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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 06:33
Pour Nazim Khalfa, Alger Républicain - L'ultime au-revoir à l'humaniste, au lutteur, au militant infatigable des causes justes - dimanche 28 janvier
Pour Nazim Khalfa
L’ultime au-revoir à l’humaniste, au lutteur, au militant infatigable des causes justes
dimanche 28 janvier 2018 
par  Alger republicain 
 

C’est une belle et forte assemblée d’amis, de camarades, de proches, de militants politiques, et associatifs, en présence de son épouse, de ses deux filles, et de sa soeur, qui a participé aux obsèques de Nazim Khalfa, mon vieux frère, mon camarade, trop tôt parti [1], en ce vendredi 26 janvier 2018, illuminé par un soleil indécis, que taquinait de petites averses.

Rassemblés au crématorium, ces femmes et ces hommes de Carhaix, la ville où il vivait depuis plusieurs décennies, mais aussi celles et ceux venus de toute la Bretagne et d’ailleurs, étaient là pour rendre hommage et dire au-revoir à un homme attachant, simple, généreux, amoureux de la nature et des chevaux [2], qui aura consacré sa vie aux luttes pour la justice sociale, le progrès, mais aussi aux justes causes et luttes des peuples opprimés et à la solidarité internationaliste.

Après les tendres et poétiques lettres d’adieu de ses deux filles, dans une eulogie forte, dense et fraternelle, son ami et camarade Jean-Pierre Jeudy [3], dont nous reprendrons quelques passages avec son aimable autorisation, rappela ses luttes politiques et sociales, mais aussi son combat, exemplaire, inébranlable [4], et sa solidarité sans faille pour la Palestine et son peuple colonisé, réprimé, opprimé.

Nazim Khalfa avec Yasser Arafat {JPEG}Nazim Khalfa avec Yasser Arafat

Après un premier voyage en Palestine - Cisjordanie et Gaza - en 2001 au sein d’une délégation de la ville de Carhaix, conduite par son maire Christian Troadec, il rejoint l’Association France Palestine Solidarité. A cet effet, il me revient, c’était en juin 1967, qu’adolescents nous nous rendîmes au siège de l’OLP, à Alger, pour adjurer les responsables palestiniens de nous envoyer sur le front combattre l’armée sioniste.

Dans la foulée de ce premier voyage, il crée le groupe local de France-Palestine-Solidarité Centre-Bretagne [5] dont il assurera la présidence pendant 15 ans. Ce combat se matérialise par de nombreuses actions de solidarité en faveur du camp de réfugiés d’El Arroub, en Cisjordanie, où il séjourna lors de son voyage de 2001. Il y retournera à plusieurs reprises. Cette solidarité active, concrète, se traduit par l’équipement d’un laboratoire informatique pour les écoles, l’acheminement de mobilier scolaire pour l’école de filles et la maison de l’enfance, et par le parrainage de 12 enfants des familles les plus pauvres du camp, mais aussi, car il ne faut rien négliger, par la vente solidaire d’huile d’olive des paysans d’El Arroub. A ces actions s’ajoutent le projet de jumelage entre la ville de Carhaix et le camp d’El Arroub. Il jouera, à cet égard, un rôle décisif pour que soit acté officiellement en 2010 leur jumelage. Son combat et ses qualités lui valent d’être élu à trois reprises au Conseil national de France Palestine Solidarité, sa dernière élection remontait au congrès tenu en mai 2017.

Ces combats, ce choix de vie, J.P. Jeudy, son successeur à la Présidence de l’antenne Centre-Bretagne de l’Association France-Palestine-Solidarité, les restitua en ces termes : « Pour la justice et le progrès social. Du côté des faibles contre les puissants. Des victimes contre leurs bourreaux. Des exploités contre leurs exploiteurs. Des résistants contre l’occupant. Toujours l’indignation à fleur de peau et le refus de toute résignation ». 
Tel était, mais le portrait reste incomplet, Nazim Khalfa.

Pour pallier à cette incomplétude, écoutons le poète, dont le prénom, en hommage, lui avait été donné par son père :

Je suis communiste
Je suis amour des pieds à la tête
Amour : voir, penser, comprendre
Amour : l’enfant qui naît
La lumière qui avance
Amour : accrocher une balançoire aux étoiles
Amour : tremper l’acier avec mille peines
Je suis communiste
Je suis amour des pieds à la tête

Nazim Hikmet. Les Romantiques : la vie est belle, mon vieux.

.

Smaïl Hadj Ali
28.01.18

 

[1Son père Boualem Khalfa est décédé le six juillet 2017.

[2Nazim Khalfa créera le premier centre équestre de Carhaix pour démocratiser et ainsi permettre au plus grand nombre de pratiquer un sport réservé aux plus fortunés.

[3Maire communiste de la ville de Carhaix de 1977 à 1995.

[4Il associera l’antenne Centre-Bretagne de France Palestine Solidarité à la campagne Boycott-Désinvestissements-Sanctions. (B.D.S).

[5Nazim Khalfa en a été le Président honoraire et le fondateur.

Pour Nazim Khalfa, Alger Républicain - L'ultime au-revoir à l'humaniste, au lutteur, au militant infatigable des causes justes - dimanche 28 janvier
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8 février 2018 4 08 /02 /février /2018 06:00

Comment adapter la SNCF à l’arrivée de la concurrence ? Un rapport doit être remis dans quelques jours à Matignon. Statut des cheminots, transformation de l’entreprise en société anonyme... les sujets sur la table risquent de provoquer une déflagration sociale à la SNCF.

Attention, bombes sociales à la SNCF. Si vous avez prévu de voyager en train dans les prochains mois, méfiez-vous : l’agenda social 2018 de la compagnie ferroviaire s’annonce explosif et risque de déclencher des grèves d’ampleur . C’est, en effet, au début de cette année que vont être débattues les conditions d’ouverture à la concurrence du rail français au plus tard le 14 décembre 2020 pour les TGV, et le 25 décembre 2023 pour les lignes trains régionaux et d’équilibre du territoire.

Une première étape doit être franchie dans les prochains jours lorsque Jean-Cyril Spinetta rendra le rapport que le Premier ministre lui a commandé en octobre. L’ancien pdg d’Air France a la délicate mission de proposer une stratégie de refonte du transport ferroviaire à bout de souffle et d’alimenter la réflexion du gouvernement avant le projet de loi Mobilité qui devrait être présenté au Parlement au printemps. Pour préparer la concurrence, le « rapport Spinetta » risque de contenir des propositions sociales jugées inacceptables pour les cheminots et leurs syndicats. Tour d’horizon des trois dossiers qui pourraient mettre le feu aux poudres.

Le statut du cheminot

C’est le dossier le plus sensible. Issu d’un décret de 1950, il complète le code du Travail et définit les règles propres aux cheminots en matière de rémunérations, de congés, de déroulement de carrière ou encore de droit syndical. Un statut avantageux qui garantit l’emploi à vie des cheminots qui ne peuvent être licenciés, sauf faute grave. L’été dernier, Emmanuel Macron avait lancé à un cheminot : «Vous protéger ce n’est pas protéger votre statut ou le job d’hier, c’est vous protéger en tant qu’individu pour aller vers le job de demain ».

Une manière de faire sauter le tabou du sacro-saint statut des cheminots qui alourdit automatiquement la masse salariale de la SNCF 2,4% chaque année contre 2% chez un transporteur sans statut. Pour en finir avec charge supplémentaire, plusieurs scénarios sont possibles. Comme pour Orange ou La Poste, le statut pourrait être supprimé pour les nouveaux embauchés à la SNCF. « C’est sans doute le scénario le plus acceptable socialement et le plus fort politiquement », analyse un connaisseur du ferroviaire.

L’autre hypothèse serait de « dévitaliser le statut » en supprimant certains avantages.

La dernière option, plus radicale, serait de supprimer le statut pour tous, les entrants comme les salariés en poste.

La transformation de la SNCF en société de droit privé

« Son statut d’Epic (NDLR : établissement public à caractère industriel et commercial) actuel risque d’être remis en cause par l’Europe qui estime qu’il fausse la concurrence, analyse Gilles Savary, spécialiste des transports et ancien député socialiste. Cela apporte une garantie universelle à la SNCF qui la protège de la faillite. En la transformant en société anonyme, avec par exemple l’entrée au capital de la Caisse des dépôts ou des Collectivités locales, elle conserverait son statut public tout en répondant aux critères européens ». Inenvisageable par les syndicats, qui y voient la première étape d’une privatisation.

La reprise de la dette ferroviaire

Evaluée à 53 Mds €, l’Etat envisage de conditionner sa reprise partielle à un effort de productivité des cheminots. Exactement, cette idée et le projet de réforme des retraites des cheminots, qui avait déclenché le grand conflit de 1995 - 3 semaines de grève ! -. A cela, il faut ajouter d’autres sources de tension avec les syndicats comme une possible filialisation de la branche Fret, de Gares & Connexions, ou encore les conditions de reprises des cheminots dans le cas d’une reprise d’une ligne par un concurrent. «Visiblement, le Président de la République a estimé qu’il y avait assez de dynamite pour faire exploser les cheminots, note un syndicaliste. Il a reporté le sujet de la réforme des retraites à 2019 ».

Le PCF soutient le mouvement des Cheminots du 8 février

Depuis maintenant plus de 20 ans, les décisions prises conjointement par les différents gouvernements et la direction de la SNCF mènent l’entreprise dans le mur.

À l’aube de la présentation de la loi mobilité qui transforme le droit au transport en droit à la mobilité, les dangers de mise à mort du service public ferroviaire sont réels. Le choix de confier une lettre de mission à Jean-Cyril Spinetta, ex PDG d’Air France, dont il organisa la privatisation partielle en 1994, n’est pas anodin.

En droite ligne du 4e paquet ferroviaire européen, dont seuls les députés PCF ont voté contre, les fossoyeurs du rail entendent présenter la libéralisation comme seule perspective à même de résoudre les dysfonctionnements actuels. Quel mensonge ! Avec la libéralisation du rail, usagers et cheminots seront ceux qui paieront la note.

D’un côté, les usagers assisteront à une hausse des tarifs et à une dégradation du service: fermeture de lignes, de guichets, baisse de la sécurité; avec comme conséquence directe la création de véritable déserts ferroviaires.

De l’autre, les cheminots et cheminotes, qui viennent de subir une troisième année consécutive sans hausse de salaire, verront leur condition de travail se dégrader encore plus. Pour rappel, l’année 2017 aura été terrible pour les salariés de la SNCF, avec plus de 50 suicides.

Il faut mettre fin à ces choix mortifères, guidés uniquement par des logiques de rentabilité, qui priorisent l’argent sur la sécurité et l’égalité, et qui sont incompatibles avec le développement et d’autres choix sont possibles l’amélioration d’un grand service public ferroviaire de voyageurs et de marchandises.

À l’heure où la question des transports est au cœur d’enjeux essentiels – climat et environnement, santé publique, aménagement du territoire, enjeux sociaux et économiques – le Parti communiste français défend l’idée d’un grand service public ferroviaire du XXI e siècle, au sein d’une entreprise unique et intégrée, permettant à chacune et chacun de se déplacer quel que soit son lieu de résidence sur le territoire, sa situation économique, tout en assurant des conditions de travail décentes pour les cheminotes et les cheminots.

Le PCF demande également à l’État de reprendre l’intégralité de la dette de la SNCF sans aucune contrepartie. Cette dette, consé- cutive à la création des lignes à grande vitesse imposées par l’État en 1997, est une dette d’État. Face à celles et ceux qui entendent livrer le rail aux appétits des vautours financiers, il faut opposer une large résistance. Usagers, citoyens, cheminots, élus, doivent ensemble lutter pour préserver le service public ferroviaire, ce bien commun qui appartient au patrimoine de la nation. À l’heure où les inégalités se creusent de façon inquiétante, les services publics représentent un rempart contre ces ruptures d’égalités. C’est le patrimoine de ceux qui n’en n’ont pas.

Préservons-les !

Le PCF soutient et participera à la manifestation organisée par la CGT/Cheminots le 8 février prochain à Paris.  

le PCF, 2 février 2018

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 14:59
Pierre Darhéville, co porte-parole du groupe communiste à l'Assemblée Nationale

Pierre Darhéville, co porte-parole du groupe communiste à l'Assemblée Nationale

Opposé à la baisse du nombre de fonctionnaires, Pierre Dharréville, député communiste des Bouches-du-Rhône, a accusé l’exécutif de vouloir plonger la France "dans la nuit libérale". "Après s’être attaqué aux salariés du privé avec les ordonnances et aux retraités avec la hausse de la CSG, le gouvernement s’attaque maintenant aux agents de la fonction publique", a-t-il dénoncé lors d’un point presse. Si les communistes sont contre un recours plus important à la contractualisation, comme l’envisage le gouvernement, ils estiment que : "l’Etat se comporte comme les actionnaires de Carrefour"...

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 14:56
Appel à participation solidaire des Utopistes en Action pour l'accueil des Réfugiés et Migrants

Appel à participation solidaire des Utopistes en Action pour l'accueil des Réfugiés et Migrants: 

Les Utopistes en Action et d'autres associations et citoyens volontaire hébergent actuellement une vingtaine de jeunes exilés, leurs prises en charge étant refusées par les services de l'Etat (Aide Sociale à l'Enfance) pour des raisons de maturité trop avancée... après tests osseux ou pas! De plus en plus de jeunes et de familles avec enfants sont privés de droits, jetés à la rue, au travers une politique d'Etat inhumaine vis-à-vis des migrants. 

Les Utopistes ont donc mis en place une collecte de fonds afin de subvenir aux besoins des familles accueillant ces jeunes, qui sont laissés à l'abandon et en situation d'insécurité par l'état. 

Merci de porter attention à notre collecte, d'y participer à hauteur de vos moyens et envies, et de faire tourner l'information au maximum à l'aide de tous vos contacts.

Voici donc ci-dessous le lien d'accès au site Hello Asso, qui se chargera de collecter et reverser vos dons sur le compte des Utopistes en Action, dons qui serviront à approvisionner toutes les familles hébergeantes en nourriture et produits de première nécessité.  

 

Par ailleurs, un Tri de Vêtements pour les Utopistes sera réalisé au local du PCF à Morlaix les samedi 17 et dimanche 18 février. Toute personne intéressée peut s'y associer.  

 

https://www.helloasso.com/ associations/les-utopistes-en- action/collectes/pot-commun- hebergement-des-exiles-de- notre-territoire

Appel à participation solidaire des Utopistes en Action pour l'accueil des Réfugiés et Migrants
Pays de Morlaix Solidarité Migrants                          
 
Mercredi 7 février à 19 heures 
 
Réunion au Tempo (café situé sur le port de Morlaix côté Trégor) 
 
                                                       
                                               Ordre du jour :
 Situation des dublinés 
 Situation des mineurs non accompagnés (MNA) 
 L'hébergement 
 Situation du CAO de Lampaul 
 Projet de loi
 Participation au collectif du Finistère et au collectif  Grand ouest 
 Finances 
 Questions diverses 
 
Si des nouveaux veulent venir pour connaitre l'association et parler de la manière dont ils aimeraient s'engager je peux les rencontrer une heure avant . L'ordre du jour très chargé ne facilitant pas toujours le premier contact .
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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 13:47
Tous au rassemblement citoyen et de parents d'élèves et personnels des écoles pour défendre les 3 classes à Corentin Caër, Jean Jaurès, Gambetta, à 18h le vendredi 9 février devant la Mairie de Morlaix!
 
En marche ... vers la régression scolaire: 
Alerte rouge pour les écoles publiques morlaisiennes!
L'inspection académique prévoit de fermer trois postes, cela ferait donc trois classes supprimées dans les écoles publiques morlaisiennes à la rentrée de septembre 2018: à Jean Jaurès, Corentin Caër, Gambetta.
Et cela dans le cadre d'une suppression de 27 postes de professeurs des écoles dans le Finistère.
Une politique de réduction de la qualité des services publics et d'austérité qui se fait au détriment de l'éducation de nos enfants dans des écoles publiques des quartiers populaires, des écoles qui font pourtant un travail remarquable grâce à l'engagement des enseignants, des personnels et des parents. Or, comment ne pas voir que l'accueil des élèves, si cette décision se confirmait, serait moins bon et propice à la réussite de toutes et tous ? Mais au gouvernement, on raisonne avec la calculatrice plus qu'avec une vision de long terme sur l'efficacité sociale de l'éducation ! 
A titre d'exemple, à Gambetta, il n'y aurait, si cette décision se confirmait, plus que trois niveaux: une grande maternelle, un CP-CE1-CE2, un CM1-CM2, avec des classes à plus de 25-26 élèves. De quoi alimenter de nouvelles fuites vers l'école privée? 
C'est inacceptable.
Nous ne nous laisserons pas faire ces reculs qui fragilisent nos écoles de proximité à taille humaine ! 
Nous ne laisserons pas les conditions d'accueil dans les écoles publiques morlaisiennes être attaquées à ce point.
Trois postes perdus dans les écoles pour la même ville, qui est déjà en difficulté économique et sociale, c'est irresponsable.
Les élus de l'opposition de gauche à Morlaix sont pleinement solidaires des parents d'élèves, des enseignants et des élèves des écoles publiques concernés par ces suppressions de classes.    
Les élus d'opposition à Morlaix: Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Valérie Scattolin, Sarah Noll, Jean-Philippe Bapcérès, Jean-Paul Vermot, Jean-Pierre Cloarec

Les élus d'opposition à Morlaix: Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Valérie Scattolin, Sarah Noll, Jean-Philippe Bapcérès, Jean-Paul Vermot, Jean-Pierre Cloarec

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 13:44
Concocté par Thierry Piriou et son équipe, le budget primitif 2018 de Morlaix Communauté sera présenté au vote, le 26 mars

Concocté par Thierry Piriou et son équipe, le budget primitif 2018 de Morlaix Communauté sera présenté au vote, le 26 mars

La moitié du premier conseil communautaire de l'année, qui s'est tenu lundi soir à la CCI, a été consacrée à l'examen du rapport d'orientations budgétaires (Rob). Il en ressort que Morlaix Communauté a une forte capacité d'endettement, ce qui lui permet de poursuivre de lourds investissements. Elle y consacrera 17 M€ cette année. 

« Je ne suis pas un petit garçon à qui on coupe le sifflet ! » La saillie, signée Ismaël Dupont, a soudainement tendu les débats, ce lundi soir, à la CCI, suite à la présentation du rapport d'orientations budgétaires (Rob) de Morlaix Communauté par Serge Le Pinvidic, vice-président chargé des finances. L'élu communiste-Front de gauche s'agaçait d'avoir été coupé à plusieurs reprises par le président Thierry Piriou, alors qu'il portait « un argumentaire ouvertement de gauche » à l'occasion de « l'un des moments les plus politiques de l'année d'une collectivité ».

« 25 milliards retirés en dix ans »


Son intervention consistait à mettre en avant des prévisions « macron-économiques » particulièrement inquiétantes. « La loi de programmation des finances publiques prévoit un nouveau tour de vis sur les collectivités locales de l'ordre de 13 milliards d'euros. Cela fera 25 milliards retirés aux services publics locaux en dix ans », a-t-il insisté. Et de pointer du doigt, jusqu'à ce que le président lui suggère assez sèchement de revenir à des considérations moins générales, « des marges de manoeuvres amoindries » et « une dépendance de plus en plus grande des collectivités aux dotations de l'État », en raison de la fin programmée de la taxe d'habitation. Ce qui conduira inévitablement, selon lui, à une « politique d'austérité ».


Hormis cette passe d'armes de quelques minutes, à laquelle Agnès Le Brun a pris sa part, renvoyant Ismaël Dupont dans ses buts quand il lui reprochait de discuter pendant sa prise de parole, les élus ont été unanimes sur ce Rob.

 

 

1 M€ de recettes en plus


Malgré la baisse des dotations de l'État (5,35 M€ depuis 2014), ils se sont ainsi félicités de constater que la situation financière de la communauté était « encourageante », selon les mots de Thierry Piriou : un faible endettement de 7 M€ sur le budget principal, une capacité de désendettement d'un peu plus d'une année et une capacité d'autofinancement de 16 % qui permet d'investir sans risque, de manière durable. Autre bonne nouvelle : Morlaix Communauté devrait disposer, en 2018, d'une manne financière supplémentaire d'1 M€ par rapport à 2017. Et ce, grâce à une augmentation du produit de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (+ 534.000 €) et à une dotation d'intercommunalité en hausse de 649.000 €, suite à la prise de compétence assainissement. Sans compter ce que rapporteront la nouvelle taxe Gemapi (lire ci-dessous) et le pacte fiscal entre la communauté et les communes au sujet du développement des zones d'activités économiques. Seule ombre au tableau, l'augmentation des charges à caractère général (6,4 %) et des charges de personnel (5,12 %). « On a pris de nouvelles compétences et dû embaucher. Mais à périmètre constant, ces hausses se limitent à 1,3 % et 2,4 %. On est quasiment dans les clous », a précisé un Thierry Piriou conscient qu'il y avait des efforts à consentir dans le domaine.

« Ne pas aller à l'aventure »


Sur un budget d'environ 60 M€, Morlaix Communauté investira 17 M€ cette année (13 M€ réalisés en moyenne par an depuis le début du mandat) : finalisation du Pem (1 M€), Espace des sciences (3,5 M€), Manufacture (2,5 M€), développement économique (1,2 M€), collecte et traitement des déchets (2 M€), voirie (800.000 €)... « Nous sommes sur de bons rails », a réagi Guy Pennec, maire de Plourin. « On prendrait un risque à ne pas investir davantage. Car quand on n'investit pas, on s'appauvrit. On a quand même une sacrée marge de manoeuvre ! », a, quant à elle, commenté Agnès Le Brun, maire de Morlaix. Pour autant, « il ne faudra pas aller à l'aventure et garder les excédents pour les investissements lourds », a conclu un président Piriou prudent. Pour preuve, le montant des subventions aux associations ne repartira pas à la hausse. La communauté y consacrera 2 M€. Comme l'an passé
 

Le Télégramme - Gwendal Hameury

 

De la difficulté de porter un argumentaire ouvertement de gauche dans l'enceinte communautaire - peut-on exprimer une voix dissonante face au libéralisme à Morlaix-Communauté?

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 12:52
C'est le moment! - Tribune collective en vue du Congrès extraordinaire de 2018 signée par des jeunes dirigeants du Parti Communiste

Avec une trentaine de jeunes cadres du Parti Communiste je signe cette contribution "C'est le moment" qui revient sur ce que nous identifions comme de grands enjeux de société, des batailles idéologiques et le défis que cela représente pour le PCF.  

Voila ce qui nous intéresse, ce pour quoi nous voulons nous investir dans les années à venir, ce qui doit présider au travail théorique, stratégique, tactique et organisationnel d'un parti révolutionnaire. 

Oui, c'est le moment d'oser, d'avoir de l'audace, de remettre en avant nos idées, de réécrire le manifeste du parti communiste.

Soyons acteurs de cette refondation, et de la reconstruction du PCF.

Oui nous sommes ambitieux pour notre parti, pour notre visée, pour notre idée. Aujourd'hui plus que jamais, le communisme répond aux interrogations et aux doutes, et la marche forcée, accélérée du capitalisme et du libéralisme montre qu'ils se sentent en danger. A force d'opprimer, ils sont allés loin, trop loin. 
Oui c'est le moment d'une tribune collective avec des jeunes dirigeant.e.s du parti. Donnons-nous un projet et une stratégie pour reprendre le terrain sur les libéraux et les populistes et donnons optimisme et envie à nos militants.
Oui c'est le moment d'ouvrir la voie au communisme, et nous sommes prêts et nombreux. 
Il est temps d'oser, il est temps d'oser nos révolutions. 

Ismaël Dupont. 

 

 https://d3n8a8pro7vhmx.cloudfront.net/…/contribution-collec…

 

C'est le moment !

Tribune collective

Comme nous y invite notre congrès, nous prenons ensemble la parole pour porter une haute ambition : poser les bases d'un communisme du XXI°siècle et révolutionner notre parti, sa stratégie, son organisation.

Cela implique de faire lucidement le bilan de nos difficultés pour les dépasser. Soyons francs : malgré toute l'énergie des militant.e.s et des élu.e.s communistes, malgré toutes les initiatives prises pour répondre aux intérêts populaires, notre parti perd pied dans la vie politique nationale. Notre recul de plusieurs centaines de milliers de voix aux dernières élections législatives et le caractère inaudible de nos décisions nous conduisent à une marginalisation que la recomposition politique en cours peut rendre durable.

Comme une majorité de communistes, nous ne nous y résignons pas. Jeunes dirigeant.e.s et élu.e.s du PCF, nous sommes convaincu.e.s que notre parti peut et doit redevenir une force politique nationale influente au regard de l’évolution du monde. Nous n'avons pas toujours fait les mêmes choix stratégiques par le passé mais nous nourrissons ensemble de grandes ambitions pour le combat communiste.

C'est le moment de notre propre révolution pour hisser le PCF à la hauteur des défis de notre temps. Il faut saisir ce moment car il ne reviendra pas.

A mesure que le capitalisme mondialisé et financiarisé semble écraser tout sur son passage, il génère dans le même mouvement des critiques et des aspirations toujours plus fortes pour son dépassement.

La critique populaire progresse et la pensée de Marx retrouve une place dans la production intellectuelle. Dans nos travaux résident beaucoup de clés de compréhension et de solutions face aux impasses du système : l'égalité et la lutte des classes, rendues incontournables par l'aggravation des inégalités et l'accumulation sans précédent de richesses par une minorité ; l'écologie, à l'heure où le changement climatique enfanté par le mode de production capitaliste menace l'humanité ; la libération du travail du coût du capital et la sécurisation de l'emploi pour en finir avec le chômage, la précarité et la souffrance au travail qui ne cessent de progresser avec l'utilisation capitaliste de la révolution informationnelle. C’est sur tous ces enjeux qu’il nous faut travailler à ré-identifier le PCF.

Notre société y est prête.

Le récent mouvement contre la loi travail, portant le mot d'ordre « on vaut mieux que ça », jusqu'aux luttes contre les ordonnances Macron ; la mobilisation des salarié.e.s de l'hopital public et des EHPAD pour que la qualité de leur travail soit respecté, le droit fondamental à la santé garanti et pour que notre société prenne soins de nos ainés ; la montée en puissance d'un mouvement féministe qui constitue un des plus puissants leviers pour l'égalité ; la mobilisation d'associations de solidarité et de tant de citoyens individuellement pour un accueil digne des migrants ; Et d'autre-part l'émergence d'initiatives comme les projets alternatifs à l'ubérisation des activités à l'image de coopcycle ; la création de coopératives ou la reprise de l'activité sous cette forme par les salarié.e.s dans de nombreux secteurs ; l'action de collectivités pour promouvoir le logement social ou pour une nouvelle maîtrise publique par le retour en régie publique de la gestion de l'eau. Et tant d'autres !

Avec les grandes conquêtes que constituent le droit du travail, la sécurité sociale et la fonction publique, toutes ces initiatives constituent autant de « morceaux de communisme » à faire grandir pour de nouvelles victoires au XXIe siècle. Avec ces forces vives, une voie nouvelle, faite de combats offensifs et d’ambitions révolutionnaires pour la France se cherche. Contre le « tout État » et le « tout marché », visons l'appropriation par chacun.e des avoirs, des savoirs et des pouvoirs. Visons un nouveau mode production basé sur des critères de gestion sociaux et écologiques et sur une appropriation sociale des moyens de production. Visons le développement de services publics démocratisés et de promotion des communs. Pensons la combinaison des oppressions capitalistes, sexistes, racistes pour les surmonter.

Visons l'émancipation culturelle qui brise le carcan des identités. Visons un nouvel internationalisme, qui s'appuie sur la coopération des individus et des peuples pour un développement partagé et la paix.

Ce communisme a de l’avenir si nous le prenons au sérieux. Le prendre au sérieux, c’est passer à l’offensive politique. Passer à l’offensive, c’est relever d’importants défis stratégiques et organisationnels. Nos difficultés stratégiques débouchent sur un gâchis d'énergie. Un doute se répand sur l’utilité de nos actions militantes. Nous avons souvent un coup de retard. Au lieu de subir un agenda, il s'agit de penser la manière dont chaque lutte, chaque initiative peut contribuer à nous faire progresser sur la base d’un cap politique national clair, d’objectifs réalistes mais ambitieux. Cessons d'opposer rassemblement et affirmation de notre parti.

A l'approche des européennes, retenons la leçon des échéances présidentielles et législatives : chercher à rassembler sans affirmer nos idées et sans rapport de force revient à nous positionner comme une force d'appoint et conduit in fine à l'échec d'un rassemblement pourtant indispensable. Par ailleurs pensons-nous encore, qu'un rassemblement majoritaire est possible sans intervention populaire consciente de ses intérêts ?

Le PCF a un rôle décisif à jouer pour aider à cette intervention par la mise en débat de propositions radicales et la construction d'espaces politiques ouverts, pluralistes, concentrés sur la production d’alternatives crédibles. Conséquence organisationnelle : nous devons revaloriser la place des adhérent.e.s et des structures locales pour construire des réseaux d'actions à l'échelle nationale capables de déployer des campagnes politiques fortes, efficaces et visibles sur tout le territoire. Et tout à la fois, nous devons revaloriser le rôle de direction en perte de crédibilité. Cela implique d'utiliser le meilleur de ce que nous produisons comme pratiques militantes dans les quartiers et les campagnes, les lieux de travail, d'expérimenter, de tirer profit de la révolution numérique, de prendre appui sur nos actions de solidarités concrètes, sur les batailles de nos parlementaires et sur les avancées obtenues dans les collectivités que nous dirigeons. Cela implique une mise en commun nationale sans précédent, un renouvellement de notre communication politique et de profondes transformations de nos directions dont le bilan témoigne de dysfonctionnements entraînant des difficultés à produire positionnements, outils militants et initiatives nationales.

Pourquoi ne sommes-nous pas, par exemple, capable de mener une campagne dans la durée ? Ou encore pourquoi ne nous donnonsnous pas tous les moyens d'une offensive médiatique pourtant plus indispensable que jamais ? Dans le grand débat politique qui s’ouvre toutes les questions doivent être sur la table, sans céder aux tendances qui rétrécissent le débat et sans tabou aucun sur notre projet et notre stratégie jusqu'aux femmes et aux hommes qui se verront confier la tâche d'animer la nouvelle ambition qui sera fixée. Sans quoi nous nous serons payés de mots, en l’occurrence du beau mot de révolution. Notre parti est à un moment clé de son histoire. L'idée communiste, qui a été le moteur de l'engagement de génération de militants, frappe à la porte du XXIe siècle.

C'est le moment d'en prendre pleinement la mesure, d'écrire un nouveau manifeste.

Premiers signataires :

 

Simon Agnoletti, membre de la direction départementale du Nord (59), 26 ans
Pierric Annoot, membre du CN (92), 34 ans
Aurélien Aramini, professeur de philosophie (90), 38 ans
Pierre Bell-lloch, vice-président du conseil départemental du Val-de-Marne (94), 40 ans
Hélène Bidard, membre du CN en charge du féminisme et des droits des femmes et adjointe à la Maire de Paris (75), 36 ans
Thibault Bize, secrétaire de la fédération du Doubs (25), 33 ans
Vincent Boivinet, membre du CN (33), 33 ans
Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe PCF – FG au Conseil de Paris (75), 43 ans
Caroline Brebant, adjointe au Maire de Saint-Maximin (60), 37 ans
Ian Brossat, adjoint à la Maire de Paris en charge du Logement (75), 37 ans
Maxime Cochard, membre de l'exécutif départemental (75), 33 ans
Nicolas Cossange, secrétaire de la fédération de l'Hérault (34), 32 ans
Raphaël Debu, secrétaire de la fédération du Rhône (75), 36 ans
Ismaël Dupont, secrétaire de la fédération du Finistère (29), 38 ans
Pierre Garzon, vice-président du conseil départemental du Val-de-Marne (94), 43 ans
Aurélien Guillot, secrétaire de la fédération d'Île-et-Vilaine (35), 35 ans
Florian Gulli, professeur de philosophie (25), 41 ans
Mina Idir, membre de la direction départementale du Vaucluse (06), 42 ans
Maud Jan-Brusson, dirigeante départementale de la Mayenne (53), 32 ans
Sebastien Laborde, secrétaire de la fédération de Gironde (33), 43 ans
Clara Laby, membre de la direction départementale du Nord (59), 22 ans
Cédric Lattuada, secrétaire de la fédération de la Marne (51), 43 ans
Elsa Maillot, vice-présidente de la communauté d'agglomération du Grand Besançon (25), 32 ans
Céline Malaisé, Présidente du groupe FG à la région Île-de-France (75), membre du CEN, 38 ans
Pierre Miquel, secrétaire de la fédération du Puy-de-Dôme (63), 38 ans
Yannick Monnet, secrétaire de la fédération de l'Allier (03), 43 ans
Yannick Nadesan, président de la collectivité eau du bassin rennais (35), 34 ans
Frédéric Mellier, secrétaire de la section de Bordeaux (33), 45 ans
Sebastien Prat, secrétaire de la fédération du Cantal (15), 26 ans
Anne Sabourin, membre du CEN en charge des affaires européennes (75), 33 ans
Aymeric Seassau, secrétaire de la fédération de Loire Atlantique (44), 40 ans
Adrien Tiberti, secrétaire à l'organisation de la fédération de Paris (75), 36 ans
Bora Yilmaz, secrétaire de la fédération de Meurthe-et-Moselle (57), 38 ans
Igor Zamichiei, secrétaire de la fédération de Paris (75), membre du CEN en charge du projet, 32 ans

 

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 12:31
Photos du Conseil communautaire du 5 février 2018 par Pierre-Yvon Boisnard

Photos du Conseil communautaire du 5 février 2018 par Pierre-Yvon Boisnard

Global Sea Food (21 salariés) en redressement judiciaire: sujet tabou à Morlaix-Communauté qui lui a consenti une avance remboursable de 75 000€ en juillet 2017 en même temps que d'autres financements publics
Global Sea Food (21 salariés) en redressement judiciaire: sujet tabou à Morlaix-Communauté qui lui a consenti une avance remboursable de 75 000€ en juillet 2017 en même temps que d'autres financements publics
Plougasnou. Global Seafood SAS en redressement judiciaire

 

Global Sea Food (21 salariés) en redressement judiciaire.

Sujet tabou à Morlaix-Communauté.

Je posais la question et je le laissais entendre en Conseil Communautaire lundi dernier. Je n'ai eu le droit à aucune information ni aucune réponse. Yves Moisan et Thierry Piriou n'ont pas voulu y répondre et en faire un sujet de discussion auprès des élus du territoire alors que manifestement ils avaient l'information et que Morlaix-Communauté a consenti une avance remboursable de 75 000€ en 2017 pour Global Sea Food qui reprenait une partie du personnel et les locaux des Viviers de la Méloine, et qui, comme les repreneurs de Tilly Sabco, a bénéficié de beaucoup d'argent public pour s'installer alors que c'est une entreprise liée au groupe Le Saint. 
Aujourd'hui, le Ouest-France nous le confirme, la société Global Sea Food (chiffre d'affaires de 1,5 millions d'euros et 21 salariés) qui propose la vente de crustacés par internet a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Brest. "Les dirigeants de Global Sea Food préparent un plan de redressement".

Le secret des affaires à l'ombre de l'argent public.

Ismaël Dupont. 

 

Extrait de mon compte rendu du Conseil communautaire du 5 février 2018: 

 

De la difficulté de porter un argumentaire ouvertement de gauche dans l'enceinte communautaire - peut-on exprimer une voix dissonante face au libéralisme à Morlaix-Communauté?

" Je suis aussi intervenu au sujet des aides publiques attribuées aux entreprises privées sous la forme souvent de subvention à l'investissement dans l'immobilier d'entreprise ou autres (275 000 € d'aide en 2017, dont 75 000 € d'avance remboursable à Global Sea Food SAS à Plougasnou qui a aussi touché des aides d'autres collectivités), pour demander:

1/ S'il était bien sûr que ce soient les aides publiques communautaires qui ont permis, comme condition nécessaire, "2 millions d'euros Hors Taxe d'investissements prévoyant environ 13 emplois sur le territoire"? N'est-ce pas le rôle de l'entreprise privée d'investir pour son activité visant la rentabilité? N'y a t-il pas simplement un effet d'opportunité pour certaines entreprises? Ne joue t-on pas aux stratèges économiques sans vraie efficacité en distribuant de l'argent ici et là? 

2/ un bilan sur les dix dernières années d'aides publiques communautaires aux entreprises. Qu'est-ce qui a été versé à qui? Pour quel bénéfice pour l'emploi, sa pérennisation? Sachant qu'au niveau national 200 milliards d'aides publiques arrivent aux entreprises, souvent comme des effets d'aubaine sans retour bien identifié sur les créations, maintiens d'emplois, et la qualité de l'emploi.

Réponse d'Yves Moisan, vice-président à l'économie: on ne peut que faire un bilan sur le dispositif qui existe aujourd'hui, depuis un plus d'un an, d'aide à l'équipement immobilier des entreprises, et pas sur les dix années antérieures, sous-entendu car on a pas à assumer les décisions.

3/ quelle est la santé économique, les perspectives de devenir et de maintien de l'activité pour Global Sea Food sachant que des rumeurs alarmantes existent sur le devenir d'une activité qui s'est montée en remplacement des Viviers de la Méloine en bénéficiant de fonds publics significatifs et en ne reprenant qu'une partie des salariés ? Le scénario Tilly-Sabco va t-il se reproduire? 

Réponse: on ne peut pas en parler dans cette enceinte, il est trop tôt pour en parler, on en reparlera sans doute. On nous avait aussi dit (Jean-Luc Fichet), circulez il y a rien à voir quand nous manquions le manque de fiabilité et d'investissements des repreneurs providentiels de l'entreprise qui avaient bénéficié d'aides diverses et variées". 

 

Global Sea Food (21 salariés) en redressement judiciaire: sujet tabou à Morlaix-Communauté qui lui a consenti une avance remboursable de 75 000€ en juillet 2017 en même temps que d'autres financements publics

Un article pour approfondir: 

Les aides publiques aux entreprises privées, c’est 200 milliards d’euros !

mercredi 7 février 2018

L’aide publique aux entreprises privées se monte chaque année à environ 200 milliards d’euros.

C’est à peine moins que le budget de l’Etat qui se chiffre à 241,5 milliards d’euros en 2018… dont 15 millions seulement pour le Travail contre 16,68 millions en 2017 et 12 millions programmés pour 2019.

Ces chiffres sont confirmés par le pôle économique de la CGT. A sa connaissance, les données synthétiques récentes ne sont pas disponibles, mais sur la base d’un rapport de la Cour des comptes, on peut estimer que chaque année l’Etat et les collectivités accordent quelque 200 mds€ d’aides et exonérations sociales et fiscales aux entreprises.

Cela représente environ 10 % du PIB de la France. Déjà en 2010, la Cour des comptes chiffrait ces aides et exonérations à 172 milliards d’euros. Depuis, de nouveaux dispositifs sont mis en place, à l’instar du CICE d’un total de 20 mds € par an, ou encore le « pacte de stabilité » pour un total de 9 mds.

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 07:10

Rassemblement citoyen et de parents d'élèves et personnels des écoles pour défendre les 3 classes à Corentin Caër, Jean Jaurès, Gambetta, à 18h le vendredi 9 février devant la Mairie de Morlaix.  

Alerte rouge pour les écoles publiques morlaisiennes!

L'inspection académique prévoit de fermer trois postes, cela ferait donc trois classes supprimées dans les écoles publiques morlaisiennes à la rentrée de septembre 2018: à Jean Jaurès (La Boissière), Corentin Caër (La Madeleine), Gambetta (Quartier St Augustin, de la Gare).
Et cela dans le cadre d'une suppression de 27 postes de professeurs des écoles dans le Finistère.
Une politique macronienne de réduction de la qualité des services publics et d'austérité qui se fait au détriment de l'éducation de nos enfants dans des écoles publiques des quartiers populaires, des écoles qui font un travail remarquable grâce à l'engagement des enseignants, des personnels et des parents, mais qui accueillent aussi des élèves qui ne viennent pas de milieu privilégié et pour qui les conditions d'apprentissage sont d'autant plus importantes.  Or, comment ne pas voir que l'accueil des élèves si cette décision se confirmait serait moins bon et propice à leur réussite.

A titre d'exemple, à Gambetta, il n'y aurait si cette décision se confirmait plus que trois niveaux: une grande maternelle, un CP-CE1-CE2, un CM1-CM2, avec des classes à plus de 25-26 élèves. De quoi alimenter de nouvelles fuites vers le Privé qui a déjà profité de la réforme des rythmes scolaires mal calibrée et financée du gouvernement précédent.  

C'est inacceptable.

Nous ne nous laisserons pas faire.

Nous laisserons pas les conditions d'accueil dans les écoles publiques morlaisiennes être attaquées à ce point.
Trois postes perdus dans les écoles pour la même ville, qui est déjà en difficulté économique et sociale, c'est complètement dément.
Le rendez-vous à l'inspection académique où se décidera les dotations aura lieu mardi à l'inspection académique.

Ismaël Dupont, élu PCF-Front de Gauche à Morlaix

Membre de la commission Enseignement du Conseil Municipal au titre de l'opposition 

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 07:04
À QUAND UNE STRATÉGIE GLOBALE À CE DÉFI MIGRATOIRE IRRÉVERSIBLE ? (L’HUMANITE – MARDI 6 FEVRIER 2018 – FRANCIS VALLAS PRESIDENT DE SOS MEDITERRANEE)

Nous sommes la solution, pas le problème

Cinquante mille morts en Méditerranée depuis le début de la crise des migrants... Dans sa mission de sauvetage, SOS Méditerranée bénéficie d'un soutien émouvant pour le financement de son navire, l'Aquarius. D'ailleurs, la générosité de nos dix-huit mille donateurs, de tous ces Français qui refusent de regarder ailleurs, de céder à des peurs (pourtant légitimes parfois), en sont le témoignage. Comme les regards des rescapés sont l'irremplaçable récompense de nos sauveteurs et la meilleure réponse aux reproches hallucinants qui nous sont faits trop souvent.

D'abord, celui que nous créerions un appel d'air et accroîtrions les flux de migrants, comme si nous étions le problème et non la solution. Alors que l'histoire a prouvé l'inanité du reproche, avec l'interruption, en 2014, sous la pression européenne et pour tarir les flux de migrants, de l'opération « Mare nostrum » par laquelle l'État italien sauvait un maximum de réfugiés.

Le seul résultat fut en effet que le nombre de morts explosa, sans que ne soit observé le moindre ralentissement des flux. Du coup, l'Union européenne, n'osant pas afficher un cynisme inhumain, dut plus ou moins honteusement mettre en place d'autres initiatives, sous la forme de quelques forces navales européennes en plus des navires d'État et des gardes-côtes italiens (admirables!) et des navires de commerce détournés parfois par le centre de sécurité de Rome. Le tout constituant une réponse institutionnelle si scandaleusement insuffisante que les ONG (montrées du doigt alors qu'elles ne font qu'essayer de compléter ce dispositif aux ordres des autorités légitimes) assurent aujourd'hui 30 % du sauvetage de ces migrants désespérés qui fuient l'enfer libyen. Un enfer où règne le crime contre l'humanité, poussant les victimes à tout tenter pour survivre. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle 80 % des enfants sauvés sont sans leurs parents, qui ont financé leur passage au prix de leur propre sacrifice.

À cette réponse institutionnelle indigne s'ajoute une absence coupable de vision et de volonté des pouvoirs publics européens, qui ne travaillent pas assez à l'élaboration d'une stratégie globale de recherche de solutions, ignorant de facto ce défi migratoire irréversible qui concerne autant les réfugiés eux-mêmes que nos enfants et petits- enfants.

En feignant d'oublier qu'il y a deux façons de perdre notre identité européenne, l'une étant précisément de ne pas apporter de réponse appropriée, que ce soit en cherchant vainement à cadenasser notre continent ou, à l'inverse, en acceptant le laisser-aller. L'autre, rapide et certaine, étant de renoncer à ces valeurs (européennes, républicaines, démocratiques, chrétiennes, ou humanistes...) dont nous proclamons qu'elles constituent notre identité, en ignorant la tragédie qui se déroule à notre porte. Laisser plus longtemps couler les migrants tuerait notre âme et détruirait notre crédibilité aux yeux du monde. La question des migrations est incroyablement complexe, mais celle du sauvetage est simple et indiscutable... Il serait temps que les États fassent leur devoir.

 

À QUAND UNE STRATÉGIE GLOBALE À CE DÉFI MIGRATOIRE IRRÉVERSIBLE ? (L’HUMANITE – MARDI 6 FEVRIER 2018 – FRANCIS VALLAS PRESIDENT DE SOS MEDITERRANEE)
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