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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 05:29
Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche, "L'humain au coeur" dans la circonscription de Morlaix (photo Jean-Marc Nayet)

Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche, "L'humain au coeur" dans la circonscription de Morlaix (photo Jean-Marc Nayet)

Pourquoi voter pour Ismaël Dupont et Muriel Grimardias? 

Parce qu'Ismaël Dupont a fait la preuve depuis six ans en tant que porte-parole du Front de Gauche, puis en tant qu'élu Front de Gauche à Morlaix et Morlaix-Communauté de sa volonté et de sa capacité de travail, d'écoute, de proposition, d'opposition opiniâtre aux politiques libérales et d'austérité, de soutien aux salariés, aux luttes citoyennes, sociales et écologiques.  A l'Assemblée, il sera un député qui saura se battre pour résister aux politiques de régression sociale et pro-finance de Macron. Ce sera un député de proximité, humble et proche des gens, vivant dans la circonscription. 

Parce que les élus communistes sont d'abord pour défendre les salariés et les gens du peuple. Ils les respectent et les écoutent pour de vrai. Et quand les communistes sont moins forts, quand ils ont moins d'élus, les gens sont moins bien défendus. Et face à l'équipe Macron, il va falloir se défendre!  

Parce que les 8 députés communistes, sur les 10 députés Front de Gauche (les deux autres étant à Ensemble), comme nos sénateurs, ont fait malgré leur petit nombre un travail remarquable pour organiser une opposition de gauche au Parlement à la politique de Hollande et Valls, tout en ne cessant de proposer une autre politique, de progrès social, démocratique et écologique. La résistance des députés communistes a été ferme et constante quand les politiques imposées par l'exécutif et le clan présidentiel, avec l'appui d'une majorité de parlementaires PS, allaient contre les intérêts du plus grand nombre, des collectivités, des services publics, du droit des salariés. 

Parce que la France, celle qu'on aime, la France chantée par Jean Ferrat, doit beaucoup aux communistes: de la participation au Front Populaire à la Résistance, de la Sécu au statut des fonctionnaires et aux grands services publics à la libération, des logements HLM aux colonies de vacances, du théâtre populaire aux pratiques de démocratie participative, de la culture pour tous au tourisme social et au secours populaire... l'héritage communiste donne beaucoup de sa personnalité à notre pays et à notre peuple. Cet héritage, s'il n'est pas bradé, va s'enrichir et se réinventer autour des idéaux d'égalité, d'un monde en commun et de solidarité, avec les nouvelles générations qui ont soif d'un monde meilleur et plus juste, ne supportent plus la domination du capitalisme envahissant tous les aspects de la vie sociale et humaine, avec ses aliénations et son lot d'inégalités. 

Parce que lorsque les premiers visés par le grand chamboule-tout à la mode sont ceux qui luttent au quotidien sur le terrain contre les injustices et les inégalités, pour les services publics, il y a de quoi s'inquiéter pour la démocratie. Les étoiles filantes de la "com" disent renverser la table, mais sitôt le succès engrangé ou parvenus aux affaires, se dévoilent des personnalités réelles: jeunes loups aux dents longues et vieilles badernes carriéristes de la politique se disputent les postes. A peine en place, ils s'attaquent aux acquis sociaux et sont pris les doigts dans le pot de confiture. 

Faisons plutôt confiance aux communistes, le plus souvent des élus honnêtes, généreux, animés par un idéal plus que par un souci de carrière et de gloriole, et qui ont fait leurs preuves. 

Enfin, il faut voter communiste et Front de Gauche, voter pour Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, car si on nous avait écouté, si tous les dirigeants de gauche avaient fait les mêmes efforts pour l'union aux présidentielles que Pierre Laurent et les communistes, on n'en serait pas là. L'union nous aurait sans doute fait gagner. Nous avons été 7 millions à voter pour Jean-Luc Mélenchon et un véritable changement de gauche au premier tour des présidentielles. C'est une grande force et un immense espoir. Cette force et cet espoir ont été réduits dans un terrible gâchis par la volonté isolationniste et hégémonique de France Insoumise, et le manque de respect de Mélenchon pour la diversité de ses électeurs, et de ses soutiens. Il faut continuer à donner nos voix à ceux qui veulent rassembler, à ceux qui veulent construire une nouvelle force progressiste et anti-libérale à gauche sans arrogance et sans sectarisme, en additionnant plutôt qu'en excluant. 

Notre gauche à nous, c'est celle de 1936, celle de la Commune de Paris, celle de Jaurès défendant le capitaine Dreyfus comme les ouvriers et la révolution sociale face à l'égoïsme de la grande bourgeoisie. Notre gauche à nous, c'est celle du refus de la misère et de l'exploitation, d'une volonté de dignité pour toutes et tous, à tout âge. C'est celle pour qui la politique n'est pas une affaire de places, de pouvoir ou de privilèges, mais un moyen d'améliorer la vie des gens. 

   

Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Tant de bonnes raisons de se donner un député PCF-Front de Gauche en votant Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, l'humain au coeur !
Fiers de nos députés qui ont été dans le Faire, et pas que dans le Dire, qui ont représenté, souvent trop seuls, les intérêts populaires et la gauche authentique à l'Assemblée. Ils étaient dix, dont 8 communistes. Et entre 2017 et 2022 pour résister à la politique de Macron, combien de députés communistes et Front de Gauche? Il faudra qu'ils soient plus nombreux. Dans la circonscription de Morlaix, vous pouvez vous donner un député vraiment à gauche en votant ISMAEL DUPONT et MURIEL GRIMARDIAS!

Fiers de nos députés qui ont été dans le Faire, et pas que dans le Dire, qui ont représenté, souvent trop seuls, les intérêts populaires et la gauche authentique à l'Assemblée. Ils étaient dix, dont 8 communistes. Et entre 2017 et 2022 pour résister à la politique de Macron, combien de députés communistes et Front de Gauche? Il faudra qu'ils soient plus nombreux. Dans la circonscription de Morlaix, vous pouvez vous donner un député vraiment à gauche en votant ISMAEL DUPONT et MURIEL GRIMARDIAS!

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 05:25

Présentation d'Ismaël Dupont, candidat aux législatives du 11 et 18 juin dans la circonscription de Morlaix

 

J'ai 37 ans,  2 enfants de 15 et 11 ans.

Je travaille comme documentaliste à temps plein en collège. 

Je suis né à Vannes. J'ai grandi entre Vannes et Plougoulm, la commune de mon père, François Le Coz dont les parents étaient de Saint-Pol-de-Léon, et de ma belle-mère, Sylvie Bévout.

Je ne viens pas d'une famille communiste.

Mes grands-parents étaient des catholiques très fervents avec des grandes valeurs humaines et morales, et progressistes. Mon père, François Le Coz, était un sympathisant écologiste de gauche, engagé contre la centrale de Plogoff, les marées noires, pour le tiers-monde, et ma mère, Babeth Dupont, vannetaise, était engagée dans le mouvement féministe, pour la non-violence, dans le mouvement anti-raciste et pour l'amitié entre les peuples. J'ai été orphelin très jeune, à sept ans, mais élevé par la sœur de ma mère et mon oncle à Vannes et ma belle-mère à Plougoulm, avec mon cousin et ma cousine, mes demi-frères.

Je me suis engagé tôt en politique, au lycée, au moment du mouvement social de 1995 contre les réformes Juppé des retraites et de la Sécurité Sociale, et des réformes Bayrou de l'Université.

Entre mes 15 ans et mes 21 ans, j'ai milité au MJS (Mouvement des Jeunes Socialistes) à Vannes et ai été pendant 3 ans adhérent du PS, de 1997 à 2001, avant de le quitter, déçu par la pratique du pouvoir libérale du Parti Socialiste sous le gouvernement Jospin (privatisations, etc.) et certaines pratiques internes.

J'ai fait des études de Lettres Supérieures puis de Philosophie à Quimper, Nantes et Rennes.

J'ai été professeur de philosophie de 2003 à 2009 avant de faire le choix de devenir professeur documentaliste, en lycée d'abord à Tristan Corbière, puis en collège à Mendès France (Morlaix), puis Guerlesquin (Roz Avel), puis Mendès France.

J'ai été adhérent d'ATTAC, mouvement altermondialiste, pendant 6 ans.

Je me suis engagé au Parti Communiste en 2006 pour faire la campagne de Marie-George Buffet que j'admirais beaucoup et me rendre utile dans la reconstruction sur des bases unitaires d'une gauche égalitaire, sociale et écologiste, qui s'attaque au libéralisme et aux pouvoirs financiers, et propose un projet de transformation de la société au service d'une vie digne et belle pour tous. Je n'ai jamais regretté ce choix car j'ai découvert au PCF des militants extraordinaires, avec une vraie analyse politique, un dévouement au service d'un idéal, et une histoire très riche et fondamentale pour comprendre la société française. 

J'ai milité d'abord dans le Sud-Manche où j'ai été candidat aux Départementales avec une suppléante PS en 2008  à Mortain, la ville où je travaillais comme professeur de philosophie.

Ma compagne, Julia, et moi avons fait le choix de nous installer à Morlaix, ville où vivaient mes grands-parents et une partie de ma famille, en 2009, et nous n'avons n'avons eu qu'à nous réjouir de ce choix tant cette ville est belle, passionnante, et dynamique d'un point de vue social, associatif, culturel.

J'ai participé à la création du Front de Gauche sur Morlaix, j'ai été candidat Front de Gauche aux élections législatives de 2012 et nous sommes arrivés en 3 ème position.

J'ai été co-président de l'association du Front de Gauche Morlaix pendant plus de 3 ans, ayant fortement contribué à son dynamisme et à sa reconnaissance par la population par mon travail.

Puis j'ai conduit la liste Front de gauche au premier tour des élections municipales à Morlaix en 2014, à l'occasion duquel nous avons réuni 15,6 % des suffrages avant de nous rassembler avec l'autre liste de gauche.

A l'issue du second tour, j'ai été élu conseiller municipal (d'opposition) et conseiller communautaire.

J'ai conduit la liste Front de Gauche finistérienne aux Elections sénatoriales de septembre 2014.

Je suis devenu secrétaire départemental du Parti Communiste dans le Finistère en avril 2015, réélu au Congrès du printemps 2016.

J'ai été candidat aux Départementales du Front de Gauche dans le nouveau canton de Morlaix en 2015  (9,6% au premier tour).

Je suis animé par les valeurs d'humanité, la pratique de la bienveillance et de la gentillesse, le souci des autres, l'exigence morale et intellectuelle, et je me bats depuis des années pour un monde, une société meilleurs.

En dehors de mes engagements politiques, je suis adhérent du syndicat enseignant SNES-FSU, de l'AFPS (Association France Palestine Solidarité), de l'association culturelle bretonne Ar Falz Skol-Vreizh, basée à Morlaix, du collectif morlaisien de défense des migrants et de Morlaix-Libertés.

Politiquement, je me suis beaucoup formé par la pratique militante depuis mes quinze ans, dans des collectifs qui m'ont énormément appris et apporté, et aussi par ma passion et mon travail de maîtrise de philosophie sur Jean Jaurès, la fréquentation assidue des œuvres de Marx.

En dehors de l'engagement politique, mes autres passions dominantes sont la littérature, l'histoire, l'ethnologie, la philosophie (avec Montaigne comme guide de sagesse!) les voyages, et la découverte de l'autre en général.

Avec moi, si vous votez pour moi, vous aurez un député sur lequel vous pouvez compter et qui ne lâchera rien, qui travaillera dans la proximité et avec des valeurs de gauche fortement enracinées sur lesquelles je ne ferai pas de concessions opportunistes, qui écoutera et respectera tout à chacun, indépendamment des opinions différentes.

Présentation d'Ismaël Dupont, candidat aux législatives du 11 et 18 juin dans la circonscription de Morlaix
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 05:20
Photos de la réunion publique d'Ismaël Dupont et de Muriel Grimardias et du comité de soutien "L'humain au coeur" en mairie de Morlaix le mercredi 7 juin (photos Jean-Luc Le Calvez)
Photos de la réunion publique d'Ismaël Dupont et de Muriel Grimardias et du comité de soutien "L'humain au coeur" en mairie de Morlaix le mercredi 7 juin (photos Jean-Luc Le Calvez)
Photos de la réunion publique d'Ismaël Dupont et de Muriel Grimardias et du comité de soutien "L'humain au coeur" en mairie de Morlaix le mercredi 7 juin (photos Jean-Luc Le Calvez)
Photos de la réunion publique d'Ismaël Dupont et de Muriel Grimardias et du comité de soutien "L'humain au coeur" en mairie de Morlaix le mercredi 7 juin (photos Jean-Luc Le Calvez)
Photos de la réunion publique d'Ismaël Dupont et de Muriel Grimardias et du comité de soutien "L'humain au coeur" en mairie de Morlaix le mercredi 7 juin (photos Jean-Luc Le Calvez)
Photos de la réunion publique d'Ismaël Dupont et de Muriel Grimardias et du comité de soutien "L'humain au coeur" en mairie de Morlaix le mercredi 7 juin (photos Jean-Luc Le Calvez)
Photos de la réunion publique d'Ismaël Dupont et de Muriel Grimardias et du comité de soutien "L'humain au coeur" en mairie de Morlaix le mercredi 7 juin (photos Jean-Luc Le Calvez)
Photos de la réunion publique d'Ismaël Dupont et de Muriel Grimardias et du comité de soutien "L'humain au coeur" en mairie de Morlaix le mercredi 7 juin (photos Jean-Luc Le Calvez)
Photos de la réunion publique d'Ismaël Dupont et de Muriel Grimardias et du comité de soutien "L'humain au coeur" en mairie de Morlaix le mercredi 7 juin (photos Jean-Luc Le Calvez)

50 personnes, une belle ambiance, fraternelle et chaleureuse.

Des interventions de Ismaël Dupont, Muriel Grimardias, Martine Carn, Alain David, Roger Héré, Lucienne Nayet pour dire en quoi il était important de se donner un député vraiment à gauche, battant, sérieux, à l'écoute, soucieux de défendre les intérêts de la population, en la personne d'Ismaël Dupont.

Dernière réunion publique ce jeudi soir à Plougoulm, à l'Amzer Zo, le bar du bourg, à 18h30. 

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 05:00
Royaume-Uni. L'une "gagne", l'autre "perd": déroute pour May, triomphe pour Corbyn
Thomas Lemahieu
 
Vendredi, 9 Juin, 2017
 
L' Humanite
Le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn a appelé Theresa May à démissionner : « Elle n'a plus la confiance de personne, je pense qu'il est temps qu'elle parte. » Photo : Niklas Hallen/AFP
Le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn a appelé Theresa May à démissionner : « Elle n'a plus la confiance de personne, je pense qu'il est temps qu'elle parte. » Photo : Niklas Hallen/AFP

Au terme d'une longue nuit consacrée au dépouillement des votes, le Royaume-Uni s'éveille, au lendemain des élections législatives, avec un "parlement suspendu" et une instabilité politique tout à fait inattendue. Alors que tous les résultats ne sont pas encore parvenus, plusieurs éléments sont d'ores et déjà établis. À 43%, Theresa May perd sa majorité absolue et Jeremy Corbyn fait une percée inespérée, dépassant, avec ses 40%, les scores de Tony Blair, Gordon Brown et Ed Milliband depuis 2005. Les ressorts du vote ont été économiques et sociaux, loin du seul Brexit derrière lequel Theresa May voulait dissimuler la poursuite de ses attaques anti-sociales et de l'austérité.

Londres (Royaume-Uni), envoyé spécial.

Avec 43% des voix aux législatives de jeudi au Royaume-Uni (+6% par rapport à 2015), Theresa May a, dans l'absolu, réalisé un très bon score. Son parti conservateur aura plus de députés que les autres (319). Mais, en vérité, elle a tout perdu: le nombre de parlementaires tories baisse d'une quinzaine, elle n'a plus de majorité absolue et son maintien à la tête du gouvernement paraît désormais plus qu'improbable. À la mi-avril, la première ministre britannique avait, par surprise et avec un cynisme consommé, convoqué ces élections anticipées, convaincue d'écraser le Labour de et d'en sortir avec une majorité autrement plus confortable: elle espérait gagner une centaine de députés supplémentaires, de quoi lui permettre d'aller à Bruxelles imposer ses conditions pour la sortie de l'Union européenne (Brexit) et en profiter pour graver dans le marbre pour cinq années de plus sa politique d'austérité qui ravage les services publics, le système de santé et les droits sociaux.

À l'époque, selon la presse dominante, alimentée par les conservateurs et, bien souvent, par les hiérarques blairistes qui n'ont jamais accepté de voir une figure de l'aile gauche prendre la tête du Labour, elle devait ne faire qu'une bouchée du leader travailliste: dans les sondages, la gauche culminait à 24%, quand les tories flirtaient, eux, avec les 50%, et, selon l'humeur de ses détracteurs, Corbyn était présenté tantôt comme un doux rêveur végétarien pacifiste de l'ultra-gauche intello londonienne, coupé de la classe ouvrière, tantôt comme un danger public, adepte de Marx, tueur de l'économie et complice de tous les terroristes de la planète. En adoptant une ligne dure sur le Brexit, Theresa May savait également pouvoir compter sur un siphonnage en règle des voix qui s'étaient portées en 2015 sur l'Ukip, la formation xénophobe et ultra-libérale.

Une campagne coupée des aspirations citoyennes pour May

Pour les conservateurs, rien ne s'est passé comme prévu. May a fait une campagne désastreuse, centrée sur son prétendu côté "forte et stable" et, en fait, totalement coupée des aspirations des citoyens: elle a refusé de débattre avec ses adversaires - Jeremy Corbyn, en particulier - à la télévision, elle a promis d'autoriser de nouveau la chasse aux renards - une pratique aristocratique particulièrement impopulaire -, elle s'est mise à dos les retraités en promettant d'introduire une taxe dédiée pour financer la protection sociale des retraités, elle a fait la leçon à une infirmière réclamant la fin du gel de son salaire de misère en lui rétorquant, sur un ton détaché, que "l'argent ne pousse pas dans les arbres", au moment même où ses amis promettaient aux grandes fortunes qu'ils ne les attaqueraient jamais. En dehors de son raid sur l'Ukip qui a bel et bien lieu au profit des tories - son leader, Paul Nuttall, qui a remplacé Nigel Farage, perd son siège, laminé par son concurrent conservateur -, a tout raté.

Ceci dit, c'est évidemment, à rebours, l'extraordinaire campagne de Jeremy Corbyn, systématiquement présenté depuis son élection à la tête du Labour en septembre 2015 comme n'ayant absolument aucune chance de mener le Labour à la victoire, qui joue dans ce séisme électoral. Même ses adversaires les plus acharnés - qui se préparaient déjà à tenter de le démettre pour la deuxième fois en deux ans - ont fini, au cours de la nuit, par lui reconnaître la qualité de leader incontesté: il faut dire qu'avec lui, le Labour porte son score à 40% (+10% par rapport à 2015 et +11% par rapport à 2010) et vient de remporter entre 30 et 35 sièges supplémentaires, portant le total autour de 260-265 députés.

Corbyn a réussi à mobiliser comme jamais la jeunesse britannique

Dans un électorat trahi par les travaillistes convertis au néolibéralisme (Tony Blair et Gordon Brown, en particulier), son programme anti-austérité et pro-justice sociale, intitulé "Pour le plus grand nombre, pas quelques-uns", a manifestement été plébiscité (voir ci-dessous) et a emporté une adhésion enthousiaste, comme en témoignaient les foules de milliers de sympathisants rassemblées lors de ces déplacements dans toute l'île. Il a redonné confiance aux acteurs des mouvements sociaux et des syndicats. Corbyn a surtout, et ça a beaucoup joué dans les conquêtes du parti travailliste, réussi à mobiliser comme jamais la jeunesse britannique: ce sont les jeunes qui, en bonne part, ont permis la hausse de la participation et d'après un sondage à la sortie des urnes, 63% des moins de 35 ans ont voté Labour (contre 27% pour les tories).

Lire :

"Il n'y avait jamais eu une participation aussi élevée tout au long de la campagne, lance Corbyn, juste après l'annonce officielle de sa réélection dans un fauteuil, et sans surprise là, à Islington-Nord, un quartier de Londres. Les conservateurs pensaient que le peuple leur était acquis, ils ont été sévèrement punis, ils voulaient un mandat clair et le peuple leur a répondu en leur faisant perdre des sièges. Theresa May n'a plus la confiance de personne, je pense qu'il est temps qu'elle parte. Nous sommes tous très fiers de ces résultats qui nous parviennent cette nuit. Tout change en politique ce soir. Les citoyens en ont plus qu'assez des politiques d'austérité, ils n'en peuvent plus des coupes dans les dépenses publiques, du sous-financement de notre système de santé, de nos écoles. Ils veulent donner la chance à laquelle les jeunes ont droit dans notre société."

Signe que le Labour, sous l'impulsion de Corbyn, fait mieux que résister au tsunami conservateur attendu, il l'emporte largement là où il devait être battu à plates coutures. Les exemples sont nombreux. C'est le cas à Canterbury, une ville du Kent tenue par les conservateurs depuis 1918, conquise ce jeudi par les travaillistes qui progressent de plus de 20% par rapport à 2015. Dans le Nord de l'Angleterre, dans le West Yorkshire précisément - terre de conquêtes multiples espérées par May (lire ci-dessous) -, les travaillistes conservent quasiment tous leurs sièges et en gagnent pas mal comme à Leeds Nord-Ouest. À Halifax, où le siège Labour tenu par Holly Lynch était très menacé - le total des voix des conservateurs et Ukip dépassait les 55% des voix en 2015 -, la jeune députée travailliste l'emporte avec plus de 5000 voix d'écart (contre à peine 400, il y a deux ans). Un vrai exploit collectif, comme pleins d'autres ailleurs.

Lire :

Pour ce qui est des autres formations politiques, les nationalistes anti-austérité écossais du SNP, en situation de quasi monopole (ils avaient 56 sièges en 2015)  perdent pas mal de plumes avec 35 parlementaires dans la future assemblée, mais restent la première formation en Ecosse. Leader du SNP, la première ministre écossaise a ouvert la porte à une coalition avec Jeremy Corbyn. Sévèrement sanctionnés en 2015 après leur alliance avec les tories de David Cameron, les centristes libéraux-démocrates, qui avaient concentrés leur campagne sur l'opposition au Brexit, gagnent une poignée de sièges, mais en perdent d'autres: ils auront 12 députés. La verte Caroline Lucas, assez proche  des positions du Labour de Corbyn, réussit à conserver le seul siège de son parti à Brighton.

Au bout du compte, faute de majorité absolue des tories, ce sont les Nord-Irlandais qui, eux mêmes en situation de blocage institutionnel dans leur assemblée régionale, détiennent une des clefs pour les discussions des prochains jours à Westminster. Alors que les républicains du Sinn Fein emportent 7 sièges (+3, par rapport à 2015) qu'ils n'occuperont pas - partisans de l'unification de l'Irlande, ils boycottent Westminster -,  la déclinaison locale des tories, les unionistes du DUP, farouchement pro-Brexit, disposera de 10 élus qui proposent leurs services aux conservateurs afin d'atteindre de justesse la majorité absolue.

Lire aussi :

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 05:00
Dynamitage du droit du travail, loi travail: c'est toujours non! 100% des députés communistes et Front de Gauche ont défendu les salariés et leurs droits!

Le gouvernement vient de dévoiler les contenus du projet de loi d'habilitation des ordonnances qui sera présenté le 28 juin au conseil des ministres . 

Monsieur Macron a de la suite dans les idées, il est un dangereux  récidiviste :  il a  imposé hier, en dégainant le 49-3,  une loi, portant son nom, qui  imposait  le travail du dimanche…. Il  veut aujourd'hui remettre sur la table toutes les dispositions initialement envisagées par la loi de sa complice El Khomri  que les salariés ont pu faire  retirer par leur mobilisation lors du précédent quinquennat .

Et bien, que Monsieur Macron  se le tienne pour dit : s'il a de la suite dans les idées, nous aussi !

Le combat contre son projet  nous l'avons mené dans la rue en 2016 avec les salariés, avec nos députés PCF et Front de Gauche à l'Assemblée Nationale ;  nous le menons aujourd'hui aux élections législatives qui doivent contribuer à résister à ces projets de régression sociale; nous le mènerons demain, dans l'Hémicycle avec nos députés et dans tout le pays!

Nous le mènerons de façon spectaculaire, visible et durable, pour gagner un débat aujourd'hui urgent et nécessaire: notre pays , les travailleurs, les salariés n'ont pas besoin de droits qui se réduisent comme peau de chagrin, au gré des désirs de rentabilité des actionnaires et du MEDEF, mais d'un code du travail du XXIeme siècle , qui étende au contraire leurs droits, leur pouvoir d'intervention dans les entreprises , qui leur assure un nouveau droit à la mobilité et à la sécurité professionnelle.

Ce que nous voulons, c'est  un débat démocratique , citoyen, à l'échelle de toute la société , avec tous les salariés et leurs représentants, pas un débat assassiné  à coups d'ordonnances en période estivale !

C'est cela pour nous la modernité et le renouvellement  en politique ! 

Et nous ne nous laisserons pas abuser par les mots : la simplification ce n'est pas   mettre fin aux conventions collectives nationales, pour favoriser une négociation truquée par entreprise, avec des droits adaptables et sans arrêt remis en cause pour que la concurrence libre et non faussée entre entreprises se fasse sans arrêt sur le dos de salariés toujours plus taillables et corvéables à merci !

Ce n'est pas  plafonner, donc tirer vers le bas, les indemnités prud’homales pour permettre aux chefs d'entreprises de licencier plus facilement !

La  démocratie et le dialogue social, ce n'est pas  instaurer, le pistolet sur la tempe, des référendum d'entreprises, où les salariés ne pourront répondre qu'aux questions que les chefs d'entreprises et leurs actionnaires auront décidé de leur poser !

Simplifier , démocratiser c'est au contraire instaurer un service public de l'emploi profondément transformé avec pour missions l'appui aux salariés, leur sécurisation et leur formation.

Simplifier , démocratiser, c'est au contraire donner aux salariés de véritables pouvoirs de contre propositions face aux plans de licenciements , moyens financiers à l'appui, pour baisser le coût du capital , pas du travail.

C'est le sens du projet de loi que les parlementaires communistes ont déposé à l'assemblée nationale pour une « sécurité de l'emploi et de la formation ».

Ce projet porte la nécessité de repenser le travail, le temps de travail, le sécurisation de l'emploi tout au long de la vie :  c'est indispensable aujourd'hui pour pouvoir évoluer, s’adapter, élever ses connaissances et qualifications pour le plus grand bien du développement des entreprises et du pays, et dans une totale sécurité.

A travers la question du code du travail, c'est un véritable enjeu de société, pour nous comme pour les générations à venir qui est posé !

  Le  nouveau président de la République a annoncé son intention de régler le problème en ayant recours  aux ordonnances ! 

Les ordonnances, c'est ce qui autorise à dessaisir le Parlement de l'écriture précise de la loi au profit du seul gouvernement.

Rien de plus anti-démocratique. Et Il veut le faire pendant l'été.

Bonjour le coup de force !

Les élections législatives doivent donc  être l'acte premier de la mobilisation pour s'opposer à ce coup de force , et imposer un large débat public, projet contre projet . 

Le Président n'a pas en effet le pouvoir à lui seul de déclencher les ordonnances.

Le Parlement doit voter une loi d'habilitation des ordonnances.

Si le Président Macron et son premier ministre issu des républicains font de l'existence d'une majorité absolue, soumise et obéissante,  à l'assemblée un enjeu décisif pour eux, nous  savons  pourquoi maintenant !

D'où l'importance des élections législatives ; car si nous élisons  assez de députés qui le refuse, il n'y aura pas de recours aux ordonnances.

C'est pour cette raison que nous menons cette semaine d'action à la veille d'un scrutin qui sur ce sujet, comme sur beaucoup d'autres, sera décisif pour l'avenir du pays et des salariés .

C'est pour cette raison que nous voulons mettre cette question au cœur de notre campagne des élections législatives.

Les candidates et candidats que nous présentons ou soutenons ont été des acteurs et actrices résolus dans les mobilisations contre la loi El Khomri . Ils portent partout dans leur campagne l'exigence de nouveaux droits pour les salariés , et celle de faire reculer la main mise de la finance et des actionnaires sur les choix économiques et des entreprises . Ils seront présents dans chacune de leur circonscription dans les jours qui viennent pour donner de la résonance à cette semaine d'action.

Les salariés peuvent compter sur elles et eux pour refuser demain, à l'assemblée , le recours aux ordonnances.

Voter pour elles et eux ce dimanche 11 juin , c'est dire non à la casse du Code du Travail.

Et vous pouvez compter sur elles et eux, tout au long de la mandature pour défendre et faire progresser vos droits .

Les faits parlent d'eux mêmes :

Entre 2014 et 2016, Les députés communistes FDG ont déposé plus de 2 400 amendements à la loi Macron, puis El Khomri

Nuits et jours, pied-à-pied, ils n'ont rien lâché !  Ils ont travaillé avec les syndicats, avec « Nuit Debout », et tous les parlementaires opposés à cette loi : ils ont été nos porte-voix ….

Ils continueront à l'être au sein de l'Hémicycle !

En appui sur les députés communistes et Front de Gauche , nous poursuivrons ce combat tout au long de l'été, à la rentrée de septembre, à  la Fête de l'Humanité qui résonnera de cette mobilisation et de cette exigence, et dans les semaines qui suivront !

Mr Macron veut  passer en force pour casser le droit du travail, il  nous trouvera face à lui, il  trouvera sur sa  route  des députés qui exigeront l'abrogation de la loi El Khomri ; qui   engageront  un grand dialogue politique et citoyen pour de nouveaux droits au travail, pour construire  une grande loi de démocratisation sociale, qui mettra en son cœur de nouveaux droits sociaux et de droits d'intervention dans la gestion des entreprises !

Voilà ce qui manque tant  dans notre République !

Voilà l'enjeu des élections législatives des 11 et 18 juin !

 

Ismaël Dupont, candidat PCF-Front de Gauche aux élections législatives: "L'humain au coeur"

Ismaël Dupont (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Ismaël Dupont (photo Pierre-Yvon Boisnard)

Dynamitage du droit du travail, loi travail: c'est toujours non! 100% des députés communistes et Front de Gauche ont défendu les salariés et leurs droits!
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 04:42
Ismaël Dupont, son comité de soutien (Le Télégramme, Morlaix - 9 juin 2017)
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 04:34
Rassemblement Stop Dublin à Brest, samedi 10 juin à 11h, place de la liberté contre les expulsions de migrants demandeurs d'asile
6 ème Rassemblement 
 
Les expulsions continuant et s'accélérant de jour en jour ici, en france , en Europe (osman expulsé aujourd'hui , 2 personnes en réadmission à Quimper , plusieurs renvois cette semaine à Rennes ,de nombreux à Bordeaux...) 
Ensemble continuons la mobilisation et stoppons Dublin.
 
Samedi 10 juin - 11h place de la liberté Brest 
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 04:21
Pierre Laval

Pierre Laval

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron

 

MODERNE MACRON ?

Billet d’Alain BERGEOT de République & Socialisme

                                              

Avec l'élection de Macron on voudrait nous faire accroire que l'ère de la modernité est enfin advenue. Voilà, entre parenthèse, à quoi peut conduire le"dégagisme".

Si "l'histoire ne se répète pas, elle peut, parfois bégayer" (Karl Marx). Et, comparaison n'est pas raison. Mais, je ne peux m'empêcher à propos de ces fameuses ordonnances annoncées de manière anodine, de songer aux décrets-lois de... Pierre Laval. Bien entendu, tout un chacun connaît son histoire, je ne vais pas m'étendre sur le zélé collaborateur. Par contre, peut-être cet angle du personnage est-il moins connu, en cette date anniversaire, à un jour près.

 

HIER:

Le 07 juin 1935, Pierre Laval, pour la deuxième fois, venait d'être nommé Président du Conseil. Les conséquences du krach boursier de Wall Street, se font sentir en France avec un peu de retard, mais elles se poursuivent dans les années 30. Dès son arrivée au pouvoir, Laval aggrave encore la situation:

1) Un décret du 09 juillet prévoit un comité ministériel "chargé de rechercher et de proposer toutes mesures tendant à la suppression ou à la réduction des dépenses".

La presse s'en félicite. Le journal "Le Temps" (l'équivalent du Monde aujourd'hui) relate, dans un article du 20 juillet " La réduction des dépenses publiques, parce qu'elle allège les charges qui pèsent sur la production, parce qu'elle rend l'aisance au marché des capitaux, parce qu'elle tend à remettre en marche le mécanisme du crédit, ne peut qu'accroître le pouvoir d'achat de l'ensemble des consommateurs".

2) Le 16 juillet les décrets-lois sont lancés. Les principales mesures:

* pour les fonctionnaires et les services publics, un prélèvement de 3% à 10% sur les traitements et indemnités.

* prélèvement de 10% sur la retraite du combattant.

*allongement d'un an à l'avancement d'échelon.

*Diminution des retraites de 5 à 10%.

 

 

 

AUJOURD'HUI:

Le 07 mai 2017, Macron est élu président de la République. Les décrets-lois ont été remplacés par la procédure des ordonnances dans la constitution de 1958, qui ont besoin d'être ratifiées par le parlement.

Les conséquences de la crise financière des "subprimes" (prêts accordés à des ménages américains qui ne remplissaient pas les conditions pour souscrire un crédit immobilier) impactent aussi la France encore en 2017.

Macron veut aller vite pour remplir la lettre de mission que les marchés financiers lui ont donnée.

*Dès le 14 juin le projet de loi d'habilitation, première procédure du vote parlementaire, va être envoyé au conseil d'Etat le 14 juin!

*Dès cet été, casse du Code du travail.

* Dès le 20 septembre Adoption du paquet d'ordonnances au Conseil des ministres!

*Dès l'automne, adoption d'un budget d'austérité, en s'attaquant aux effectifs des fonctionnaires et aux dépenses publiques.

Diviser pour mieux régner :

*Dès le début 2018, augmentation de la CSG de 1,7%. Pour la première fois, sous la 5ème République, 6 retraités sur 10 vont voir leur pension de retraite amputée.

   En son temps Raymond Barre avait fustigé les fonctionnaires, en les baptisant du terme de « privilégiés », pour les opposés aux salariés du privé ; Macron suit ce chemin tordu, en jouant les actifs, jeunes de préférence, contre les retraités, qui seraient « aisés », voire « nantis » !

La preuve du mensonge avec ces deux exemples de retraités… « aisés »:

- une retraitée percevant 1480 € de pension mensuelle, payera un supplément annuel  de CSG de 302 €. Alors qu’une active percevant cette même somme aura une diminution de 263 € de ses cotisations annuelles.

- Un retraité percevant une pension mensuelle de 2500 € payera un supplément annuel  de CSG de 510 €, alors qu’un actif percevant cette même somme aura une diminution de  444 € de ses cotisations annuelles.

Dans le même temps, avec l’exonération des détenteurs d’actions, l’ISF, qui rapporte peu (5,2 milliards en 2016) sera divisée par deux.

Dimanche 08 juin, que chacune, chacun de nous se mobilise pour stopper ce gouvernement dans son élan « ultra-thatchérisé » en votant pour :

Jacques RANNOU

qui fera de l’Assemblée Nationale la caisse de résonance des espoirs et des luttes des Citoyennes et des Citoyens de la 8ème circonscription du Finistère !

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 04:12
Roger Héré, président du Comité de soutien à Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, prenant la parole à notre réunion publique en mairie de Morlaix le mercredi 7 juin

Roger Héré, président du Comité de soutien à Ismaël Dupont et Muriel Grimardias, prenant la parole à notre réunion publique en mairie de Morlaix le mercredi 7 juin

 
Dans sa dernière livraison de mai 2016, l’union fédérale des retraités CGT des Finances publiques nous fait part de son avis sur la question de la CSG.
 
Elle indique clairement qu’il ne faut ni étendre, ni moduler, ni fusionner la CSG, mais tout simplement la supprimer !
 
Elle rappelle que la CSG a été adoptée en 1990 par Michel Rocard (avec l’aval de tout l’appareil du PS de l’époque, y compris ses députés ou sénateurs d’alors, dont Mélenchon) par le biais de l’article 49-3contre l’avis de tous les syndicats à l’époque (sauf la CFDT) et du seul PCF pour ce qui est des partis .
 
Actuellement Mélenchon et Hamon sont d’avis de fusionner la CSG avec l’impôt sur le revenu, ce que continue de refuser la CGT en toute cohérence.
 
La CSG, CRDS, et les prélèvements sociaux qui y sont associés constituent un instrument de casse du système de protection sociale pensé par le CNR et mis en place en 1945 par Ambroise Croizat, ministre communiste.
 
C’est favoriser le glissement de la cotisation sociale vers l’impôt et au passage d’exonérer le patronat du financement de la sécu.
 
Fusionner la CSG avec l’impôt sur le revenu, c’est la pérenniser et poursuivre cette logique de casse d’un système novateur que, malgré tous les coups portés, le monde entier continue de nous envier.
 
Avec constance le PCF a toujours défendu cette idée et continue de le faire aujourd’hui. Ainsi ses candidats sont  les seuls à  vraiment défendre les intérêts du peuple de France.
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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 04:00
Asile et immigration: les premiers faux pas du quinquennat Macron
 PAR 

Les associations de défense des droits des étrangers dénoncent la réponse sécuritaire apportée par Gérard Collomb au retour des migrants à Calais. Elles redoutent la poursuite d’une politique « déshumanisante » qu’elles jugent inefficace et dangereuse.

Par petites touches, l’orientation de la politique d’asile et d’immigration du nouvel exécutif, un mois après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, commence à apparaître.

Alors que l’exode vers l’Europe de dizaines de milliers de ressortissants du Moyen-Orient et d’Afrique subsaharienne se poursuit (plus de 72 000 arrivées par voie de mer et de terre en 2017) et que les migrants continuent d’affluer à la frontière franco-italienne, à Paris et dans le Calaisis, les signaux vont dans le même sens : celui d’une absence de rupture avec la politique menée sous François Hollande, elle-même dans la continuité de celle conduite au cours de la décennie passée par Nicolas Sarkozy.

Les associations de défense des droits des étrangers interrogées par Mediapart s’inquiètent de cette logique répressive qui semble s’imposer, contre la réalité des faits, comme la seule voie possible à chaque recomposition gouvernementale.

 

À Calais, des policiers bloquent l'accès des migrants à un point de distribution de repas, le 1er juin 2017 © ReutersÀ Calais, des policiers bloquent l'accès des migrants à un point de distribution de repas, le 1er juin 2017 © Reuters

 

Lors de la campagne présidentielle, Emmanuel Macron a pourtant d’abord laissé entendre qu’il se distinguerait de ses prédécesseurs en étant l’un des seuls à saluer l’accueil réservé par l’Allemagne aux réfugiés et en affirmant qu’Angela Merkel avait« sauvé l’honneur de l’Europe ». Cherchant à élargir son électorat vers la droite, le candidat d’En marche! a ensuite recentré son discours sur la réduction des délais d’examen des demandes d’asile dans le but de faciliter l’expulsion rapide des personnes déboutées.

Présidente de la Cimade, association d’obédience protestante qui intervient dans les centres de rétention administrative (CRA), Geneviève Jacques a assisté à la formulation de cet « en même temps » cher au chef de l’État lorsque la Fédération protestante l’a reçu avant son élection. « Il a commencé, se rappelle-t-elle, par des propos positifs sur le fait que la France n’était pas envahie, que les arrivées n’allaient pas s’arrêter puisque les causes des départs n’avaient pas disparu et qu’il fallait mettre en place une politique d’intégration digne de ce nom. Malheureusement, il a conclu sur la nécessité de renvoyer systématiquement les déboutés du droit d’asile, ce qui est non seulement irréaliste – aucun gouvernement n’y est parvenu – et inhumain –, une telle politique aboutissant à pousser des milliers de personnes dans la clandestinité. D’autres voies d’accès au séjour doivent être ouvertes pour empêcher que ne se reconstitue indéfiniment la catégorie des “ni-ni”, ces étrangers ni expulsables, ni régularisables. »

Depuis son arrivée à l'Élysée, Emmanuel Macron n’a pas eu l’occasion de s’exprimer officiellement sur les questions d’asile et d’immigration. Mais il a déjà fait un faux pas remarqué, lors d’un déplacement le 1er juin au Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage atlantique d’Étel, dans le Morbihan, avec une « blague » sur les kwassa-kwassa qui « pêchent peu » mais « ramènent du Comorien ». « C’est mal passé », confirme le maire EELV de Grande-Synthe, Damien Carême, fer de lance des élus locaux appelant à un changement de cap de la politique migratoire.

 

Quatre jours plus tard, c’est le ministre de l’intérieur qui fixe le nouveau cadre. Et l’on comprend que le renouvellement n’est pas pour maintenant. Aux entraves des forces de l'ordre aux distributions d’eau et de repas à Calais (lire le reportage d’Haydée Sabéran), Gérard Collomb répond par l’envoi de policiers supplémentaires sur place. Dans unentretien au Parisien, le 5 juin, l’ancien maire de Lyon, qui avait déclaré à propos des populations roms, dans le sillage de Manuel Valls, qu’elles n’avaient « pas vocation à s’intégrer dans le pays », livre ses « priorités ».

D’emblée, il met l’accent sur la nécessité de « réprimer les atteintes à l’ordre public et[de] lutter contre les filières de passeurs », afin que « Calais et le Dunkerquois ne demeurent pas des lieux de fixation et que les “jungles” ne s’y reconstituent pas ». En recourant à l’expression de « point de fixation », répétée en boucle par les autorités depuis la destruction du bidonville, il confirme la politique d’invisibilisation menée depuis 15 ans – sans résultats – dans la région.

Après l’opération de « démantèlement », à l’automne dernier, les pouvoirs publics avaient refusé de considérer la proposition faite par plusieurs acteurs du secteur d’ouvrir des structures de transit dans les environs, comme si la disparition des cabanons et la dispersion des migrants dans des centres d’accueil et d’orientation (CAO) éloignés de la zone allaient suffire à épuiser les raisons de leur passage dans le Calaisis.

« Le tout répressif n’est pas la solution ! Ne retombons pas toujours dans les mêmes travers ! », tempête Damien Carême, qui fustige le harcèlement policier dont font l’objet les quelque 600 migrants revenus à Calais. « Ces pratiques sont inhumaines ! », s’exclame-t-il. Au Secours catholique, Laurent Giovannoni, responsable des droits des étrangers, déplore le « déni de réalité » du gouvernement. « On ne s’attendait pas à des miracles, mais pas non plus à cette répression absurde, qui est contraire au respect des droits des personnes. Depuis la prise de fonction d’Emmanuel Macron, rien ne change, tout continue comme avant », regrette-t-il.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les exilés, comme à Calais, sont de retour à Grande-Synthe. Après l’incendie qui a ravagé, le 10 avril 2017 (lire notre article), le camp humanitaire ouvert par le maire et Médecins sans frontières, la plupart des réfugiés avaient été mis à l’abri dans des CAO. Mais certains s’étaient évanouis dans la nature, tandis que d’autres ont fait depuis leur apparition. Environ 300 Kurdes d’Irak ont ainsi trouvé refuge, ces dernières semaines, au Puythouck, qui signifie « mare aux grenouilles » en flamand, une réserve naturelle régionale constituée d’un lac et de bois. « Nous devons ouvrir des lieux d’accueil, pas seulement à Grande-Synthe, mais partout dans la région. De mon côté, je suis prêt à héberger jusqu’à 150 personnes, mais l’effort doit être collectif. Ce que j’attends du nouveau gouvernement, c’est qu’il cesse de parler d’appel d’air et mette en place avec les collectivités territoriales et les villes une vraie politique d’accueil. » « Le premier ministre Édouard Philippe a reçu 350 Syriens au Havre, je suppose que cela l’a sensibilisé à la question », espère-t-il. « La répression fait le jeu du FN », martèle-t-il, rappelant que Grande-Synthe est la seule ville entre Dunkerque et Lille à ne pas avoir placé Marine Le Pen en tête au premier tour de l’élection présidentielle. « Quand on travaille avec les habitants, cela marche. Tous les maires ayant accueilli des réfugiés vous le dirons, l’implication des citoyens crée des solidarités », assure-t-il.

« La crise humanitaire est le résultat du sous-calibrage délibéré des politiques d’accueil »

Après la nomination de Gérard Collomb place Beauvau le 17 mai, Damien Carême a aussitôt cherché à le rencontrer. « À 15 heures, le gouvernement était formé, à 19 heures je lui ai demandé un rendez-vous », raconte-t-il. Un premier échange téléphonique a eu lieu le 2 juin, dans l’attente d’une réunion en bonne et due forme. « Mon objectif est de le convaincre que l’appel d’air est un fantasme. Lorsqu’on a ouvert le camp à Grande-Synthe, en mars 2016, 1 300 personnes étaient hébergées. Cinq mois plus tard, elles n’étaient plus que 700. Leur nombre a ré-augmenté au moment du démantèlement de Calais. Aujourd’hui, il n’y a plus de camp, et pourtant les migrants sont revenus : leur présence sur la route migratoire correspond à des réalités qui n’ont rien à voir avec l’appel d’air. »

Cette logique de l’appel d’air, la Cimade tente de la déconstruire depuis longtemps.« L’approche sécuritaire accrédite l’idée que l’immigration est une menace », souligne Geneviève Jacques, qui rappelle avoir écrit au président de la République, dès son élection, pour lui demander de dissocier les questions d’asile et d’immigration des questions de sécurité et de terrorisme. « Le choix de Stéphane Fratacci comme directeur de cabinet de Gérard Collomb nous inquiète », indique-t-elle, notant que ce conseiller d’État a été secrétaire général du funeste ministère de l’immigration et de l’identité nationale entre 2009 et 2012. « Nous souhaitons que seul l’octroi des titres de séjour relève du ministère de l’intérieur, la santé, le logement, l’insertion et les visas devant être pris en charge par les ministères compétents, dans une optique d’inscription du droit des étrangers dans le droit commun. »

Dans son entretien au Parisien, le ministre de l’intérieur affirme sa détermination à poursuivre les renvois de migrants en vertu du règlement de Dublin III, qui fait du premier pays d’entrée dans l’Union européenne l’État responsable de la demande d’asile. Cette orientation va à l’encontre des attentes de la plupart des associations, qui demandent l’arrêt des transferts, car ils placent les demandeurs d’asile dans des situations d’errance administratives (voir leur campagne #stopdublin). « Il faut en finir avec cette politique qui symbolise l’absence totale de solidarité européenne. Depuis 30 ans, le chacun pour soi prévaut », regrette Laurent Giovannoni, au Secours catholique.

À Médecins du monde, Jean-François Corty s’étonne de l’absence de réaction du quai d’Orsay à la suite du récent attentat à Kaboul, au cours duquel 150 personnes ont perdu la vie. « On attend toujours la remise en cause de l’accord signé par l’Union européenne avec l’Afghanistan autorisant le renvoi massif de ses ressortissants », dit-il (lire également le communiqué de la Cimade). « On attend une réelle alternance avec la politique répressive mise en œuvre au cours des dernières années, poursuit-il. Mais les premiers signes ne sont pas rassurants. Que ce soit à Calais, à La Roya ou sur la route des Balkans, la crise humanitaire actuelle est le résultat du sous-calibrage délibéré des politiques d’accueil. Il faut inverser la tendance, cesser ces politiques déshumanisantes, prendre conscience que des milliers de personnes risquent leur vie pour venir en Europe et ouvrir des voies d’accès légales. »

Cette revendication de « corridors humanitaires » est partagée. À l’échelle intérieure, elle se double d’une exigence de mesures visant à faciliter l’insertion économique et sociale des migrants. « Nous demandons la généralisation des titres de séjour autorisant à travailler, ainsi que le transfert des moyens mobilisés pour les actions sécuritaires peu ou pas efficaces en faveur de cours de langue et de formations professionnalisantes, comme cela se fait en Allemagne avec succès », indique Geneviève Jacques, qui a formulé une demande de rendez-vous auprès du président de la République. Comme Jean-François Corty, la présidente de la Cimade espère enfin convaincre son interlocuteur d’en finir avec le délit de solidarité des personnes venant en aide aux réfugiés, et, à l’inverse, de valoriser les actions de la société civile, les plus à même, selon elle, de faire barrage aux réactions de repli et de xénophobie.

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