s’opposer aux ordonnances Macron »

« Dans les semaines qui viennent, et pendant tout l’été, nous avons décidé de mener une campagne qui doit aider à amplifier les mobilisations sociales jusqu’à la mise en l’échec de l’utilisation des ordonnances » a invité Pierre Laurent, tandis que les militants tendent aux passants des tracts sur lesquels une femme est allongée sur un transat, un symbole du droit au repos contre la logique d’exploitation. « Notre slogan montre clairement le choix de société qui est devant nous, explique le secrétaire national du PCF: où l'asservissement au travail et la précarité à vie, où une vie digne faite d'un travail reconnu, correctement payé avec un bon salaire, permettant le droit au repos et aux vacances pour tous » poursuit-il. Un mot d’ordre chaudement accueilli par les badauds qui se détendent sous la douceur printanière le long du Canal Saint-Martin. « Vous pourrez compter sur nos députés pour s’opposer aux ordonnances Macron. Ce seront eux qui feront rentrer la vraie société civile à l’Assemblée ! Ce combat-là, nous allons le mener d’arrache- pied dans la dernière ligne droite. Tout ce que nous aurons semé pendant cette campagne sera utile pour la suite car évidemment la bataille ne fait que commencer » a conclu le secrétaire national du PCF sous les applaudissements, avant de partir pour une déambulation le long des rives du Canal.

Chef de la rubrique Politique
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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:06
Mac Do, dénonciation de l'évasion fiscale: Vendredi 2 juin : les communistes morbihannais sur tous les fronts !
Mac Do, dénonciation de l'évasion fiscale: Vendredi 2 juin : les communistes morbihannais sur tous les fronts !

Mc Do et les banques ont ceci en commun de détourner de l’argent en spéculant sur des fonds qui pourraient servir à l’investissement, notamment public. Au nom du profit, l’optimisation fiscale – selon la terminologie « officielle »- consiste à échapper à l’impôt et à faire fructifier l’argent du contribuable, les aides publiques …. avec la complicité des tenants de l’Europe néo-libérale : Monsieur Junker en tête.

A l’heure où l’on demande de plus en plus d’efforts au nom d’une « austérité » supposée indispensable pour l’économie nationale ; à l’heure où l’on supprime des services publics et ou l’on stigmatise les fonctionnaires soi-disant « privilégiés »… : de grands groupes financiers et partenaires de l’Etat français (BNP, Société générale …) ainsi que les lobbys de la malbouffe (à l’instar de Mc Do), font fi de l’environnement et du peuple sur le dos duquel ils s’enrichissent éhontément.

C’est pourquoi, les communistes du Morbihan et leurs candidats du Front de gauche s’engagent à poursuivre le travail des parlementaires pour une véritable COP 21 contre l’évasion fiscale et pour une politique volontariste en faveur de l’environnement et du traitement des déchets. Ils se sont mobilisés le 2 juin dernier devant Mc Do à Lorient et devant les banques à capital majoritaire français.

Nous avons besoin de député.e.s anti-austérité !

Vous pouvez aussi écouter Monique Pinçon-Charlot très éloquente et pédagogue sur le sujet !

Menu évasion fiscale et Mc Do : les bénéfices, sur place ou à emporter ?

Visiblement, le géant de la restauration rapide préfère les emporter au Luxembourg, laissant un déficit orchestré, sur place, en France.

En 2013, l’Etat réclamait 300 millions d’euros au géant de la restauration rapide. Par un tour de passe-passe fiscal, Mc Do déclare ses bénéfices à une société écran basée au Luxembourg qui ne l’imposeà un taux négocié de 1,02 % (à 6 % pour les autres sociétés basées au Luxembourg avec l’aval de Jean-Claude Juncker, chantre du libéralisme et fossoyeur de la Grèce !

McD Europe Franchising Sarl, installée au Luxembourg, ne compte que 13 salariés. En 4 ans, elle a pourtant brassé plus de 3,7 milliards d’euros et n’a payé que 16 millions d’euros d’impôts, au Luxembourg. Ce qui constitue un manque à gagner de plus d’un milliard d’euros pour les pays voisins.

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 05:00
Vannes. Jusqu'à 12 heures d'attente aux Urgences de l'hôpital ! (Ouest-France, 2 juin 2017)

Ces dernières semaines, les Urgences de l'hôpital de Vannes ont dû faire face à un record d’affluence. Le temps de prise en charge s’allonge, les patients doivent patienter parfois 12 h à l’accueil avant de voir un médecin. La CGT dénonce la situation et vient d'écrire à l'Agence régionale de santé.

Ces dernières semaines, les Urgences du Centre hospitalier de Bretagne-Atlantique à Vannes ont dû faire face à un record d’affluence. « Les conditions de travail du personnel et d’accueil des patients continuent de se dégrader, ce que nous dénonçons depuis 2014 », affirme, dans un communiqué, la CGT de l’établissement.

« Le temps de prise en charge s’allonge, les patients doivent patienter parfois 12 h à l’accueil avant de voir un médecin ! Les personnels médicaux et non médicaux font face depuis des années de façon exemplaire, mais lors du week-end de l’Ascension, le vase a débordé !"

Les représentants du personnel CGT au CHBA ont alerté le Comité d’hygiène et sécurité CHSCT et saisi l’Agence régionale de santé. Ils posent notamment la question de savoir quels sont les moyens alloués aux urgences de l’hôpital pour faire face à ses missions.

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 19:28
Le président de la République Emmanuel Macron peut-il rire des milliers de morts au large de mayotte?

Les propos scandaleux de Monsieur Macron sont très mal perçus dans l’ensemble de l’archipel. Au delà des excuses officielles qui sont évidemment attendues, la réponse passe par un changement de la politique de la France et de l’Union Européenne vis-à-vis de Mayotte. Le statut quo n’est plus possible. L’île ne doit plus être érigée en citadelle coupée de l’archipel au risque de prolonger l’hécatombe et d’aggraver la situation de ses habitants. Les Comores doivent bénéficier d’un véritable plan d’aide afin de mettre fin à l’asymétrie qui a été organisée depuis des décennies entre Mayotte et les autres îles.

Le président de la République peut-il rire des milliers de morts au large de Mayotte?

 

En 1995 le gouvernement Balladur a entravé la libre circulation des personnes dans l'archipel des Comores en imposant un visa d'entrée à Mayotte aux résidents des trois autres îles comoriennes (Mohéli, Anjouan, Grande-Comore).

Depuis des siècles, les Comoriens allaient d’une île à l’autre à bord de pirogues dénommées « kwassa-kwassa ». Le « Visa Balladur » a brisé cette libre circulation et rendu périlleux les déplacements entre Mayotte et les autres îles des Comores. Il a engendré un drame monstrueux, se soldant par des milliers de morts (plus de 10 000 selon plusieurs rapports). La mer d’Anjouan est ainsi devenue un des plus grands cimetières marins du monde.

En visitant le Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage atlantique d'Etel, dans le Morbihan, Monsieur Macron a cru faire de l’humour en indiquant au cours d’une discussion que « le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien ».

Le nouveau Président de la République devrait apprendre à se contrôler pour ne pas rire de tout, surtout lorsqu’il s’agit de l’innommable. D’autant que l’Etat français porte une très lourde responsabilité dans ce crime affreux qui se perpétue. A tel point qu’en 2016, François Hollande avait ainsi évoqué une situation "extrêmement préoccupante", pour laquelle il fallait "prendre des dispositions". Rien n’a été fait. Le « Visa Balladur » est toujours en place, et de nombreux Comoriens, hommes, femmes et enfants, qui tentent de venir à Mayotte meurent noyés en mer d’Anjouan.

Mayotte devenue  un département français en 2009, en violation du droit international et de toutes les résolutions des Nations Unies, vit une situation sociale, économique et de tensions qui ne cesse de se dégrader.

Les propos scandaleux de Monsieur Macron sont très mal perçus dans l’ensemble de l’archipel. Au delà des excuses officielles qui sont évidemment attendues, la réponse passe par un changement de la politique de la France et de l’Union Européenne vis-à-vis de Mayotte. Le statut quo n’est plus possible. L’île ne doit plus être érigée en citadelle coupée de l’archipel au risque de prolonger l’hécatombe et d’aggraver la situation de ses habitants. Les Comores doivent bénéficier d’un véritable plan d’aide afin de mettre fin à l’asymétrie qui a été organisée depuis des décennies entre Mayotte et les autres îles.

Le PCF, 3 juin 2017 

Le président de la République Emmanuel Macron peut-il rire des milliers de morts au large de mayotte?
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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 19:00

Brest. L'appel pour retrouver la photo de 4 résistants

Ouest-France Brest 03/06/2017 Laurence GUILMO

http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/brest-l-appel-pour-retrouver-la-photo-de-4-resistants-5037360
 

Pour honorer la mémoire des 19 Brestois fusillés au Mont Valérien, dont la stèle se trouve au Guelmeur, Gildas Priol et Roger Berthelot recherchent les photos de quatre résistants.
 

Ces jeunes Brestois font partie des 19 Francs-tireurs et partisans (FTP) exécutés par les Nazis, le 17 septembre 1943, au Mont Valérien. Pour honorer leur mémoire, des associations recherchent leurs portraits.

Une stèle

C'est un jardin dédié aux 19 Brestois fusillés au Mont Valérien. Il est situé au Guelmeur, près de l'école Diwan, à l'angle des rues Lacordaire et Georges-Melou. Une stèle s'y dresse, consacrée à ces résistants Francs-tireurs et partisans (FTP), exécutés par les Nazis, le 17 septembre 1943, à Suresnes, près de Paris, avec 991 autres combattants français. Le nom de chacun de ces Brestois y est gravé.

Une mémoire

Une deuxième action contre l'oubli est en cours à l'initiative de l'Association des anciens combattants résistants (Anacr) et de Fort Montbarey, le mémorial des Finistériens. Objectif : retrouver le portrait de chacun. « Nous avons déjà retrouvé quinze photos grâce à internet, via notre page Brest 44 sur Facebook, et aux archives municipales. Il en manque encore quatre ! En faisant appel à Ouest-France, nous espérons qu'une connaissance ou un proche reconnaîtra l'un de ces résistants, et nous contactera », explique Gildas Priol, 29 ans, animateur de la page et membre de l'Anacr.

Les associations veulent préserver la mémoire des résistants, en lien avec les jeunes générations. « Pour faire passer un message, l'image est primordiale », affirme le jeune homme. L'an prochain, le forum brestois de la résistance sera d'ailleurs consacré aux FTP.

Arrêtés par des Français

Pour la grande majorité, ces résistants étaient ouvriers à l'arsenal et membres du Parti communiste. Ils ont été arrêtés par la police française entre 1942 et 1943. Et « sauvagement torturés ! », ajoute Roger Berthelot, de l'Anacr. Ils ont été remis à la police allemande, puis emprisonnés. En août 1943, ils ont été condamnés à mort par un tribunal militaire allemand. La plupart ont été jugés pour des « actions de francs tireurs » (tracts, sabotages, etc.)et quelques-uns pouravoir entrepris de « recréer le Parti communiste illégal ».

Les quatre résistants dont il manque la photo
 
 

Lucien Argouach est né le 11 octobre 1921, au Relecq-Kerhuon. Il est le fils de Maria Piolot et d'Etienne Argouach. Arrêté en octobre 1942, il est décédé à 22 ans.

Paul Le Gent est fils de Paul Louis Le Gent et d'Anna-Marie Corvé. Il est né le 5 juin 1913, à Brest. Il s'est marié avec Yvonne Creff, avec laquelle il a deux garçons, Jean-Claude et Yvon. Il a été arrêté sur dénonciation en octobre 1942. Il a été exécuté à 30 ans.

Etienne Rolland est né le 10 novembre 1916, à Brest. Il est le fils d'Alexandre Rolland et de Marie Le Roy. Il s'est marié avec Yvonne Stéphant et est père de trois enfants. Il a été tué à 26 ans.

Charles Vuillemin est né le 28 mars 1918, à Brest. Son père est décédé lors de la Première Guerre mondiale. Le jeune homme a été officier radio dans la marine marchande. Il est devenu un des chefs locaux des FTP. Il prit part à l'attentat contre l'hôtel Moderne à Brest, siège de la Kreiskommadantur. Arrêté en 1943, il est décédé à 24 ans. À Saint-Marc, une rue porte son nom.

Dix fusillés avaient été oubliés

Pour rappel, dix Brestois faisaient partie des 19 FTP fusillés le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, près de Paris. Mais leurs noms ne figuraient pas sur la cloche de ce lieu de mémoire. Cet oubli a été réparé en 2010.

Contact : 06 45 90 98 33 ; Facebook : Brest 44

 

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 17:16
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